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Marc PAGE

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À propos de Marc PAGE

  • Date de naissance 11/28/1988

Informations Personnelles

  • Localisation
    Jessains (10) / FRANCE
  • Profession / Occupation
    Professeur de physique-chimie contractuel

Informations Magiques

  • Club(s) / Association(s) / Cercle(s)...
    Champagne Magic Club de REIMS (C.M.C.) et Académie Magique de Troyes (A.M.T.)
  • Connaissances Utiles pour Notre Art :
    Physique, chimie, cinéma, origami, mime, bricolages en tous genres, écriture de textes ou de mises en scène

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  1. Oui, c'est ce spectacle, avec l'arbre en bois, à la verticale lorsqu'il s'était présenté aux championnats de Belgique au congrès BMF (là où j'ai découvert cet artiste) puis à l'horizontal lors de sa tournée de spectacles "Evidences inconnues" (j'ai vu le spectacle complet deux fois, à Reims puis à Troyes). Ensuite il a fait le spectacle "Réalités" que j'ai trouvé bien aussi mais moins varié dans les effets (trop de prédictions) et à l'univers un peu lourd. J'ai largement préféré "Evidences inconnues" et l'idée de l'arbre avec le sable comme fil conducteur était vraiment belle. Pour ceux qui ne connaissent pas, ses scénarisations sortent vraiment des sentiers battus et son caractère posé avec son accent flamand emporte le public. C'est du mentalisme type "magie nouvelle", très théâtralisé, avec un musicien (violoncelliste) sur scène, de la double réalité finement construite, etc...Certains aiment (comme moi), d'autres (magiciens souvent) détestent à cause de l'ambiance particulière et pensant qu'il n'y a que des complices chez les participants (mais non).
  2. Je pense à un tour (je ne sais plus le titre, peut-être "Le nom de la rose") que Jean MERLIN a publié dans Mad Magic : le magicien montre à 3-4 spectateurs une même série de photos ou cartes postales avec des fleurs de toutes sortes dessus. Chaque spectateur a une ardoise et une craie (mais cela pourrait être un stylo et une feuille de papier) et écrit le nom d'une fleur parmi celles qu'il a vues. A la fin tous les spectateurs ont écrit la même fleur et cela correspond à la prédiction. Aucun matériel truqué mais les cartes postales ou photos ne sont pas choisies n'importe comment. Aucun complice ni compère instantané mais le choix des spectateurs est important. Je pense également au premier spectacle de @Kurt DEMEY où plusieurs effets illustraient le phénomène de synchronicité entre des spectateurs sur scène et d'autres dans la rue (en liaison téléphonique directe) et entre dans le public.
  3. Ton problème peut se résoudre plus ou moins bien en fonction de la qualité de ton laiton. Pour faire simple, le laiton est alliage de cuivre et de zinc essentiellement (mais pas seulement). Plus le pourcentage de zinc est élevé, plus le risque de voir ces tâches roses se former est grand. Pour ralentir l'oxydation (on ne peut jamais l'empêcher totalement; Seuls l'or et le platine s'oxydent tellement lentement que l'on peut considérer qu'ils sont inoxydables à l'air), on ajoute d'autres métaux en petites quantité comme l'étain ou l'antimoine. Ils ne servent d'ailleurs pas seulement à lutter contre l'oxydation mais aussi à assurer la "cohésion de l'alliage", un peu comme la moutarde dans la mayonnaise. Bref, il y a des laitons de plus ou moins bonne qualité qui résistent donc plus ou moins bien à l'oxydation. Le processus de dézincification n'est pas encore clairement établi aujourd'hui (il y a plusieurs mécanismes conduisant à ces tâches roses liées au cuivre restant ou se redéposant, c'est toute la question). La cause par contre, comme pour toute oxydation, est principalement le dioxygène de l'air et l'humidité. Les acides et les bases attaquent aussi les métaux. Il faut donc éviter de stocker ces objets près d'une bouteille d'acide chlorhydrique, de vinaigre blanc