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Gilbus

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Tout ce qui a été publié par Gilbus

  1. Non, pas du tout : je ne suis absolument pas sensible à ce qu'il a fait, si j'en crois les exemples sur les liens cités plus haut. Donc si je me moque ce n'est pas du manque, ce mec et ses mic mac, c'est pas ma moquette... A répéter 10 fois de plus en plus vite. Gilbus
  2. Autant pour moi, j'ai parlé trop vite : Il faut que me fille se mette en EI, pour pouvoir émettre une facture... Un reçu ne suffit pas pour défiscaliser. Mais la bonne nouvelle des recherches que je viens de faire, c'est que la "qualité" de l'oeuvre n'est pas prise en compte, ce qui est bien normal pour préserver le système de l'art contemporain... Vive les cocottes en papier ! Gilbus
  3. Je trouve dommage que l'art contemporain ne soit pas accessible aux budgets les plus modestes. Il faudrait démocratiser cet forme d'art, la culture doit être pour tous le monde. Et comme il faut bien commencer : Ma fille fait de l'origami. J'envisage de lui commander une série de 8 cocottes en papier. Avec bien sûr notice de l'artiste, certificat d'authenticité, reçu de la somme qu'elle déclarera aux impots. A 100€ l'oeuvre, j'aurais donc 800€ à défiscaliser de mon côté. C'est cela, l'art contemporain : Une façon géniale de créer...des réductions d'impôt. N'est ce pas une bonne idée ? Gilbus
  4. La célèbre phrase « S'il n'y a pas de truc c'est formidable, mais s'il y en a un, reconnaissez que c'est encore plus fort. » est bien sûr des très célèbres Myr et Myroska... Qui utilisaient abondamment le P. S.... Et je comprend ta déception quand tu vois qu'il faut un p. S. pour faire un miracle... Mais cela repose la question : Pour qui fait-on de la magie ? Si on la fait pour soi, on va privilégier les méthodes intelligentes, subtiles, raffinée, bref, ce qui flatte notre esprit. Si on la fait pour le public, absolument TOUS les moyens sont bons. Le premier choix, contrairement aux apparence, ne va pas toujours dans le sens du second : J'ai souvent vu des techniciens utiliser des techniques de fou pour réaliser un effet qui serait encore plus fort avec une ld, un montage, un trucage... Ou un ps... Il y a bien sûr des méthodes qui sont à la fois intelligente (pour la satisfaction du magicien) et spectaculaires (pour le public), mais chacun doit se poser la question : Pourquoi et pour qui je fais de la magie ? Gilbus
  5. Le monde du spectacle n'est plus à ça prêt : Quelle entreprise demande à ses salariés d'acheter avec ses fonds propre tout le matériel nécessaire à son travail ? Quelle entreprise demande à ses salariés de fournir systématiquement les moyens de transports ? Quelle entreprise demande à ses salariés de créer leur propre poste, de s'occuper de la publicité, des achats, de l'entretien, des costumes, d'engager lui même ses assistants, de créer lui même sa définition de poste, de gérer sa formation en amont, d'inover et renouveler son activité de son propre chef et j'en passe... Alors aider l'employeur à remplir l'équivalent de la fiche de paye, on n'est plus à ça près... La notion de salariat dans le spectacle est utile pour protéger l'artiste, mais il faut être réaliste : Dans les faits, l'artiste doit se comporter comme un travailleur indépendant, y compris pour la recherche de clients, qu'on rebaptise pudiquement et publiquement "employeur", y compris pour la tenue de sa propre comptabilité "personnelle" qui est en fait "professionnelle", y compris pour faire tous ses choix qui lui permettront de continuer, peut être, son activité... Paradoxe de la profession... Gilbus
