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Patrick FROMENT

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Tout ce qui a été publié par Patrick FROMENT

  1. J'avais évoqué cette idée (qui n'est pas de moi) ici en 2014. Le dernier livre d'Erik Sablé (publié à titre posthume) reprend ce thème : Erik Sablé nous parle de son itinéraire spirituel, de ses rencontres, de ses engagements. Il nous parle du Dieu impersonnel, trop souvent objet de querelles et de malentendus pour lui préférer un dieu plus personnel, dont chacun peut faire l'expérience. Ce dieu constitue notre essence lumineuse, notre être véritable, mais nous l'ignorons. Vous, moi, tous nous avons un dieu au fond de nous qui veille quoi que nous fassions. Tous nous sommes d
  2. Oh non ! Et je n'ai jamais prétendu cela. Les philosophes ne sont même pas d'accord sur la définition précise de leur discipline ni sur ses méthodes. Il n'y a même pas de langage unique en philosophie, deux philosophes peuvent utiliser le même mot dans un sens tout à fait différent. (... Et j'ose dire que ce joyeux bordel me plait bien ! )
  3. Oui ! Finalement (pour moi), au delà de la question de la promotion de l’esprit rationnel et scientifique et au delà de la dénonciation des fausses sciences (questions qui sont, somme toute, assez simples donc tout à fait du ressort de la zététique ), au delà de ces questions, donc, la grande question est celle d’une véritable réflexion (philosophique) sur les sciences. Et là on ne peut pas dire que la zététique soit très efficace. La crise de la Covid a révélé aussi une crise des sciences (crise du monde scientifique lui même en proie à des dissensions et des rivalités qui ont éclaté
  4. Ça me va. Nous avons déjà abordé ça et là, à plusieurs reprises, cette question du point de vue. Il m’a souvent semblé flagrant que tu privilégies le point de vue objectif alors que, moi même, je me place le plus fréquemment d’un point de vue subjectif. Je ne suis pas dupe que cette opposition entre nous est assez artificielle et sa polarisation est dopée par la nature de nos échanges sur ce forum. Je suis conscient aussi que mon histoire, ma sensibilité, mes expériences, mes centres d’intérêt, mon métier me poussent à adopter un subjectivisme assez fort. Sur cet
  5. Effectivement toute la subtilité est dans le "s'en donner l’impression" mais au fond, du point de vue de l’expérience subjective, je ne suis pas sûr qu'il y ait une différence très marquée (hormis dans notre interprétation métaphysique du verbe "percevoir") entre : - percevoir une réalité objective qui existe à l'extérieur de soi (ou qu’on considère exister à l’extérieur de soi) - percevoir ce qu'on s'attend à voir - percevoir une réalité qu’on se donne l'impression de créer J’entends bien que tu souhaites te placer d’un point de vue objectif hors des biais cognitifs et des
  6. Nous ne sommes pas loin (et même plutôt assez proches) de "Nous créons notre réalité", phrase chère aux mystiques et new ager de tout poil. Un même concept peut être utilisé pour appuyer toutes sortes de thèses, y compris, parfois, des thèses diamétralement opposées. Les illusions d'optique, par exemple, sont utilisées aussi bien par des philosophes de l'esprit, des cognitivistes, des neuroscientifiques ou des spiritualistes pour illustrer et soutenir pas mal de théories diverses et variées... C'est assez amusant !
  7. Ou n'est-ce qu'une croyance ? C’est juste que je trouve quand même ça assez particulier ces argumentations où on en revient, régulièrement, à des histoires de coup de marteau sur la tête ou bien de voitures qui renversent des braves gens ou, encore, d’un enfant et de sa chute mortelle du haut d’une falaise. Si le fond du propos c’est de dire que les phénomènes sont conditionnés, que nous les subissons pour le meilleur et le pire et qu’il faut être vigilant, on peut traduire ça, plus simplement, par le vieil adage populaire : "l’eau ça mouille et le feu ça brûle !" ce sera mo
  8. Ok Ok... Je suis d’accord avec tout mais je ne vois toujours pas la démonstration ou ce que vous essayez de dire (et encore moins le rapport avec la zététique). - Ce qui fonde une connaissance c’est qu’elle s’appuie sur des données empiriques ? - Il y a une hiérarchie dans les connaissances ?… Celles qui sont susceptibles de garantir notre vie et notre survie et celles qui seraient plus futiles ?