ou de bases concentrées comme les déboucheurs, l'eau de Javel. C'est assez évident cela dit. Ensuite, il y a les acides inévitables dans notre cas : ceux contenus dans la transpiration de nos mains lorsqu'on les manipule. De manière générale, la première chose à faire pour stocker de beaux objets métalliques est de les stocker dans des endroits secs. Si ce ne sont pas des objets décoratifs comme nos pièces ou gobelets en magie, placer quelques sachets anti-humidité là où ils sont rangés (que l'on peut récupérer dans des boîtes à chaussures par exemple; Action vend aussi des petits sacs anti-humidité pour les voitures assez efficaces si on pense à les faire bien sécher au soleil ou sur un radiateur une ou deux fois par mois). Une fois utilisés en prestation, essuyer les pièces ou les gobelets en frottant un peu avec du papier essuie-tout type sopalin (très légèrement abrasif et absorbant bien l'humidité) puis avec un chiffon doux si vous voulez les lustrer un peu (pour garder leur brillance). Bon, là, ces deux points, c'est pour la partie "prévention" de l'oxydation. Ensuite, pour enlever tout ce qui est tâche d'oxydation : d'une manière générale, malgré tout ce qu'on peut lire sur les qualités merveilleuses de tel ou tel produit type "mirror" en passant par les recettes de grand mère "vinaigre + sel" ou "vinaigre + sel + farine" (la farine étant juste pour obtenir une pâte plus facile à appliquer), je déconseille. Ces recettes fonctionnent, les résultats sont même parfois miraculeux mais attention, après, ça s'oxyde plus rapidement car certains de ces produits ou mélanges enlèvent un peu de matière (et parfois un peu trop). Si vous avez des objets simplement plaqués "or", "argent" ou autre, attention les dégâts. La solution que je préconise pour enlever certaines tâches d'oxydation sans y aller "trop fort" est la crème à récurer (ou Cif). Elle est un peu abrasive mais attaque moins qu'un brossage à la laine de fer (qui va faire briller vos pièces mais faire plein de petites rayures où l'oxydation se fera plus facilement) ou que le vinaigre blanc. Frottez assez fortement avec un papier essuie-tout (après avoir mis un peu de crème à récurer sur la pièce). Si ça ne part pas, alors passer au vinaigre mais comme je l'ai dit, attention, ce sera une opération à refaire de temps en temps car ça attaque un peu plus. Après tout nettoyage, rincer à l'eau froide et bien sécher les pièces, toujours au papier essuie-tout puis les frotter avec un chiffon doux pour les faire briller. Voilà ce que je peux te conseiller sans prendre le risque de faire plus de dégâts que le problème que tu as déjà. Je ne garantis pas un résultat miraculeux, ça dépend de la qualité de ton laiton et de l'ampleur des dégâts mais tu devrais voir une différence assez nette et durable.
  4. Si certains vont à Troyes de temps en temps, on peut s'organiser une petite session magie chez moi ou dans un bar. Je peux faire le déplacement à Auxerre une fois de temps en temps aussi. J'y suis déjà passé plusieurs fois sans m'y arrêter alors je me dis pourquoi ne pas visiter un peu la ville un après-midi et se faire une petite session magie le soir après un petit resto ou dans un bar, avec d'autres passionnés.
  5. Dommage que tu ais intitulé ce post "gimmick apparition de carte" car ce que tu cherches est le nom d'un chargeur de cartes et je pense que plus de monde cliqueraient dessus pour essayer d'y répondre si le mot "chargeur" figurait. Pour ma part, je suis désolé, je n'ai jamais vu ce chargeur exactement. Il y a le chargeur en papier de Coco Denoix qui y ressemble. Après il y a les chargeurs de TCC et de Bond Lee, le Universal Holder de Alexander de Cova, le chargeur de Edouard Boulanger, celui de Cardini, de Romaine, de Jeff McBride et les chargeurs faits à partir de trombones géants, de pinces à billets, d'élastiques, de bas de femmes ou de chaussettes. Aucun de cette liste ne correspond exactement à ce que tu décris.
