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Patrick FROMENT

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Tout ce qui a été publié par Patrick FROMENT

  1. Oui, c'est bien lui. L'éveil spirituel est une sorte de transformation interne de la conscience. On parle aussi de métanoïa, ce qui signifie « changement de vue » ou « changement de regard ». Eveil spirituel De plus en plus de personnes témoignent ce vivre cette sorte d'élargissement de conscience avec dissolution de l'ego y compris spontanément dans un cadre qui échappe à toute tradition spirituelle ou religieuse (on parlera alors d'éveil sauvage). On peut gloser bien sûr sur la "réalité" d'une telle expérience et faire des liens avec certains états psychiatriques. Difficile de parler de ce qui est, avant tout, une expérience vécue subjectivement en première personne (un peu comme le sentiment océanique). En tout cas je ne vois pas où est le souci et en quoi ça discréditerait l'auteur (à moins d'être complètement rétif à tout type d'expérience inhabituelle au point de les classer immédiatement comme délire ou pathologie ).
  2. Oui par contre la plupart soutiennent le matérialisme scientifique ou matérialisme méthodologique. Il faudrait définir précisément chacun de ces termes qui sont au croisement de la science, de la métaphysique et de l’épistémologie. Je suis tombé récemment sur cet article assez ancien déjà d’un philosophe matérialiste. C’est plutôt concis, clair et bien écrit : Le matérialisme, ça ne se discute pas
  3. Lire ici "postmatérialisme" (VM remplace systématiquement "p o s t" par "message") Plus d'infos sur le postmatérialisme ICI Je ne suis pas sûr de bien comprendre le sens de la question. En tout cas je constate qu'une interrogation comme "De quoi est fait l'univers ?" reste très ouverte autant en science qu'en philosophie (et quel que soit le courant auquel on se réfère, mainstream ou non). Quant à l'expression "réalité fondamentale de l'univers", je t'accorde qu'elle est aussi grandiloquente que profonde au regard du mystère qu'elle exprime.
  4. Et ça y est ! Le livre de Steve Taylor Science et Spiritualité traduit par mon ami José Le Roy vient de sortir dans toutes les bonnes librairies. Dés les début du livre, le ton est donné et l’enjeu de ce que certains ont appelé le changement de paradigme est clairement énoncé. Le chapitre 1 nommé Les origines du matérialisme : quand la science se transforme en un système de croyance se veut une critique en bonne et due forme du matérialisme : Les principes du matérialisme Les racines culturelles du matérialisme Les racines psychologiques du matérialisme Les conséquences culturelles et existentielles du matérialisme Les conséquences environnementales du matérialisme D’autres chapitres sont consacrés à des thèmes tout aussi intéressants l’alternative spirituelle, l’énigme de la conscience, la primauté de l’esprit, les EMI ainsi que des considérations intéressantes sur l’effet placebo que je n’avais pas lu ailleurs… Il y a même un chapitre sur les phénomènes psychiques ! En général c’est là que le bât blesse dans ce genre d’ouvrage (surtout pour nous magiciens ). En effet, les considérations scientifiques et philosophiques sont souvent intéressantes et cohérentes mais étayer ça avec des phénomènes dont nous connaissons les nombreux biais vient, parfois, jeter un sérieux discrédit à l’ensemble et la tentation est grande, alors, de jeter le bébé avec l’eau du bain. Je dois dire que l’auteur s’en sort plutôt très bien. Et ce pour plusieurs raisons : déjà Steve Taylor s’en tient essentiellement aux phénomènes de prémonition et de télépathie et il reste dans son cadre de professeur de psychologie. Certains arguments des rationalistes sont abordés de front comme l’effet tiroir ou le biais de confirmation. L’argument selon lequel les phénomènes psi enfreignent les lois de la science est aussi très intelligemment abordé et contré. Là encore, Steve Taylor utilise une épistémologie rigoureuse en s’en tenant à son domaine de psychologue. La télépathie n’enfreint en rien les lois de la physique (contrairement à la psychokinèse par exemple)… D’autant plus si ce phénomène est étudié dans le cadre de la psychologie avec les outils de la psychologie (expérimentation, statistiques..). Le fait que nous n’ayons, aujourd’hui pas de théorie pour expliquer comment cela se produit n’est pas plus problématique que bien d’autres phénomènes reconnu par la science et pour lesquels il n’y a pas d’explication.
