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Jean-Jacques MEYER (Edler)

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Tout ce qui a été publié par Jean-Jacques MEYER (Edler)

  1. Bien sûr, mais il a aussi démonté une séance d'hypnose, de façon judicieuse. Sur une scène où il était invité avec des spectateurs, un hypnotiseur avait hypnotisé une femme. Elle était couchée par terre, profondément endormie et n'était censée ne se réveiller que sur un signal de l'hypnotiseur. Tout à coup Majax s'adresse à la femme endormie et lui dit "Attention, vous êtes couchée à côté d'un fil électrique dénudé !". Et la femme s'est levée tout de suite, complètement affolée... J'ai également assisté à une séance d'hypnotisme, lors d'un spectacle il y a deux ou trois ans. Une jeune fille, hypnotisée par le simple fait de la pose une fraction de seconde de la paume d'une main de l'hypnotiseur sur sa tête, devait se mettre à courir sur la scène, en faisant le coq, lorsqu'un mot était prononcé par un autre spectateur. Et il fallait la voir courir en battant des ailes et en poussant des cocoricos sonores ! Jusqu'au moment où elle n'a pas fait attention et n'a pas réagi. L'hypnotiseur s'en est étonné et elle s'est vite mise à courir en faisant le coq... Un autre, qui ne parlait que le français, s'est mis à réciter des phrases en plusieurs langues. Auparavant, l'hypnotiseur avait simplement demandé à un spectateur de venir vers lui et de se retrouver bloqué à un signal. Et le spectateur disait qu'il ne pouvait plus avancer. Comme ça, sans rien faire, sans préparation ni dire quoi que ce soit. Plus d'autres expériences du même genre, des mains qui ne peuvent pas se décoller, etc... Bizarrement, je n'ai jamais été bloqué et mes mains ne sont jamais restées collées, y compris pour toutes les personnes de ma connaissance, à côté de moi. Je n'ai rien contre un hypnotiseur qui proposerait une séance d'hypnotisme en tant que spectacle. C'est amusant. Mais affirmer que l'on a réellement de tels pouvoir, c'est tromper les gens. À la façon d'Uri Geller. D'autant plus que j'ai eu l'occasion de parler à d'autres personnes, après le spectacle, qui elles ont été persuadées qu'il possédait des pouvoirs bien réels. Et c'est ça que je trouve grave, comment des personnes peuvent être naïves à ce point et se laisser duper aussi facilement ? J'ai connu également des magiciens qui affirmaient détenir vraiment des pouvoirs d'hypnotiseur. Curieusement, lorsque je me proposais pour le vérifier sur moi-même, cela n'a jamais abouti. Il y avait toujours une bonne excuse pour se défiler. Ou alors pour sortir l'excuse habituelle, qu'il existe des personnes réfractaires qui ne peuvent pas être hypnotisées. Eh bien moi je ne le croirai que lorsque j'aurai été hypnotisé, avec vidéo à l'appui. Idem pour les médecins et dentistes qui hypnotisent leurs patients. Cela fait des décennies que j'en vois régulièrement et jamais aucun dentiste ni aucun médecin n'a proposé de m'hypnotiser. Ni sur aucune personne que je connais (et j'en connais beaucoup). Et comme de nombreuses expériences l'ont prouvé, le témoignage des gens n'a aucune valeur. Un magicien dit qu'il est illusionniste. Pas qu'il possède des pouvoirs magiques. C'est beaucoup plus honnête.
  2. Tout à fait. Profiter de la bêtise naturelle des gens pour s'enrichir. Il suffit de voir un spectacle où se produit un hypnotiseur pour voir une supercherie criante. Heureusement qu'il y a des gens comme Majax pour déjouer de telles manœuvres scandaleuses.
  3. Superbes. Mais inutilisables pour la pièce qui disparaît dans le verre. Par contre le top pour un bon climax. Pour info, il est très facile de fabriquer une pièce transparente, qui correspondra à une vraie au toucher à travers un tissus mais sera totalement invisible dans un verre d'eau (vieux tour classique) : il faut la découper aux ciseaux à partir d'une plaque de verre à la bonne épaisseur. En l’immergeant dans l'eau pour la découper, ce qui lui évite de casser le verre ou d'occasionner des brisures. En fignolant la découpe aux ciseaux, l'illusion est parfaite. Et elle reste totalement transparente. Mais bon, je pense que ce truc est très connu.
