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Gilbus

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Tout ce qui a été publié par Gilbus

  1. Merci On peut montrer le jeu même trié par jumelles visibles : Avec un simple effeuillage, ce que je fais tout le temps sans aucun soucis, Ou avec un étalement sur table en lâchant les paires, mais il faut avoir un tapis et une table bien horizontale, et un peu d'entraînement bien sûr, mais ça reste léger... Le tri par paires de somme constante, du type linx de Cervier, est un très bon système pour certains effets Mais c'est une configuration parmi beaucoup d'autres Gilbus
  2. Non, le jeu multieffet est différent du mene-tekel, il a 52/54 cartes différentes, même s'il utilise le même principe, les applications sont très différentes... Mais j'ai coutume de dire qu'on peut ranger le mene-tekel, tout comme le swengali, dans la grande famille des multieffet, en tant que cas particulier, puisqu'ils utilisent tous le principe des paires arrangées qui résiste aux mélanges... Rien qu'avec les versions ou on a toutes les cartes (le multieffet classique), on a déjà plein de montages différents : Des paires en jumelles, ou avec une différence de valeurs fixe (pour perdre ou gagner à des jeux) , avec une somme de valeurs constantes (pour un forçage par exemple)... Mais ce n'est qu'une tout petite partie des possibilités : Forcages, connaissance immédiate d'une carte librement choisie, identification de cartes déplacée, sandwich automatiques, etc, etc, etc... Dans mes notes de conf, je décris des ambitieuses multiples, une possibilité de remplacer un principe de Gilbreath, des cartes au nombre, à l'épellation etc... Vincent, dans ses ouvrages sur le sujet, en montre d'autres... Sans parler de l'article du jinx qui donne encore une douzaine d'applications différentes... Plein de possibilités : le multieffet porte vraiment bien son nom Et tout cela sur des jeux réellement mélangés, avec de vrais choix, et sans techniques casse doigts... Gilbus
  3. Dans les cahier du mentalisme, N4, il y a un tour avec 3 éprouvettes remplies de liquide incolore. Un volontaire en choisi deux, qu'il bois, celle qu'il n'a pas choisit est remplie d'acide. Si la question porte spécifiquement sur les changements de couleur, le tour "cocktail" en contient, même s'il s'agit surtout de séparer des couleurs mélangées. Pour les méthodes purement chimique, prenez garde aux réaction exothermique : certaines formules produisent des chaleurs intenses. Et tout ces produits sont en général toxiques... Perso, pour les deux tours que je pratique régulièrement qui utilisent des liquides, je préfère le colorant alimentaire Gilbus
  4. Extrait de mes notes de conférence : Val Evans publie sur ce jeu vers 1936 dans le magazine « The Jinx » édité par Annemann (N°28), mais l’article, bien qu’illustré de 18 effets très intéressants, est peu parlant : les descriptions sont courtes, et visiblement peu de magiciens se rendent compte du potentiel de la chose… Une copie de cet article est en fin de document. Vous y trouverez des effets encore différents de ceux que je pratique et qui sont décrit dans les pages qui suivent. Le jeu multieffet retombe dans le presque oubli… Bien plus tard, vers 1980, Juan Tamariz, qui est génial, s’intéresse à ce jeu, développe plusieurs tours et écris même un livre dessus (en espagnol, "Baraja Multiefecto" , je ne pense pas qu’il ait été traduit…). C’est en voyant la vidéo « séminaire » de Juan Tamariz (VHS à l’époque…) que j’ai appris l’existence de ce principe. J’ai beaucoup aimé, mais je l’ai oublié sitôt la vidéo remise dans sa boite : décidément, c’est un principe qui se vend mal… Ce n’est que bien des années plus tard, que Vincent Hedan, qui est vraiment intelligent, lui, m’a fait une démonstration des possibilités du jeu multieffet. Je suis resté baba. Depuis ce jour, j’ai toujours un jeu multieffet sur moi, ou à portée de main. Roberto Giobbi (cours de Cartomagie moderne, tome 1) en parle rapidement, sans applications pratiques. Pit Hartling (« CuPITon »,C.C. Editions), Phil Goldstein (« The Mind'sEye Deck », dans le « Green book of Mentalism », Alain Gesbert (revue de la prestidigitation N° 597 N° 598, N° 600, et le livre « Kogitome 1 »), Steeve Eléma (« Le diabolic deck »), Cervier (« le Linx »), Val Evans, et sans doute bien d’autres, ont utilisés le principe de ce jeu, avec différentes façons d’associer les cartes.
