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Pourquoi les chats aiment-ils tant les boîtes ?

C'est à lire ici : http://www.slate.fr/story/97575/pourquoi-chats-boites#xtor=RSS-2

Je pense que l’explication de l’article concernant la chaleur est tout à fait plausible.

D’ailleurs, pourquoi ne sait-on pas si le chat de Schrödinger est mort ou vivant ?

Tout simplement parce que si on ouvre la boite pour voir, cela fait un courant d’air, qui met le chat de mauvaise humeur, et la démonstration de Schrödinger se résume donc ainsi :

Quand le chat et dans la boite, si on tâte avec la main pour voir s’il est vivant, le chat te mord.

Gilbus

Quand le magicien montre la lune avec son doigt, le public regarde le doigt...

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[...] Dieu peut également se signaler comme une absence... même pour un être croyant ! Et si Dieu était tout à la fois présence et absence, à la façon du Chat de Schrödinger ;) qui est à la fois mort ET vivant ?

La théosis, ou divinisation, l'inhabitation trinitaire, le primat de la grâce, la structure paradoxale du dogme chrétien qui est une suite d'apories maintenues (Christ Dieu et homme, mort et vivant, Dieu un et trois; l'homme saint et pécheur, le salut déjà là et pas encore là, etc.) - tout cela appartient à la tradition chrétienne, portée par les plus grands maîtres. C'est même l'une de ses caractéristiques ; le "Problème "Eckhart" ne serait donc plus qu'un problème de compréhension, une fois posé que Me Eckhart refuse le principe scotiste (de Jean Duns Scot) d'univocité de l'Être : ce principe pose comme préalable l'incapacité de transporter en Dieu par analogies des principes ontologiques formulés au sujet de ce qui n'est pas Dieu.

Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Ma%C3%AEtre_Eckhart

Finalement, Dieu souffre à nos yeux d'un problème d'inconnaissance ET de suressentialité (ce dernier concept est d'Eckart – non de Descartes hein !).

;) :

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Et dans quel état ! ;)

Dans quel état j'erre ? Celle d'une bibliothèque akashique peut-être... mdr

Bon, il est temps de parler de Karl Pribram. :D

Karl H. Pribram (né le 25 février 1919, à Vienne, Autriche et décédé le 19 janvier 2015) est chercheur en psychologie et sciences cognitives à l’université de Georgetown, Washington (États-Unis). Professeur à l’université Stanford, et pionnier de la recherche sur le cortex cérébral, il est connu pour avoir développé le modèle holonomique du cerveau et de la fonction cognitive et pour sa contribution à la recherche neurologique actuelle sur les engrammes. Il s'est également intéressé à la base neurophysiologique des expériences « spirituelles ».

En 1969 à l'université Stanford, le Dr Karl H. Pribram, physiologiste du cerveau renommé, suggéra que l'hologramme offrait un puissant modèle des processus cérébraux.

Cette intuition résulta d'une analogie consistant à relier deux découvertes contemporaines interdisciplinaires :

d'une part la découverte, en physiologie, en 1963, par le prix Nobel de Médecine Sir John C. Eccles des microchamps d'Eccles, milliers d'ondes électriques se propageant à courte distance localement autour de chacun des milliers de synapses de chacun des neurones constituant le cerveau ;

d'autre part, la découverte, en optique, en 1948, de l'holographie par le prix Nobel de physique Dennis Gabor.

L'analogie consista alors à proposer la thèse selon laquelle ces milliards d'ondes du cerveau pourraient former des interférences puis des sortes d'hologrammes cérébraux pouvant, peut-être, servir de support biophysique aux processus de la pensée et de la mémoire. Rappelons que l'hologramme est un processus mathématique dont la portée n'est pas restreinte au seul domaine de l'optique.

En 1971, le Dr David Bohm conforta la théorie de Pribram et soumit la proposition d'une organisation holographique de l'univers. Pribram stipula que notre cerveau se comporte comme un hologramme et que la vraie réalité se trouve dans l'énergie que détectent nos sens et pas dans les objets que nous appelons réels. Pour lui, nos sens s'entendent pour créer l'illusion du monde qui nous entoure.

Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Karl_H._Pribram

Je reviendrai sur Eccles, Pribram, Talbot, Bohm et quelques autres pour ce qui est des qualités holographiques de l'univers (Shiva et moi-même avons déjà effleuré le sujet dans VM).

Petit rappel d'une note éditée plus haut :

Brian Greene, La Magie Du Cosmos - 2/4

Tout ce que nous prenons pour la réalité pourrait n’être qu’une sorte d’hologramme : tout ce que nous voyons pourrait n’être qu’une projection d'informations stockées sur une surface bidimensionnelle lointaine.

Petit rappel d'une autre note que j'avais éditée dans le sujet-frère de celui-ci dans VM ;) , Les Signes de l'existence de la réalité :

Trois analogies sont utilisées par Bohm pour illustrer l'ordre implicite : l'hologramme, la goutte insoluble d'encre diluée dans la glycérine, le poisson d'aquarium filmé sous deux angles différents.

L'hypothèse rejette le dualisme, la séparation entre la conscience et la matière : l'ordre implicite expliquerait la relation entre matière et conscience. Dans ce modèle, l'esprit et la matière sont perçus comme des projections dans notre ordre explicite de la réalité sous-jacente, l'ordre implicite.

L'Univers est un hologramme de Michael Talbot :

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Quatrième de couverture :

Comment peut-on expliquer scientifiquement la télépathie, le voyage astral ou le dialogue avec l'au-delà ? Pourquoi les médecines holistiques sont-elles efficaces ? Quels sont les effets du lancement d'un engin spatial ou de la destruction de la forêt amazonienne sur l'équilibre du cosmos ? Après dix ans d'enquêtes auprès des scientifiques les plus avertis de notre époque, Michael Talbot nous explique, dans ce livre essentiel, leur nouveau regard sur la réalité : l'univers est un hologramme, c'est-à-dire que chaque point de l'univers contient l'univers tout entier. En montrant les conséquences de tous nos faits et gestes, cet ouvrage nous invite à une prise de conscience fondamentale.

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Bonjour,

Il se trouve que l'avant dernière routine du nouveau spectacle de Dominique DUVIVIER, "Ce soir j'ouvre la boîte", prend justement comme thème l’imaginaire expérience du chat de Schrödinger.

On sait gré à D.DUVIVIER d'offrir à chaque spectateur une petite brochure en fin de spectacle qui non seulement fournit quelques petits approfondissements sur les thèmes abordés au fil des tours du spectacle-tout du moins cette brochure pourra-t-elle inciter le spectateur curieux à aller encore plus loin- ; brochure qui mentionne, qui plus est, les sources mêmes de différentes routines du spectacle- ce que peu ont l'élégance de faire : on ne peut que saluer donc l’initiative.

La routine proprement dite est bâtie autour de la "Clarity Box" de David REGAL. Cet effet -comme au moins deux autres récemment parus- se présente comme une amélioration de la classique boîte en bois de John KENNEDY - on peut aussi penser par exemple à la version de T.WONDER ou encore à celle assez audacieuse de G.OUELLET. L'amélioration tient donc ici en la transparence de ladite boîte.

Trop souvent les "améliorations" en matière de magie n'ont de valeur que du point de vue des magiciens : la nouvellle mouture d'un effet donné invalidant simplement le recours aux méthodes précédemment connues des seuls magiciens, et, partant, ne vise trop souvent qu'à dérouter ceux-ci- quant à évaluer les qualités propres de la nouvelle méthode, et ses contreparties, c'est une autre question.

Or dans le cas présent, du point de vue d'un public profane, la transparence ne peut qu'être en effet perçue que comme une amélioration.

Et par ailleurs, du point de vue du magicien, le "coût" s'il on peut dire (tous les miracles ont un prix) de cette nouvelle technique est strictement équivalent à celui des précédentes méthodes. Donc amélioration il y a.

En revanche l'effet même change du coup de nature.

