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Gilbus

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Tout ce qui a été publié par Gilbus

  1. Je savais bien qu'on en reparlerai... Prenons la version de malle du numéro ci dessus, à 1mn44 : Ce n'est pas une malle, il n'y a pas de sac ni de corde, mais c'est le même effet. En théorie. En pratique, qu'en est-il ? On ne voit pas le dos de la boite. Pour ce qu'on en sais, il pourrait même ne pas y avoir de dos en dessous de la ligne de mire de la caméra. On (moi, mais aussi n'importe quel moldu qui se pose la question) pourrait se dire que l'échange de place passe donc par le dos de la boite... (A bon, c'est le cas ? C'est ballot...) On admire alors la synchronisation des artistes, et leur rapidité. Pas la magie, il n'y en a aucune dans cette version bâclée. Ce type de performance ne crée aucun mystère, juste une accumulation de trucage qui ne sont pas bien vu non pas grâce au talent de l'artiste, mais au fait qu'on passe à autre chose immédiatement. Si on regarde chaque illusion séparément, mais quel bide... Je ne prendrais que celui en 1mn09, le quick change de la vendeuse de cigarette : le plateau qu'elle tiens est si gros... Les habits qui disparaissent vont "tellement" vers ce plateau... Alors qu'on fait (de plus en plus !) des changes à vue... Qui eux sont vraiment magiques. On a là l'antithèse de la magie: un truc évident, fait à toute vitesse, puisque le but n'est pas de créer du mystère, mais d'imiter des numéros de magie. Un peu comme un enfant qui a déballé sa boite de magicien le soir de Noël et qui joue au magicien, hans kloc joue à être magicien, et ateint le sommet dans la catégorie pousseur de boites... Drôle, peut être pour certains. Étonnant, pas vraiment, les trucs sont si mal fait... Il est étonnant qu'on pense à faire une telle accumulation de "non magie", certe... Mais "Généreux" ???? Sans rire ? De massacrer 15 ou 16 illusions d'un coup, juste pour faire un numéro "de performance" plutôt qu'un numéro de magie ? L'illusionnisme peut prendre bien des formes, et c'est une bonne chose. Mais certaines formes ne font pas grandir l'art, elles le parodie et le ridiculise... Jusqu'à l'effet final de la demi femme qui pousse un chariot ressemblant fort à une boite à roulette assez vaste pour contenir l'autre demi de la femme... Il y a des numéros de parodie qui sont rigolos, et otto en fait de très bons. La, ce n'est pas drôle, juste pathétique... Comme quoi tout le monde ne voit pas les choses de la même façon Gilbus
  2. Les points positifs que tu signales sont "pour toi". Du coup, pratiquer les fioritures à l'entraînement t'es bénéfique, c'est cool . Maintenant, en public : Perso, je n'en fait pas, j'évite même de faire un éventail trop propre, pour les raisons exposées plus haut : pas d'habileté apparente... Mon personnage n'est pas vraiment magicien, il faut dire... Et voilà le mot clef lancé : le personnage... As tu un personnage qui jongle avec les cartes, c'est à dire un manipulateur, ou pas ? Avoir un personnage qui soit un archétype de magicien, pourquoi pas La magie ne nait pas dans les mains du magicien, mais dans l'esprit du spectateur. Paradoxalement, je trouve que cet archétype du manipulateur n'est pas le plus facile pour faire naître la magie dans l'esprit du spectateur... Le spectateur restera sur les mains du magicien... Mais si tu veux faire ça, c'est plaisant à regarder, et va donc faire un tour efficace en ambiance bruitée... Comme il a été dit plus haut Les fioritures sont alors l'équivalent d'un texte de présentation indiquant que tu es magicien... Gilbus
