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Arf, mon idée n'était pas de bloquer les retours d'autres personnes... Déjà, on a le droit de ne pas être d'accord avec tout ce que je dit... On peut en discuter... Ensuite, j'ai laissé énormément de choses à explorer : Rien que dans les structures d'histoires, on pourrait chercher les courbes de tensions (éléments importants dans les histoires à faire peur...) Et les moyens de les améliorer. On peut parler des personnages intervenant dans les histoires, comment gérer différemment les dialogues de la première histoire, les passages de parole... On peut proposer une méta histoire, regroupant les trois proposées, cela sort du cadre du "jeu", mais fait avancer l'aspect spectaculaire. On peut bien sûr discuter sur l'intérêt ou non d'annoncer qu'une est vraie et les autres fausses, les avantages et inconvénients... On peut parler des difficultés des histoires courtes, et comment y insérer des retournements ou des changements d'atmosphère... bref, il reste énormément de choses à dire, ne vous en privez pas, je ne voulais pas verrouiller la discussion... Pour moi, le conte ou la magie gagnent énormément à rester un spectacle vivant. Les présenter en vidéo, et surtout sur YouTube, est une gageure, j'admire ceux qui réussissent à s'en tirer honorablement, ce qui est le cas ici... La forme choisie est "classique" pour un faux reportage; On retrouve ce format ( voix off et scènes jouées) dans plein d'émission télé récentes, pas toujours au service du bon goût (j'aime moyennement les reconstitutions de fais divers, mais cela semble la forme en vogue pour ces émissions...), mais assurément efficaces. Pour répondre à la question, pour la télévision par exemple, on à vu des émission de conte pur qui ont fonctionné. Mais il faut pour cela un conteur au charisme colossale, qui arrive effectivement à faire passer les histoires uniquement en les racontant Ce sont des personnalités rares... Le conte en spectacle vivant est bien plus abordable, je préfère m'y cantonner Parlons aussi du public, sans qui nous ne sommes rien... J'ai l'impression que le public YouTube est extremement formaté, et si on veux créer pour ce média particulier, c'est d'autant plus difficile d'innover. Ici, nous avons une forme qui a été pensée pour ce media et ce public, c'est très malin. Mais introduire un visuel (en vidéo, mais quand même...) au conte, cela me fait penser au kamishibai. Mais ce qui est amusant, c'est qu'en occident, le kamishibai est surtout utilisé dans les spectacles pour enfants (de moins de 6 ans, en général...) De là à dire que le public de Youtube s'infantilise, il n'y a pas loin Donc, oui, sur YouTube, il y a des adaptations à trouver. Mais quand on passe devant un vrai public en live, les limites sont différentes. Je sais bien que pour beaucoup, youtube est LA scène de référence. Mais n'oublions pas les anciennes méthodes, elles ont des saveurs et des subtilités que je ne retrouve que très rarement sur le net... Gilbus
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Houlà ! Si tu commences à me mettre la pression, alors… Bien, une analyse rapide, alors : Tu as choisi de ne pas nous raconter tes histoires en face, mais en prenant le rôle de voix off, sur un montage vidéo joué. Ce n’est pas vraiment du conte. Donc, je ne sais pas si je suis compétent pour en parler au-delà de mon avis de spectateur… L’idée du conte, c’est effectivement de raconter une histoire, mais sans support monté et visuel élaboré, en utilisant au pire des objets et de l'incarnation de personnage (pas comme dans le théâtre, l'incarnation de personnage par le conteur répond à des règles différentes…), mais avec la présence physique (et pas que sonore) du conteur. En utilisant des vidéos illustratives, tu enlèves une partie importante du conte, c’est-à-dire l’imagination visuelle du spectateur. Le conteur, en quelques mots, va créer des images dans l’esprit du spectateur. Et c’est une grosse différence par rapport à la vidéo ou au théâtre, qui présentent du visuel déjà tout fait. En conte, la création d’images par le spectateur, guidé bien sur par le conteur, est très importante : C’est ce qui fait que le conte fonctionne, qu’il est attachant, tout simplement parce que celui qui l’entend va y mettre son propre imaginaire. Ceci étant posé, voyons quelques petites choses sur ta vidéo Ta voix : Tu as une voix très agréable, en tout cas en vidéo. C’est un atout ! Les temps de conjugaisons : Les histoires sont au passé la plupart du temps. Certes, elles ont eu lieu dans le passé, mais un récit gagne, dés qu’il y a de l’action, à être au présent. Avec le présent, le spectateur est beaucoup plus impliqué dans l’action, il vis l’aventure en même temps que le héros. Avec le passé, l’action a déjà eut lieu, on écoute donc un truc déjà fini : on ne peut pas s’y impliquer autant. Dans la seconde histoire, tu as quelques passages au présent, mais très ponctuellement (je décide de changer la poubelle de place…) La personne de conjugaison : Tu as mis tes histoires dans le cadre de ta vie personnelle, c’est très bien. J’utilise moi aussi plein d’histoires dites à la première personne. Le récit à la troisième personne est très valable aussi, mais avec la première personne, on donne plus de réalité à ce qui s’est passé, puisqu’on y était, nous. C’est donc un témoignage direct, bien approprié pour le but de ta vidéo. Les silences : Tu mets des silences dans tes histoires, mais ils seraient beaucoup trop courts s’il s’agissait d’un spectacle vivant. Si ton plus long silence fait une seconde, c’est à tout casser. Un silence peut être beaucoup, beaucoup plus long, surtout s’il est habité. Mais bon, nous ne sommes pas en spectacle vivant, tu fais une vidéo sur YouTube, tu as d’autres contraintes à respecter, j’imagine… C’est bien dommage. La vitesse : Ta vitesse est relativement constante, même pendant les moments « dramatiques ». Mais pour moi, trop rapide. Et trop constante. Pour la rapidité, j’imagine que tu as la contrainte de t’adapter au public YouTube, ou tout se passe toujours à toute vitesse, ce qui formatte l’audience. En vrai, on peut aller moins vite. Par contre, même sur une vidéo, rien n’empêche de faire des variations de vitesse, pour rendre l’ambiance. Un phénomène inquiétant devrait faire ralentir ton débit, parfois jusqu’à la pause. Une émotion va accélérer le débit, au contraire. Ton débit me semble trop constant, donc moins expressif qu’il ne pourrait l’être. Le ton : La aussi, tu ne joue rien, et le ton est constant, même dans les moments « angoissants ». On a en général peur de