Généralement , avec la boîte classique de John KENNEDY, le déroulé de l'effet était à peu de choses près : la boîte est posée à la vue de tous sur la table. Choix d'une carte signée par le spectateur, perte de celle-ci dans le paquet où elle se volatilise pour être finalement retrouvée dans la boîte. L'effet relève donc du "voyage impossible".

Avec la "Clarity box" et ses consœurs le fait que la carte pliée soit vue d'emblée -ce qui, le cas échéant, d'ailleurs était déjà possible avec la version de KENNEDY- et reste en vue tout le long du tour, l'effet relève donc davantage d'une sorte d'ubiquité impossible lorsqu'il s’avèrera que la carte vue dès le départ est incompréhensiblement celle ultérieurement sélectionnée par le spectateur.

D.DUVIVIER a, lui, contourné cette nouvelle définition de l'effet en choisissant de présenter l'effet comme celui d'une transposition impossible : une carte portant le mot "chat" présente initialement dans la boîte permutant magiquement de place avec celle signée par le spectateur.

Un parti pris qui pourrait d'ailleurs se discuter eu égard au thème choisi (une miraculeuse concomitance de deux états contraires -carte ici et en même temps là- ne résonnerait-elle pas mieux avec l'expérience chat de Schrödinger ?).

Je précise qu'en dépit de quelques réserves sur cette routine pour des questions de mise en scène, le reste du spectacle est très réussi et a emporté un franc enthousiasme auprès du public présent.

Cordialement,

Dominique

 

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Bon, il est temps de parler de Karl Pribram. :D

De "chercheur en psychologie et sciences cognitives" Karl Pribram devient illico "neurophysiologiste" dans le site en lien ci-dessous ! ;)

Source : http://www.chaouqi.net/index.php?2005/04/17/13-karl-pribram-et-le-cerveau-holographique

Extraits :

Karl Pribram et David Bohm ont mené respectivement des recherches sur des axes différents et ont abouti à la même conclusion : l'univers n'est qu'une gigantesque illusion, c'est un hologramme.

C'est un peu rapide comme synthèse... Suggérer que l'Univers (ou le cerveau) puisse avoir des qualités holographiques me semble plus nuancé et "raisonnable".

l'Américain Stanislav Grof , directeur du Centre de recherches psychiatriques du Maryland, déclara que le modèle holographique était le seul à pouvoir expliquer les expériences archétypales, à savoir les rencontres avec l'inconscient collectif et les états modifiés de conscience.

"L'Américain Stanislav Grof "est quand même à l'origine un psychiatre tchèque.

En 1987, le physicien canadien David Peat de la Queen's University soutint que la synchronicité - des coïncidences insolites et si riches de sens qu'elles ne peuvent résulter du seul hasard - trouve son explication dans le modèle holographique. Elle trahirait des processus de pensée infiniment plus connectés que nous ne le soupçonnons.

Là où le modèle holographique est vertigineux, c'est quand il donne sens à un vaste éventail de phénomènes si difficiles à cerner qu'ils restaient jusqu'à présent exclus du champ de la science. C'est le cas de phénomènes comme la télépathie, la précognition, le sentiment de ne faire qu'un avec l'univers décrit par les mystiques et même la psychokinésie (la faculté de déplacer des objets par la concentration).

Certains n'hésitent jamais à user et abuser de tournures définitivement affirmatives. :crazy:

***

À propos de David Peat :

F. David Peat, né le 18 avril 1938 à Waterloo en Angleterre, était un physicien d'orientation holiste.

Ses recherches ont porté sur la physique de la matière condensée et les fondements de la physique quantique. Il a obtenu son doctorat de physique à l'Université de Liverpool. Il fut longtemps un associé du philosophe et physicien David Bohm. Lorsqu'il vécut au Canada, il organisa des cercles de discussion regroupant des scientifiques occidentaux et des sages Amérindiens. En Angleterre, il organisa une conférence regroupant cette fois des artistes et des scientifiques. Il a écrit ou coécrit un grand nombre de livres, dont "Synchronicity: The Bridge between Matter and Mind", "Seven Life lessons of Chaos", "Turbulent Mirror" et "Gentle Action". Son plus récent ouvrage est "A Flickering Reality: Cinema and the Nature of Reality".