  9. Quand un enfant marche et s'approche au bord d'une falaise, il est important de lui expliquer qu'il risque une chute mortelle. Cette information repose sur notre connaissance des dangers : s'il tombe, il meurt ! En quoi cela aurait-il un rapport avec une croyance et l'épistémologie ? Tu as raison ça n’a aucun rapport. Et je ne vois effectivement aucun lien avec ton histoire d’enfant en danger et le propos développé dans les derniers messages. Ou plutôt si… J’ai très peur de saisir la métaphore : Nous sommes des enfants et nous courons un grave danger de chute mortelle si les
  10. Disons que les titres polémiques et les punchline (Militer pour la science, les gardiens de la science roulent pour les lobbies, information scientifique ou manipulation de l’opinion ?…) font écho à des réflexions plus profondes et à mon expérience personnelle de cette nébuleuse activiste.
  11. Tout à fait ! J’ai été moi-même très intéressé et surpris d’apprendre que le bilan écologique de la voiture électrique est à peu près aussi désastreux que celui de la voiture thermique (si en prends en compte le coût écologique de la production et du recyclage des batteries). Pour revenir au livre de Sylvain Laurens, il semble qu’il se soit intéressé aux mouvements rationalistes en travaillant sur les lobbying (un de ses sujets de recherche en tant que sociologue). Il l’explique dans la vidéo ICI L’Afis par exemple est largement évoqué dans l’ouvrage. Il semble qu’il y ait que
  12. Il y a un aspect qui a d’ailleurs peu été abordé par ici et qui nous intéresse au plus haut point : Dans l’histoire des mouvements rationalistes, il est arrivé que certains illusionnistes soient associés à la cause. On peut citer quelques grands noms comme Houdini, Randi, Gérard Majax… Leur rôle a souvent été de nature technique, il s’agissait de montrer, par exemple, que certains spirites utilisaient des trucages ou, plus simplement, qu’il était possible de reproduire avec un trucage à peu près tous les phénomènes réputés paranormaux. J’ai remarqué que si les illusionnistes impliqués
  13. Je suis tombé récemment sur cet ouvrage : L'utilisation du verbe "militer" dans le titre me semble particulièrement adapté pour des mouvements dont le but n'est pas seulement la promotion de l'esprit critique ou la dénonciation des fausses sciences mais bien une certaine vision philosophique des choses voire sociétale ou politique (mais bon là dessus, ça fait des années que votre serviteur lance des alertes ). Le sommaire donne un aperçu complet de l'ouvrage. La fiche de lecture de Sylvain Laurens est également très éclairante :
  14. Il y a ça aussi chez Taschen : 10 000 Euros le livre (peut-être le plus cher de leur catalogue, mais il est livré avec la table ! ). lien Et le pire c’est que Richard Gere, dans la vidéo ci-dessous entre 0:31 et 0:45, nous explique que le livre n’existe pas en tant qu’objet car "dans le processus de la perception, chaque instant est une expérience subjective et individuelle du monde" (vous pouvez activer les sous-titres en français sur la vidéo et si vous ne comprenez rien à ces histoires d'objets qui n'existent pas en tant que tels ou à ces concepts d'expérience subjective et
  15. A propos de Thomas Nagel, encore un qui considère le physicalisme et la métaphysique matérialiste comme une impasse : ... Et pourtant ce monsieur ne semble pas être un mystique délirant : Revendiquant son athéisme, mais écartant la thèse physicaliste, Thomas Nagel n’adhère pas pour autant à une théorie du dessein intelligent, et encore moins à une explication créationniste. Ainsi, selon lui, les principes qui ont permis l’essor fantastique de la science moderne, loin de répondre à tout besoin d’explication, doivent alors être complétés ou modifiés. Seule une alternative au réduc
  16. Un physicien cherchera à savoir de quoi sont faits les atomes ou ce qui explique la gravité, alors qu'un philosophe demandera comment nous pouvons savoir qu'il y a quoi que ce soit à l'extérieur de nos propres esprits. Thomas Nagel - Qu'est ce que tout cela veut dire ?
