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Marc PAGE

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À propos de Marc PAGE

  • Date de naissance 11/28/1988

Informations Personnelles

  • Localisation
    Jessains (10) / FRANCE
  • Profession / Occupation
    Professeur de physique-chimie contractuel

Informations Magiques

  • Club(s) / Association(s) / Cercle(s)...
    Champagne Magic Club de REIMS (C.M.C.) et Académie Magique de Troyes (A.M.T.)
  • Connaissances Utiles pour Notre Art :
    Physique, chimie, cinéma, origami, mime, bricolages en tous genres, écriture de textes ou de mises en scène

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  1. Simple : il a y juste ce qu'il faut. Des visuels (photos et vidéos) et un moyen de te contacter. Sur la page principale, je viens de réaliser que tes gants n'avaient que 4 doigts. C'est un détail qui attire l'oeil donc il faut laisser cette photo (en plus très nette et ou qui donne tout de suite le ton sur le personnage). Les dessins sont bien aussi. Ce qui est un peu dommage, c'est qu'ils ne s'affichent pas en entier sans qu'on ait à descendre avec la molette pour les voir globalement. Les vidéos sont bien : elles en montrent assez pour avoir un aperçu de la variété des numéros possibles, la folie du personnage et pas trop pour laisser les gens les découvrir en entier. La deuxième vidéo où tu parles est la plus vendeuse à mon avis car ton accent et ta personnalité y sont encore plus flagrants au travers de ta présentation des coulisses du crazy. On voit clairement que tu es chez toi, que c'est ton univers et que lorsqu'on t'engage, on fait venir un morceau de la folie du crazy. Elle se démarque des autres vidéos plus axées sur le visuel mais qui ressemblent plus aux montages vidéos d'autres magiciens. La prise de contact est simple et directe : un mail et un numéro de téléphone. C'est plus chaleureux que la sempiternelle boîte de messages intégrée au site. On se dit qu'on va t'avoir en personne ou en tout cas facilement pour avoir tes conditions. C'est psychologique mais à mon sens, ça joue aussi. Il manque peut être quelques lignes (titres au dessus des vidéos ?) où on peut lire un peu ce que tu proposes en termes de format comme "numéros de 5 à 20min", ce genre de chose. Tu parles plusieurs langues donc une petite ligne pour l'indiquer, ce serait bien aussi. Les commentaires en anglais, français et allemand, les extraits de plusieurs émissions montrent déjà le côté international et reconnu de tes prestations mais en précisant que tu peux parler en telle ou telle langue, c'est un plus non négligeable pour certains clients. Un site internet n'est pas ce qui rapporte le plus de clients aujourd'hui (plutôt le bouche à oreille, la télévision et les réseaux sociaux) mais cela permet aux intéressés d'avoir un bel aperçu de ce que vous proposez, c'est une vitrine. Je vous souhaite de beaux succès dans la promotion de votre travail à Christa. et toi.
  2. Max Maven est celui qui m'a le plus marqué physiquement. Il portait les initiales de son nom de scène sur sur visage (bouc et cheveux au niveau du front coupés de manière à former deux "M"). Je l'ai toujours vu dans des tenues noires très amples aussi et avec sa queue de cheval ou des couettes tressées. Ensuite, il y a eu al voix et la barbe de Eugène BURGER et quand je l'ai eu en face de moi, c'était vraiment agréable de l'écouter rien qu'à cause de la gravité de sa voix et de son ton très posé. Jeff McBride, toujours habillé style "kabuki" même en dehors de la scène et son sourire particulier. J'ai été surpris de découvrir qu'il avait de toutes petites mains aussi lorsque je l'ai rencontré. Un qui m'a surpris en conférence, c'est Richard Sanders qui est assez petit et je ne m'en était pas du tout rendu compte dans ses vidéos. ça lui donnait un côté encore plus dynamique. Léo Smeters et ses lunettes vertes + souvent une pochette, une cravate ou des chaussures vertes. Sa magie ne m'a pas plus attiré que ça, le personnage non plus mais j'ai retenue l'image des lunettes vertes. Jean-Pierre VALLARINO, souvent avec une écharpe blanche non enroulée. Je lui ai toujours trouvé un petit côté "Alain DELON" dans son attitude, sa façon de se déplacer. Les très longs et épais cheveux de Galina (lévitant sur sa boule volante lumineuse dans l'émission "Las Vegas" version française présentée par Sylvain Mirouf) qui aujourd'hui a les cheveux très courts (dans le duo Sunny Hayes). Peter MARVEY qui pendant très longtemps était toujours habillé avec le même costume d'un bleu particulier et qui utilisait souvent "Ghostbuster" comme musique à la fin de chaque numéro. Hans Klock, chemise ouverte, cheveux dans le vent, un peu brusque dans ses gestes (il jetait toujours assez violemment le couvercle de sa "spike illusion", que l'on voyait déjà bien tordu; et les pics, je me suis demandé une fois si son technicien avait toujours réussi à les réceptionner facilement). Je crois au passage que c'est lui et Greg Frewin avaec son numéro de colombes colorés qui ont fait de "Eclipse" du Cirque du Soleil, une musique très populaire chez les magiciens jusqu'au début des années 2000. @Alexandra DUVIVIER et @Dominique DUVIVIER et leurs queues de cheval, détail physique sur lequel ils jouent dans leur numéros en duo. @Alain DEMOYENCOURT : c'est un personnage même en dehors de la scène mais son costume fait à partir de serviettes de table "à l'ancienne" marque aussi. Pour @Yann FRISCH, ce sont ses yeux et ses expressions qui malgré le personnage assez fou qu'il endosse, font ressortir un côté "enfant", plein de douceur. Il y a aussi les chemises à fleurs de notre regretté Daryl MARTINEZ, le cigare et le verre de whisky de Dai VERNON (pas un détail physique mais un détail lié au personnage), les mains géantes de Larry Jennings, la gestuelle de Tony Slydini, la posture assise de Albert GOSHMAN, les ongles pointus de Steve DACRI, le style vestimentaire et les coupes de cheveux des Erlish Brother, le style gothique de Criss Angel et de Dan Sperry, le grand écart que faisait Jorgen SAMSON à la fin de son numéro de productions de tables et de fleurs, etc...