  5. Ce que tu décris semble correspondre à ce que j'ai appelé "entonnoir cardini", que je décris dans mes notes de conférence sur le multieffet... Ou en tout cas, ça semble faire le même boulot Je t'envoie un extrait de ces notes en mp. Gilbus
  6. Effectivement, c'était le bloc qui tombe... Tu as une meilleure mémoire que moi Après, un bloc qui tombe ou une clef qui bouge, je trouve que le même raisonnement est applicable J'aime bien l'idée d'ammener le public à se poser la mauvaise question... Après, si on ne veux pas faire "encore" des cartes, on peut appliquer l'idée à d'autres choses : Un detecteur de mensonge, par exemple : Si une autre méthode nous permet de savoir si ce que le spectateur a écris sur un papier, et si c'est un mensonge, alors on peut lier clef (ou bloc...) a la découverte du contenu. La clef devient un moyen de divination, avec en plus l'utilisation de forces occultes pour la faire bouger... C'est un peu mon travail de ces derniers temps : prendre des effets classiques, comme un sac à l'oeuf, une imprimerie, un ruban fantastique, et essayer de faire autre chose que l'effet brut habituel... C'est effectivement souvent plus rigolo que de faire une carte retrouvée, mais aussi plus intéressant que l'effet brut... Par exemple, dans mon sac à l'oeuf, l'histoire me fait sortir du sac un crouton de pain, un oeuf, une douzaine de pieces, et mon histoire elle même. C'est toujours le type d'effet "apparition", mais la variété des objets qui apparaissent, liés à l'histoire, change de l'utilisation habituel (oeuf, ou omelette si ça se passe mal...) Ne t'inquiète pas, il y a des choses qui ne me semblent pas me correspondre aussi, dans son bouquin Mais globalement, je trouve ses idées intéressantes, d'ailleurs j'en avais déjà un bon paquet avant de l'avoir lu... Gilbus
  7. C'est : j'ai donné ce qui me passait par la tête Non, si l'effet est de retrouver la carte : la clef qui bouge est un moyen, pas un effet... On peut utiliser un pendule, à la place de la clef : c'est moins magique qu'une clef qui bouge, mais ça illustre que l'effet est bien la carte retrouvée... C'est juste plus "impossible" avec la clef... Mais si ta démarche est de mettre l'objet au centre de l'effet, fait toi plaisir Gilbus
  8. Les cartes peuvent être très belles aussi Tout est dans le scenario : La clef est celle de la salle ou le champion de poker est mort, au moment ou il voulait changer une carte. Il lui manquait une carte dans sa main pour gagner. On retrouve la carte qui fait une quinte flush royale quand on retourne la main du joueur mort... En fait, Ortiz proposait cela pour illustrer le fait d'éloigner méthode et effet : on a une clef, la méthode est la clef, l'effet est la clef... Gilbus
  9. Quelle belle idée !!!! En plus, ça ne semble pas bien compliqué à fabriquer (il faut trouver les bons papiers...) , et on peut le personnaliser comme on veut dans ce cas... Merci pour l'idée ! Gilbus
  10. Waou, comment il l'a kassé !!!! C'est le grand clash des Cristian, là.... Perso, j'aime bien quand les zététiciens sont un peu de mauvaise foi, ça rétablis la marque avec les spiritualistes, et les rend plus humains... On vous aimes, les zététiciens... Arf, j'oubliais que l'amour est difficilement mesurable par les sciences dures... C'est ballot... Un calin ? Gilbus
