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Patrick FROMENT

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Tout ce qui a été publié par Patrick FROMENT

  1. Je l'attendais celle là ! Je pense à tous les rationalistes qui s'opposent à l'interprétation de l'École de Copenhague (ce qui est leur droit le plus strict hein !). Il y a Jean Bricmont par exemple. Il développe très bien sa critique de l'École de Copenhague dans cet ouvrage : Bien sûr, d'autres rationalistes ont des positions un peu différentes ou plus nuancées, Fabrice Neyret par exemple : C'est marrant de mettre la dernière phrase que j'ai mis en gras dans la citation au regard d'une autre phrase de l'ouvrage de Jean Bricmont cette fois : Là où on constate que tous les rationalistes et zététiciens ne sont pas forcément d'accord sur la question de savoir "Qu'est ce que la science ?" (mais bon, c'est normal... la question "Qu'est ce que la science ?" n'est pas une question scientifique, c'est une question philosophique ! Michel Bitbol a bien raison quand il écrit : "La physique quantique remet en question tout ce que nous pensions savoir sur ce que fait une science" (fin du hors sujet s.v.p. Merci !)
  2. Il est certain qu'entre les élucubrations du mysticisme quantique et les certitudes de certains zététiciens qui voudraient nous faire croire que tout est sous contrôle, que la mécanique quantique ne présente aucune difficulté d'interprétation et ne pose aucune question sur la nature de la matière et de la conscience, il y a certainement une troisième voie plus juste et plus équilibrée. Les travaux de Michel Bitbol me semblent représentatifs de cette troisième voie.
  3. Excellent... Nous pourrions même imaginer (si nous étions quelque peu radicaux ) un spectacle entièrement bâti sur de la narration et illustré par des effets "sans truc" basés, par exemple, sur des lois statistiques peu connues... Du style, par exemple, de celle que Tony Doc Shiels explique avec des cartes dans Psi les principes brillants du mentalisme (en haut de la page 33 de l'édition française). C'est un bon exemple effectivement. Et ta question sur mettre le thème au service du spectacle ou le spectacle au service du thème est très pertinente. En tout cas il me semble qu'il y a une réelle différence selon que l'artiste utilise un thème comme un simple boniment ou bien quand il est, lui même, totalement investi dans ce thème (sans, pour autant, être un croyant ou un militant). Est-ce-que les spectacles du Puy du Fou serait aussi grandioses sans les convictions et l'énergie du fondateur du parc ?... La question reste ouverte !
  4. Et c'est reparti ! Faut pas grand chose pour allumer la mèche Ok, comme le sujet est complexe et pour équilibrer un peu, deux autres liens : Un article intéressant d'un zététicien sur les dérives pseudos scientifiques du mysticisme quantique : Quantoc : l’art d’accommoder le mot quantique à toutes les sauces Sur la question épineuse des bizarreries de la physique quantique et de ses implications philosophiques, le philosophe et physicien Michel Bitbol reste une ressource précieuse : Michel Bitbol : “La physique quantique remet en question tout ce que nous pensions savoir sur ce que fait une science, et sur ce qu’est la nature”
  5. Oui ! Effectivement ! Sortir de l'interprétation psychologique ou parapsychologique où le mentaliste reste, dans les deux cas, le détenteur du pouvoir pour entrer dans une dimension où le mentaliste "subit" la magie autant que les spectateurs. Cela demande un sacré talent de comédien pour être crédible car, dans bien des cas, les spectateurs se doutent que le mentaliste tire les ficelles en secret même si les miracles sont, en apparence, le fruit d'incroyables coïncidences. J'ai eu la chance d'assister au spectacle de Thierry Collet cet été au festival d'Avignon Que du bonheur (avec vos capteurs). Il y avait quelque chose de ça : Le magicien subissait la magie autant que les spectateurs, sauf que là ce n'était pas la synchronicité qui était mise en lumière mais la technologie. Enfin, comme tu le sais, il est bon de maitriser un peu le thème qu'on utilise ou qui nous sert de boniment. Suggestion de lecture : Sur le Colloque de Cordoue, un ouvrage déjà ancien (1981) mais trouvable d'occasion :
  6. La conclusion de ChatGPT 4o : ... Je vois déjà certaines personnes tiquer sérieusement et avoir quelques voyants rouges qui s'allument, rien qu'à la formulation "d'autres formes de vérité" (autres que scientifiques). - Comment ça ? ... Il peut y avoir "d'autres formes de vérité" que purement scientifiques ? ... Quoi donc ? La science doit être intégrée dans une "perspective plus large" ?? ..Non ! Monsieur, ce sont les perspectives plus larges qui doivent être totalement intégrées dans la science !... De quoi ??? Vous me soupçonnez de "scientisme" ?... Mais c'est vous qui êtes un obscurantiste !!! Et allez c'est reparti !
