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Patrick FROMENT

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Tout ce qui a été publié par Patrick FROMENT

  1. Il y a un tour de cartes qui s'appelle "la savonnette" qui fonctionne un peu sur le même principe (on peut le faire avec des pièces aussi), il ne me semble pas que ce soit si facilement remontable. Mais encore une fois tout est question de présentation bien sûr.
  2. Waouh ! C'est une sensationnelle idée d'effet de mentalisme ça ! .... Dark Artifice... ... Chronos ! chuuttttt !!! (de toute façon c'est épuisé ! )
  3. Cela faisait bien longtemps qu’un tour Tenyo ne m’avait pas autant enthousiasmé ! De plus la méthode de forçage est aussi brillante que simple. Je la préfère largement à celle qui est utilisée dans la version scénique.
  4. L’ouvrage de Chris Thomas et Genis Carreras Philographique (Tana Editions) est une ressource intéressante pour trouver des définitions simples des mots en -isme. À relativisme nous trouvons ceci : Une définition qui correspond assez bien à celle d’Aurélien Barrau. Le mot "croyance" me semble, néanmoins, problématique (à mon avis un problème de traduction). Je suggérerais de remplacer "croyance" par "proposition" : On ne peut accepter aucune proposition comme vérité absolue, elle possède uniquement une valeur dans un certain contexte, un cadre ou une référence. Du coup ce mot "proposition" s’adapte autant avec ce qui concerne les opinions ou les croyances que les théories scientifiques (la théorie de la gravitation fonctionne dans un certain cadre de référence, idem pour la relativité générale ou la mécanique quantique).
  5. Vu comme ça ça pourrait presque être une fable illustrant une version gnostique de l’hypothèse du malin génie ! Le démiurge crée une réalité volontairement ambiguë et inaccessible que chacun interprète à sa manière (ça correspond assez bien à ce qui se passe dans le monde d’ailleurs). Dans sa vidéo Mr Sam évoque aussi l’exemple de la forme qui projette une ombre différente en fonction de l’endroit où on place la source de lumière. Encore un grand classique souvent utilisé pour illustrer la question du point de vue (ou de la perspective). Et il dit : « la vérité c’est cette forme là, c’est le cylindre, c’est pas le carré, c’est pas le rond » . Là aussi son propos pourrait être une illustration du mythe de la caverne (en plus avec une histoire d'ombres projetées ça le fait plutôt bien ). Oui, bien sûr, on peut aussi le dire comme ça. Pour moi c’est la deuxième leçon liée à ce genre d’image : 1) chacun a raison de son point de vue 2) chacun des observateurs n’a pas tout à fait raison ni tout à fait tort Et du coup ça devrait amener à la troisième conclusion : 3) ayant compris que chacun a raison de son point de vue et n’a pas tout à fait raison, ni tout à fait tort, chacun est capable d’intégrer et de comprendre le point de vue de l’autre. Ce qui ne signifie pas forcément la fin du désaccord ou du conflit mais, en tout cas, aide à mieux s’entendre et se respecter. Ce genre de dessin est d’ailleurs très souvent utilisé dans le cadre des médiations. C'est pas très bienveillant pour les zététiciens ça comme commentaire ! ... Mais j'aime bien ton idée : ils sont juste au mieux nécessaires. Le souci ou le paradoxe de la zététique c'est cette fixation justement sur la vérité, pardon... La Vérité (donc avec une notion d'exclusivité et d'universalité, c'est bien pour ça que le relativisme (quelle qu'en soit la définition) est un cauchemar pour un zététicien). Or, comme cela a déjà été dit par ici, la méthode zététique fonctionne bien avec des questions plutôt simples. Avec des questions complexes c'est... un peu plus compliqué ! Par ailleurs la science n'est pas La Vérité, la science est une méthode qui permet d'approcher une vérité... une vérité qui se dérobe sans cesse sous nos pieds !
  6. Oui ! Pour moi, c'est d'ailleurs tout ce que ce dessin veut dire : bien que n'étant pas d’accord, les deux personnages ont raison de leur point de vue. Point ! Ta longue digression d’octobre 2021 et la vidéo de Mr Sam glisse sur d'autres sujets (bien plus complexes et non moins intéressants) qui sont ceux de la légitimité des points de vue, de la vérité et du relativisme. Le mot relativisme est devenu un repoussoir parce qu’il est mal compris. Pour le commun des mortels ce mot signifie quelque chose comme « toutes les opinions se valent, il n’y a pas de vérité absolue ou universelle ». Or il s’agit là d’une caricature et d’une incompréhension du relativisme. Sur ce sujet, je renvoie à l’excellent essai d’Aurélien Barrau De la vérité dans les sciences et particulièrement à son chapitre 5 : Vers un relativisme cohérent et exigeant. Aurélien Barrau y donne une définition très précise du relativisme (particulièrement dans le cadre de l’épistémologie et de la philosophie des sciences) : Je limite la citation à la définition du relativisme car le propos est déjà dense mais je pourrais citer les 32 pages du chapitre 5 ici, on serait totalement dans le thème.