  3. Retour d'un spectacle pour un marché de Noël vendredi dernier : Un spectateur, qui avait aimé, à priori, m'a dit en discutant, après le spectacle, que je faisais de la magie "à l'ancienne".... Un peu surpris (je n'avais fait aucun tour que l'on puisse qualifier de "grand classique ancien") , j'ai demandé ce que c'était... "de la magie avec beaucoup de texte..." Bon, c'est vrai que j'avais fait pas mal de magie contée, donc c'était justifié Mais plus généralement, on peut peut être en tirer un indice... C'est vrai que quand on reprend les baratins du 19ème, Robert Houdin et compagnie, les textes étaient extrêmement alambiqués, le moindre effet étant précédé par un discour que l'on trouverai de nos jours insupportablement pompeux par son développement, un peu comme mes messages... Et cela a laissé des traces jusqu'à la fin du 20ème siècle, certain magiciens perpétuant cette façon de faire. Les jeunes générations me semblent plus axés sur la démonstration que sur le discours, et c'est bien normal : Tout s'accélère, ou du moins se schématise, de nos jours. On va donc associer la "lenteur" entre deux effets à une pratique "ancienne", alors que si on enchaîne rapidement des effets, ca semble plus "jeune". Par exemple, une malle des indes : Avant, cela prenait 15mn ou plus, avec examen de la malle, du sac, des cadenas par des spectateurs, ligotage du magicien, montée dans le sac, ficelage du sac, mise du sac dans la malle, fermeture et encordage de la malle, avant l'effet... De nos jours, on ne fait rien examiner (ce qui est significatif de beaucoup de choses... Mais on en reparlera surrement...), magicien et assistante courent en dansant fébrilement, le magicien saute dans le sac qui n'est même pas sorti de la malle (je me demande parfois s'il a seulement un fond, ce sac...), et l'ensemble effet compris ne prend pas plus d'une minute. Et les magiciens de dire que ce type de présentation "dynamique" renouvelle un classique... Le renouveau étant certainement d'en enlever toute magie, mais bon, il faut aller vite, c'est plus jeune... C'est bien sûr faux : En musique, par exemple, certaines chansons ancienne vont à un rythme tellement rapide que les nouvelles générations en resteraient abasourdies... Et certains chanteurs qu'on trouve "entraînants" de nos jours sont en fait assez "planplan". Idem en magie, plus ou moins. Mais bon, la rapidité silencieuse est souvent associée à la jeunesse, la lenteur bavarde aux vieux. Mais heureusement, ce n'est pas un jugement de valeur, en théorie... Cela me rappelle le jours ou des amis magiciens (jeunes...) étaient venus voir un spectacle de conte : Ils avaient étés surpris... Les conteurs prenaient leur temps, ne parlaient pas à toute vitesse, pire : ils faisaient même des silences, en plein milieu d'une tirade...! Ben oui, ce sont les premières choses que l'on apprend quand on se forme au conte : prendre le temps, installer une atmosphère, et surtout l'extrême valeur du silence dans le flot des paroles... Ce n'est pas une question de jeune ou de vieux, mais une question de rythme qui doit être modulé en fonction du récit... Entre autre... Je fais souvent le rapprochement entre conte et magie, veuillez m'en excuser... Mais les magiciens ont tant à apprendre des conteurs... Ceux qui ont fait leur éducation sur internet, ou tout doit aller très vite, directement à l'essentiel, et le plus simplement possible, ont parfois du mal avec le concept d'ambiance, de discours qui ne sort pas en rafale, et considèrent comme indécent une interruption du flot de la parole... Dommage... Cela se retrouve d'ailleurs à la télé, ou les présentateurs du journal sont devenus des mitraillettes à mots, qui ignorent toute ponctuation, tant et si bien que le point final des sujets à disparu : ils enchainent sans pause audible les nouvelles, passant de la catastrophe meurtrière aux résultats du sport sans discontinuer... Je dois être bien vieux, pour m'en apercevoir... Dommage... Gilbus
  4. Les anagrammes ont leurs limites : Entendu hier dans un reportage sur le complotisme (dans la bouche d'un complotiste, justement) : "Ces histoire de sonde sur mars, c'est que des mensonges, d'ailleurs, si on ajoute un T, NASA, c'est l'anagramme de" Satan"... " CQFD... Gilbus