  3. Déjà, si j'achète un livre, c'est que j'ai l'intention de le lire et l'envie de mettre en application au moins une partie de son contenu. Je prend tout mon temps. Si j'ai le matériel, même si la routine ne me plait pas, j'essaie. Je dis bien "même si la routine ne me plaît pas" car pendant longtemps je ne testais que les routines qui me plaisaient et puis un jour, je me suis fixé comme objectif de tester toutes les routines d'un livre (le premier tome de Jacques Delord) et là, après m'être filmé en m'entraînant à des routines qu'à priori je n'aurais pas présentées, j'ai découvert qu'en fait, ce n'était pas mal du tout voire très bien pour certaines. C'est ainsi que la routine de Peter Warlock a rejoint mon répertoire pendant des années par exemple. Par contre, la routine de corde qui me plaisait ne m'avait pas plu en me regardant sur la vidéo. Je suis revenu dessus mais bien plus tard. Donc depuis, dès que j'ai ce qu'il faut pour les tester, j'essaie chaque routine et je me filme. Parfois cela met quelques jours avant d'avoir un début de routine présentable (lorsque c'est un peu technique) mais qu'importe, l'exercice est intéressant et parfois, ça devient des petits défis (je sais que je ne présenterai jamais certaines routines mais je veux parvenir à la faire au moins une fois "proprement"). Parfois je suis sur deux livres en même temps. A quelques exceptions près (certaines encyclopédies), je suis toujours allé jusqu'au bout de mes livres. Une fois lu, un livre a le droit d'avoir sa place dans ma bibliothèque. Sinon il fait partie d'une pile "à lire". Aujourd'hui je n'ai plus de place dans mes deux bibliothèques (elles ne sont pas énormes mais de taille "raisonnable", un centaine de livre chacune à peu près) donc je n'achète plus de livre, juste quelques notes de conférences parfois (mais ça devient rare). Par contre je relis certains bouquins. Ceux que j'ai le plus lu et relu complètement (2 à 3 fois) sont "Fondations" de Eberhard Riese, "Close-up" de Stone (lu deux fois et je n'ai pas résisté à m'acheter la réédition augmentée, ne serait que pour l'humour distillé au fil des pages), les livres de la trilogie Delord (qui donnent vraiment envie de faire de la magie), mes premiers livres de magie (les livres de John Tremaine et de Patrick Page), le livre de John Bannon "Barrage", les livrets de Pavel et de Marconick (qui se relisent très vite, c'est presque une idée par page). Ensuite il y a les livres dans lesquels je replonge assez régulièrement mais que je ne relie pas complètement comme les Mad Magic, les Tarbell, les livres de Christian Chelman (j'ai relu complètement "Légendes Urbaines" cela dit). Au niveau de ma façon de travailler, après lecture d'un livre, j'ai forcément plein de vidéos d'entraînement. Je les supprime toutes sauf celles des routines qui me plaisent le plus après les avoir essayées et là j'essaie d'en faire autre chose ou au moins d'en faire quelque chose de personnel (souvent cela consiste à trouver un texte pour les routines de close-up, ou un texte ou une musique pour certains numéros de scène, à trouver un endroit où introduire la nouveauté dans un enchaînement, parfois cela consiste à juste garder une idée qui me plaît comme certaines accroches, un blague ou une méthode et parfois cela consiste juste à changer la méthode pour que la routine soit fluide, pratique et que j'ai du plaisir à la présenter). Toutes les routines qui restent en vidéo d'entraînement sur mon disque dur seront en général travaillées de manière approfondie pendant quelque semaines, mois voire plus en fonction des difficultés (pour fabriquer certaines choses ou maîtriser certaines techniques) et présentées au moins une fois en public. Certaines resteront plusieurs années d'autres pas. Tout dépend de l'impact de en public et du plaisir que j'aurai à les présenter évidemment. Maintenant j'essaie de noter le nombre de routines que j'ai présentées d'un livre afin de voir ceux qui ont le plus "nourris" mon répertoire. En close-up, "Barrage" de John Bannon est sans nul doute celui dont j'ai le plus pratiqué le contenu. Il ne comporte que 8 routines que j'ai toutes testées et présentées au moins une fois en public. Après 3 ans, 4 de ces 8 routines figurent toujours régulièrement dans mes prestations de close-up, ce qui en fait le livre que j'ai le plus "rentabilisé" et ce n'est pas du tout le plus cher que j'ai acheté. Je ne souhaite pas raisonner en termes d'argent mais c'est un bon moyen de voir les livres (et je commence à faire pareil pour les vidéos) que j'ai le plus utilisés. Je commence à raisonner pareil pour le matériel aussi. Si je regarde ce que j'utilise le plus, ce sont rarement des accessoires les plus onéreux que j'ai achetés pour le close-up (j'utilise par exemple rarement certains très beaux sets de pièces spéciales que j'ai achetés. Par contre j'utilise très souvent des pièces normales 50F argent que je tiens de ma grand-mère et mes pièces jumbo que j'ai fait fabriqué lorsque j'étais étudiant). Pour la scène, c'est différent. Le matériel