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Henk RAISON

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À propos de Henk RAISON

Informations Personnelles

  • Localisation
    Gent / BELGIQUE
  • Profession / Occupation
    Mentaliste

Informations Magiques

  • Club(s) / Association(s) / Cercle(s)...
    International Brotherhood of Magicians / Belgian Magic Federation
  • Connaissances Utiles pour Notre Art :
    Mentalisme

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  1. Comme quoi Gaëtan ne fait probablement pas toujours la même dédicace ... Merci encore pour ces merveilleux volumes.
  2. Comme certains m'ont demandé de "cesser", c'est ce que j'ai fait. Néanmoins, après avoir vu le replay avec Gaëtan Bloom (à voir et revoir ), deux suggestions de lecture dans son livre Full Bloom : - Creativity, p.61. - The effect and the plot, p.325. PS : pour ceux qui sont intéressés dans les cartes montantes de Dr. Hooker dont parle longuement Gaëtan sur VM, il y existe une merveilleuse publication :programme de la Conference on Magic History (Jim Steinmeyer,2007).
  3. Le livre New Era Card Tricks de August Roterberg publié en 1897 a constitué une véritable révolution dans la magie des cartes. Re-publié plus d'un siècle plus tard (2004), il contient toujours des merveilles, notamment "The Demon Envelope" (p.100), une prédiction utilisant un "stack deck" et une assistante. Comme quoi on n'a rien inventé. A lire ou à relire. Bonne journée à tous.
  4. Pour ceux qui sont membres de l'International Brotherhood of Magicians (IBM), retrouvez ma routine "Raison d'Être" dans le Linking Ring (juillet 2021). Merci à l'IBM de m'avoir fait (un peu) connaître outre-atlantique. https://www.magician.org/
  5. Vous avez aimé le livre de Vincent Hedan consacré à l'oracle de Belline (sinon il est grand temps de lire les écris de Vincent), alors vous allez peut-être aimer la routine " Oracle de Belline" dans Dix Expériences de Mentalisme pour Magiciens. L'utilisation de ce magnifique jeu de tarot vous offre des possibilités extraordinaires. Tirez les cartes en décrivant le passé et le présent, et surtout en prédisant le futur. Une routine qui exige un leu de travail, mais qui en vaut la "peine" ( "No pain, no gain").
  6. Merci Antoine de faire appel à cette référence. Comme il l'écrit dans l'introduction de son livre Sois Le Magicien, Ed. GP, 1971 (que j'ai acheté sur une brocante pour €5,00) : "Mais si tu penses déjà que derrière nos tours de passe-passe, autre chose se cache, Si tu pressens que les "trucs" ne font point le magicien, que l'illusionisme est un art d'expression, ouvre ce livre à la première page". Il disait déjà aussi quelque chose du genre : le truc du magicien n'a aucune importance.Ce qui compte, c'est la démarche intérieure et poétique de l'artiste. Bref, le truc (et la technique) n'est qu'un moyen.
  7. EPISODE # 7 : Et si le secret était dans la boîte ? On nous le rappelle tout le temps, « la créativité, ce n’est pas un don, cela peut s’apprendre », « pour être créatif, apprenez à penser autrement ! ». Il existerait des méthodes, brainstorming, pensée latérale …(voyez Edward de Bono, Thinking Course,Ed. BBC Active, 2006). Pour cela, il nous suffirait de penser « out-of-the-box ». Une sorte de dédoublement de la personnalité ? Et si la créativité (ou l’innovation) n’était pas tout simplement de penser « inside-the-box » ? Dans leur livre, Inside the Box (Ed. Profile Books, 2013), Drew Boyd et Jacob Goldenberg tordent le cou au mythe de « penser-dans-la-boîte ». Leur approche est assez simple (il fallait y penser), mais d’une efficacité redoutable. Les artistes (chanteurs, écrivains …) emploient des modèles (« templates ») utilisés de manière inconsciente ou gardés jalousement comme de véritables secrets. A titre d’exemple, Agatha Christie utilisait toujours une sorte de canevas : un corps est découvert, un détective examine la scène de crime, récolte des indices, interroge des suspects, et tout à la fin, dévoile l’assassin (bien sûr la personne la moins suspecte). Dès qu’elle avait l’intrigue, il lui suffisait de remplir les faits et informations issus de son monde (lieux, personnages, caractères…) de façon à remplir le « template ». Les écrivains se posent bien souvent les mêmes types de questions que les magiciens : que faut-il pour commencer, qu’est-ce qu'une bonne histoire … ? (voyez Chris Skykes, How to craft a great story,Ed. Teach Yourself, 2013). Nous, les magiciens, fonctionnons également bien souvent avec des « templates » qui sont essentiellement les effets recherchés : apparition, disparition, transposition, transformation, pénétration, restauration … (Peter Lamont et Richard Wiseman, Magic in Theory, Ed. University of Hertfordshire,1999). L’approche « inside-the-box » repose sur deux principes : (1) Regardez les ressources que vous avez avons à portée de main. La meilleure et la plus rapide façon pour innover, c’est d’observer ce qui nous entoure, ou encore mieux, ce qui est juste sous notre nez. Il ne faut pas sortir tous azimuts « hors-de-la-boîte » en