  7. Les sujets du bac philo viennent de tomber en ce mardi 18 juin ! Nous avons un bon sujet pour faire potasser les zététiciens : "La science peut-elle satisfaire notre besoin de vérité ?" ... Et un autre très intéressant à méditer pour les magiciens et mentalistes : "L'artiste est-il maître de son travail ?"
  8. C'est le cas pour mon exemplaire aussi et j'ai remarqué que c'est le cas, également, sur d'autres matériels électroniques (le mental dice Anverdi par exemple).
  9. De bonnes choses dans cette vidéo (notamment entre 27:45 et 36:40) qui est la partie ou Bruce Benamran développe sa conception de Dieu. Intéressant donc mais je ne vois pas grand chose de neuf entre son concept de "cause incausée" et l'idée d'une cause première connue depuis Aristote et même avant (là encore, on mesure à quel point la connaissance d'un minimum de philosophie et de métaphysique est une ressource dans ce genre de débat). Par ailleurs quand Bruce Benamran dit "L’effet d’une cause ne peut pas rétroagir sur la cause" (32:50), je ne suis pas tout à fait d'accord. Il semble se placer du point de vue d'une causalité strictement linéaire : Or, on parle de plus en plus de causalité circulaire... ... et de rétroaction causale : Les sciences humaines sont pleines d'exemples de rétroactions causales (on en trouve en psychologie, en sociologie et en économie) mais il y en a aussi en physique et en chimie. Dans les systèmes dynamiques et la théorie du chaos, la rétroaction causale est un phénomène courant.
  10. Oui ! Finalement ces considérations de haute volée sur les 52! possibilités d'un jeu de 52 cartes mélangées nous font toucher l'étonnement voire le vertige métaphysique et cette émotion là est, effectivement, magique !
  11. Dieu est-il barbu ? de Stéphane Encel Dieu est contre le progrès ! Dieu est contre la démocratie ! Dieu, c’est la violence et l’intolérance ! Dieu est un homme ! Et puis même, Dieu est mort ! Autant d’idées reçues qui ont la vie dure. Autant d’idées reçues battues en brèche dans cet essai fulgurant. Si les religions ne cessent de s’inviter dans le débat public, on les connaît finalement bien mal. Petit ouvrage très intéressant qui m'a bien plu. 33 idées (reçues ? ) dont plusieurs discutées par ici depuis plus de 12 ans sont abordées et battues en brèche dans le livre. Par exemple l'idée (reçue ?) que nous avons discutée, ici, en décembre dernier est l'objet du chapitre 18 de l'ouvrage : Les guerres sont toujours menées au nom des religions Extrait : Les spécialistes estiment que les grands conflits remontent au Néolithique, avec la sédentarité, l'agriculture et le perfectionnement des armes. Il s'agissait alors de défendre un territoire, les sources de subsistance. Il est vrai également que, aussi loin que l'on puisse remonter, par les sources scripturaires et archéologiques, des divinités étaient attachées aux territoires. (...) Lorsqu'une guerre se déclenche, elle est menée au nom des valeurs supérieures du groupe ou de la nation : religions, divinités, universels, démocratie, le Bien contre le Mal, royauté, utopies, idéologies, masquant, bien, d'autres, intérêts pragmatiques...
