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il y a 28 minutes, Patrick FROMENT a dit :

Oui ! C'est pour ça qu'on appelle aussi cet argument l'argument téléologique.

(téléologie: étude, ou doctrine, des causes finales, de la finalité)

... Mais bien sûr la téléologie part de ce qui est observable aujourd'hui pour déduire une finalité, c'est la faiblesse de l'argument (qui reste néanmoins troublant) : on fait un retour en arrière pour supposer que ce qui s'est passé avait une finalité, un but ou un dessein intelligent.

L'argument développé en moins de 3 minutes par un croyant (ben quoi ? C'est dimanche !!! 😁) :

 

 

 

Dire qu'à 1*10^-40 près je n'aurais pas eu besoin de me lever pour aller au boulot demain, c'est rageant...

 

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  • 2 weeks plus tard...
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Merci  @Christian DELAMORINIERE pour cette très bonne sélection de 4 minutes de l'émission de Ruquier et Salamé où Olivier Bonnassies est l'invité.

Il y a aussi la vidéo complète de la conférence qui a eu lieu à la Salle Pleyel (avec les frères Bogdanoff 🙂) à l'occasion de la sortie de l'ouvrage "Dieu, la science, les preuves" qui traîne sur le net.

L'ouvrage n'est pas mauvais en soi, il reprend deux grandes classes de "preuves" philosophiques de l'existence de Dieu (la preuve cosmologique et la preuve physico-téléologique) mais en les réactualisant avec le regard des découvertes scientifiques de ces 100 dernières années. Je mets "preuve" entre guillemets. Pour ma part le mot "argument" serait plus juste (et c'est déjà pas mal un argument... on a déjà parlé de ça ici). Les auteurs du livre reconnaissent cela (du bout des lèvres toutefois) dans la conférence avec les Bogdanoff.

La faiblesse de l'ouvrage (de mon point de vue) est que les auteurs sont trop prisonniers d'une conception de Dieu qui est celle du Dieu de la Bible. Les deux co-auteurs me semblent engagés dans le religion catholique et toute une partie de l'ouvrage est consacrée à "démontrer" pourquoi la Bible ne se contredit pas.

Dans les 4 minutes de la vidéo publié par Christian, on voit d'ailleurs Olivier Bonnassies aborder le fait qu'Einstein considérait qu'il y avait bien un intelligence supérieure qui était à l'origine de l'univers mais qu'Einstein ne croyait pas au Dieu de la Bible (on a presque l'impression qu'Olivier Bonnassies considère cela comme une contradiction 🙂).

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il y a une heure, Patrick FROMENT a dit :

Merci  @Christian DELAMORINIERE pour cette très bonne sélection de 4 minutes de l'émission de Ruquier et Salamé où Olivier Bonnassies est l'invité.

Une sélection « bonne » en ce sens qu’on note très vite le manque d’assurance de l’auteur dans ses positions (il n’arrive pas à convaincre). Je n’ai même pas envie d’enfoncer des portes ouvertes pour souligner la faiblesse des arguments concernés (tu as bien fait Patrick de différencier « arguments »  et « preuves ») tels qu’ils sont présentés dans ce passage. On a déjà signalé dans ce sujet que la science n’évoque pas un « début » de l’Univers comme le prétend l’auteur, quant aux quelques derniers mots relatifs aux expériences de mort imminente je renvoie au sujet concerné dans VM. Inès de La Fressange, Léa Salamé et Laurent Ruquier sont dans l’impossibilité intellectuelle d’évaluer la validité ou l’absence de pertinence des propos « scientifiques » de l’auteur, chacun finalement ne pouvant que formuler un « avis » de non-experts certifiés 🤓😆

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Il y a 2 heures, Christian GIRARD a dit :

(il n’arrive pas à convaincre).

Disons qu'il n'arrive pas à TE convaincre et, pour le reste, le plateau semble plutôt constitué de personnes gentilles et bienveillantes qui, visiblement, n'ont pas trop envie de polémiquer dans les 4 minutes qui se donnent à voir (mais c'est bien aussi ! 🙂).