  4. Tu as sans doute raison, mais l'orientation des cartes de face est vraiment un détail insignifiant (juste une possibilité passée quasiment sous silence), comparé à la mine d'or contenue dans le PDF et qui n'en fait pas référence pour les différents tours et manipulations. Sinon Thomas peut effacer cette explication (si je n'y parviens pas).
  5. Les faces de ces cartes sont bien asymétriques, tout comme celles de Card-Shark (à qui ils ont demandé l'autorisation de reproduction).
  6. J'ai connu un magicien dont le professeur le faisait s'entraîner avec des FP rouges : il ne voulait jamais les voir ! Un FP ne devrait jamais être vu. Sinon il est très difficile d'obtenir un FP vraiment réaliste, même si c'est tentant. D'abord il n'y a pas que la couleur du FP : Les FP soit disant réalistes ne le sont pas vraiment. Les ongles sont trop brillants, ainsi que la peau. Comparez avec vos mains, les ongles brillent légèrement mais pas autant, ils ne sont pas vernis. Idem pour la peau, davantage mate que brillante. Une solution : passer le FP à la lavette genre Spontex (l'éponge à gratter, verte). Il deviendra mat. Puis il y a la couleur. Là c'est coton, il vaut mieux avoir des connaissances en peinture. Recouvrir le FP de Gesso blanc, comme apprêt pour permettre à la peinture de bien tenir et de conserver ses couleurs. Laisser sécher. La peau n'est pas rose (rouge + blanc), mais comporte en plus une dose d'orange. Commencer par essayer un mélange de peinture acrylique (beaux arts) : rouge naphtol, blanc de titane et orange. Bien sûr ce ne sera pas parfait, loin de là. Juste approchant, la peau de chacun étant différente de celle des autres. Comparer avec un vrai pouce. Puis, raisonner à l'envers, avec des réflexions du genre "c'est trop...". Sinon en cherchant la teinte qui manque on tourne en rond, sans cesse et on obtient à la fin une couleur foncée, grise et terne. Par exemple, c'est trop rouge. Il faut donc ajouter sa couleur complémentaire, le vert, qui annulera du rouge. Commencer doucement... C'est trop clair ? renforcer avec de l'orange et du rouge, aux dépends du blanc. C'est trop orange ? Sa couleur complémentaire, le bleu l'annulera en partie. Pas assez clair ? Un peu de blanc. Etc... en procédant par de petits ajouts, jusqu'à obtenir une couleur s'approchant au plus près de celle du pouce témoin. La peinture ayant tendance à se modifier légèrement en séchant et à devenir plus terne, il faut corriger ce défaut en employant de la peinture acrylique extra fine, qui contient davantage de pigments et plus fins. Sans oublier la couche préalable de Gesso blanc : C'est ce que préconisait Léonard de Vinci en employant le Gesso de l'époque, pour conserver l'éclat des couleurs. Et ça fonctionne toujours.
  7. Si cela pose problème, est-ce vraiment si important de signer une carte ? Par exemple, j'utilise parfois un jeu marqué, en chapelet. D'une part l'effet est suffisamment fort pour que la carte signée n'apporte pas grand chose et d'autre part je n'ai pas envie de jeter un chapelet marqué (cher) à chaque tour. Ce serait idiot, à moins d'être bien payé pour chacun de ces tours (ou de passer à la télé ). Et je persiste, avec des mouvements francs, simples et lents, pouvant même faire intervenir le spectateur, l'idée de décoller une étiquette signée pour la recoller ailleurs est quand même écartée. Cela ne pourrait pas s'effectuer en un dixième de seconde. Tout dépend si tu interviens en tant que professionnel de haut niveau (mais dans ce cas tu n'aurais vraisemblablement pas de soucis pour acheter davantage de paquets de cartes), ou juste pour épater des copains. Alors laisse tomber la signature et épate les plutôt par des tours réellement miraculeux (enfin, qui le paraissent), pour lesquels la signature n'a aucune importance.
  8. Pourquoi ne pas coller une petite étiquette sur la carte, pour la faire signer ? Parce que l'encre effaçable existe, avec les feutres pour tableau blanc, par exemple. Mais une carte est différente d'un tableau blanc, traité spécifiquement pour cela. Une fois inscrite, la signature ne s'effacera pas de la carte, même en utilisant du Sopalin, une gomme ou la petite brosse des tableaux blancs. Sinon, il faut accepter de jeter la carte après, ou mieux, la donner au spectateur.
