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Publié le
il y a 4 minutes, Frédéric NAUD a dit :

J'apprécie l'intervention d'Etienne HRBT car elle fait preuve d'intelligence : elle ne positionne pas que d'un seul "côté". Elle voit ce qui est bon dans les mouvances de notre époque et ne s'appuie pas sur un exemple ou contre-exemple alambiqué ou tiré de je ne sais qu'elle dérive ou  tendance trop radicale. Tirer en bloc sur l'écriture inclusive est aussi totalitaire que vouloir l'imposer à tout bout de champ. L'article du Figaro se met d'entrée une belle balle dans le pied : la photo montrant une plaque utilisant l'écriture "conseiller•e•s" me paraît être un parfait exemple de situation où l'écriture inclusive est bienvenue : à l'écrit et dans un contexte politique et sociétal solennel où la reconnaissance de l'égalité dans la considération des femmes et des hommes est salutaire. 

Oui, c'est qu'est-ce que je disais, au mieux ça sera employé dans la paperasserie administrative 🙂

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Publié le
il y a 21 minutes, Mickaël MCD a dit :

Mais quel est le but ? Autre que féministe.

Et ben, ça suffit pas ?

 

il y a 23 minutes, Mickaël MCD a dit :

c'est clivant, c'est élitiste et ça laisse sur le carreau bon nombre de personnes en souffrance avec le français.

Alors toute nouveauté, sous prétexte qu'elle demandera un apprentissage aux non initiés, est à proscrire. Pourquoi ne pas se parler uniquement avec des "groumpf" ou des "ouga ouga" ?

Parce qu'écrire "Conseiller•es" sur une plaque officielle plutôt que "Conseillers et conseillères" c'est élitiste ? L'argument de l'élitisme est pour moi fallacieux. Évidemment que certains font les malins en utilisant ostensiblement les pratiques qu'ils proposent ou qu'ils adoptent. C'est vrai pour toute les nouveautés. Ça s'appelle le snobisme. Mais les avancées et découvertes elles-mêmes sont-elles à jeter avec l'eau du bain ?

Celui du féminisme l'est aussi, pour la même raison. Trop facile de mettre en avant certaines "dérives" (souvent des jeunes un peu trop exalté•e•s (tiens voilà un exemple porteur de sens...) et de balayer un sujet aussi sérieux que la lutte pour l'égalité hommes-femme.

il y a 39 minutes, Mickaël MCD a dit :

Oh, my god! 😱

Nan mais faut pas comparer ça au droit de vote quand même !

Trop tard...

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  • Merci 1

Fredopathe

Publié le
Il y a 1 heure, Mickaël MCD a dit :

Oh, my god! 😱

Nan mais faut pas comparer ça au droit de vote quand même !

Je ne compare pas l'écriture inclusive au droit de vote des femmes, mais les réactions épidermiques qu'un point médian suscite.

Je ne veux forcer personne à l'utiliser, mais je pense que si en lire laisse pousser de l'urticaire ou si certaines personnes éprouvent le besoin de faire des tribunes dans des journaux pour s'offusquer de cette "décadence" , ce "faux combat" bah c'est pas vraiment malin.

Publié le
Il y a 1 heure, Frédéric NAUD a dit :

Alors toute nouveauté, sous prétexte qu'elle demandera un apprentissage aux non initiés, est à proscrire. Pourquoi ne pas se parler uniquement avec des "groumpf" ou des "ouga ouga" ?

  • Tous les chats sont mortels.
  • Socrate est mortel.
  • Donc Socrate est un chat.
Il y a 1 heure, Frédéric NAUD a dit :

Et ben, ça suffit pas ?

Bah en vrai, non. Enfin je ne livre que mon point de vue.

En réalité, comme je le disais plus haut, l'écriture inclusive n'est pas vraiment un "sujet" pour moi. C'est juste que j'aime le débat 😄

  • Et parfois même, le débat m'ouvre les yeux sur mes erreurs, c'est toujours intéressant de débattre je trouve 🤗

Alors concernant l'écriture inclusive avec pour but une cause féministe donc : non je trouve que ça ne se justifie pas par ce chemin-là.

