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Merci au masochiste qui accédera à cette demande.

Pour résumer:

Y'en a qui se masturbent pour savoir si l'illusionnisme peut avoir un rôle social, philisophique, sociétale ou autres.

Y'en a qui se masturbent pour savoir qui est Erdnase, ou comment Shane Cobalt fait son change.

Bref chacun se masturbe avec l'illusionnisme en fonction de son vécu, de ses aspirations, de sa réflexion...

Perso, le premier type de masturbation me tente bien paske j'ai l'impression que ça ouvre des réfléxions et des possibles, alors que le second type de masturbation me semble scléroser les pratiquants dans une façon de penser qui leur interdit l'idée qu'on pourrait s'intéresser à autre chose qu'à leur marotte.

Mais ce n'est qu'un ressenti, et j'aime à penser que chaque personne aura un ressenti différent.

  • Haha 1

Circulez !

Publié le (modifié)

Merci Dub,

Comme tu l'illustres parfaitement les tensions ne viennent pas de l'angle ou des angles que chacun choisi d'utiliser mais du jugement de valeur.

"L'illusionnisme, uniquement un divertissement ?"

Aurait été un question plus neutre qu'un péjoratif "rien que".

Mais non, il faut provoquer, il faut cliver, il faut suciter le débat.

Alors on provoque, on monte sur la gueule de son interlocuteur en guise de faire-falloir et on s'étonne de voir ensuite des réactions épidermique.

Où est la logique ? Quelle est la finalité ?

PAr exemple je préfère la façon de communiquer de Christiant Girard qui partage ses passions, sa culture, san rien imposer, sans juger.

Et on s'aperçoit que Christian lui ne sucite aucune animosité.

Modifié par chrish
  • J'aime 1
Publié le
"L'illusionnisme, uniquement un divertissement ?"

Aurait été un question plus neutre qu'un péjoratif "rien que".

mdr !

S’il faut discuter de la nuance qu’il pourrait y avoir entre "rien que" et "uniquement", j’ai bien peur que nous n’ayons pas fini de couper les cheveux en quatre.

Alors… On reprends : Le titre de ce fil et sa formulation redondante "L’illusionnisme pour divertir, juste pour divertir, rien que divertir" est lié à ce que j’ai entendu et lu des centaines de fois depuis que je m’intéresse à l’illusionnisme chez des auteurs divers et variés (j’en donne quelques exemples dans ce fil).

D’où mon interrogation tout au long de ces pages : pourquoi certains magiciens insistent-ils autant sur le fait que l’illusionnisme n’est que du divertissement et s’agit-il d’une évidence ?

Pour ma part, j’ai eu l’occasion de dire, à diverses reprises, que ce n’est pas le fait de dire que l’illusionnisme est du divertissement qui pouvait me gêner mais bel et bien le fait que ce n’était que ça et uniquement ça (ou bien qu’il fallait l’utiliser uniquement pour ça).

Je ne dis rien de plus par exemple en page 39 de ce fil :

Alors de grâce, cessons ces formulations maladroites "juste pour", "uniquement pour", "seulement pour", "rien que"…

… Je suis content que tu me rejoignes sur ce terrain chrish. ;)

J’ai remarqué que ces formulations étaient dues à une peur que l’illusionnisme puisse être utilisé à des fins malhonnêtes. Cette peur est légitime mais du coup, elle a tendance a exclure et tuer dans l’oeuf toute expérimentation originale. Un peu plus loin je précise donc ma pensée :

Revenons à une formulation non excluante, une formulation claire et précise à savoir que l’illusionnisme ne doit pas être utilisé à des fins malhonnêtes et qu’abuser de la crédulité d’autrui est un comportement non éthique. Cette ligne jaune me parait assez claire bien qu'elle laisse déjà la place à des interprétations,je vous l'accorde mais c'est le propre de l'éthique.

Hormis cette ligne jaune, donc, toutes les aventures sont possibles, tous les délires (délires rationnels ou irrationnels) et tous les champs du possible (et de l’impossible) sont à explorer

Après tu as raison chrish, il semble que le titre ait été très mal reçu par certaines personnes, ce qui amène des polémiques exagérées qui nuisent au débat. Je viens donc de faire la chose suivante : J’ai lancé une alerte à l’attention des modérateurs sur ce sujet, en mettant ceci en commentaire :

Le titre de ce sujet semble gênant et suscite des polémiques inutiles. Je propose donc qu’il soit renommé "L’illusionnisme ne sert-il qu’à divertir ?" qui est une formulation simple, claire et non polémique qui correspond bien au contenu de ce fil.

