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... Lorsque j’ai lu ça je le suis demandé quelle chose observée n'est pas un phénomène ? (si un esprit scientifique pourrait me répondre à ça je lui en serais reconnaissant)

En tout cas, toi, tu es un sacré phénomène ! ;)

Merci pour ton message.

Ci-dessous deux conférences qui, je pense, vont te ravir. La seconde est une version light de la première, avec moins de données scientifiques car plus portée sur la spiritualité. Si vous n'avez pas beaucoup de temps, visionnez directement la seconde.

Quelques sujets abordées : la rétro-causalité, les « effets dans le futur », la théorie de la psyché quantique, la théorie de la double causalité, la synchronicité, etc.

Pour Philippe Guillemant, le chat de Schrödinger est bien à la fois mort et vivant… à condition qu’il dorme. :D

Selon lui, il y aurait une double fonction de la conscience, matérialiste ET spiritualiste.

« On peut introduire soi-même de la magie dans sa vie. »

« La réalité, c'est que la vie est magique. [...] Il faut apprendre à faire de la magie, c'est tout. »(Philippe Guillemant)

Philippe Guillemant est un ingénieur physicien français diplomé de l’Ecole Centrale Paris et de l’Institut de Physique du Globe. Il est Docteur en Physique du Rayonnement et habilité à diriger des recherches. Il exerce son activité au CNRS où il est Ingénieur de Recherche Hors Classe.

Spécialiste d’intelligence artificielle, ses travaux ont débouché sur la création de deux entreprises innovantes licenciées par le CNRS: Synapsys et Uratek, qui lui ont valu plusieurs distinctions dont le Cristal du CNRS.

Ses brevets et publications portent essentiellement sur des méthodes de traitement de l’information dérivées de la théorie du chaos, qu’il a appliqué à la reconnaissance de formes, à l’analyse des mouvements des yeux et à la caractérisation de l’activité cérébrale EEG (calcul du niveau d’éveil).

En complément de son activité technologique, il mène aujourd’hui une recherche beaucoup plus fondamentale en physique de l’information. Recherches qui, en partant du concept de l’indéterminisme macroscopique visent à mettre en évidence les limites du chaos déterministe et à réviser notre conception classique de l’espace-temps.

Il est l’auteur de la théorie de la double causalité, un modèle de création de la réalité fondé sur le libre arbitre et présenté dans son livre “La Route du Temps” (Le Temps Présent, 2010). Ce modèle conduit, entre autres choses, à une explication rationnelle de la synchronicité qui débouche sur un véritable « pont » entre la Science et la Spiritualité.

"Conférence de Philippe Guillemant Font-Romeu 2013" :

[video:youtube]

"Conférence de Philippe Guillemant à La Chapelle-aux-Naux (en Provence) le 14 août 2013" :

[video:youtube]

Le site de Philippe Guillemant :

http://www.philippeguillemant.com/

Pourquoi ce site ?

La science ignore toujours aujourd’hui l’incroyable défi pour la raison humaine que représentent les observations crédibles de nombreux phénomènes inexpliqués, parmi lesquels les coïncidences remarquables d’évènements parfois reliés par un sens. Leur synchronisme étrange exige la recherche de causes physiques tout en ne laissant aucune possibilité d’explication causale. Leur forte improbabilité nous impose de conclure qu’elles n’ont pas pour origine un hasard du à notre ignorance des causes.

La pensée rationnelle actuelle ne sait y répondre qu’en invoquant le hasard ou la subjectivité de l’observateur, nous rappelant sans cesse qu’il est tout à fait normal que des évènements improbables se produisent de temps en temps...