  11. Une autre version : Alors, pourquoi ça marche ? C'est "tout simplement" le vieux principe du grand mouvement vers l'avant qui capte le regard, et cache le plus petit mouvement qui est lui vertical. Nous savons tous que ce qui bouge attire le regard, que ce qui bouge en se rapprochant ou en montant encore plus, alors que ce qui ne bouge pas, s'éloigne ou présente un mouvement moins visible est occulté de notre conscience par le grand mouvement. C'est un mécanisme de survie implanté dans notre génétique, puisque chez nos lointains ancêtres, ceux qui ne voyaient pas le prédateur qui fonçait vers eux (mouvement qui approche et "monte", car en se rapprochant le prédateur parait plus grand...) se sont fait dévorés, ceux qui l'on vu on survécus et ont pu se reproduire, merveille de l'évolution sélective... Ici, on a donc le pied qui va léviter qui fait un plus grand mouvement que celui qui est posé par terre, qui lui va donner l'impulsion de saut à tout le corps : ce mouvement est donc en plus caché par l'absence de mouvements relatif avec le reste du corp, alors que le pied qui lévite fait un mouvement plus ample par rapport au corps. Le pied à terre change alors de rôle, et bouge en avant, pendant que celui qui était en l'air passe en retrait pour se poser à l'arrière plan, le pied qui "volle" bougeant au premier plan. C'est pour ça que c'est difficile de se concentrer sur le pied qui touche le sol, car c'est une action en transit, comme le définis si bien Ascanio... Voilà voilà... Bon, c'est pas pour ça que j'arrive à le faire correctement, ce foutu mouvement : Si jeunesse savais, si vieillesse pouvais... Gilbus
  12. Dans "concevoir des miracles", Ortiz suggère une utilisation indirecte de ce type d'objet : On passe la main sur un ruban de carte, pour trouver la carte choisie, et c'est l'objet qui s'anime quand on passe au dessus... Je crois que c'est dans la partie ou il parle des utilisations indirectes, en établissant une distance entre methode et effet (voir le principe d'éloignement du DEUDLMDG...). [vmprod p=10058]
  13. Je pense que la bas, il faut distinguer la mise en scène (que je trouve formidable !), les jeux d'acteurs et performances de cascadeurs (qui sont vraiment très bons !!), les effets spéciaux (qui sont époustouflants au delà de ce que j'aurais pu imaginer, et j'ai pas mal d'imagination !!!!!!!!!! ), et les scénarios qui sont tout pourris, sauf à être dans la mouvance de Philippe de Villiers... D'ailleurs le dernier spectacle, le mime et l'étoile, n'a pas été scénarisé par de villier, et c'est à mon avis (très personnel...) le meilleurs, car on a un scénario très poétique, allié aux autres capacités du puy, les acteurs, les effets speciaux, la mise en scène... Bon, globalement, je trouve les spectacles du puy d'un niveau hors norme. Les moyens mis en œuvre explosent les limites que l'on peut imaginer... Et je suis effrayé de voir qu'ils sont au service d'une idéologie clairement anti-républicaine... Bien sûr, la direction du parc dit que c'est de la fiction... Sauf que c'est présenté comme de la reconstitution historique, et qu'on est emporté par la qualité des spectacles... Ce qui fait passer cette idéologie à des millions de visiteurs !!!! Je sais bien que ça n'empêche pas le sens critique, mais tout le monde n'est pas féru d'histoire... Gilbus
  14. Désolé si quelqu'un l'a déjà mis, moi je viens juste de tomber dessus... Gilbus
  15. Pour ce qui est des thèmes et de la crédibilité, voilà quelques extraits du DEUDLMDG (dictionnaire encyclopédique universel de la magie de Gilbus, ouvrage qui me sert de référence quand je veux savoir ce que je pense…) Des thèmes de spectacles Les thèmes de spectacles sont un sujet d'importance, car avoir un thème va, en principe, assurer une certaine cohérence dans le traitement du spectacle. On peut avoir par exemple un spectacle harry potter, un spectacle spirite, un spectacle anti-spirite, un spectacle sur la psychologie, sur les émotions humaines, sur les extraterrestres, etc, etc, etc… Mais encore faut-il bien voir les limites et implications de ces thèmes. Et ce que l'on en attend. En effet, on peut avoir deux positions par rapport à notre thème : 1-On peut le mettre au service de notre spectacle, car on pense que c’est une chouette idée pour de la magie. C’est en général le cas, on ne choisi pas un thème pourri exprès… 2-On peut mettre le spectacle au service du thème, car on pense que ce