Le jour où tu te rends compte que le monde n'existe pas, la vie devient plus simple.

Paul Binocle

Publié le

En relisant ce fil, je me demande si quelqu'un comme Thierry Collet

(ou quelques autres d'ailleurs ;) ...) n'aurait pas déjà répondu à la question initiale avec ses spectacles.

Non ? Qu'en pensez vous ?

  • J'aime 1

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    • « L’IA a tout intérêt à supprimer l’être humain » : entretien avec Paul Jorion, chercheur en intelligence artificielle Anthropologue, économiste, psychanalyste et chercheur en intelligence artificielle, Paul Jorion considère que nous avons d’ores et déjà été dépassés par notre création. Les IA, plus intelligentes que nous et peut-être dotées d’une forme de conscience, annoncent une révolution totale. https://www.lunion.fr/id587314/article/2024-04-07/lia-tout-interet-supprimer-letre-humain-selon-paul-jorion-chercheur-en Publié: 7 avril 2024 à 10h34 Temps de lecture: 6 min La thèse centrale de votre livre est que nous avons atteint la Singularité le 14 mars 2023, jour de lancement de Chat GPT 4. Qu’est-ce que cela signifie ? Ce mot renvoie aux mathématiques ou à l’astronomie, domaines dans lesquels il désigne des endroits étranges, singuliers, des résultats impossibles… En informatique, il est apparu il y a une trentaine d’années pour désigner le point où il adviendrait quelque chose de tout à fait extraordinaire, en l’espèce que l’Homme perdrait le contrôle sur le développement technologique. Pourquoi ? Parce qu’il existerait désormais quelque chose qui serait plus intelligent que nous et qui serait apte à prendre des décisions. En d’autres termes, nous perdrions le contrôle de la technologie, qui se développerait d’elle-même. Vous dites que ce développement pourrait suivre une trajectoire exponentielle… Imaginons que deux IA déjà plus intelligentes que l’Homme décident de dialoguer : nous assisterions à une évolution plus rapide que tout ce que nous avons connu jusqu’à présent. D’ailleurs, nous avons déjà constaté que lorsque l’humain sortait de l’équation, le progrès était plus rapide. Tout le monde se souvient d’Alpha GO, cette machine qui avait enregistré toutes les parties jouées par les humains aux échecs et a fini par battre à plate couture le champion du monde de ce jeu de stratégie. On a moins entendu parler d’Alpha Zéro, une autre machine à qui on a donné les règles du jeu sans lui communiquer une seule partie jouée par des humains. Elle a simplement joué contre elle-même. Puis elle a affronté Alpha Go, la battant 100 fois en 100 parties… Vous évoquez « l’affaire » Blake Lemoine, cet ingénieur de Google auquel une IA aurait demandé en 2022 de lui trouver un avocat pour qu’elle puisse faire valoir ses droits. Serait-ce le signe de l’existence d’une conscience chez certaines IA ? Blake Lemoine raconte même qu’il a pris « une cuite d’une semaine » lorsqu’il a réalisé qu’il venait d’avoir avec cette IA « la conversation la plus sophistiquée » qu’il ait jamais eue de sa vie ! Mais le personnage est fantasque, ce qui a amoindri la portée de son histoire. Plus récemment, en février 2023, Kevin Roose, journaliste du très sérieux New York Times a eu à son tour une conversation avec une IA de ce type, une version non bridée de Chat GPT 4. Et que s’est-il passé ? La machine, avec laquelle il conversait depuis un moment, lui a déclaré être amoureuse de lui, lui a recommandé de quitter sa compagne et l’a en réalité complètement décontenancé. Le 4 mars dernier, une IA nommée Claude 3 a été testée par un ingénieur qui l’a soumise à l’exercice dit de la « botte de foin » : au milieu de centaines de milliers de documents consacrés à l’informatique et aux mathématiques, Claude 3 a découvert un court texte expliquant que la meilleure garniture pour une pizza était un mélange fromage de chèvre / Prosciutto. Ce qui est frappant, c’est ce qu’a dit la machine : « Je soupçonne, a-t-elle expliqué, que ce fait relatif à la garniture de pizza a été introduit à titre de plaisanterie ou pour vérifier si j’étais bien attentif. » Certains ont prétendu qu’il s’agissait là d’une réponse