  9. Beaucoup se focalisent sur les ondes du compteur Linky, rien n'étant prouvé à ce sujet, cela relevant plutôt du fantasme de refus. Mais il y a plus sérieux et plus vraisemblable : une puce spécifique serait en attente d'activation dans ces compteurs, afin de résoudre le problème des taxes sur le carburant, lesquelles taxes ne peuvent pas être abandonnées par le gouvernement. En effet, si la population passe massivement à la voiture électrique (merci, pas moi), cette puce serait activée et provoquerait l'ajout de taxes équivalentes à celles des carburants, lors de la recharge électrique de voitures. Il ne fallait pas être si naïf...
  10. On trouve des cartes "Air-Cushion finish" et "Linoid finish". Il s'agit du type de finition appliqué sur la surface des cartes, afin de réduire au maximum leur friction pour qu'elles glissent facilement l'une sur l'autre. Si elles étaient lisses, elles accrocheraient ensemble. Cette finition influence également leur durabilité. Un motif est donc pressé sur les deux couches externes des cartes, ce qui les rendra plus ou moins glissantes et plus ou moins durables. Les cartes Bicycle sont "Air-Cushion finish", tandis que les Tally-Ho sont "Linoid finish". En fait c'est quasiment la même chose, il suffit d'observer la surface des cartes avec une forte loupe pour s'en convaincre : un motif de petits creux qui permet de réduire la surface de friction entre les cartes, pour qu'elles adhérent moins entre elles. La différence de dénomination est surtout marketing. Mais il y a des différences de qualité de fabrication entre les marques : les Bicycles sont produites en masse, avec un contrôle qualité inférieur à celui des Tally-Ho, qui sont plus durables. Et puis il y a les Bee, avec leur finition "Cambric finish". Leurs petits creux sont plus réguliers que ceux des Bicycle. Ce sont les plus durables, mais elles sont moins appréciées par les magiciens (motif du dos et absence de bordure). Certains les préfèrent quand même. Pour les différencier il y a également d'autres critères en plus de leur finition, comme la colle utilisée (composition secrète), qui influence leur souplesse et leur rigidité, ainsi que leur coupe. Et les secrets de fabrication sont bien gardés. Personnellement je possède des Bicycle, des Tally-Ho et des Bee. Je préférais jusqu'ici les Bicycle (mais c'est très subjectif) et finalement j'ai tranché pour... les Phoenix de Card-Shark ("Air-Cushion finish"), mais pour d'autres raisons que leur finition, qui reste néanmoins bonne.
  11. J'ai été déçu par les lames de rasoir, elles se voient trop et sont trop petites. Cela fait des années que je n'utilise plus de feuilles métalliques, d'ailleurs, préférant les remplacer par des aimants de Shin Lim (10 mm de diamètre pour 0,27 mm d'épaisseur, soit celle d'une carte). Ce n'est que bénéfice, car ils permettent des effets supplémentaires, par rapports aux feuilles métalliques. Et ils sont totalement invisibles dans une carte détressée.
  12. Effectivement, un rouleau à 357,83 €... Sur Amazon, 38 € pour 50 x 25 cm et 0,5 mm d'épaisseur.
  13. Invisible choice est plus qu'un simple tour. C'est un outil très intéressant pour concevoir de multiples tours personnalisés, voire aller plus loin (ce qui a déjà été largement exploité par Thomas).
  14. Si une méthode de mémorisation fonctionne bien pour quelqu'un, il n'a pas de raison d'en changer. Pour ma part, j'ai déjà utilisé avec succès la méthode de mémorisation d'Harry Lorayne, basée sur des associations. Avec l'avantage intéressant de pouvoir y associer des chiffres. Je m'en sers beaucoup dans la vie courante, mais je ne sais pas pourquoi, je n'ai aucune envie d'apprendre un chapelet par cœur. Fainéantise ? Inutilité pour moi ? Autre chose ?
  15. Tout autre choix aboutira à une carte à dos rouge. Ou autre, car c'est personnalisable. C'est génial et très bien expliqué.
  16. Un jeu coupé ne modifie pas l'ordre d'un chapelet. Une carte à l’œil de la carte du dessus ou du dessous, par exemple, permet de trouver l'identité de la carte suivante, même si le chapelet ne débute pas à la première carte de l'arrangement. Sinon le remettre dans l'ordre initial, à l'aide d'une carte préparée. Une carte courte, par exemple, ou mieux (à mon avis) une carte marquée en "X", à l'empreinte atténuée. C'est indétectable, invisible et ça fonctionne à la perfection. Une dernière coupe et c'est fonctionnel. Sinon il y aurait des calculs à faire à partir du rang de la carte actuellement au dessus (ou au dessous), mais j'avoue que c'est pénible, pour ne pas dire mieux.