  5. Dans la vidéo du cours dont j'ai mis le lien dans mon précédent message, Richard Monvoisin, à 10:58, propose aux "philosophes professionnels" d'améliorer sa diapo (celle qui explique ce qu'il a mis presque 20 ans à comprendre ). S'il passe par ici, je lui propose deux citations qu'il ne connait sans doute pas et qui lui expliqueront ce dont il s'étonne, à savoir pourquoi 99,9% des "auteurs" (des auteurs philosophes j'imagine) sont idéalistes (ou spiritualistes) : Déjà Hegel dans son Encyclopédie : Toute vraie philosophie est un idéalisme. Ensuite Heidegger dans Les problèmes fondamentaux de la phénoménologie : Peut être l’idéalisme n’est-il pas défendable sous la forme qu’il a prise jusqu’à présent tandis que, du réalisme, on ne peut même pas dire qu’il soit indéfendable, dans la mesure où il ne s’engage pas dans la mesure de la problématique philosophique.
  6. De 13:39 à la fin de la vidéo : Sublime ! (mais tout le discours est intéressant). Il y a du retournement de chaussette dans l'air !
  7. La manière dont Richard Monvoisin présente le spiritualisme comme l'école dominante (99% des auteurs... des auteurs de quoi d'ailleurs ?) "connivents avec les pouvoirs en place et les religions" (12:30) en dit aussi long sur le mouvement zététique...
  8. Bases épistémologiques, matérialisme méthodologique - Cours de Zététique de Richard Monvoisin (10:50) Richard Monvoisin, une des figures du mouvement zététique en France, élève de Henri Broch, a mis presque 20 ans à comprendre l’opposition entre le spiritualisme et le matérialisme (rien que cette affirmation en dit long sur le mouvement zététique ). (13:10) Du point de vue ontologique vous avez le choix d’être l’un ou l’autre (spiritualiste ou matérialiste), c’est une affaire de foi, il est impossible de prouver que l’une ou l’autre des versions soit la bonne, il s'agit d'axiomes, c'est à dire des affirmations indémontrables. Par contre quand vous faites de la science vous devez adopter un matérialisme méthodologique.
  9. Une des phrases de l'article Wikilibéral consacré à la critique du matérialisme me semble assez explicite : L’erreur du matérialisme (...) est de prêter une réalité absolue à ce qui n’est qu’une donnée des sens et une représentation dans notre esprit. ... Lumineux ! La phrase complète est : La suite est pas mal non plus :
  10. La question des "preuves" ou de la démonstration de l'existence de Dieu n'est pas nouvelle : François de Salignac de La Mothe FENELON Démonstration de l'existence de Dieu tirée de la connoissance de la nature (1718) Il semble que Fénelon s'appuie essentiellement sur l'argument cosmologique (L'argument cosmologique est un type d'argument qui prend appui sur certaines caractéristiques de l'univers afin de démontrer l'existence d'une cause première, généralement comprise comme étant Dieu). L’ouvrage à paraitre de Michel-Yves Bolloré et Olivier Bonnassies que j'ai cité dans mon précédent message semble bien recycler aussi ce type d'argument (il n'y a pas qu'en magie qu'on fait du neuf avec de l'ancien )
  11. Cette affirmation tirée d’une vidéo que j’ai publiée ce matin dans le fil sur les "preuves" de l’existence de Dieu amène à se poser la question : y a-t-il un au delà de la raison ? Et, finalement, la réponse à cette question ne détermine-t-elle pas, d'une certaine manière, si on nous sommes rationaliste ou pas ? Pour un rationaliste la raison est la source privilégiée (voire la seule source possible) de toute connaissance du monde et d’accès à la vérité. Il ne saurait donc y avoir "d’au delà" de la raison. Il existe, certes, le mythe, l’art, la littérature, la spiritualité, la foi, les émotions, l’amour, l’imaginaire, le rêve mais ces domaines sont, pour un rationaliste, du simple divertissement, rien que du divertissement ! ... Bon je force un peu le trait et je suis un brin provocateur. Disons qu’il s’agit là, pour un rationaliste, de domaines absolument nécessaires à l’équilibre humain mais qui ne sont pas du registre du réel au sens ontologique du terme. Pour ce que je nommerais, non pas un anti-rationaliste, mais un "extra-rationaliste" - pour l’opposer au rationaliste (c’est à dire grosso modo le spiritualiste ou le mystique de base) - le mythe et la spiritualité sont l’expression d’une réalité transcendante (ou immanente) supérieure et ils pointent vers la "vraie" réalité serais-je tenté de dire. C’est donc, aussi, le statut que l’on donne à ce qui est "extra-rationnel" (hors de la raison, encore qu'il faudrait ici définir plus précisément ce qu'est la raison) qui détermine si nous sommes rationaliste ou pas. Une fois de plus la question est complètement philosophique voire métaphysique (le tour de passe-passe des rationalistes et zététiciens et de présenter la question du rationalisme comme étant scientifique). J’ai trouvé un article sur un blog de philo (un peu spiritualiste) qui traite explicitement la question : y a-t-il un au delà de la raison ?
