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Gilbus

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Tout ce qui a été publié par Gilbus

  1. Par exemple ceci : « Lawrence Abu Hamdan a travaillé avec d'anciens détenus de Saydnaya, une prison militaire en Syrie où quasiment aucune image de l'intérieur n'existe Ben, ce n' est pas du ready-made, puisqu'ils ont vraiment créé une chose spécifique, et non utilisé une chose toute faîte... A moins qu'ils aient juste pris des bruits aléatoires, et baissé de 19 décibels ? Mais ce n' est pas l'idée qu'en donne la description... Des oeuvres audios, cela existe depuis longtemps, j'avais suivi un parcours de "postes de radios" qui racontaient une histoire, il y a des années, au festival d'Avignon. Tu as le jardin sonore, à pougne-herisson, qui est rigolo aussi... Gilbus
  2. DUCHAMP a bien dit, dans ses interviews, que le coup de l'urinoir était une blague, et qu'il avait été le premier surpris quand, de la façon la plus sérieuse, on lui en avait commandé d'autres exemplaires. Ce n'était plus drôle, mais bon, il les a livrés quand même, puisque des gens étaient assez bêtes pour lui en acheter très cher... Tu dis que depuis, on est passé à autre chose ? J'étais il y a trois ans (pas 10 ou 15 ans !) au musée Guggenheim de Bilbao, lieu prestigieux s'il en est de l'art contemporain... Une des œuvres était présentée exactement comme je l'ai décrite : un piédestal uni, un cube de plexiglas laissant voir l'œuvre... un emballage de préservatif. Peut-être que c'était la reconstitution parfaite d'un emballage de préservatif faite en poils de chameau peints à la main, mais ce n'était pas indiqué dans la fiche, qui parlait juste de questionnements intrinsèques sur l'aspect aléatoire de l'existence ou d'autres bêtises du genre. Donc, pas une création, pas une chose demandant un savoir-faire, une technique, une pensée... Juste un emballage de préservatif, et c'est tout. Cela reste pour moi l'essence du ready-made, reconnu par les spécialistes du secteur : Guggenheim, c'est une référence mondiale ! Donc non, je ne caricature pas tant que ça... Mais mieux vaut en rire, non ? Gilbus
  3. Le ready-made, ou comment devenir artiste La première chose est de définir l'artiste : dans l’art contemporain, l’artiste est celui qui dit qu'il est un artiste. Donc si vous n'êtes pas artiste… Dites que vous êtes artiste, et c'est bon. Néanmoins, c'est bien d'avoir une œuvre d'art pour prouver que vous êtes artiste. Je vous propose donc de devenir un spécialiste du ready-made. C'est une forme d'art extrêmement élaborée qui repose sur une technique complexe : déjà, prenez un objet. N'importe quel objet dans votre quotidien, autour de vous, un objet. Voilà, c'est tout : c'est votre œuvre. Car puisque vous êtes artiste, si vous décidez que cet objet est une œuvre, c'est donc une œuvre. Maintenant, il y a toujours des esprits chagrins qui vont contester le statut d’œuvre de votre création. Pour cela, il faut soigner la présentation comme en magie : il faut soigner l'emballage. L’écrin donne sa valeur au bijou, l’exposition son authenticité à l’art. Mettons pour l'exemple que votre œuvre soit un petit ventilateur portable. Ce n'est pas cher et on peut en trouver sur AliExpress pour quelques euros maximum. Il faut vous procurer un socle d'exposition, que vous pouvez construire vous-même, commander à un menuisier ou acheter sur AliExpress de toute façon. C'est un parallélépipède de couleur neutre et unie sur lequel vous allez pouvoir poser votre œuvre. Si c'est une œuvre passive, vous pouvez également ajouter un globe en plexiglas ou en verre pour la protéger, ou une cage cubique en plexiglas de façon à ce qu'on puisse la voir sans pouvoir la toucher. Mais dans le cas de notre ventilateur, il ne faut pas qu'il y ait d'obstacle entre le public et l'œuvre elle-même, car l'œuvre va souffler. Cela va créer une interactivité entre l'œuvre et le public : c'est le top au niveau du ready-made. Maintenant, il faut passer à l'argumentaire, c'est le plus important en art contemporain. Vous allez coller sur le côté du socle une petite étiquette portant le titre de l’œuvre. Le titre peut être en rapport avec l'œuvre, une fonction ou une couleur de celle-ci, ou pas d'ailleurs : le titre peut être complètement quelconque, l'important c'est que ce soit conceptuel. Pour notre ventilateur, je propose « La Vie ». La vie, c'est le souffle, la vie, c'est l'air, la vie, c'est la relation entre quelque chose et autre chose, donc entre votre œuvre et le public qui va recevoir