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Edition revue et augmentée. Ce livre aux conceptions révolutionnaires bouleverse tout ce que nous savons sur le grand mystère du temps. La théorie du temps qui nous y est révélée explique le mécanisme des synchronicités, ces coïncidences mystérieuses que nous attribuons souvent au hasard, faute d'en comprendre les causes. Elle nous fait également découvrir la magie de la vie, le cycle de l'Amour et le pouvoir extraordinaire du don de soi et du détachement. Elle nous ouvre à une nouvelle vision du monde qui nous dévoile le processus subtil de co-création de l'univers, en parfaite harmonie avec les résultats les plus récents de la physique moderne. La Théorie de la Double Causalité s'intéresse avant tout à la délicate question de notre libre arbitre dans un monde où notre futur serait déjà réalisé, mais perpétuellement en train de se modifier, sous l'influence de nos intentions et de nos observations. La réponse édifiante qu'elle nous apporte permet de lever le voile sur les phénomènes mystérieux qui traversent les siècles et qui défient la raison.

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Et si on parlait de Carlo Rovelli ? :)

Et si le temps n'existait pas ?

Un chemin vers une nouvelle physique ?

Carlo Rovelli nous raconte son parcours personnel de chercheur et ses interrogations sur la nature de l’espace et du temps. Relativité générale, mécanique quantique, gravité quantique, naissance de l’Univers, destin des trous noirs sont les personnages principaux de ce témoignage direct d’une vie au coeur de la science.

Dans cette édition actualisée, des idées nouvelles apparaissent comme les étoiles de Planck ou encore le débat sur la réalité du Temps.

Biographie de l'auteur

Professeur à l'université de la Méditerranée, membre de l'Institut de France, chercheur en physique théorique, co-inventeur avec Lee Smolin de la Théorie de la gravité quantique à boucles.

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***

Un titre assez magique, Par-delà le visible, celui de cet ouvrage à paraître sous peu (actuellement en précommande) :

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***

Page Wiki sur Carlo Rovelli :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Carlo_Rovelli

Extrait :

En 1994, il a présenté une interprétation relationnelle de la mécanique quantique, basée sur l'idée que tous les états quantiques dépendent de l'observateur.

Avec Alain Connes, il a formulé un modèle covariant de la théorie quantique des champs, basé sur l'hypothèse du « temps thermique ». Selon cette hypothèse, le temps n'existe pas dans la théorie fondamentale, mais émerge seulement dans un contexte thermodynamique ou statistique. De plus, l'écoulement du temps serait une illusion due à une connaissance incomplète.

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Puis-je me permettre ce rajout ...

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De Deepak Chopra

Auteur également de

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La voie du Magicien, qui est, je l'avoue, à coté de Martin Gardner et de la vie d'Houdini, mon livre de chevet depuis de longues années ...

