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Idem, je trouve que cette histoire de voyager dans le futur/passé n'est pas quelque chose que les spectateurs peuvent avaler actuellement (surtout en close up, à la limite avec une machinerie géante et une grosse machine complexe comme mise en scène... et encore).

Le peu de fois où j'ai testé ce concept en close-up j'ai eu la plupart du temps la réaction du type : " oui c'est ça fous toi de notre gu***le !". Le spectateur avait l'impression d'être pris pour un c**. Principe de base de présentation qu'il faut à tout pris fuir d'après la théorie de la magie.

Comment faîtes-vous dans ce cas pour vendre ce discours auprès de votre public ?

Modifié par Mr_Cinema
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Publié le
il y a 27 minutes, Kristo a dit :

Mais si ! Avant de filer la carte qui sera prise en photo, on va "3 mn dans le futur", on revient en connaissant soi-disant la carte qui sera choisie après, on file la carte qui va bien au spectateur, on le prend en photo et ensuite on fait choisir ou nommer la carte finale. Ca explique très bien.

Merci beaucoup pour le temps que tu prends à me répondre Kristo :)

Si je résume ton explication :

  • Je vais dans le futur et je vois qu'il va choisir le Roi de Trèfle !
  • Fort de cette information, je reviens dans le passé :)
  • Je cherche le Roi de Trèfle mais je ne lui dis pas que je mets le Roi de Trèfle dans sa main pour la photo
  • Ensuite, je perds le Roi de Trèfle dans le jeu...
  • Et je lui fait piocher/nommer une carte.
  • Tadaaa ! Tu as pioché/nommé exactement la carte que je t'avais mis dans la main !

Oh... Punaise, je viens de comprendre ! (Enfin !)

  • Je lui ai mis le Roi de Trèfle dans la main pour la photo parce que je savais qu'il allait le choisir après !!!
  • Et je ne lui laisse pas la possibilité de voir la carte pour ne pas l'influencer et donc prouver que je savais à l'avance laquelle il choisirait !!

Je ne regrette pas d'avoir insisté à ce point, désolé si j'ai été un peu relou...

Et encore merci à toi Kristo et à tous ceux qui ont pris la peine de me répondre !

Je dois me faire vieux pfiou... L'idée est énorme ! J'ai vraiment du mal ou il y a un petit déficit d'explications sur la routine de base de la part de Secret Studio ?

Publié le (modifié)
il y a 18 minutes, Mr_Cinema a dit :

Ca reste quand même un peu gros je trouve

 

C'est pas plus gros qu'une carte signée qui voyage dans un portefeuille, ou un magicien qui se téléporte d'une cabine à une autre. 

Il est vrai que si le magicien ne croit pas à ce scénario, le spectateur aura du mal et autant ne pas le faire comme ça. Tout sera ici dans la subtilité du boniment et de l'impossibilité du déroulé, avec notamment la publication sur une page Facebook, du spectateur tenant sa carte AVANT qu'elle n'ait été choisie. Et je pense aussi que ça n'est pas une routine d'entrée mais plutôt lorsque les spectateurs ont commencé à lâcher leur rationalité.

Modifié par Fredzik
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il y a 13 minutes, Mr_Cinema a dit :

Ca reste quand même un peu gros je trouve

Oui je suis d'accord, ça reste un peu gros et, dans le texte, je tâcherai d'être plus subtile que ça !

Mais c'était très important pour moi d'y croire et d'avoir un scénario de base cohérent.

Si le magicien a des doutes en général le spectateur aussi... ^_^

Je ne sais pas encore comment je vais l'amener... Pas comme un voyage dans le temps déjà ! Mais peut-être comme une vision, une prémonition, un instinct de magicien ou quelque chose comme ça...

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Publié le
il y a une heure, Mr_Cinema a dit :

Idem, je trouve que cette histoire de voyager dans le futur/passé n'est pas quelque chose que les spectateurs peuvent avaler actuellement (surtout en close up, à la limite avec une machinerie géante et une grosse machine complexe comme mise en scène... et encore).

Le peu de fois où j'ai testé ce concept en close-up j'ai eu la plupart du temps la réaction du type : " oui c'est ça fous toi de notre gu***le !". Le spectateur avait l'impression d'être pris pour un c**. Principe de base de présentation qu'il faut à tout pris fuir d'après la théorie de la magie.

Comment faîtes-vous dans ce cas pour vendre ce discours auprès de votre public ?

 

Ben, avec un sourire en coin bien sûr. Il est évident que le public ne peut pas y croire, à moins d'être vraiment à la masse. Par contre, ça embrouille le cerveau.

