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À propos de Gilbus
- Date de naissance 11/17/1956
Informations Personnelles
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Localisation
Rennes / FRANCE
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Profession / Occupation
Bavard
Informations Magiques
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Connaissances Utiles pour Notre Art :
oui
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Par exemple ceci : « Lawrence Abu Hamdan a travaillé avec d'anciens détenus de Saydnaya, une prison militaire en Syrie où quasiment aucune image de l'intérieur n'existe Ben, ce n' est pas du ready-made, puisqu'ils ont vraiment créé une chose spécifique, et non utilisé une chose toute faîte... A moins qu'ils aient juste pris des bruits aléatoires, et baissé de 19 décibels ? Mais ce n' est pas l'idée qu'en donne la description... Des oeuvres audios, cela existe depuis longtemps, j'avais suivi un parcours de "postes de radios" qui racontaient une histoire, il y a des années, au festival d'Avignon. Tu as le jardin sonore, à pougne-herisson, qui est rigolo aussi... Gilbus
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DUCHAMP a bien dit, dans ses interviews, que le coup de l'urinoir était une blague, et qu'il avait été le premier surpris quand, de la façon la plus sérieuse, on lui en avait commandé d'autres exemplaires. Ce n'était plus drôle, mais bon, il les a livrés quand même, puisque des gens étaient assez bêtes pour lui en acheter très cher... Tu dis que depuis, on est passé à autre chose ? J'étais il y a trois ans (pas 10 ou 15 ans !) au musée Guggenheim de Bilbao, lieu prestigieux s'il en est de l'art contemporain... Une des œuvres était présentée exactement comme je l'ai décrite : un piédestal uni, un cube de plexiglas laissant voir l'œuvre... un emballage de préservatif. Peut-être que c'était la reconstitution parfaite d'un emballage de préservatif faite en poils de chameau peints à la main, mais ce n'était pas indiqué dans la fiche, qui parlait juste de questionnements intrinsèques sur l'aspect aléatoire de l'existence ou d'autres bêtises du genre. Donc, pas une création, pas une chose demandant un savoir-faire, une technique, une pensée... Juste un emballage de préservatif, et c'est tout. Cela reste pour moi l'essence du ready-made, reconnu par les spécialistes du secteur : Guggenheim, c'est une référence mondiale ! Donc non, je ne caricature pas tant que ça... Mais mieux vaut en rire, non ? Gilbus
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Le ready-made, ou comment devenir artiste La première chose est de définir l'artiste : dans l’art contemporain, l’artiste est celui qui dit qu'il est un artiste. Donc si vous n'êtes pas artiste… Dites que vous êtes artiste, et c'est bon. Néanmoins, c'est bien d'avoir une œuvre d'art pour prouver que vous êtes artiste. Je vous propose donc de devenir un spécialiste du ready-made. C'est une forme d'art extrêmement élaborée qui repose sur une technique complexe : déjà, prenez un objet. N'importe quel objet dans votre quotidien, autour de vous, un objet. Voilà, c'est tout : c'est votre œuvre. Car puisque vous êtes artiste, si vous décidez que cet objet est une œuvre, c'est donc une œuvre. Maintenant, il y a toujours des esprits chagrins qui vont contester le statut d’œuvre de votre création. Pour cela, il faut soigner la présentation comme en magie : il faut soigner l'emballage. L’écrin donne sa valeur au bijou, l’exposition son authenticité à l’art. Mettons pour l'exemple que votre œuvre soit un petit ventilateur portable. Ce n'est pas cher et on peut en trouver sur AliExpress pour quelques euros maximum. Il faut vous procurer un socle d'exposition, que vous pouvez construire vous-même, commander à un menuisier ou acheter sur AliExpress de toute façon. C'est un parallélépipède de couleur neutre et unie sur lequel vous allez pouvoir poser votre œuvre. Si c'est une œuvre passive, vous pouvez également ajouter un globe en plexiglas ou en verre pour la protéger, ou une cage cubique en plexiglas de façon à ce qu'on puisse la voir sans pouvoir la toucher. Mais dans le cas de notre ventilateur, il ne faut pas qu'il y ait d'obstacle entre le public et l'œuvre elle-même, car l'œuvre va souffler. Cela va créer une interactivité entre l'œuvre et le public : c'est le top au niveau du ready-made. Maintenant, il faut passer à l'argumentaire, c'est le plus important en art contemporain. Vous allez coller sur le côté du socle une petite étiquette portant le titre de l’œuvre. Le titre peut être en rapport avec l'œuvre, une fonction ou une couleur de celle-ci, ou pas d'ailleurs : le titre peut être complètement quelconque, l'important c'est que ce soit conceptuel. Pour