surjouer. Mais du coup, on « sous-joue », ce qui n’est pas mieux. Dans ce genre d’histoire, tu peux je pense te permettre de laisser passer un peu (beaucoup !) plus d’émotion à certain moment, afin de na pas avoir le syndrome du présentateur télé, qui donne sur le même ton les résultats du foot et une catastrophe de 10000 morts… non, j’exagère, il mettra sans doute plus d’émotion pour le foot… Le vocabulaire : Dans l’ensemble, je le trouve assez naturel, mais il y a quand même des moments ou ça sent le « texte écris » : « Elle me rétorque » « je le lui ait dit » « un quelconque liquide » Etc., je ne vais pas tout relever… Ces formulations sont parfaitement françaises et à leur place à l’écris. Mais à l’oral, utilises-tu souvent le verbe « rétorquer » ? Dis-tu « je le lui ait dit », ou « je lui ait dit » ? Inverses tu souvent nom et complément dans une phrase simple ? On a là trois exemples des pièges du texte écris : Le vocabulaire peu courant à l’oral. Le français « trop parfait », alors que l’oralité est souvent plus souple avec la syntaxe, la conjugaison et la prononciation. Les tournures de phrases décoratives, que l’on utilise peu dans la vraie vie. Ce n’est pas limitatif. Ce que je te propose : Pour chaque phrase que tu va dire, demande-toi si tu parlerais de cette façon-là à ton garagiste, en lui décrivant la panne de ta voiture. Le conte, c’est l’oralité. Cela ne suit pas les mêmes règles que l’écris. C’est pourquoi je conseille toujours de travailler un texte qui doit être dit à l’oral, à l’oral d’abord, avant de le fixer sur le papier. On évite ainsi le travail de repasser ensuite ce qui est bien à l’écris en ce qui sonne bien à l’oral. Quand on note le texte oral, on le note comme on le dit, sans chercher à le remettre en bon français écris : c’est juste un aide-mémoire du texte oral, pas un livre qu’on va publier. Certains conteurs, qui ont une bonne mémoire, ne passent jamais leur texte sur le papier… Les structures des histoires : Tu cherche à faire des histoires fantastiques, donc je trouve que tu ne t’en tire pas mal : Comme je le disais cet aprem sur une autre discussion, on gagne à ne pas donner d’explication, dans une histoire fantastique. On décrit ce qui s’est passé, et c’est au spectateur de se créer une explication, ce qui est bien plus intéressant. Un peu comme au cinéma dans un film d’horreur : on peut avoir une scène extrêmement plus prenante et inquiétante si on ne montre pas ce qui se passe, mais si on le suggère, l’imagination du spectateur venant combler ce qu’il ne vois pas par des choses bien plus terrible que ce que l’on aurait montré… Tu as tout bon, sur ce point. Maintenant, tu n’as pas vraiment une structure de conte, puisqu’il n’y a pas beaucoup d’étapes, sauf peut-être pour la poubelle, ou tu as essayé d’étoffer. Tu as à chaque fois une situation initiale bien exposée, un élément déclencheur assez bien défini, une étape, et directement une situation finale. Dans les contes, il y a la plupart du temps plusieurs étapes après l’événement déclencheur (typiquement, 3, pour les contes occidentaux) Mais tu es sur un format court, ce qui bloque certainement une partie des possibilités de développement… Tes histoires pourraient être enrichies, elles prendraient certainement de l’intérêt. Redondance image/texte : Un conteur doit éviter les redondances gestes/texte, sauf dans certains cas ou on veut vraiment insister sur la chose. Et encore, dans ce cas-là, on gagne à faire le geste en silence, puis le texte. Dans tous les autres cas, on essaie d’avoir une valeur ajoutée du texte au geste, ou l’inverse. Dans la scène avec le miroir, par exemple, ton texte dit : "Je me retourne". Et que fait tu dans ta vidéo, au même moment ? ben, tu te retournes. Pas de valeur ajoutée. Les deux n’augmentent pas leurs valeurs mutuelles, mais l’un va gommer la valeur de l’autre. Donc, cela affaiblis le sens, au final. C’est aussi, j’imagine, parce que tu ne fait pas confiance à l’image, et que tu parle donc tout le temps. Le silence laisse de la place à l’image, et renforce le texte, au final. Bon, on ne va pas refaire toute la mise en scène, mais je te propose les trois points suivants comme direction de travail : -travailler ton texte oralement dés le départ, avant de l'écrire. -Plus de variété dans le ton, le volume, la vitesse, l’émotion, l’énergie. -Travailler les silences. Déjà, avec ces points, tu vas avoir énormément de travail, alors que tu en a déjà fournis beaucoup, j’en suis conscient. Mais bon, c’est toi qui cherches… Mais ça devrait avoir un effet sur la façon dont le public percevra ta façon de raconter Essaie… Gilbus
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Quand Bernard WERBER interviewe Eric ANTOINE
Gilbus a répondu à un sujet de Jean-Yves LOES dans Forum Général
Cela me fait repenser à des choses largement développée dans le DEUDLMDG, sur les principales catégorisations d'effets : - réalistes : les effets de hasard, et même ceux de synchronicité entre la dedans si on envisage l'explication quantique... J'adore la synchronicité quantique, ou tout ce qui est quantique en général, car on peut s'en réclamer à propos de n'importe quoi, surtout si on n'y connait rien en physique quantique... - merveilleux : que personne ne crois, mais que la suspension du refus de croire liée au spectacle rendent exploitable aussi. (Je dis bien "liée au spectacle", l'effet, lui, ne devrait pas être dans le cadre de cette suspension du refus de croire...) - fantastiques : à la frange du réel, et l'ésotérisme peut s'y retrouver si on est habile... Pour en revenir à ta phrase que je cite, c'est pour moi une différence majeure de traitement entre le merveilleux et le fantastique. Pour le merveilleux, on a une explication aux phénomènes : les fées, les fantômes, le destin etc. Et on propose cette explication au public. Pour le fantastique, au contraire, on gagne à présenter des faits, mais à ne pas fournir d'explication ouvertement. On peux bien sûr aiguiller l'opinion du public vers une ou plusieurs explications, mais on laisse les spectateurs se construire eux même la chose, dans l'abri de leur esprit... C'est je crois bien plus efficace quand on veut qu'un doute persiste, une explication fournie de l'extérieur pouvant être contestée, alors qu'une explication que l'on se construit soi même étant plus dur à remettre en cause... Du coup, le fantastique "ésotériqie" ne fournis pas forcément d'explication, puisque je trouve que l'ésotérisme pose plus de questions qu'il n'offre de réponse... (Je n'ai rien contre l'ésotérisme, j'ai plus de bouquins sur le sujet que je n'ai de bouquins d'illusionnisme...) Mais on s'éloigne du sujet, désolé Gilbus -