que j'ai acheté cher, c'était pour l'utiliser, j'ai bien réfléchi avant d'investir donc je l'utilise. Il faut dire aussi que je n'achète pas ou très rarement (pour des petites choses) sur un coup de tête. Ce que j'achète correspond à des choses assez précises que je recherche depuis un moment. ça n'a pas toujours été ainsi bien sûr. Avec l'âge, l'expérience, on s'organise, on réfléchit et on fait plus facilement le tri entre ce qu'on est sûr de présenter avant de l'acheter et ce qui risque de finir dans un tiroir après une seule utilisation. Et puis je n'ai plus de place. Par contre, même si mes tiroirs sont pleins, rien n'est jamais resté dans son blister sans avoir été utilisé au moins une fois en public. Lors de la lecture, surtout pour la lecture de revues, j'ai du mal à surligner ou écrire dans mes livres que je veux garder impeccables (je suis assez maniaque) même si je suis d'accord que c'est un outil de travail. Je prend des notes sur une fiche cartonnée ou à défaut, une feuille A4 pliée en deux en notant les routines à tester et leur page parce dès que j'ai ce qu'il faut pour la tester. Je met un certains nombre de petits traits (1 à 4) comme les étoiles du michelin en fonction de mon ressenti à la lecture. Je faisais déjà ça étant gamin lorsque j'enregistrais les numéros qui passaient au cabaret de Patrick Sébastien : je les "notais" avec 1 à 4 petits traits. Même plus de 25 ans après, je suis encore d'accord avec mes "notes" (ça devait être le côté "prof" qui commençait à venir). Une fois filmée, si la routine me plaît, je vais écrire mes idées dans un livret qui ne sert qu'à ça ou sur une nouvelle feuille A4 pliée en deux si je n'ai pas mon carnet sous la main et je jette mes fiches de lectures qui ne sont qu'une liste de ce que je pouvais essayer. Souvent, ma fiche de lecture est ce qui me sert de marque-page. Sinon c'est une carte à jouer ou une de mes cartes de visite (qui sont des vrais marque-pages bien sûr). Les livres que je lis plus facilement sont ceux où les routines font appel à des supports variés. C'est plus long pour s'entraîner car il faut à chaque fois réunir un matériel spécifique ou le plus plus proches de celui mentionné dans ce que j'ai. Pour les livres centrés sur un seul support (cartes, pièces, corde, etc...), le matériel est vite à ma disposition mais je n'avance pas plus vite car au bout de 2 ou 3 routines lues, il faut d'une part que je les essaie et d'autre part, sans parler de les tester, je ne pourrais pas lire d'une traite de tels livres. A quelques exceptions près (comme Bannon ou Duvivier), c'est ennuyeux (ce qui ne veut pas dire que le contenu est mauvais, juste que j'ai besoin d'une certaines variété de supports pour que ma lecture se prolonge plus). Cela dépend aussi de la façon dont s'est écrit et illustré bien sûr. Quoiqu'il en soit, je lis rarement plus de 3-4 routines d'affilé et c'est même plus souvent 1 ou 2. Je lis plutôt le soir, dans le lit juste avant de m'endormir et je fais mes essais le lendemain matin ou je lis et je fais mes essais au fur et à mesure le matin (je lis une routine, je la teste et la filme, je lis une deuxième routine et la teste et la filme, etc...). Pour les essais de routines de scène, c'est plutôt l'après-midi car mon matériel de scène est chez mon grand-père et le matin, je fais déjà la liste de ce que je vais travailler l'après-midi, je relis les routines et commence parfois à noter des idées qui me viennent, des choses à tester de plusieurs manières. Lorsque je lis le soir, une fois la lumière éteinte, je me fais des "films" dans ma tête, je m'imagine faisant la routine lue, ce que je dirai. Souvent je regrette de ne pas avoir noté certaines phrases imaginées. Après lecture d'un livre (ou deux en parallèle), il a donc droit à sa place dans une de mes bibliothèques et je n'attaque jamais la lecture d'un autre (ou d'un autre "duo") tout de suite. Soit je reste un mois ou deux sans lire, soit je lis un livre de contes pour enfants ou un livre de Bellemare (histoires courtes, une ou deux chaque soir) ou j'attaque un roman (plus rare mais ça m'arrive), soit je suis déjà sur mes notes par rapport aux routines que j'imagine (sans forcément de lien avec un livre lu ou une vidéo vue) : je m'amuse à écrire des accroches, des thématiques, des textes, des idées de méthodes alternatives, je dessine, etc... Remarque, ces notes, c'est un peu tous les jours et à tout moment de la journée. Dès que j'ai une idée, une phrase qui me plaît, etc..je la note, je dessine. Je refais souvent plusieurs fois la même chose, je change quelques détails que j'estime être mieux ainsi. Je suis depuis des mois sur la fabrication d'un élément de scène. Je l'imagine en différents matériaux, je regarde ce qui se fait dans les magasins de bricolages près de chez moi, j'envoie des demandes de devis à certaines entreprises qui travaillent le plastique, la mousse. C'est pour moi la phase la plus longue : le choix des bons matériaux, les essais, les prototypes. Les idées me viennent assez vite, le travail des techniques