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  1. La petite histoire de M.Théo Takis et son examen d'entrée à La FFAP du temps du Dr. DHÔTEL. Passez muscades ! ou l’histoire d’une rencontre... Une vraie passion se construit tout doucement et s’enrichit au fil du temps à partir d’opportunités, de rencontres et de recherches personnelles. Bien lentement, elle nous transforme et si je n’ai jamais atteint le niveau d’un spécialiste ou d’un artiste, l’essentiel est d’aimer, non ? Comme tous les tours de magie, une passion est une sorte d’illusion dont l’effet se termine parfois. On regarde derrière soi et on ne voit rien d’extraordinaire. Et pourtant, ma fascination pour l’art de la prestidigitation s’est construite comme ça, pendant près de 60 ans. Il me reste des souvenirs, beaucoup. Je me demande si je n’a pas simplement rêvé ou inventé, inconsciemment, les anecdotes que je raconte ici. Il subsiste heureusement des preuves, des savoir-faire et des façons de penser propre à ce métier de magicien qui n’a jamais été le mien. Jamais ? Si, une fois… juste le temps d’un spectacle ! On réalise alors que le temps s’est réellement écoulé et que l’aventure n’est toujours pas terminée. Comme un rêve qui se poursuit, après le réveil. Mais parfois aussi, les rêves ne se terminent pas bien. Tout a commencé quand… En fait, non, je ne dis rien car c’est sous la forme d’une histoire que je vais décrire le cheminement de cette passion. C’est surtout l’histoire d’une rencontre. Une histoire en six actes. "Ras el Kharouf" - C’est ainsi qu’il m’appelait en passant sa main dans mes cheveux bouclés. Il était venu en France pour acheter du matériel de confiserie. Le cousin Georges s’était installé en Grèce après avoir été expulsé de Constantinople. C’est pour cela qu’il employait souvent des expressions turques : cela veut dire « tête de mouton » me disait-il. Il était chocolatier. C’est dingue d’avoir un cousin qui fait du chocolat, n’est-ce-pas ? Mais pour moi, le plus important, c’est qu’il avait toujours un petit quelque chose dans sa poche et mille idées pour me faire un tour de magie. Et surtout, il me faisait participer : à coup sûr, je devais le harceler pour qu’il m’explique et pour qu’il m’apprenne à faire comme lui. Je ne m’en souviens pas. Mais grâce à lui, du haut de mes 9 ans, je venais de découvrir le plaisir de réaliser une illusion devant un public, de comprendre certains principes de base de la prestidigitation et surtout la puissance de la mise en scène, plus importante encore que le secret du magicien. Il m’expliquait tout ce qu’il savait, mais il ne parlait qu’en Grec et j’avais des difficultés à tout comprendre. J’ai aussi pris conscience qu’une simple goutte de morale était nécessaire pour éviter à un prestidigitateur de basculer vers les arnaques. Il était très grand, je crois, tout mince aussi. Sa voix caverneuse m’impressionnait. Je le revois faire voyager une pièce sous des verres retournés. C’est aussi lui qui m’a enseigné le bonneteau des trois cartes : « ο βασιλιάς, πού είναι ο βασιλιάς; » Ce même bonneteau que j’ai, par la suite, redécouvert au marché aux puces ou le long du boulevard Barbès. Mais je connaissais trop bien les combines de ces gens malhonnêtes pour me risquer à les défier. L’acte deux de cette histoire est lié à un autre personnage, bien curieux, mais bien décevant. Ce soir là, Papa avait invité un collègue de travail. Monsieur Quazzo, qui parallèlement à son métier d’électricien (enfin, je crois), vendait des « boites de magie » qu’il confectionnait lui-même ! Bien entendu, après le dîner, il nous avait offert une démonstration. Inutile de préciser que je me souviens de chaque détail, de chaque effet. Recevoir un prestidigitateur chez moi relevait d’un vrai miracle. Pourtant, avec le recul, je me rends compte que sa démonstration n’avait rien de bien professionnel. On dit souvent que les tours de magie font rêver les enfants, les entraînent dans un univers de conte de fées et qu’un magicien peut faire ce qu’il veut, du moment que ses pouvoirs sont relayés par sa baguette magique. Eh bien pas toujours. C’était la recherche du « mais comment fait-il ? » qui me passionnait depuis les premiers tours avec le cousin Georges. La soirée passée, monsieur Quazzo est reparti en laissant dans ma tête cette indescriptible envie de savoir et surtout d’apprendre. Mais la scène se passait juste avant mon départ en préventorium à Brévannes où je devais passer une année scolaire pour soigner une tuberculose naissante. Je suis donc resté sur ce désir secret d’apprendre ces savoir-faire magiques. A mon retour, j’avais 11 ans. Le dépaysement et la joie de retrouver ma famille, les soucis de devoir redoubler ma classe m’avaient fait oublier pendant un temps le plaisir de me prendre pour un sorcier. Mais, au hasard d’une visite dans un librairie parisienne, j’ai quasiment été hypnotisé par un vieux bouquin aux pages jaunies « mon spectacle de magie ». J’ai de suite retrouvé le désir de devenir, ne serait-ce qu’un temps, un prestidigitateur ! Je l’ai toujours ce précieux livre aujourd’hui et les pages sont encore plus jaunies et fragiles : elles symbolisent un espoir retrouvé, la renaissance d’une passion. Par la suite, j’ai souhaité retrouver la piste de ce monsieur Quazzo. Il me fallait une source de renseignements sur l’art magique, une référence. Le cousin Georges ne venait en France que bien trop rarement. Seulement, monsieur Quazzo ne travaillait plus avec Papa. Je me suis alors passionné par une véritable enquête auprès de ses derniers employeurs, comme un détective ! Cette folle persévérance m’a permis un jour de le retrouver : il était devenu postier ! Ce monsieur était bien étonné de me revoir et encore bien plus lorsque j’évoquais ses tours de magie qui m’avaient motivé pour le retrouver. Pour lui, la page était bien tournée et cela ne l’intéressait vraiment plus. C’est ainsi que pendant deux ou trois ans, j’ai vécu sur mes anciens tours de magie puisés dans mon livre et dans mes souvenirs. Je travaillais beaucoup les manipulations de boules et de pièces. Apprendre de tels gestes à partir d’une description relevait d’un véritable travail de traduction. Et puis, un jour, j’ai réalisé que pour rencontrer un « vrai » prestidigitateur, il me suffisait de faire une recherche sur le « Bottin ». Une idée simple, mais de génie (merci, moi)… C’est l’acte trois de cette histoire. J’ai donc