 

Il y a 2 heures, Christian GIRARD a dit :

On a déjà signalé dans ce sujet que la science n’évoque pas un « début » de l’Univers comme le prétend l’auteur

Si j'avais été présent dans la salle lors de la fameuse conférence à Pleyel, je pense que j'aurais tenté de poser à l'auteur cette question autour du "début" de l'univers (le big bang "début" de quelque chose ou "singularité" ?)... Et quelque chose me dit que l'auteur serait retombé assez facilement sur ses pattes tant cette question (début ou singularité) est complexe et peut se prêter à bien des interprétations.

Sinon pour ceux qui ont regardé la vidéo complète de la conférence à Pleyel (il ne doit pas y en avoir beaucoup par ici, mais bon...) j'ai adoré, vers la fin de la conférence la question d'un des spectateurs : "Maintenant que vous avez prouvé l'existence de Dieu, c'est quoi la suite ???" 😂

 

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L'univers a un début et une fin donc Dieu existe... très bon.

Mao, Hitler, Staline, Pol Pot dans la liste des grands penseurs de notre temps... bien.

L'appui scientifique de Inès de la Fressange... parfait.

Je suis convaincu.

 

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il y a une heure, Georges PERON a dit :

Mao, Hitler, Staline, Pol Pot dans la liste des grands penseurs de notre temps... bien.

Oui, j'ai noté ça... Parménide, Héraclite, Démocrite Lucrèce mis dans le même sac que les personnages que tu cites dans un même ensemble nommé "ceux qui ont une vision matérialiste" 😁 ... C'est certainement un peu réducteur mais c'est de bonne guerre, on arrête pas de dire que les religions sont responsables de tant de conflits et de massacres (ce qui est sûrement un peu injuste et pas totalement vrai comme vision). Et puis quoi ?!?... il faut bien se défendre contre les assauts mortifères du positivisme et de l'athéisme ! 😁

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La science à l'épreuve de Dieu

 

Citation

C'est un livre qui, finalement, nous apprend bien plus de choses sur notre époque que sur la physique ou la métaphysique. Avec près de 70 000 exemplaires déjà vendus, Dieu, la science, les preuves est le best-seller surprise de cette fin d'année. Ses auteurs, Michel-Yves Bolloré et Olivier Bonnassies, sont de fervents catholiques.

 

Citation

nous avons donné la parole à des grands astrophysiciens qui mettent en garde contre le mélange des genres entre foi et raison. "Je n'ai jamais vu un collègue devenir croyant à cause de la physique, ni un seul perdre sa croyance à cause de la physique", résume le philosophe des sciences Etienne Klein.

 

Citation

Emmanuel Macron nous livre en exclusivité son credo pour une France "infiniment rationnelle et résolument spirituelle".

... Et je dirais même plus : une France infiniment spirituelle (sans être spiritualiste) et résolument rationnelle (sans être rationaliste) ! 😃

 

Citation

comme le rappelle l'historien Yves Gingras, ce succès s'inscrit dans un contexte plus large, celui du concordisme. Depuis plusieurs décennies, des courants religieux - dans le catholicisme, le protestantisme ou l'islam - ont pour stratégie de défendre l'idée que science et religion seraient complémentaires et auraient tout intérêt à "dialoguer".

 

