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Frédéric NAUD

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À propos de Frédéric NAUD

  • Rang
    VMiste**
  • Date de naissance 09/10/1974

Informations Personnelles

  • Localisation
    Dienville (10) / FRANCE
  • Profession / Occupation
    Professeur de mathématiques

Informations Magiques

  • Club(s) / Association(s) / Cercle(s)...
    Académie Magique de Champagne (Troyes)
  • Connaissances Utiles pour Notre Art :
    Musique (Guitare), mathématiques, dessin

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  1. Je pense que certains magiciens médiatisés aiment débiner les tours de niveau "intermédiaire" pour améliorer l'impact des tours vraiment inaccessibles au public car nécessitant du budget ou de la logistique. En gros ils tablent sur la stratégie : "ce que je vous montre, c'est quand même autre chose que ce que vous voyez sur internet". Plus ce qui est débiné sur internet est intéressant, plus les tours "professionnels" ont d'impact. Ce qui est terrible, c'est que les magiciens à budget petit ou moyen sont frappés de plein fouet car certains de leurs tours deviennent désuets. Cette démarche répréhensible n'est sûrement pas nouvelle : débiner les tours des concurrents permet de mettre en valeur une nouveauté dont on a l'exclusivité. C'est complètement contraire au code de déontologie magique mais si tout se passait comme cela devrait en ce bas monde, ça se saurait...
  2. La question pourrait paraître simple : Dominique Webb a-t-il sérieusement (pas en jouant son personnage de magicien, ce qui change tout) prétendu avoir des pouvoirs inexpliqués scientifiquement ni par lui ni par d'autres, ou être en mesure de faire bénéficier à des gens des pouvoirs de ce style que possèderait tel ou tel objet ou rituel, tout en se servant en fait de pouvoirs, de méthodes rationnelles issues de l’illusionnisme. Si oui, c'est de l'escroquerie. Après, attention, si un des paramètres que je viens d'énoncer n'est pas réuni, ça change tout. Ce qui ne rend pas les choses aussi simples, c'est à mon sens la notion de personnage pour un artiste de spectacle vivant. Il semblerait que pour beaucoup d'artistes, et en particulier des magiciens, la frontière entre le personnage et la personne réelle soit une zone très obscure où ils se perdent souvent eux-mêmes.
  3. Parce que pour l'inverse, la question ne se pose pas : marcher sur l'eau (ou l'ouvrir en deux), multiplier les pains, guérir les malades, changer l'eau du Nil en sang... etc, etc, etc.
  4. Je dirais plutôt : est-ce qu'une messe a sa place dans la magie ? Ou alors de la magie bizarre.
  5. Moi aussi j'avais un peu de mal avec ça au début, mais je me suis aperçu que c'est parce que je m'obligeait parfois inconsciemment à prendre la posture du magicien qui "bluffe" son public, c'est-à-dire qui veut obtenir une réaction du style : "Waouh mais comment il fait ça? C'est impossible !". Il y a alors forcément un gros décalage entre le personnage que joue le magicien et ce qu'il sait au fond de lui même : mais non c'est pas impossible, les choses ne sont pas celles que tu crois être, c'est tout. On peut alors avoir du mal à partager une émotion avec le spectateur. On se satisfait intérieurement de sa réaction qui flatte notre ego. Enfin c'est comme ça que je le ressentais et je n'aimais pas ce décalage. A présent je vis les choses différemment : je ne me place pas en sorcier mais j'essaye de faire sentir que les trucs qui font marcher le tour, et bien on s'en fout, il y en a forcément mais ce n'est pas ce qui compte. J'essaye de me placer en co-spectateur de ce qui va se passer, à la limite en passeur, en essayant de mettre plus l'accent sur l'esthétique et la sensation magique, poétique ou féerique (toute proportion gardée hein je ne suis pas un pro...). Comme ça le spectateur est plus complice que "victime". Après, les deux postures ne sont pas vraiment incompatibles, à chacun de trouver son équilibre !
  6. J'ai quand même oublié Nicolas Ribs qui a présenté un vrai numéro visuel. Parler de poésie est peut être exagéré mais il y avait de l'esthétique, du rythme et une recherche assez personnelle.
  7. Je dois être un incorrigible pessimiste... Depuis les débuts de cette émission, j'ai l'impression de voir toujours la même chose : des tours et des magiciens interchangeables, des effets commerciaux qu'on voit arriver à dix kilomètres (je ne parle pas des techniques mais bien des effets, je me mets à la place d'un profane). Très peu de rêve, un aspect artistique très vulgaire voire inexistant. Des tics de présentation insupportables. La présentation d'Arthur ne doit utiliser pas plus de 100 mots (incroyable...incroyable...incroyable...) et les invités semblent s'être partagé 10 neurones. Seul Antonio, parce qu'il dégage une sérénité rare qui sert sa magie, et Joséphine Lee parce que son numéro est visuel et ma paraît plein de potentiel m'ont un peu sorti de ma torpeur. Peut-être, à condition de ne pas écœurer les gens avec trop de choses qui se ressemblent et de mauvais goût qui vont tout démystifier... Mon avis sur diversion est le même que celui sur les dernières émissions d'Eric Antoine, sur celle de Kamel le magicien. J'ai eu un petit réchauffement au coeur avec les Mandrakes d'or cette année. Pas pour l'emballage, mais pour quelques numéros de haut niveau. PS : merci Gus pour le débinage de l'e*******e c*******e !
  8. Moi je dis que si le foulard est rouge, c'est de la magie. Si il est bleu ou vert (ou jaune !), ce n'est pas de la magie. Sérieusement, à mon avis, la question n'est pas de savoir pour tel ou tel numéro si c'est de la magie ou pas, tout simplement parce que la magie et ben ça n'existe pas ! Ou alors on parle d'un sens particulier du mot magie qui désigne une discipline artistique : l'illusionnisme. Et en matière d' art, les critères d'authenticité, de mérite, de valeur... etc. sont une question aussi vaste qu'épineuse.
  9. Précisons peut être : nous avons perdu la bataille du numérique, mais pas la guerre. Le spectacle en conditions réelles : scène, close-up, rue... etc. et l'argumentation quand on le peut (même si on a perdu une bataille, un peu de "résistance sous l'occupation" n'est pas inutile) restent des voies vers la "victoire". Tout ça sans violence si possible (je précise parce qu'avec toutes ces métaphores guerrières...
  10. Je me dit que les numéros de "close up de scène" (appellation incorrecte faute de mieux) bénéficient sûrement justement de ce statut inhabituel. Les profanes ont l'habitude de voir des cartes et des pièces en conditions de véritable close up et inconsciemment ils regardent ces numéros sans penser à des systèmes sophistiqués qui relèvent justement habituellement plus de la scène. D'où l'impact actuel de ces prestations. Avec le temps et les petites fuites, les gens les verront sûrement plus comme des numéros de manipulation scène, dont ils se rapprochent beaucoup selon moi.
  11. Vous avez vu, je me cite moi-même ! Simplement pour rajouter que c'est ce que je trouve si délicat avec le mentalisme : trouver le bon ton pour ne pas passer soit pour un charlatan ridicule, soit seulement pour un faiseur de tours sans âme basés sur des trucs. Arriver à éveiller le merveilleux sans retomber dans le ridicule.
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