décidé de joindre un inconnu trouvé au hasard sur l’annuaire téléphonique du bureau de la poste du XIXè. Au mot vedette « prestidigitateur », j’ai choisi simplement de téléphoner au premier de la liste : « Dhôtel ». Je ne sais plus bien ce que j’ai pu lui raconter… Ce monsieur m’a très aimablement répondu. Quelques jours plus tard, je recevais une invitation à me rendre a son domicile à une date précise. J’ai gardé, bien entendu, ce précieux sésame. Ce que je ne savais pas à ce moment, c’est que monsieur Jules Dhôtel était justement le Président de la prestigieuse « Association Française des Artistes Prestidigitateurs » dont j’ignorais même l’existence. Il était également l’auteur de nombreux ouvrages sur l’art de la prestidigitation. Ce retraité, renommé mondialement, avait aussi été médecin et sculpteur. Il avait mélangé les lettres de son nom comme les cartes d’un jeu pour se forger un nom d’artiste : Hédolt. Un sacré coup de chance, n’est-ce-pas ? Mais il y a des jours où le hasard mélange ironiquement la chance et l’horreur. Voici pourquoi… Avec un jeu de cartes, mon précieux livre et une boule de liège en poche, je me suis présenté dans un superbe immeuble Haussmannien afin de répondre à l’invitation du Docteur Dhôtel. Une dame me fit entrer gentiment et m’invita à attendre quelques minutes dans une entrée qui me faisait penser à un musée. J’aurais peut-être dû m’inquiéter car à travers la lourde porte décorée qui me séparait du reste de l’appartement, j’entendais des voix, plusieurs voix qui discutaient… Après quelques instants, je me suis soudain retrouvé seul devant dix à douze (vieux ?) messieurs en costumes sombres assis en arc de cercle dans un prestigieux salon. Au milieu trônait ce Docteur Dhôtel. Il avait une moustache banche qui se terminait en pointes et une petite barbe également pointue : un mousquetaire du XVIIè siècle avec des lorgnons sur le nez ! J’étais devant un tribunal silencieux et très impressionnant, comme dans un film en noir et blanc. En fait, je me trouvais devant le Conseil de l’Ordre des Illusionnistes. Après quelques questions sur ma motivation à devenir prestidigitateur, on m’invita à soumettre mon spectacle de magie. Pour eux, il s’agissait d’évaluer mes compétences en prestidigitation. Pour moi, une véritable catastrophe. Je n’avais rien compris à cette invitation qui n’était autre qu’une convocation à l’examen d’entrée dans l’association des Illusionnistes. Ma prestation, composée de quelques escamotages, était loin d’étonner ce jury difficile ! Un véritable tour de magie a pourtant eu lieu à cet instant dramatique. Une bouée de sauvetage tellement inattendue que j’en suis étonné encore aujourd’hui : après un bref silence qui n’en finissait pas, l’un des membres de ce Conseil de l’Ordre pris enfin la parole. Il m’expliqua qu’il pouvait me parrainer durant un temps afin de préparer mon entrée future au sein de l’A.F.A.P. C’était l’hiver, il était 21 heures et voici l’acte quatre de mon histoire. Après quelques stations de métro et une marche le long du boulevard Saint Germain, je devais enfin rencontrer Monsieur Gauthron qui allait devenir mon parrain. Il m’avait proposé de me rendre chez lui tous les mois. Mais ce soir là, je n’étais pas seul. Papa n’aurait pas accepté. Alors ma soeur aînée m’avait accompagné. Une situation inédite et bien cocasse : je me rendais, à la nuit tombante, avec Hélène, chez un magicien inconnu… Une dame nous accueillit et nous fit entrer dans un immense salon. Elle invita Hélène à s’asseoir près d’une porte avant de nous apporter un verre de jus d’orange. Le salon paraissait vide car la table et les chaises avaient été poussés sur un côté. Les rideaux avaient été tirés. Malgré les quelques lumières du plafonnier, l’endroit restait relativement sombre. Monsieur Gauthron était là, grand et mince. Il tentait de me mettre à l’aise mais je restai très impressionné. Il parlait d’une voix calme et rassurante pourtant. Il commença à m’expliquer les grandes lignes de sa démarche. Puis, passant à la pratique, il me demanda d’escamoter une boule avant de refaire lui-même la manipulation, pour corriger mon geste. Mais au moment précis où la boule disparaissait, toutes les lumières du salon se sont éteintes. Nous étions soudain dans le noir : un moment de solitude. En vain, j’essayais de croiser le regard de ma soeur. Après quelques secondes, Hélène, gênée, avoua que le dossier de sa chaise venait d’appuyer sur l’interrupteur électrique. Rien de telle qu’une situation aussi inattendue et comique pour détendre l’atmosphère. Mon parrain était capable, très sérieusement, de faire subitement une roulade et de se retrouver assis sur sa chaise, comme si de rien n’était. De jongler aussi avec les balles qui ensuite pouvaient disparaitre. Ensuite, il entreprit de me montrer comment faire un noeud « magique » sur un foulard de soie. Il faut croire qu’il tira un peu trop fort au mauvais moment car le joli foulard se déchira en deux. Comme si cette situation était complètement banale, sa femme lui apporta aussitôt un autre foulard, sous nos yeux stupéfaits. Quelques mois plus tard, j’ai fait la connaissance de Denis, un autre jeune garçon qui préparait également son entrée à l’AFAP. C’est ainsi que pendant deux années, nous avons eu le bonheur de suivre ses formations, ses conseils et ses facéties sans cesse renouvelées. Depuis cette époque, Denis est mon ami et nous avons mille choses à partager grâce à notre parrain commun. C’est ainsi que j’ai eu la chance incroyable de faire la connaissance de Maurice Gauthron, magicien. Acte 6 - Mais le cinq, alors ? Eh bien, dans mon histoire, c’est d’abord le six. Par la suite, et pendant bien des années, les réunions de travail et les réunions amicales au café DUPONT-Bastille permettaient à tous les magiciens de progresser, d’échanger ou de partager et d’inventer. Un jour, monsieur Gauthron se proposa d’animer des cours réguliers à l’attention des futurs candidats. Ainsi, « les cours Gauthron » sont devenus collectifs et plus officiels. Son approche était tellement séduisante, amusante et professionnelle que bon nombre de magiciens chevronnés y assistaient pour le plaisir. C’était le rendez-vous des vrais passionnés ! Tous les tours classiques étaient analysés, décortiqués. Je me fabriquais mon propre matériel avec les moyens à ma disposition. Par exemple, mes anneaux chinois étaient des cercles en fer à béton. Soudés