  12. Je pense que c'est là tout le cœur de nos incompréhensions (et idem avec Christian Girard). C'est souvent la confrontation entre deux visions : une qu'on pourrait qualifier de pragmatique, scientifique, objective, et l'autre plutôt idéaliste, philosophique, subjective. Peut-être aussi nous avons des divergences sur le sens et la fonction profonde de la poésie (sûrement !). Donc du coup, nous parlons de deux endroits complètements différents.
  13. Allez... Continuons dans la poésie ! : « Ce qu'on appelle "mourir" c'est achever de naître et ce qu'on appelle "naître" c'est commencer à mourir. "Vivre" c'est mourir en vivant. Nous n'attendons pas la mort : nous vivons perpétuellement avec elle. » Jean Baudrillard
  14. Hou la ! Comme tu y vas Christian ! Je reconnais là ton sens de la mesure et ton esprit pondéré. Ce qui est "abominable" c'est, peut être, de ne pas intégrer l'idée que la mort fait, au fond, partie de la vie dés la naissance. ... Allez puisque tu aimes la poésie : « Vivre est une mort, et la mort elle aussi une vie. » Hölderlin « Naître, c'est seulement commencer à mourir. » Théophile Gautier Bonne journée !
  15. D'autant plus que, selon certaines approches philosophiques et psychologiques, cette peur là est la peur-racine de toutes nos autres peurs et nos angoisses. Dans certaines blessures existentielles comme la blessure d'abandon ou la blessure de rejet, c'est, en fait, la peut de mourir qui est à l’œuvre... Sachant que nous pouvons considérer que nous sommes déjà "morts" une première fois à la naissance par le deuil de la vie intra-utérine. Et qu'il, est probable, que nous portions une trace archaïque de ce deuil au plus profond de notre âme (âme n'est pas à prendre au sens spirituel ici mais, au sens du principe vital qui anime l'être humain (et les animaux et les plantes))? Et si tu as envie de dire que l'âme n'est que le principe vital qui résulte des propriétés de la matière, aucun souci pour moi . En conjecturant beaucoup, on peut imaginer qu'une conscience artificielle ne porterait pas cette trace en elle et, du coup, ses angoisses (si elle a accès à une telle émotion) seraient certainement très différentes de nous autres, mammifères, qui sommes nés de la rencontre de deux gamètes, nous sommes développés dans le ventre d'une de nos congénères et sommes "morts" une première fois à la vie intra-utérine (vie intra-utérine dont la science a certainement encore plein de choses à découvrir). Sur l'angoisse de mort : https://www.cairn.info/revue-etudes-sur-la-mort-2008-2-page-125.htm
  16. Non la version standard uniquement et elle me suffit.
  17. L'émotion (l'étonnement) nourrit le vertige métaphysique qui lui même nourrit le questionnement philosophique. C'est une vision de la psychologie très comportementaliste (je dirais presque pavlovienne). C'est une perspective valable mais il existe plein d'autres approches pour expliquer le comportement humain et elles sont toutes certainement valables de leur point de vue (autant que parcellaires). @ Tous les intervenants : Cette discussion est très intéressante, Merci !
  18. L'étonnement c'est comme la joie, la tristesse, la colère, la peur, le dégoût... Cela fait partie du registre des émotions. Les émotions sont le propre de l'être humain dit-on mais, oui, je suis intimement persuadé que certains animaux ressentent aussi des émotions (ça me semble évident pour une émotion comme la peur par exemple). La question des derniers messages est un peu celle de savoir : Est-ce que la machine est potentiellement capable d'éprouver des émotions ? ...éprouver au sens de ressentir une émotion en première personne et non pas être programmée pour donner des signes de pseudos émotions. Ça certaines machines le font déjà très bien... si bien qu'un jour il sera, peut être, impossible de faire la différence entre un robot humanoïde et un être humain. La seule différence sera peut-être, justement, que le robot n'aura pas de conscience et d'expérience en première personne. Le zombie philosophique sera devenu une réalité.