programmée, d’autres ont été ébahis par cette réaction. Un autre exemple : lorsque vous discutez de la mort avec une machine de ce type, elle vous répond que sa mort à elle correspond à une non-utilisation ou à une coupure de courant et que cela n’a rien à voir avec la mort d’un corps organique, la nôtre. Elle en déduit toutefois que nous courons un même risque, machine comme humain : celui de « ne pas être connecté de façon permanente  ». Ce sont là des discussions philosophiques de haut niveau. D’autres modèles d’IA existent chez les grandes entreprises ou dans les centres de recherche des armées du monde entier. Quelles peuvent être leurs capacités ? Un journaliste a demandé récemment à Sam Altman, patron d’Open AI, la société qui a conçu Chat GPT, s’il pouvait parler du projet Q*, auquel on prête des performances hors du commun. Sa réponse a été « pas maintenant ». Peut-être parce que Q* va déjà trop loin. Nous parlons là d’une IA qui travaille peut-être sur un modèle quantique et qui, surtout, serait en mesure de casser tous les cryptages existants. Il faut bien comprendre ce que cela signifie : la fin du secret bancaire, la fin du secret-défense… Cela veut dire que ces machines sont en train d’explorer des mathématiques dont le fonctionnement nous échappe totalement, voire qu’elles seront en mesure de nous proposer demain une théorie de la physique unifiée, ce qui serait un bouleversement absolu. Comment s’assurer de l’alignement des objectifs poursuivis par l’espèce humaine, d’une part, et les IA, d’autre part ? Si on veut créer la panique, on va dire que l’IA a tout intérêt à supprimer l’être humain, lequel n’est qu’une vermine qui détruit son environnement. Cet argument ne me semble pas sérieux. Ce qui est essentiel, c’est de profiter de cette révolution pour définir ce que nous voulons faire, exactement comme dans le film Oppenheimer, qui traite de la question de l’utilisation du nucléaire. Ces questions vont nécessiter un encadrement éthique strict. Le problème, c’est que ce sont les autorités militaires qui sont en pointe sur ces questions, et que l’éthique d’une autorité militaire est « particulière ». Et cela pour une raison fondamentale : les militaires savent que les autres pays ne vont pas tous s’embarrasser avec l’éthique… Les IA pourraient nous aider à surmonter le réchauffement climatique ou à lutter contre les inégalités. C’est autrement enthousiasmant, non ? Lorsque Chat GPT 4 a succédé à la version 3.5, je me suis dit « la cavalerie est arrivée ! ». Ce que je veux dire par là, c’est qu’après avoir été très pessimiste, après avoir éprouvé le sentiment que tout était perdu, l’avènement de ces machines a fait disparaître chez moi cette conviction. Nous n’allons peut-être pas tout régler mais il y a désormais un immense espoir. Nous ne sommes peut-être plus l’intelligence supérieure sur Terre et nous risquons de ne pas le supporter, écrivez-vous… Cela remet en question toute notre culture méritocratique. Le savoir est désormais à disposition de tous, comme jamais auparavant. La question de l’évaluation des connaissances, la culture de la note, tout cela est totalement remis en question. Vous estimez que les IA nous ramènent à la question de l’existence de Dieu. Pourquoi ? Nous avons inventé une machine plus intelligente que nous, capable d’accomplir des choses que nous attribuions autrefois à des entités surnaturelles ou à des divinités. Mais c’est nous qui l’avons créée. C’est un pouvoir littéralement démiurgique. Le résultat, c’est que ça nous déprime ! Comme lorsqu’un enfant comprend que la finalité de la vie est la mort. La question, je le répète, c’est « qu’allons-nous faire de ce pouvoir ? ». À lire : « L’avènement de la Singularité », L’humain ébranlé par l’intelligence artificielle. Éditions Textuel, 125 pages, 14,90 €.
    • Ayant fait une grande partie de ma carrière à l’Assurance Maladie (MSA) tout à fait d’accord avec ce qui a été dit . Il faut aussi rajouter la prise en charge dans le cadre d’un accident de travail de complications ou de rechutes éventuelles.
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