le flux d'air du ventilateur. Bien sûr, il ne faut pas expliciter tout ça au public sur l'étiquette. L'étiquette doit laisser l'imaginaire du public s'emparer du titre et essayer de chercher un lien quelconque avec l'œuvre. C’est mieux si le lien est difficile à trouver : ça veut dire que l'œuvre est intelligente et que, bien sûr, celui qui trouvera un lien, quel qu’il soit, sera encore plus intelligent. Cela va flatter le public. Mais comme on sait que le public n'est pas très malin malgré tout, c'est bien d'avoir un vendeur ou un guide dans l'exposition qui va détailler justement la fonction de l'œuvre, son lien avec l'univers réel, subjectif, psychologique, cosmique et plus si affinités — avec tout ce qu’il voudra, d'ailleurs, puisque votre œuvre est universelle : forcément, c'est contemporain. Donc le guide pourra expliquer le souffle de la vie. Il pourra expliquer bien sûr que le ventilateur fonctionne sur batterie : il y a la vie qui s’écoule et qui va s’épuiser pour finir par s’éteindre, puisque le ventilateur va s’arrêter quand il n'y aura plus de charge. Voilà, c’est une extraordinaire métaphore de la vie qui, en économisant son souffle, peut durer plus longtemps, mais qui, en se donnant à fond, pourra brûler la chandelle par les deux bouts. Même si on peut dire que c’est un peu archaïque comme définition, ce n’est pas grave : du moment que c’est dit avec conviction, c’est l'essentiel. N’oublions pas le bouton de réglage de puissance, qui incarne à la fois le libre arbitre et les limitations intrinsèques de l’être. Il va également détailler l’aspect esthétique de l’œuvre : dans mon cas, j’ai un ventilateur qui est moitié blanc, moitié noir, et c’est l’opposition entre le yin et le yang, la mort et la vie, le jour et la nuit... Bref, il y a opposition, et quelle que soit l'opposition, c'est fort ! Et plus élaboré encore : il y en a qui ont cherché le lien avec l'univers concret visible, la matière et l'énergie noire que nous décrivent nos physiciens, ce qui permet d'avoir un petit accent scientifique et quantique qui n'est pas mauvais pour l'art contemporain. Soyons conceptuels, mais branchés. Si le vendeur/guide n’est pas dans vos moyens, vous pouvez réaliser une fiche consultable collée pas loin du socle. Vous constituez comme ça une exposition d'une vingtaine ou d'une trentaine d'œuvres. Pas trop, parce qu'il faut montrer que c'est difficile à faire quand même. Si vous avez commandé vos socles par lot, cela peut vous prendre presque une demi-heure si l’impression des étiquettes est lente. Il faut maintenant monter l'exposition, et pour ça, disposer vos socles à différents endroits d'une pièce. Pour l'éclairage, vous pouvez varier : faire un coin de la pièce qui est quasiment dans l'obscurité si les objets restent plus ou moins visibles, et d'autres où les objets sont plein feux. La variété ne nuit pas. Après, vous pouvez aussi opter pour une homogénéité de votre exposition avec tous les objets placés au même rang. Le choix n'a pas tellement d'importance, puisque de toute façon il sera évident pour tout le monde que vous avez soigneusement réfléchi à toutes les implications de chaque détail de l'exposition, et que même ce qui paraît incongru est en fait complètement voulu. C'est tout l'intérêt de l'art contemporain : quand on fait quelque chose de nul, eh bien le public ne peut pas imaginer que l'on a tout simplement raté. Non, on a forcément fait exprès de faire quelque chose de nul, et du coup ça devient génial ! Voilà, vous êtes artistes. Demandez à un ami milliardaire, ministre de la Culture ou investisseur de fonds de pension de vous acheter les trois quarts de l’exposition très cher. Multipliez le prix de ce qui reste par 1 000 : ainsi vous aurez votre cote, et votre investisseur pourra revendre avec une plus-value intéressante. Bienvenue dans le monde parfait de l’art contemporain ! Dans les prochaines formations, nous parlerons de l’art pictural, de l’utilisation des éclaboussures de peinture, du crayonnage compulsif, des oppositions entre ces méthodes organiques et celles utilisant une règle pour faire des rayures (spoiler alert : n’importe quelle méthode est bonne pour l’art contemporain…). Nous aborderons la sculpture : le modelage et l’empilement aléatoire de boules de glaise marron, avec une masterclass sur l’évidence scatologique du résultat. Ce qui nous amènera dans l’univers de la transgression, étape incontournable de l’art contemporain, avant de basculer dans l’étape ultime : l’évacuation du sens, de l’intention, puis de l’œuvre elle-même.