JaB

~~~~~~~~~~

Le monde n'est pas ce que vous croyez, voyez, sentez, touchez, entendez .. !

1/Si temps R. (temps du réel) = V. (temps du virtuel) =/ R. (temps du réel),

2/ Alors temps RV. ?(temps de la réalité virtuelle) = V.=R.

3/ Et temps RA. (temps de la réalité augmentée) = [(RV. * RV.)*w.] / T.

#

L'illusion est parfaite !

Réveillez-vous,.. éveillez votre entourage...

RêveSolutions.. !

http://expositions.bnf.fr/utopie/index.htm

Si l’utopie traduisait l’impossible, la vie, l'humain n'existeraient pas.

  • 2 weeks plus tard...
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Ce pauvre chat... heureusement pour lui que ce n'est qu'une expérience de pensée, pour symboliser le comportement des particules au niveau microscopique. A plus grande échelle, c'est autre chose... et il faut appeler un chat un chat : mort ou vivant. mdr

Pas si sûr. Était-il mort ou vivant, « Bart le zombie », le chat revenu d’outre-tombe ? ;) :

Bart, un chat américain de 23 mois, est sorti de sa tombe, cinq jours après avoir été enterré

[video:dailymotion]

Source et article : http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/2015/01/29/bart-le-zombie-le-chat-revenu-doutre-tombe/

Je sais ce qu'il me reste à faire, je vais prendre mon marteau et aller m'occuper du chat. On va voir s'il est vivant ou mort ! S'il survit j'irai l'enterrer vivant dans le champ de Higgs.

Et si Hegel essaie de s'interposer, il aura affaire à moi !

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Et le matou revient, il est toujours vivant !

[video:youtube]

Ah :D , je connais bien cette chanson de Steve Waring, je la joue et la chante souvent en duo avec des enfants qui apprennent la guitare, et avec des adultes aussi d’ailleurs mais là il vaut mieux interpréter Hit the Road Jack de Ray Charles, c'est kif-kif pour ce qui est de la progression harmonique.

Et merci Kristo d'avoir bien réagi à mes citations de certains de tes messages qui provenaient d'autres sujets ;) pour faire le petit montage ci-dessus. mdr

****

Un ouvrage à lire, L'Esprit et la Matière d'Erwin Schrödinger :

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Extrait que j'ai relevé dès le début de l'ouvrage (on entre directement dans le vif du sujet :crazy: !) :

« Le monde est une synthèse de nos sensations, de nos perceptions et de nos souvenirs. Il est commode de le considérer comme existant objectivement par lui-même. Mais il n’apparaît certainement pas en vertu de sa simple existence. Son apparaître est conditionné par des processus très spéciaux dans des parties très spéciales de ce monde même, à savoir par certains événements prenant place dans un cerveau.

[...] Ou plus simplement : quel type de processus matériel est directement associé à la conscience ? »

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Note qu'apparemment il n'est pas resté 5 jours sous terre, mais qu'il est sorti et s'est caché pendant quelques jours, jusqu'au moment où il a eu faim : cf The independent / Paris match

Eh bien, c'est l'explication rationaliste la plus plausible (il n'est pas resté sans respirer durant cinq jours), la plus "simple" (il ne devait pas être enterré bien profondément pour pouvoir sortir de terre), mais ça reste une supposition :whistle: . En effet, les seules "certitudes" (même d'après tes liens), c'est que Bart a été déclaré mort par un vétérinaire, qu'il a ensuite été enterré et qu'on l'a retrouvé vivant cinq jours plus tard. Il y a entre le moment du décès certifié et le retour du matou une twilight zone bien intrigante et idéale pour laisser libre cours à l'imagination :) . Ce chat pourrait intégrer le sujet sur les expériences de mort provisoire (oui, puisqu'il a été déclaré cliniquement mort !). :crazy:

(OK, tout le monde peut se tromper hein, y compris un véto.)

Publié le

Un ouvrage à lire, L'Esprit et la Matière d'Erwin Schrödinger :

Extrait que j'ai relevé dès le début de l'ouvrage (on entre directement dans le vif du sujet :crazy: !) :

« Le monde est une synthèse de nos sensations, de nos perceptions et de nos souvenirs. Il est commode de le considérer comme existant objectivement par lui-même. Mais il n’apparaît certainement pas en vertu de sa simple existence. Son apparaître est conditionné par des processus très spéciaux dans des parties très spéciales de ce monde même, à savoir par certains événements prenant place dans un cerveau.

