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Thierry SCHERER (Zarcanum)

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À propos de Thierry SCHERER (Zarcanum)

  • Date de naissance 9 juin

Informations Personnelles

  • Localisation
    Genève / SUISSE
  • Profession / Occupation
    Médiateur culturel

Informations Magiques

  • Connaissances Utiles pour Notre Art :
    Mentaliste, auteur, musicien, médiateur culturel.

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  1. Effectivement, scientifiquement, que ce soit dans la synthèse additive (projeteurs qui partent du noir vers le blanc) ou la synthèse soustractive (un papier que l'on "ombre" de couleur pour arriver au noir), sans lumière il n'y a pas d'ombre (cf. Euclide ---> Ibn al-Haytham ---> Newton ---> Thomas Young ...19 siècles pour comprendre ça, quand même!). Cependant sur le plan perceptuel, et philosophique. On considère qu'il y a un rapport de co-dépendance. Si la lumière crée l'ombre sur le plan physique, l'ombre permet à notre cerveau de percevoir la lumière, les volumes et le relief. Sans ombres, le monde paraîtrait que lumineux, plat et nous ne saurions même pas d'où vient la lumière. cf. Héraclite, moins VI ème siècle: De là naît la métaphore trois siècles AVANT la mesure de l'ombre par Euclide. Théologiquement (c'est ce qui nous intéresse içi car c'est là que la métaphore prend son "envol"): Soit une religion considère l'ombre et la lumière comme un dualisme (zoroastrisme, judéo-christianisme, islam) où l'ombre est une force "diabolique" à détruire, soit comme une complémentarité (taoïsme) où les deux concepts sont une polarité indispensable à l'ordre cosmique soit encore comme un éveil (hindouisme et bouddhisme) où l'ombre n'est pas un pêché mais l'ignorance, l'illumination étant une connaissance libératrice. Dans les trois cas, les concepts sont métaphoriquement interdépendants. Sur le plan psychologique (toujours dans cette métaphore): « Il n'y a pas de lumière sans ombre et pas de totalité psychique sans imperfection » disait Carl Gustav Jung. Selon lui, chercher une lumière absolue (la perfection pure) est une illusion. Pour s'épanouir pleinement, l'être humain doit accepter ses propres zones d'ombre, car ce sont elles qui donnent sa profondeur à la conscience. Alors on pourrait explorer cette même métaphore au travers de milliers de sources qui l'utilisent mais on voit que, si elle est simple à comprendre, son utilisation est un peu plus complexe qu'une réponse binaire bien/mal.
  2. Et lui? Il doit éviter tous les casses c*******....
  3. @William SCOTT merci beaucoup pour cet apport ! Travaillant pour des théâtres, des musées ou des festivals (comme médiateur culturel pour les oeuvres programmées dans ces lieux), je fais également ce constat sur la créativité dans notre pratique "magique". Comme si les manipulations, en effet, se suffisaient à elle-mêmes. Oui ! Je crois aussi que cela passe par une curiosité et de nombreux échanges plutôt qu'un travail solitaire. Encore faut-il trouver des personnes intéressées et intéressantes. L'exemple est tellement drôle et pertinent! Merci ! Mais on pourrait aussi relever qu'un musicien de jazz apprend déjà à jouer les classiques du Real Book avant de développer son propre style et ses arrangements personnels... Oui ! C'est pourquoi j'avais notamment tant aimé découvrir @Kurt DEMEY de la Compagnie Rode Boom sur VM. Je t'encourage à t'intéresser à ses spectacles. Pour exemple : Après, il est difficile d'avoir toutes les compétences d'écriture, de dramaturgie, de mise en scène, techniques, de jeu, etc... Et rare sont les compagnies déjà constituées qui sont partantes de s'investir dans un spectacle "de magie"... Dans quelle région vis-tu ? As-tu trouvé les interlocuteurs enclins à échanger autour de tes projets ?
  4. @Christian GIRARD toi qui est capable d'une formidable compréhension de l'abstraction quand il s'agit d'art, je ne peux pas croire que tu n'aies pas compris la symbolique de l'ombre et de la lumière de @Patrick FROMENT. C'est de la mauvaise "foi"!