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Publié le (modifié)
Il y a 7 heures, Kristo a dit :


Mais si ! Avant de filer la carte qui sera prise en photo, on va "3 mn dans le futur", on revient en connaissant soi-disant la carte qui sera choisie après, on file la carte qui va bien au spectateur, on le prend en photo et ensuite on fait choisir ou nommer la carte finale. Ca explique très bien.

Je comprends tout à fait ton point de vue... sauf que je ne le partage pas. 😊
Effectivement, ça explique très bien, mais ce n'est pas crédible et c'est ce qui me gêne.

Quand un spectateur me dit : "Mais c'est absolument impossible !", je réponds : "Exactement, c'est impossible. Et pourtant...". Mais c'est simplement une question de point de vue.
Et à moi aussi, 3 mois après (et parfois davantage) on m'en parle encore. Il n'y a rien de tel que l'inexplicable pour frapper les esprits. Donc, pas la peine de fournir des pistes d'explications, surtout farfelues.

Quand le Maître (Bernard Bilis) officie au PGCDM, il laisse la plupart du temps les spectateurs dans l'expectative. Et moins c'est compréhensible, plus c'est fort.
Si la vraie magie existait (je pars du principe qu'elle n'existe pas, mais sait-on jamais 😊), elle procèderait de cette façon : réaliser quelque chose d'impossible, et pourtant...

 

Modifié par Edler
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Citation
Quand on veut on peut.
Publié le

Salut à tous ! :)

Je reviens pour une petite question et un partage d'expérience...

Alors déjà, pour tenter de résumer en un mot : "Wahou !" ^_^

Ensuite, j'ai un petit souci de scénario, j'ai encore une petite faille dans mon raisonnement personnel :

Résumé du scénario de base (Retour vers le futur) :

  • Je te mets une photo dans les mains que je choisis spécialement pour une expérience, il est très important que tu ne la regardes pas pour ne pas être influencé(e).
  • Je prends la photo :)
  • Maintenant je t'explique, j'ai pris une carte en particulier parce que je savais que tu allais la choisir par la suite... Je reviens du futur où je t'ai vu choisir une carte !
  • (j'étale le jeu faces en l'air) Maintenant choisi une carte librement, celle que tu veux ! Tu choisis le 8 de cœur ? Tu peux changer encore, tu es sûr(e) ?! Bon sans surprise, je savais que tu choisirais le 8 de cœur et que tu ne changerais pas de carte !
  • La preuve ? Bien sûr regarde, je déverrouille mon tél et je te montre sur Facebook... Tu peux vérifier sur ton propre téléphone aussi si tu as un compte Facebook !
  • On voit la photo que j'ai prise avant et comme tu le vois, je t'avais bien mis un 8 de cœur dans les mains parce que je savais que tu choisirais le 8 de cœur par la suite ! CQFD 😛

Alors mon problème se situe là :

Quand ai-je fait cette publication Facebook ?!

En terme de cohérence dans le boniment, quand suis-je sensé avoir fait cette publication ?

La prise de connaissance de la carte, on peut dire que dans le passé (proche) je suis allé dans le futur pour prendre connaissance de l'information et du coup pouvoir faire mon tour, ça tient la route.

  • Par contre, la publication elle, elle a forcément été faite entre le moment où je prends la photo et le moment où je déverrouille mon téléphone (! car la prise de photo est motivée par mon expérience de voyage dans le temps, donc le voyage dans le temps est déjà effectué au moment où je prends la photo).

Mais ce laps de temps est court et sans interruption. Donc là j'ai une faille dans mon raisonnement...

Chouplait :x

Quelqu'un aurait une explication ?

J'ai quand même l'impression que ce n'est pas clairement décrit tout ça. Secret Studio nous vend bien l'application avec un scénario, celui de retour vers le futur ou tout du moins d'un voyage dans le temps. Personnellement, je ne le présenterai pas comme un voyage dans le temps, ça ne colle pas à mon personnage. Mais je veux VRAIMENT comprendre les subtilités du scénario de base pour pouvoir le détourner sans en accentuer mes failles de compréhension.

Merci d'avance pour votre aide !
& merci à l'équipe de Secret Studio pour cette pépite !

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Publié le

Je n'utilise pas Marty, donc ce qui suit est juste une idée, pas un boniment éprouvé en conditions réelles ;)

Est-ce que tu ne peux pas tout simplement dire "je prends une photo... je la mets en ligne... voilà. Maintenant je t'explique, j'ai pris une carte en particulier..."

 

  • Merci 1

L'important, c'est que ça valide !