  4. Merci beaucoup, c'est extrêmement intéressant du point de vue des magiciens : En effet, le type à un immense talent pour croire ce qu'il dit, et faire passer sa conviction au public. Il joue avec passion, mais sans sur-jouer, ce qui rendrait la prestation ridicule, à l'image de l'oeuvre décrite ici. C'est drôlement bien fait, et permet d'élever un gribouillage au rang d'oeuvre structurée, c'est beau. Donc, un grand exemple pour nous tous, dans nos spectacles : Si vous dites des bêtises avec suffisamment de conviction, ça marche!!!!! Gilbus
  5. Merci pour ces références précises et chiffrées. Après, il ne faut pas oublier que pour qu'un artiste soit "coté", il faut que de grand musées achètent ses oeuvres. Ce qui veut dire que nos musées nationaux, le cnap et nos frac sont bourrés d'oeuvres contemporaines payées avec l'argent de l'état. Que des milliardaires ai mis en place le marché de l'art contemporain pour spéculer et défiscaliser, cela n'a rien de surprenant, puisque ces milliardaires ont le talent de générer de la richesse à partir de rien, le rien étant dans ce cas l'art contemporain (art contemporain = art comptant pour rien...) Mais quand c'est l'argent public qui part dans ces machins, là, j'ai le droit d'exprimer un agacement, puisqu'il s'agit de choix politiques. Gilbus
  6. A noter que ce n' est pas une statistique uniquement sur l'art contemporain tel qu'évoqué ici. Il y a les figuratifs de toutes les écoles, les grapheurs, qui si je ne m'abuse sont classés dans les plasticiens, et bien d'autres artistes qui ne se revendiquent pas de l'art contemporain. Ensuite, par le biais des auto-entreprise, bon nombre d'artistes occasionnels se retrouvent dans ces statistiques "professionnelles", ce qui fausse un peu la perspective. Ces "amateurs" qui passe en auto-entreprise pour pouvoir vendre une toile de temps en temps (j'ai une tante qui fait ça, et cela n'a rien de "contemporain") ne donnent pas forcément un bon éclairage des artistes professionnels, qui, eux, sont sensés en vivre. Mais bon, tu as raison en ce sens que bien vivre d'une profession artistique n'est pas donné à tout le monde... Gilbus
  7. Parfais, allons y : Merci pour la démonstration Et comme je suis hyper consensuel, je modifie mon appréciation : "La plupart des artistes contemporains professionnels, si on en crois les expositions branchées, ne donnent pas de "sens", et n'ont d'autre "intention" que de gagner un maximum de pognon sans se fatiguer" Tu vois, on est d'accord Gilbus
  8. Pas tout à fait : La plupart des artistes contemporains ne donnent pas de "sens", et n'ont d'autre "intention" que de gagner un maximum de pognon sans se fatiguer. Tu vois, j'avais déjà compris l'art contemporain bien avant Gilbus
  9. Je viens d'inventer une machine à stocker une énergie infinie : Je ne sais pas si quelqu'un l'avais déjà évoqué ici, donc je présuppose que c'est MON invention. Tout le monde sais qu'un laser peut transporter une énergie.. Si on place un laser derrière un miroir sans teint, une partie de la lumière va quand même traverser. Mais si on place un miroir normal devant, la lumière va être renvoyée vers le miroir sans teint, qui la renverra au normal et ainsi de suite. Tout l'énergie que continuera à envoyer le laser va donc s'accumuler entre les deux miroirs, faisant la navette dans cet espace captif à la vitesse de la lumière. Donc, l'énergie est stockée ! Gilbus Oups, je viens de tenter l'expérience, mais il semble qu'un des deux miroirs n'était pas exactement plat, ce qui a amplifié l'énergie par un effet de miroir déformant, et a fini par faire fondre les miroirs. Et ma maison. Ainsi qu'une partie du quartier... Je me demande ce que va dire mon assureur. Gilbus