assez vite aussi globalement si j'y consacre quelques après-midis entiers. Mais lorsqu'on se lance dans la fabrication de nouvelles choses (pour la scène surtout), sans plan déjà existant, c'est long. Il faut multiplier les aller-retours entre l'appart, les magasins, l'atelier dans lequel je bricole (chez mes parents), le lieu où je répète (chez mon grand-père), ne pas oublier la caméra ou le pied de caméra que je me trimbale à peu près à chaque fois, mes notes, etc... L'un des points les plus délicats, ce sont les fixations. Pour beaucoup de gimmick en close-up comme en scène, il faut des fixations assez fiables pour ne pas bouger avec nos gestes ou en déplaçant le guéridon, etc...mais qui libèrent facilement une charge. C'est assez paradoxal : on veut fixer mais facilement libérer, transposer, etc...Dans mes recherches, j'ai découverts des choses incroyables à détourner de leur utilisation. Action, Aldi, Liddle, BricoLeclerc, Brico dépôt, Noz, LeroyMerlin et les vide-greniers, voilà mes boutiques de magie préférées depuis bien longtemps. Le problème, c'est que je vois pas mal de choses qui me donnent envie de les détourner de leur utilisation et du coup, j'ai un tas de prototypes inachevés qui prennent une place folle. Mais revenons sur les livres. La dernière chose que je voudrais dire la dessus, c'est sur leur transport car je me déplace souvent entre mon appart, l'endroit où je bricole et l'endroit où je répète et je veux les garder impeccables. J'ai donc donc des pochettes en papier bulle épais pour les transporter sans les abîmer. J'ai d'ailleurs de grosse pochettes à bulles dans chacune de mes valises de magie, adaptées au format de ce que j'emporte le plus souvent et j'utilise parfois des accessoires très fragiles mais auquel je tiens absolument.
  4. Penn & Rubber Pierre Switonchemin Arthur Tracetaroute Shin Limaongle
  5. Ou pour la scène. Beaucoup d'artistes font aujourd'hui du close-up sur scène car la technologie permet aujourd'hui d'avoir de très beaux plans sur ce que présente l'artiste. Après il faut penser à alterner avec des effets où les spectateurs ne regardent pas un écran sinon ce n'est plus vraiment du spectacle vivant. Luc APERS a su marier les deux avec finesse. Je recommande d'aller voir ses spectacles, sa conférence et de lire ses livres. Ses publications sont très bien structurées, claires. Bref, en plus d'un artiste brillant, c'est un très bon pédagogue et ses théories ne tournent pas autour du pot, tout sent le vécu, le testé, le solide, le pratique. Les méthodes de ces trois artistes sont certes parfois très anguleuses et difficiles à maîtriser mais je trouve que c'est tout de même moins anguleux et plus fiable globalement (il y rarement "d'adhérences", de projections précises par exemple) que Ogie. J'utilise assez régulièrement quelques techniques de Shoot Ogawa et de Giaccomo Bertini en table à table sans trop de problèmes d'angles. Je ne pratique pas de matrix car j'utilise rarement la surface de la table pour les routines avec des objets aussi petits que des pièces mais si je devais en travailler, je commencerai par la routine classique d'Al Scheider, puis celle d'Aldo Colombini et pour tenter quelque chose de plus difficile et flash, une de Ponta The Smith (pas de problèmes d'angles). N'oublions pas David Roth, un des plus grands noms de la magie des pièces. Beaucoup de ses routines ne sont pas présentées car elles nécessitent d'être assis et pour ma part, tout comme avec Giaccomo Bertini, il y a beaucoup de routines où il faut favoriser le format demi-dollar. Or, je préfère utiliser des plus grosses pièces pour une question de visibilité tout simplement. J'utilise des 50F hercule. Ce sont des pièces que je tiens de ma grand-mère, elles ont une histoire, je les trouve belles, bien visibles de loin et même si pour beaucoup elles sont trop grandes (par rapport aux 10F ou aux 100F qui sont à peu près comme les dollars), pour moi ça va très bien. Enfin, je pense que sur le plan "pratique", David STONE et Eric JONES sont ceux qui ont le plus publié de routines vraiment visuelles et "tout-terrain". Travailler des routines "casse-g*****" demeure tout de même une bonne chose de temps en temps car justement, ça nous fait travailler les angles. Et surtout, il ne faut pas chercher à corriger cela avec un miroir car ce dernier est un faux ami. Il vous donne la vision d'un spectateur à la même hauteur que vous (ce qui n'est pas toujours le cas en cocktail et jamais le cas sur scène ou en table à table). Il faut se filmer en plaçant la caméra au niveau du regard d'un spectateur assis (il faut simuler un spectateur). Pour la routine de Jean-Eugène ROBERT-HOUDIN, je ne suis pas certain mais je suppose que tu parles de la routine où une pièce disparaît dans la flamme d'une bougie ? Quant à Miguel Angel Gea, je connais encore assez peu sa magie. Il y a aussi Luis PIEDRAHITAS qu'on a un peu oublié mais qui en pièces a développé de très belles choses (très techniques aussi, avec pas mal de pièces spéciales mais c'est vraiment à voir).