Gain / Perte

Sans comparaison avec la médecine bien sûr ; on a ce qu'on appelle, avec les médicaments, le rapport risque / bénéfice.

Eh bien avec l'écriture inclusive, on peut envisager de jauger le rapport gain / perte.

  • Gain : mener un combat féministe. Au service des femmes (?).
  • Perte : creuser le fossé qui grandit chaque année avec une population de plus en plus en délicatesse avec le français.

Le rapport est plutôt défavorable je trouve.

Et puis je ne vois pas ce que les femmes ont à y gagner 🙃

36.15 ta vie

Il y a près de 20 ans, j'avais un Directeur, une femme, qui refusait qu'on l'appelle Directrice ! Je l'entends encore avec son accent auvergnat. "Non Mickaël, je ne suis pas une Directrice, c'est à l'école une Directrice, je suis ton Directeur."

Aujourd'hui en 2023, mon Directeur est une femme (pas la même), qui signe ses mails "Directeur" et qui se présente comme Directeur et pas Directrice.

Et c'est amusant que tu parles justement de portes avec écrit "Conseiller•es" ; j'en vois tous les jours à mon boulot 😄

Alors chez nous on a pris le parti d'adapter à ce que chacun voulait au détriment de l'homogénéité.

  • Des femmes ont choisi Conseillère.
  • D'autres femmes ont choisi Conseiller.
  • Et les hommes ont tous choisi Conseiller.

En revanche [choisir expression A, B ou C] n'a choisi d'écriture inclusive.

  • A : aucun
  • B : aucune
  • C : aucun·e

Bah tant qu'à être inclusif, faudrait inclure aussi ceux qui n'ont pas fait le choix de l'écriture inclusive 😉 🙂

  • Inclure les non-inclusifs 😎

Mais bref, je ne sens seulement qu'une volonté de quelques uns (et pas très très nombreux à priori) à vouloir utiliser voire imposer dans certains cas l'écriture inclusive.

Mais de mon expérience de tous les jours, ça ne se démocratise pas, ça ne perce pas... Ça ne prend pas chez les gens.

  • En résumé, ce n'est pas du tout du tout quelque chose qui se met en place dans la vraie vie.

Et je crois (sans jugement ni enthousiasme) que ça ne risque pas de se développer au-delà d'une utilisation marginale de quelques uns.

Enfin, interroge 1.000 femmes sur les combats à mener pour l'égalité homme / femme et leurs souffrances au quotidien. Je ne suis pas certain qu'il n'y en ait ne serait-ce qu'une seule qui te mette l'écriture inclusive dans sont top 3.

il y a 40 minutes, Etienne HRBT a dit :

Je ne veux forcer personne à l'utiliser, mais je pense que si en lire laisse pousser de l'urticaire ou si certaines personnes éprouvent le besoin de faire des tribunes dans des journaux pour s'offusquer de cette "décadence" , ce "faux combat" bah c'est pas vraiment malin.

Je ne connais pas tes motivations dans ta démarche d'écriture inclusive, mais c'est déjà top si tu n'es pas pour l'imposer ! 🙂 ce n'est pas le cas de tous les adeptes ^^

Perso je ne chope pas d'urticaire, j'ai la chance de savoir la lire. Mais ce n'est pas le cas de tout le monde.

Publié le
Il y a 2 heures, Etienne HRBT a dit :

99 femmes et 1 homme, et on doit accorder au masculin ?

Femme et homme sont des substantifs pour lesquelles il est question du genre des mots, pas du genre des sexes, c'est aussi simple que cela. Exemple : « Quatre-vingt-dix-neuf chaises et un tabouret sont beaux. » Ces cent objets sont beaux, ces cents productions humaines sont belles. Étienne, écrirais-tu : « Ces femmes et ces hommes sont belles » ? Ça ne ferait que retourner le problème à l'envers si tant est qu'il y en ait un. 

 

Il y a 2 heures, Etienne HRBT a dit :

le CV de certains membres.