  7. Magnifique (et très émouvante) vidéo, Merci ! Elle illustre bien ce que nous avons déjà évoqué par ici (il me semble) : La mort est un processus. Plusieurs liens qui évoquent ce processus qui reste encore assez méconnu : Déjà un article de Science & Vie (désolé ! ) : La mort, c’est… : …un processus qui s’inscrit dans le temps Ensuite un article très spécialisé et très fouillé mais très intéressant par rapport aux conceptions de la mort d'un point de vue historique en occident (et plus particulièrement au tournant du siècle des Lumières) : La mort-instant et la mort-processus dans la médecine de la seconde moitié du siècle Et, enfin, une vision bouddhique tirée du Bardo Thödol, livre des morts tibétain : Dissolution progressive des éléments, résorption progressive des éléments (il semble que le concept de la mort vue comme un processus ait été appréhendé très tôt dans le cadre des sagesses traditionnelles orientales)
  8. Oui ! C'est bien pour ça que j'ai pris soin de parler de "réalité" perçue. Merci ! Du coup la question se pose de savoir quelle version (ou quelle représentation) de la réalité est la bonne (la bonne dans le sens : conforme à la réalité telle qu'elle est) ? ... Certainement aucune des deux car toute représentation de la réalité est légitime du point de vue de celui qui la perçoit mais encore une fois une représentation de la réalité parle plus du sujet percevant que de l'objet perçu (encore un argument pour le subjectivisme ). Par ailleurs le concept de "réalité telle qu'elle est" est un concept très métaphysique (on ne peut jamais avoir accès qu'à la réalité "telle qu'elle est" mais telle qu'elle est perçue et donc à une représentation de la réalité). Merci ! C'est pourtant un argument qu'on a pu rencontrer ici (et ailleurs) en faveur du réalisme.
  9. Oui cette phrase m'a fait sourire et m'a marqué aussi. J'ai croisé parfois des personnes qui, au crépuscule, de leur vie avaient cette capacité à avoir à la fois de l'ironie, de l'humour et du recul sur leur maladie. Max semblait être de ceux là. Cette ironie est-elle une force ou une manière de ne pas sombrer complètement. Je l'ignore mais j'avoue que ça me touche quand la vie s'exprime ainsi jusqu'au bout. La toute fin de la vidéo est particulièrement émouvante, également, quand Luis de Matos et Max Maven se font une accolade... Luis de Matos demande à Max Maven de lui promettre d'assister à la prochaine fism, ce dernier répondant qu'il va essayer mais que, selon ses médecins, cela risque de ne pas être possible. Et les deux derniers mots de Max : F*CK THEM !
  10. Luis de Matos discute avec Max Maven. C’était à la fism de Québec en juillet dernier. Un document particulièrement émouvant, certainement une des dernières apparitions et prise de parole de Max Maven lors d’un congrès magique. Les cycles de la vie, la maladie, la vie, la mort, les congés magiques, la fism, la guerre, la rencontre avec David Berglas, Eugène Burger, la magie bizarre et plein d’autres choses. C’est en anglais bien sûr mais avec les sous titres et quelques notions d’anglais ça s’écoute bien.