Il a écrit sur la science, l'art et la spiritualité. Il est également directeur du Pari Center for New Learning, situé dans le village de Pari près de Sienne, en Toscane. Il est professeur adjoint au California Institute of Integral Studies, Fellow de la World Academy of Art and Science et Distinguished Fellow de l'Université d'Afrique du Sud.

Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/David_Peat

Kristo ;) :

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Naguère inspirée par une vision globale qui unissait l'homme à l'Univers, la science s'est peu à peu transformée au XXe siècle. Privilégiant une approche étroite, abstraite et fragmentée de la nature et de la réalité, elle ne peut plus aujourd'hui résoudre des problèmes concrets qui dépendent d'un contexte infiniment plus vaste.

David Bohm et F. David Peat, qui travaillent dans la ligne d'Einstein et d'Oppenheimer, proposent un nouvel élan à la science, une nouvelle définition de la création et de la communication.

En retraçant l'histoire de la physique d'Aristote à Einstein, du théorème de Pythagore à la mécanique quantique, ils analysent la naissance des théories scientifiques et les moyens pour la science de devenir créative, de générer une compréhension plus profonde de la société et de la condition humaine. Ils montrent en particulier comment, à partir de la notion d'ordre génératif - implicite, explicite - des domaines apparemment aussi différents que la religion, la physique, la biologie, la pensée, l'art procèdent et sont l'expression d'une même réalité.

David Bohm (1917-1992) était sans conteste l'un des physiciens contemporains les plus importants. Sa théorie du « holomouvement » représente une révision radicale de l'image du monde découlant de la science traditionnelle. Il est l'auteur d'une trentaine d'ouvrages.

F. David Peat est un physicien anglais de renommée mondiale, auteur d'une vingtaine d'ouvrages.

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Extrait de l'introduction :

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Cet ouvrage résulte d'une série de conversations que nous avons eues au fil de ces quinze dernières années. Il semble donc approprié, dans cette introduction, de donner au lecteur une idée de la façon dont notre livre est né, et du genre de questions et de réflexions qui nous ont incités à l'écrire. Notre éducation, nos senti­ments et notre mentalité y ayant naturellement leur part, nous avons jugé préférable de la présenter sous forme de dialogue. D'ailleurs, l'échange qui suit aurait fort bien pu se dérouler pendant un de nos après-midi de promenade, à l'époque où nous préparions ce livre.

DAVID BOHM : Je crois que ce serait une bonne idée de commencer par le livre lui-même. Qu'est-ce qui t'a incité à me suggérer de faire un livre ensemble ?

DAVID PEAT : Ce genre de question me ramène immédiatement à mon enfance. Du plus loin qu'il m'en souvienne, j'ai toujours été passionné par l'univers. Je me revois encore, debout sous un réverbère, certain soir - je devais avoir huit ou neuf ans, - en train de scruter le ciel en me demandant si la lumière durait éternellement, et si l'univers finissait quelque part. Tu sais, ce genre de questions... Et peu après j'ai commencé à être fasciné par le fait que l'esprit humain soit capable de se poser toutes ces questions et d'embrasser à sa façon la vastitude de toute chose.

Les mêmes idées ont continué à m'obséder tout au long de ma scolarité, ainsi que l'impression vague que tout était intimement lié. C'était un peu comme si l'univers entier était une entité vivante. Mais bien entendu, dès que je me suis mis à étudier sérieusement la science à l'université, tout cela a changé. J'avais le sentiment que les questions les plus mystérieuses, surtout lorsqu'il s'agissait de théorie quantique, ne recevaient jamais de véritable réponse. C'était clair : pour la plupart, les scientifiques ne s'intéressaient guère à ce genre de problèmes, qu'ils ne jugeaient pas vraiment en rapport avec leur recherche quotidienne. Ils nous encourageaient plutôt à nous concentrer sur des résultats concrets susceptibles de faire l'objet d'articles, et à travailler sur des sujets « scientifiquement acceptables ». Je n'ai pas tardé à mettre les pieds dans le plat, parce que j'étais toujours plus attiré par les questions auxquelles je ne savais pas répondre que par les recherches plus routinières. Ce n'est évidemment pas ainsi qu'on accumule une somme impressionnante de publications scientifiques.