  17. Il est intéressant de remarquer que Donald D. Hoffman s'appuie sur la science et sur une théorie évolutionniste pour soutenir ses hypothèses. De même, Markus Müller s'appuie sur la science et uniquement la science. Ce qui montre bien que la science n'a pas nécessairement besoin d'un substrat métaphysique matérialiste. Certains énoncés métaphysiques qui semblent, à priori, absurdes au sens commun sont totalement compatibles avec l'explication du monde fournie par la science. Je dirais même que la plupart le sont. Ce qui montre bien, à mon sens, que tirer des conséquences métaphysiques à partir
  18. Couverture de la revue New Scientist du 3 août 2019 : Le titre de la revue fait référence aux théories de Donald D. Hoffman dont il a été question ici à plusieurs reprises. Donald D. Hoffman est professeur émérite de sciences cognitives à l'Université de Californie à Irvine. Il est l'auteur de plus de 120 articles scientifiques et de trois livres dont Case against reality : Selon Donald Hoffman la matière est une «interface utilisateur graphique» vers une réalité consciente plus profonde (Je résume ). Conscious realism sur Essentia Foundation
  19. Pas forcément. La question Pourquoi y-a-t-il quelque chose plutôt que rien ? peut se comprendre hors des concepts d'intentionnalité ou de volonté supérieure. Mais, effectivement, j'ai bien peur que toute "raison profonde" ou explication ultime appelle immédiatement une autre question qui serait le pourquoi de cette raison profonde ou pourquoi cette explication ultime et pas une autre ? Typiquement : Dieu a créé le monde mais qui a créé Dieu et pourquoi ? Ou alors... sur des questions aussi vertigineuses que Pourquoi-y-a-t-il quelque chose plutôt que rien ? il faut aussi repenser
  20. Je viens de finir cette BD tirée de l'essai de l'anthropologue Pascal Boyer : Le travail de Pascal Boyer permet de penser au delà du cadre fonctionnaliste utilisé habituellement pour expliquer religion (à savoir : la religion à été inventée pour donner un sens à la vie et à l'inexpliqué, la religion permet de conjurer les grandes peurs humaines (peur de la mort en particulier), la religion donne un cadre moral et éthique, la religion permet d'assoir le pouvoir de certains etc...). Pascal Boyer convoque largement tout le spectre des disciplines des sciences humaines pour explique
  21. Une des manières de s’en tirer est de dire que le concept de néant n’a pas de sens et que "quelque chose" (vide quantique ou lois préexistants à l’univers) existe nécessairement. C’est intéressant, au passage, ce existe nécessairement qui émaille l’histoire de la philosophie, des sciences et de la logique… Dieu n’est jamais loin ! En tout cas cela laisse, intacte, la question Pourquoi y-a-t-il quelque chose plutôt que rien ? qui, dans cette hypothèse, peut être reformulée ainsi : Pourquoi "quelque chose" existe nécessairement ?
  22. Dans son ouvrage Jim Holt fait remarquer que le vide quantique est quelque chose de très codifié et de très organisé et qu’il ne faut pas grand chose pour y produire "l’étincelle" qui donnera naissance à un univers. Le vide quantique c’est presque déjà un proto-univers. Je résume et je raccourci ! Bref le vide quantique ce n’est pas rien (c’est même, plutôt, un concentré d’énergie). Ce n’est pas le néant des philosophes. Le néant des philosophes c’est un "non-objet" vide de matière, vide d’énergie, vide de conscience et vide de toutes les lois qui président à l’énergie, la mati
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