thème est important. Par exemple, ceux qui ont eut la chance d’aller voir les spectacles au « puy du fou », le célèbre parc d’attraction Vendéen, pourront confirmer que la plupart des spectacles de ce parc sont là pour faire la promotion d’une idéologie, celle du fondateur du parc. Une solution n’excluant pas forcément l’autre… Dans le premier cas, le thème n’est pas notre cheval de bataille, c’est juste un outil. Que le public adhère ou non à notre thème n’est pas important : le but est faire un bon spectacle… Dans le second cas, ce thème contient des valeurs dont nous souhaitons faire la promotion. Le traitement est alors bien différent, puisque le but n’est pas le spectacle, mais les valeurs que l’on veut transmettre… En effet, quand je fait un spectacle sur le thème harry potter, je ne cherche pas à convaincre le public qu’une race de sorciers vit secrètement parmi les humains. Les spectateurs savent que c’est une fiction, et n’ont pas besoin d’y croire vraiment. Le fait de partir d’une fiction connue va d’ailleurs faciliter l’entrée dans le spectacle, en tant que spectacle de fiction. On va alors avoir le mécanisme de la suspension de l’incrédulité qui va automatiquement se mettre en place dans le public, comme dans un autre spectacle de fiction avouée. Le public va « faire comme si » c’était vrai, pour profiter du spectacle. (voir l’article sur la suspension de l’incrédulité) On a alors une dissonance qui va intervenir aux effets magiques : Les effets magiques ne fonctionnent pas sur le principe de la suspension de l’incrédulité, mais au contraire sur des choses réelles. Le public n’a pas à faire semblant que la pièce à disparue, qu’on a retrouvé sa carte, que le nœud est apparu sur la corde, non, c’est vraiment arrivé. La magie est réelle (dans l’esprit du spectateur…) On a donc un décalage entre le spectacle « de fiction » et la réalité de la magie. Dans le second cas, on a l’inverse : On a un thème plausible et réaliste, du moins c’est ce que l’on souhaite faire croire, et les effets vont venir conforter ce thème, en tant qu’illustrations concrètes ou symboliques. Le décalage est donc à gérer pour que l’effet magique ne perturbe pas la thèse portée par le thème, mais l’illustre ou le renforce. Se reporter à l’article sur l’éthique pour les risques liés à cette configuration. ….. ….. Il peut être intéressant à ce point de la réflexion de revoir un peu les différentes acceptations du public sur un discours thématiques. Le spectateur vient à un spectacle avec un esprit ouvert, c’est à nous de lui faire comprendre ce que l’on souhaite lui montrer. Cela peut être une fiction totale, une présentation réaliste virant à la fiction, une présentation réaliste avec des effets symboliques ou métaphoriques, une présentation réaliste avec des effets « réalistes ». Les spectacles de fiction ne posent en général pas trop de problème au niveau de la compréhension du spectateur, sauf dans le cas ou un adepte d’une croyance spécifique prend notre spectacle au premier degré. Cela commence à être plus compliqué quand le thème et la présentation sont réalistes. Le spectateur sait qu’on lui parle de la vraie vie, mais sait toujours qu’il est en spectacle. Donc il peut accepter des effets à titres de symbolisme, et parfois même des effets présentés comme phénomènes réels. Par exemple, une lecture corporelle avouée pour obtenir une information, une manipulation mentale par hypnose, une manipulation psychologique… Il est naturellement moins évident de faire passer des phénomènes physiques (affectant des objets ou des impossibilités physiques) que des phénomènes mentaux, qui violent « un peu moins » les lois de la physique. Il est encore beaucoup plus difficile d’avoir un thème de fiction et d’essayer de le faire passer pour réaliste Prenons l’exemple du thème des vampires : Pour 99% des gens, c’est bien sûr une fiction. Mais