Quand Bernard WERBER interviewe Eric ANTOINE
Gilbus a répondu à un sujet de Jean-Yves LOES dans Forum Général
Mrd! J'avoue que j'ai hésité un instant à m'attribuer comme mot d'esprit cette faute de frappe peut-être liée au correcteur du téléphone... Mais bon, c'est aussi trop facile de se cacher derrière un appareils, c'est vrai que je fais plein de fautes... Mettons que c'est juste un lapsus révélateur, et sans rancune Gilbus -
Il doit être rentré, depuis 2002.... Gilbus
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Quand Bernard WERBER interviewe Eric ANTOINE
Gilbus a répondu à un sujet de Jean-Yves LOES dans Forum Général
Questions qui ont d'autant plus leur place ici que beaucoup d'effets magiques cherchent à reproduire des phénomènes de synchronicité ou de hasard... Il est amusant d'ailleurs de voir que le hasard en question peut varier d'une chance sur deux ou trois à une chance sur 8x10 puissance 67 (pour un jeu de 52 parfaitement ordonné, par exemple) L'impact du hasard sur le spectateur n'est donc pas totalement proportionnel à la probabilité de l'obtenir, mais à la présentation que l'on met en œuvre... Pour ce qui est de la synchronicité, c'est un phénomène très facile à faire passer quand il est souhaité par le public : si, lors d'un mariage, les deux mariés tirent la même carte, le signe sera compris de tous (surtout si c'est du cœur, mais bon, il faut parfois enfoncer le clou...). On a donc des phénomènes de synchronicité qui font sens pour celui qui les expérimente, et d'autres qui sont perçus par tout le monde (ou presque, certains refusant tout en bloc et tenants un discours septique extrémiste, qui relève plus de la posture que de ce qu'ils ressentent réellement...) Mais la synchronicité peut être indirecte : par exemple, le marié choisi la dame de coeur, la mariée le roi de coeur. Deux hasards bien tombés, et une synchronicité pour les réunir, chacun ayant trouvé l'autre... La distinction entre métaphysique et ésotérisme est également essentielle pour l'illusionniste qui cherche à donner ce sens à son spectacle : la métaphysique se rapportant aux grands questionnements humain, elle peut être utilisée comme support de numéro même avec un public ultra matérialiste. l'ésotérisme, par contre, est à manier avec plus de finesse : déjà, on parle de connaissance qui relèvent souvent de l'occultisme, donc cachées. Les exposer librement et sans retenue dans un spectacle est ballot, cela ferait perdre le mystère qui entoure ce sujet... On a donc deux approches différentes : la métaphysique est utilisable ouvertement quand on va élever le débat, pour passer d'un bête tour de carte à un questionnement sur l'univers, l'être humain ou le père noël... On élève le public vers les questions fondamentales de l'univers, il se sent devenir plus intelligent, il est content. l'esoterisme, selon moi, est plus intéressant à utiliser dans le cadre d'une initiation. On fait entrer le public dans un cercle fermé de connaissances secrètes et rares, voire interdites, il est donc privilégié, donc il est content. Il y a bien entendu plein de choses à savoir et faire pour maîtriser ces concepts en illusionnisme, mais je ne peut vous les dire, il faudrait que je soit intelligent ou initié... Déjà que je ne suis pas vraiment magicien... Gilbus -
The Very Best of Simon ARONSON par Richard VOLLMER
Gilbus a répondu à un sujet de David MARSAC (Chakkan) dans Les Étagères Magiques
Je n'utilise pas de chapelet, je suis resté à la version de base avec les jokers retournés, et les nombres écris en gros au dos. Et je ne raconte pas d'histoire sur ce tour... Et en plus, je le présente comme un défi... A, et je dis aux spectateur ce qui va se passer avant... Vraiment, j'ai tout faux. Ma seule excuse : je suis parfaitement sincère et ne ment pas en présentant ce tour. J'anonce que j'ai une prédiction : -je vais leur montrer une chose impossible, -je vais leur expliquer comment je fais, -ils ne vont pas me croire, -Je leur prouverait que j'avait dit vrai. Après avoir retrouvé les cartes, je reviens sur mon intro : "Je vous avais dit que je retrouverais les cartes de façon impossible, je vous ai expliqué comment" montrer les jokers et les rapprocher de l'orreille, "et vous ne m'avez pas cru. et pourtant, j'ai des preuves..." et je retourne les deux jokers pour montrer les nombres... On vois que c'est on ne peut plus classique, mais ce tour est tellement épatant que l'effet est génial sur le public... J'ai donc une parfaite justification pour conserver l'effet des numéros au dos des jokers, je ne trouve pas que cela change la thématique, puisque j'ai commencé mon texte sur le thème de la prédiction... A, et j'écris en gros au dos des jokers, car cela peut se présenter en salon, et doit être vu de loin... D'ailleurs, ce tour marche très bien avec des cartes jumbo ou super jumbo, et ca élimine encore plus l'idée de manipulations Gilbus -
Magie de Classe en Classe - Ecole Primaire | références
Gilbus a répondu à un sujet de Jean-Baptiste DUGAST dans Forum Général
C'est ce qui m'a frappé en lisant cette discussion : On compare les mérites respectifs de matériels divers, mais on ne parle pas de ce qu'on va raconter aux enfants. Sauf patricia, qui à donné quelques pistes, normal, elle connait bien le sujet Quel est le thème du spectacle? Il se passe dans quel univers, avec quel personnage? Qu'est ce qui va faire que des enfants vont suivre et être captivité durant le temps du spectacle? etc. le choix des tours et du materiel vient ensuite, et on fera une selection pour s'assurer qu'il correspont à l'univers de l'enfant (couleurs, tailles, sujets représentés etc...), Mais réfléchis déjà à l'univers que toi tu leur propose. Vas tu faire des choses droles? (C'est bien qu'il y en ait un peu, mais pas besoin d'un nez de clown pour ça, surtout si on n'est pas clown : ça aussi, c'est un métier, avec des formations pour le découvrir...) Dans ce cas, qu'est ce qui fait rire les enfants? Feras tu des choses poétiques? Gentilles? Dégoûtantes ? Effrayantes? Va tu leur parler de magie? Mais leur magie, celle du merveilleux, pas celle d'un magicien de cabaret... Comment vas tu gérer l'interactivité ? Les interactions sont motivantes pour un public enfant... Mais comment va tu maîtriser l'interactivité, pour ne pas te laisser déborder, et garder la maitrise du timing et du rythme? Et beaucoup d'autres questions à se poser... Bref, construire un spectacle pour enfant, ce n'est pas aligner des trucs les uns après les autres... Remarque, un spectacle pour adulte non plus, en principe... Lisez ce qu'à publié Peter (ses livres sont passionants), c'est un grand magicien, et surtout un spécialiste des enfants, un vrai! Gilbus -