et bien nettoyés, il ne manquait plus que de trouver comment les rendre présentables. Une petite entreprise de chromage, à Paris m’avait offert ce service… contre une démonstration de ma routine des anneaux ! Une autre fois, un collègue de Papa me demanda de faire un spectacle dans un village à une ou deux heure de Paris. C’est ainsi que je fis mon premier show dans un très grand marabout, tout enfumé et bruyant. A la fin, une quête avait été organisée pour moi et, pour la première fois, j’ai ainsi été payé en tant que magicien ! A mon retour, j’ai confié cette somme à maman qui m’a acheté… un pantalon. Je n’ai aucun souvenir de l’endroit où se déroulait ce spectacle. Il m’arrive de penser que ce village était peut-être Ferrières où j’habite actuellement. Tout au long de ma vie de magicien, j’ai eu le plaisir d’en rencontrer beaucoup. Certains restent bien gravés dans ma mémoire. Je pense souvent à Edernac, si sobre et distingué. Une fois, j’avais travaillé une routine complète d’apparition de boules, celle de Ron McMillan. C’était une véritable acrobatie car je produisais douze boules entre mes mains, une à une sur un fond de velours noir. J’étais très fier de le présenter. Aucune faute, aucune chute, aucun faux mouvement. Parfait ? Ce n’était pas l’avis de mes professeurs Maurice Gauthron et Pierre Edernac : « Bravo pour cette démonstration d’adresse ! Mais, ce n’est pas de la prestidigitation. Une fois que les spectateurs on vu que tu sais faire apparaitre une boule, puis deux, trois et même quatre, il n’y a plus d’effet magique. C’est comme certains magiciens qui jonglent avec des cartes. C’est très spectaculaire, mais ce n’est pas de la magie ». Cette remarque me guide encore lorsque je conçois un spectacle, aujourd’hui. Et un jour, une autre découverte m’a émerveillé : je me suis aperçu que Maurice Gauthron pouvait aussi être un autre personnage très différent. Toujours aussi discret et modeste, il ne m’avait jamais parlé de lui, de son autre « vrai » métier ! Centralien, ingénieur à la pile atomique de Saclay, c’était un physicien reconnu. Il avait reçu bien des honneurs de la part de la Nation pour son rôle scientifique. Comme à cette époque, j’enseignais les sciences en collège, nous avons eu des discussions sur l’enseignement des disciplines scientifiques. Des moments de partage que j’appréciais énormément. Acte cinq - En fait, au delà de la préparation à l’examen, il nous enseignait l’art de la scène. Car former un magicien, c’est lui apprendre à s’imaginer à la place des spectateurs, c’est aussi tout prévoir, le moindre geste, le texte que l’on récite comme le ferait un acteur de théâtre. Mais en plus, l’acteur-magicien doit produire des effets inattendus, des choses qui ne s’expliquent pas par la simple logique : arriver a créer un moment de dépaysement chez ses spectateurs. La moindre hésitation et c’est le risque d’un spectacle qui s’écroule. Sans le dire, nous avons aussi appris à avoir le respect de son public. Et si les effets magiques doivent s’inscrire dans une histoire racontée ou mimée pour être crédibles, ils doivent s’enchaîner naturellement pour que les spectateurs, portés par l’ambiance du spectacle, n’aient pas le temps de comprendre les détournements d’attention et les subterfuges. Ces outils psychologiques de spectacle sont connus depuis l’Antiquité mais se sont perfectionnés depuis. La plupart des religions les ont utilisés pour consolider leur influence sur les populations crédules. En parfaite harmonie avec ses convictions scientifiques et rationnelles, Maurice Gauthron était athée. Sa femme, soudainement réapparue après plusieurs décennies, avait orchestré une cérémonie religieuse pour ses obsèques. Une dernière mauvaise blague que je n’ai guère appréciée. C’était en novembre 2016. Un personnage extraordinaire disparaissait dans une indécente intimité. Car, ce jour là, nous n’étions que quatre ou cinq magiciens, quelques personnes de sa famille et de rares inconnus. Aucun de ses collègues de travail n’était présent, je crois. Parfois, les grands hommes s’en vont sans laisser de grandes traces. Ils partent modestement, comme ils ont vécu. En fait, on leur doit beaucoup mais on ne le sait pas. Surtout s’ils sont magiciens. Mais lorsque, présentant ma routine des trois gobelets à un public, je fais voyager mes escamotes en ordonnant « Passez muscades », c’est un peu lui qui parle. Il continue à vivre de cette façon, sous la baguette magique de tous les illusionnistes qu’il a formés. Théo Takis, magicien
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  2. Toujours sur ce thème des tours de petits paquets que j'aime bien. Magic Makers a commercialisé un DVD livré avec des cartes bicycles (2012) pour une routine intitulée “Color Aces” présentée par Kris Nevling qui crédite “Carnival Color Cards” de Rudy Hunter et “Queens Out of Control” (QOC) de Gerry Griffin. Je trouve que la routine est effectivement très similaire à QOC de Gerry Griffin (à priori cette dernière s'appelait initialement “Paradigme Shift”) , commercialisée également par Magic Makers. La routine de John Bannon intitulée “Royal Scam” (DVD 2008 Fractal Card Magic I) présente également des similitudes avec QOC. John crédite “Cascade” de Roy Walton (1962), “The Sympathetic Cards” commercialisées par Magic Ronnay (en 1976) et bien entendu QOC (en 2004). J'ai décliné sur ma chaîne YT (Varua Magic) ces routines en 3 thèmes différents “Royal Scam” (Poker Magique), QOC (Tenues de Soirée) et récemment “Color Aces” (Course Automobile). J'ajoute "Shenanigans" (Manigances) d'Aldo Colombini (DVD vol 2 The Essential) qui s'est inspiré lui aussi de "Sympathetic Cards", routine lui permettant de raconter une histoire sur "Les Leprechauns" des petits lutins d'Irlande (en métropole on évoquerait les Farfadets). Aldo commercialisait ces cartes spéciales avec des dos de couleurs unies et des lutins verts sur les faces des cartes (voir ma version sur ma chaîne YT varuamagic) mais à mon grand regret elles ne sont plus commercialisées. Ces quatre routines s'appuient sur quasiment le même mode opératoire et permettent un final avec deux effets consécutifs, à savoir la transformation de la face de 3 cartes et le changement de couleur du dos des autres cartes. J'évite toutefois de les présenter dans une même session de magie à mes amis car je trouve qu'elles se ressemblent vraiment beaucoup (du moins QOC et “Color Aces”).