espérant découvrir par miracle quelque chose. La majorité des innovations et des inventions n’étaient pas très loin du monde propre de leurs créateurs. (2) Commencez par la solution. La plupart des gens s’imaginent que pour innover, il faut commencer par définir le problème et ensuite essayer de trouver des solutions. Il est en effet plus facile de partir d’une solution, et en trouver une application utile et originale. Ce deuxième principe peut sembler un peu étrange, mais imaginez que vous voyiez à la télé ( ou pour les plus jeunes, sur YouTube) un défilé de mode dans lequel les vêtements changent de couleur sur la simple volonté du mannequin qui défile. Deux pensées pourront vous venir directement à l’esprit. Si vous êtes défaitiste, vous vous diriez, « c’est foutu pour ceux qui font du quick-change ! ». Si vous êtes optimiste (et créatif), « C’est une idée super pour un quick-change, je pourrais même utiliser cette solution pour un change dans une malle des Indes ou encore pour faire un tour de mentalisme sur le choix des couleurs ! ». Convaincus qu’il est préférable de penser « inside the box », Boyd et Goldenberg appliquent cinq techniques pour arriver à booster notre créativité. Demain la première technique, Bonne journée à tous,
  8. J'ai eu l'occasion, non seulement, de voir plusieurs fois son acte FISM, mais aussi de le voir en conférence. A voir absolument. Très bonnes techniques, beaucoup d'idées et une très belle personnalité.
  9. EPISODE #7 : Création ou innovation ? Au risque de décevoir certains ( ceux qui attendent avec impatiences ces fameuses méthodes pour booster cette fichue créativité ) et en complément aux commentaires intéressants de Christian ( statut de variante innovante), voici pour terminer cette longue (voire trop longue) introduction sur la créativité en général, une question essentielle pour tous les magiciens- créateurs. D’après les spécialistes de la créativité, il y aurait une différence entre la créativité et l’innovation. La créativité serait « l’art de remettre en question l’existant et de rechercher des idées nouvelles, alors que l’innovation consiste à mettre en œuvre des idées nouvelles, ceci dans quelque domaine de l’activité que ce soit. Donc la création est de l’ordre de la production d’idées - penser autrement -, l’innovation étant celui de la mise en œuvre d’idée - faire autrement » (Mark Raison, Stratégie et Créativité, Ed.Prisma, 2015). Ou encore, l’innovation peut être définie comme le processus par lequel on « parvient à changer la réalité des chose et la créativité comme celui par lequel un individu réussit à changer sa perception des choses. Autrement dit, l’innovation est du côté des objets, la créativité côté des sujets. Le véritable changement est forcément double (…). En d’autres mots, il faut changer son regard sur le monde, pour ensuite changer le monde (Luc de Brabandere, La Valeur des Idées, Ed.Dunod, 2007, p.88.). Bref, création et innovation seraient les deux faces de la même pièce. De toute façon, nous - les magiciens - le savons que trop bien : « tout n’est que perception ». La réalité n’existe pas. S’il n’y avait que réalité, il n’y aurait pas de magie et de magiciens. Loin de moi les querelles de clochers au sujet d’une définition, et permettez-moi celle-ci : - L’innovation est une idée nouvelle qui remplace ou améliore quelque chose d’existant (introduire quelque chose de nouveau dans une chose établie). - La création est une idée nouvelle qui ne remplace ou n’améliore rien d’existant. Il est donc évident que le monde est essentiellement fait d’innovations. En effet, « l’imprimerie existait en Europe bien avant Gutenberg, si par imprimerie, on entend fabrication d’images par pression (…) », ou encore, Louis Braille, « l’astucieux jeune homme trouvera la solution en s’inspirant d’un système utilisé par les soldats qui désiraient communiquer, la nuit sur les champs de bataille et qui, craignant d’allumer la lumière, se trouvaient plongés dans la même obscurité que les aveugles » (Daniel Boorstin, Les découvreurs, Ed. Robert Laffont, 1986, p.505 et 532). Inventeurs ou innovateurs ? quelle différence cela peut-il bien faire ? Ce qui compte c’est l’application géniale d’une idée nouvelle qu’elle soit création ou innovation ! En magie aussi, « la création et l’innovation peuvent se produire à différents niveaux : création d’objet et d’accessoires, de techniques, de gestes, de concepts et de principes, de mises en scène et de présentations (…). La création peut aussi s’exprimer dans l’adaptation, dans la personnalisation d’un effet existant (…). Dans la création magique, la vraie récréation est justement cette ré-création perpetuelle, cette amélioration permanente de l’existant, étape par étape (Stefaan Alzaris, p.42-45). Je laisse bien sûr à tout-un-chacun le soin d’apprécier le niveau, soi-disant, d’innovation ou de création, voire d’originalité. Tout cartomane a certainement « sa manière » ou sa touche personnelle pour exécuter une levée-double invisible ; innovation ou dextérité ? Ou encore, dans l’excellent livre de Chris Woodward et Richard Mark, Fogel, In Search of the sensational (Ed. Hermetic Press), les auteurs font part de l’originalité de Maurice Fogel, dans l’adaptation d’un tour d’Annemann (Complete One Man mental and Psychic routine), en utilisant simplement des papiers cartonnés en lieu et place de simples papiers. Création, innovation, originalité ou simple pragmatisme ? A lire ce que Fogel écrivait lui-même, pragmatisme ! Bonne journée. Demain j'aborderai, enfin, certaines méthodes pour "booster" la créativité.