DAVID BOHM : Mais tu ne t'intéressais pas à la science exclusivement.

DAVID PEAT : Non, j'aimais la musique, le théâtre et les arts visuels. J'étais convaincu qu'ils étaient aussi un moyen très impor­tant de réagir à la nature, de comprendre notre place dans l'univers. J'ai toujours pensé qu'à un niveau plus profond, les grandes personnalités de la science et des arts suivent fondamentalement la même démarche, et réagissent à la même origine première. Cette relation essentielle entre la science et l'art a conservé pour moi toute son importance.

Cependant, excepté quelques très bons amis, j'ai eu du mal à trouver des gens qui partageaient mes enthousiasmes. J'avais commencé une sorte de dialogue indirect avec toi en lisant tes articles, où je percevais un intérêt similaire. Et pour finir, en 1971, j'ai pris un an de congé sabbatique pour venir au Birbeck Collège de Londres afin que nous puissions explorer tout cela ensemble.

DAVID BOHM : Oui, je me souviens que nous nous retrouvions une ou deux fois par semaine, et que nous discutions jusqu'à une heure tardive.

DAVID PEAT : Tu te souviens peut-être aussi que, si je t'ai tout d'abord posé des questions relatives à la science, très vite nous en sommes venus à parler de conscience, de société, de religion et de culture. Après mon retour au Canada, il était évident que nous devions continuer à nous rencontrer assez régulièrement pour poursuivre ce dialogue.

DAVID BOHM : Oui, mais il nous est aussi apparu, peu à peu, que la question clef était le dialogue lui-même, et qu'il était intimement lié à toutes les autres. Le problème essentiel était d'engager un dia­logue constructif.

DAVID PEAT : Je pense que c'est cela, en fin de compte, qui m'a donné l'idée d'un ouvrage commun. En un sens, la préparation de ce livre est devenue le prolongement de notre dialogue. Bien entendu, un grand nombre des idées que nous examinons étaient en fait les tiennes, au départ.

DAVID BOHM : Oui, mais par le biais du dialogue elles ont commencé à se développer dans de nouvelles directions, et à trouver aussi une formulation plus claire.

DAVID PEAT : La communication joue un très grand rôle dans le développement des idées nouvelles. En fait, ce projet a été passionnant.

DAVID BOHM : Cela vient sans doute du très vif intérêt que nous avions tous deux pour ces questions. C'est que, moi aussi, j'ai ressenti dans ma jeunesse cet étonnement émerveillé et craintif, ce désir intense de tout comprendre, non seulement en détail mais dans son intégralité.

J'ai appris plus tard qu'une grande part de ce qui m'intéressait fondamentalement, les autres l'assimilaient à de la philosophie, et que les scientifiques tendent à mépriser la philosophie, qu'ils ne prennent pas très au sérieux. Cela m'a posé un problème, car je n'avais jamais pu voir de séparation inhérente entre la science et la philosophie. D'ailleurs, en des temps plus reculés, on appelait la science la « philosophie naturelle », ce qui correspond parfaitement avec ma manière de voir. A l'université, quelques-uns de mes amis avaient le même point de vue sur ce sujet, et nous avons eu de fréquentes conversations dans un esprit de camaraderie et de recherche commune. Cependant, quand je préparais mon doctorat au California Institute of Technology où je suis entré en 1939, j'y ai découvert un épouvantable esprit d'émulation qui empêchait les discussions aussi libres. On nous mettait sous pression, pour que nous nous concentrions sur l'apprentissage des techniques formelles qui nous permettraient d'obtenir des résultats. Il semblait y avoir peu de place pour le désir de comprendre au sens large que j'avais à l'esprit, et il n'y régnait pas non plus l'échange d'idées et la camaraderie si essentiels à une telle compréhension.