Alors là oui, un membre c'est masculin. 

(Un peu d'humour dans ce sujet ne fera pas de mâle, ce serait dommage qu'il parte en cacahuète.)

 

Il y a 2 heures, Etienne HRBT a dit :

C'est fou comme certaines personnes ont peur d'un point médian.

Il faut dire que très peu de personnes savent gérer les raccourcis clavier, pour le point médiant c'est comme ça :

Citation

La norme prévue par Windows pour un clavier configuré en langue française prévoit la saisie du point médian par la combinaison des touches suivantes :

Appuyez la Touche Alt.

Appuyez successivement sur les touches 0, 1, 8, 3 de votre pavé numérique.

Relâchez la touche Alt

 

 

Il y a 2 heures, Etienne HRBT a dit :

il peut être intéressant d'en mettre dans certaines phrases pour que la moitié de l'humanité sache qu'on ne s'adresse pas qu'aux hommes ou ne se sente pas exclues de fait. 

 

Certains (ne me demandez pas qui, on n'est pas dans Wikipédia) pourraient rétorquer que, justement, la langue considère l'humanité dans son entier avec un objectif de neutralité (sans doute un rêve pieux mais bon...) et que les nouvelles propositions d'écriture séparent de fait cette humanité en deux catégories bien distinctes, en deux "communautés" qui auparavant faisaient bloc (par ailleurs deux communautés genrées dans laquelle ne se reconnaitront pas d'autres personnes ne s'estimant ni homme ni femme, mais c'est une sujet connexe). 

 

Il y a 2 heures, Etienne HRBT a dit :

Si ça fait moche je vais mettre "Chères et Chers collègues" par exemple.

C'est une preuve que la langue actuelle permet déjà la nuance recherchée sans point médian. Question : faut-il mettre "chères" devant et "chers" après car, d'un certain point de vue, cela établit une hiérarchisation si l'on considère que ce qui est avant est "supérieur" à ce qui est après" (ou le contraire) ? La question ne se pose pas quand on écrit "Chers collègues" qui, quoi qu'on en dise, intègre l'ensemble des collègues indistinctement de tous les autres critères.

Le TLFi donne cette définition :

Citation

COLLÈGUE, subst.
A. Celui ou celle qui, à l'intérieur d'une institution publique ou privée, est revêtu de la même fonction ou de la même charge que d'autres

Collègue, c'est un ou une collègue. "Chers" collègues, au regard des règles qui existent de longue date, permet d'englober tous les genres puisqu'on fait référence à la fonction. "Chères" collègues discrimine de fait les collègues "non femmes". Ce qu'il manque en fait c'est plutôt un terme qui discriminerait les femmes ! En effet, pour s'adresser aux seuls "mâles" du groupe il faudrait écrire "Chers collègues masculins" là ou "Chères" suffit pour les femmes et "Chers" suffit pour tous les genres ensemble. (Oui, je sais, je suis taquin, mais c'est pour voir jusqu'où peut aller la réflexion sur le sujet.)

 

Il y a 2 heures, Etienne HRBT a dit :

Par exemple, si à chaque fois j'écris "chers copains", je n'aime pas parce que j'ai aussi des copines. j'ai envie de m'adresser à elles. 

Eh bien si tu tiens vraiment à scinder le groupe de tous tes amis en deux catégories genrées, tu fais comme tu l'as écrit plus haut, tu écris "Chères amies et chers amis" (ou le contraire) et voilà. Où est le problème avec la langue française en l'état ? Il suffit de l'apprivoiser. 

  • J'aime 3
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il y a 28 minutes, Mickaël MCD a dit :

Enfin, interroge 1.000 femmes sur les combats à mener pour l'égalité homme / femme et leurs souffrances au quotidien. Je ne suis pas certain qu'il n'y en ait ne serait-ce qu'une seule qui te mette l'écriture inclusive dans sont top 3.

Entièrement d'accord avec toi. Ce n'est pas je pense le premier des combats à mener surtout qu'il est très indigeste et bouleverse une structure ancienne. Il y a pleins de choses à faire avant sur les salaires, les violences faîtes aux femmes, le harcèlement de rue, les postes à responsabilité...  