  6. Si on place cette question dans le cadre de cette discussion sur "la magie ne nait pas dans les mains du magicien, mais dans l'esprit du spectateur", la question n'est alors pas de savoir quelle formule on aime, mais laquelle est la plus apte à créer de la magie dans le public. -Une scènarisation très léchée, des accessoires d'ambiance, un scénario visiblement construit. -ou une rencontre presque informelle avec un personnage extraordinaire, qui est magique en elle même (et en lui même...) . Bonne question. Dans un cas, on a un spectacle. Dans l'autre, une rencontre. Le premier cas me semble apporter beaucoup d'information au spectateur, qui a donc moins de travail à faire pour accepter le spectacle. On est un peu au théâtre. Dans l'autre cas, on met l'esprit du spectateur en route, pour qu'il habille lui même le spectacle de son imaginaire. On est un peu dans le conte. Si c'était si simple, je dirais que bien sûr, le conte qui met l'esprit en marche va être plus à même de créer la magie (dans l'esprit du spectateur...). Mais cela serait oublier une conséquence de la première partie de la phrase : "La magie ne nait pas dans les mains du magicien"! Autrement dit, quelle que soit la présentation choisie par le magicien, ce n'est pas cela qui compte : Scènarisé ou d'apparence impromptue, avec des décors ou du dépouillement, ce n'est pas ce que fait le magicien qui compte (pour créer la magie...) Tout repose alors sur le talent du magicien à faire passer l'émotion magique, et c'est pour cela que les deux peuvent fonctionner. Néanmoins, je pense quand même que pour un public moderne, l'option dépouillée et impromptue est plus parlante. Le public se sentira moins "guidé", il aura une plus grande impression de liberté s'il n'y a pas de décors, de mise en scène apparente, de relation théâtrale visible. Cela se rapprochera plus de la vraie vie que du spectacle de fiction, et permettra donc d'ancrer l'illusion dans le réel, ce qui est plus commode, la magie devant briser le fonctionnement du réel pour exister... Mais les deux alternatives présentées sont des archétypes : On a tout un continuum entre ces deux options qui sont un peu théoriques : Dans un spectacle très théâtralisé au premier degré, on peut aussi avoir une rencontre avec un personnage, et derrière le personnage, avec l'individu. Si on a un décors, il peut être complexe, mais avoir une variété de degrés d'effacements. On peut aussi, par des artifices de mise en scène, utiliser le decors pour poser l'ambiance, mais le faire ensuite disparaître de la conscience du public, même s'il est toujours en vue. Une présentation de type "conférence", par exemple, peut aller d'un côté à l'autre du spectre entre scénarisation et impromptu, et même évoluer en cours de spectacle... Bref, cette alternative entre deux types de présentation est une bonne question, mais ne peux se poser uniquement comme un choix binaire. C'est pour cela que les spectacles sont si différents, et c'est tant mieux Gilbus
  7. J'anime un stage d'initiation au conte chaque année, depuis un bout de temps, mais c'est une formation sur le conte, pas spécifiquement sur la magie contée... Ceci dit, plusieurs magiciens ont suivi ce stage et ils étaient contents... J'ai du faire moins d'une dizaine de stage de magie contée, à destination spécifique des magiciens, soit que je les ai organisés, soit que des clubs me l'ai demandé. Si ça dit à quelqu'un d'organiser, on peut en causer... En fait, je part de l'opposé : Il faut que l'effet soit intéressant. Il faut que l'histoire soit intéressante. Et il faut que la réunion des deux soit plus intéressant que chacun séparément, sans que l'un écrase l'autre. Le rythme et la construction de l'histoire doivent s'intégrer parfaitement au rythme et à la construction du tour. Pour cela, il faut savoir faire le tour, mais ça, les magiciens savent le faire. Et il faut savoir conter, et c'est là qu'il y a des lacunes chez beaucoup de magiciens : conter, c'est une discipline à part entière... Un stage de deux jours ne permet PAS de devenir un conteur, mais permet juste de prendre conscience d'outils et de techniques, et d'avoir une idée de ce qu'est le travail du conteur. Ensuite, ben, il y a du boulot, mais c'est un boulot très stimulant je trouve Bien entendu, le fait d'être magicien, c'est à dire d'avoir une expérience du public, facilite grandement les choses... J'ai fait aussi l'an dernier deux stages pour des clowns, donc du conte clowné, si on peut dire... Le conte est un bon outil pour enrichir les disciplines de spectacles vivant... Et la question de la "présentation" ne se pose même plus, le conte, c'est la présentation... Ce qui n'empêche pas de travailler la construction des effets, bien sûr... Quand au fameux tour des voleurs et des détectives, c'est le niveau zéro de la magie contée : On plaque artificiellement un texte sur un tour, généralement sans aucune des techniques de conteur qui rendraient l'histoire intéressante, et chaque fois que je l'ai entendue, on n'assume pas l'histoire, et on reparle de "cartes" et non des "personnages" au bout de quelques phrases... Bref, je pense qu'il y a un consensus ici pour dire que ce n'est pas le top.. Ce n'est assurément pas ce que je conseille, mais bon, chacun fait ce qu'il peut... Gilbus