    2 points
  3. Dans le cadre des VM Live, le jeudi 28 mai 2020, nous avons organisé une conférence spéciale Magie & Droit de la Propriété Intellectuelle. Il a été animé par 2 des meilleurs spécialistes français : @Pierre FLEURY LE GROS & @Guilhem JULIA. @Gaëtan BLOOM, @Francis TABARY et @Mathieu BICH sont aussi intervenus sur le regard de @Daniel RHOD. Sommaire de cette vidéo : 1 Introduction : la notion de propriété intellectuelle La propriété littéraire et artistique La propriété industrielle La « philosophie » de chaque matière La dualité visible/ invisible de la création magique La chorégraphie de l’invisible (Guilhem JULIA) 2.1 La protection d’une idée 2.2. Les éléments protégeables dans la création magique La protection d’un effet magique La protection du numéro « Ligne deux jeu » (Cie Dragonfly) « Fish Act » (Guilhem JULIA) La protection des machines de magie : le design et le brevet Le brevet de John GAUGHAN sur le Flying de David COPPERFIELD L’affaire Goldin c/ Camel (numéro de la femme sciée en deux) La protection des textes de routines 2.3 Les conditions d’application du droit d’auteur La preuve de la paternité de l’œuvre 2.3 S’inspirer d’une création existante : le risque de la contrefaçon L’affaire Copperfield c/ Barta (numéros d’hommes volants) 2.4 La protection d’un effet magique L’affaire Dominique WEBB c/ @Dani LARY (numéros de pianos volants) @Jean-Luc BERTRAND c/ Jean-Pierre VALLARINO (tours « Window » et « Window Pro ») 2.5 La fabrication d’une grande illusion libre de droit 2.6 La fabrication d’une grande illusion non libre de droit Exemple d’une convention : « Blades of doom » (Ayala avec la Cie Dragonfly) 2.7. L’achat du tour chez le marchand de trucs : Ce que peut faire ou pas l’acheteur Suggestions pour améliorer la situation 2.8 Comment réagir en cas de copie de création ? Site Web de Peter MARVEY (il informe le public des pratiques illicites de certains magiciens) Affaire Teller c/ Dogge (numéro « Shadows ») 3. Débat et questions La vidéo est offerte à la commaunuté magique ! Pour soutenir ce genre d’initiative et accéder aux 200 autres vidéos : https://www.virtualmagie.com/boutique/cercle-vm/cercle-vm/ La conférence Spectacle de Guilhem JULIA | Protéger l’invisible Découvre le détail de cette vidéo : https://www.virtualmagie.com/boutique/videos-magie/conferences-ateliers-videos-magie/conference-spectacle-guilhem-julia-proteger-linvisible/
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  4. Une heure avec Teller (in english), merveilleux magicien et conteur : à propos de la créativité, de l'impossible possible, des sources d'inspiration, de fool us… The Insider | Teller - Full Video Interview
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  5. Aujourd'hui , il m'arrive souvent d'écrire des messages à des magiciens pour avoir juste un avis sur une création. Ces derniers regardent le message, mais ne répondent pas. J'ai envoyé dernièrement, un même message à une 30 aine de magiciens, juste pour regarder une de mes vidéos et me dire si c'est bien ou pas: il n y avait que 4 qui ont répondu et je peux citer les quatre et c'est tout à leur honneur : @Patrick DESSI (chirurgien cartomane), Hugues Protat, @Ali NOUIRA et @Carlos VAQUERA. Alors imagine , juste pour un avis on ne répond pas, je ne connais pas les causes. Alors imagine pour prendre un élève bénévolement c'est un peu difficile.
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  6. Et tu as bien fait, c'est l'un des textes les plus touchants que j'aie lus dans ce forum. Merci à vous deux.
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  7. Belle histoire qui sent bon le parfum d'une autre époque. Aujourd'hui je me demande si ce serait encore possible de prendre le premier nom venu dans l'annuaire et d'être formé.
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  8. Quand Mr. Théo Takis m'a envoyé par mail ce texte qui est en réalité destiné à ses petits enfants. Après lecture, je l'ai appelé de suite au téléphone pour lui demander de partager sont histoire avec les passionnés. Il a accepté, je l'ai remercié pour ce cadeau historique.
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  9. Pas de soucis ....mais pourquoi tu ne pourrais pas jouer? comme le dit si bien une blague belge, tant que je gagne, je joue!.... Indice donc : le personnage principal du film a joué un alien dans une vieillele série US....