  5. Mdr ! "le songe ment, c'est un ment songe..." C'est rigolo de faire intervenir la "langue des oiseaux" dans un congrès de spychanalistes qui débattent sérieusement... Entendons nous bien, j'adore la langue des oiseaux comme support poétique. Là ou je tique, c'est quand on y cherche (chers je...) , et qu'on y trouve une profondeur (pro fondes heures) phylosophique (file au zoo, flic...) , voire une sagesse hollistique (au lit se tique ?) , alors que ce ne sont que des jeux de mots, souvent mis là pour cacher l'incompétence (et je ne vous dit pas tout ce qu'on peut faire dire à ce mot...) du locuteur... (low cutter... Des oiseaux polyglottes...) Parler c'est mentir ? A partir du moment ou chacun est conscient que "parler, c'est extraire du "simple aproximatif" d'une choses plus complexe", il n'y a pas mensonge, mais erreur acceptable. Cela ne deviens mensonge que si vous savez que celui qui écoute n'est pas conscient du caractère forcément erroné de la parole... Ou si on ment... Mais l'erreur n'est pas le mensonge, la différence devrait être importante pour tous Gilbus
  6. Tu as raison, si quelqu'un n'avais jamais réfléchi au sujet, il est toujours bon d'en parler pour qu'il se pose lui même la question... Ceci dit, il me semble que ce débat n'est pas tout neuf, et qu'il a abondamment été alimenté dans bien des discussions... J'avais adoré la façon dont kurtz avait gèré le problème après son spectacle, lors des dedicasses... Il a un discours totalement ambiguë, qui donnait à chacun ce qu'il voulais entendre, du grand art Je trouve que c'est faire preuve de respect pour le spectateur que de ne pas lui imposer NOTRE vérité Arf, ne voila-t-y pas que je relance le débat Tu sais comment appâter les bavards, patrick... Gilbus
  7. N'importe quel mentaliste aurais pu dès le départ prédire sans ambi-cuité que la discussion finirais en impasse : Chacun reste sur ses positions, assène ses propres vérités, donne LA bonne façon de faire... Ca m'embête un peu de redonner mon avis, mais bon... Il n'y a pas une bonne façon de faire : Il y a des sensibilité différente, qui poursuivent des buts différents. Que ce soit pour divertir, faire réfléchir, instaurer du mystère dans le quotidien ou plein d'autres raison, on à tous des motivations différentes, qui vont donner des utilisations différentes de nos pouvoirs... Car nous avons tous des pouvoirs, le premier étant pour moi de créer des illusions dans la tête des gens. C'est un vrai pouvoir, car si ce qui se passe dans les mains du magicien est truqué, l'illusion et l'émotion qu'il fait naître dans l'esprit des gens est réelle. L'ambiguïté (orthographe donnée par le correcteur de mon téléphone, moi, je ne prend pas partie sur ce point...le fait que les machines aient pris le pouvoir n'est pas un scoop...) du mentalisme ou de la magie n'est qu'apparente. Ce qui compte, c'est la cohérence de la démarche. Si vous pensez que le respect du public impose de ne pas lui laisser imaginer plus qu'un divertissement, vous avez raison. De votre point de vue. Si vous pensez que le rêve que vous avez tissé pendant la prestation ne doit pas être détruit à la fin du spectacle, vous avez raison. De votre point de vue. Les valeurs morales sont très personnelles, dans ce domaine, l'ambiguïté n'est pas le bon concept pour s'y référer, chacun étant en phase avec son but et ses convictions sur le monde... Ce que j'évite de faire pour ma part, c'est d'imposer ma vision du monde au public. Enfin, j'essaie... Souvent... Le public est composé d'individus conscients, et je ne suis pas un maître à penser, je n'ai pas de légitimité dans ce domaine... Mais parfois, j'ai envie de me lâcher... C'est pas simple, les interactions humaines... Gilbus