  5. Moi c'est là où je ferais attention. Je ne pense pas que les adeptes soient des victimes (à part dans des cas d'abus et de manipulations sectaires catégorisés). Les gens choisissent quand même ce en quoi ils veulent bien croire et si ils veulent croire. S'ils sont sur le chemin d'une foi, cela doit bien être parce que cela leur apporte quelque chose: un sens, un horizon, une morale, des valeurs, une réponse, un bien-être... que sais-je? Se battre contre cela ce serait reproduire des croisades qui -je pense que nous serons d'accord- ont fait et font toujours beaucoup de mal à l'humanité. Je pense alors que la seule approche valable est de laisser chaque personne être souveraine de sa croyance et, effectivement, dans un même temps ne pas accepter les dogmatismes: TOUTES ces certitudes incontestables qui refusent le doute, la critique ou la discussion. (C'est pourquoi je vous apprécie pour nos discussions, même lorsque nous sommes en opposition!) Nietzsche (que j'aime pas plus que cela) disait: "les convictions sont des prisons". C'est peut-être sous cet angle que l'on pourrait encourager les gens à se libérer, sans "autre" doctrinarisme. Mais encore faut-il réussir à le faire pour nous-même ce qui n'est déjà pas une tâche facile!
  6. C'est présenté comme une pratique individualisée mais en fait le A-B testing est pratiqué sur des ensembles de profils psychologiques. Nous avons presque déjà tous oublié que nos données Facebook ont été utilisées par Cambridge Analytica dès 2016 pour faire gagner Trump et faire passer le Brexit. Et déjà pour cibler des modèles psychologiques d'électeurs. ...admet Cambridge Analytica en 2020. https://www.rts.ch/info/sciences-tech/technologies/13427752-mais-que-sestil-veritablement-passe-avec-cambridge-analytica.html Ou voir le documentaire Netflix: https://www.netflix.com/ch-fr/title/80117542 On se doute bien que cette pratique ne s'est pas arrêtée en 2020. Et que les modèles se sont affinés avec l'IA. Comment combattre cela efficacement?
  7. Donc Nietzsche était partisan de considérer la pensée comme un locus comme extérieur (pour reprendre la catégorisation de la semaine dernière) ? Je trouve quand même très réthorique de la part de Nietzsche d'éliminer le "je" de cette équation. Lui qui prône NOTRE propre morale, NOTRE propre puissance et NOTRE propre dépassement (Surhomme) de manière très égotique. Qu'est-ce qui pourrait motiver un sceptique d'aujourd'hui d'aller vers ce locus extérieur et de s'éloignant du doute cartésien ? J'aime évidemment cette formulation qui n'est ni "je", ni "ça"! ...une sorte de voie du "milieu". Il "y a" et/mais nous l'éprouvons. C'est pour ça que "Dieu" aurait voulu que nous soyons si désunis autour du langage (c.f. Babbel)? Je me suis toujours demandé...
  8. Un petit reel insta hyper basique mais qui nous rappelle que la philosophie est là pour nous faire éprouver l'inconfort des incertitudes et du doute par opposition à tous les courants dogmatiques (ou simplement ceux "pétris de certitudes") qui ont pour seuls effets de nous (ré)conforter et de nous anesthésier mentalement. https://www.instagram.com/reels/DcJgWo9NnMB/
  9. Oui, cette vidéo m'a aussi été proposée cette semaine. Je ne l'ai pas trouvée scandaleuse, au pire elle nous force à passer à autre chose que la cuillère tordue. Finalement ce débinage généralisé (voir les chaines YouTube qui se consacrent entièrement à cela), nous entraine à changer les méthodes et à être plus créatif. Un mal pour un bien, en somme.
  10. Et celle-là dans la même série... intéressante aussi sur la conscience en locus externe et/ou locus interne...
  11. Alors malheureusement cela va être avec Chat GPT... mais visiblement la liste des philosophes pragmatiques les plus éminents sont (je vous mets en italique ce qui pourrait concerner notre débat): Charles Sanders Peirce (1839–1914) — Fondateur du pragmatisme. Il développe la maxime pragmatique selon laquelle le sens d'une idée se comprend à travers ses conséquences concevables dans l'expérience (proche de Christian). Il insiste sur l'enquête scientifique, la logique et la formation collective des croyances. William James (1842–1910) — Le pragmatisme comme philosophie de l'expérience (C'est déjà ailleurs). Pour James, la valeur d'une idée se mesure notamment à ce qu'elle permet de faire, de comprendre ou de vivre. Son pragmatisme est profondément empiriste, pluraliste et attentif à l'expérience individuelle. John Dewey (1859–1952) — Le pragmatisme comme philosophie de l'action et de la démocratie. Dewey conçoit la pensée comme un instrument permettant de résoudre des problèmes concrets. Il applique cette conception à l'éducation, à la politique, à l'éthique et à la démocratie. George Herbert Mead (1863–1931) — Le pragmatisme social. Il analyse la formation du « soi » à travers les interactions sociales, le langage et l'action. Sa pensée est fondamentale pour comprendre la dimension sociale et intersubjective du pragmatisme (avec l'intersubjectivité on s'éloigne de "la mesure" scientifique). [...je vous en passe 4 qui étaient plus sur des problèmes sociaux] Alfred North Whitehead (1861–1947) — Le pragmatisme processuel. Whitehead conçoit la réalité non comme un ensemble de substances immuables, mais comme un processus dynamique d'événements et de relations (voilà...ma réf!). Proche de James et de Dewey sur plusieurs points, il développe toutefois une métaphysique systématique de la créativité, du devenir et de l'expérience. Il est donc pragmatique au sens large, et particulièrement important pour le pragmatisme processuel. Richard Rorty (1931–2007) — Le néo-pragmatisme. Il rejette l'idée que la philosophie puisse découvrir une représentation définitive de la réalité (ce qu'on devrait admettre aujourd'hui!). La vérité doit plutôt être comprise à partir de nos pratiques linguistiques, de nos usages et de nos conversations. Il rapproche le pragmatisme de la philosophie analytique et du postmodernisme. Hilary Putnam (1926–2016) — Le pragmatisme réaliste. Il reprend le pragmatisme de Peirce, James et Dewey tout en cherchant à préserver une forme de rationalité et de réalisme. Il critique notamment la séparation rigide entre faits et valeurs (pas moins intéressant!). ...puis d'autres...
  12. Pour ce qui est du courant pragmatique (l'expérience brute et vécue, et non les concepts abstraits coupés du réel), il n'est pas forcément physicaliste! Je vous rappelle la définition que Whithead fait de la science: Pour lui, l'expérience qu'on en fait, défnit l'objet. Je vous renvoie à cet article sur Whitehead dans lequel il aborde les conditions initiales de la perception, le sujet percevant, les deux modes perceptifs, le rapport symbolique, etc. ou https://shs.cairn.info/revue-philosophique-2006-1-page-7?lang=fr Et je vous rappelle aussi que Whitehead s'inscrit dans la suite des pragmatiques William James et John Dewey et précède Deleuze et Bruno Latour. J'adore définitivement sa tentative de synthèse et de réconciliation du matérialisme et de la métaphysique par l'analyse de l'expérience!
  13. Normalement c'est le moment où ChatGPT nous apprend que Trinh Xuan Thuan a bu le thé avec Raël en 1969 dans le Visconti et à comparé la cuisson des pâtes avec la soupe originelle ...ce qui lui fait perdre toute crédibilité! En vrai, ladite IA mentionne: -Il mélange parfois science et métaphysique (pour lui, l'Univers « a un sens » et « répond à un dessein »...bref il est croyant quoi...) -son usage du principe anthropique est controversé (bon, là il a pléthore de scientifiques qui abondent) -il donne parfois à « Dieu » un statut ambigu (voilà, pourquoi on ne peut pas retrancher les croyances de l'équation... elle influencent toujours quelque part...) « Trinh Xuan Thuan est un astrophysicien légitime, mais lorsqu'il passe de la description scientifique de l'Univers à des conclusions sur son sens, son dessein, Dieu ou le bouddhisme, il quitte le terrain strictement scientifique et fait des choix philosophiques qui ne sont pas imposés par les données. »
  14. D'où l'idée de considérer les expériences psychédéliques comme des regards "de et vers" l'intérieur. Cependant, si ils donnent des résultats thérapeutiques, je ne vois pas pourquoi on les considéreraient comme invalides? Parce que des hallucinations de sont pas mesurables? ...Le cinéma n'est pas la réalité (et chaque film fait sans doute un effet différent à chaque spectateur), pourtant on peut en tirer des enseignements essentiels tout au long de notre vie...
  15. Tu veux dire comme les lasagnes Colgate? (image véridique) Sans rire, C'était une super idée et le thème d'Alice fait partie du conscient collectif mondial.
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