  10. j'ai répondu au sondage. Je peux proposer un mini stage/atelier (mes stages habituels sont sur 2 jours ) ou une conférence sur la magie contée. En plus des numéros démonstratifs… Votre initiative m'intéresse, on essaient de former un groupe du coté de Nantes avec les crazy druids, qui échangent sur le sujet de la magie fantastique. Pas encore de spectacle officiellement prévus, mais on avance sur un projet... Bon, le plus dur, ça sera de faire les 5 heures de routes (je suis prés de Rennes…), mais j'ai déjà fait pire Par contre, fixez des dates le plus vite possible : Les agendas se remplissent très vite, même un an à l'avance... Gilbus
  11. Certes, la machine à faire pleuvoir est une belle invention. Mais sa prouesse technique ne vient pas de sa fonction, mais de sa miniaturisation. Il faut, dans les modèles ordinaire, une antenne bien plus longue, de 5 à 10m suivant les modèles. L'antenne étant parallèle au sol, à une hauteur généralement inférieure à deux mètres. Et on s'en sert sans avoir besoin de piles, puisque la congestion atmosphérique est causée uniquement par réaction chimique. Le principe est d’ailleurs simple : On trempe dans les produits chimiques du tissus qui servira ensuite de voile de diffusion. Mais on doit impérativement, après l’imprégnation, diluer la plus grande partie du traitement en passant les voiles dans de l’eau neutre, suivant les principes de la mémoire de l’eau et de l’homéopathie. Ce n’est qu’après que l’essentiel des produits a été retiré des voiles que l’on peut fixer celles-ci sur l’antenne, et laisser l’engin produire la congestion atmosphérique par évaporation du liquide. Et ça marche : Chaque fois que je met mon linge à sécher, il pleut. Gilbus
  12. Hé bien, ça en fait des points soulevés… Commençons : La question des performances : Alors, tu touches un point sensible, car j'ai bien sûr, comme nous tous ici j’imagine, un faible pour les spectacles vivants. Encore faut il que le spectacle en vaille la peine : Une performance qui dure aussi longtemps me pose question. Le visiteur qui, dans le cas de la fille qui s’emmure les yeux bandés, va passer entre 5mn et une heure à la regarder poser ses briques, ne regarde pas la performance, mais l’idée de la performance, puisqu’il ne la voit pas dans toute sa durée. Certes, il va y avoir du monde pour la fin, quand j’imagine qu’elle éclatera son mur pour en sortir, à moins que l’artiste ne pousse la logique jusqu’à se laisser mourir emmurée… Mais j’ai toujours du mal avec cette idée de performance qu’on ne regarde pas en entier, ou qui en tout cas serait extrêmement pénible et soporifique à suivre en entier… J’ai d’une manière générale un à priori contre les trucs qui durent trop, ou trop répétitifs, mais je suis mauvaise langue, peut être que c’était passionnant à suivre pendant des heures, car l’artiste avait travaillé la pose de chaque brique pour en faire à chaque fois un moment unique ? J’ai un doute… Bon, au moins, elle bouge en faisant des trucs, c’est mieux que certaines « performances » ou l’artiste s’allonge sur un matelas et fait une sieste (si, si, ça existe, des gens sont payés pour ça…) Mais d’une manière générale (arf, je pense, en même temps que j’écris cela, qu’il est dure de généraliser quand on parle d’art… mais tout juger de façon uniquement individuel empêche aussi de se faire un avis… c’est compliqué, l’art contemporain…), donc, d’une manière générale, disais-je avant d’être grossièrement interrompu par moi-même, il semble plus facile d’apprécier une prestation que l’on suit du début à la fin qu’une prestation qu’on ne suis que partiellement. Après, ça dépend aussi du but : Est-ce la prestation en elle même que l’on doit apprécier, ou le « message/prise de conscience/révélation » suggéré par la prestation ? Et là, on retrouve l’aspect suivant de la vidéo : La différence en art contemporain entre la « production », qu’elle soit œuvre physique, performance ou les deux, et le message qu’est sensé faire passer cette production. Et on constate souvent, dans les artistes contemporains, une économie de moyen du côté production, censé être justifiée par l’importance du message, ou de l'émotion, ou de l’interpellation, ou du non message, avec ce genre de loustics, on ne peut pas vraiment savoir, certain justifiant l’indigence de