Publié le
il y a 5 minutes, Alx a dit :

Est-ce que tu ne peux pas tout simplement dire "je prends une photo... je la mets en ligne... voilà. Maintenant je t'explique, j'ai pris une carte en particulier..."

Oui c'est une explication de sauvetage crédible ! :) Merci Alx ;)

Par contre ça ne colle pas à l'utilisation de Marty... Ce n'est pas comme ça que se passe le déroulé du scénario de base. A priori, si j'ai bien compris, on a posté cette photo pendant le voyage dans le temps...

En l'absence d'explication, je ne dis rien en fait, et les spectateurs sont tellement scotchés que j'ai réussi à mettre dans leur main la bonne carte AVANT qu'ils ne fassent leur choix qu'ils restent bloqués la dessus et ne cherchent pas plus loin...

Si jamais on venait à me faire la remarque, je sortirai avec plaisir l'explication que tu m'as proposée :x

Mais une fois de plus, je voudrais vraiment savoir quand suis-je sensé avoir publié sur Facebook dans le scénario de base de Marty.

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    • Disons… poussière d’étoiles à 40 % :   
    • Je vous fais un 3615 raconte ta vie sur ce tour (les quinquas comme moi comprendront l'allusion😉) Je l'ai immédiatement précommandé parce que je trouvais l'objet vraiment sympa et que je suis une fan de paddle. Quand je l'ai reçu, l'idée du scénario s'est imposée assez naturellement : j'allais raconter une histoire de feux tricolores (étonnant, non ?). Bon...ok...Jusque-là, rien de follement original (ne me jetez pas des pierres tout de suite), mais au moins cela avait le mérite de coller très naturellement à ce que voit le spectateur. Je vais vous mettre ma routine un peu plus bas, mais avant cela, j'avais envie de vous raconter la petite galère créative par laquelle je suis passée pour arriver à ce scénario.🤪 Première tentative : les frères ingénieurs Dès le départ, je suis partie sur l'idée d'un conflit autour de la place des couleurs. Ma première histoire racontait donc l'invention du feu tricolore. J'avais imaginé deux frères ingénieurs qui ne parvenaient pas à se mettre d'accord : l'un voulait placer le rouge au milieu, l'autre absolument en haut, etc. Vous voyez le principe : les deux frères se disputaient sur la place respective des couleurs jusqu'à ce que l'un finisse par l'emporter et que l'on obtienne le feu tricolore tel qu'on le connaît aujourd'hui. Bref, je n'étais que moyennement emballée par l'histoire, mais bon...testons en public.  Et là…Je me suis ramassée.😵‍💫 Pas sur le tour lui-même. Les spectateurs trouvaient l'objet sympa, les changements très visuels et le principe du tour leur plaisait. Mais l'histoire ? Pas du tout. Ils la trouvaient confuse (et ils avaient raison, elle était mal écrite) mais surtout terriblement plate et sans grand intérêt (euphémisme). Et avec le recul, je comprends parfaitement pourquoi. En gros, cela donnait : « Lui voulait mettre le rouge ici, mais son frère n'était pas d'accord… » Je secouais la raquette. Hop ! Le rouge changeait de place. « Vous voyez ? Finalement, c'est l'autre frère qui avait raison… » Bref, le degré zéro de la narration. Ce n'était finalement pas une histoire. Je me contentais de décrire ce que les spectateurs voyaient en ajoutant par-dessus l'artifice de deux ingénieurs qui se disputaient. Et surtout, moi-même, je n'étais pas à l'aise en la racontant. Donc : poubelle. Deuxième tentative : la guerre des couleurs J'ai quand même conservé mes deux idées de départ : le feu tricolore et le conflit autour des places. Mais cette fois, j'ai viré les deux frères ingénieurs. Ils n'apportaient rien. J'ai donc personnifié directement les couleurs. Le rouge voulait dominer les autres. On l'avait placé au milieu mais, évidemment, lui estimait que sa place était en haut parce qu'il était le plus fort. L'orange, qu'on avait placé en haut, préférait finalement être au milieu… Là encore, je racontais essentiellement ce qui se passait sous les yeux des spectateurs. Je l'ai quand même testée en public. Petit progrès : cette fois, les spectateurs comprenaient mieux l'histoire. C'était moins confus. Donc j'avais gagné quelque chose. Mais de là à dire que j'avais enthousiasmé les foules…😐 Personne n'est monté sur la table, au mieux des sourires polis avec quelques mots gentils. L'histoire restait très moyenne (là encore euphémisme mais je tiens à préserver mon égo et mon image de marque sur ce forum🙂 ). Donc : poubelle. Retour à la case écriture. Je voulais toujours conserver cette idée de