  8. N'oublie pas que le silence est la matière première du conteur : C'est le silence qui fait tenir les mots, sans silences, ils tombent en tas sur la scène Ceci dit, même si je promeut la magie contée, mieux vaux un tour silencieux qu'un tour mal raconté. Si on parle pour dire quelque chose (sortir des lines en impro ne me semble pas être de la magie contée) , on devrais travailler son texte au moins autant que l' aspect visuel du tour... C'est pour ça que j'anime parfois des stages de magie contée... (tiens, ça fait longtemps que je n'en ai pas fait... Ca intéresse quelqu'un ?) Gilbus
  9. Ça ne m'étonne pas de jung, quel déconneur... Comme s'il ne savais pas que les deux sont faux... Gilbus
  10. J'utilise régulièrement des boites, des coffres, des malettes, des sacoches, des sacs, des musettes et bien d'autres choses encore, mais curieusement, jamais de servante de table... Les rares fois ou je fais du table à table, je part du principe que je ne fais pas un spectacle, mais un numéro. Cela va donc se résumer à quelques effets, trois tours ou routine maximum, et donc peu de matériel. Tout est dans les poches... Éventuellement un mini tapis à la main, quand c'est un set ou je dois poser... Quand j'ai besoin de tout un bazars comme ce qui est dans l'exemple que tu montres plus haut, c'est que je ne suis pas en table à table, mais en scène, salon ou close up à poste fixe, et dans ces cas là, j'utilise les contenants indiqués plus haut, et je fournis souvent mes propres tables... Dans quelle conditions utilises tu ces organiseurs de table ? Gilbus
  11. Gilbus

    Markobi

    Pour ceux qui l'on raté, une vidéo de sa fism... Gilbus
  12. Bien évidemment Mais c'est un autre sujet : vouloir en rendre responsable les magiciens est un peu abusé... Surtout que si on veux prôner le rationalisme, c'est un peu ballot de prendre comme support l'illusionnisme, qui montre des miracles... Et repose sur le secret. Ce n'est pas le meilleur support pour expliquer les thèses scientifique, et si on le fait en expliquant que le magicien triche, on scie à mon sens la branche sur laquelle on est assis... Car soyons sérieux : Quand majax fait la même chose qu'un illuminé, sauf qu'il dit qu'il triche, les personnes convaincues par l'illuminé ne cesseront pas d'y croire, car ce n'est pas parce qu'un illusionniste peut "faire la même chose" que cette chose n'existe pas... Enseigner le sens critique avec de la magie sans débiner, c'est très dur... Il doit y avoir de meilleures diciplines pour ça... Et un spectacle de magie qui vend de la désillusion, cela me semble très paradoxal... Gilbus
  13. Merci christian Mais il va falloir développer, car je ne comprends pas tout (c'est pas nouveau, mais bon...) : Dans l'extrait ci dessus (voir parties soulignées) , tu dit dans un premier temps que la magie éveille l'esprit critique, et dans un second temps qu'elle libère du filtre du scepticisme, ce qui me semble, à moins de chipoter sur les définitions, deux propositions plus ou moins opposées... C'est peut être ce que tu voulais dire, mais effectivement, l'illusionnisme a tendance souvent à provoquer l'esprit critique, les gens veulent savoir... Et ensuite, ce que tu semble lui reprocher, c'est que la magie gagne le combat, et donc crée une illusion de monde non rationnel... C'est ce que tu voulais faire passer ? Arf, j'ai souvent du mal avec les double négations... Tu veux dire qu'il est de notre responsabilité de rendre sensible aux mensonges ? Tu as raison de dire qu'il faut s'interroger, pour ma part, je ne vois aucun problème, car je ne suis pas un redresseur de tord, ni