  6. Je lui dit en aparté et si j'ai une solution immédiate à son problème je lui propose ou je lui décrit. Féliciter une prestation qui est clairement perfectible, il n'y a rien de pire selon moi. Je pars du principe que les compliments flattent mon ego : ça fait du bien, il en faut, mais ça ne me permet jamais de m'améliorer. Seules les critiques, même très dures, même méchantes, me font progresser si elle donnent des éléments clés, à commencer par les choses précises qui ont déplu. Je saurais mettre de côté l'aspect "méchant" car sous le coup de l'émotion certaines personnes peuvent réagir ainsi et je ne vais pas leur en vouloir (et surtout pas leur rentrer dedans). Cela ne m'est jamais arrivé mais je pense que je répondrai quelque chose comme "je suis désolé que vous l'ayez vécu ainsi". Pour être un peu plus précis (donner des exemples) je dirais que si un jour on me disait juste quelque chose du genre "ça cassait rien", je me dirais que j'ai fait un déçu mais je ne saurai pas pourquoi. Si j'entendais "son numéro avec la corde, ça ne cassait rien", je saurais au moins un point qui n'a pas plus et je me demanderai ce qui ne va pas, sans doutes des longueurs, des effets pas assez visibles ou autre, bref il y aurait une petite interrogation sur un point du spectacle. Le vrai problème pour moi par rapport aux critiques, c'est que presque aucun spectateur ne se permettra en fait ce genre de remarques, pas directement en tout cas. Je pense être assez ouvert à la critique pour les entendre directement sans chercher à me justifier auprès de ces personnes mais même en leur disant avant le spectacle qu'à la fin je les invité à écrire tout point, même minime qui leur a déplu, un truc qu'ils ont vu ou compris trop facilement, etc... ils n'oseront pas. Je pense qu'il est plus malin et plus intéressant d'écouter discrètement les discussions des spectateurs après un spectacle. Entre eux, les spectateurs sont un peu plus francs. Mais même là, dans un groupe, lorsqu'un spectateur lance un compliment sur un truc qui l'a marqué, les autres vont souvent réagir avec des remarques du même tonneau. En gros, c'est la remarque de celui qui lance la conversation qui est la plus importante. Lorsqu'un spectateur lance une discussion sur le fonctionnement d'un tour, c'est très intéressant de savoir à quoi lui puis les autres ont pensé. Ça veut aussi dire que ça l'a marqué. Entre magiciens, dans les réunions de club par exemple, c'est autre chose. On se critique plus facilement et c'est une chose saine. Mais il ne faut pas le faire durant les démonstrations comme certains font. Il ne faut pas casser le rythme de celui qui présente une routine ou un numéro. Après, il y a ceux qui se disent ouverts à la critique et qui cherchent toujours justifier chaque erreur. Si on cherche à justifier pourquoi on a flashé, c'est qu'on ne se remet pas en question, qu'on est pas assez ouvert à la critique. Souvent, on sait pourquoi on a choisi de faire tel mouvement plutôt qu'un autre ou de se tourner légèrement de côté ou qu'il y a un blanc à tel endroit parce qu'on a pas prévu quoi faire en allant chercher le spectateur,etc...mais il ne faut pas chercher à se justifier ou alors garder ces justificatifs pour soi. Si ça a flashé, c'est qu'il y a eu une erreur de nôtre part, forcément et aucune justification ne la fera disparaitre. Il faut écouter pour essayer de cibler l'endroit précis où ça a flashé déjà et après trouvé une solution, souvent pas immédiatement mais ce n' est pas grave. L'essentiel est de savoir à quel instant il faut faire attention à l'avenir, c'est la seule info importante. Il y a aussi ceux qui, pensant aider, préfèrent présenter ce qu'ils viennent de voir autrement. Ces derniers veulent parfois plus montrer la version qu'ils préfèrent présenter que corriger / apporter une solution au problème constaté mais ce n' est pas grave car cela fournit des pistes de développement de la routine pour tous.