  6. Très visuel et très fort, d'accord. Pratique, j'ai des doutes au regard des angles et du côté "casse-g*****" de certaines techniques employées. Son travail n'en n'est pas moins admirable. Une sorte de combinaison de la magie des pièces de Danny Goldsmith et de Rubi Ferez.
  7. En images : 1) L'accordéon ou "The Spring" : 2) La cascade ou "Cascade" pour les anglophones : 2bis) Un autre type de cascade (les cartes tombent toujours perpendiculaires au sol), popularisé par Ricky Jay entre autre : La petite fioriture appelée aussi "Cascade" pour finaliser un mélange à l'américaine anciennement appelé "mélange en queue d'aronde" en France : 3) L'effeuillage ou "Dribble" par Ekaterina (dont vous pouvez revoir son VM Live ici) : 4) Et lorsque le dribble est réalisé de manière plus ample entre les mains à tel point que les cartes passent par une position verticale (perpendiculaire au sol) durant leur chute, cela devient la fioriture appelée "Anaconda" (d'ailleurs le nom complet est "Anaconda dribble") :
  8. Dribbling : C'est courber les cartes côté bombé vers le bas, sur une courte distance d'une main à l'autre pour un choix au stop par exemple. En français c'est l'effeuillage des cartes. Certains appellent ça parfois "cascade" mais en toute rigueur, ce mot ne désigne pas cela. Springing : là ça fait référence à la fioriture appelée "Accordéon" en français qui consiste à exerce une grande pression sur le jeu pour le courber côté bombé vers le haut sur une grande distance d'une main à l'autre. Lorsqu'on effeuille les cartes ou que l'on réalise un accordéon, les cartes tombes presque parallèles au sol. La cascade est une fioriture appelée également "Cascade" en anglais. Elle consiste à faire tomber les cartes perpendiculaires au sol d'une main à l'autre sur une grande distance. Il n'y a pas forcément de pression exercée sur les cartes (certains les courbent, d'autres pas). Enfin, il y a l'Anaconda, le nom d'une fioriture assez récente apparue durant la période des frères Buck, qui consiste à réaliser une cascade à partir du principe du dribble : les cartes sont effeuillées mais les mains s'écartent beaucoup. Durant leur chute les cartes passent d'une position horizontale (parallèle ou presque par rapport au sol) à une position verticale à cause de la hauteur de chute, avant d'être récupérées à l'horizontal dans l'autre main. A noter également que, après un mélange américain, au lieu de finir d'imbriquer les cartes normalement, on peut réaliser une fioriture appelée également cascade (et en anglais ce sera "Cascade" aussi pour cette fioriture). Voilà pour ces distinctions.
  9. J'ai vu deux femmes présenter ce numéro : la première s'appelle "Beautiful Jewels" qui est une artiste avec un très beau numéro d'avaleuse de sabre avec une touche de magie. Elle a aussi un autre numéro basé sur "le poids de l'amour" où un homme ne peut plus la soulever après lui avoir donné un baiser. Voici son numéro principal : Voici le numéro lié au sujet : La seconde femme que j'ai vu présenter ce numéro est Tiffany Sauvage lors du congrès FFAP 2022 à Poitiers. Il s'agit de l'épouse de @Boris WILD. Dans les deux cas, la magicienne portait un corset qui doit lui permettre d'imposer une position des mains qui la saisissent pour essayer de la soulever mais ce n'est pas le plus important selon moi. L'histoire de "au dessus / en dessous" du bassin n'est pas pas le point essentiel. Essayer de soulever votre femme et vous verrez que saisie au niveau des hanches, un peu au dessus ou un peu en dessous, cela n'y change rien. Vous ne pourrez pas la soulever. Pour moi, le secret réside dans les bras. Elle prend appuie sur lui. Une partie de son poids s'exerce sur lui et la force à exercer pour la soulever est donc moins élevée.
  10. Oui mais ce point a déjà été abordé. Il faut passer à autre chose. Même si je suis d'accord sur le fait qu'il n'ai pas toujours été honnête, on ne peut pas limiter sa carrière à ça. Et encore une fois, au travers de nos échanges sur Dominique WEBB, c'est tout une époque (que je n'ai pas connue) qui est évoquée. A titre personnel, je dirais même que c'est justement parce que je n'ai pas connu cette époque que j'aime lire ou voir des choses sur elle. Beaucoup en parle avec passion, je trouve ça plaisant à lire ou à entendre. Ils cherchent à nous faire revivre ces moments, agréables ou non.