Non, il n'est pas admit que "les récits et les légendes ne peuvent traverser l'épreuve du temps au delà de 3 générations" : L'écrit facilite la transmission, mais ce n'est pas la seule façon de faire. Puisque la préhistoire nous échappe, prenons l'histoire. Les mytologies latines, par exemple, ont perduré un paquet de temps par deux moyens : Des écris, certe, mais aussi par une large diffusion dans la population illettrée. Les grecs ou les romains n'avaient pas à consulter un dictionnaire de leur dieux pour savoir lequel prier pour résoudre tel ou tel problème. Cette connaissance était tellement répandue et partagée qu'elle s'auto propageait de façon fiable sur de longues périodes. Même chose chez nous avec les saints, d'ailleurs : la "spécialisation" des saints faisait partie de la culture orale, avec des milliers d'autres informations, alors que la population était encore illettrée. Au moyen âge, certaines informations était ainsi conservée aussi bien par l'écrit que par l'oral, mais le recours à l'écrit n'était pas requis. Les savoirs techniques étaient transmis oralement, sur de longues périodes, de façon efficace. On a quelque manuels techniques du moyen âge, mais ils sont l'exception, la majeurs partie des transmissions techniques se faisant dans un contexte illettré. Et je ne parle pas que des connaissances de bases, mais bien des connaissances techniques dans leur ensemble, l'apprentissage se passant de maître à apprentis, individuellement ou au sein de sociétés corporatrices. Il peut être surprenant pour nous de savoir que ceux qui construisaient moulins à vent ou cathédrales, réalisaient des horloges ou des carrillons, n'avaient pas appris à le faire dans des livres. Certe, il y avait quelques manuels, mais c'était alors une méthode marginale d'apprentissage. Les secrets liés à chaque corporation ou même chaque artisan étaient également présents, chacun cherchant à prendre un avantage sur ses concurrents. Le livre aurait alors constitué une violation potentiel du secret... Cela n'empêchait donc ni la transmission orale stable, ni l'évolution des techniques, leur propagation se faisant par des individus et non des écris. D'ailleurs, les pratiques du compagnonnage n'en sont que l'aspect le plus récent. Voilà pour les connaissances technique. Pour la transmission littéraire, tu sembles méconnaître l'histoire du conte populaire. Depuis l'antiquité, les contes se sont transmis oralement dans l'extrême majorité des cas, l'illettrisme étant la norme au sein de la plus grande part de la population. Les grands "auteurs" de livres de contes que nous connaissons étaient en fait des "collecteurs" : ils ont repris des contes circulant dans la population, et les ont figés sous forme littéraire. Mais ce n'était qu'une partie de ces histoires, des milliers d'autres et leurs variantes ont continué de vivre par l'oralité uniquement, et sont arrivés jusqu'à nous par cette méthode. En fait, ce qui à faillis nous faire perdre ce patrimoine culturel oral, ce n'est pas les problèmes liés à ce mode de transmission, mais l'arrivée dans les foyers de la radio et de la télé. Les veillées contées qui maintenaient la transmission depuis des centaines d'années ont brusquement été remplacées par des soirées télé. Oui, c'est tout récent... il n'y à pas que les contes qui ont faillis disparaître, les chants et les danses populaires ont étés concernés aussi très fortement par ces changements brusque des loisirs. contes, chants, danses etc ont d'ailleurs donné lieu au XX siècle à des campagnes de collectages, réalisées par des universitaires et des amoureux de la culture populaires, pour passer pour la première fois sur le papier des milliers d'éléments qui ne se propageaient jusque là qu'oralement. Et on en a perdu encore plus... Tout cela pour dire que non, l'écris n'est pas le seul vecteur de culture et de connaissance. L'écris a bien sur des avantages, tout comme il a des inconvénients. Il est normatif, et freine l'évolution et la diversification dans bien des cas. En conte, par exemple, les conteurs modernes doivent "désapprendre" les contes écris, pour les repasser à l'oralité, et se les approprier... Désolé d'avoir été un peu long, mais je me laisse facilement prendre par ce genre de sujet, fréquentant aussi bien des médiévistes que des conteurs, et pratiquant ces deux activités à mon petit niveau... Gilbus
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Tu parles beaucoup d'honnêteté et de législation... Pour la législation, globalement, tu as raison, on ne peut empêcher légalement le debinage dans la plupart des cas. L'éthique devrait en tout cas régir l'activité de ceux prétendant aimer la magie. C'est ballot pour les debineurs... Ils n'ont pas plus conscience de l'éthique que de l'utilité du secret, qui est la base de ce dont ils pensent parler... Pour ce qui est de l'honnêteté, essayer de donner une allure positive au debinage, en s'abrittant derrière de grands principes généraux, il y a mieux. Cette pirouette dialectique qui transforme une activité de pillage et de destruction en musique des sphères annonçant des lendemains resplendissants, je ne trouve pas cela honnête... Heureusement, la nouvelle génération de magicien n'a besoin ni de secret, ni d'éthique, ni d'honnêteté... Ils ont juste besoin de youtube... Allez, ce n'est pas grave, les vieux vont bientôt crever, et ils ne vous ennuiront plus très longtemps. Vous pourrez alors faire une si bellle magie écrite, puisqu'il parait que : (Je ne m'en lasse pas, et il faut bien finir par une note d'humour, par les temps qui courent...) Gilbus
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Oula... Donne moi ton numéro de carte bleu, date d'expiration et code, s'il te plais : ne pas me le donner irais contre le principe de diffusion de la connaissance Ensuite, j'utiliserai ma liberté d'expression pour mettre ces informations partout sur le net, ça sera cool Oula, heureusement que je ne vivrais pas jusques là... Car sinon, j'aurais regretté d'avoir choisi d'être conteur à la place d'écrivain... Raisonnement imparable Merci pour ce bon moment de rigolade, en ces temps si moroses... En plus, cela nous remet face a l'angoissante question dialectique ultime : suis-je un marchand de biscottes, ou un boulanger? Gilbus
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🔥 VM Live | tours, techniques, rencontres... ouverts à tous chaque semaine