  11. Sommes nous un sujet (un moi) qui observe et expérimente un objet (un monde) ? … Ou bien alors cette séparation entre sujet et objet, moi et monde est-elle une manière commode de décrire et de nous raconter à nous même notre expérience ? En observant notre expérience au plus près, ne pouvons nous pas voir aussi que le moi et le monde co-existent et émergent dans une même expérience ? Subjectif et Objectif sont étroitement liés. Citation : Notre regard est toujours en quête de savoir où il est pour comprendre ce qu'il est. Son activité, consciente ou non, consiste à modeler ainsi notre moi et notre monde. Si je sais ce qu'est le monde, je sais qui je suis. La conscience immédiate que j'ai de moi-même ne suffit pas elle doit prendre une forme. Il me faut être ceci ou cela, dans un monde stable. À cette fin, il y a des « étiquettes » disponibles, ce qu'on appelle « concepts » et que je peux m'attribuer. Je m'identifie peut-être comme étant une Malienne, un libraire, un dépressif, une trentenaire ou une alpiniste. Je peux, bien sûr, combiner ces identités et elles peuvent varier dans le temps. Peu importe que ces définitions puissent changer totalement ou en partie, il faut qu'il y ait une ou plusieurs qui me permettent de me désigner - sans quoi c'est l'angoisse du néant. Pour cela, il faut un monde où il existe le Mali, les librairies, la dépression, etc. Le regard qui se projette au dehors le fait ainsi à partir d'une certaine intériorité (un moi). Par ailleurs, cette intériorité est situé dans un temps, un espace et une culture (une langue, un monde). Le regard constitue d'une part un monde, de l'autre un moi et relie ces deux termes. Il n'est pas question ici du monde qui serait la somme de tout ce qui existe : le monde est une pure abstraction et à ce titre ne nous intéresse pas. Un monde consiste en un certain ordre construit par un regard en quête de confirmation du moi. Moi et monde dépendent ainsi étroitement l'un de l’autre. Damien Brohon - Au travers du visible, Un parcours du regard
  12. L'illusion est le contraire de l'art. Pierre Soulages Et si nous prenons la citation plus largement : "Je m’intéressais aussi à l’art du Moyen Âge et à cette victoire, que je considérais presque comme une erreur : l’illusion de la profondeur par la perspective. L’illusion est le contraire de l’art." Source
  13. Le numéro de La Recherche actuellement en kiosque explore une nouvelle fois une question au carrefour de la science et de la philosophie : Un des articles m'a particulièrement intéressé : Cette question des multiples nuances de réalisme a été largement illustrée ici par les nombreux réalistes qui ont bien voulu participer au débat depuis plus de 10 ans. Ces derniers mois, je suis, moi même, intervenu sur ce thème à plusieurs reprises. Il n'y a pas de définition universellement partagée du concept de "réalisme" et tout le monde se réclame du "réalisme" (c'est un peu la même chose avec le concept de "rationalité" d'ailleurs).
  14. "Quelle sera l'issue, entre le Scylla de la négation du monde, et le Charybde de son affirmation ?" Carl Gustav Jung
  15. Bonjour Christian, Je n’ai pas grand chose à rajouter sur cette affaire qui est déjà ancienne. Les premières rumeurs sur Sogyal Rinpoché (aujourd’hui décédé) datent de plusieurs décennies, je peux juste dire les points suivants : - J’ai toujours fait la différence dans mon esprit entre l’enseignement et l’enseignant (quel que soit l’enseignant) - J’ai eu des enseignants mais je n’ai jamais été "disciple" de quiconque. - Contrairement à certaines conceptions très idéalistes, un enseignant spirituel reste un homme et, comme ton homme, il a ses zones d’ombre. - Un homme ne se résume jamais à ses actes, même délictueux ou criminels. - Pour toutes les personnes qui s’intéressent aux enseignements spirituels : gardez toujours votre esprit critique et votre libre arbitre. N’abordez pas les enseignements spirituels dans un état de dépendance ou de trop grande vulnérabilité. On s’engage parfois dans une voie spirituelle pour combler certains manques affectifs et, dans ce cas, il est, peut être, parfois plus judicieux d’entreprendre une psychothérapie avant de s’engager dans une démarche spirituelle. - Soutien et compassion total pour les victimes.
  16. Ton propos pourrait être interprété comme une manière indirecte de promouvoir une forme d’agnosticisme. Le glossaire du site de l’Église catholique de France en a une définition proche : Excellente remarque ! Du coup si la question porte sur mes croyances personnelles et sur mon intime conviction, je suis alors certainement le plus à même et le plus "expert" pour répondre à la question.
  17. Merci de cette information ! Du coup la "religion" de ce monsieur est tout à fait claire elle !
  18. Le travail de Max Tegmark a déjà été abordé par ici mais il existe dorénavant un article wikipédia consacré à sa théorie : Hypothèse de l'univers mathématique
  19. Les effets de mentalisme et de magie bizarre impliquant l'histoire tragique du Titanic ont toujours un énorme succès et sont particulièrement porteurs. Le 15 avril 1912, le RMS Titanic a coulé lors de son voyage inaugural, tuant 1 517 personnes. Le 22 avril 1912, le paquebot SS. Mackay Bennet est chargé de récupérer les corps. Le même lundi 22 avril 1912, Sydney Buxton, président du Board of Trade, demanda au lord chancelier de nommer un commissaire aux épaves pour enquêter sur la catastrophe. FATHOMS est une reproduction de l'un des livres générés par cette commission d'août. Il contient une liste complète de près de la moitié de ceux qui ont péri dans les eaux glacées de l'Atlantique Nord lors de cette horrible nuit mémorable. Noms réels. Descriptions réelles. Même avec un expert du Titanic dans votre auditoire, cet accessoire résistera à un examen attentif. Vous racontez l'histoire du Titanic. . . puis demandez à votre spectateur de sélectionner le nom d'une des victimes recensées dans le livre. Un seul nom parmi tous ces centaines. Elle ouvre le livre. Elle lit la description. Elle visualise la fin trop terrible et . . . vous gagnez un contact de l'eau au-delà. Vous pouvez révéler les initiales, le nom complet, l'âge, le sexe et la profession, les articles découverts sur le corps ! Et plus ! Beaucoup plus! C'est comme si vous pouviez lire la description juste par-dessus son épaule - et pourtant vous ne l'approchez jamais. Un book test mais aussi un objet de collection, une véritable curiosité que vous serez fier de posséder. C'est en anglais certes mais vous pouvez très facilement justifier cela étant donné qu'il s'agit d'un documment ayant servi lors de la commission d'enquête britannique (et par ailleurs cela ne change rien pour révéler un nom par exemple). Epuisé depuis longtemps avec la qualité de vieillissement incroyable des créations Gemini Artifacts. (pour les connaisseurs la méthode est la même que celle de l'Almanach book test). Le book test + 5 tickets de collection de l'inauguration du Titanic (qui servent pour la présentation) + une carte postale représentant la salle d'audiance où siégeât la commission d'enquête + un pdf d'explications détailées sur 62 pages. 200 euros + 10 euros de frais de port me semble une offre particulièrement raisonnable pour cet objet de collection. Au plus rapide !