feu tricolore. Je voulais toujours jouer avec cette histoire de places. J'ai essayé plusieurs scénarios, plusieurs angles…et rien, nada, des nèfles, le degré zéro de la créativité 😧. Donc pause dans l'écriture : quand ça veut pas, ça veut pas ! Et puis, cette semaine, j'ai fait quelque chose de tout bête. J'ai arrêté de chercher une histoire. J'ai pris une feuille de papier et j'ai simplement écrit le tour. Pas le scénario. Le tour. Geste par geste. Je prends le rouge. Je le place ici. Je montre la raquette. Je secoue. Le rouge se retrouve là. Je le retire. Je prends l'orange… J'ai écrit absolument tous les mouvements et tous les emplacements successifs des couleurs. Et là (roulement de tambours...), il s'est passé quelque chose d'assez paradoxal : le fait d'avoir écrit précisément ce que je faisais m'a permis d'arrêter de raconter ce que je faisais 😮 ! La lumière s'est faite, sans mauvais jeu de mots (Patricia humoriste, je fais les mariages, les baptèmes...embauchez-moi 🤩). Je suis repartie exactement de la même idée…mais à l'envers. Depuis le début, je cherchais à expliquer pourquoi les couleurs n'étaient pas à leur place. Et si, au contraire, le principe de départ était qu'elles tenaient absolument à y rester ? Et si les couleurs d'un feu tricolore étaient parfaitement disciplinées ? Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. Pourquoi ? Parce que chacun a un métier très précis. Et là, j'ai enfin trouvé mes trois personnages (sonnez hautbois, résonnez musettes !) 😍. Le rouge passe ses journées à dire : « STOP ! STOP ! STOP ! » Forcément, à force, ça donne un certain caractère. Le vert, lui, c'est le gentil de l'équipe : « Allez-y… C'est bon… Vous pouvez passer… » Jamais un conflit. Et puis il y a l'orange. Le pauvre orange… Le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit à peu près : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. Mais tous les trois ont une chose en commun : ils connaissent parfaitement leur place. Et c'est à partir de là que la magie peut commencer. Parce que cette fois, quand je place volontairement le rouge au milieu et qu'il saute en haut, je ne cherche plus une justification artificielle au déplacement : il retourne à sa place. Quand je mets l'orange en haut et qu'il revient au milieu : il retourne à sa place. Les effets magiques ne viennent plus illustrer l'histoire. Ils deviennent la conséquence de l'histoire : ô joie, ô allégresse ! Et surtout, cela me permet ensuite de faire évoluer ces trois personnages et de raconter ce qui se passe lorsqu'un jour, ces trois couleurs parfaitement disciplinées décident qu'elles en ont peut-être assez qu'on leur dise où est leur place… Voilà comment je suis arrivée à la routine que je vais vous présenter. Attention :  elle n'a pas encore été testée en public car je l'ai finalisée ce soir . Je ne l'ai même pas testé avec le matériel pour voir le tempo, la musicalité, la clarté, etc. Je la testerai problement la semaine prochaine puisque les Blouses Roses reprennent à l'hôpital. Il y aura certainement des choses à couper, des phrases qui fonctionneront moins bien à l'oral que sur le papier, des rythmes à modifier. Et peut-être que les spectateurs me diront tout simplement que c'est pourri ! 😟 Honnêment, je ne le souhaite pas car là, pour le coup, je l'aime bien mon histoire et j'ai envie de la raconter. Je suis beaucoup, beaucoup plus à l'aise avec elle. Les personnages me plaisent, et, pour la première fois, je n'ai plus l'impression d'avoir écrit un texte pour justifier les déplacements d'un tour de magie. J'ai l'impression d'avoir fait l'inverse : j'ai laissé les déplacements du tour me raconter l'histoire (j'espère que ce n'est pas un brin présompteux). Maintenant, reste à savoir si le public sera du même avis... Je vous mets donc la routine ci-dessous et j'attends évidemment vos retours (avec diplomatie hein !). Et dès que je l'aurai réellement testée en conditions, je viendrai vous raconter ce que cela a donné (enfin si cela vous intéresse). Troisième tentative : le feu discipliné (en espérant que ce soit la bonne !)   Il paraît, qu'en général, les feux tricolores sont parfaitement disciplinés. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. GESTE : Montrer la raquette des deux côtés. Et celui-ci était probablement le plus discipliné de tous. Il faut dire que dans un feu tricolore, chacun a un métier très précis. Le rouge, par exemple… Le rouge, c'est le chef. (pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) Toute la journée, il dit : « STOP ! » STOP. STOP. STOP. Vous imaginez le métier ? Passer ces journées à dire aux gens de ne pas bouger. Forcément, ça vous donne un certain caractère. GESTE : Retirer les trois pièces et les confier au spectateur. Montrer la raquette complètement vide. Et le rouge prend son travail très au sérieux. Sa place, c'est en haut. Alors si, volontairement, je le mets au milieu… GESTE : Prendre le rouge, le montrer des deux côtés et le placer au milieu. …il n'aime pas du tout ça. Il suffit de secouer un peu…(pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) GESTE :  Secouer. Le rouge saute en haut. …et immédiatement : « STOP ! Moi, c'est en haut. » GESTE : Montrer les deux côtés. On peut essayer de discuter… GESTE : Faire revenir le rouge sur sa pièce. …mais avec quelqu'un qui passe sa journée à dire STOP, la négociation est assez limitée. GESTE : Rendre la pièce rouge au spectateur. Après, il y a l'orange. Alors l'orange… Son métier est beaucoup plus compliqué. Parce que le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. GESTE : Prendre l'orange et le montrer des deux côtés. Mais lui, en revanche, sait parfaitement où est sa place. Au milieu. Alors si je le mets en haut… GESTE : Placer l'orange en haut. …ça le perturbe. GESTE : Secouer. L'orange saute au milieu. Et voilà. Il retourne au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. C'est peut-être le seul moment de la journée où l'orange sait exactement ce qu'il doit faire. GESTE : Faire revenir l'orange sur sa pièce. Vous voyez, ce feu était parfaitement discipliné. Chaque couleur connaissait son travail. Chaque couleur connaissait sa place. Et c'est là que j'ai fait une erreur. J'ai voulu voir jusqu'où allait leur sens de la discipline. GESTE : Prendre le rouge et l'orange. J'ai remis le rouge en haut… GESTE : Placer le rouge. …l'orange au milieu… GESTE : Placer l'orange. Cette fois, aucune erreur. Ils étaient exactement là où ils devaient être. Rouge en haut. Orange au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. Et je leur ai dit : « Voilà. Maintenant, vous ne bougez plus. » Pause. Je crois que le rouge a assez mal vécu qu'on lui dise « STOP ». GESTE : Secouer. Les deux couleurs disparaissent. Et là… plus de rouge. Plus d'orange. GESTE : Montrer lentement les deux pièces devenues vierges, des deux côtés. Ils avaient quitté leur poste. Enfin… c'est ce que j'ai cru. GESTE : Retirer les deux pièces vierges. Révéler le rouge et l'orange incrustés dans la raquette. Parce qu'ils étaient toujours là. Le rouge en haut. L'orange au milieu. Toujours à leur place. Sauf que cette fois… ils s'étaient incrustés. Littéralement. GESTE (pause) : Laisser voir l'image un instant. Et il restait le vert. GESTE : Prendre la pièce verte. Le vert, c'est le gentil de l'équipe. Toute la journée, il dit aux gens : « Allez-y. » « C'est bon. » « Vous pouvez passer. » Jamais un conflit. Jamais une hésitation. Il voit arriver une voiture : « Allez-y, je vous en prie. » Alors je me suis dit : « Lui, au moins, il ne va pas poser de problème. » GESTE : Insérer le vert en bas. Et tout est redevenu normal. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. GESTE : Montrer lentement les deux côtés. Chacun à sa place. Le rouge pouvait dire STOP. Le vert pouvait dire ALLEZ-Y. Et l'orange pouvait continuer à ne pas savoir exactement ce qu'il voulait dire. Tout allait bien. Enfin… pendant quelques secondes. GESTE : Regarder le feu. Petite pause. Parce qu'après toutes ces années passées ensemble… ils avaient peut-être compris quelque chose. GESTE : Secouer. Rouge et orange sautent sur la pièce verte. Le rouge a quitté le haut. L'orange a quitté le milieu. Et tous les deux sont allés rejoindre le vert. GESTE : Montrer les trois couleurs réunies. Pour la première fois… plus de chef. Plus d'indécis. Plus de gentil. Juste trois couleurs… qui avaient décidé de rester ensemble. GESTE : Retirer lentement la pièce portant les trois couleurs. Montrer la raquette complètement vierge des deux côtés. Plus personne en haut. Plus personne au milieu. Plus personne en bas. GESTE : Regarder la pièce avec les trois couleurs, puis la raquette vide. Finalement… ce n'était pas un feu tricolore qui n'était plus discipliné. C'était simplement trois collègues… qui en avaient assez qu'on leur dise où était leur place.    
    • Revenons sur l’explication :  https://vm.tiktok.com/ZN8NE37wo/
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