Gilbus a répondu à un sujet de Laurent FEVRE dans Forum Général
Lundi, si le programme n'est pas bouclé, je peut vous montrer ma variation sur une routine de Stéphane Chennevières, "destinée", tiré d'altitude... A moins que je ne l'ai déjà montré, je ne sais plus... Si le programme est complet, pas de problème, ca sera pour une autre fois Gilbus -
🔥 VM Live | tours, techniques, rencontres... ouverts à tous chaque semaine
Gilbus a répondu à un sujet de Laurent FEVRE dans Forum Général
Hihihi : Ca me rappelle une réplique que je sort parfois : "Ce qui vient maintenant, il n'y a que 3 personnes qui peuvent le faire dans le monde!!! je regrette vivement qu'aucune d'elles ne soit là aujourd'hui, mais bon, je vais essayer quand même..." Gilbus -
Avec un peu de retard, et je m’en excuse, voici un compte rendu de la Conférence de @Arthur TIVOLI, organisée le 3 avril 2020 par Close Up Monthly, à La Haie-Fouassière près de Nantes. J’ai pris un grand plaisir à aller à cette conférence. Je n’avais pas vu Arthur en vrai depuis longtemps, il n’a pas beaucoup changé, lui… J’apprécie le personnage doux, conviviale, aimable… oui, on l’aime, tonton Arthur… La conférence portait sur des tours et effets pour le public. Dit comme ça, ça peut paraitre bizarre, mais on voit trop souvent des conférences montrant de la magie « pour magiciens », avec des nouveautés dont le principal intérêt est d’être une nouveauté, mais dont l’utilité est parfois discutable… Là, ce sont les tours qu’il fait depuis des dizaines d’années en prestation, devant un vrai public, des classiques, des valeurs sures… Mais Arthur nous montre en finesse comment les présenter, avec tour de main, motivation, bref, la touche Tivoli, et ça marche bien Par exemple, dans les balles en mousses : on dit souvent, quand on met la (les) balles dans la main du spectateur, de lui retourner la paume vers le bas, pour qu’il n‘ouvre pas trop tôt la main. Arthur, lui, laisse la main paume en l’air, mais son argumentaire fait le travail à sa place : « Mon but est de vous prendre la balle qui est dans la main… » Et hop, par magie, le spectateur serre la main, et ne lâche pas les balles avant qu’on lui demande… Et ainsi de suite : A chaque fois, dans les explications, on se penche sur la façon Tivoli de faire les choses, et c’est tout l’intérêt… Comment aborder une table sans se faire repousser, quelles balles mousse choisir, pourquoi ne pas les mouiller, comment focaliser l’attention en utilisant une petite boite dont le dessus sert de « scène » au close up etc. La façon d’organiser le matériel dans les poches (sac, boites, portes monnaies…) pour qu’il ne se mélange jamais. Et tout cela parsemé de conseils fondamentaux, mais que l’on peut perdre de vue parfois : La lecture de l’effet doit être simple pour les spectateurs. Il faut être maitre de son numéro Dans une routine forte, Détendre les gens en insérant des moments de gag/rigolade (courbe de tension…) Et surtout : Chacun doit adapter les choses à sa propre façon de faire, il n’y a jamais une bonne et une mauvaise façon, il y a des façons qui marchent ou pas, suivant le gens… Une belle leçon d’appropriation loin des avis tranchés disant comment mettre le petit doigt au millimètre près… Bon, je ne suis pas d’accord avec tout ce qui a été dit : Par exemple, il ne voit pas le débinage YouTube comme la plaie infernale ultime, et vous connaissez tous mon avis là-dessus Mais d’une façon globale, une conférence d’un grand professionnel, qui sait de quoi il parle, ayant pratiqué ces tours depuis des lustres… Au niveau du contenu, un peu de tout : Des balles mousses Apparition et sculpture de collier de perles Gobelet (avec un doseur à cocktail) Voyage de pièces dans un verre à shot Cordes Boulettes façon rené lavand Fil coupé et raccommodé Bague au porte-monnaie Sleeving Accan avec des cartes blanches Et pour finir une petite initiation à la ventriloquie qui donne vraiment envie de s’y mettre… Si vous ne l’avez pas vu, n’hésitez pas à faire le déplacement s’il passe par chez vous… Gilbus
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Bien sûr, que le public est essentiel! C'est même ce qui fait tout le spectacle vivant... Et oui, le public nous manque... De bien des façons. J'ai dû faire seulement une douzaine de spectacles/animation entre les deux confinement, mais je considère que j'ai eut de la chance d'au moins pouvoir en faire. Un petit bilan : Au niveau des conditions. J'ai fais essentiellement du salon/petite scène, aucun close-up. Pour les animations en rue/spectacle médiéval à poste fixe, j'ai maintenu la distance avec une corde posée au sol. Exemple de réplique en médiéval si un spectateur s'approche trop : "Désolé, j'ai le choléra, vous avez la peste, c'est pas compatible..." Et le public rigole... Pour les forme "balades avec pauses animées", il à fallu placer le public pour maintenir une distance correcte. Pour les spectacles en salle, un espace scénique augmenté et un placement des sièges du public géré par les organisateurs, en fonction de leur salle. Dans tous les cas, une distance de 3m avec les plus proches spectateurs semble suffisant. En salle, aération maximum si possible, en fonction des lieux et de la température (et des courants d'air qui sont parfois gênant pour les accessoires.) Dans certains cas, en extérieur, le public étant relativement nombreux et surtout plus dispersé, j'ai dû utiliser une sono portable pour soutenir la voix. A noter que le public se tiens spontanément en groupes familiaux, et garde le plus souvent ses distances spontanément. Les masques : j'ai fait toutes les prestations sans masque, comptant sur la distanciation pour sécuriser. j'avais essayé avec masque lors d'ateliers, et ce n'est pas jouable pour mon style de spectacle. Par contre, le public adulte est masqué dans tous les cas. J'ai fait des prestas pour enfants, qui étaient non masqués, mais surveillés par des adultes et donc ne s'approchaient pas. A noter que les nouvelles règles sont à notre avantage pour la gestion des enfants : En spectacle, les enfants ne sont plus devant sur un tapis, sans surveillance. Ce truc des enfants devant sur un tapis, avec un interprète debout qui s'adresse à l'ensemble du public, est une aberration, voir les écrits de Peter Din sur le sujet. Mais cette configuration est tellement ancrée dans la pratique que même en expliquant, et en obtenant la garantie de l'organisateur, on se retrouve souvent avec le fameux "tapis+coussins" devant... Le covid nous délivre de cette pratique, ce n'est plus réglementaire... Le public masqué est très déroutant. Une bonne partie de mon travail consiste à être à