un thérapeute, ni un scientifique (même si j'aime bien ces derniers...) Qui serais-je pour dire aux gens ce qu'ils doivent penser ? L'illusionnisme, comme toute oeuvre de fiction, n'a pas pour but la réalité objective. SI on arrive à une réalité subjective, c'est déjà pas mal... Je sais bien que l'illusionnisme est "convaincant", par nature, puisqu'il porte ses propres preuves qui ne sont pas perçues comme fictives (quand tout se passe bien...) Il faut donc choisir entre : -le gentil magicien qui prévient "attention, je vais tricher, si vous me croyez, vous êtes trop crédules..." et qui ensuite fait tout pour qu'ils y croient... -le vilain méchant magicien, qui les emporte dans un monde de poésie et de miracle... Pour ma part, je trouve le monde déjà trop rationnel, trop pauvre en poésie, trop loin du rêve... Alors ça ne me dérange pas de faire le méchant magicien qui perverti l'esprit d'un public crédule... Surtout quand le public n'a pas payé pour du rationnel, mais pour un peu de rêve... Mais c'est une position personnelle, et vu le nombre de magiciens qui se sentent obligés de dire qu'ils trichent, ce n'est pas partagé par tout le monde, c'est sûr... Gilbus
  14. Arf, tu en veux encore ? Ben, par exemple, on peut se poser la question sur les moyens de construire la magie dans l'esprit du spectateur... Basiquement, il y a bien sûr la technique magique, qui permet de montrer le phénomène impossible... Je dis "Basiquement" , car c'est sans doute l'aspect le moins important. O, l'exécution doit être bonne, bien sûr, mais ce n'est pas le point principal : c'est ce qui se passe dans les mains du magicien, ce n'est pas de la magie avant d'arriver dans l'esprit du spectateur.. Il y a ensuite plusieurs niveaux "contextuels" : Sommes nous en spectacle avoué, ou dans une démonstration impromptue, ou dans une action qui n'était pas sensée avoir de spectateurs ? Dans chacun de ces cas, le point de départ de l'expérience du spectateur est différente. Et le chemin qu'on lui fera parcourir sera différent. Autre niveau de contexte : la relation entre magicien et spectateur. Nous savons tous que faire naître la magie dans l'esprit de nos proches est plus difficiles qu'avec des inconnus, car nos proches savent bien combien nous sommes "ordinaires". Cela bride l'imagination du spectateur, qui est un allié puissant pour le magicien. De la même façon, un "magicien" réputé ne peut faire que de la belle magie bien truquée. C'est pour cela que beaucoup deviennent mentalistes, hypnotiseur ou acteurs : le terme même de "magicien" est tellement entaché de "trucs" qu'il faut ramer pour faire naître de l'impossible dans l'esprit des gens, car il y a toujours l'explication "il y a un truc"... Il y a différentes méthodes pour passer cet écueil du truc, naturellement... Ensuite, on a les différents degré de communications avec le spectateur (le scénario, le ton, le personnage, l'aspect corporel, la confirmation par le groupe, la crédibilité et la cohérence etc... La liste et longue, et chaque point mérite d'être réfléchi...) , et les différents degrés de réalité de l'expérience : dans un contexte de spectacle, par exemple, on a la connaissance qu'on est "au spectacle", que l'on regarde un acteur(au sens large...), donc on voit le personnage, l'acteur qui est derrière, et ce que cherche à nous faire croire le personnage ET l'acteur. On peut donc ajouter un personnage intermédiaire : l'acteur joue un personnage, mais l'acteur que va percevoir le spectateur derrière le personnage est à son tour un personnage qui est chargé de convaincre un peu plus le spectateur... Et ainsi de suite, les moyens de faire en sorte que le spectateur construise la magie dans son propre esprit peuvent être un bon moyen de continuer la discussion, si ça vous tente... Gilbus
  15. Il fait partie du club closeup monthly de la haie Fouassière, et fait des choses vraiment sympa... Il aime bien bricoler son matériel, qui a de la gueule, du coup... Il a même ouvert son propre théâtre magique. Un magicien à suivre... Gilbus
