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Kristo :

"Melvin, tu travailles pour quelle boîte ? Quels industriels ?

Tout le monde sait que l'huile de palme est gavée de mauvaises graisses, sources de mauvais cholestérol et augmentant les risques cardiovasculaires (une source parmi d'autres et une autre). Elle a plus de gras saturés que le saindoux."

Oui, et que lis-je dans tes sources très sérieuses (doctossimo et No.palm.org ) (sic) :

"Les dangers de l'huile de palme sur la santé :

En soit, l'huile de palme n'est pas plus mauvaise pour la santé que le beurre."

Le problème est que les industriels en mettent maintenant un peu partout, car elle est moins chère que les autres huiles, et donc ceux qui mangent beaucoup de produits industriels ingèrent de grandes quantités de mauvais gras.

[video:youtube]

Tu m'expliquera en quoi des acides gras quelques qu'ils soient peuvent être néfastes à la santé. J'attends avec impatience de remettre à jour mes connaissances de biologie.

Je viens de le dire : augmentation du mauvais cholestérol et des risques cardiovasculaires.

Dernière chose Kristo, je lis dans une de tes sources en encadré :

"Contrairement aux croyances populaires, les salaisons (charcuteries) ne représenteraient que 10 % de l’apport alimentaire en nitrates et en nitrites chez les adultes".

Et les 90 % autres viennent d'où d'après toi ?

Tu te répètes et ça m'oblige à me répéter, c'est embêtant, je préfèrerais que tu comprennes du premier coup et qu'on passe à autre chose : c'est la transformation des nitrates en nitrites puis leur combinaison avec les amines (nitrosamines) qui pose problème pour la santé, ce qui veut dire que les nitrates sont un problème surtout avec les viandes.

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Publié le (modifié)

Kristo :

"Je viens de le dire : consommation d'acides gras saturés = augmentation du mauvais cholestérol et des risques cardiovasculaires".

ça Kristo ce n'est pas une explication, c'est ce qu'on nous rabâche à la TV (sans doute pour nous faire acheter plus cher du beurre aux oméga-3).

J'aimerais que tu m'expliques ce qui se passe dans la cellule pour que des acides gras saturés aient un impact sur les risques cardiovasculaires (j'aimerais que tu m'en donne le processus) car moi je ne le connais pas.

Et comme tes connaissances datent des années 60 (mais tu n'es pas le seul, rassure-toi), je t’ai préparé un petit résumé.

Voici une petit historique et les dernières études épidémiologiques en date (comme aucun mécanisme biochimique n'a été mis à jour, il faut bien se rabattre sur ces études épidémiologique qui pour le coup ne mettent vraiment pas en avant l’hypothèse d’un quelconque lien entre consommation de graisses saturées et maladies cardiovasculaire) :

- Les recommandations en matière de restriction en lipides (« Manger moins gras ») visaient non seulement à éviter la prise de poids, mais aussi à éviter l’hypercholestérolémie et les maladies cardio-vasculaires. Il est admis depuis l’étude de Framingham dans les années 50 qu’un taux élevé de cholestérol s’accompagne d’un risque augmenté de mortalité de cause cardio-vasculaire.

- Les recommandations en matière de restriction des lipides et en particulier des graisses saturées (oeufs, fromages, beurre, charcuterie, viandes grasses, etc.) ont été introduites en 1977 aux Etats-Unis et 1983 au Royaume-Uni.

- Elles ont fait suite à « l’étude des sept pays » (Seven Countries Study). L’Américain Ancel Keys, docteur en biologie et physiologie, a voulu examiner le lien entre l’alimentation et les maladies cardiovasculaires. Après l’avoir étudié aux Etats-Unis, il a voulu étendre ses recherches à la population de différents pays. L’étude des sept pays a suivi plus de 12000 hommes de 40-59 ans, aux Etats-Unis, Finlande, Hollande, Italie, Yougoslavie, Grèce, Japon. Elle a débuté en 1958, avec des premiers résultats en 1964 . Cette étude a montré un taux de mortalité cardio-vasculaire plus bas en Grèce, en Italie et en Croatie qu’aux Etats-Unis. Keys en a déduit qu’un régime riche en huile d’olive et en fruits (Grèce), en poisson (Croatie) et en légumes (Italie), et donc pauvre en graisses saturées, aident à diminuer le risque de pathologie cardio-vasculaire . Le « régime méditerranéen » est né.

Cependant, l’étude des sept pays a fait l’objet de plusieurs critiques. Sur le choix des pays, Keys avait accès aux données de 22 pays et n’explique pas le choix de ces 7 pays. Il est suspecté d’avoir choisi les pays en fonction de ce qu’il voulait conclure , car le lien entre graisses saturées et maladies cardiaques est moins clair avec les données des 22 pays. L’Allemagne et la France avaient un taux de mortalité cardio-vasculaire bas, tout en faisant partie des plus grands consommateurs de graisses saturées.