  12. Ah ces philosophes ! Ils nous invitent à repenser la notion de Dieu et d’Absolu ! Je suis tombé récemment sur ça : Conceptions de Dieu (intéressant mais les conceptions de Dieu qui y sont présentés sont surtout d’ordre théologique, la partie philo est un peu succincte et mériterait d’être développée). Sinon… Une petite courte, simple et assez bien faite sur la question de savoir s’il y a une contradiction entre science et religion, sujet évoqué plusieurs fois ici. (Bon ok.. C’est Kto mais il y en a bien qui postent des vidéos zététiques ! ) On ne peut pas répondre à la question du sens de la vie par les processus qu’on étudie en science (1:10) Si la science essaie d’aborder le pourquoi de l’existence ce n’est plus de la science (1:47) Enfin, la vidéo se termine avec l’évocation du principe de séparation (ou non-empiétement) des magistères évoqué par Christian sur VM plusieurs fois La vidéo de la même série sur les différences entre opinion, connaissance et croyance est plutôt bien faite aussi (là encore un sujet déjà pas mal abordé). La foi n’est pas contre la raison mais tout simplement au delà de la raison (2:12) Sur la question des "preuves", j’ai vu qu’il y a ça qui sort bientôt à grand renfort de pub : « Dieu, la science, les preuves » : dans les coulisses d’un livre hors norme Si j’en crois l’article, il n’y a rien de très révolutionnaire au niveau des "preuves" (en tout cas pour les personnes qui ont un peu travaillé le sujet ). On est toujours sur l’argument du réglage apparemment extrêmement fin des conditions initiales de l’univers, argument massue, il est vrai, qui amène à des considérations vertigineuses comme le principe anthropique ou la question du multivers. Plus sobre et moins spectaculaire ce petit ouvrage déjà un peu ancien, aux presses universitaire de France : La question philosophique de l'existence de Dieu par Bernard Sève Le titre exprime bien que la question de l’existence de Dieu est une question philosophique pour laquelle il ne peut y avoir que des arguments et non des preuves (cela n’empêche pas d’intégrer une argumentation scientifique).
  13. Le think tank GenerationLibre (think tank d’inspiration libérale fondé par le philosophe Gaspard Koenig) propose une analyse inédite des conséquences positives et négatives des confinements sur l’espérance de vie des Français. Selon cette modélisation le solde est largement négatif puisque nous aboutissons à un gain estimé de 500 000 années de vie et une perte estimée de 1 200 000 années de vie à l’échelle nationale entre mars 2020 et avril 2021. Pour ceux qui seraient intéressés de savoir comment on en arrive à un tel calcul, plus d’infos sur le site de GenerationLibre : https://www.generationlibre.eu/covid19-confinements-annees-de-vie-gagnees-annees-de-vie-perdues/
  14. J'ai l'impression au contraire qu'elles sont assez proches (en tout cas sur les citations que j'ai mis) : Difficulté de définir le réel et impossibilité de penser la question elle-même chez Barrau et dénonciation, chez Verne, du mental enclin à réifier le monde.
  15. C’est marrant la thérapeute Catherine Verne voit cette "contradiction" d’une manière totalement différente dans son ouvrage Quand tout s’effondre - Comment se reconstruire ? Catherine Verne consacre un chapitre entier à ce qu’elle nomme le sentiment d’irréalité et comment celui-ci peut être une formidable ressource :