  8. Effectivement, ce n'est pas souvent une bonne réponse... Quand j'ai triché ? Cela veux dire que j'ai triché... Donc, plus de mystère, juste une devinette, trouve quand j'ai triché. L'avantage de l'absence de solution avouée, c'est que bien souvent, le mystère et ce qu'il recouvre vont sembler plus grand, plus fort, plus incroyable qu'une simple "triche", même si on ne sais pas laquelle ni quand elle a eu lieu. Comme le disent un paquet de grands noms de la magie (être d'accord avec ces maîtres est source de félicité...), la magie est fragile : Il n'y a pas besoin que le spectateur ai toute l'explication pour que la magie disparaisse. Il n'y a même pas besoin qu'ils aient plus qu'une vague notion qu'on a triché. Même si cet embryon d'explication est faux, sa seule présence fait disparaître le mystère, et ne laisse plus que la devinette : "comment il a fait pour que je ne vois pas ou il triché ?" Il m'arrive souvent, sans rater l'effet, de perdre le mystère. C'est quelque chose de tellement délicat... Le pire, c'est quand je pense avoir bien mené mon affaire, et qu'on viens me féliciter pour mes si belles" manipulations". Alors que bien sur, il n'y avait pas de manipulations au sens où ils l'entendent dans ce que j'ai fait... Cela veux dire que je n'ai pas rempli mon rôle de faiseur de mystère. J'ai laissé une porte ouverte sur une explication (il manipule, c'est truqué, j'ai déjà vu comlent il fait, je ne me souviens plus, mais c'était tout bête, etc.) J'aurai pu empêcher ces explications de naître dans l'esprit du public, par un meilleur scénario, une fausse solution de plus, un meilleurs contrôle de l'attention... C'est une grosse tentation que de reporter la faute sur le spectateur ! On lui montre un miracle, il traduit ça en cette explication bateau, il y a eut des "manipulations"!!! Mais ce n'est pas la faute du spectateur : C'est toujours celle du magicien, quand le mystère n'apparait pas. A partir du moment ou on accepte la responsabilité d'un public, tout ce qui arrive dans le spectacle est de notre faute. C'est pourquoi c'est difficile, et une des raisons qui font que je ne suis pas vraiment magicien... Gilbus
  9. Olivier à raison, l'analyse de wonder remet le controle de l'attention (qui peut être permanent sans gêner, au contraire, car cela renforce l'intérêt de la prestation... Il étudie notamment les deux versions avec un mouvement secret sur un temps fort OU sur un temps faible... Cette façon de faire permet au spectateur de justement "ne rien rater", il reste concentré tout le temps, on ne détourne jamais son attention, on la dirige justement vers l'endroit ou l'action semble se produire... Bref, je suis bien d'accord avec toi, quand il n'y a rien à voir, c'est mieux, mais le controle de l'attention permet énormément de choses A noter que wonder n'explique pas comment ajouter de la midirection pour boucher les failles d'une routine ! Au contraire, il désavoue cette façon de faire, sa méthode utilise la misdirection "de l'intérieur", c' est à dire comme une partie intégrante à la routine, dès le début de sa conception. Je suis en train de lire les books of wonder, alors je suis assez enthousiaste, c'est super intéressant... Gilbus
  10. Mon étonnement portais aussi sur le fait que ce soit des cartes à jouer. Pourquoi des cartes à jouer ? Avec des cartes à jouer, on fait un tour de carte ? Et s'il n'y avais pas des cartes, mais des portraits ? On ne serais pas dans un tour de cartes, mais dans l'univers d'harry potter, ou la magie n'est PAS un tour de carte... Je ne sais pas si je m'explique bien, mais ça fait une sacrée différence.... Gilbus
  11. Ah, c'est un vrai jeu de cartes... Je pensais que c'était uniquement les portraits... Qu'est ce qui identifie les gentils et les méchants ? La couleur rouge noir ? Parceque franchement, reconnaître tous ces gens n'est pas immédiat... Gilbus
  12. Sinon, dans le genre gros livre, il y a le coffret "the book of wonder" de tommy wonder, qui est très chouette (je suis en train de le lire (en français ...). [vmprod p=456] Le coffret est beau, les livres à la fois beaux et super intéressants... Par contre, contrairement aux bouquins dont on parlait avant, ce sont des livres qui s'adressent uniquement à des magiciens... Mais tellement chouettes... Bon, neuf, c'est dans les 150€, mais j'en ai eut un d'occasion à 50€... Gilbus