  16. Un fou croira à ses délires : c'est comme ça qu'on les reconnait... S'il n'y crois pas, tu retombes dans le schéma du type dépassé par l'effet. Il faut compter en plus sur les autres niveaux d'expression: Il est fou, ok. Se considère t'il comme fou ? u Que veut il paraître ? Ment-il ? Veut il manipuler l'auditoir ? Croire à la magie est-il signe de folie, quand les faits confirment les théories ? Au delà de la suspension du refus de croire lié aux conditions de spectacle, que veux tu que le spectateur pense du personnage ? -Qu'il est vraiment fou ? -Ou que c'est un bon acteur (complicité hors incarnation du personnage entre l'acteur et le public)? La création d'un personnage cohérent est une partie subtile et exitante de la creation du spectacle... Gilbus
  17. C'est un des effets décrit dans la doc des venom. La bague tombe de la main du magicien, sur plus de 50cm, et s'immobilise horizontalement, un temps suffisant pour sembler un arrêt sur image, avant de remonter dans la main du magicien, toujours à l'horizontal. Cette notion de bague "horizontale" me semble fondamentale pour qu'elle n'ai pas l'air de pendre au bout d'un fil... On la retrouve dans "invisible", de damien Savina, ou la bague décolle horizontalement depuis la paume du magicien, pour se stabiliser quelque cm au dessus. Et le spectateur peut la prendre, elle est immédiatement libre... L'effet avec les venom est encore plus visuel, l'éloignement de la main étant plus grand... Mais le spectateur ne peut pas la prendre en vol... Par contre, c'est bien la main du magicien, pas celle du spectateur (je ne vois d'ailleurs pas comment le faire à coup sur avec le spectateur...) Bonne piste pour le personnage. Très classique : le nombre de magicien qui se font dépasser par la magie, c'est dingue Je faisais ça aussi, avant, mais j'ai viré vers une attitude legerement différente : L'innocence. Je ne me rend même pas compte qu'il y a magie, les phénomènes me semblent parfaitement naturels... C'est une autre approche Tu parles de personnage sérieux : effectivement, pour que ce soit drôle, le personnage gagne à être sérieux, quand il se fait dépasser... Gilbus
  18. Le personnage peut difficilement être improvisé en fonction des spectateurs, à mon sens, car c'est un élément central du numéro. Le texte du personnage, lui, peut bien sûr être adapté en fonction de l'instant, mais le rôle et la nature du personnage est déterminant pour le spectacle... Bien sûr, comme tu es au début, tu peux essayer plein de choses, mais il sera bien plus facile d'avoir travaillé un personnage que d'en improviser un. C'est cool de se poser les méta-questions, avant de se lancer dans les détails de présentation des tours : Pourquoi le public est là. Pourquoi toi tu es là. Quel est le but de ton personnage lors de ce spectacle. Comment ton personnage en est arrivé là... Bref, les questions de base qui vont donner du sens à ce que tu feras. Regarde tous les grands prix fism de ces dernières années : La plupart ont un personnage central qui rend tout le spectacle cohérent et intéressant... Le choix des tours est quasiment accessoire, dans un spectacle... Même si les effets doivent être justifiés et parfaitement exécutés, ce n'est pas ce qui va rendre le spectacle inoubliable. Mais bon, chacun sa méthode de travail Gilbus
  19. Et si tu nous parlais de la forme, maintenant que tu as des tours... Vas-tu raconter une ou des histoires, en mode conteur ? Vas-tu plutôt faire un mode conférencier, qui illustre son propos ? Ou encore avoir une proposition d'expérience interactive avec le public ? Ou autre chose... Quel est ton personnage ? Quels sont ses pouvoirs, leur origine, son attitudes vis à vis de ses dons ? Bref, plutôt que faire une liste de tours et d'effets, si tu nous parlais de ton projet, ca semble intéressant... Gilbus