  11. Je suis d'accord sur l'impact plus ou moins important selon le choix des effets. Je n'ai jamais dit le contraire. Certains effets sont par nature impossibles (la lévitation, lire dans les pensées, arrêter son coeur sans mourir, etc...) comparés à d'autres comme retrouver une carte choisie (sans voyage impossible), un ACAAN, devinez un choix parmi un nombre qui peut être très élevé mais limité. Après une présentation originale et bien menée peut donner un l'un de ces effets finalement plus de force qu'un des premiers cités mal présentés. Le choix de l'effet compte mais pas seulement, c'est une évidence, et je pense que nous sommes d'accord là dessus. Je pense que tu voulais plutôt dire de "moins de soixante ans". Larry Jennings n'a (en tout cas pas à ma connaissance) jamais été très connu du grand public (profane) mais l'a t-il cherché ? Quant au public des magiciens, c'est un nom qui parlent à beaucoup quand même, au moins autant que Edward MARLO, Dai VERNON ou Alex ELMSLEY. Pour Jacques DELORD, c'est vrai qu'il est un peu oublié dans notre milieu même si la réédition de ses merveilleux livres a refait parlé de lui. Quant au public profanes, ses émissions datent d'il y a trop longtemps. Mais il se produit la même chose pour Dominique WEBB, peut de personnes de moins de 50 ans savent de qui il s'agit. Mes parents et les personnes de leurs générations citent souvent Majax, Garcimore mais on ne m'a jamais cité WEBB. Une fois mentionné, certains disent "Oui, je me souviens qu'il y avait..." mais instinctivement ce n'est pas un nom qui marque encore plus que ça. Le fait qu'on se souvienne de Uri GELLER ou de Dominique WEBB ne tient pas à mon sens uniquement ni même principalement au choix de leurs effets même si cela a joué un rôle évident. Uri GELLER affirmait (il ne laissait pas le doute) qu'il avait des pouvoirs. C'est surtout à cause de ça qu'il a fait ce qu'on appellerait aujourd'hui un buzz médiatique. Dominique WEBB laissait plus le doute de ce que j'ai lu. Il était un peu plus "soft". Il était plus sur les annonces du type "Hypnose de masses" ou "Shows à l'américaine" dont il s'est beaucoup inspiré à raison. Ensuite, détail tout de même très important : il n'y avait pas autant de chaînes qu'aujourd'hui et il n'y avait pas l'ère du numérique (portables, plateformes en lignes, etc...). Il n'y avait pas autant de magiciens médiatisés qu'aujourd'hui. On voyait souvent les mêmes. Le numéro de David Stone ou ceux de Klek ENTOS auraient fait un buzz aussi important voire plus à l'époque de WEBB, Majax et Garcimore. Du déjà vu, non, pas pour le prélèvement en direct. J'ai ajouté le reste pour écrire un numéro avec un minimum de scénario, un petit enchaînement sympa. Et j'ai volontairement choisi quelque chose qui pourrait être réalisé sans compère aujourd'hui. Un numéro qui créé l'évènement comme Geller à l'époque, non, certainement pas, je suis d'accord. Alors je t'en pond un autre en 5 min : Le magicien va dans un cimetière et fait sortir et revivre les morts. Si en plus les morts en questions sont des célébrités, buzz assuré. Les avocats de certaines familles qui attaquent, d'autres qui voudront démontrer à tout prix la supercherie, d'autres encore qui y croiront dur comme fer... Avec de bons zozies, des médecins et ou "scientifiques" complices, biens sûr. Pas besoin de s'embêter de trop, seul l'effet compte. Pavé qu'on lit quand même parce ce qu'il faut bien s'occuper. Non, plus sérieusement, l'échange est sympa, vraiment. Merci d'avoir pris le temps d'écrire tout ça car mine de rien, ça prend du temps et ça témoigne d'une certaine passion aussi. On est pas d'accord sur tout, c'est normal. Mais au travers de ça il y a plein de souvenirs qui ressortent, plein d'infos, de découvertes ou redécouvertes.
  12. Cette comédie musicale est un plateau d'artistes où Dominique WEBB intervenait à plusieurs reprises avec des numéros de grande illusion et dont il était l'organisateur si j'ai bien compris. Je remets la vidéo que tu avais diffusée plus au dessus pour qu'elle soit "à côté" de ta réponse pour l'illustrer mais merci d'avoir répondu. L'illusion du cheval et de son cavalier qui rétrécissent y est visible entre 3min20s et 3min55s : L'idée est originale. C'est le principe de l'apparition / disparition d'un éléphant, comme l'ont présenté Doug HENNING et bien d'autre avant lui mais utilisé pour une transformation qui plus est assez amusante. La mise en scène fait intervenir un écran pour une transformation en ombromanie. A ma connaissance, l'illusion (le principe de base) est du magicien allemand Alois KASSNER. Je me suis rendu sur le site Artefake pour avoir la date dont je ne me souvenais plus et je suis tombé sur une chose intéressante : "Toto, l’éléphant (1929). C’est le directeur du cirque Stosch-Sarrasani qui a inspiré cette illusion en 1926 à Kassner, mais la route fut longue pour mettre en place un dispositif capable de faire disparaître un animal de cette taille et d’acheter un éléphant pour voyager avec. La disparition d’un éléphant vivant sur scène est un événement dans le monde entier et Toto devient très vite une star. Kassner dépense beaucoup d’argent pour son éléphant qui lui rend bien par le succès considérable qu’il lui rapporte. Il embauche des soignants spécialisés et loue une grange à la périphérie de chaque ville pour lui servir de refuge. Chaque jour, Toto se promène dans les rues jusqu’à ce qu’il atteigne le théâtre