leur production par justement une volonté de ne transmettre aucun message, bref, c’est compliqué l’art contemporain… C’est une autre des choses que je n’aime pas : Il faut lire, apprendre, mettre en perspective, établir des relations, se forger tout un cursus de connaissances pour, enfin, peut être, apprécier l’œuvre et l’artiste (là aussi, on ne démêle que rarement l’artiste de l’œuvre…) Du coup, l’œuvre elle-même, ben souvent, elle est nulle, ne prenant sa valeur que par un baratin externe. Ça me gêne. Prenons une référence qui parlera à tout le monde ici : un tour de magie. Je distingerais : - l’effet magique en lui-même, avec toute la mécanique qui amène à l’effet, -et la présentation, c’est-à-dire l’histoire que l’on raconte avec, le sens qu'on cherche à y mettre. Dans beaucoup de production d’art contemporain, ils misent tout sur la présentation : galeries spécialisées, aval d’autorité, réputation de l’artiste, motivation de l’œuvre et mise en relation avec les évolutions de l’artiste ou d’écoles artistiques, messages sensés être portés par l’œuvre etc. Et à côté de ça, l’œuvre n’a pas vraiment d’intérêt en elle-même (je sais que tu aimes les monochromes, la peinture dans mes toilettes est un monochrome, si tu passe vers rennes, je te ferais visiter, tu sera ravi…) Quel magicien présenterai un numéro en basant tout sur la présentation avec un effet tellement faible qu’il suscite juste l’incompréhension du public, s’il n’y a pas la présentation ? Ben non, on travaille les deux : on renforce l’effet, on ajoute des convincer, on établis un chemin magique, on désamorce les explications, on s’assure que la situation initiale est bien comprise et acceptée, on met des parenthèses de l’oubli ou il faut, on éloigne les technique de la révélation de ce qu’a fait la technique etc. Bref, on travaille l’effet. Et parallèlement, on établis une présentation justifiant notre personnage, notre présence, notre désir de présenter l’effet, etc. Si on fait tout ça, et plus encore, on a une petite chance de parvenir à une œuvre d’art magique. Les artistes contemporains, souvent (mais il faut pas généraliser ! c’est compliqué l’art contemporain… ), ne travaillent que le discours de présentation. Quant à l'effet, ils versent de la peinture n’importe comment dierctement du seau sur une toile, vident une poubelle au milieu d’une salle (sale ?), ou exposent un emballage de préservatif… Ce qui, à mon avis, constitue des « effets » extrêmement faibles et peu travaillés. Le coup de la fille qui s’emmure semble contenir du sens (c’est une femme, elle s’emmure, ce qui emmure est aveugle comme la médecine de l’époque, la différence entre l’emmureur et l’emmurée etc.) Elle a travaillé sa scène, ses gestes, j’imagine qu’il y a eut des répétitions laborieuses pour vérifier qu’elle pouvais aller au bout de son projet etc. Il y a donc moins d’économies de moyens que, par exemple, remplir de gélules une boîte à pharmacie (autre fumisterie/pratique artistique célèbre de l’art contemporain) ou accrocher au mur… un crochet (c’est le crochet l’œuvre, 2,50 les 4 dans toutes les bonnes quincailleries, mais le prix, une fois que c’est une œuvre, est légèrement différent.) Donc, il faut voir… mais je maintiens mes remarques sur les performances longues durée… Ensuite (ben oui, il y en a des choses dans cette vidéo…), le coût. Il dit que c’est financé par des fond privés, la plupart du temps. Ben c’est normal : cela fait partie des fameuses niches fiscales qui mettent à l’abris de l’impot une partie des dividendes, en échange soit d’œuvres renégociables avec plus values, soit de valeurs immatérielles (position sociale, respectabilité, entre-soi avec les milieux culturels… donc, en pouvoir… ) Mais une partie de l’art contemporain est effectivement financé avec les sous de l’état, indirectement puisque c'est de l'évasion fiscale, et directement puisqu’un passage presque obligé pour coter un artiste est qu’il doit avoir des commandes public ou de structures reconnues… J’ai visité un