  16. Ok ! Mais alors... Peut-on dire que le néant peut exister objectivement ?
  17. Un mec pour qui Nāgārjuna est un maître à penser est toujours loin d'être un guignol ! Extrait de Écrits Vagabonds par Carlo Rovelli : Et à propos de Nāgārjuna (déjà cité ici) : https://fr.wikipedia.org/wiki/Nāgārjuna
  18. Deux phrases de l'article wikipédia consacré à Aurélien Barrau me semblent assez conformes à ses interventions et son travail. Sur ses prises de positions pour une écologie décroissante : Sur son travail en philosophie des sciences : Entretien fort intéressant ICI suite à la sortie de De la vérité dans les sciences : (cette dernière citation nous livre, au passage, une définition implicite du scientisme d'après Aurélien Barrau... définition qui se trouve être très proche (à mon humble avis) de la définition du physicalisme... Intéressant ! ) ça aussi c'est pas mal : Et ça : Et encore ça :
  19. Il y a aussi quelques polémiques ou soupçons de lobbying depuis fort longtemps avec cette association : Afis : information scientifique ou manipulation de l’opinion ? Le rationalisme, au risque du biais "anti-écolo" Un article plus récent ici aussi : https://www.fil.univ-lille1.fr/~salson/zetetique/afis-lobbying.html En tout cas je reconnais que le site internet de l'afis est bien fait et regorge de ressources intéressantes, y compris sur les thèmes philosophiques, épistémologiques et métaphysiques. Plusieurs de leurs articles* m'ont aidés à comprendre les raisons profondes qui font que je ne suis pas rationaliste. Qu'ils en soient remerciés ! * Par exemple : Le matérialisme est-il une valeur de la science ? Physique et matérialisme Matérialisme et rationalisme Quand les sciences dialoguent avec la métaphysique Le dualisme méthodologique peut-il sauver la psychanalyse ? La philosophie derrière la pseudoscience
  20. ça n'a rien à voir mais une des critiques de son excellent ouvrage De la vérité dans les sciences parue sur afis sciences (un machin de la nébuleuse zététique) m'a presque rassuré ! Morceaux choisis (source) :
  21. Comme l'a suggéré César, le mentaliste commence sa séance comme dans Zodiaque avec le jeu de cartes et le dessin du zodiaque. Pendant que le spectateur manipule les cartes, le mentaliste lui fait part de la citation Barnum comme dans l'effet de Benoit Campana. On continue avec le tirage de cartes comme dans Zodiaque (cold reading premier climax). On arrive sur la date de naissance du spectateur (date exacte ou approximation à un ou deux jours près, deuxième climax). Le spectateur confirme en donnant sa date de naissance. Dans la foulée on révèle le personnage qui se trouve être né à la même date et qu'on est censé avoir en tête depuis le début de l'expérience (troisième climax et achèvement complet du spectateur ! ).
  22. Je continue de cogiter... : Personne n'a pensé à la possibilité de lier l'excellent Zodiaque de @Christian CHELMANavec l'effet de @Benoit CAMPANA ?
  23. Pour ceux qui souhaitent suivre l'excellent conseil de Benoit Campana sur le bas de la page 119 de l'ouvrage, je signale l'excellent hors série de philosophie magazine sur le stoïcisme avec Marc Aurèle en couverture... Et un titre en forme de clin d’œil au "palais mental" : Construire sa citadelle intérieure !
  24. Je ne suis pas d'accord... À trop vouloir prouver... Comme l'a indiqué Dimitri Julien, ce n'est pas un effet de mémoire prodigieuse... Surtout pas ! Comme l'auteur l'indique dans l'ouvrage la mémoire est, ici, juste le gimmick qui fait permet de réaliser le miracle. À aucun moment le spectateur ne doit penser à un effet de mémoire. J'adore la présentation avec la citation "Barnum" décrite dans le livre, elle élimine complètement toute idée de mémorisation des dates.
  25. Sur la défense du matérialisme par les zététiciens il y a ça par Richard Monvoisin (encore un zététicien modéré et raisonnable) : L'argumentation est classique : La science est matérialiste par nature. Elle défend donc un matérialisme méthodologique qui ne peut pas jouer avec des entités immatérielles qui, par nature, échappent à toute objectivation et mesure. Et en général les plus avertis en matière de philo (et ceux des rationalistes qui veulent se montrer les plus ouverts possible ) rajoutent que le matérialisme méthodologique n'implique pas un matérialisme ontologique (matérialisme ontologique : il n'existe que la matière et tout dérive de la matière y compris l'esprit). A partir de 8:10, on voit, encore une fois, que les conceptions épistémologiques dérivent vite sur des considérations très philosophiques au sens éthique du terme. Bien sûr, les quelques scientifiques militants pour une science non matérialiste (ou postmatérialiste) soulignent les impasses d'une approche purement physicaliste.
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