  • Merci 3

www.dedales-hypnose.fr

Publié le
il y a une heure, Etienne HRBT a dit :

 

Je ne veux forcer personne à l'utiliser

C'est justement à mon sens un des problèmes de l'écriture inclusive si chacun fait ce qu'il veut. L'écriture est un canal de communication comme la voix. Shannon a simplement mais efficacement théorisé la base de la communication, un émetteur, un récepteur et pour qu'ils communiquent entre eux et se comprennent il faut un canal commun entre les deux. L'écriture est l'un des ses canaux. Donc si on veut que cela soit efficace, il faut apprendre la même "écriture", pour que tout le monde la comprenne et puisse l'utiliser. Donc en dehors de toute considération ou valeur, s'il y a d'un côté ceux qui utilisent l'écriture classique et les autres l'écriture inclusive cela brouille forcément la communication qui est le but premier. 

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www.dedales-hypnose.fr

Publié le
il y a une heure, Mickaël MCD a dit :
  • Tous les chats sont mortels.
  • Socrate est mortel.
  • Donc Socrate est un chat.

Avant de me prêter ce genre de sophisme, il faudrait peut-être m'expliquer en quoi l'écriture inclusive utilisée intelligemment est élitiste. Ton absence d'argument fait que tu présentes la notion d'élitisme comme une conséquence directe de la nouveauté et de l'éventuelle complication qu'elle représente. Je prends donc un malin plaisir (ironique, je suis prof de maths...) à m'autoriser l'utilisation de façon de raisonner : nouveauté donc élitisme.

 

il y a 33 minutes, Michel DARLONE a dit :

C'est justement à mon sens un des problèmes de l'écriture inclusive si chacun fait ce qu'il veut.

 

il y a 33 minutes, Michel DARLONE a dit :

Donc si on veut que cela soit efficace, il faut apprendre la même "écriture", pour que tout le monde la comprenne et puisse l'utiliser

Pas trop d'accord avec ça. Justement la langue évolue et sa richesse fait qu'absolument personne ne peut en maîtriser toutes les formes et les subtilités, en perpétuelle mouvance et interpénétration. L'écriture inclusive n'est qu'une évolution de plus, sans caractère absolu. Rien n'est absolu dans la langue. Même la grammaire qui n'est qu'une tentative de codification.

Evidemment on ne peut pas faire "n'importe quoi" sans cesse sous peine de brouiller complètement la communication, mais de là à vouloir être définitif...