l'écoute du public durant la prestation. Or le masque coupe la plus grande partie du retour public. Les yeux seraient paraît-il révélateurs, ben pas pour moi... Bref, je me suis senti désemparé par moment, ne sachant pas si mes effets portaient, si je devais alléger ou renforcer l'emphase etc... On s'y fait, mais cela manque quand même... Le "sans contact" : Comme dit plus haut dans la discussion, j'ai remanié mon petit répertoire pour être sans contact dans la presque totalité des cas. Par exemple, pour les cartes, cela implique de ne pas faire "prendre" les cartes, que ce soit pour mélanger ou en choisir. Les solutions sont des mélanges convainquants par l'interprète, et des choix à l'effeuillage ou à la cascade. Une carte normalement prise par le spectateur lui est maintenant montrée, en tournant la tête, puis posée sur table, dos visible ou cachée sous le tapis. Le public comprend nos contraintes, et les accepte facilement. On pourrais bien sûr en profiter pour tricher, j'ai pris l'option de ne pas le faire...plus que d'habitude. A noter que je suis passé du "poker" au format "parlour" en cartes, suite à l'éloignement relatif du public. Pour ce que j'en fais, c'est très bien. J'ai gardé un tour ou 1 spectateur doit toucher des accessoires (l'arbre est dans ses feuilles), mais cela donne lieu quand je le fais à tout un protocole : Présentation des accessoires sous plastique, nettoyage des mains interprète et spectateur au gel, mise d'un masque (que je fournis et laisse...) par le spectateur si c'est un enfant qui n'en portait pas, et renetoyage au gel après le tour. Même dans cette configuration, je ne touche jamais le spectateur, on se passe juste des accessoires. Il me semble important de montrer au public que l'on est cool, mais que l'on prend la sécurité au sérieux. A noter aussi que le public est formidable : toutes ces contraintes sont prise avec patience par les gens, qui respectent spontanément les règles avec beaucoup de responsabilité, je trouve. Bon, je n'ai pas eut beaucoup de spectateur déplaisant ou alcoolisé pendant cette période... En bref, je me considère comme assez chanceux : Je n'ai pas besoin de ces prestas pour vivre, donc pas de pression financière. Moins de presta que d'habitude, mais des défis nouveaux à relever. Un public, un vrai! Moins nombreux aussi, forcément, mais toujours là... Maintenant, évidemment, avec le confinement, plus de spectacles (je ne me sent pas non plus de faire des spectacles vidéos, trop de choses à remanier...). Mais on fera davantage de conf/atelier zoom... Il faut faire avec ce qu'on a, parfois... Gilbus
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Master of Magic à Turin du 22 au 261020
Gilbus a répondu à un sujet de Patrick JENNING dans Forum Général
je vais essayer, normalement, j'enregistre presque tout, mais des fois, ca plante quand je ne suis pas là… Si ça marche, je te l'enverrais… Gilbus -
Effet à Multiple Phases / Répétition | références
Gilbus a répondu à un sujet de Muadib dans Forum Général
Le principe de répétition est un peu plus nuancé, quand même Il est conseillé de ne pas refaire le même effet au même public, par le même procédé. Le but de cette règle étant qu'une répétition par le même moyen permet éventuellement au spectateur d'être attentif lors des points faibles du tour, ou de "résister" aux misdirection... Un tour n'ayant pas une méthode remontable et n'utilisant pas de misdirection peut être refait (je ne dit pas qu'il faut le refaire...) D'autres raisons pour ne pas refaire un tour: -Si la répétition n'augmente pas l'intérêt de la scéance. Certains effets sont moins fort la seconde fois. Un miracle que l'on refait trop facilement perd de son caractère exceptionnel. -Si cela fait perdre le rythme de la scéance. Refaire un effet ou un tour entier qui demande un certain temps n'est que rarement positif. Une répétition d'effet rapide passe plus facilement. -Si cela nous fait perdre le contrôle sur la séance. Si c'est le spectateur qui impose de refaire l'effet, on perd le contrôle, il faudra le reprendre ensuite... -Si cela fait perdre l'esprit de la scéance. Refaire l'effet, c'est proposer au spectateur une seconde chance de "trouver le truc". On peut jouer la dessus, à condition justement que la répétition fasses dépasser cette recherche du truc, et qu'on ne reste pas sur un défi perdu pour le spectateur. Si on veux aller au delà, il faut souvent une "rafale" de répétitions, qui vont faire suivre un vrai chemin magique au spectateur, pour au final le laisser encore plus perdu qu'après la première fois. S'il arrête de chercher car il est impossible de trouver, il ne "perd" pas, et peut profiter de la suite. Dans le cas d'une ambitieuse, par exemple, la répétition par des moyens différents permet justement de casser les cheminements vers l'explication, une méthode comblant les failles de l'autre. Une chose qui m'intéresse plus que la liste des tours avec répétition, c'est la façon de justifier cette répétition, et quelle sera l'attitude du magicien pour cela. Par exemple, pour ceux qui l'on vu, j'ai "le jeu des jumelles", ou je retrouve systématiquement la jumelle d'une carte choisie (même valeur, même couleur, genre les deux 8 noirs) L'effet est refait 10, 15, 20 fois... Au départ par le magicien, puis par les spectateurs eux même. Pour cela, j'utilise un argument : je leur apprend un jeu. Puis on y joue... l'apprentissage des règles et techniques liées au jeu justifie à un premier niveau les répétitions. Mon personnage est à fond dans le jeu, et ne voit pas l'aspect magique, les effets lui paraissant parfaitement naturels (ce qui est logique, je ne suis pas vraiment magicien...). Au niveau du spectateur, il y a une entrée en douceur dans le tour: -curieux, il essaie de comprendre le "jeu" -puis rapidement surpris lors des premiers effets. Certains mettent du temps avant de passer à l'étape suivante. -puis il comprend que le "jeu" est un "tour", et cette compréhension sans qu'on le lui dise est valorisante. On à alors un changement de relation : je continue mon histoire de "jeu", mais il sait maintenant que c'est un rôle que je joue, et accepte le spectacle, puisqu'il est déjà dedans : le spectateur devient de connivence avec l'interprète, et continue sur cette nouvelle base. -puis il y a la phase de recherche de solution, qui n'aboutis pas puisque je sort la jumelle du moment du dessus, du dessous, du milieu, de l'endroit choisi par le spectateur etc. -puis l'abandon de la recherche, au bout de x répétitions... En pratique, j'utilise toujours la même méthode réelle, mais fournis des variations