  7. Lorsque je vais à une conférence ou à un congrès, je paie pour assister à la conférence ou au congrès, ce ne sont en rien des frais de TVA, de port ou de douane. Si lors de cette conférence ou de ce congrès, j'achète une routine, tout est inclus dans le prix affiché ou annoncé. Ce n'est pas comme payer une entrée pour une braderie par exemple où là, l'entrée devient des frais supplémentaires par rapport aux achats que nous ferons. Dans le cas d'un congrès ou d'une conférence, on ne paie pas juste pour pouvoir accéder à des ventes. J'ai du mal à comprendre la marge sur certains produits par rapport à d'autres mais parfois il y a des services supplémentaires comme la traduction, l'adaptation ou des idées supplémentaires qui justifient au moins partiellement ces marges. Il est aussi évident qu'un marchand qui a encore une boutique "en dur" (pas uniquement en ligne) et a quelques employés a plus de charges. Le côté "humain" a sa petite importance. Il y a des marchands dont on se souvient plus que d'autres de part la sympathie qu'il dégage, sans gros calcul commercial. Il y en a qui aiment vraiment ce qu'ils font. J'attache par exemple une importance aux marchands qui sont capables de présenter ou au moins de décrire correctement les routines qu'ils vendent. Parce qu'un marchand qui ne sait même pas ce qu'il vend (et il y en a), je trouve ça dommage (c'est uniquement commercial). Bref, il est appréciable d'avoir un marchand lui même passionné et qui aime ce qu'il vend.
  8. Je suis d'accord sur les deux dernière raisons données mais pour la première, la plupart du temps c'est faux. Même avec le port, la TVA, les droits de douane, etc...ça revient moins cher dans la plupart des cas. Dans le cas du Virtuoso Wallet acheté sur le site du créateur, cela ne revient pas à 158€ mais à 111€ tout compris (le prix affiché comprend la TVA, il y a 11€ de port et aucun droit de douane sur ce produit). Pour les articles de chez Penguin Magic (je pense que c'est la boutique étrangère où les magiciens français achètent le plus), la plupart des articles (sauf articles trop lourd comme ceux pour la scène) sont sans frais de port pour la France et la TVA est incluse mais il y a un risque de se voir ajouter quelques euros (de douane ?), pas systématiquement cependant, à payer à la réception du colis (ce qui m'est arrivé par exemple pour une de mes commandes passée chez Penguin). Toujours en conservant l'exemple du Virtuoso Wallet, il est à 103,55€ chez Penguin Magic (port et TVA incluses) mais il faudra peut être ajouter quelques euros à réception du colis (de douane?) et potentiellement une facturette (moins de 1€ de votre banque pour le change dollar-euro) mais ça ne dépassera pas au final plus de 120€ soit minimum 20€ de moins (ce n'est pas rien) que le même article en France. Après, je suis entièrement d'accord sur les deux arguments suivants : le SAV (plus pratique et rapide) et le soutien des entreprises françaises. J'ajouterai que pour le commandes de moins de 100€ chez Penguin (sans articles très lourds), les frais de port sont de 5 à 10 dollars max, soit autant voire moins que les frais de port en France (ce qui est un peu le comble). Pour les articles lourds, c'est là que à mon sens, l'argument économique est le plus valable pour acheter en France. De plus, pour ces articles souvent coûteux, il est préférable d'avoir un SAV fiable et rapide en cas de problème. Le mieux, pour moi, est d'acheter à la fin d'une conférence ou lors d'un congrès : on voit de nos yeux l'article, on sait quel prix final il nous coûte et on que l'argent ira bien dans la poche du créateur ou dans la caisse de la boutique choisie (pas de port, pas de douanes ou de TVA à considérer en plus, tout est déjà inclus dans le prix que l'on paie, pas de point d'interrogation sur le prix final).