  13. C'est certain que le très grand format offre une vue époustouflantes des illustrations... Si vous avez le budget et que vous n'avez pas peur de manutentionner un livre collossalement massif, prenez le gros modèle... Ensuite, celui à 60 ou celui à 30€, c' est toujours très beau. C'est le bazar, chez cet éditeur... Oui, le contenu est le même, même si la couverture est différente. Simplement il y a des versions multilingues qui brouillent les pistes. Gilbus
  14. Il existe même en version moins chère, pas multilingue et en format 18/24,5. Pour environ 30€. Certes, les illustrations sont un peu plus petites, mais restent exceptionnelles. Le problème avec la version grand modèle qui était parue il y a quelques années, c'est la lecture : il faut une table ou un lutrin, impossible de lire ce monstre autrement. Le modèle dont je parle ici, malgré ses 1, 87kg, reste assez maniable. Gilbus
  15. J'abonde ! Il faut laisser le spectateur se faire sa propre idée, mais l'orienter pour que cette idée soit époustouflante, et pas juste "y-a-un-truc"! J'ai déjà parlé ailleurs de ma démonstration de cuberlandisme, mais j'en reparle, je n'ai pas tant de numéros que ça (elle est expliquée dans mes notes de conférence sur le multieffet...) Je dois donc deviner la carte choisie librement par le spectateur. Je pourrais annoncer la carte, mais ça serait gâcher : le spectateur attend de l'extraordinaire, il faut lui en donner. Du coup, je procède à une lecture corporelle, le spectateur pose sa main sur la mienne, que je bouge en posant des questions et en l'observant, alors qu'il est sensé chercher à garder le secret. Et en quelques questions, juste en bougeant sa main, je peut donner le nom de la carte. A aucun moment je ne dis que je fais une lecture corporelle, mais je la fait ouvertement, du coup, c'est l'explication (forte, mais pas vraiment surnaturelle...) que se fait le public. Je fais ça deux fois, avec deux spectateur, pour confirmer... Puis avec un troisième (la règle de trois !) , mais cette fois je suis de dos sans le regarder et il a juste la main posée sur mon épaule. Cette version ne serait pas passée si j'avais commencé par la. Mais les deux premières fois ont ancré une explication dans l'esprit du public (principe de l'ancrage), et du coup cette explication est LEUR explication, il ne la remettrons pas en doute facilement... Et du coup, la troisième fois, qui est assurément impossible, porte à un niveau surnaturel l'explication, qui n'était "que" extraordinaire... Si je leur avait dit : "je fais de la lecture corporelle", cette explication aurait pu être remise en doute par certains. Mais je n'ai rien dit, donc rien à remettre en doute... C'est une des applications de la rétention d'information. Une autre application: En conte, j'ai une histoire qui se passe dans la vraie vie, sauf qu'un élément fantastique (et traumatisant ) intervient à la fin. Je ne donne pas d'explication. Il y a alors des explications différentes suivant les spectateurs, on s' en aperçoit quand ils discutent entre eux : Certain pensent que c'est une histoire de fantôme. D'autre que mon personnage est devenu fou et qu'il délire. D'autres que le personnage fait juste un rêve et n'est pas encore réveillé. Etc. Chacune de ces explications peut fonctionner, je me suis assuré qu'il y ai des indices parsemant l'histoire pour que chaque explication soit crédible dans le contexte de l'histoire. Chacun repart donc avec sa version de l'histoire et en est content... Mais mon objectif est vraiment atteint quand plusieurs discutent de ce qu'ils ont compris. Le but réel de cette histoire est justement de montrer que l'interprétation de la réalité n'est pas toujours si évidente... Mais je ne le dit pas. Gilbus