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    • Bonjour Luc    Alors je te répond OUI ...... ET ...... NON 😃 et je ne suis pas normand mais presque  - Pour l'abandon du regime intermittent  OUI   - Pour la partie ENTREPRENEUR :   OUI Possible si bien sur tu as un RC +TVA+ RECEPISCE Entrepreneur (ex licence) ce qui te permet de faire de la recherche de travail auprès d'organisateur ce qui te permet de facturer ton temps, tes dépense et frais  sous le régime ME-AE pour cette activité pré-artistique Par contre la partie "réalisation"  du contrat en tant qu'artiste  reste taxable aux charges traditionnelles via ta casquette d'entrepreneur (Tu deviens ton propre patron) Honnetement , je ne vois pas l'interet de compliquer à ce point pour faire des économies de bout de chandelles .  Par ailleurs si vous travaillez à plusieurs sur un numero cela devient une "usine à gaz" ingérable  !!! Le responsable juridique est très clair et sans ambiguité ( c'est ce que je lui avais demandé par rapport au premier courrier de 2023 qui laissait des zones d'ombres ) :toute prestation artistique est obligatoirement salariée. Un autre point important : il faut faire un choix DEFINTIF  Tu ne peux pas être une fois "entrepreneur-Artiste "  et parfois "artiste" engagé  avec le GUSO    Suite  à la publication de cette mise au point précise de l'URSSAF , j'ai eu quelques appels  me mentionnant des cas précis : retraités travaillant en ME-AE bien sur sans licence/RC/TVA , idem pour des artistes dont ça n'est pas le métier principal  mais occasionnel souvent le WE  et portant préjudice à ceux dont c'est le metier principal . Après lecture  de la notification  URSSAF  ils sont bien tentés de se defendre pour faire valoir  la loi égalitaire pour tous .     
    • Ma petite conclusion de ce débat intéressant : Dominique Webb : Artiste ou Escroc ? Les deux mon capitaine ! Méritait-il un hommage dans la revue FFAP ? C'est un personnage emblématique de la magie en France donc il avait sa place dans la revue. Avec quelques retenues toutefois sur l'autre facette du personnage, le côté très commercial étant allé jusqu'à l'arnaque. De toute évidence, il a franchi la "limite de l'honnêteté" a quelques reprises. Il ne faut cependant ni minorer, ni amplifier ses actes. Il y a des faits : il a fait des choses pas bien et il en a fait d'autres de très bien sur le plan de l'image de la magie en France et de la découvertes d'autres artistes. Le mensonge est-il indispensable pour obtenir l'effet Placebo ? Il semblerait, chose étonnante, que non d'après cet article. Par extension au sujet qui nous intéresse, je ne suis pas sûr en revanche que ne pas user de la crédulité de certaines personnes pour les aider (sincèrement ou non) à aller mieux physiquement ou psychologiquement ne nuise pas aux "affaires" de certains. A mon humble avis, comme l'a dis Bourvil "ça marcherait beaucoup moins bien forcément !". Mais pourquoi ne pas essayer, comme dans cette étude sur l'effet Placebo avec ou sans mensonge, essayer de vendre honnêtement des médaillons porte-bonheur en disant que ce dernier n'a aucun pouvoir particulier mais que si "on fait comme si" , il peut avoir un effet psychologique se traduisant ensuite potentiellement par un effet physique (autrement dit un effet Placebo). Autre chose par rapport à un point sur les tours de magie abordé dans cette étude sur l'effet Placebo : je ne pense pas qu'un spectateur puisse apprécier autant et de la même manière un tour de magie ou un numéro si il en connaît les secrets. Il l'appréciera mais pas pour les mêmes raisons tout comme nous, nous apprécions les numéros de confrères alors que nous en connaissons globalement les rouages. Si je prend un des exemples les plus représentatifs, la lévitation, il est évident qu'un numéro comme la rose volante de Kevin James a bien plus d'impact sur les spectateurs qui n'en connaissent pas le secret que sur ceux qui, comme nous, en apprécient la technique et