certains ont tentés d’en faire un thème réaliste, en essayant de trouver des sources historiques aux vampires. Il faut alors énormément de travail durant tout le spectacle pour affirmer et démontrer l’existence des vampires dans le monde réel. Mais on n’aura pas une adhésion franche à ce thème, car la croyance est à plusieurs niveau. On peut compter sur une suspension de l'incrédulité, mais pas sur une adhésion sincère à cette croyance aux vampires… Sauf à avoir des talents de gourou… Par contre, une « conférence » sur un sujet réaliste, traité de façon réaliste, peut très bien orienter la conviction réelle et les croyance du public. J’ai un spectacle (« certitudes illusoires ») ou je parle de la façon dont nous construisons nos certitudes et croyances, et de la psychologie qui motive ces croyances. Les effets sont des illustrations de la fabrication de ces certitudes. Par exemple, dès la plus petite enfance, on se construit la certitude que quand on lâche un truc (je laisse tomber une balle), il tombe ( la balle rebondi, je la rattrape au vol) (Je parle ainsi de la création de cette certitude, en laissant tomber plusieurs fois la balle, qui rebondi…) Mais cela ne s’arrête jamais, encore maintenant, dans cette minute, vous vous créez des certitudes… (je laisse alors tomber la balle, qui cette fois ne rebondi pas) Illusoires… Dans cet exemple, je ne cherche pas à faire croire réellement au public que leur certitude que la balle rebondi est vraiment fausse : je cherche plus à montrer qu’on se forge des certitudes avec peu de données, en permanence. J’ai ainsi quelques thèmes qui me plaisent, que j’ai intégré à des spectacles ou des numéros. « hasard et libre arbitre », par exemple, est un numéro sur la Prédestination, thème qui m’est chers… … … Il ne faut pas confondre thème et message. Un thème donné peut être là pour rendre le spectacle attrayant. Le message que l’on désire faire passer, lui, peut être inclus dans le thème, ou dans un autre niveau de lecture du spectacle. Comme dans les contes, il y a l’histoire et ses péripéties, et il y a le message que porte l’histoire, qui peut être énoncé dans la morale, ou le plus souvent rester dans le non dit, un message subliminal porté par le contenu humain de l’histoire… Les spectacles de magie fonctionnent de la même façon, on a ce qui est dit et fait, et les implications de ces choses pour le spectateur. Le message étant souvent aux niveau des implications. Ainsi, même avec un thème et un traitement de fiction, et reconnu comme tel par le spectateur, on peut faire passer des messages réels. On peut alors, en tant qu’interprète, se demander si on a vu nous même le message que nous véhiculons. Et si nous somme d’accord avec ce message… Si ce n’est pas le cas, c’est ballot… Fin des extraits Gilbus
  16. Merci pour cet article très intéressant Bon, on sent un léger fond de partialité zététicienne, en second arôme, non ? Gilbus
  17. Du coup, s'il n'y a qu'un livre à acheter, c'est le un ou le deux ? Gilbus
  18. Tu peux aussi enrichir le message simplement en ajoutant le mot "quantique". C'est devenu très tendance, au dernier salon du paranormal que j'ai visité, pas moins de quatre nouvelles diciplines ancestrales étaient "quantiques" : Massage, radiesthésie, fenshui, méditation, tout était quantique. Sans que les professeurs n'aies la moindre notion des implications en physique de ce mot... Mais c'est classe... Le "quantique" me semble avoir remplacé "l'hollistique" , qui est maintenant devenu tros comun... Donc parler de synchronicité dans les expériences d'intrication quantique me semble une belle preuve de sérieux : C'est de la science ! A part ça, sur quoi as tu bloqué dans ta prestation ? Manip, mémoire, gestion public, matériel, structure des tours, enchainements, textes...? Gilbus