  16. Cela me fait penser à la différence que certains font, en conte, entre realiste, merveilleux et fantastique : Le réalisme , ce sont souvent des histoires de vie, des choses qui se sont passées, ou auraient pu se passer. On profite de l'histoire car elle se passe dans la vraie vie, et peut donc nous toucher directement.... Le merveilleux, ce sont les histoires qu'on ne peux pas croire, genre avec des animaux qui parlent... On profite pourtant de cette histoire grâce à la suspension de l'incrédulité. Les histoires fantastique, elles, sont celles que l'on peut "presque croire", bien qu'elle fasse intervenir un aspect magique. Par exemple, les histoires de dames blanches, de rêves prémonitoires, de prières exaucés etc. La suspension de l'incrédulité est alors beaucoup plus légère, voire inexistante pour certains spectateurs qui pensent que ces phénomènes existent vraiment... Dans la forme de narration, il y a une différence fondamentale : Le réalisme ne fait pas intervenir de choses magiques. Rien de spécial à expliquer... Pour le merveilleux, on peut expliquer ce qui se passe et pourquoi : on a mis la fée en colère, on a marché sur une maison de lutin etc... La motivation fait partie de l'histoire. Pour le fantastique, au contraire, l'explication n'est pas nécessaire, on se contente de dire ce qui se passe, mais on ne donne pas la cause : en laissant le spectateur se faire lui même une opinion, celle ci est bien plus forte... La motivation n'apporte alors rien au récit, ca marche mieux si chaque spectateur se fait sont idée de la chose... On peut se poser la question quand on fait un spectacle d'illusionnisme ou de mentalisme : C'est : -Réaliste ? L'explication repose sur la dextérité, les trucages... On ne s'en cache pas, on est là pour tromper et être trompé. -Merveilleux ? L'explication n'est pas le plus important, le principale, c'est de profiter du spectacle, même si on sait que ce n'est pas pour de vrai... -Fantastique ? L'explication devient surnaturelle, ou en tout cas extraordinaire, liée par exemple à des capacités sur-développées ou inconnues... On voit des choses extraordinaires mais pas expliquées, incroyables mais vraies... Savoir dans quelle catégorie on souhaite se placer peut aider à atteindre son objectif... Gilbus
  17. Tu ne la forces pas... Je te dis comment en MP. Gilbus
  18. Si je m'en souvient bien, c'est sur le site de la tronche en biais que j'ai eut un lien vers le piège de nos zététiciens qui n'en sont finalement pas tout en l'étant... Ce n'est pas le temple du zetetisme, mais ça s'en rapproche vu de l'extérieur Gilbus
  19. Oula, il va y avoir beaucoup à dire... Donc, ils font du debunking ? Si on le dit en français, c'est de la "démystification", c'est à dire la révélation de tromperies. Et tu vas dans mon sens : La zététique, qui affirme son utilisation de la méthode scientifique, ferais donc du debunking ? Qui n'est aucunement scientifique, puisqu'on part d'un à priori et qu'on cherche à le démontrer... Ce que je leurs reproche, ce n'est pas d'avoir tendu un piège à un médium (le fait que tu te dédouane d'employer ce mot, disant que c'est lui même qui se qualifie ainsi, est dans le même esprit : si pour toi médium était synonyme de charlatan, tu ne s'exprimerait pas autrement ), c'est de renier leur propre concept de base, c'est à dire une ouverture scientifique. Tu dis qu'ils étaient déjà convaincu de la tromperie, avant de lancer le debunking ? Par quoi ? Ils auraient fait un test en mode "positif" avec de vraies données de base (un vrai défunt) , pour faire ensuite une analyse sémantique de la réponse obtenue, pour vérifier qu'il n'y avait que du faux et de l'effet barnum, ok, ca serait déjà plus intéressant... Mais là, franchement, ça ne prouve strictement rien, c'est juste de l'autosatisfaction mal placée. Des bases fausses... Imagine qu'on dise à un physicien qu'on a découvert un nouvel élément (on ment !). On lui donne quelques caractéristiques de ce supposé élément. Le physicien commence ses calculs sur ces bases, et fini par trouver une place dans la table des éléments périodiques, qui semble appropriée... Tu va alors publier les résultat de ta victime physicienne, en montrant bien qu'on peut lui faire calculer n'importe quoi ! Quel imposteur, ce physicien... Quelle bande de rigolos, CES physiciens... A ben oui, tu sais parfaitement qu'il y aura une extension de sens à toute