- Dès les années 50, plusieurs scientifiques (Ahrens, Cleave) ont pensé que les maladies cardio-vasculaires avaient un lien plus marqué avec le taux de triglycérides qu’avec le taux de LDL-cholestérol , et ils ont donc émis l’idée que les glucides sont responsables et non les graisses saturées . D’ailleurs, en Europe, les pays méditerranéens sont moins consommateurs de sucre que les pays « du Nord ».

- Une méta-analyse effectuée en 2009 regroupant 28 études de cohorte prospectives (incluant 280 000 participants) n’a trouvé aucun lien significatif entre les gras saturés et la santé cardiovasculaire .

De même, le fait d’adhérer à une alimentation où le ratio de gras polyinsaturés/saturés est plus élevé ne semble pas diminuer les risques de maladies cardiovasculaires ou la mortalité.

- Des conclusions similaires ont été tirées d’une seconde méta-analyse, publiée en 2010, incluant cette fois 21 études de cohorte prospectives incluant 347 747 participants suivis pendant 14 ans en moyenne.

Cette méta-analyse états-unienne de 2010 portant sur 21 études, plus de 300 000 sujets suivis pendant 5 à 23 ans, montre qu’il n’y a pas de lien entre la consommation de graisses saturées et la survenue de maladies cardio-vasculaires.

- En 2012, une méta-analyse du groupe Cochrane a, quant à elle, analysé les résultats de 48 essais cliniques randomisés contrôlés (regroupant 65 000 participants). Le fait de diminuer la quantité de gras de l’alimentation et/ou de modifier le profil d’acides gras de l’alimentation (diminuer les gras saturés au profit des acides gras insaturés) n’a pas eu d’impact sur la mortalité globale ou la mortalité liée aux maladies cardiovasculaires. Par ailleurs, ces changements dans l’alimentation diminuent de 14% les risques d’événements cardiovasculaires. Toutefois, lorsque les études qui modifiaient d’autres aspects de l’intervention en plus des gras (par exemple l’arrêt du tabagisme, la promotion de l’exercice physique, la consommation de fruits et légumes, etc.) étaient retirées de l’analyse, les résultats n’étaient plus significatifs. En bref, il est difficile d’isoler l’effet des gras saturés sur les risques d’événements cardiovasculaires.

- Une étude américaine de 2014 portant sur des personnes en surpoids ou obèses, atteints du syndrome métabolique, montre qu’une augmentation de la part d’acides gras saturés n’entraîne pas une élévation du taux de triglycérides ni de cholestérol . Plus surprenant, l’augmentation de la seule part de glucides avec baisse de la part de lipides entraîne une augmentation du taux d’acide palmitoléique. Des études ont montré qu’une augmentation du taux de cet acide gras mono-insaturé est lié à un risque d’obésité, mais aussi d’hypertriglycéridémie, de diabète de type 2, de syndrome métabolique, d’infarctus du myocarde, de cancer de prostate.

- Une méta-analyse anglo-saxonne de 2015 s’intéressait à l’impact des graisses saturées en terme de mortalité cardio-vasculaire et de cholestérolémie. Sur les 6 études contrôlées randomisées, 5 concernaient la prévention secondaire, et la 6ème, des individus en bonne santé, pour un total de 2467 sujets (tous de sexe masculin). La durée des essais était comprise entre 2 et 11 ans. Cette méta-analyse ne trouve pas de différence significative pour la mortalité toutes causes, ni la mortalité d’origine cardio-vasculaire

- Les laitages gras ont aussi été mis sur la sellette. Une revue systématique de la littérature de 2013 s’est intéressée aux conséquences de la consommation de laitages « gras » sur le poids et les maladies cardio-vasculaires . Sur les 16 études, 11 montrent un effet bénéfique de ces laitages sur les mesures d’adiposité comme le tour de taille. L’effet est soit positif soit neutre sur les troubles métaboliques. Les études de l’effet sur le diabète et les maladies cardio-vasculaires sont contradictoires.

La limitation des graisses saturées est donc basée sur l’étude des 7 pays, une étude controversée des années 50. D’autres études semblent les réhabiliter et déplacer l’origine du surpoids, de certaines pathologies métaboliques et cardio-vasculaires vers l’excès de glucides .

Le seul risque connu et bien analysé chimiquement est celui des acides gras SATURES qui sous certaines conditions prennent une forme TRANS et deviennent cancérigènes. Les acides gras saturés étant saturés en atomes d'hydrogène, la forme trans est impossible.