  9. Je ne trouve rien d'extraordinaire à cet effet en restant dans le format (dans le temps) qui semble être proposé, à savoir celui d'une routine (quelques minutes). La prédiction est précise à la minute...c'est large quand même ! Pour être impactant sur ce format, il faudrait une précision à la seconde. Si par contre cet effet est présenté sur une durée plus importante : le spectateur a le sac dès le début d'un spectacle (d'une heure ou un peu plus) et dit "C'est le moment !" à n'importe quel instant de ce dernier, là, la précision à la minute suffit pour avoir un impact intéressant.
  10. Pour ma part, je ne fait aucune différence entre "tour" et "routine" si ce n'est, à la limite, en nombre d'effets : en gros j'appellerai un tour quelque chose qui ne comporte qu'un seul effet répété ou non mais si il est répété, de manière identique. Par exemple : j'emploierai plus facilement le mot "tour" pour l'apparition d'une pièce avec un morceau de papier flash mais plutôt le mot "routine" pour désigner un petit enchaînement où je fais apparaître une pièce, la dédouble, fais voyager l'une des deux d'une main à l'autre puis transforme l'autre en pièce géante. Autre exemple : j'emploierai plus facilement le mot tour si je fais remonter la carte signée du spectateur une seule fois ou plusieurs fois de manière identique mais plutôt le mot "routine" si je la fait remonter en la perdant et/ou en la faisant remonter de manières différentes (même si c'est toujours le même effet). Bref, si je fait une différence, elle est mince. En revanche un tour / routine se distingue souvent plus clairement d'un numéro et d'un spectacle. Le numéro est un enchaînement de tours/routines différents avec ou sans fil conducteur (souvent avec pour donner une cohérence au numéro) et allant de 3 à 15min dans la durée à peu près. Il existe des routine qui constituent en termes de durée, d'impact et de construction (une accroche, un déroulé et une chute) des numéros à eux seuls comme le "Silent Act" de Jon Allen ou la routine de bols inépuisables de Jeff McBride Le spectacle suit le même concept mais sur une durée plus importante (plus de 15min). Côté technique / pratique, le spectacle implique souvent de fournir un équipement (mobilier de scène, sonorisation, lumières, y compris pour les spectacles de close-up, à distinguer du close-up de table en table). Pour résumé, la différence principale entre tout ça (tour, routine, numéro, spectacle) est surtout au niveau de la durée. On pourra toujours trouver des choses à la frontière de deux de ces termes. Il y a eu une analogie avec les films mais je pourrai aussi en faire une avec le théâtre : - un tour : une réplique courte - une routine : une réplique plus longue - un numéro : une saynète ou une scène - un spectacle : une pièce de théâtre A noter qu'en fonction de l'intention avec laquelle on joue une réplique (qui se traduira par un choix d'intonation, de posture, d'expression faciale, de langage corporel) peut donner des sens différents à une même réplique. La réplique longue permet des modulations, des changements d'intention que la réplique courte ne permet pas. La scène est un échange entre personnages (dialogue par exemple) ou avec le public (monologue) directement (le personnage s'adresse au public) ou non (le personnage pense à voix haute). La saynète n'est pas un extrait de pièce, c'est une pièce très courte. Cela correspondrait à un numéro structuré (avec un fil conducteur). La scène correspondrait à un extrait de spectacle ou à un numéro sans réel fil conducteur, sans vue d'ensemble.