la catégorie des physiciens, c'est comme ca que ca marche, même si tu t'en défend... Tendre un piège en lançant quelqu'un sur des bases fausses ne prouve rien, si ce n'est sa propre volonté de nuire. Ce qui est loin d'une neutralité scientifique... Quand on veut savoir si une chose est fausse ou vraie, on examine cette chose en situation, pas en créant des condition biaisées artificiellement. Un debunking n'est pas et ne sera jamais de la science... Surtout aussi mal conçu que celui là. Se prétendre guidé par une démarche scientifique, c'est exigent. Au mieux, ces zététiciens sont doués pour les caméras cachées... Ça ne donne pas envie d'apprécier la zététique pour ce qu'elle prétend être. Gilbus
  20. Il y a déjà pas mal de discussions sur la fabrication de cartes perso, fait une recherche... La remarque ci dessus sur les droits de propriété de ces images est également importante si tu envisage de présenter le tour en public... Si tu réalises ce projet, pense bien à la confirmation visuelle, genre un fond rouge pour les images de méchants, fond bleu pour les gentils... Tu peux aussi marquer le nom du personnage sous l'image. Ce n'est pas un détail : Tout le monde ne connais pas par coeurs ces personnages... Et comme je le disais plus haut pour le foot, l'aspect visuel est important : Si c'est juste des personnages, le spectateur doit se rappeler son rôle dans l'histoire, quelle est l'histoire, qu'est-ce qui fait que c'est un gentil ou un méchant... Que des choses au niveau de l'intellect. Or ce que tu veux, ce n'est pas faire un quizz sur disney, c'est montrer de la magie... Tu peux montrer quelques cartes (3), en parler, dire de quelle histoire ils viennent... Mais ensuite, il faut un impact directement sur l'émotion magique, sinon l'effet passera au second plan par rapport aux souvenirs de ces films, qui évoqueront l'enfance et une certaine magie qui y est liée, mais qui n'est pas la magie qu'on veut leur faire ressentir, ici et maintenant. Un fond coloré va identifier les deux catégorie sans analyse intellectuelle, et mettra donc ton effet en valeur. Gilbus Ps: mes remarques sur le foot du message précédent n'étaient pas que pour rire, je pense vraiment qu'il faut un visuel lisible, toucher les émotions, et arriver à éliminer l'intellect pour avoir un effet optimum...
  21. Houla, c'est court... En 4 minutes, j'ai à peine le temps de dire bonjour... 4 minutes maximum ? Tu peut faire moins ? En gros la consigne, c'est : Tu entres sur scène, tu fais ton truc, tu te casses ? Pas d'intervention d'un spectateur : c'est sûr, en 4mn, si en plus un spectateur doit monter sur scène... Mais tu peux en interroger dans la salle ? Si oui, je te proposerai bien un "ac". "any card", pas le temps de faire un "any number" en plus Tu demandes à un S s'il veux rouge ou noir, à un autre quelle famille de la couleur choisie, à un autre si la carte est haute ou basse (1 à 7 ou 8 à roi), à un dernier S de choisir une valeur dans la tranche spécifiée... Ca te donne 1 carte. Tu la cherches dans un jeu jumbo ou super jumbo posé face en l'air sur une table ou un support incliné vers le public. Tu isoles la carte choisie face en l'air. Tu retournes le reste des cartes, pour montrer un dos d'une couleur. Tu retournes la carte choisie pour montrer un dos d'une autre couleur (ou avec une grosse croix rouge au feutre sur le dos...) Tu cours vers la sortie sans avoir le temps de saluer, ton temps est écoulé... Il y a plein de méthodes pour le faire, et plein de variantes... J'utilise souvent "yes/no" de jay sankey... J'explique comment font les magiciens pour retrouver la carte choisi : On se met en situation, les différentes choix sélectionnant une carte, puis je prend les autres cartes en posant la question à chacune : c'est la bonne ? Non... Et il y a un gros "non" au feutre sur le dos... Je montre rapidement tous les dos, tous avec un non noir au dos, puis je retourne la carte choisie, il y a un oui rouge écrits au dos. Bon, je simplifie au max, tu n'as que 4 