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  10. Papa d'une petite choupette de 3 ans fan de la reine des neiges, c'est le truc que je ne pouvais décemment pas rater... Pour confirmer ce qui a déjà été dit, l'effet est vraiment spectaculaire. Il y a cependant deux contraintes fortes : 1- Il est préférable "d'arroser" copieusement l'objet à geler. Conséquence directe, difficile de ne pas en mettre aussi un peu autour. Bref, il est franchement déconseillé de faire l'effet dans la main (que ce soit celle du magicien, ou à plus forte raison d'un spectateur). La présentation du DVD, où les pièces sont posées dans un verre à pied retourné est d'ailleurs une excellente idée : cela forme une sorte de coupelle, et de plus le givre ne se forme pas sur le verre. 2- Plus gênant, le gimmick produit un bruit assez fort, similaire à n'importe quel spray aérosol. En milieu professionnel comme un mariage, cocktail ou autre, j'imagine que le bruit environnant peut être mis à profit... mais pour un amateur comme moi (comprenez par là le cadre familial, amical ou autre), c'est vraiment compliqué à gérer. D'autant plus qu'il est nécessaire de réaliser une pression de quelques secondes, à un moment où l'attention des spectateurs est justement focalisée sur les mains du magiciens. Sachant évidemment que c'est typiquement le genre d'effet qui implique que les gens soient très proches pour apprécier le climax... Bref, je n'utiliserais probablement malheureusement pas le gimmick. Ça me désole, mais les contraintes sont trop compliquées à gérer de mon côté.
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  11. Tu dois l'humidifier avec de la vapeur, et ensuite le mettre dans une presse bien droite, et le laisser sécher. Si il reste un voile il faut recommencer, mais en forçant dans le sens opposé au voile pour jouer sur la limite élastique du bois en la dépassant afin qu'il revienne en position droite. C'est un travail de patience. Des fois tu as plus vite fait d'en refaire un avec du bois neuf.
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  12. Merci à vous qui travaillez dur pour nous offrir un site de qualité et fonctionnel!
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  13. Merci à vous tous Je vous lis, et c'est très sympa... content que le filme plaise... J'ai eu vraiment beaucoup de plaisir à me mettre dans les pas de Jonathan, le réalisateur... ses autres reportages sont très bons... Allez voir sa chaine "IMPULSION", de beaux témoignages, très différents...
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  14. Le projet n'est pas abandonné juste très ralentit. J'ai eu un exemplaire, test d'impression, du livre 2017 (!) entre les mains au début de l'été: il existe, il est beau et il arrive. Julien vous en dira plus quand la situation mondiale s'y prêtera
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  15. Ca m'a l'air pas mal quand meme
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  16. Je viens de revoir la vidéo, en vérité c'est encore plus simple mais cela peut-être tout de même sympa car la pochette sera vide à la fin , mais il ne l'exploite pas dans la vidéo... ce qui ne vend pas bien le produit. En vérité le chargeur (classeur) est ailleurs Carl Valentin
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  17. Ayé ! Je peux désormais anamorphoser en 3D n'importe quoi ! Je m'étais promis de m'attaquer au problème quand j'aurais un peu de temps. Un ami qui vient d'acheter une imprimante 3D a fini de me convaincre de m'y mettre. Finalement, ce n'est pas si compliqué que ça. Un calcul de tangente, un produit scalaire, un produit vectoriel et l'affaire est dans le sac. J'ai résolu assez facilement le problème de la reconstitution du maillage grâce à Blender. Les formes obtenues sont effectivement assez bizarres. J'ai commencé par anamorphoser un lapin : J'ai ensuite essayé différents objets, notamment une main à l'image de la sculpture de Jonty Hurwitz. Comme le soulignait Francis un peu plus haut, l'anamorphose est visible sous un angle assez large. La preuve : Ce ne sont pour l'instant que des images de synthèse, mais dès que mon ami revient de vacances je vais pouvoir passer à l'impression 3D ! Bob
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  18. Je voulais rendre hommage au magicien américain John Mendoza qui nous a malheureusement quitté ce 29 juillet. John Mendoza est le premier magicien que j'ai vu live en conférence à Bruxelles. Ce doit être en 1982. Richard Vollmer lui avait consacré un Very Best of. John Mendoza gagnait sa vie en faisant du Close-up et on voyait vite que sa magie était très commerciale. Voici un de ses effets signature:
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  19. Voici toutes les références pour ces équilibres (apparemment) impossibles que j'ai publiés. 2001. Faux-Semblants, vol. 1. Notes de conférence. « Un tête-à-tête sulfureux ». Équilibre impossible d’une allumette tenant verticalement sur la tête d’une autre. 2003. L’Illusionniste n° 348 « Spécial Christian Girard ». « Équilibre impossible d’une carte sur la tranche d’une autre » (comme son nom l’indique). On retrouve cet article dans L’Illusionniste Album 2003. [100 pages. Collectif de plusieurs magiciens dont quatre invités : Christian Girard, David Stone, Bébel et Duraty.] 2010. L’Illusionniste n° 371 de mars, « Spécial Christian Girard ». « Équilibres à la carte » (trois façons de mettre un paquet de cartes en équilibre apparemment impossible). 2011. « Équilibres à la carte. 3e partie. Équilibres numéros 4 et 5 », L’Illusionniste n° 375 de juin, pages 30 à 33. *** Un exemple de l'un de ces équilibres « impossibles » : Ah, j'ai trouvé une autre image dans mes documents (Photo de Philippe Thalhouedec) :
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  20. C’est toujours un plaisir d’écouter @Gaëtan BLOOM partager, avec nous, ses expériences et sa philosophie. Il y a peu de grand nom de la magie française qui prennent le temps, comme le fait Gaetan de partager avec les nous. merci Gaetan.
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  21. Le cour de Magie dans la cour ?! Alors attention, on s'écarte... Tour de cartes ! L'institut triste ? Un peu de ça, sûrement...