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    • Pour ceux qui hésitaient encore ou qui veulent avoir un aperçu de l'ambiance et du programme, @Julien LOSA vous a tourné une petite vidéo aux petits oignons. 🍿 Il y détaille de vive voix ce qu'il vous a préparé pour le samedi 26 septembre : les routines, les réflexions, et surtout l'esprit 100 % terrain de cette rencontre chez moi. 👇 Installez-vous confortablement et lancez la vidéo ci-dessous ! Alors, quel effet du programme vous donne le plus envie de venir décortiquer tout ça avec nous ? ⚠️ Pour rappel, le nombre de places chez moi à Paris est très limité pour garder ce format intimiste et pouvoir échanger facilement. Ne tardez pas trop à réserver la vôtre ! 👉 Réserver ma place pour la conférence
    • Disons… poussière d’étoiles à 40 % :   
    • Je vous fais un 3615 raconte ta vie sur ce tour (les quinquas comme moi comprendront l'allusion😉) Je l'ai immédiatement précommandé parce que je trouvais l'objet vraiment sympa et que je suis une fan de paddle. Quand je l'ai reçu, l'idée du scénario s'est imposée assez naturellement : j'allais raconter une histoire de feux tricolores (étonnant, non ?). Bon...ok...Jusque-là, rien de follement original (ne me jetez pas des pierres tout de suite), mais au moins cela avait le mérite de coller très naturellement à ce que voit le spectateur. Je vais vous mettre ma routine un peu plus bas, mais avant cela, j'avais envie de vous raconter la petite galère créative par laquelle je suis passée pour arriver à ce scénario.🤪 Première tentative : les frères ingénieurs Dès le départ, je suis partie sur l'idée d'un conflit autour de la place des couleurs. Ma première histoire racontait donc l'invention du feu tricolore. J'avais imaginé deux frères ingénieurs qui ne parvenaient pas à se mettre d'accord : l'un voulait placer le rouge au milieu, l'autre absolument en haut, etc. Vous voyez le principe : les deux frères se disputaient sur la place respective des couleurs jusqu'à ce que l'un finisse par l'emporter et que l'on obtienne le feu tricolore tel qu'on le connaît aujourd'hui. Bref, je n'étais que moyennement emballée par l'histoire, mais bon...testons en public.  Et là…Je me suis ramassée.😵‍💫 Pas sur le tour lui-même. Les spectateurs trouvaient l'objet sympa, les changements très visuels et le principe du tour leur plaisait. Mais l'histoire ? Pas du tout. Ils la trouvaient confuse (et ils avaient raison, elle était mal écrite) mais surtout terriblement plate et sans grand intérêt (euphémisme). Et avec le recul, je comprends parfaitement pourquoi. En gros, cela donnait : « Lui voulait mettre le rouge ici, mais son frère n'était pas d'accord… » Je secouais la raquette. Hop ! Le rouge changeait de place. « Vous voyez ? Finalement, c'est l'autre frère qui avait raison… » Bref, le degré zéro de la narration. Ce n'était finalement pas une histoire. Je me contentais de décrire ce que les spectateurs voyaient en ajoutant par-dessus l'artifice de deux ingénieurs qui se disputaient. Et surtout, moi-même, je n'étais pas à l'aise en la racontant. Donc : poubelle. Deuxième tentative : la guerre des couleurs J'ai quand même conservé mes deux idées de départ : le feu tricolore et le conflit autour des places. Mais cette fois, j'ai viré les deux frères ingénieurs. Ils n'apportaient rien. J'ai donc personnifié directement les couleurs. Le rouge voulait dominer les autres. On l'avait placé au milieu mais, évidemment, lui estimait que sa place était en haut parce qu'il était le plus fort. L'orange, qu'on avait placé en haut, préférait finalement être au milieu… Là encore, je racontais essentiellement ce qui se passait sous les yeux des spectateurs. Je l'ai quand même testée en public. Petit progrès : cette fois, les spectateurs comprenaient mieux l'histoire. C'était moins confus. Donc j'avais gagné quelque chose. Mais de là à dire que j'avais enthousiasmé les foules…😐 Personne n'est monté sur la table, au mieux des sourires polis avec quelques mots gentils. L'histoire restait très moyenne (là encore euphémisme mais je tiens à préserver mon égo et mon image de marque sur ce forum🙂 ). Donc : poubelle. Retour à la case écriture. Je voulais toujours conserver cette idée de feu tricolore. Je voulais toujours jouer avec cette histoire de places. J'ai essayé plusieurs scénarios, plusieurs angles…et rien, nada, des nèfles, le