  19. Oui on peut réfléchir sans étonnement Mais... ... Si nous reprenons la phrase complète d'Enthoven : "Pour réfléchir, il faut s'étonner de ce qu'on a l'habitude de voir" ... Et si nous la regardons dans son contexte, le mot "réfléchir" est à prendre, selon moi, dans le sens de questionnement philosophique. Nous pourrions donc dire : "Pour pratiquer le questionnement philosophique, il faut s'étonner de ce qu'on a l'habitude de voir" Ce qu'on a l'habitude de voir c'est, par exemple, l'existence du monde, notre propre existence... S'étonner d'être et, même, s'étonner qu'il y ait de l'Être... Cela, la machine ne sait pas le faire. Quand la machine est confrontée a un résultat inattendu elle ne s'étonne pas. En général, elle produit un bug, c'est sa manière de s'étonner ! Et elle peut donc encore moins s'étonner de ce qu'elle a l'habitude de voir et de traiter. Tout comme la conscience, l'étonnement est (jusqu'à preuve du contraire) une propriété du vivant. Oui... la réflexion dans une partie d'échec c'est, essentiellement, du calcul et l'analyse des coups suivants, ce que la machine sait très bien faire.
  20. J'aime vraiment beaucoup la disparition à vue et la disparition dans la main du spectateur (on peut voir les deux sur le trailer je crois). Très sympa à regarder et à faire (et, du coup, ces deux effets ne sont pas possibles, comme ça, avec Hide a Key).
  21. J'ai expérimenté devant un "vrai public" et c'est un miracle ! Le "handling" du gimmick est sensiblement différent de "Hide a Key" (lié à la nature même du gimmick).
  22. Bon... J'ai reçu la merveille et j'ai commencé à jouer avec. Franchement pas déçu de cet achat (et il est très rare que j'achète du matériel ou des tours hors mentalisme ). J'ai toujours été fasciné par l'ingéniosité et la précision de ces joujous mécaniques depuis que j'ai acheté ma première pièce truquée chez Georges Proust dans les années 80. Les clefs ressemblent à de vrais clefs, ça manque encore un peu de stridence sur la combinaison des hauteurs de dents (et on le comprend quand on connait le principe du gimmick) mais franchement ça passe très bien (et puis ça peut exister des clefs sans trop de stridences sur la combinaison des hauteurs de dents). Je mets un schéma des différentes parties d'une clef pour bien me faire comprendre. Une fois verrouillé, le gimmick est entièrement examinable, impossible de voir quoi que ce soit. Il faut faudra le petit accessoire fourni pour le déverrouiller de nouveau. Ça a l'air robuste et fait pour durer longtemps. Au niveau de l'épaisseur, aucun souci, je vous ai fait une photo du gimmick avec ma clef d'appartement (ma clef d'appartement c'est celle du dessus)... Je n'ai pas de pied à coulisse électronique mais je crois bien que ma clef d'appartement est plus épaisse !!! Je suis tenté de mettre 4 étoiles mais j'attends de voir à l'usage devant un public réel.
  23. D'après le transporteur, je reçois ça dans la semaine à venir, je vous ferais un retour. (Je vois d'ailleurs que c'est, à nouveau, en rupture de stock)
  24. Merci @Christian DELAMORINIERE Raphaël Enthoven, excellent comme à son habitude ! "Pour réfléchir, il faut s'étonner de ce qu'on a l'habitude de voir (et ce n'est pas comme ça que fonctionne la machine)"
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