la mise en scène poétique. La différence d'impact est sans doute moindre pour certains effets ou numéros que pour d'autres car il y a ceux pour lesquels il y a d'entrée une impossibilité dès le départ comme la lévitation et ceux pour lesquels il n'y qu'une faible probabilité comme retrouver une carte choisie dans un jeu de cartes. L'envie de "connaître le truc" fait aussi partie de ce qui anime nos spectateurs et ce n'est pas une mauvaise chose. C'est normal. Ceux qui disent qu'ils ne cherchent pas le truc mentent. Ils le cherchent évidement sur le moment et même encore un peu après mais ils ne veulent pas absolument savoir. Ils sont contents de ce qu'ils ont vu, vécu et veulent en rester là. Ils ne poseront pas la question "Comment ça marche ?". Ils se la sont posé intérieurement (c'est inévitable, l'esprit humain est ainsi) mais ce n'est pas ce qui les intéresse le plus. Lorsque nous, magiciens, voyons en vrai ou en vidéo, un tour que nous ne comprenons pas, nous avons envie de le revoir pour comprendre. Nous retrouvons notre esprit d'enfant qui cherche à comprendre. Et c'est souvent ce qui nous conduit à acheter certaines choses alors même qu'on sait que dans beaucoup de cas, on va se faire avoir. Mais on le sait. On sait qu'il y a un truc. L'important est maintenant de savoir si c'est un truc génial (un truc simple auquel on avait pas pensé ou au contraire hyper ingénieux) ou si on nous a roulé de manière moins honorable (coupure au montage, meilleure sortie seulement présentée, jeu sur les angles, musique pour cacher un bruit conséquent,etc...). C'est ce qui fera de nous toute la différence entre un petit bonheur et une déception. Nous ne pouvons pas faire partie de ces personnes qui ne veulent pas savoir. Le seul moment où on se dit ça, c'est lorsqu'on est sûr que la méthode impliquée est trop complexe ou difficile pour nous, qu'on ne s'imagine pas le faire. Sinon, par le fait même que nous soyons magiciens, nous avons cette envie de comprendre. Les spectateurs d'un spectacle d'illusionnisme viennent pour être trompés. Ils savent que si l'artiste est bon, ils le seront. Cela semble être un comble mais oui "être trompé" est un besoin et ce pour une raison assez simple : l'illusionnisme touche a une limite, celle de ce qui est réalisable dans notre monde et l'impossible. Contrairement à un film ou à un livre, les effets se produisent réellement, sur une scène ou une table, devant nos yeux. C'est pour cela que j'ai toujours défini l'illusionnisme comme étant l'art de donner une réalité à des choses impossibles, chose que ne peut pas faire le monde du cinéma ou de la littérature car on passe par des supports que sont l'écran ou le papier.
    • Merci Thierry pour cette nouvelle information Et on est bien d'accord qu'elle ne remet pas du tout en cause, le résumé que nous avons validé ensemble que je cite à nouveau :   On précise que si : on renonce au régime de l'intermittence on est entrepreneur du spectacle avec ou non TVA et qu'on est inscrit comme entreprise individuelle donc avec SIRET (même chose que SIREN mais plus long), on obtient le récépissé d'entrepreneur du spectacle (la licence a changé d'intitulé) on a une RC, on peut choisir le régime de micro-entrepreneur, Sinon que devient cet article de 2023 :? Article L7121-3 Modifié par Ordonnance n°2021-1189 du 15 septembre 2021 - art. 35 Tout contrat par lequel une personne s'assure, moyennant rémunération, le concours d'un artiste du spectacle en vue de sa production, est présumé être un contrat de travail dès lors que cet artiste n'exerce pas l'activité qui fait l'objet de ce contrat dans des conditions impliquant son inscription au registre du commerce et des sociétés. Conformément à l’article 47 de l'ordonnance n° 2021-1189 du 15 septembre 2021, ces dispositions entrent en vigueur le 1er janvier 2023. Chacun, avec toutes ces infos, pourra faire le choix.... Bonne magie!      
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