  11. Ta présentation de cette routine m'a clairement fait penser à cette routine de Penn & Teller : Sinon, pour la routine en elle-même, je ne suis pas certain qu'elle soit de David PARR. Eugène BURGER présentait une routine très semblable (même effet, même trame pour l'histoire) mais la version que tu présentes est verticalisée du début à la fin (plus besoin de table) et c'est peut-être là l'apport de David PARR. D'autre "part", il s'agit presque d'une routine de carte folle à la différence qu'une des cartes identiques du début ne se transforme pas en même temps que les autres mais après (pour servir l'histoire). Ce qui est amusant dans ta présentation, c'est que tu préviens au début que ce n'est "pas pour les enfants" et tout de suite on se dit "Pourquoi ?". J'ai pensé que c'était parce qu'il y allait y avoir quelques allusions ou jeux de mots coquins et du coup je me suis fait surprendre, d'autant plus que le son était assez fort sur mon PC. Faisant un peu de théâtre depuis 8 ans, je trouve que tu as de bonnes expressions faciales, un bon jeu. Je trouve la routine dans l'esprit de "pointless" mieux que celle de Greg WILSON, justement à cause ce personnage muet victime de ce qui se passe, un peu comme Mario LOPEZ et sa cigarette. Bref, je perçois au travers de ta magie, des inspirations très variées, de très belles combinaisons qui reflètent une bonne culture magique et un travail très sympa sur l'attitude, les expressions faciales, le ton employé. Bon, en gros, j'ai aimé.
  12. Merci Patricia même si je ne pense pas avoir fait une contribution si extraordinaire que cela. Disons que mes réponses ne sont pas originales mais que je raisonne d'un point vue "lisibilité pour le public" et souvent, j'estime qu'en mentalisme on a tendance a faire trop de fioritures dans les textes lors de consignes, de constatations ou de récapitulations. Il est bon d'avoir de temps en temps des choses originales et développées pour introduire une ambiance, un contexte (raconter une histoire, avoir un fil conducteur) mais lorsqu'il s'agit de consignes, il faut d'après moi être le plus direct et clair possible. C'est un peu comme les tours de cartes automatiques, leur succès repose en grande partie sur la clarté de vos consignes pour obtenir ce que vous attendez du spectateur (dans sa façon de couper, distribuer ou de mélanger les cartes à un moment par exemple). Pour les constatations, il faut selon moi les limiter au maximum aussi et faire en sorte que cela vienne du spectateur ou que ce soit si évident que le dire n'est pas nécessaire. Exemples : - donner un jeu (même spécial) à mélanger permet de montrer à tous que le jeu est ordinaire et sans préparation (2 en 1). Il n'y a pas besoin de lui dire de l'examiner, encore moins de dire que le jeu est normal et sans préparation car vous obtiendrez évidement l'effet inverse (vous introduirez la possibilité qu'il soit truqué et/ou préparé dans l'esprit des spectateurs). Puisqu'on a pris le risque de mettre le jeu dans les mains du spectateurs, c'est qu'il n'y a rien à voir (c'est ce que penseront les spectateurs). Par contre il peut y avoir une consigne ou un geste qui "impose" sans en avoir l'air une façon de couper ou de mélanger si cela est nécessaire. Ce conseil n'est pas nouveau et à déjà été donné maintes fois, ne serait-ce que sur ce forum, mais le redire peut éviter à certains de faire encore cette "erreur" assez classique, pas forcément de débutant mais simplement parce qu'on y pense pas toujours. - comme le disait Salvano, le meilleur moyen de prouver qu'un récipient est vide lorsqu'on ne peut pas en montrer clairement l'intérieur est de le vider devant les spectateurs sans chercher à montrer que c'est vide. Par exemple : vous avez un seau à champagne préparé pour une routine de seau aux pièces, vous mettez un peu d'eau, des faux glaçons, un foulard ou des confettis dans le fond et avant de l'utiliser, vous le retourner pour en faire tomber son contenu. Autre exemple : vous avez le verre "Infinity