[...] Ou plus simplement : quel type de processus matériel est directement associé à la conscience ? »

Excellent Christian !

Nous sommes au coeur du sujet comme tu dis. :)

Nous avons peu parlé dans ce fil de l'intérêt de Schrödinger pour l'Advaïta Védanta , une thèse hindouiste qui postule que la conscience est une et universelle et qu'en dernière analyse, il n'existe pas de dualité entre la manifestation et l'esprit qui perçoit.

Ci dessous un extrait de Ma conception du monde, le Veda d'un Physicien par Erwin Schrödinger

Il est fort curieux que la philosophie occidentale, qui a presque universellement accepté l'idée que la mort de l'individu ne met aucunement fin à quoi que ce soit d'essentiel de la vie, ait à peine honoré d'une pensée (excepté chez Platon et Shopenhauer) cette autre idée bien plus profonde et plus intimement joyeuse, et qui logiquement va de pair avec elle : l'idée qu'il en est de même pour la naissance de l'individu ; que je ne suis pas créé pour la première fois, mais que je suis progressivement réveillé d'un profond sommeil. Alors mes espoirs et mes aspirations, mes peurs et mes soucis peuvent m'apparaître comme étant les mêmes que ceux de milliers d'humains qui ont vécu avant moi. Et je peux espérer que ce que j'ai imploré pour la première fois il y a des siècles pourra m'être accordé dans quelques centaines d'années. Aucune pensée ne peut germer en moi qui ne soit le prolongement de la pensée d'un ancêtre ; il n'y a pas en réalité de nouveau germe (de pensée), il y a l'éclosion prédéterminée d'un bourgeon sur l'arbre antique et sacré de la vie. Je sais très bien que la plupart de mes lecteurs, en dépit de Schopenhauer et des Upanishads, prendront ce que je viens de dire pour une métaphore plaisante et adéquate, et refuseront d'accepter à la lettre l'axiome que toute conscience est Une par essence."
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Eh bien, c'est l'explication rationaliste la plus plausible (il n'est pas resté sans respirer durant cinq jours), la plus "simple" (il ne devait pas être enterré bien profondément pour pouvoir sortir de terre),

L'article en français parle de "tombe de fortune", donc on ne sait pas vraiment s'il a été recouvert de terre, ou juste déposé dans un trou bouché par un carton de pizza... On peut supposer qu'il pouvait respirer, en tous cas.

(OK, tout le monde peut se tromper hein, y compris un véto.)

Oui il a reconnu que le bestiau "n'était qu'inconscient, avec un pouls très faible".

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Elle est pas belle celle-là :

Il ne va pas de soi qu’une physique, une science de la nature donc, soit possible. Il ne va pas de soi qu’elle nous apprenne quelque chose du monde qui dépasse ce que notre esprit y a lui-même instillé. Qu’est ce exactement qu’une science ? Qu’est ce que la nature ? Et cette science à supposer qu’elle soit possible, nous parlerait-elle d’ailleurs réellement du monde en tant que tel ou plutôt de nous mêmes et du fonctionnement de notre cerveau ?

Big Bang et au-delà - Aurélien Barrau, Professeur à l’Université Joseph Fourrier de Grenoble et chercheur au Laboratoire de physique Subatomique et de Cosmologie au CNRS.

Je vous l’avoue, j’adore qu’un physicien pose ce genre de questions. :)

J’aime quand Max Tegmark (un autre physicien chercheur au MIT, dont j’ai déjà cité le travail sur ce forum) utilise, dans un de ces ouvrages, cette expression que je trouve sublime : l’hypothèse de la réalité externe, hypothèse qu'il définit ainsi : il existe une réalité physique externe complètement indépendante des êtres humains.

… Ces physiciens sont extraordinaires, il ne sont même pas sûrs de la nature voire de l’existence réelle du sujet auquel ils consacrent leur étude. :)