  19. J'aime beaucoup également l'approche magico/naturaliste (la magie est dans la nature des choses) ou magico/scientifique (j'ai un exposé sur la thermodynamique des poules dont je suis très fier ). Effectivement, cela sort le magicien de l'équation en tant que source de pouvoir, en lui donnant un rôle de guide, de professeur ou de conférencier... En fait, c'est surtout que cela élargi le champs de présence de la magie (ou du phénomène qu'on étudie, quel que soit le nom qu'on lui donne...) : Ce n'est plus un personnage qui est extraordinaire, c'est tout un monde... Quand on rabache aux artistes "emmenez le public dans votre univers", bon, il faut déjà avoir un univers... Si cet univers se trouve être le monde normal, que l'on présente emplis de magie, il est plus facile d'emmener les gens, ils ont déjà les pieds dedans, il suffit qu'ils fasse un pas dans la dirrection magique... C'est bien sûr une démarche poétique, mais les gens ont cruellement besoin de poésie, de nos jours... Même le mot synchronicité est mystérieux, j'adore Et fait toi applaudir quand même, en tant que conférencier / guide / professeur... C'est la récompense du public que de pouvoir applaudir, ne les en prive pas Gilbus Ps: superbe affiche !
  20. Merci beaucoup pour toutes ces références ! The box est effectivement moins chers, c'est tentant... Après, des choses sont moins bonnes sur le papier : Moins d'autonomie, un peu plus lourd, angle de diffusion moins large, un seul Twitter... A voir si mes besoins (beaucoup moins réguliers que les tiens !) nécécitent un bose ou pas... Il faut aussi que je regarde le marché de l'occasion... Arf, choisir, c'est se priver... Pour les émetteurs de micro, c'est cool, mais comme tu dis, il faut voir la connectique : -autant un micro main XLR, ça semble fait pour -autant trouver un micro casque avec la bonne impédance, ajouter un adaptateur XLR avec la bonne prise pour le casque, faire en sorte que tout ça reste bien branché ensemble, ça commence à faire beaucoup de points à gérer Merci de ton partage d'expérience en tout cas Gilbus
  21. A, puisque le sujet est à la base sur les micros : Je rejoins les conseils donné ci dessus, un micro cravate n'est pas adapté pour un spectacle ou tu va bouger, tourner la tête dans un sens alors que ton buste va dans l'autre, etc. Tout simplement parce que les micro cravate sont en général de type cardioïde, ou plus rarement directionnel, et qu'ils ont besoin que la bouche qui cause soit dans une zone bien précise pour capter à volume constant. Si la tête bouge par rapport au micro qui est fixe sur la chemise, il va y avoir des variations de volume, voir des coupures. C'est pour cela que le micro casque est pratique, le micro est fixé à la tête et reste en position sur le coin de la bouche. Le soucis, c'est que c'est moche, même couleur chaire, à moins d'être enseveli sous un maquillage balaise, ce qui n'est pas mon cas. J'ai rencontré il y a peu une troupe qui a résolu le problème autrement : Il ont intégré un micro cravate dans les chapeaux et coiffures des artistes, de façon totalement invisible (il a fallu que je demande ou étaient leurs micros, ça ressemblait à de la magie ). Leurs micros étaient des sheinesser, et ils devaient beaucoup pousser l'ampli sur la table de mixage, mais le résultat était extraordinaire en terme de qualité et de discrimination : pas de bruit parasites, pas d'interférence entre deux artistes qui parlent l'un à côté de l'autre... Et surtout, une absolue discrétion. J'insiste sur la discrétion, car faisant pas mal d'animations médiévales (je serais ce we à commequier en Vendée, s'il y en a qui passent par là...), avoir un micro anachronique est pénalisant. Bon, en médiéval, je fais surtout du close up à capela... En tout cas, j'ai essayé un peu avec les micro cravate que j'avais, pour l'instant, ce n'est pas très concluant, mais ce ne sont pas des sheinesser... A, je rejoins les collègues ci