  10. En effet, c'est ce qui caractérise, par exemple, le principe de Gilbreath.
  11. Assez d'accord avec toi. Poincaré ne nous dit pas le pourquoi (besoin, envie...), mais la création "pure" n'existe pas; elle répond toujours à une sorte de questionnement ( quelle est l'envie de l'artiste ? ). Lors du prochain épisode j'aborderai (enfin) certaines "méthodes" pour booster cette créativité. Merci de déjà partager les tiennes.
  12. EPISODE #6 : Eurêka, les quatre étapes de la création. Y aurait-il un processus de l’idée nouvelle, une sorte de voie royale de la création ? Un des premier a s’être penché sur la question est le mathématicien Henri Poincaré (1854-1912). Comme nous le rappellent Gavriloff & Jarrosson : « Aucune étude consacrée à la création scientifique ne peut ignorer le texte de Poincaré (…). Il sert de référence universelle sur la création » (p.18). Vous allez bien sûr me rétorquer : Qu’est-ce que la création scientifique peut bien avoir à faire avec la création artistique, et surtout avec l’art magique ? Cela n’a rien à voir ! Nous - les magiciens, les illusionnistes - avons parfois tendance à oublier l’origine de notre art. La science, et surtout la physique, y a toujours joué un rôle important. On doit même le terme de prestidigitateur à un physicien-magicien, Jules de Rovere, qui au XIXème siècle « met l’accent sur les aspects techniques d’exécution d’un tour : technicité des manipulations - manuelles - et technicité des objets et matériels utilisés. Il donne de cet art une vision mécaniste, centrée sur la dextérité. Mais est-ce surprenant à une époque toute imprégnée de mécanisme, à l’heure où la science bat en brèche les derniers îlots de mystère ? ». Il suffit de revoir les film Le Prestige ou L’illusionniste pour s’en rappeler. Selon Poincaré, le processus de découverte ou d’invention en mathématique se ferait en quatre étapes. Tout d’abord, il s’agit de la préparation ou le travail conscient initial lié à telle ou telle question relativement difficile. Ce travail de recherche et d’étude peut être lent et long, et peut même durer toute une vie. Il est normal de ne pas trouver tout de suite. Par exemple, malgré quelques premières pistes, on attend toujours les résultats des recherches de Max Maven en matière du principe Gilbreath. Ensuite, il y a la phase d’incubation ou le rôle de l’inconscient. « On ne peut guère contester l’existence, fréquent de période d’abandon provisoire apparent d’un problème sur lequel on s’est déjà échiné, en partie ou totalité vainement » (Jacques Lefebvre, Invention, découverte et créativité en mathématique : aspects psychologiques et historique, Bulletin AMQ, oct.1999,p.10). Comme on le dit bien souvent, « la nuit porte conseil ». Alors que ce soit sous la douche ou comme Poincaré en buvant un café, l’inconscient ferait son œuvre. « Poincaré affirme que les idées s’accrochent (…) comme des billes munies de crochets qui s’entrechoquent au hasard » (Gavrilloff & Jarrosson, p.28). Vient alors l’illumination, une sorte de flash ! A un tel point, que « les exemples abondent quant à l’absence apparente de lien logique entre ce que l’on était en train de faire et le contenu de l’illumination (Lefebvre,p.10). Certains m’ont demandé quand et comment j’avais créé le tour « Raison d’Être » (Dix Expérience de Mentalisme pour Magiciens,2021). Je n’en sais rien. Cela faisait belle lurette que je travaillais sur le problème, abandonnant et reprenant mes recherches et mes tests. Et puis un jour, sans vraiment savoir pourquoi deux « crochets » ont fait œuvre de créativité. Pour ceux qui connaissent la routine, il s’agit du stack Si Stebbins et la routine Simon-Eyes de Simon Aronson (The Aronson Approach, 1990). Enfin, vient le travail de vérification. Est-ce que le tour « marche » vraiment ? Comme le travail scientifique, il faut le tester. En magie, pour reprendre les termes de Darwin Ortiz, est-ce que le tour est fort, et surtout plus fort que ce qui existait avant ? En la matière, il n’y a pas, malheureusement, de vérité absolue, c’est aux spectateurs d’en décider ! Une dernière remarque, ces quatre étapes ne sont pas une méthode, mais seulement un descriptif d’un processus (il en existe certainement d’autres), mais ils peuvent nous aider à mieux comprendre le phénomène de créativité en magie Bonne journée à tous,
  13. Il faut aller sur le site du musée. Dommage que c'est un peu loin de Gand !
  14. Super sujet à ouvrir, mais je suis totalement incompétent en la matière. Si le coeur en dit à quelqu'un ...
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