notre ventilateur, je propose « La Vie ». La vie, c'est le souffle, la vie, c'est l'air, la vie, c'est la relation entre quelque chose et autre chose, donc entre votre œuvre et le public qui va recevoir le flux d'air du ventilateur. Bien sûr, il ne faut pas expliciter tout ça au public sur l'étiquette. L'étiquette doit laisser l'imaginaire du public s'emparer du titre et essayer de chercher un lien quelconque avec l'œuvre. C’est mieux si le lien est difficile à trouver : ça veut dire que l'œuvre est intelligente et que, bien sûr, celui qui trouvera un lien, quel qu’il soit, sera encore plus intelligent. Cela va flatter le public. Mais comme on sait que le public n'est pas très malin malgré tout, c'est bien d'avoir un vendeur ou un guide dans l'exposition qui va détailler justement la fonction de l'œuvre, son lien avec l'univers réel, subjectif, psychologique, cosmique et plus si affinités — avec tout ce qu’il voudra, d'ailleurs, puisque votre œuvre est universelle : forcément, c'est contemporain. Donc le guide pourra expliquer le souffle de la vie. Il pourra expliquer bien sûr que le ventilateur fonctionne sur batterie : il y a la vie qui s’écoule et qui va s’épuiser pour finir par s’éteindre, puisque le ventilateur va s’arrêter quand il n'y aura plus de charge. Voilà, c’est une extraordinaire métaphore de la vie qui, en économisant son souffle, peut durer plus longtemps, mais qui, en se donnant à fond, pourra brûler la chandelle par les deux bouts. Même si on peut dire que c’est un peu archaïque comme définition, ce n’est pas grave : du moment que c’est dit avec conviction, c’est l'essentiel. N’oublions pas le bouton de réglage de puissance, qui incarne à la fois le libre arbitre et les limitations intrinsèques de l’être. Il va également détailler l’aspect esthétique de l’œuvre : dans mon cas, j’ai un ventilateur qui est moitié blanc, moitié noir, et c’est l’opposition entre le yin et le yang, la mort et la vie, le jour et la nuit... Bref, il y a opposition, et quelle que soit l'opposition, c'est fort ! Et plus élaboré encore : il y en a qui ont cherché le lien avec l'univers concret visible, la matière et l'énergie noire que nous décrivent nos physiciens, ce qui permet d'avoir un petit accent scientifique et quantique qui n'est pas mauvais pour l'art contemporain. Soyons conceptuels, mais branchés. Si le vendeur/guide n’est pas dans vos moyens, vous pouvez réaliser une fiche consultable collée pas loin du socle. Vous constituez comme ça une exposition d'une vingtaine ou d'une trentaine d'œuvres. Pas trop, parce qu'il faut montrer que c'est difficile à faire quand même. Si vous avez commandé vos socles par lot, cela peut vous prendre presque une demi-heure si l’impression des étiquettes est lente. Il faut maintenant monter l'exposition, et pour ça, disposer vos socles à différents endroits d'une pièce. Pour l'éclairage, vous pouvez varier : faire un coin de la pièce qui est quasiment dans l'obscurité si les objets restent plus ou moins visibles, et d'autres où les objets sont plein feux. La variété ne nuit pas. Après, vous pouvez aussi opter pour une homogénéité de votre exposition avec tous les objets placés au même rang. Le choix n'a pas tellement d'importance, puisque de toute façon il sera évident pour tout le monde que vous avez soigneusement réfléchi à toutes les implications de chaque détail de l'exposition, et que même ce qui paraît incongru est en fait complètement voulu. C'est tout l'intérêt de l'art contemporain : quand on fait quelque chose de nul, eh bien le public ne peut pas imaginer que l'on a tout simplement raté. Non, on a forcément fait exprès de faire quelque chose de nul, et du coup ça devient génial ! Voilà, vous êtes artistes. Demandez à un ami milliardaire, ministre de la Culture ou investisseur de fonds de pension de vous acheter les trois quarts de l’exposition très cher. Multipliez le prix de ce qui reste par 1 000 : ainsi vous aurez votre cote, et votre investisseur pourra revendre avec une plus-value intéressante. Bienvenue dans le monde parfait de l’art contemporain ! Dans les prochaines formations, nous parlerons de l’art pictural, de l’utilisation des éclaboussures de peinture, du crayonnage compulsif, des oppositions entre ces méthodes organiques et celles utilisant une règle pour faire des rayures (spoiler alert : n’importe quelle méthode est bonne pour l’art contemporain…). Nous aborderons la sculpture : le modelage et l’empilement aléatoire de boules de glaise marron, avec une masterclass sur l’évidence scatologique du résultat. Ce qui nous amènera dans l’univers de la transgression, étape incontournable de l’art contemporain, avant de basculer dans l’étape ultime : l’évacuation du sens, de l’intention, puis de l’œuvre elle-même.