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  22. Intéressant quand même ! Dominique, Jean-Pierre, Yves... et pendant ce temps, Charles attend...
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  23. Attention, il existe aussi beaucoup de faux mages hollandais...
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  24. Il faut dire qu'à table mieux vaut que la magie soit dans les assiettes et les magiciens aux fourneaux. En tout cas merci à Dub d'avoir renoué avec les question essentielles qui figuraient au début de ce sujet : Et on ne rappellera jamais assez l'importance de se curer les dents quand on est à table. Question d'élégance et de savoir-vivre. Ajoutons que ce n'est pas non plus « macaroni », histoire de rester bonne pâte. C'est mon cas. On peut même pousser le bouchon un peu plus loin : Source : https://virtualmagie.com/forum/sujet/30316-le-paradigme-de-lart-contemporain-structures-dune-révolution-artistique-nathalie-heinich/?do=findComment&comment=645476
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  25. Sachons nous arrêter à temps pour ne pas devenir intrusif auprès de nos spectateurs...
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  26. Comme il l'a dit, la conviction de Peter à évolué quand il s'est tourné vers des spectateurs de plus en plus jeunes, pour finir par des bébés... Je conçois bien qu'il y ai remise en cause de beaucoup de choses dans ce cas... Car s'agit-il encore de magie? Je m'explique (mais j'affirme pas une vérité vérifiée, juste une opinion, non fondée sur l'expérience, ne pratiquant pas pour les tous petits...) : La magie pour moi consiste à procurer au spectateur une sentiment d'impossibilité, oui, je parle de sentiment, car l'impossible provoque une remise en cause des sens, de ce que l'on crois possible ou pas, ou dans les cas extrêmes de la vision de l'univers... Quand le bon sens se prend un coup de pied aux fesses, c'est l'instant de panique ou d'émerveillement qui en résulte qui constitue pour moi l'émotion magique... Un bébé n'a pas forcément conscience des impossibilités : il est en pleine construction de sa représentation du monde réel, et dieu sait ce que la technologie peut apporter de choses "impossible" dans ce monde.... Comment dans ce cas lui faire voir de la magie? On doit lui faire voir un spectacle avec un artiste qui fait de drôles de choses... Mais la magie pure, sans médiation artistique, je ne vois pas comment (mais cela m'intéresse si Peter dit que c'est possible!) Avec des personnes de plus de 7 ans (l'age de raison?), le sens de l'impossible est bien établi, on peut donc mettre en valeur l'émotion magique par le jeu de l'artiste, et la motivation, la mise en perspective d'autres émotions etc. Mais la base de travail me semble toujours l'émotion magique brute, plus ou moins sublimée par l'artiste. La question me semble très intéressante : C'est en fonction de la réponse que chacun se donne qu'on va structurer sa magie... Perso, je suis parfois enchanté par un tour avec justes des mains qui bougent en silence sur un tapis (certains matrix, par exemple, ou shin lim et son black art, même si je sais comment ça marche). Et d'autres fois, des numéros très "interprétés", genre baltasse. Les deux peuvent fonctionner, les deux sont magiques... A chacun de trouver sa méthode, et surtout de l'appliquer avec cohérence Gilbus
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  27. Dommage, beaucoup se contentent d'être des manches...
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  28. Vous êtes seul dans une pièce. Sur le sol, une boule de bowling. Lentement, elle s'enfonce dans le sol puis disparaît ! Aucun artiste n'est là pour emballer l'effet. Et il serait possible de n'avoir aucune émotion en voyant cela ? L'émotion magique existe sans artiste. Ce dernier est là pour amplifier, magnifier, habiller un effet. Il peut le mettre en scène, ajouter un contexte, ciseler la présentation, jouer avec d'autres gammes émotionnelles pour enrichir la palette des émotions et des ressentis par effet additif. L'effet magique c'est comme une corde particulière qui vibre en nous, l'artiste magicien doit être une caisse de résonance. Mais sans la corde vibrante... Face à un comédien on peut ressentir des émotions alors qu'aucune forme d’expression magique (au sens de l’illusionnisme) ne soit à l'oeuvre, alors qu'est-ce qui fait la différence avec un artiste magicien ? Eh bien c'est cette base qui est l'effet magique lui-même, ce "Wow !" qu'on ne peut s'empêcher de ressentir en voyant un phénomène inhabituel qui dépasse le cadre du commun. Pour ma part, je suis peut-être hypersensible mais des émotions j'en ressens tout le temps, en voyant un brin d'herbe, un animal, un objet, un regard, un rayon de soleil, un lac, un enfant qui joue et découvre le monde... Aucun artiste (extérieur à celui qui est en chacun de nous) n'est là pour faire naître ces émotions et ces étonnements en moi. Les émotions naissent d'abord en nous. C'est ce que nous sommes, notre regard, notre histoire, notre sensibilité qui est d'abord à l'œuvre dans l'émotion magique. Et quand il y a une connexion entre un observateur ouvert et sensible et un présentateur talentueux, que les deux se mettent en phase, alors on peut s'attendre à ce que ça fasse de belles étincelles émotionnelles.
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  29. Perso, quand je vois la plupart des routines d'assemblées/productions, je suis plutôt las des as.
