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Patrick FROMENT

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À propos de Patrick FROMENT

  • Date de naissance 12/18/1967

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    Montpellier (34) / FRANCE
  • Profession / Occupation
    thérapeute de couple

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  1. Non, il ne peut y avoir l'ombre sans la lumière. Ok ! "Il ne peut y avoir d’ombre sans lumière" est la formulation la plus juste physiquement et scientifiquement : une ombre est une région où la lumière est empêchée d’arriver. Sans lumière, il n’y a pas d’ombre, seulement de l’obscurité ! Par contre : Au point de vue philosophique et symbolique "Il ne peut y avoir de lumière sans ombre" est une formulation plus féconde : la lumière devient perceptible comme lumière notamment par contraste avec l’obscurité. Étant entendu que je ne parle pas d'ombre et de lumière au sens physique ici mais au sens symbolique comme deux dimensions nécessaires de l’expérience humaine (le bien / le mal, la joie / la peine, la connaissance / l'inconnu, le visible / l'invisible...) C'est fou comme nos tropismes profonds ressortent à la moindre formulation !
  2. ... Après, disons le, il peut aussi y avoir une certaine forme d'esthétique dans l'art démoniaque ! (on aime ou on aime pas mais cette esthétique particulière a souvent inspiré la période romantique par exemple) Nous pouvons, aussi, voir ces enfers d'une manière allégorique, alchimique et symbolique : Il ne peut y avoir la lumière sans l'ombre. Notons que toute cette imagerie infernale et démoniaque a souvent inspiré certains magiciens. Enfin, on peut aussi avoir une vision plus psychologisante : Les véritables enfers ce sont nos enfers intérieurs !
  3. Ah ben c'est sur que, dans la culture japonaise, les enfers ça rigole pas trop ! Le même Gemini : L'enfer au Japon se divise principalement entre le Yomi (le monde souterrain de la mythologie shinto) et le Jigoku (les enfers bouddhiques du châtiment et de la réincarnation). Le Yomi (mythologie) (ou Yomotsu-kuni) est le ténébreux pays des morts décrit dans les textes anciens comme le Kojiki. Il est associé à l'impureté, à la noirceur et à la putréfaction, inspiré par les sources chaudes et les paysages volcaniques du Japon Arrivé de Chine et d'Inde avec le bouddhisme, le Jigoku (地獄) désigne des enfers de souffrance très structurés. Il est divisé en plusieurs niveaux ou sphères (comme le Shugou Jigoku, l'enfer qui broie les corps des pécheurs).
  4. Cette fois tout s'éclaircit !!
  5. Bon sinon, Je me suis attaqué à la lecture de l'ouvrage "Le monde comme conscience et comme rien" de Ladislav Klíma. ... J'ai déjà parlé de Ladislav Klíma par ici, certainement le philosophe le plus radical dans l’idéalisme immaterialiste, le plus anti-réaliste le plus solipsiste, le plus acosmiste et le plus nihiliste qui soit. (Et certainement le plus egocentré aussi !) En réalité, rien n’existe : — pourtant, il nous semble qu’il y a quelque chose... Mais est-ce certain que tant nous en semble ? : Nenni ! : la conscience d’existence n’est pas immédiate et nous ne savons pas si la conclusion : « quelque chose existe », — s’ensuit logiquement du sentiment que nous en avons, — nous ignorons si le sentiment d’existence existe le moins du monde... ; « cogito, ergo sum » : — rien de moins certain ! — Tout ce que nous pouvons faire, c’est caractériser encore le semblant comme semblant : « IL NOUS SEMBLE QU’IL NOUS SEMBLE QUE QUELQUE CHOSE EXISTE ». Il est impossible d’aller plus loin. Ladislav Klíma - Le monde comme conscience et comme rien
  6. Très belle petite vidéo effectivement qui me fait penser à un passage du Manifeste métaphysique de Raphaël Liogier et Dominique Quessada : "La métaphysique préfère les questions au réponses. Elle constitue ainsi la manière la plus incisive de montrer qu'aucune réponse ne vient réellement clore aucune question. En cela elle est un outil à dé-dogmatiser." (J'avais déjà relayé cette citation ici en octobre 2019 )
  7. Je lisais récemment une réflexion très juste : "Il y a pensée" est beaucoup plus juste et rigoureux que "Ça pense". Ou bien alors : "Il y a l'expérience d'une pensée" (quand la pensée est consciente). "Ça pense" peut donner l'impression qu'il existe quelque part un mystérieux "Ça" qui serait le véritable penseur et, par ailleurs, il reste un sujet de l'expérience (Ça) même s'il n'est pas clairement identifié. Bon... Après le but de Nietzsche en disant "Ça pense" était précisément de mettre en crise l'idée spontanée d'un "Je" auteur de la pensée. (C'est vrai que le langage ensorcelle complètement l'esprit ! )