Fredopathe

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    • Je n'ai vu aucun autre artiste que lui faire un numéro complet (avec supports variés) de régurgitation. Par contre, j'ai vu, en vrai et en vidéo, quelques régurgitateurs d'eau. Côté magiciens, j'ai déjà vu Kieron JOHNSON avaler une petite pièce de monnaie et la faire ressortir par son nez (je pense sans trucage). David Blaine a aussi présenté quelques régurgitations. Pour Steve Starr, je l'ai découvert au travers de ses deux passages au cabaret de Patrick Sebastien au début des années 2000 et j'ai vu son show complet (20min environ) lors du congrès FFAP de 2007 à Angers. En dehors de la performance (sans réel* trucage selon moi), c'est un personnage très drôle. *la boule de billard est en fait une boule de caoutchouc mais ça n'enlève en rien le fait que ce soit un objet assez gros pour représenter un véritable défi. Dans le même genre, je l'ai vu avaler une ampoule de taille similaire à cette boule. Il empruntait aussi une bague et l'enfilait sur un cadenas après en avoir avalé la clé. Les objets étaient réels, réellement avalés et régurgités mais bien sûr, il n'avait pas besoin d'insérer la clé dans le cadenas pour l'ouvrir. Il utilisait quelques techniques de magicien. Ce qui m'a toujours le plus bluffé est le gaz avalé car, par définition, un gaz occupe tout le volume qu'on lui donne et dans un espace ouvert, j'ai beaucoup de mal à comprendre comment il peut enfermer ce gaz, même si ce dernier est sans doute bien choisi (plus dense que l'air pour rester le plus bas possible et ne ressortir que lorsqu'il souhaite l'expulser). Après il y avait le poisson rouge qu'il ne présente plus car j'imagine qu'aujourd'hui certaine associations lui tomberaient dessus à juste titre mais qui était très marquant : il avalait une boîte pellicule photo puis son couvercle puis un poisson rouge (vivant bien sûr) et ressortait la boîte fermée avec le poisson dedans. Il pouvait aussi juste avaler le poisson et le ressortir tête ou queue en avant selon le choix des spectateurs. Pour le sucre qui ressort sec, c'est aussi très très fort. En plus il prenait la peine de faire goûter la poudre dans son verre et même après l'avoir régurgité (certains osaient vérifier) et c'était bien du sucre ! Bref, c'est une star unique.
    • Consulte ce qu'a publié Max Maven ou Christian Chelman sur l'équivoque (même si il ne s'agit que d'une seule routine à 3-4-5 objets). Cela ne se décrit pas en quelques lignes. Le choix des mots est important bien sûr. Pour ne pas que les spectateurs sentent que peu importe leurs réponses, tu fais à ta guise, il faut être très clair dès le départ : c'est un jeu d'élimination basé sur des choix, les siens et non le choix d'un livre. Ensuite il est important voire indispensable de permettre aux spectateurs de revenir sur leur choix à des moments précis. Ils doivent se sentir libres dans leur choix et sentir que ces derniers sont vraiment pris en compte.
    • Tout n'est pas bon dans les anciens bouquins. Aujourd'hui, je ne dirais même pas qu'il il y a plus de bonnes choses dans les anciens livres que dans les plus récents. A toutes les époques, il y a eu de bonnes et de mauvaises choses. Je dirais que sur la forme, les livres récents sont globalement plus pédagogiques car souvent plus détaillés et mieux illustrés que les livres anciens (avant 1970 on va dire). Ceci est bien sûr lié à l'évolution des techniques d'impression, la demande qui a augmenté et permis des tirages un peu plus importants pour abaisser certains coûts (demande qui a augmenté à cause du fait que nous ayons la chance de pouvoir consacrer plus de temps et d'argent pour notre passion que nos aïeux globalement ; je parle pour ma génération en tout cas, celle des 35-45ans). Sur le nombre, c'est là que nous avons la plus grande différence évidemment. Les publications sont bien plus nombreuses aujourd'hui qu'il y a 50 ans par exemple. L'avantage est un choix très varié de contenus. L'inconvénient c'est que l'on va retrouver plus facilement des contenus très semblables dans pas mal d'ouvrages. Par rapport au contenu : oui, il y a des pépites dans les livres anciens mais il y en a aussi dans les livres récents. On retrouve même d'anciennes pépites tombées dans l'oubli dans les livres récents avec parfois des ajouts de l'auteur que l'on percevra comme des améliorations ou pas (selon nos goûts, notre culture magique). Certains disent "rien de nouveau sous le