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  30. Merci pour la réponse. Perso, je m'ennuie beaucoup devant de nombreux magiciens, comme cela peut vous arriver. Mais dans beaucoup de cas auxquels je faisais allusion, j'estime que les spectateurs autour de moi mériteraient mieux: plus de travail, d'approfondissement ou un vrai message. Quand quelqu'un apprend dans mon entourage que je m'intéresse à la magie, il s'en étonne car ce qu'il connait de moi par exemple semble ne pas coller avec l'image qu'il a lui-même de la magie (via ses expériences la plupart du temps "grand public"). Je lui partage alors quelques vidéos (à défaut de conseiller un spectacle actuel) des grands qui me font toujours vibrer. Et j'ai à chaque fois la même remarque: "ah ben c'est dommage qu'on ne connaisses pas ce magicien, ou qu'on ne le voie pas à la TV..." Enfin, on retombe dans d'éternelles discussions et ce n'était pas mon but. Je voulais juste aller dans vos sens, à la fois un vecteur d'émotion, mais aussi une émotion (on parle bien de la "magie du cinéma"). Je me souviens d'une bêtise que j'avais dans les cartons, avec 4 cartes de visite et un smiley dessiné sur un coin de table. Je pense que le message que j'y mettais était bien plus fort que l'effet magique en soi. C'était une adaptation d'un classique de la cartomagie mais plus rien n'était visible. Les spectateurs avaient la banane (me semble-t-il) quand c'était terminé, personne ne m'a jamais demandé les cartes à examiner. Par contre, j'étais incapable de présenter deux fois l'effet à une même personne, parce que j'avais l'impression de me répéter. Je pense que j'étais alors plus dans le message, la discussion que dans une démonstration technique. Le but n'était pas de parler de moi, mais je me dis que si ça fonctionne avec un twisting the aces, un sachet de thé ou une carte choisie et retrouvée, ça vaut le coup de regarder à deux fois avant de qualifier de "bête" un tour en effet. Très bon exercice dont plusieurs ont déjà parlé. : prendre un effet dans un livre, à côté duquel on est passé plusieurs fois ou qui ne nous attire pas. Le travailler, le présenter. Autre exercice que j'ai pu faire par le passé, prendre un accessoire de magicien dans une boutique sans savoir ce que j'allais en faire (bon, c'est le cas de beaucoup c'est vrai :D), mais plus sérieusement, prendre un accessoire ou un tour à l'opposé de ce que je suis, et voir ce que je pouvais en faire. Très instructif dans mon cas.
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  31. Désolé, mais c'est vraiment une école de pensée qui dit que la Magie est dans la technique. Une autre préfère mettre le spectateur au centre de l'émotion. Une autre va privilégier les paillettes alors qu'une autre va se concentrer sur la pureté d'un geste. Nous sommes tous des Magiciens, alors nous sommes tous pareils différents !
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  32. je propose plutôt de lui couper les cheveux
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  33. Pour les autres tours je n'en sais rien car je n'ai pas visionné ses autres vidéos, mais le Card Warp est tout sauf un tour superficiel. Et des "réels magiciens" présentent cet excellent tour, en témoignent d'ailleurs les variantes précitées et l'excellent Warp One de David Ren Jenkins. Débiner Card Warp c'est tel débiner Out of this World ou... la Femme Zig Zag, des classiques de masse de la Magie. Je veux bien que nous soyons à une époque où le Web, les réseaux sociaux, Youtube sont l'environnement de la jeunesse actuelle et que c'est là un moyen direct de communiquer avec elle, mais quand une telle vidéo fait plus de 300 000 vues, il ne faut pas penser que c'est 300 000 futurs jeunes magiciens en devenir ! Non il y a tout simplement beaucoup de curieux, heureux (et c'est louable), de visionner l'explication d'un tour de magie. Justement le nom de Eric Antoine se voulant gage de qualité ça aura une tendance supplémentaire à donner envie à des spectateurs TV qui le connaissent d'aller découvrir des explications. Bref c'est du débinage pur et dur, n'importe qui pourra se référer à l'avenir à cette explication en ligne. Il ne faudra pas être surpris de voir un jour peut-être cette vidéo dans une émission type Hanouna, où on dira "regardez on a pris une vidéo du Web, d'Eric Antoine en plus, où il nous explique une illusion de ouf !" Et là ça sera pas non plus pour faire de nouvelles générations de magiciens ! Quand Bernard Bilis il y a environ 25 ans sortait sa première vidéo pédagogue, je crois si je ne dis pas de bêtises, que pas mal de ses confrères criaient un peu au scandale de ce qu'il révélait et enseignait. Or ceux qui ont acheté sa vidéo à l'époque faisaient la démarche d'acheter une vidéo pour apprendre des tours, c'est très différent, et là ça a créé véritablement une bonne génération de nouveaux magiciens. Donc si Eric Antoine veut plaire à la jeunesse et crée une nouvelle génération de magiciens (ça aussi c'est louable), il n'a qu'à faire un DVD ou un téléchargement en ligne payant même très modeste, pour récolter des fonds pour la même Association (ça aussi c'est louable), et ceux qui iront seront des personnes et des jeunes ou moins jeunes intéressés réellement et non un public de télévision qui va regarder une vidéo youtube d'Eric Antoine pour apprendre un truc. 300 000 vues redisons-le ! Et sinon qu'il choisisse des tours autres qui font partie d'un patrimoine d'enseignement aux débutants et pas le Card Warp pour le banaliser ainsi ! Ou, comme il a été dit, qu'il débine des tours de son propre répertoire ! Sinon pour conclure: un des commentaires de ladite vidéo dit : "j ai fait le tour a un mec qui a vu ta video, ca a pas marché." Ca rime assez bien avec "gardez le secret et n'oubliez pas de faire tourner cette vidéo !".
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  34. 5:35, "Gardez ce secret, et n'oubliez pas de vous abonner et de faire tourner ces vidéos."