degré zéro de la créativité 😧. Donc pause dans l'écriture : quand ça veut pas, ça veut pas ! Et puis, cette semaine, j'ai fait quelque chose de tout bête. J'ai arrêté de chercher une histoire. J'ai pris une feuille de papier et j'ai simplement écrit le tour. Pas le scénario. Le tour. Geste par geste. Je prends le rouge. Je le place ici. Je montre la raquette. Je secoue. Le rouge se retrouve là. Je le retire. Je prends l'orange… J'ai écrit absolument tous les mouvements et tous les emplacements successifs des couleurs. Et là (roulement de tambours...), il s'est passé quelque chose d'assez paradoxal : le fait d'avoir écrit précisément ce que je faisais m'a permis d'arrêter de raconter ce que je faisais 😮 ! La lumière s'est faite, sans mauvais jeu de mots (Patricia humoriste, je fais les mariages, les baptèmes...embauchez-moi 🤩). Je suis repartie exactement de la même idée…mais à l'envers. Depuis le début, je cherchais à expliquer pourquoi les couleurs n'étaient pas à leur place. Et si, au contraire, le principe de départ était qu'elles tenaient absolument à y rester ? Et si les couleurs d'un feu tricolore étaient parfaitement disciplinées ? Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. Pourquoi ? Parce que chacun a un métier très précis. Et là, j'ai enfin trouvé mes trois personnages (sonnez hautbois, résonnez musettes !) 😍. Le rouge passe ses journées à dire : « STOP ! STOP ! STOP ! » Forcément, à force, ça donne un certain caractère. Le vert, lui, c'est le gentil de l'équipe : « Allez-y… C'est bon… Vous pouvez passer… » Jamais un conflit. Et puis il y a l'orange. Le pauvre orange… Le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit à peu près : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. Mais tous les trois ont une chose en commun : ils connaissent parfaitement leur place. Et c'est à partir de là que la magie peut commencer. Parce que cette fois, quand je place volontairement le rouge au milieu et qu'il saute en haut, je ne cherche plus une justification artificielle au déplacement : il retourne à sa place. Quand je mets l'orange en haut et qu'il revient au milieu : il retourne à sa place. Les effets magiques ne viennent plus illustrer l'histoire. Ils deviennent la conséquence de l'histoire : ô joie, ô allégresse ! Et surtout, cela me permet ensuite de faire évoluer ces trois personnages et de raconter ce qui se passe lorsqu'un jour, ces trois couleurs parfaitement disciplinées décident qu'elles en ont peut-être assez qu'on leur dise où est leur place… Voilà comment je suis arrivée à la routine que je vais vous présenter. Attention :  elle n'a pas encore été testée en public car je l'ai finalisée ce soir . Je ne l'ai même pas testé avec le matériel pour voir le tempo, la musicalité, la clarté, etc. Je la testerai problement la semaine prochaine puisque les Blouses Roses reprennent à l'hôpital. Il y aura certainement des choses à couper, des phrases qui fonctionneront moins bien à l'oral que sur le papier, des rythmes à modifier. Et peut-être que les spectateurs me diront tout simplement que c'est pourri ! 😟 Honnêment, je ne le souhaite pas car là, pour le coup, je l'aime bien mon histoire et j'ai envie de la raconter. Je suis beaucoup, beaucoup plus à l'aise avec elle. Les personnages me plaisent, et, pour la première fois, je n'ai plus l'impression d'avoir écrit un texte pour justifier les déplacements d'un tour de magie. J'ai l'impression d'avoir fait l'inverse : j'ai laissé les déplacements du tour me raconter l'histoire (j'espère que ce n'est pas un brin présompteux). Maintenant, reste à savoir si le public sera du même avis... Je vous mets donc la routine ci-dessous et j'attends évidemment vos retours (avec diplomatie hein !). Et dès que je l'aurai réellement testée en conditions, je viendrai vous raconter ce que cela a donné (enfin si cela vous intéresse). Troisième tentative : le feu discipliné (en espérant que ce soit la bonne !)   Il paraît, qu'en général, les feux tricolores sont parfaitement disciplinés. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. GESTE : Montrer la raquette des deux côtés. Et celui-ci était probablement le plus discipliné de tous. Il faut dire que dans un feu tricolore, chacun a un métier très précis. Le rouge, par exemple… Le rouge, c'est le chef. (pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) Toute la journée, il dit : « STOP ! » STOP. STOP. STOP. Vous imaginez le métier ? Passer ces journées à dire aux gens de ne pas bouger. Forcément, ça vous donne un certain caractère. GESTE : Retirer les trois pièces et les confier au spectateur. Montrer la raquette complètement vide. Et le rouge prend son travail très au sérieux. Sa place, c'est en haut. Alors si, volontairement, je le mets au milieu… GESTE : Prendre le rouge, le montrer des deux côtés et le placer au milieu. …il n'aime pas du tout ça. Il suffit de secouer un peu…(pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) GESTE :  Secouer. Le rouge saute en haut. …et immédiatement : « STOP ! Moi, c'est en haut. » GESTE : Montrer les deux côtés. On peut essayer de discuter… GESTE : Faire revenir le rouge sur sa pièce. …mais avec quelqu'un qui passe sa journée à dire STOP, la négociation est assez limitée. GESTE : Rendre la pièce rouge au spectateur. Après, il y a l'orange. Alors l'orange… Son métier est beaucoup plus compliqué. Parce que le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. GESTE : Prendre l'orange et le montrer des deux côtés. Mais lui, en revanche, sait parfaitement où est sa place. Au milieu. Alors si je le mets en haut… GESTE : Placer l'orange en haut. …ça le perturbe. GESTE : Secouer. L'orange saute au milieu. Et voilà. Il retourne au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. C'est peut-être le seul moment de la journée où l'orange sait exactement ce qu'il doit faire. GESTE : Faire revenir l'orange sur sa pièce. Vous voyez, ce feu était parfaitement discipliné. Chaque couleur connaissait son travail. Chaque couleur connaissait sa place. Et c'est là que j'ai fait une erreur. J'ai voulu voir jusqu'où allait leur sens de la discipline. GESTE : Prendre le rouge et l'orange. J'ai remis le rouge en haut… GESTE : Placer le rouge. …l'orange au milieu… GESTE : Placer l'orange. Cette fois, aucune erreur. Ils étaient exactement là où ils devaient être. Rouge en haut. Orange au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. Et je leur ai dit : « Voilà. Maintenant, vous ne bougez plus. » Pause. Je crois que le rouge a assez mal vécu qu'on lui dise « STOP ». GESTE : Secouer. Les deux couleurs disparaissent. Et là… plus de rouge. Plus d'orange. GESTE : Montrer lentement les deux pièces devenues vierges, des deux côtés. Ils avaient quitté leur poste. Enfin… c'est ce que j'ai cru. GESTE : Retirer les deux pièces vierges. Révéler le rouge et l'orange incrustés dans la raquette. Parce qu'ils étaient toujours là. Le rouge en haut. L'orange au milieu. Toujours à leur place. Sauf que cette fois… ils s'étaient incrustés. Littéralement. GESTE (pause) : Laisser voir l'image un instant. Et il restait le vert. GESTE : Prendre la pièce verte. Le vert, c'est le gentil de l'équipe. Toute la journée, il dit aux gens : « Allez-y. » « C'est bon. » « Vous pouvez passer. » Jamais un conflit. Jamais une hésitation. Il voit arriver une voiture : « Allez-y, je vous en prie. » Alors je me suis dit : « Lui, au moins, il ne va pas poser de problème. » GESTE : Insérer le vert en bas. Et tout est redevenu normal. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. GESTE : Montrer lentement les deux côtés. Chacun à sa place. Le rouge pouvait dire STOP. Le vert pouvait dire ALLEZ-Y. Et l'orange pouvait continuer à ne pas savoir exactement ce qu'il voulait dire. Tout allait bien. Enfin… pendant quelques secondes. GESTE : Regarder le feu. Petite pause. Parce qu'après toutes ces années passées ensemble… ils avaient peut-être compris quelque chose. GESTE : Secouer. Rouge et orange sautent sur la pièce verte. Le rouge a quitté le haut. L'orange a quitté le milieu. Et tous les deux sont allés rejoindre le vert. GESTE : Montrer les trois couleurs réunies. Pour la première fois… plus de chef. Plus d'indécis. Plus de gentil. Juste trois couleurs… qui avaient décidé de rester ensemble. GESTE : Retirer lentement la pièce portant les trois couleurs. Montrer la raquette complètement vierge des deux côtés. Plus personne en haut. Plus personne au milieu. Plus personne en bas. GESTE : Regarder la pièce avec les trois couleurs, puis la raquette vide. Finalement… ce n'était pas un feu tricolore qui n'était plus discipliné. C'était simplement trois collègues… qui en avaient assez qu'on leur dise où était leur place.    
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