Soleil" et il est vrai que certains auteurs n'apportent pas grand chose à des routines, concepts ou autres déjà existants mais d'un autre côté, il ne faut pas dire "Rien de nouveau sous le Soleil" dès que quelque chose d'ancien est de nouveau publié car l'auteur permet au moins de faire connaître des choses à certaines personnes (après si il ne cite pas sa source, c'est un autre débat). Il vaut mieux raisonner en mode "On arrête toujours de penser trop tôt", quitte à se tromper et ne pas faire mieux voire moins bien que l'original. En tout cas c'est mon point de vue. Dans les livres et vidéos récentes, ce qui est intéressant est de voir la combinaison de certaines techniques, de certains gimmicks, concepts, de certains thèmes, etc...parfois connus depuis des lustres. Vincent HEDAN est par exemple un maître dans le genre. Il a une très bonne culture de ce qui existe déjà et a une vue d'ensemble dans son domaine (le mentalisme) qui lui permet de faire des combinaisons que d'autres n'avaient pas penser parce qu'ils n'avaient pas cette culture, cette vue d'ensemble. Jean MERLIN disait que la créativité en magie était comme la cuisine : on invente pas forcément les ingrédients, on essaie de marier des choses, de modifier la recette à notre convenance. On trouve souvent les meilleurs combinaisons dans les ouvrages et vidéos pour débutants. Prenons l'exemple de l'ABC de la magie des cartes de Philippe MOLINA. Ce dvd a été réalisé à la lueur de ce qui a déjà été publié dans le même genre. Pour chaque grand classique de la magie des cartes, Philippe a essayé de combiner ce qui se faisait de mieux selon lui, pas seulement techniquement mais aussi et surtout au niveau des accroches (contextes), des lines ou subtilités qui permettent de justifier telle ou telle chose. Ces détails ne sont pas tous de lui. Ce sont pour la plupart des choses qu'il a relevées en voyant d'autres magiciens, en lisant et qu'il a dans un premier temps utilisés pour lui mais il est l'auteur de ces combinaisons. Il a cette vue d'ensemble lié à une bonne culture magique qui lui permet de proposer une vidéo de grande qualité. Je pourrai citer Jean-Pierre Vallarino pour l'usage des cartes spéciales avec son coffret qui pour moi est un must en terme de pédagogie, de sélection de routines avec/sans cartes spéciales, avec ou sans techniques de manipulations. Cela permet vraiment de tester ce qu'on peut faire avec des cartes spéciales d'une part et ce qu'on peut faire avec des techniques d'autres part et enfin le potentiel de certaines combinaison des deux. On voit que l'emploi des deux n'est pas forcément nécessaire pour avoir un meilleur impact, que l'on peut obtenir des choses très fortes avec ou sans gimmick, avec ou sans technique, tout dépend de l'usage que l'on en fait, la raison pour laquelle on fait tel ou tel choix, telle ou telle combinaison. Pour revenir aux livres, un autre très bon exemple est John GASTAFERRO. Ses livres reprennent des classiques avec le fameux "degré de plus", qui consiste dans chaque cas (routine) en l'apport d'un ou deux détails qui modifie de manière notable l'impact selon lui (après, chacun est seul juge à la lecture et au test en publique de l'amélioration ou non qu'apporte ces apports; j'ai personnellement trouvé qu'il apportait globalement un vrai plus à chaque routine même celles que je n'ai pas aimées). Là aussi c'est une histoire de combinaisons liée à une bonne culture et pas seulement en magie. Et pour faire le lien livres/vidéos, quel meilleur exemple que les Tarbell revisités par Dan HARLAN ? Ce n'est pas tellement le changement de support livre/vidéo qui est important mais le fait que Dan HARLAN apporte son grain de sel à des routines qui lui ont plu dans ces livres ou qu'il s'impose des défis. Son but était de montrer une façon de lire les Tarbell, sa façon de les lire avec sa culture magique et son imagination. Il a donc tout-à-fait sa place dans ce post qui traite de "Comment lire un livre de magie ?" même si son oeuvre est une série de vidéos. Pour résumer cette deuxième intervention de ma part, je dirais qu'il ne faut pas s'enfermer dans "il y a des meilleurs choses dans les vieux bouquins", "Rien de nouveau sous le Soleil". Il y a de bonnes choses de tout temps. C'est juste qu'aujourd'hui elles sont noyées dans un grand nombre de publications. Ce qui compte est de chercher à pousser le schmilblick plus loin, quitte à faire moins bien parfois (chacun juge de cela à la lecture). Pour ouvrir