minutes... Aucune technique (je ne connais pas ton niveau, donc...), peu de matériel, bon impact... Tu adaptes la taille des cartes en fonction de la grandeur de la salle... Du super jumbo A4 est assez visible pour une salle moyenne... Mais franchement, comme le dit max magic, il nous manque beaucoup d'info pour pouvoir t'orienter... Je dirais même que tu prends le problème à l'envers, si tu souhaites faire de la qualité... Tu cherches un truc... Partons plutôt de ce que tu veux montrer aux gens : Quel est ton personnage ? Quel doit être le message que tu veux faire passer ? Qu'as tu as dire, à apporter personnellement ? Quelle émotion veux tu faire passer à ton public ? Etc. Dans l'exemple que je donne avec les cartes yes/no, j'ai un personnage rigolo et stupide, je veux faire quelque chose de surprenant avec une fausse explication comique, un rebondissement (que je n'ai pas décris, on ne te dit pas tout), bref, j'ai un objectif qui n'est pas simplement "montrer un tour" ... Si tu ne parts pas de cet angle, tu risque de te concentrer sur le truc, qui est bien la chose la moins importante dans un spectacle de magie... Quel est ton objectif ? Gilbus
  22. Non, au club de foot de Rennes... Je ne fais pas de références indirectes... Un bon effet doit suivre le principe du foot : Un visuel facile à comprendre, des émotions primitives, pas d'intellect... Gilbus
  23. Je suis un peu dans la même courbe, mais en plus rapide peut être : Révélation des 3 premières cartes du paquet qui va bien (règle de trois !) , puis retournement de tout le reste du paquet. Ensuite, retournement et étalement de tout le second paquet qui va bien dans la foulée (je ne le fait pas faire par un spectateur pour garder le contrôle du rythme) Ces deux premières parties vont avec une tension et une vitesse croissante... Puis je retourne le ruban qui ne va pas bien sur un relâchement : c'est juste une confirmation des deux premier, c'est moins important, l'effet est déjà passé, d'ou la procédure différente, et la carte qui se retrouve face en bas, qu'il faut remettre face en haut... Le fait de retourner le ruban qui ne va pas bien sur une redescente de tension termine effectivement sur un point où la tension n'est pas maximum... Certains pourraient trouver ça dommage, mais pour moi, cela permet de mettre le point final à la routine : Une phrase de fin d'histoire ne fini pas sur un ton qui monte, cela indiquerai que l'histoire n'est pas finie, qu'il y a autre chose derrière... De la même façon, certains tours gagnent à finir par un ton de fin qui descend et qui vient planter le point final de l'histoire. (Tamaris, au contraire, aime finir sur une envolée, puis il continue encore plus haut en jouant du violon imaginaire... C'est génial, mais je suis loin d'être Tamaris...) Gilbus
  24. Je ne connais pas bien ce jeu... Comment on différencie les personnage des deux camps ? D'autant que dans la saga, certain ont une attitude ambigüe, non ? Il y a un aspect visuel qui séparent les cartes en deux camps ? Le rouge et le noir, c'est simple, visuellement parlant sans aucune intervention de l'intellect, juste la vue branchée sur l'émotion... Cet aspect "impact visuel immédiat" me semble important, pour OOTW, comment tu le gère ? Gilbus
  25. Il ne faut pas voir non plus un spectacle qui fait réfléchir comme barbant ou compliqué : D'une part on peut faire du distrayant avec ces thèmes... D'autre part on n'est pas obligé d'utiliser des concepts ou des termes trop abstrus...(ne pas y mettre le mot abstru, par exemple, est un bon début...) Enfin, il faut faire confiance à l'intelligence du public... L'idée est surtout de ne pas faire dans le prétentieux intellectuel ou le magicien qui se la pète... Le sujet interresse le public, autant pour la magie qu'on peut y mettre que pour les questions que cela soulève pour chaque spectateur... Et on n'est pas obligé d'y mettre du débinage, comme le fait hélas trop souvent Thierry Collet... Gilbus
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