Wine". Commencez avec le verre retourné sur votre table. Ainsi, il est évident qu'il ne peut à priori rien y avoir dedans (c'est transparent et à l'envers). Pareil pour les bols de riz. Autre exemple : la boîte tiroir en carton type boîte à chaussure appelée "Magic Box" récemment vendue par Georges Iglesias (mais ce que je vais dire est valable pour toutes les boîtes tiroir). Au début de la routine, je trouve mieux de l'avoir ouverte avec quelque chose dedans (des chaussures par exemple) et au début de votre routine vous la vider puis la refermer. L'apparition à la fin sera moins évidente que si vous commencez avec votre boîte, que vous l'ouvrez pour la montrer vide puis que vous la refermer et la rouvrer pour la montrer pleine. Cela fait très "boîte spéciale". Alors que si vous la vider, que vous faites disparaître quelque chose et que cette chose réapparaît dedans, c'est déjà un peu plus subtil (même si ça reste du très classique). Je cite la boîte de Georges Iglesias car à mon sens, sa version est plus "innocente" bien que cher et fragile (ce n'est que du carton, le papier décoratif noir s'en va facilement au niveau des coins et il faut faire très attention lorsque vous l'assemblez sinon ça ne coulisse pas bien). Enfin, pour les récapitulations, je vais me répéter (inutilement sans doute) : avant de se demander comment récapituler de manière claire et/ou originale, je pense qu'il faut voir si cette récapitulation ne peut pas être évitée. Si il y a ce besoin, c'est qu'on a peur que ce qui précède ne soit pas clair dans l'esprit des spectateurs ou qu'il y avait trop de choses à retenir pour eux (trop d'étapes). Je pense comme Losander, Salvano, Finn Jon, Luc APERS, Eberard RIESE et d'autres qui ont dit à peu près la même chose : le plus dur dans un numéro que l'on pense être abouti, c'est de couper. Souvent, pour améliorer un spectacle, un numéro ou simplement une routine, il ne faut pas ajouter ou modifier (ce que l'on fait le plus souvent) mais enlever tout ce qui n'est pas vraiment utile (et ce n'est pas évident car parfois il faut retirer des choses qu'on a mis beaucoup de temps à trouver, auxquelles on tient tout en sachant que ça n'apporte pas grand chose pour le public). Ce conseil est souvent donné de manière générale mais ici, je veux parler de l'appliquer au choix de nos textes, de ce que l'on va dire. Et cette coupe doit selon moi se faire surtout sur les consignes, les constatations et les récapitulations. Pour le reste (contexte, ambiance, fil rouge, histoire que l'on souhaite illustrer par de la magie,...), on peut s'autoriser plus de liberté, d'originalité mais là aussi, si votre intention est que vos spectateurs se souviennent surtout de la magie, il ne faut pas que l'histoire prenne le dessus. Dernier outil pour inciter les spectateurs à donner une information à notre place : poser une question qui semble innocente. Je vais prendre en exemple Joaquim MATAS qui tourne en ce moment avec une conférence où plusieurs des routines présentées font appel à cela. Par exemple, plutôt que de montrer une série de jokers identiques (cartes parfois étranges pour les spectateurs) et/ou de dire qu'il s'agit de jokers, il demande à un spectateur : "De quoi s'agit-il pour vous ?". Cela rejoint ce que j'ai écrit plus haut sur l'information qui vient du spectateur plutôt que de nous mais ici, ce n'est pas seulement pour clarifier la situation mais aussi pour mieux camoufler le comptage Hamman au pelage réalisé car la question et l'attente de la réponse peut justifier une rupture de rythme dans le comptage (dans n'importe quel comptage d'ailleurs). Cela empêche aussi les spectateurs de compter des cartes également. Bref, on est sur du texte utile, au service de la routine, simple et direct.
  13. Pour moi c'est un mur de pierres et non un mur de briques. Mais sans jeter la pierre, l'illusion ne casse pas des briques. Si vous voyez l'objet fétiche de Dai Vernon et de Christien Fechner, c'est en fait que vous n'y voyez que du feu ou presque.