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Merci beaucoup, c'est extrêmement intéressant du point de vue des magiciens : En effet, le type à un immense talent pour croire ce qu'il dit, et faire passer sa conviction au public. Il joue avec passion, mais sans sur-jouer, ce qui rendrait la prestation ridicule, à l'image de l'oeuvre décrite ici. C'est drôlement bien fait, et permet d'élever un gribouillage au rang d'oeuvre structurée, c'est beau. Donc, un grand exemple pour nous tous, dans nos spectacles : Si vous dites des bêtises avec suffisamment de conviction, ça marche!!!!! Gilbus
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Merci pour ces références précises et chiffrées. Après, il ne faut pas oublier que pour qu'un artiste soit "coté", il faut que de grand musées achètent ses oeuvres. Ce qui veut dire que nos musées nationaux, le cnap et nos frac sont bourrés d'oeuvres contemporaines payées avec l'argent de l'état. Que des milliardaires ai mis en place le marché de l'art contemporain pour spéculer et défiscaliser, cela n'a rien de surprenant, puisque ces milliardaires ont le talent de générer de la richesse à partir de rien, le rien étant dans ce cas l'art contemporain (art contemporain = art comptant pour rien...) Mais quand c'est l'argent public qui part dans ces machins, là, j'ai le droit d'exprimer un agacement, puisqu'il s'agit de choix politiques. Gilbus
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A noter que ce n' est pas une statistique uniquement sur l'art contemporain tel qu'évoqué ici. Il y a les figuratifs de toutes les écoles, les grapheurs, qui si je ne m'abuse sont classés dans les plasticiens, et bien d'autres artistes qui ne se revendiquent pas de l'art contemporain. Ensuite, par le biais des auto-entreprise, bon nombre d'artistes occasionnels se retrouvent dans ces statistiques "professionnelles", ce qui fausse un peu la perspective. Ces "amateurs" qui passe en auto-entreprise pour pouvoir vendre une toile de temps en temps (j'ai une tante qui fait ça, et cela n'a rien de "contemporain") ne donnent pas forcément un bon éclairage des artistes professionnels, qui, eux, sont sensés en vivre. Mais bon, tu as raison en ce sens que bien vivre d'une profession artistique n'est pas donné à tout le monde... Gilbus
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Parfais, allons y : Merci pour la démonstration Et comme je suis hyper consensuel, je modifie mon appréciation : "La plupart des artistes contemporains professionnels, si on en crois les expositions branchées, ne donnent pas de "sens", et n'ont d'autre "intention" que de gagner un maximum de pognon sans se fatiguer" Tu vois, on est d'accord Gilbus
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Miroirs : idées, effets, anecdotes...
Gilbus a répondu à un sujet de Francis TABARY dans Forum Général
Je viens d'inventer une machine à stocker une énergie infinie : Je ne sais pas si quelqu'un l'avais déjà évoqué ici, donc je présuppose que c'est MON invention. Tout le monde sais qu'un laser peut transporter une énergie.. Si on place un laser derrière un miroir sans teint, une partie de la lumière va quand même traverser. Mais si on place un miroir normal devant, la lumière va être renvoyée vers le miroir sans teint, qui la renverra au normal et ainsi de suite. Tout l'énergie que continuera à envoyer le laser va donc s'accumuler entre les deux miroirs, faisant la navette dans cet espace captif à la vitesse de la lumière. Donc, l'énergie est stockée ! Gilbus Oups, je viens de tenter l'expérience, mais il semble qu'un des deux miroirs n'était pas exactement plat, ce qui a amplifié l'énergie par un effet de miroir déformant, et a fini par faire fondre les miroirs. Et ma maison. Ainsi qu'une partie du quartier... Je me demande ce que va dire mon assureur. Gilbus -
j'ai répondu au sondage. Je peux proposer un mini stage/atelier (mes stages habituels sont sur 2 jours ) ou une conférence sur la magie contée. En plus des numéros démonstratifs… Votre initiative m'intéresse, on essaient de former un groupe du coté de Nantes avec les crazy druids, qui échangent sur le sujet de la magie fantastique. Pas encore de spectacle officiellement prévus, mais on avance sur un projet... Bon, le plus dur, ça sera de faire les 5 heures de routes (je suis prés de Rennes…), mais j'ai déjà fait pire Par contre, fixez des dates le plus vite possible : Les agendas se remplissent très vite, même un an à l'avance... Gilbus
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Certes, la machine à faire pleuvoir est une belle invention. Mais sa prouesse technique ne vient pas de sa fonction, mais de sa miniaturisation. Il faut, dans les modèles ordinaire, une antenne bien plus longue, de 5 à 10m suivant les modèles. L'antenne étant parallèle au sol, à une hauteur généralement inférieure à deux mètres. Et on s'en sert sans avoir besoin de piles, puisque la congestion atmosphérique est causée uniquement par réaction chimique. Le principe est d’ailleurs simple : On trempe dans les produits chimiques du tissus qui servira ensuite de voile de diffusion. Mais on doit impérativement, après l’imprégnation, diluer la plus grande partie du traitement en passant les voiles dans de l’eau neutre, suivant les principes de la mémoire de l’eau et de l’homéopathie. Ce n’est qu’après que l’essentiel des produits a été retiré des voiles que l’on peut fixer celles-ci sur l’antenne, et laisser l’engin produire la congestion atmosphérique par évaporation du liquide. Et ça marche : Chaque fois que je met mon linge à sécher, il pleut. Gilbus
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