(Doc très complet ici : https://www.anses.fr/fr/system/files/NUT-Ra-AGtrans.pdf)

Donc tu as bien compris après cela que je ne supporte pas qu'on dise que l'huile de palme ne serait pas bonne à la santé.

Modifié par Melvin
Publié le
Il me semble pourtant que l'huile de palme n'est pas bonne pour la santé.

La santé publique n'est qu'un facteur à prendre en compte pour analyser le problème.

Il y a également un facteur déontologique.

Je ne comprends toujours pas pourquoi il y a de telles mobilisations contre le foie gras alors qu'il n'y a presque rien contre l'huile de palme!

Publié le
Il ne suffit pas qu'une chose te semble X ou Y pour que ce soit la réalité... :)

Friboudi, la vérité tu me fais de la peine :D . Je taquinais juste mon camarade Melvin; relis bien la dernière phrase de son intervention :);) .

Enfin, comme vous avez pu le constater au fil de ces dizaines de pages, je me sens très concerné par le sujet... :D

Publié le
Il ne suffit pas qu'une chose te semble X ou Y pour que ce soit la réalité... :)

Friboudi, la vérité tu me fais de la peine :D . Je taquinais juste mon camarade Melvin; relis bien la dernière phrase de son intervention :);) .

Enfin, comme vous avez pu le constater au fil de ces dizaines de pages, je me sens très concerné par le sujet... :D

Ah oui en effet, petit taquin :) Honnêtement, c'est vrai qu'il me semble aussi que l'huile de palme n'est pas bonne pour la santé.

Publié le

Une chose est certaine, l'huile de palme malgré son nom n'est pas bonne pour les empalmages. Néanmoins elle peut faciliter un glissage voire une slip cut.

Melvin précisait en 2014, en reprenant des infos sur Wikipédia, que "l'huile de palme [...] est une graisse végétale (comme le beurre de cacao) et non une huile". C'était ici :

_Nutella#Post447866]

Pour ma part, en , j'avais édité en 2012 une vidéo qui abordait notamment :

... les conséquences de la surconsommation (et de la surproduction) d’huile de palme (« un hectare d’huile de palme produit 10 fois plus qu’un hectare de soja »).