  14. L'exercice est amusant donc je vais m'y coller aussi : 1) "nous ne nous somme jamais rencontré auparavant, n'est-ce pas?" Quel magicien avez-vous déjà rencontré ? Si la personne ne nous cite pas : "Et moi ?" ; La personne va répondre "si, là" où quelque chose du genre et j'ajouterai "Mais jamais auparavant ? En êtes vous bien sûr ?" (Avec un ton pour introduire le doute) Si la personne nous cite : "Ah oui ! Mais...Où ça ? Quand ?" Là soit la personne nous a déjà vu en spectacle et dit à tel endroit tel jour, soit elle répond "Non, mais là, aujourd'hui" ou quelque chose du genre. Peut importe les réponses, ce qui compte est que ça vienne de la personne. 2) "c'est votre choix, vous voulez en changer?" Pour moi cette phrase est banale et simple et je la laisserais comme ça. En tout cas j'éviterais de la changer pour une phrase plus complexe. Au contraire, je me limiterais même à "Voulez-vous changer ?" 3) "on ne voit pas à travers l'enveloppe, n'est-ce pas?" Le mieux est pour moi le constat énoncé par le spectateur : Première étape : "Mettez votre main dans ma poche et sortez-en son contenu." J'aime demander à un moment à un spectateur de mette sa main dans ma poche car pour les spectateurs comme pour la personne qui va le faire, il y a un moment de mystère (qu'est-ce qu'il ou elle va en sortir ?), de curiosité. D'autre part la situation peut permettre la sortie d'un gag (objet incongru suivi de "Ah pardon ! L'autre poche !") ou d'une line. On est tenté de crier au moment où le spectateur insère sa main dans la poche mais là pour le coup on est dans le gag vu et revu (même si ça marche encore). Deuxième étape* (l'objet sorti est donc une enveloppe ici) : "Qu'est-ce qu'il y a à l'intérieur ?" La personne répond "Rien". Je répond "Rien c'est rien mais c'est déjà quelque chose comme disait Aristote !" *Si l'enveloppe contient une prédiction, sauter cette étape. Troisième étape : "Plaquez l'enveloppe sur vos yeux. Que voyez-vous ?" Là aussi, le but est que ce que qu'on veut affirmer vienne du spectateur. Le point technique sur lequel il faut être habile est de faire en sorte que le spectateur parle fort et/ou être assez prêt de lui pour qu'il bénéficie du micro qui est sur vous sans que vous soyez contre lui non plus. 4) "mettez-le dans votre poche, je ne veux pas y toucher!" Juste "Mettez-le dans une poche" ou "Mettez-le là ou personne n'ira". C'est simple. Le "Je ne veux pas y toucher" est évident. 5) "Imaginez-vous votre dessin sur un grand écran blanc!" Là on peut trouver plus original : Par exemple : "Rêvons un peu. Vous êtes sur une plage paradisiaque, vous venez de vous baigner et vous profitez maintenant du Soleil en dessinant sur le sable. Imaginez votre dessin sur le sable, le Soleil qui se couche lentement sur cette image qui n'existera plus lendemain, emporter par le vent ou les vagues". 6) "Récapitulons!" Récapitulez directement. Mais en général, cela signifie que la procédure était longue donc la question à se poser serait plutôt "Que pourrais-je couper pour que la récapitulation ne soit pas nécessaire ?". On se sent souvent le besoin de récapituler pour enfoncer le clou sur certains choix, certaines impossibilités mais souvent, ça alourdit juste la routine.
  15. Il en a fait 2 : https://omacshop.fr/products/table-de-volant-de-voiture-en-bois-avec-plateau-de-travail-pratique-en-hetre https://www.etsy.com/fr/listing/1641936468/table-basse-avec-volant?dd_referrer=https%3A%2F%2Fwww.google.com%2F Avant de préférer faire le tour du monde en faisant tourner des assiettes et en résolvant des Rubik's cubes tout en jonglant avec.
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