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    • Pour ceux qui hésitaient encore ou qui veulent avoir un aperçu de l'ambiance et du programme, @Julien LOSA vous a tourné une petite vidéo aux petits oignons. 🍿 Il y détaille de vive voix ce qu'il vous a préparé pour le samedi 26 septembre : les routines, les réflexions, et surtout l'esprit 100 % terrain de cette rencontre chez moi. 👇 Installez-vous confortablement et lancez la vidéo ci-dessous ! Alors, quel effet du programme vous donne le plus envie de venir décortiquer tout ça avec nous ? ⚠️ Pour rappel, le nombre de places chez moi à Paris est très limité pour garder ce format intimiste et pouvoir échanger facilement. Ne tardez pas trop à réserver la vôtre ! 👉 Réserver ma place pour la conférence
    • Disons… poussière d’étoiles à 40 % :   
    • Je vous fais un 3615 raconte ta vie sur ce tour (les quinquas comme moi comprendront l'allusion😉) Je l'ai immédiatement précommandé parce que je trouvais l'objet vraiment sympa et que je suis une fan de paddle. Quand je l'ai reçu, l'idée du scénario s'est imposée assez naturellement : j'allais raconter une histoire de feux tricolores (étonnant, non ?). Bon...ok...Jusque-là, rien de follement original (ne me jetez pas des pierres tout de suite), mais au moins cela avait le mérite de coller très naturellement à ce que voit le spectateur. Je vais vous mettre ma routine un peu plus bas, mais avant cela, j'avais envie de vous raconter la petite galère créative par laquelle je suis passée pour arriver à ce scénario.🤪 Première tentative : les frères ingénieurs Dès le départ, je suis partie sur l'idée d'un conflit autour de la place des couleurs. Ma première histoire racontait donc l'invention du feu tricolore. J'avais imaginé deux frères ingénieurs qui ne parvenaient pas à se mettre d'accord : l'un voulait placer le rouge au milieu, l'autre absolument en haut, etc. Vous voyez le principe : les deux frères se disputaient sur la place respective des couleurs jusqu'à ce que l'un finisse par l'emporter et que l'on obtienne le feu tricolore tel qu'on le connaît aujourd'hui. Bref, je n'étais que moyennement emballée par l'histoire, mais bon...testons en public.  Et là…Je me suis ramassée.😵‍💫 Pas sur le tour lui-même. Les spectateurs trouvaient l'objet sympa, les changements très visuels et le principe du tour leur plaisait. Mais l'histoire ? Pas du tout. Ils la trouvaient confuse (et ils avaient raison, elle était mal écrite) mais surtout terriblement plate et sans grand intérêt (euphémisme). Et avec le recul, je comprends parfaitement pourquoi. En gros, cela donnait : « Lui voulait mettre le rouge ici, mais son frère n'était pas d'accord… » Je secouais la raquette. Hop ! Le rouge changeait de place. « Vous voyez ? Finalement, c'est l'autre frère qui avait raison… » Bref, le degré zéro de la narration. Ce n'était finalement pas une histoire. Je me contentais de décrire ce que les spectateurs voyaient en ajoutant par-dessus l'artifice de deux ingénieurs qui se disputaient. Et surtout, moi-même, je n'étais pas à l'aise en la racontant. Donc : poubelle. Deuxième tentative : la guerre des couleurs J'ai quand même conservé mes deux idées de départ : le feu tricolore et le conflit autour des places. Mais cette fois, j'ai viré les deux frères ingénieurs. Ils n'apportaient rien. J'ai donc personnifié directement les couleurs. Le rouge voulait dominer les autres. On l'avait placé au milieu mais, évidemment, lui estimait que sa place était en haut parce qu'il était le plus fort. L'orange, qu'on avait placé en haut, préférait finalement être au milieu… Là encore, je racontais essentiellement ce qui se passait sous les yeux des spectateurs. Je l'ai quand même testée en public. Petit progrès : cette fois, les spectateurs comprenaient mieux l'histoire. C'était moins confus. Donc j'avais gagné quelque chose. Mais de là à dire que j'avais enthousiasmé les foules…😐 Personne n'est monté sur la table, au mieux des sourires polis avec quelques mots gentils. L'histoire restait très moyenne (là encore euphémisme mais je tiens à préserver mon égo et mon image de marque sur ce forum🙂 ). Donc : poubelle. Retour à la case écriture. Je voulais toujours conserver cette idée de feu tricolore. Je voulais toujours jouer avec cette histoire de places. J'ai essayé plusieurs scénarios, plusieurs angles…et rien, nada, des nèfles, le degré zéro de la créativité 😧. Donc pause dans l'écriture : quand ça veut pas, ça veut pas ! Et puis, cette semaine, j'ai fait quelque chose de tout bête. J'ai arrêté de chercher une histoire. J'ai pris une feuille de papier et j'ai