  8. Merci @Thomas ! En plus la pièce est pile dans le sujet de ce fil !
  9. Nous évoquions récemment cette tendance à disqualifier les gens sur leur CV, ça pourrait être le cas ici ! Pour le coup je trouve que les compétences de Kevin Finel en hypnose ericksonienne contribuent à lui faire réaliser des vidéos très pédagogiques qui savent très vite impliquer personnellement celui ou celle qui les visionne. De même que son regard de thérapeute lui fait très bien dire que ces questions métaphysiques sur la conscience sont loin d'être des masturbations intellectuelles futiles : nos options métaphysiques influencent grandement notre vie et notre manière d'être au monde !
  10. Dans une formule restée célèbre, Ludwig Wittgenstein dit : "La philosophie est une lutte contre l'ensorcellement de notre entendement par les moyens de notre langage". Cela me semble particulièrement vrai lorsqu'on parle des liens entre le corps et l'esprit !
  11. J'ai un corps. Je suis un corps. Deux affirmations simples. Deux ontologies et deux présupposés métaphysiques totalement différent. Je suis mon corps. Plus phénoménologique. Cela réconcilie un peu les deux propositions (mais ça complexifie quelque peu aussi). Je suis une expérience incarnée. Plus pragmatique... avec un brin d'arrière plan spirituel. Pas mal J'ai des sensations corporelles. ou bien Je fais l'expérience de sensations corporelles. Pas mal... Encore plus phénoménologique... Avant de décider ce qu'est ontologiquement le sujet, on commence par décrire ce qui lui apparaît. Je fais l’expérience de sensations que j’attribue à mon corps. Un peu lourd mais épistémologiquement intéressant . On ne dit pas : "mes sensations sont produites par mon corps", ni même "mes sensations sont dans mon corps". On dit seulement que mes sensations sont attribuées à mon corps. Mais bon.. Il y a quand même un souci... Le "Je" qui est posé comme une évidence... L'évidence que tout ça apparait à un sujet (MOI !). Ok... Notre expérience semble être celle de sensations qui sont vécues par quelqu'un mais c'est ontologiquement discutable ! (C'est le même souci que le cogito de Descartes ) Il y a des sensations corporelles ! Épistémologiquement inattaquable ! Radicalement neutre : On ne dit ne dit même plus QUI éprouve les sensations.
  12. Kevin Finel explique plutôt bien et assez simplement quelques unes des principales théories de la conscience. La question qu'il pose à 24:20 est très intéressante (même si elle a déjà été abordée par ici )
  13. Alors comment avancer quand notre seul outil est précisément la conscience que nous cherchons à appréhender ? En allant au bout du projet à la Feynman: en construisant quelque chose pour pouvoir le comprendre. "A mon sens, m'a dit Man, la construction d'une conscience artificielle est peut-être notre meilleure chance, et peut-être même la seule, de saisir vraiment ce qu'est la conscience". Michael Pollan - Et un monde apparaît
  14. Oui, Je ne sais pas trop pourquoi mais l’exemple de la table est pris et repris dans toute l’Histoire de la philosophie pour tenter d’expliquer de quoi le réel est fait ! La table de Bertrand Russell : de quoi le réel est-il fait ?
  15. C'est plutôt bien dit (oh la la, elles sont fortes ces IA ! ) Je m'interroge quand même sur cette obsession philosophique et épistémique à vouloir dépasser le dualisme (même si j'entends bien que le dualisme pose des difficultés). Finalement l'abandon du dualisme nous amène soit à subordonner le mental au physique (physicalisme) soit à subordonner le physique au mental (idéalisme), soit à une sorte de solution intermédiaire dans laquelle le physique et le mental serait deux expressions différentes et parallèles d'une réalité plus fondamentale. Dans tous les cas, cela nous fait passer souvent d'un dualisme de substance à un dualisme de propriétés ou d'aspects. Cela déplace un peu le problème mais pose finalement des questions encore plus complexes et vertigineuses. Quoi qu'en en dise nous sommes embourbés jusqu'au cou dans une forme de dualité esprit/matière. Il existe toujours un fossé entre une table (par exemple) et une pensée. ... En présupposant déjà que nous sachions ce qu'est une table et ce qu'est une pensée ontologiquement. Et en présupposant, aussi, que ce qu'on appelle "table" corresponde à quelque chose qui existe en dehors de la pensée. Je te rappelle qu'une table telle qu'elle est vécue est une expérience visuelle et tactile. Sa "matérialité objective" indépendante de toute expérience, est une construction théorique de la physique.
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