dessus, les marques, c'est cool. J'ai fini par acheter un système uhf shure, et c'est vrai que c'est très rassurant en terme qualité et fiabilité. (mon vieux AKG rendais l'âme...) Son seul soucis est qu'il faut une alimentation pour le récepteur, ce qui bloque quand je suis sans prise de courant, en extérieur. Du coup, toute règle ayant ses exceptions, j'ai aussi des micros sur baterie en direct de nos amis chinois, j'en ai trouvé qui fonctionnent suffisamment pour mes besoins J'en ai pris un simple pour tester, puis j'en ai racheté un double (2 émetteurs sur le même récepteur), j'aime avoir du matériel de rechange, et ce n'est pas la même gamme de prix que les sheinesser ou shure... Gilbus
  22. J'ai utilisé il y a 15 jours une enceinte bose s1 pro et j'ai été surpris par la puissance de ce petit engin. Il est annoncé dans les caracts pour environ 50 personnes, mais ça couvre bien plus, et c'était en extérieur en plus ! Le gros intérêt pour moi, c'est la baterie, qui permet de se placer ou on veut : dans ce que je fais, j'aime décider sur place de l'endroit ou je me pose, et parfois je fais même de la déambulation. Le machin fait 7kg, c'est tout a fait jouable avec un petit chariot type caddy ou un diable... En plus, la batterie tient très longtemps, une dizaine d'heures sur une utilisation voix... Mais ce qui est génial, c'est l'angle de diffusion : 100 degrés, avec ça, on arrose vraiment large avec une seule enceinte... Il y a deux entrées line/micro avec réglages, une entrée ligne/Bluetooth séparée, franchement, j'ai rarement besoin de plus : Un micro casque pour moi, un micro à main pour permettre à un ou des volontaires de parler, ça fait l'essentiel sans avoir aucun autre branchement ou table de mixage... Entendons nous bien, j'aime les tables de mixages, j'en ai plusieurs, mais bon, en presta, moins on a de matos à transporter... A ce que j'ai vu, le système anti larsen intégré fonctionne bien, en plus... Du coup, peut être que pour Noël... C'est quand même dans les 400€ d'occas... Il y en a qui ont travaillé avec ces enceintes ? Des retours ou des remarques ? Le modèle plus récent, la s1 pro plus, semble surtout avoir une fonction télécommande par smartphone, je ne suis pas sûr d'en avoir besoin... Des avis ? Gilbus
  23. Ce n'est pas de la cartomagie, et c'est sorti en français en 2020, mais il faut en parler car ça peut servir à toutes les disciplines de l'illusion : Concevoir des miracles, de darwin Ortiz. [vmprod p=10058] Cela explique concrètement comment rendre un effet plus fort... Donc, cela s'applique aussi aux cartes. Sinon, la mise à jour de mes notes de conférence sur le jeu multieffet est bien aussi, si on utilise un multieffet... Ou que l'on veut découvrir cet outil génial... Gilbus
  24. L'angle de présentation de cette vidéo est bidon... Mais intéressant quand même, car la vidéo met le doigt sur la différence entre magie sur le net et magie en spectacle vivant. On le voit dans ce qu'il explique, une analyse image par image, un décortiquage des reflets, une mesure des micro mouvements relatifs, etc, tout cela peut ruiner certains tours pourtant très visuels. Ce qui n'arrive jamais en condition réelle. Un spectateur n'est pas une caméra, il ne peut pas repasser mentalement chacune des images qu'on lui a montré, sa précision de zoom est limitée, il ne peut suivre un mouvement très rapide, à cause de la rémanence visuelle, et surtout, surtout, c'est un humain qui filtre ses sens avec son intellect et ses émotions, comme tous les humains. Vous l'avez compris, c'est une illustration (une de plus ! J'en ai déjà parlé pas mal ici ou ailleurs...) de la célèbre phrase : "La magie ne nait pas dans les mains du magicien, mais dans l'esprit du spectateur" Et si la magie n'est pas sur la scène, elle n'est pas non plus sur le film. Elle ne sera réelle que dans l'esprit de celui qui regarde. Voilà