  20. Pourtant, même si magie, divination et religion sont tous les trois axés sur le mystère, la religion a quand même un rôle pour lutter contre l'inconfort de l'impermanence (nous sommes mortel...), et en ce sens, les séances de spiritisme sont une pratique religieuse... Alors que magie et divination ont d'autres fonctions. A mon sens, le but du spiritisme n'est pas de réaliser des prophéties, auto-réalisatrice ou non, mais établir un lien avec l'au-delà, sans forcement espérer en tirer d'autres avantages qu'un réconfort psychique. Les informations que l'on tire des défunts ne sont souvent qu'accessoires... A, désolé, j'oubliais la vision anthropomorphique que certains donnent de dieu... Dire que dieu perd la foi en quoi que ce soit est déjà nier la toute puissance de ce dieu... C'est ballot. Je n'ai pas zappé cette partie, j'ai simplement une approche différente de l'outil. Tu expliques l'utilisation du pendule comme lien avec le subconscient, et c'est une application classique (il y a d'autres techniques du même genre : mettre le pendule au dessus d'un objet rond, il tourne, d'un objet long, il se balance sur l'objet etc.) Mais cette méthode est en fait similaire à d'autres techniques comme le marc de café, la boulle de cristal, le yi-king ou la géomancie... Ce sont des supports de communication. L'interprétation des tâches de café ou des reflets dans le cristal permet à l'inconscient de s'exprimer. Pour des supports qui semblent plus structurés (yi-king, géomancie ou autres), l'inconscient peut s'exprimer par l'interprétation que l'on fait d'un système trop complexe : la sélection de ce qui reste après simplification est une expression inconsciente... De la même facon que l'on peut concevoir un aspect holistique de l'univers, en disant que tout est dans tout, et on peut donc utiliser n'importe quoi pour support de vision. Cela peut aussi être une phrase ou un mantra, d'où la puissance des prières récité en boucle, qui libère l'inconscient... Certaines pratiques qui semblent incohérentes sont en fait des outils psychologiques... Mais certains vont au delà de l'inconscient, et parlent de contact avec d'autres choses : que ce soit l'inconscient collectif prôné par certains, ou des explications plus spiritualistes, tout dépend du système explicatif que tu choisis. Tu te limites apparemment à l'inconscient, pourquoi pas, mais c'est un modèle parmi d'autres Tous les voyants ne sont pas des mentalistes, et tu n'as pas dut faire l'expérience de flash de prescience, ce sont des expérience rares... Mais qui sont identifiables, et bien loin des prédictions auto réalisatrices ou des informations venant juste de l'inconscient Ceci dit, tu as bien raison de dénoncer les arnaqueurs de la voyance, qui pratiquent l'adiction... Simplement, tout n'est pas si simple ni tranché Gilbus
  21. C'est effectivement très enthousiaste, comme discours Parfois un peu réducteur aussi... Déjà, il met divination, magie et spiritisme dans le même sac et il secoue... Je pense qu'il y a quelques nuances à faire... Les religions seraient la même chose, mais avec juste un effet à plus long terme (en gros, après la mort... ) : là aussi, il y a des nuances à trouver... D'ailleurs, les partisans d'allan kardec parlent de la religion spirite... Va savoir, charles... Ramener tout le surnaturel et le spirituel d'un bloc à l'effet placebo, ça, c'est fort... Par contre, cela relève bien d'un biais cognitif... A, petit détail : le fait de répéter plusieurs fois que le jeu de tarot existe depuis des "milliers" d'années ne déplacera pas sa date de création, que les historiens situent au 15ème siècle (bien après l'arrivée des cartes à jouer en europe...). Un petit travail sur le sujet serait bon... Car dire que les tarots sont une chose très ancienne, c'est être victime soi même des vendeurs d'illusion que taha veux dénoncer, c'est ballot... Mais le podcast serait amusant à écouter, si taha ne faisait pas tant d'erreur de conjugaison (LE pendule de radiesthésie, pas LA pendule, qui elle donne l'heure) , de prononciation (à ma connaissance, on ne dit pas kimio, mais bien CHImio...) et de contre sens (dieu à perdu la foi en toi ? Vraiment ? ) ... Désolé, mes oreilles saignaient, j'ai du faire des avances rapides... Mais si j'ai bien saisi l'esprit : les tarots, le marc de café et les boulles de cristal, c'est des voyants, c'est pas bien. Le pendule, par contre, c'est bien. Mystères de l'esprit humain Gilbus
  22. Si ça te dit de bouger à fougères, je serais sur une anim médiévale au chateau, tout le we prochain, de 10h à 19h00... Je ferais une pause pour papotter, si tu viens... Gilbus
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