apparentes pour cacher cette méthode : Contrairement à une application au premier degré du principe de répétition. Le principe de répétition peut donc être considéré du point de vue du magicien (methodes differentes, effets identiques) ou du spectateur (méthode identique, effets apparents variés) J'ajoute par exemple à ce moment la jumelle qui se retourne au milieu du jeu, ce qui brouille encore les pistes, et donne un aspect complètement "magicien", mais je ne sort pas de mon rôle. Quand ce sont les spectateurs qui, à leur tour, retrouvent les jumelles, de plein de façon différentes, il y a implication en plus... Etc. Le but étant que la répétition dans des conditions de plus en plus improbable fasse lâcher la recherche de truc tout en maintenant l'intérêt... Mais il y à une limite à ce qu'on peut faire sans lasser, et je fais rarement tout ce que je pourrais mettre dans cette routine, pour ne pas qu'il y ait retombée de l'intérêt... (J'ai déjà coupé pas mal... Il faudrait sans doute que je coupe encore dans certains cas... l'avantage de cette routine est qu'elle est hyper modulable en fonction du public...) Mais il faut travailler une diversité des méthode affichées, pour ne pas lasser... En pratique, même si l'effet est toujours retrouver la jumelle d'une carte choisie librement, la méthode affichée à chaque fois va impliquer des familles d'effets différentes : Dextérité avouée, déplacement, apparition, épellation, divination, chance etc... En réalité, j'utilise toujours le même truc pour retrouver la jumelle, les différentes techniques annexes n'étant là que pour "produire" ladite jumelle de plein de façon différentes, et donc cacher ce truc de base (qui n'est de toute façon pas simple à remonter ) Pour les rôles : -effets par le magicien. -puis effets par les specteurs (une dizaines de spectateurs impliqués si besoin...) -puis reprise des effets par le magicien pour une "technique plus avancée", puis un final. C'est important de reprendre la main, pour mériter les applaudissements finaux. Pouf pouf, j'imagine que ceux qui n'ont pas vu le "jeu des jumelles" on zappé depuis longtemps... Désolé... Gilbus -
Guéridons "Maison" de Michel DARLONE
Gilbus a répondu à un sujet de Michel DARLONE dans Les Étagères Magiques
C'est très chouette, bravo! Je me pose la question du poids, qui doit limiter quand même l'utilisation du coffre dans certaines circonstances... Surtout sur terrain accidenté. Il y a toujours la solution du diable, mais il faut le stocker ensuite. Perso, plus je prend de l'âge, plus je fais léger... Ce qui ne m'empêche pas d'arriver chargé comme une bourique Mais en tout cas, beau matériels ! Gilbus -
Débinage des effets de CD de Florian SAINVET
Gilbus a répondu à un sujet de Florian CALDRAY dans Forum Général
Je n'ai pas eut connaissance d'une intervention ffap pour des tutos youtubes. Ils ont condamnés le magicien masqué, en son temps, comme tout le monde. Ca n'a pas empêché la série de tourner régulièrement sur des chaînes francaises... J'avais signalé à Peter Din, du temps ou il était à la direction de la ffap, un magasin de magie qui avait mis en ligne l'explication des tours directement accessibles à tous... Il me semble que l'intervention de Peter avait résolu le problème. Mais sur les tutos, même au tout début d'internet et youtube, au moment ou on aurait peut être pu faire quelque chose, la réaction des magiciens était de traiter ces debinages internet comme les autres média : "ils oublierons, ca passera, ce n'est pas grave..." Cela ne tenais pas compte des spécificités de ce nouveau média : accessibilité totale et permanente, en tous lieux et heures, durée d'exposition sans limite, moteurs de recherche de plus en plus intelligents, permettant de retrouver un tour d'après une description, une photo, un texte parlé... on voit le résultat, maintenant que c'est trop tard pour y changer quoi que ce soit, la magie sur le net, c'est 80 pourcent de tuto, et le reste ou les commentaires essaient de remonter les numéros. On a montré au public que la magie est une devinette, pas un mystère... Il faut maintenant en assumer les conséquences... Gilbus -
Étude à grande échelle sur la magie et les magicien.ne.s
Gilbus a répondu à un sujet de Cyril THOMAS dans Forum Général
La question, il me semble, portait effectivement sur l'existence des sorciers... Question triviale, les sorciers existent, il n'y a qu'a voir le phénomène wica... Les pouvoirs des sorciers, ca serait déjà plus précis... Et encore, qu'entendre par pouvoirs? Pouvoirs surnaturel, psychologique, thérapeutique, etc? La réponse varie grandement suivant la définition que l'on veux leur donner... Une réponse claire demande une question claire, à moins de compter sur une analyse des méta données. Je sais qu'un sociologue ne dévoile ses secrets qu'à d'autres sociologues, mais bon, j'aimerai vraiment comprendre... Bon, je vais chercher un tuto youtube... Tiens tiens, tout cela m'est familier, me rappelle quelque chose, mais quoi? Gilbus -
Étude à grande échelle sur la magie et les magicien.ne.s
Gilbus a répondu à un sujet de Cyril THOMAS dans Forum Général
J'ai trouvé ça long à remplir, surtout qu'on menaçait d'aller à la plage sans moi et que le questionnaire se déroulait sans fin... Et effectivement, certaines questions semblent n'avoir que peu de rapport avec le sujet, à se demander si le libellé de l'étude n'est pas fallacieux... D'autres questions semblent inexploitable directement, car elles ne se prêteront vraisemblablement à aucune étude statistique. Les types de magiciens: J'ai mis une classification, mais j'aurais pu en mettre 10... Il y a 50 façons d'interpréter ce genre de questions, et à moins de s'en servir pour construire d'autres questionnaires plus précis, chacun à sa ou ses définitions des "types". Idem pour les questions sur dieu : des dizaines de page sur le sujet dans les chemins de traverses, des dizaines de versions de croyance en dieu, des plus mystiques aux plus farfelues, en passant par des versions de dieu "rationalistes"... Le but de ce type de question laisse songeur... Son interprétation mystérieuse... Les questions répétitives par reformulations étaient bien sûr assez évidentes (j'ai même fait quelques choix incohérents, agacé par l'apparente évidence du piège...) , j'espère qu'elles cachaient un second niveau de recoupement, car appliquer un seul niveau à des personnes familières avec la mis direction et les choix multiples, ça semble un peu simple... Bref, je me demande bien ce que vous pourrez tirer de tout ça... Une étude sur l'ego des magiciens, peut être... Mais sur leur créativité, je demande à voir Gilbus -