lors des représentations, devenant ainsi la meilleure publicité pour l’illusionniste. Kassner se produit avec Toto pendant quatorze ans, jusqu’en 1943 date de sa mort. Le magicien dû lui tirer une balle dans le cœur à cause du choc que l’éléphant reçu lors des bombardements aériens qui le rendit malade. Après la mort de Toto, Kassner continue un certain temps cette illusion avec un cheval." Attention ! Je vous vois venir ! Je ne fais pas mention de cela pour dire que Dominique WEBB aurait repris l'idée. D'autres, ne disposant pas d'un éléphant sous la main, ont dû penser à remplacer ce dernier par ce qui était plus à leur portée (que ce soit du point de vue pratique, technique, artistique ou financier). C'est un bon numéro. Je le reconnais. Je n'irai pas jusqu'à dire qu'il justifie le côté légendaire. J'ai plus entendu parler de son piano volant que de ce numéro. Et pourtant j'aurai tendance à préférer ce numéro à celui du piano volant que je trouve bien désuet aujourd'hui (la technologie ayant tellement évoluée depuis, c'est normal) mais c'est une histoire de goût là. Les VMistes ici présents qui ont vu ou mieux, vécu un spectacle ou un numéro de WEBB ont-ils d'autres choses à partager ? Puisqu'on a assez parlé de ses "écarts", parlons maintenant de son oeuvre en tant que magicien (pas en tant que producteur, etc...) et si possible, des choses peu connues de lui ou qui ont été un peu oubliées. Je n'ai pas connu les années 70 et très peu les années 80 (je suis né en 1988) donc faites-moi revivre la période de la magie de Dominique WEBB. J'ai aussi eu une boîte de magie de Dominique WEBB étant gamin, achetée d'occasion sur un vide grenier. Elle m'avait attirée par son contenu. Cependant j'ai plus utilisé et trouvé mon bonheur dans une autre boîte de magie acheté aussi d'occasion sur un vide-grenier : Magie 2000 de Kassagi (un autre personnage sur lequel il aurait à dire aussi !). Et la boîte "Passe-passe" de Gérard Majax qui sentait bon la savonnette parce que le sac à l'oeuf y avait été remplacé par un gant de toilette et une savonnette. Parfois je l'ouvre et elle sent encore très bon. Fin de ma petite madeleine de Proust. Faites-nous vivre la vôtre.
  13. Ta réponse est liée au fait que tu n'avais pas lu l'article du CNRS auquel je faisais allusion. Je suis aussi étonné que toi du résultat de cette étude mais le CNRS est réputé pour faire des études sérieuses et fiables. L'article en question ne donne pas, en revanche, certains détails à commencer par le type d'étude (statistique certainement mais ce n'est pas stipulé clairement) et le nombre de patients considéré. Ce serait intéressant de les avoir. Là, c'est toi le mauvais joueur. Voici ta citation tronquée de mes propos : [...]à mon sens, il n'y pas vraiment de mérite. Il n'y a pas assez de prise de risque artistique. C'est un peu du vol artistique. Il faut certes oser le faire mais c'est un peu trop facile. Ce que j'entends par là c'est que, sans vouloir être prétentieux, des numéros comme ça, je pourrais t'en pondre un tous les jours.[...] Et voici ce que j'ai écrit : Dominique WEBB a dû avoir un impact sur le public qui l'a vu, c'est indéniable, et c'est l'essentiel diront certains mais à mon sens, il n'y pas vraiment de mérite. Il n'y a pas assez de prise de risque artistique. C'est un peu du vol artistique. Il faut certes oser le faire mais c'est un peu trop facile. Ce que j'entends par là c'est que, sans vouloir être prétentieux, des numéros comme ça, je pourrais t'en pondre un tous les jours. Tu fais donc partie de ceux qui disent que l'impact sur le public, c'est l'essentiel. Je ne pense pas qu'il n'y ait que cela qui compte. Nos avis divergent là dessus mais je ne suis pas mauvais joueur. Si. Je t'en pond un en moins de 10 min, là, maintenant : Je fais venir 2 spectateurs sur scène. Je demande au premier d'allumer son portable et d'avoir sa carte bancaire sous les yeux. Je lui demande de choisir une somme d'argent, disons 584€. Je lui demande de lire dans sa tête lentement, le numéro de sa carte bancaire puis le numéro au dos. Ensuite je lui demande d'aller sur le site de sa banque, de voir son compte. J'annonce que je vais mentalement essayer de deviner son numéro de carte pour effectuer un achat de 584€ à distance. Va veste se gonfle alors a vu. J'en sort un objet quelconque et demande au deuxième spectateur d'en annoncer le prix encore dessus : 584€. Je demande au premier spectateur de regarder son compte : il est effectivement débité de 584€. Je lui offre l'objet "acheté" mais avant qu'il ne descende les marches de la scène, je le retiens : pouvez-vous aussi lire le code barre au dos de l'étiquette avec le prix ? Le code barre correspond au numéro de téléphone du second spectateur. La méthode sans mérite consiste à avoir simplement deux complices. Il est possible de faire le même numéro sans complice. Cela ne change rien pour le public mais pour moi, c'est ce qui fait la différence entre un type qui a juste du culot et une certaine présence scénique et un artiste digne de ce nom. Après je n'ai rien contre ceux qui ne sont pas de cet avis. J'attache une importance au mérite, c'est tout. Si je présentais ce numéro avec 2 complices, j'aurais l'impression de "voler" mon public. Si je le présentais sans complice, je serais fier de moi. Quand au fait d'être une légende. Ce n'est pas parce qu'on parle souvent d'un artiste qu'il était particulièrement bon tout comme ce n'est