Source : _La_Cause_Anima#Post350497]CLIC

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    • @Hugues PROTAT nous a partagé ce texte  Un personnage hors norme : Juan Tamariz, le magicien qui a transformé la cartomagie en un phénomène populaire. Sa fille Ana TAMARIZ a confirmé le décès de l'illusionniste à Madrid. Champion du monde de cartomagie, l'artiste a marqué plusieurs générations avec ses apparitions à la télévision et son travail en tant que maître des magiciens. Juan TAMARIZ, l'une des figures les plus reconnues de la magie espagnole et référence internationale de la cartomagie, est mort ce mardi à 83 ans à l'hôpital clinique San Carlos de Madrid, selon les informations d'El País. Sa fille, Ana TAMARIZ, a confirmé le décès via les réseaux sociaux. « Avec une immense tristesse, aujourd'hui je fais mes adieux à mon père Juan TAMARIZ, une personne incroyable, très aimée et admirée de tous », a-t-elle écrit, selon ce que rapporte RTVE. Avec son chapeau haut-de-forme, sa chevelure ébouriffée, son violon imaginaire et l'incontournable « ¡Chan, tatachán! », Tamariz a transformé l'illusionnisme en un spectacle populaire pour des millions de spectateurs. Mais derrière ce personnage apparemment improvisé se cachait aussi l'un des plus grands érudits de la magie contemporaine. D'une boîte de magie au championnat mondial de cartomagie Juan Manuel TAMARIZ-MARTEL NEGRÓN est né à Madrid en 1942. Son intérêt pour l'illusionnisme a commencé lorsqu'il n'avait que quatre ans, après avoir assisté à la prestation d'un magicien. Peu après, il a demandé une boîte de jeux de magie et a commencé à pratiquer avec sa famille et ses amis. À douze ans, il a découvert les livres de l'illusionniste Wenceslao CIURÓ, qui lui ont permis de plonger dans la technique et dans les mécanismes psychologiques qui interviennent dans un spectacle. Comme il l'a expliqué dans une interview publiée par la mairie de Madrid, ces lectures ont été décisives pour comprendre que la magie ne consistait pas uniquement à exécuter un tour. Sa précocité lui a ouvert les portes de la Société Espagnole d'Illusionnisme avant d'atteindre l'âge minimum requis : il a été admis à 18 ans, deux ans avant la limite établie, après avoir convaincu les responsables de l'institution de ses capacités. TAMARIZ a étudié les sciences physiques et s'est également intéressé au cinéma, deux domaines qui ont influencé sa manière de concevoir la construction d'un spectacle. Cependant, il a fini par se consacrer entièrement à l'illusionnisme. En 1972, il a obtenu le Grand Prix du Congrès National de Magie. Un an plus tard, il a reçu la reconnaissance qui a définitivement propulsé sa carrière internationale : le Prix mondial de cartomagie, obtenu lors du Congrès mondial de magie de la FISM qui s'est tenu à Paris. Le profil publié par le gouvernement espagnol souligne qu'à partir de ce moment, il a présenté ses spectacles dans des villes comme Chicago, Tokyo, Paris, Londres, Bogota, Le Caire, New York et Santiago du Chili. Le magicien qui est entré dans tous les foyers Bien que son prestige professionnel ait grandi lors des congrès internationaux, c'est la télévision qui a transformé Juan TAMARIZ en un personnage familial pour plusieurs générations d'Espagnols. Les archives de la RTVE conservent le programme pilote de Tiempo de magia, produit en 1975, dans lequel il partageait l'écran avec Julio CARABIAS. Cette participation anticipait une relation avec le petit écran qui allait se prolonger pendant des décennies. Son passage par Un, dos, tres... responda otra vez a démultiplié sa popularité. Ensuite, d'autres émissions comme Por arte de magia, Magia Potagia, Chantatachán et le programme pour enfants El recreo sont arrivées. Face à l'image traditionnelle du magicien solennel, Tamariz a construit un personnage proche, débordant d'énergie et apparemment chaotique. Ses blagues, sa conversation constante avec le public et sa manière de célébrer chaque numéro sont devenues une partie indissociable du spectacle. Cependant, cette mise en scène cachait une préparation minutieuse et une connaissance approfondie de la gestion de l'attention (misdirection). La capacité de diriger le regard, d'anticiper les soupçons du spectateur et de maintenir la surprise expliquait une grande partie de l'admiration qu'il suscitait parmi ses pairs. Livres, enseignement et une école dirigée par sa fille La contribution de Tamariz à la magie allait bien au-delà de ses apparitions télévisées. Tout au long de sa carrière, il a publié des livres majeurs consacrés à la technique, à la théorie et à la présentation de l'illusionnisme. Parmi ses œuvres figurent La Vía Mágica, Los Cinco Puntos Mágicos, Sonata et Sinfonía en Mnemónica Mayor, des références incontournables de la littérature magique. Ses travaux ont abordé des questions telles que la relation entre le magicien et le public, la construction narrative des tours et l'utilisation de la mémoire et de la psychologie en cartomagie. Cette combinaison de réflexion théorique et de sens du spectacle a contribué à consolider son prestige à l'international. Une partie de son héritage se perpétue à travers la Grande École de Magie Ana Tamariz, dirigée par sa fille. Tamariz a lui-même conçu les programmes pédagogiques du centre, pensés pour transmettre sa vision de l'illusionnisme aux nouvelles générations. L'école a compté parmi ses intervenants et élèves des magiciens comme Jorge BLASS, Anthony BLAKE, Miguel GÓMEZ et Rafael BENATAR. Son programme combine l'apprentissage des tours et des techniques avec des cours d'histoire de la magie, de théorie et de psychologie du spectacle. Médaille d'Or des Beaux-Arts et reconnaissance de Madrid La reconnaissance de la carrière de Juan TAMARIZ est également venue des institutions. En 2011, il a reçu la Médaille d'or du mérite des beaux-arts, accordée par décret royal. Auparavant, en 2009, il avait obtenu le Prix honorifique de théorie et philosophie du Congrès mondial de magie (FISM) de Pékin, une distinction récompensant son travail de chercheur et de rénovateur de l'art magique. En 2019, sa ville natale lui a également décerné la Médaille d'or de Madrid. La mairie de la capitale a alors souligné sa contribution à la diffusion internationale de la magie et sa capacité à combiner créativité, humour et rigueur.
    • Hundred Fingers avec Hu Hojin sont de retours 
    • Ton postulat demande a être démontré ! Je connais la scène de l'art contemporain de ma ville, ceux que tu considères comme "la plupart" se content en réalité sur les doigts d'une main. En revanche, je vois plutôt des centaines d'artistes talentueux et avec des messages pertinents et des formes innovantes crever la dalle depuis des années.  Ce que je critiquerais donc davantage, ce sont les quelques grands collectionneurs qui soufflent le chaud et le froid sur le marché de l'art. Une poignée de milliardaires qui décident de concerts d'investir sur tel ou tel courant, tels ou tels artistes pour auto alimenter un système qui n'est rien d'autre que de la spéculation. Pour eux, effectivement, le sens des oeuvres, les techniques, les matériaux, les intentions, le temps passé n'a pas d'importance.
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