pourquoi on peut avoir une misdirection qui marche en live, alors que sur une vidéo, il suffit de repasser le film et suivre l'objet pour casser l'illusion. Voilà pourquoi les présentations pour la diffusion internet doivent restreindre les interactions avec le spectateur : va-t-en gérer les regards avec une caméra... Voilà pourquoi je ne fais pas de dèmos en vidéo, car je suis trop paresseux pour retravailler tout le tour spécialement pour ça. Voilà pourquoi aussi un magicien qui ne fait que de la vidéo sans se frotter à un public vivant devra tout réapprendre s'il veut un vrai public... Et voilà pourquoi l'angle de présentation de cette vidéo est bidon... Elle reproche aux producteurs de films magique de bidonner. Tout est truqué en postproduction ! Alors... En gros, oui, parfois. Mais quand c'est fait, c'est pour que le téléspectateur ai une sentation similaire à celle des gens de la salle, qui voient les miracles avec leurs yeux et leurs cœurs d'humains, car la magie s'adresse aux êtres vivants, pas aux machines... Gilbus
  25. Bonne question, mais ma réponse ne va pas t'avancer beaucoup... Déjà, en général, je prend le problème dans l'autre sens : J'ai un spectacle à faire, avec un thème, un personnage, un style, parfois un public cible spécifique... Une fois cela à peu près défini, c'est là qu'il est facile de choisir les effets (parler de tour, c'est limitatif : il y a toujours 50 façons de faire un effet.) Une fois la première sélection d'effets trouvée, c'est là que je me demande comment réaliser les effets... Bien sûr, le plus souvent, j'ai déjà une ou plusieurs méthodes. Mais est-ce que ce sont les meilleures, dans ce contexte et cet enchaînement ? Avec bien sûr mes propres limitations : je ne suis pas un génie ni un poulpe, donc les solutions demandant trop d'intelligence/mémoire ou des manipulations trop extrêmes sont remplacées par des choses plus abordables... Souvent, je commence avec une méthode, et en cours de travail je m'aperçois que je peut faire d'une autre façon qui s'adapte mieux à ce que je veux faire... Souvent d'un jour sur l'autre, la nuit portant conseil, c'est en me réveillant le matin que j'ai l'idée Heuuu... Ben, comment envisager un effet magique sans texte, ou du moins sans intention, sans message, sans objectif sur ce que l'on veux faire ressentir au spectateur ? Même si le numéro est sans parole, il y a toujours un texte muet... Le texte va bien sûr dépendre des éléments cités ci dessus : thème, un personnage, un style, parfois un public cible spécifique, etc... La création du texte et de la présentation en général, c'est souvent de l'improvisation : J'essaie des trucs... Souvent, la première idée est bonne... Jusqu'à ce que je trouve quelque chose de meilleur... C'est pour ça par exemple que mes notes de conférence sur le multieffet changent tous les ans : j'ai des idées, et des fois elles marchent, alors je reporte dans le fichier... En spectacle, par contre : L'improvisation est importante, car c'est une discipline vivante et très souvent interactive... Mais je préfère improviser seulement quand tout le reste est déjà travaillé, répété, peaufiné... Un texte construit, une bonne structure, une bonne prévision des réactions du public, etc, tout cela ne doit jamais empêcher de réagir dans l'instant présent, ou de tenter des trucs s'il nous viens une idée... Mais c'est une base solide qui permet d'improviser sans crainte, sinon, on risque d'avoir une galère, ou en tout cas de ne pas présenter sa meilleure qualité au public. C'est parfois cool de se lancer en aveugle dans un tour, mais il faut penser au public qui mérite ce que l'on fait de mieux... Si ce que tu fais de mieux, c'est improviser, ben lache toi... Si tu peut faire mieux en travaillant tes tours, comme le plus grand nombre des gens, ben travaille Gilbus
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