  17. Bien sûr, que la mémorisation est supérieure. Il y a quelque temps un magicien me vantait la mémorisation et le fait qu'il connaissait un chapelet par cœur, sans faille. Mais à l'essai, il s'est écrasé lamentablement. Tout le monde n'a pas une excellente mémoire, fiable dans le temps, ou bien désire consacrer du temps à autre chose. D'où l'intérêt de BH (ou bien des cartes S.U.M. 2 de Card-Shark). Pour les autres, bravo ! J'ai moi-même utilisé il y a des années et avec profit la méthode de mémorisation d'Harry Lorayne. C'était fantastique et sûr. Mais depuis, il y a des "trous" et BH et S.U.M. 2 me suffisent amplement.
  18. Et pour retenir par cœur certaines cartes, rien de plus facile de mémoriser la première et la dernière carte, les deux exceptions et... il suffit de regarder la particularité des cartes situées aux positions 10, 20, 30, 40 et 50. 17% des cartes mémorisées sans effort, au cas où un spectateur tombe dessus. Un tout petit effort supplémentaire (position 35 = 3+5, position 45 = 4+5, position 11 eh oui, 21 et 31 tiens tiens) et tous les trèfles (cas TCPK) ou tous les piques (cas PCTK) sont mémorisés, plus la dernière. 14 cartes, soit 27 % du jeu. Plus d'une chance sur quatre. Avec certaines cartes que l'on mémorise sans effort (cas particulier de chacun), on peut facilement parvenir à mémoriser la moitié du jeu. Une chance sur deux de tomber sur une carte mémorisée. Avec le calcul comme roue de secours pour atteindre la certitude totale, pour la seconde moitié du jeu ou bien en cas de doute. Le soir, ou après une simple bière, ma capacité de mémorisation tombe un peu. Mais pas celle du calcul.
  19. J'en suis réellement admiratif. Et prêt à l'utiliser en toute confiance au PGCDM ? Oh pardon, c'est maintenant trop tard.
  20. Il suffit d'apprendre Bart Harding par coeur.
  21. Eh non... C'est justement l'apprentissage par cœur que l'on oublie après plusieurs mois d'inutilisation. Les formules de calcul, c'est comme le vélo. Surtout si on a compris le pourquoi et le comment de leur calcul. Expérience vécue.
  22. Un magicien me l'a appris il y a déjà de nombreuses années. Mais avec la vidéo ci-dessus (de Jean-Marc (thucydide)) sur Youtube, il y a des liens intéressants, dont la composition et l'utilisation de ce chapelet.
  23. L'intérêt du chapelet Bart Harding c'est de n'avoir pas besoin d'apprendre par cœur un quelconque arrangement des cartes, identités et positions correspondantes. L'arrangement est génialement construit et indétectable (et pas en commençant par un As), même par des magiciens. On peut le construire soit en se basant sur l'ordre TCPK, soit PCTK. Un petit calcul mental (franchement, je ne le trouve pas du tout compliqué) permet soit de trouver rapidement le rang d'une carte quelconque d'après son identité, soit de trouver son identité d'après son rang. Evidemment, cela impose une petite dose de calcul mental, chose que je vois se perdre de plus en plus de nos jours et c'est un peu dommage. On est bien d'accord, rien ne vaut un chapelet appris par cœur. Mais avec ce genre de chapelet, il faut le revoir et le pratiquer régulièrement, tout en restant sûr de ne jamais se tromper. Inversement, celui de Bart Harding permet une certitude absolue, même si on ne l'a pas pratiqué depuis plus d'un an. En pratiquant Bart Harding, on parvient d'ailleurs à mémoriser automatiquement certains rang/identité, ce qui facilite son emploi. J'étais ainsi parvenu à connaître par cœur environ la moitié du chapelet. Mais, après un abandon de plusieurs mois, il ne me restait plus que 10% de cet apprentissage. Et les calculs représentaient pour moi une roue de secours. Avec un chapelet, je n'utilise que les correspondances rang/identité. Le reste (particularités des chapelets) ne m'intéresse pas vraiment, bien que je les trouve judicieux. Et avec le chapelet Bart Harding on arrive déjà à des miracles, en plus de trouver rang ou identité (nombre de cartes coupées, identité d'une carte choisie et insérée n'importe où dans le paquet, identité d'une carte suite à une distribution par un spectateur...). Bref, après des années de pratique, je n'utilise plus que le chapelet Bart Harding et j'en suis très satisfait.
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