simplement écrit le tour. Pas le scénario. Le tour. Geste par geste. Je prends le rouge. Je le place ici. Je montre la raquette. Je secoue. Le rouge se retrouve là. Je le retire. Je prends l'orange… J'ai écrit absolument tous les mouvements et tous les emplacements successifs des couleurs. Et là (roulement de tambours...), il s'est passé quelque chose d'assez paradoxal : le fait d'avoir écrit précisément ce que je faisais m'a permis d'arrêter de raconter ce que je faisais 😮 ! La lumière s'est faite, sans mauvais jeu de mots (Patricia humoriste, je fais les mariages, les baptèmes...embauchez-moi 🤩). Je suis repartie exactement de la même idée…mais à l'envers. Depuis le début, je cherchais à expliquer pourquoi les couleurs n'étaient pas à leur place. Et si, au contraire, le principe de départ était qu'elles tenaient absolument à y rester ? Et si les couleurs d'un feu tricolore étaient parfaitement disciplinées ? Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. Pourquoi ? Parce que chacun a un métier très précis. Et là, j'ai enfin trouvé mes trois personnages (sonnez hautbois, résonnez musettes !) 😍. Le rouge passe ses journées à dire : « STOP ! STOP ! STOP ! » Forcément, à force, ça donne un certain caractère. Le vert, lui, c'est le gentil de l'équipe : « Allez-y… C'est bon… Vous pouvez passer… » Jamais un conflit. Et puis il y a l'orange. Le pauvre orange… Le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit à peu près : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. Mais tous les trois ont une chose en commun : ils connaissent parfaitement leur place. Et c'est à partir de là que la magie peut commencer. Parce que cette fois, quand je place volontairement le rouge au milieu et qu'il saute en haut, je ne cherche plus une justification artificielle au déplacement : il retourne à sa place. Quand je mets l'orange en haut et qu'il revient au milieu : il retourne à sa place. Les effets magiques ne viennent plus illustrer l'histoire. Ils deviennent la conséquence de l'histoire : ô joie, ô allégresse ! Et surtout, cela me permet ensuite de faire évoluer ces trois personnages et de raconter ce qui se passe lorsqu'un jour, ces trois couleurs parfaitement disciplinées décident qu'elles en ont peut-être assez qu'on leur dise où est leur place… Voilà comment je suis arrivée à la routine que je vais vous présenter. Attention :  elle n'a pas encore été testée en public car je l'ai finalisée ce soir . Je ne l'ai même pas testé avec le matériel pour voir le tempo, la musicalité, la clarté, etc. Je la testerai problement la semaine prochaine puisque les Blouses Roses reprennent à l'hôpital. Il y aura certainement des choses à couper, des phrases qui fonctionneront moins bien à l'oral que sur le papier, des rythmes à modifier. Et peut-être que les spectateurs me diront tout simplement que c'est pourri ! 😟 Honnêment, je ne le souhaite pas car là, pour le coup, je l'aime bien mon histoire et j'ai envie de la raconter. Je suis beaucoup, beaucoup plus à l'aise avec elle. Les personnages me plaisent, et, pour la première fois, je n'ai plus l'impression d'avoir écrit un texte pour justifier les déplacements d'un tour de magie. J'ai l'impression d'avoir fait l'inverse : j'ai laissé les déplacements du tour me raconter l'histoire (j'espère que ce n'est pas un brin présompteux). Maintenant, reste à savoir si le public sera du même avis... Je vous mets donc la routine ci-dessous et j'attends évidemment vos retours (avec diplomatie hein !). Et dès que je l'aurai réellement testée en conditions, je viendrai vous raconter ce que cela a donné (enfin si cela vous intéresse). Troisième tentative : le feu discipliné (en espérant que ce soit la bonne !)   Il paraît, qu'en général, les feux tricolores sont parfaitement disciplinés. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. GESTE : Montrer la raquette des deux côtés. Et celui-ci était probablement le plus discipliné de tous. Il faut dire que dans un feu tricolore, chacun a un métier très précis. Le rouge, par exemple… Le rouge, c'est le chef. (pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) Toute la journée, il dit : « STOP ! » STOP. STOP. STOP. Vous imaginez le métier ? Passer ces journées à dire aux gens de ne pas bouger. Forcément, ça vous donne un certain caractère. GESTE : Retirer les trois pièces et les confier au spectateur. Montrer la raquette complètement vide. Et le rouge prend son travail très au sérieux. Sa place, c'est en haut. Alors si, volontairement, je le mets au milieu… GESTE : Prendre le rouge, le montrer des deux côtés et le placer au milieu. …il n'aime pas du tout ça. Il suffit de secouer un peu…(pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) GESTE :  Secouer. Le rouge saute en haut. …et immédiatement : « STOP ! Moi, c'est en haut. » GESTE : Montrer les deux côtés. On peut essayer de discuter… GESTE : Faire revenir le rouge sur sa pièce. …mais avec quelqu'un qui passe sa journée à dire STOP, la négociation est assez limitée. GESTE : Rendre la pièce rouge au spectateur. Après, il y a l'orange. Alors l'orange… Son métier est beaucoup plus compliqué. Parce que le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. GESTE : Prendre l'orange et le montrer des deux côtés. Mais lui, en revanche, sait parfaitement où est sa place. Au milieu. Alors si je le mets en haut… GESTE : Placer l'orange en haut. …ça le perturbe. GESTE : Secouer. L'orange saute au milieu. Et voilà. Il retourne au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. C'est peut-être le seul moment de la journée où l'orange sait exactement ce qu'il doit faire. GESTE : Faire revenir l'orange sur sa pièce. Vous voyez, ce feu était parfaitement discipliné. Chaque couleur connaissait son travail. Chaque couleur connaissait sa place. Et c'est là que j'ai fait une erreur. J'ai voulu voir jusqu'où allait leur sens de la discipline. GESTE : Prendre le rouge et l'orange. J'ai remis le rouge en haut… GESTE : Placer le rouge. …l'orange au milieu… GESTE : Placer l'orange. Cette fois, aucune erreur. Ils étaient exactement là où ils devaient être. Rouge en haut. Orange au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. Et je leur ai dit : « Voilà. Maintenant, vous ne bougez plus. » Pause. Je crois que le rouge a assez mal vécu qu'on lui dise « STOP ». GESTE : Secouer. Les deux couleurs disparaissent. Et là… plus de rouge. Plus d'orange. GESTE : Montrer lentement les deux pièces devenues vierges, des deux côtés. Ils avaient quitté leur poste. Enfin… c'est ce que j'ai cru. GESTE : Retirer les deux pièces vierges. Révéler le rouge et l'orange incrustés dans la raquette. Parce qu'ils étaient toujours là. Le rouge en haut. L'orange au milieu. Toujours à leur place. Sauf que cette fois… ils s'étaient incrustés. Littéralement. GESTE (pause) : Laisser voir l'image un instant. Et il restait le vert. GESTE : Prendre la pièce verte. Le vert, c'est le gentil de l'équipe. Toute la journée, il dit aux gens : « Allez-y. » « C'est bon. » « Vous pouvez passer. » Jamais un conflit. Jamais une hésitation. Il voit arriver une voiture : « Allez-y, je vous en prie. » Alors je me suis dit : « Lui, au moins, il ne va pas poser de problème. » GESTE : Insérer le vert en bas. Et tout est redevenu normal. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. GESTE : Montrer lentement les deux côtés. Chacun à sa place. Le rouge pouvait dire STOP. Le vert pouvait dire ALLEZ-Y. Et l'orange pouvait continuer à ne pas savoir exactement ce qu'il voulait dire. Tout allait bien. Enfin… pendant quelques secondes. GESTE : Regarder le feu. Petite pause. Parce qu'après toutes ces années passées ensemble… ils avaient peut-être compris quelque chose. GESTE : Secouer. Rouge et orange sautent sur la pièce verte. Le rouge a quitté le haut. L'orange a quitté le milieu. Et tous les deux sont allés rejoindre le vert. GESTE : Montrer les trois couleurs réunies. Pour la première fois… plus de chef. Plus d'indécis. Plus de gentil. Juste trois couleurs… qui avaient décidé de rester ensemble. GESTE : Retirer lentement la pièce portant les trois couleurs. Montrer la raquette complètement vierge des deux côtés. Plus personne en haut. Plus personne au milieu. Plus personne en bas. GESTE : Regarder la pièce avec les trois couleurs, puis la raquette vide. Finalement… ce n'était pas un feu tricolore qui n'était plus discipliné. C'était simplement trois collègues… qui en avaient assez qu'on leur dise où était leur place.    
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