FRAC (fond régional d’art contemporain) il y a quelques années, c’était pas loin de chez moi. On nous a montré la structure et les installations : ça représente un sacré paquet d'argent, très belles installations… Et on nous a montré une sélection « d’œuvres » que cette structure contenait : pathétique. En ce sens, l’état se met au service du « marché de l’art », qui porte bien son nom, en donnant justement une « valeur » à des artistes contemporains. J’ai un ami qui a coutume de dire : Art contemporain, art comptant pour rien. Ben si, ça compte, avec notre argent. Pour ceux ne l’ayant pas encore vu, un petit spectacle de patrick lepage, à savourer… https://www.google.com/url?sa=t&source=web&rct=j&opi=89978449&url=https://www.youtube.com/watch%3Fv%3Dn3gOLGzMChU&ved=2ahUKEwjCwv6Au-yQAxW3TqQEHbZKFuIQwqsBegQIEhAB&usg=AOvVaw0bwHANk1T1z1fo8ylcsYk5 Bon, on rigole, on rigole, mais j’ai des spectacles à préparer, moi : bon mois de décembre à tous ! Gilbus
  13. Pour débiner, encore faut-il qu'il y ai magie... Un plateau de table qui fait 50cm d'épaisseur, tu crois que ça trompe quelqu'un ? Peut être qu'il existe des illusions utilisant ce procédé qui sont bien faites... Mais pas dans ce cas. De toute façon, il y a bien pire en débinage sans que la majorité des magiciens proteste... Et même s'ils protestaient, ça ferait quoi ? Il y a des dizaines d'années que j'ai arrêté ce combat contre le débinage sur le net : On ne peut pas luter contre la bétise et l'ego des débineurs... Gilbus
  14. Non, ce n'est pas exactement le jeu mene-tekel, mais tu brûles... Les gens ne se contentent pas de renomer les produits, ils on des configurations différentes pour des effets differents... En fait, je considère (mais ce n'est qu'une catégorisation personnelle...) que le jeu multieffet a une multitude de variantes, qui ont chacun une ou plusieurs applications spécifiques : Le mene-tekel est une variante très spéciale, tout comme le jeu radio, très spécial aussi, ces deux variantes n'ayant pas toutes les cartes d'un jeu ordinaire. Mais la plupart des multieffets sont des jeux complets, avec toutes leurs cartes, avec ou sans jokers (que ce soit les versions de Tamariz, de @Vincent HEDAN, de @Jean-Manuel (Cervier), de ceux cités par @Frantz RÉJASSE, ou même les miennes alors que je ne suis pas un génie...) Ce qui ne limite pas ce que l'on fait avec aux applications du multieffet, d'ailleurs, on peut aussi faire plein d'autres tours avec ce type de jeu... Mais il y a tellement de cas ou le multieffet peut enrichir un autre tour que j'en met presque partout... Tiens, le dernier ajout que j'ai mis dans mes notes de conférence est un tour ancien et classique, que j'avais pratiqué il y a très longtemps, oublié, et que j'ai redécouvert il y a peu dans un bouquin : Au passage, pour ce qui est des publications, vincent est quand même largement en tête : Lui a des bouquins publiés et abondant, alors que je n'ai sortis pour ma part que des notes de conférences sur le sujet, soit un livret de 80 pages sur le multieffet (bon, 80 pages A4 écrit petit, soit... On va dire un petit livre une fois remis en format bouquin...) Ce n'est pas une compétition pour savoir qui a la plus grosse doc... Ce qui compte, c'est que ce principe a vraiment, (mais vraiment !) un nombre d'application uniquement limité par notre imagination... Et pour revenir au jeu de cette discussion, si effectivement c'est un multieffet (je ne connais pas le produit, mais c'est une des possibilités...), le faire mélanger comme sur la vidéo est peu recommandé... C'est en ce sens que la vidéo est trompeuse. Mais l'application est excellente, on peut très bien adapter le tour pour que les mélanges réels soient fait en toute sécurité, donc bravo pour l'idée ! Une de plus... Gilbus
  15. Peux-tu développer l'erreur, j'ai beau loucher pour lire dans les deux sens simultanément, cela me semble bien palindromique... Gilbus