  20. Le concept d’illusion est un non sens car les informations sensorielles ne restituent jamais la réalité. (En d’autres termes, en matière de perception l’illusion n’est pas l’exception mais est bel et bien la règle, c’est à dire notre mode normal d’accès au « monde » ou à la « réalité » ). Conférence de Yves Rossetti, professeur de physiologie à la faculté de médecine de Lyon, membre de l'équipe Imp Act au Centre de Recherches en Neurosciences de Lyon. Comme souvent dans ce genre de démonstration, le propos est illustré par pléthore d'illusions d'optique bien connues des magiciens. Perso, j'adore car ces illusions sont utilisées aussi bien pour étayer un propos très physicaliste (chez Daniel Dennett par exemple) ou bien des digressions plus spiritualistes voire franchement mystiques chez d'autres auteurs (j'ai déjà eu l'occasion de discuter de ça, ici, il y a longtemps). Enfin, j'aime aussi beaucoup la dernière question (après presque une heure et demi de conférence) sur les robots et la "modélisation du cerveau humain" (est ce que ce ne serait pas les robots qui seraient seuls capables de voir LA réalité ?) et la réponse de Yves Rossetti à 1:27:03 : "ça veut dire que vous acceptez que la réalité existe" et, au fond, "qu'est ce que la réalité ?"... Décidément, on en revient toujours aux fondamentaux !
  21. L'excellent Yuval Noha Harari a écrit : "La cohérence est le terrain de jeu des esprits bornés."
  22. Oui si tu veux... En même temps une trop grande distance entre le soi idéal et l'image de soi n'est pas bonne non plus : Typiquement cette distance va favoriser tous les problèmes d'estime de soi. Or l'estime de soi est un socle de sécurité indispensable. Dans ce domaine comme dans bien d'autres il convient de tendre vers un équilibre (équilibre qui sera toujours intime et personnel). Globalement, l'être humain "névrosé ordinaire" va avoir un diagramme de Venn qui ressemble peu ou prou à l'exemple de gauche correspondant à une incongruité entre les 3 personnages dont nous parlions plus haut. L'être humain parfaitement en conformité figuré par la superposition parfaite des 3 cercles représenté dans la figure de droite n'existe pas (ou peut être si... il en existe quelques uns qui sont devenus de grands sages dans une grotte de l'Himalaya ou bien ont été internés en psychiatrie) .... Voyez comme ce concept peut déclencher des conversations psycho-métaphysiques pour le reste de la soirée... Y compris quand on ne fait rien d'autre que rebondir sur une boutade ! Ces considérations, si vous les maîtrisez, vont animer la soirée et passionner votre auditoire bien plus que l'effet, somme toute assez modeste, de Pierres Phasmatiques (une simple divination d'une couleur pensée par une spectatrice et sa matérialisation sous forme de pierre semi précieuse, n'importe quel magicien moyen fait ça ! )
  23. Ah... Et j'oubliais (détail important) : "Savez vous quelle la personne la plus importante entre ces trois ? C'est, bien entendu, celle que nous sommes vraiment et que pourtant, paradoxalement, nous connaissons le moins : le Soi réel..." Du coup, l'importance naturelle apportée à cette partie du Soi fait passer le forçage comme une lettre à la poste et fait couler de source le reste de la routine (là encore ceux qui ont le livre comprendront ). Pour info, en général, la personne que nous connaissons le mieux parmi les trois c'est, bien sûr, ce que nous croyons être, l'image de soi, qu'on peut aussi appeler "ego" (ça aussi ça peut aider dans la présentation ).
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