le sujet, on peut se poser la question de "quand faut-il publier ?" Pour éviter un trop grand nombre de redites, de "Rien de nouveau sous le Soleil" qui traduisent souvent des déceptions à la lecture de certains ouvrages, il faut avoir de la retenue avant de publier. Le raisonnement "On arrête toujours de penser trop tôt" est à appliquer à soi, dans la façon de lire, d'imaginer une routine en la lisant. C'est une invitation à être créatif, cela ne veut pas dire "trouver de nouvelles idées pour les publier" mais avant tout pour les présenter, pour leur donner une réalité, pour rendre votre magie originale ou simplement développer votre magie. On pourrait dire que "arrêter de penser trop tôt" revient à mettre un peu de soi dans ce que l'on lit, comme Dan HARLAN l'a fait en lisant les Tarbell et montrant sa façon d'interpréter les choses. Lui a publié montrer cela mais ce n'est pas une finalité forcée. Sinon, une autre question intéressante liée à ce post serait : comment choisissez-vous ou avez-vous choisi les ouvrages que vous avez achetés/lus ? Qu'est-ce qui fait que vous vous êtes dit "je vais trouver mon bonheur dans celui-là ? Est-ce qu'avec "l'expérience des achats", vous avez des points de repère qui font que vous arrivez à mieux choisir (à avoir moins de déceptions) ? Pour ma part, les avis de "grands noms de la magie"  m'importent. Le descriptif est souvent vaseux donc j'essaie toujours de voir, lorsque c'est possible, le sommaire. Ensuite, si je ne connais pas l'auteur, je vais voir un peu ce qu'il présente en ligne. Si ce sont de beaux trailers sans rien de concret avec des "The best..." et des annonces commerciales, je fuis. Quand l'emballage est magnifique et qu'on en voit peu le contenu, c'est qu'il y a un loup. Je me moque de l'emballage même si c'est agréable lorsque c'est bien présenté, ce n'est pas l'essentiel. Il en est de mêmes pour le matériel que j'achète, les conférencier ou spectacles que je vais voir. Pour les conférences, celui qui ne détaille pas un peu le contenu et pour qui on a que des "il va vous apprendre à améliorer votre magie", "à améliorer l'impact de vos routines", etc...je n'y vais pas. Après, comme je l'ai dit plus haut, je n'achète presque plus de livres (je suis satisfait de ce que j'ai déjà et il y en a pour plusieurs vies si je veux exploiter le contenu de tout) ni de trop de matériel en boutique de magie. J'achète encore des notes de conférence ou un gimmick deux trois fois dans l'année, parfois pour avoir une trace d'un seule chose qui m'a plu. Il m'est arrivé de prendre des notes mais quand une chose me plaît, j'aime bien récompenser son auteur. Après une conférence, je sais aussi que mon argent ira directement et intégralement à lui. Je vais voir plus de spectacles (et pas que de magie). Ce sont souvent de bien meilleures leçons mais comme les vidéos, attention au mimétisme. J'y vais non pas pour avoir de nouvelles idées car j'aime les trouver seul (il y a le plaisir de les trouver seul) mais avant tout pour me divertir, sortir avec ma compagne, ma famille, mes amis. Une fois rentré seulement, je me remémore ce que j'ai vu/vécu et ce qui m'a marqué. Je constate ce qui a marqué le plus ceux qui m'ont accompagné (surtout si ils sont profanes) sans forcément poser de questions. Si ça les a marqué ils en discutent et/ou il me posent des questions parce qu'ils savent que je fais de la magie. Leurs questions sont souvent du type "Comment il a fait ceci ou cela ?" mais au travers de ces questions, ils me disent ce qui les a le plus marqué, ce qui les intrigue le plus. Après il y a souvent des commentaires du type "ça c'était beau" ou "ça j'ai moins aimé", "il ou elle est comme ci ou comme ça".  Je sais que ça peut m'influencer dans certains choix. Le spectacle et ces retours a nourri mes souvenirs, mon imaginaire sans que je m'en rende compte et des choses en ressortiront en temps voulu. Je ne cherche pas à reprendre quelque chose que j'ai vu ou entendu directement. Cela n'est pas parce que cela nous plaît que cela nous conviendra d'une part et qu'on a le droit de le reprendre d'autre part. Je laisse donc ma mémoire influencer mon imagination plus tard. Mon cerveau ne gardera que l'essentiel avec le temps. Bon après, je ne vais pas vous cacher le fait que j'ai une très bonne mémoire visuelle et que bien souvent je me souviens presque intégralement d'un spectacle lorsque ce dernier m'a marqué.  
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