  16. On ne se déguise pas, on se costume... Pour casiment chaque effet, il y a des techniques visibles que l'on peut cacher, des techniques invisibles et casse doigts, et des techniques invisibles et faciles... Si ton pied n'est pas de chercher l'effort à tout pris, cherche plutôt la dernière catégorie... (quand je parle de techniques, c'est en fait la méthode, cela inclus manipulations, mais aussi trucages, psychologie, et contrôle du public... ) Tu as déjà fait de la magie devant des enfants : Pour beaucoup (j'en fait partie...), c'est le public le plus difficile. A côté, les adultes sont bien plus prévisibles... Et donc plus facilement illusionnable. Donc lance toi, l'illusionnisme ne trouve son sens que si on fait des prestation devant un public. S'il n' y a pas de public, il peut y avoir de belles techniques, mais il n'y a pas de magie... Tout simplement car la magie ne nait pas dans les mains du magicien, mais dans l'esprit du spectateur. Si les clubs de magie sont trop loin, demande leur s'ils ont des contacts dans ta ville, et essaie de voir avec. Sinon, il y a les conférences, stages, et ateliers ponctuels... Bon courage. Gilbus
  17. Retour après achat : J'ai eu un Bose s1 pro ((disponible ici) d'occasion à 450€ (Le Bon Coin : il y avait moins chers, mais les vendeurs étaient prise de tête...). Très satisfait de l'achat, même si je ne m'en suis servi que deux fois depuis septembre (la plupart des choses que je fais ne demande pas de sono, où il y en a une dans la salle... ), et j'ai deux autres presta qui vont l'utiliser d'ici la fin de l'année, pour l'instant... Tous les points de la documentation sont tenus, bonne qualité de son sans prise de tête. Le larsen avec les micros est le seul problème constaté, il faut en tenir compte dans la disposition de l'enceinte par rapport à l'espace scénique. Peu de réglages, mais ils fonctionnent. L'application sur téléphone ne sert pas à grand chose. J'ai cru comprendre qu'on a accès à davantages de réglage sur la version +. Mais la musique Bluetooth marche super bien. Bref, très content de l'achat Gilbus
  18. Bien entendu, ce type de tour crée la surprise... La première fois. Si on a un personnage qui semble tout rater à chaque fois, et qui a chaque fois retombe sur ses pattes, ce n'est plus de la surprise, c'est au contraire la création d'une attente, ou à chaque fois, le spectateur se demande "comment" il va se rattraper, et non "s'il va se rattraper". C'est d'ailleurs une construction plus complexe que la surprise, car cela impose d'avoir une progression dans les conditions menant à l'impossible (sinon, cela devient répétitif, même si on connait tous les avantages de la répétition ) Gilbus
  19. Si on entend par là qu'il est surprenant de faire des choses impossible, tu as raison... Mais la surprise, en tant qu'élément de spectacle, ce n'est pas cela : C'est une chose qu'on n'a pas vu venir, et qui arrive en général brusquement. En ce sens, beaucoup d'effets ne sont PAS basés sur la surprise, soit parce qu'ils sont basés sur un suspens (on a dit ou fait entendre au spectateur le but qu'on vise, il y a attente... ) , soit qu'on laisse le spectateur anticiper lui même la fin impossible, ce qui est assez intéressant car c'est le spectateur qui construit lui même sa vision de l'impossible. Dans ces cas là, même si l'effet est "surprenant", il n'est pas basé sur la surprise... La surprise, en tant que technique, se base sur une arrivée inopinée, sur un temps court. Par exemple (une petite chose que j'utilise parfois), j'explique que tout le monde se crée des certitudes, tout le temps, et cela depuis la petite enfance. Par exemple, on apprend très tôt que si on lâche un truc... Il tombe. (faire tomber une bille noire, qui rebondis, je la rattrape au rebond) Et cela se construit en nous par l'expérience et la répétition. (on lache la bille, on l'a rattrape au rebond...) ( ajouter un autre texte et un autre lâché de bille, il faut qu'il y en ai trois pour que l'ancrage soit complet...) Mais notre façon de se construire des certitudes ne s'arrête pas à l'enfance : on en construit tous, tout le