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  35. Bonjour Miguel, Avec l'épidémie qui nous durement frappés et qui continue de sévir, je ne sais pas si ton projet a pu se réaliser (?)... Résident plus près des Etats-Unis que de la Métropole, j'ai eu l'occasion de me rendre plusieurs fois à Las-Vegas. J'ai eu la chance (mes premiers voyages) de voir le spectacle de Siegfried and Roy et même de voir David Copperfield à l'époque où il se produisait à l'Hacienda avec un spectacle qui s'apparentait plutôt à un spectacle de cabaret (le côté un peu plus intimiste de la petite salle et la proximité des spectateurs avec sa routine de colombes exécutée à la perfection est mémorable) . Sa notoriété grandissante, il est vite passé aux grands shows dans de grandes salles de spectacle (avec de grandes illusions) au Monaco puis au MGM Grand. J'ai toujours organisé mes voyages à Las-Vegas depuis le site https://www.lasvegas.com En cliquant sur Shows (filtrer sur catégorie Magic) tu verras tous les spectacles de magie en cours. Mac-King et Pen & Teller que j'avais eu l'occasion de voir proposent des spectacles pour lesquels il faut tout de même ne pas avoir de difficultés en anglais car tu risques fort de passer à côté de certaines choses... Pour les grands "shows à l'américaine", il ne faut surtout pas rater ceux produits par le Cirque du Soleil. Il y a peu de magie (au sens tours de magie) mais tu vas en prendre plein les yeux et c'est vraiment magique (pas besoin de comprendre l'anglais). Va voir leurs détails sur le site ci-dessus car les intitulés changent tous les ans (je ne vois plus à l'affiche certains spectacles auxquels j'avais assisté mais il est vrai que cela fait plusieurs années que ne suis plus retourné à LA ) . La plupart des shows ont lieu dans les hôtels du "Strip". Si ton hôtel se situe sur cette artère (ils sont évidemment plus onéreux) ou bien à proximité immédiate, il existe une possibilité de se déplacer avec un monorail qui est peu coûteux : https://www.hotels-lasvegas.fr/monorail-las-vegas/ Sinon, attention à prévoir un budget assez conséquent pour les spectacles. Bon voyage s'il n'a pas déjà eu lieu
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  36. C'est pas Ardisson qui a dit "Dans les années 80, on était hyper créatif et puis aprés, ils ont interdit la coke"... Ta remarque me fait penser à ça @Patrick FROMENT (Shiva)
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  37. Les passantes (Antoine Pol) Je veux dédier ce poème À toutes les femmes qu'on aime Pendant quelques instants secrets À celles qu'on connaît à peine Qu'un destin différent entraîne Et qu'on ne retrouve jamais À celle qu'on voit apparaître Une seconde à sa fenêtre Et qui, preste, s'évanouit Mais dont la svelte silhouette Est si gracieuse et fluette Qu'on en demeure épanoui À la compagne de voyage Dont les yeux, charmant paysage Font paraître court le chemin Qu'on est seul, peut-être, à comprendre Et qu'on laisse pourtant descendre Sans avoir effleuré la main À celles qui sont déjà prises Et qui, vivant des heures grises Près d'un être trop différent Vous ont, inutile folie, Laissé voir la mélancolie D'un avenir désespérant Chères images aperçues Espérances d'un jour déçues Vous serez dans l'oubli demain Pour peu que le bonheur survienne Il est rare qu'on se souvienne Des épisodes du chemin Mais si l'on a manqué sa vie On songe avec un peu d'envie À tous ces bonheurs entrevus Aux baisers qu'on n'osa pas prendre Aux cœurs qui doivent vous attendre Aux yeux qu'on n'a jamais revus Alors, aux soirs de lassitude Tout en peuplant sa solitude Des fantômes du souvenir On pleure les lèvres absentes De toutes ces belles passantes Que l'on n'a pas su retenir
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  38. Il y a quand même les index, qui ne sont pas du moyen age, eux Et ses figures ne sont pas en pied, mais bien tête bêche. Je vais sans doute passer pour un vieux réac, mais cette recherche du « non-genré » me parait stupide. Les sexes existent. Et il y a des différences entre les individus, liés au sexe. Et c’est tant mieux. Les jeux de cartes tels que nous les connaissons ont une histoire : Faut-il faire table rase sur le passé ? A noter qu’avant, on n’avait pas de reine, d’ailleurs, mais un roi, un chevalier et un valet. C’était mieux ? Et les valets, n’en déplaise à l’ingénue de la vidéo et à son papa, ne sont pas des princes… Ni des princesses. Faut il transformer les valets en prince, car il n’est pas politiquement correct de parler de serviteurs ? Le masquage des classes sociales, qu’elle veut pratiquer, est-il mieux que le masquage des différences entre sexes ? Plutôt que de vouloir révolutionner les jeux de cartes, qu’elle se consacre à demander des égalités de salaires, des égalités de considération, des égalités juridiques… Alors je sais bien, en lui disant comment elle doit défendre la cause féminine, cela me classe d’office dans une attitude paternaliste… puisque c’est ce qu’on dit à chaque fois qu’un homme parle des femmes, même pour les défendre… belle mentalité, pour ceux qui défendent le « non genré »… Tant pis si on le pense, je m’en moque un peu. Mais il faut prioriser les combats, pour faire bouger les choses… remanier les cartes….pppffff… Si elle veut faire disparaître les sexes du jeu de carte, qu’elle prenne des formes symboliques à la place des figures, genre les reliefs de paysages, par exemple : plaine, colline, montagne, par ordre d’altitude croissante… Visuellement, ça sera bien plus parlant (la différence entre monarque et duc ou duchesse n'est pas flagrante...) Cela marchera tant que ceux qui vivent dans la plaine ne se plaindrons pas d’être sous ceux des collines et de la montagne ? Les discours égalitaristes outranciers à la recherche du politiquement correct, surtout pour en faire un commerce, n'est ce pas un tout petit peu tordu aussi ? Gilbus
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  39. Vous me direz si je me trompe, mais je n'ai pas vu cité l'épisode du podcast Magicos consacré aux magiciennes : http://www.slate.fr/podcast/183735/tant-de-magiciens-mais-si-peu-de-magiciennes-magicos-milieu-masculin Je le recommande surtout pour les interventions et les réflexions de Marine Métral, que j'ai trouvées vraiment excellentes, notamment sur le fait de s'imposer en tant qu'artiste et non en tant que femme.
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  40. Bonjour, C'est avec une intense tristesse que je viens d'apprendre, sur le site le "cercle des magiciens disparus", le décès de @Bernard Darber (18/07/1944 - 22/07/2020). Je tiens à exprimer à son épouse Dominique, à sa famille et à ses proches, ma sympathie attristée et mes sincères condoléances. Nous avions travaillés ensemble du temps du Magic Show dans les années 70. Il était membre de l'AFAP et a été membre du CFIJD. Il avait un très beau numéro de cordes R.I.P.
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