VDM vie de magiciens : vos meilleures anecdotes
Gilbus a répondu à un sujet de Maroine (Magic Liwi) dans Forum Général
C'est vrai que tu aurais dû te rappeler que le verre contenait aussi du vin, avant de le renverser dans sa poche pour y faire l'échange... Si le verre n'avait contenu que la pièce, ta misdirection "o, là, un éléphant" aurait bien fonctionné. Gilbus -
VDM vie de magiciens : vos meilleures anecdotes
Gilbus a répondu à un sujet de Maroine (Magic Liwi) dans Forum Général
Un magicien peut rater, tout comme un jongleur peut laisser tomber des trucs. S'il rebondit, et s'en sort, c'est bien. Mais s'il rate trop, et ne s'en sort pas, ben les gens vont penser qu'il est mauvais, c'est tout... Mais on peut aussi vraiment rater, et retenter, et ca marche (d'une autre façon ou la même....) C'est le principe du chiqué, ou on fait semblant que ca rate, parfois, pour montrer que c'est dur. Sur un ratage réel, si on arrive à faire croire qu'on fait exprès, cela n'entachera pas le ressenti global du spectacle... Les mentalistes, eux, peuvent rater. Ils ne font pas des tours, mais des choses qui ont directement à voir avec l'esprit des spectateurs. Du coup, le ratage car le spectateur n'est pas dans de bonnes dispositions peut passer, si c'est bien amené et que c'est exceptionnel... Mais rejeter la faute crument sur le spectateur, quelle horreur! Le spectateur ne devrais jamais être blâmé ou déconsidéré sérieusement, il est la pour s'amuser, pas pour être rabaissé ! Dans certain numéro, quand un spectateur choisi un nombre, je dit : "Très bon choix! Bon, ca ne m'arrange pas du tout, mais très bon choix..." Puis plus tard, avant la révélation du climax : "C'est bien vous qui avez choisi ce nombre? " Et m'adressant au reste du public: "alors on est tous d'accord, si ca rate, ca sera de SA faute" On le voit, ce type de rejet de la faute sur le spectateur est un gag: Déjà, ma mauvaise foi est évidente, le spectateur a fait exactement ce qui était demandé. Ensuite, je ne dit pas ça quand l'expérience va rater... Du coup, le gag fonctionne, les gens rient, y compris celui qui est pris à partie, et qui joue le jeux en assumant sa "faute", dans 99% des cas... On peut aussi justifier un échec réel en accusant un spectateur abcent : "A, je comprend, il y a deux cartes qui sont restées collées, ca fausse tout. Et je sais pourquoi : tout à l'heure, j'ai fait un tour a des enfants, avec leur mains toutes collantes... J'aime pas les enfant. Ça a plein de maladies, et les mains qui collent... Déjà que j'aime pas les gens... Alors les enfants ; c'est des gens même pas finis... Bon, j'élimine les carte collées, et on va le refaire proprement... Faites voir vos mains?" Ce genre de texte ne convient bien sûr pas à toutes les circonstances ni tous les personnages, mais moi, je l'aime bien. Et il faut naturellement que le personnage soit déjà accepté pour ce qu'il est par le public, pour que les gens ne prennent pas ça au premier degré... Ceci dit, on ne devais pas parler des VDM en magie? Désolé d'avoir dérivé... Gilbus -
Tu trouvera des bases pour les tapis maison dans cette discussion (même si ce n'est pas pour le black art...) Perso, je n'ai pas forcément un objectif de qualité à tous prix, du coup je me sert de tapis bas de gamme chinois, qui me conviennent très bien quand je veux les bricoler aussi, vu leur prix dérisoire... Je n'ai pas fait de tapis black art, par contre, ton expérience m'intéressera donc Gilbus
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Dans le tour ou un élastique passé autour du jeu de carte ramène la carte choisie, j'appelle l'élastique "le Détecteur" (Dit avec beaucoup d'emphase...Je ne sais plus de qui est ce nom: moi, plick ou screech... Ca fait tellement longtemps... A, nostalgie ...) Et à la fin, "on applaudit le Détecteur !", Ce qui permet d'appeler les applaudissements... En fait, les noms que l'on donne aux accessoires découlent directement du baratin associé au tour : Le nom dépend du thème, du style, de l'aspect inabituel de l'objet ou pas... Un objet inabituel, donc visiblement destiné à faire le tour, donc participant au trucage (pou le public) peut être "innocenté" si on le justifie de façon crédible : Engin démontrant les propriétés d'un alliage spécial, objet ancien aux propriétés ancestrale reconnues, accessoire scientifique ou artisanale... Si on le qualifie de façon non crédible, on peut aussi faire une tentative d'humour en utilisant un contraste : Simple bout de carton qu'on renomme "distilateur d'ions mononucleique à polarité inverse", Ou au contraire, une machine d'apparence très compliquée, qu'on appelle "toto". Le top étant bien sur d'avoir les deux à suivre, pour un comique de répétition inversé. On peut aussi jouer avec les acronymes, pour transformer par exemple un "Circulateur Analogique Rétrograde Tetraphase Elyptique" en CARTE, alors qu'on désigne une simple carte à jouer. On peut aussi avoir des objets peu courant, mais sans rapport avec la magie, que l'on va sublimer en leur accordant encore plus d'ancienneté. On connais tous le talent de certains pour convertir en reliques rares et anciennes les vieilleries trouvée en vide greniers, et en faire des artéfacts emplis de pouvoir L'objet peut donc être le centre et la motivations du numéro, ou être juste un accessoire, ou avoir aussi une fonction symbolique : Par exemple, dans une histoire, j'ai l'esprit de mon héros qui est "solide (je montre un seau à champagne, et cogne sur la paroi pour montrer la solidité du métal) et vide (je retourne le seau, pour montrer qu'il n'y a rien dedans)" Dans ce cas, l'objet n'est pas directement nommé : " voila l'esprit du héros" L'association entre l'objet et le nom est faite implicitement, le geste venant compléter l'information du texte. Ce type d'association est à mon avis plus efficace pour établir la valeur symbolique d'un objet que de le dire explicitement. On se sert de l'intelligence du spectateur ... L'association symbolique est facilitée quand l'objet a des caractéristiques communes avec ce qu'il doit représenter. Dans mon cas, l'esprit et le seau sont des contenants (pour les connaissances et pour des liquides), et sont donc facilement assimilables. Dans la suite de l'histoire, le héros va acquérir des connaissances, et je verserai des liquides de differentes couleurs dans le seau, ce qui renforcera le symbole, toujours de manière non explicite. Donc, la question posée est très intéressante : Quel rôle et quel nom ont nos accessoires... Merci de l'avoir posée. Gilbus
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