temps. Ici et maintenant, vous avez tous la certitude que si je lâche la bille... (lâcher la bille, qui ne rebondis pas du tout, montrer incidemment les deux mains vides) Elle rebondira : c'est comme on le vois une certitude "illusoire" ... (Ramasser la bille en se penchant par terre, la ramener à hauteur du visage, dans la main, bille cachée) Et je suis sûr que certains ont même pensé qu'elle etait noire... (montrer la bille entre deux doigts, elle est rouge...) Extrait de l'introduction du spectacle "certitudes illusoires, de Gilbus" Dans cet exemple, à part pour les magiciens qui connaissent tous l'effet de "la balle qui rebondis ou pas", le texte est sournois : Les spectateurs savent qu'ils sont à un spectacle de Magie, ils vont donc supposer que je tente de leur vendre une lévitation. Le fait de changer le but apparent est justement là pour créer une surprise. Si je lâche la bille et qu'elle ne tombe pas, étant donné le contexte et le texte, cela n'aurait PAS été une surprise. Même si cela eut été surprenant Le changement de couleur est aussi une surprise : L'effet semble terminé, j'ai justifié mon texte donc relachement... Le changement de couleur vient enfoncer le clou de l'argumentaire, mais de façon inopinée et d'un coup, ce qui est le propre de la surprise... Gilbus
  20. Gilbus

    A propos du Trac

    @Didier LEDDA va bientôt publier un nouveau livre : le trac, comment le surmonter. Ça sera en vente sur Amazon, dans la partie auto-édition... Info en avant première, donc... Gilbus
  21. A noter qu'un tel arrangement permet de reconstituer beaucoup plus rapidement un chapelet entier, quand le jeu est mélangé... Le fait de n'avoir que 26 choses à trier, plutôt que 52, ne divise pas le travail par deux, mais par beaucoup plus, suivant la méthode de tri... A noter aussi qu'avec de l'expérience et un oeil vif, la localisation à l'oeil d'une carte, durant un effeuillage, est également beaucoup plus simple avec 26 cartes qu'avec 52..surtout quand, avec le multieffet, on peut réellement faire défiler les 26 cartes une à une, sans risque de passer plusieurs cartes d'un coup, lors de l' effeuillage L'attrait du multieffet est effectivement de permettre des gains de connaissances avec certains montages (connaissance de la carte choisie, déplacée, de sa position au nombre exacte de cartes dessus ou dessous, ou d'une partie seulement de l'information, suivant ce que l'on désire : famille, valeur, dos...) Dans d'autres cas, on exploite les attributs physiques de la paire : positionnements automatique de la seconde carte dessus, dessous, au milieu, à un emplacement précis, localisation immédiate de la seconde carte réellement perdue au milieu du jeu, avec ou sans mélange... Mais ce que je préfère, ce sont justement les mélanges, que l'on peut faire à n'importe quel moment, et ne pas faire là ou d'autres méthodes imposent des mélanges pour faire des contrôles, altérant ainsi la pureté de la structure. La nature même du multieffet permet de faire d'abondants mélanges avant de commencer, que ce soit pour ce tour ou parce qu'on enchaîne avec le tour précédents ou il y eut plein de mélanges. Puis, durant le tour, on touchera le moins possible, voir pas du tout le jeu... Cela va totalement dans le sens du principe qui dit que moins il y a de manipulations, moins il y a de suspicions, et plus il y a de magie... Rien ne me semble moins productif que de demander au spectateur de remettre sa carte dans le jeu, ou il veut, puis de faire 3 coupes et 5 mélanges, pour "qu'elle soit bien perdue". Et on s'imagine que le spectateur est dupe ? Non, je préfère, et de loin, que le spectateur remette la carte ou il veux, et surtout qu'on n'y touche plus !!! L'idéal étant qu'il la remette dans le jeu alors que celui ci est sur la table, et non dans les mains du magiciens... C'est le genre de chose que permet la grande famille des multieffet, avec notamment certaines des configurations décrites plus haut... Gilbus
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