pas parce qu'un film fait beaucoup plus d'entrées qu'un autre qu'il est meilleur. Cela peut être le cas mais ce n'est pas systématique. Aux yeux des profanes, @Gérard MAJAX est une légende et @Bébel est un inconnu (où alors ils pensent à l'acteur). Le côté "légende" rend essentiellement compte d'une forte popularité (bonne ou mauvaise) liée à une médiatisation importante et/ou de nombreuses interventions et publications. Est-ce que Gérard MAJAX est meilleur magicien que Bébel ? Après il ne faut pas me faire dire ce que je n'ai pas dit. Ma comparaison entre Gérard Majax et Bébel n'a pas du tout pour but de dire que l'un est meilleur que l'autre malgré leurs différences de popularité auprès des profanes. Elle a pour but de montrer que la comparaison de popularités est à distinguer d'une comparaison des oeuvres artistiques (numéros). Il y a des liens entre les deux mais l'une n'explique pas toujours l'autre. On ne peut pas dire qu'untel est une légende donc c'est qu'il était un magicien brillant. Ce n'est pas forcément le cas. Il peut y avoir un tas de raison à la popularité d'un artiste. On peut réussir avec ou sans mérite. J'ai plus d'estime pour ceux qui ont le mérite de ne pas opter pour la facilité. Mais l'estime ne rapporte pas d'argent. Après, je parle uniquement du côté artistique. Pour ce qui est du côté producteur, tourneur, etc... Dominique WEBB était brillant dans ce domaine. Il savait construire des plateaux artistiques à succès. C'était un brillant showman aussi pour moi mais pas un brillant magicien. Et je vais être un peu provocateur pour la fin : Qu'on me montre un seul numéro de Dominique WEBB particulièrement brillant, un numéro qui justifierait selon vous sa légende.
  14. Il n'y avait aucune critique ou suspicion de ma part dès ma première intervention. J'étais vraiment curieux de savoir, c'est tout. Parce que j'avais regardé sur le site de la FFM et en tapant dans Google "Trophée de la créativité magie" je n'arrivais pas à voir quels étaient les lauréats de toutes les années et les conditions d'obtention. J'ai eu mes réponses ici et vous en remercie. Concernant la multiplicité des prix, ce n'est pas une mauvaise chose mais il est vrai que lors du congrès FFM, la cérémonie de remise est du coup très longue et donc un peu ennuyante. Avec la technologie actuelle, je pense que cela va gagner en animation. C'était déjà un peu moins ennuyant en septembre dernier avec la diffusion d'extraits sur les écrans mais je pense qu'on peut encore trouver des idées pour rendre cette cérémonie plus "légère". Là ou je ne te rejoins pas c'est sur le fait que les prix du concours "principal" récompensent principalement la technique. Je pense que tout est bien pris en compte : originalité (qui découle forcément de la créativité), narration et/ou mise en scène, présence de l'artiste sur scène, etc... Après d'une année à l'autre, le jury n'a pas la même culture magique et les mêmes points d'intérêt. Je suis également intéressé par un petit résumé des critères / conditions d'obtention de chaque prix existant à la FFM et plus largement en France regroupés sur une seule "page".
  15. Là tu parles de Dominique WEBB l'organisateur de spectacles, le producteur d'émissions, on pourrait dire aussi le "tourneur". Qu'il ait permis a de nombreux artistes magiciens et autres de se faire connaître, de gagner de leur vie dans des moments plus ou moins difficiles ou simplement de mettre en lumière des artistes qu'il appréciait, cela ne fait aucun doute. Je comparais juste certaines de vos prestations. Je comparais les artistes et plus précisément les méthodes employées dans les numéros, pas les hommes. Je t'ai vu présenter tous tes numéros derrière un écran étant gamin puis en vrai lors de certains congrès en France et en Italie. Pour Dominique WEBB, je n'ai vu de lui que des numéros en vidéo, étant un peu trop jeune pour l'avoir vu en vrai (j'ai 37 ans à l'heure où j'écris ces lignes). Du point de vue purement artistique, j'estime donc que, sur la base de ce que j'ai pu voir de vous deux, tu as plus de mérite à présenter tes numéros que lui les siens. Après cela ne veut pas dire que ses numéros étaient moins bien que les tiens. Je ne doute pas que ses numéros aient eu un impact énorme sur les publics qui les ont vu. Je disais juste que les méthodes employées (l'utilisation que nous pouvons qualifier d'abusive des compères sur scène principalement), sont un peu trop faciles. Sur le plan humain, je n'ai pas connu Dominique WEBB personnellement donc je laisse ceux qui l'ont bien connu en parler. Par rapport à toi, j'ai eu quelques échanges sur ce forum et en vrai, on a pique-niquer ensemble une fois avant d'aller voir un spectacle de @Yann FRISCH et on avait remangé ensemble avec ta femme et @Didier RATCEKOU après. On s'est aussi déjà retrouvé à une table à discuter un peu lors de congrès. J'ai souvenir de quelqu'un de simple, qui aime tourner tout en dérision et qui a toujours de bonnes anecdotes. On sent que tu donnerais ta chemise pour un confrère en difficulté par ce que certains l'ont fait pour toi lorsque ça n'allait pas. Tu es une star mais une star très humaine. Concernant le numéro de table soulevée avec Jacques MARTIN, la présentation est top ! Le petit verre de rouge pour justifier de manière humoristique le phénomène, l'incantation en italien, la table qui tombe sur le pied. C'est du show !
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