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La Cause Animale


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https://www.capital.fr/entreprises-marches/affaire-areva-la-monstrueuse-amende-qui-menace-la-france-1308725?amp

"Au coeur de ce nouveau scandale, qui n’a pas encore éclaté aux Etats-Unis, les conditions dans lesquelles Areva a acquis, en février 2010, Ausra, une startup américaine spécialisée dans l’énergie solaire. Officiellement, selon le groupe français, le prix d’achat aurait été de 243 millions de dollars. Problème : un dirigeant d’Ausra affirme avoir vendu la société pour… 275 millions. A l’époque, Areva s’était contenté du minimum syndical en matière de communication : le dossier de presse ne mentionnait aucun montant, ni l’identité précise des principaux actionnaires vendeurs....

... Si Anne Lauvergeon a préféré rester discrète, c’est que, à l’époque, Areva est déjà dans une situation financière compliquée. Quelques semaines avant cette acquisition, en janvier 2010, une réunion du Conseil de politique nucléaire, qui s’est tenue à l’Elysée en présence de tous les principaux acteurs de la filière, a abouti à la conclusion qu’il fallait le recapitaliser d’urgence. L’opération est réalisée quelques mois plus tard : la société obtient 900 millions d’euros, 600 millions étant versés par le fonds souverain du Koweït, le KIA, et 300 millions par l’Etat.

Dans cet environnement très contraint, on peut s’interroger sur l’opportunité d’acquérir Ausra. D’autant que la start-up est elle-même dans une situation financière difficile, et que sa technologie (l’énergie solaire thermique à concentration) n’a rien de révolutionnaire.

... Pour quelles raisons Areva a-t-il accepté de lâcher autant d’argent pour Ausra ? 

... A commencer par cet échange de mails intervenu en décembre 2009 entre Olivier Fric – le mari d’Anne Lauvergeon, qui n’a officiellement rien à voir avec Areva – et un haut dirigeant du groupe. Fric y propose de monter avec Areva un fonds, dont il serait co-actionnaire, pour réaliser des acquisitions dans les énergies renouvelables. “Impossible !”, lui répond ce dirigeant après avoir consulté sa patronne, en arguant que le groupe n’a pas les moyens de mener ce genre de politique. Cela n’empêchera pas Areva de s’offrir Ausra deux mois plus tard. Ni Olivier Fric d’en devenir lui-même actionnaire en 2011, par le biais d’Agave Partners Holdings, une société constituée avec un homme d’affaires américain.

... Ce futur établissement était censé assurer la transformation en mox (un combustible nucléaire) des 34 tonnes de plutonium militaire que Washington s’était engagé à faire disparaître dans le cadre d’un accord de désarmement avec la Russie. Son coût était estimé à 1,4 milliard de dollars, et la mise en service programmée pour 2005. Hélas ! Onze ans plus tard, il n’avait toujours pas vu le jour. Et selon un rapport de l’US Army remis au gouvernement américain, sa facture était passée à… 17,4 milliards de dollars et son ouverture repoussée à 2048 !

Depuis, le Congrès américain s’est rendu à l’évidence : il a mis fin à ce projet, baptisé “Mox Services”, au début de cette année. Mais cette petite affaire aura tout de même coûté quelque 7,7 milliards de dollars au budget fédéral en pure perte !

... La construction de l’usine Mox Services a elle aussi été arrêtée, mais la facture va continuer de gonfler pour le budget fédéral américain. Pour pouvoir entreposer en toute sécurité le plutonium militaire (matière très instable) qui aurait dû être transformé en combustible mox, Washington va en effet devoir dépenser quelque 19,9 milliards de dollars, selon une étude du Department of Energy !

... Une bien mauvaise nouvelle pour le contribuable… français. Car, en cas de procès pour corruption aux Etats-Unis, la règle veut que le montant de l’amende couvre la totalité du préjudice financier. Certes, le procureur pourrait se contenter de réclamer à Areva les 243 millions de dollars correspondant au montant de l’acquisition d’Ausra. Mais il peut aussi très bien exiger le remboursement de toutes les dépenses fédérales engagées dans l’affaire, à savoir : les 7,7 milliards de dollars investis dans l’usine de mox jamais construite, les 19,9 milliards qui vont être engloutis dans la gestion du plutonium non transformé et les 243 millions de l’acquisition d’Ausra, soit au total pratiquement 28 milliards de dollars, ou si l’on préfère, 24,1 milliards d’euros au cours actuel. Inutile de préciser que, Orano n’ayant pas un centime en poche, c’est l’Etat qui devrait passer à la caisse..."

Melvin

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