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Gilbus

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Tout ce qui a été publié par Gilbus

  1. Damned, tu as raison : j'ai confondu, avec ma mémoire de bulot, ce qu'à écris Robert Houdin et ce qu'en ont dit ses zélateurs ( http://www.cnrtl.fr/definition/zélateur ), je ne sais plus lesquels d'ailleurs... Bien, à titre d'excuse, je tiens à dire que les ouvrages de Robert Houdin sont une lecture souvent passionnante, et que les leçons de prestidigitations qu'on y prend sont toujours en grande partie d'actualité. N'hésitez pas à les consulter, les étudier, on les trouve gratuitement sur Galica... Il n'était pas modeste, n'a pas tout inventé, mais ce qu'il dit dans ses livres est bon. A condition de ne pas tout prendre pour argent contant Gilbus
  2. Il ne faut pas tout mettre dans le même sac : Évidemment, que tout n’est pas dû, que le travail mérite salaire, et que certains veulent tout sans payer, alors qu’ils ont de quoi payer. Et c’est regrettable. Ensuite, il y a d’autres cas : Les appels à contributions pour une œuvre caritative, ou en vue d’aider une cause sensible, par une organisation qui n’a pas de financement spécifique, c’est très courant, et cela ne me choque pas. Déjà, les magiciens comme les autres, ont le droit de faire dans le caritatif. C’est même tout à leur honneur. Les cas existent, et presque tous les magiciens que je connais ont donné de leur temps et de leur talent pour une cause ou une autre. Ensuite, tu as les manifestations de petite envergure, qui sont là pour récolter des fonds dans un but précis, et n’ont pas les moyens d’embaucher un magicien à 500€ + les charges. Tout simplement parce que la manifestation risque de ne même pas rapporter cette somme ! Là, on peut comparer avec le livreur de boisson de la buvette : la buvette, dans bien des cas de petites fêtes, est LE poste qui va rapporter de l’argent directement. C’est un investissement. Certes, un magicien est un investissement aussi, puisqu’il risque de faire venir du monde, par rapport à d’autres animations bénévoles moins faciles à mettre en avant. Mais c’est un investissement à risque, alors qu’une buvette est une valeur sûre… (en tout cas, en Bretagne, ça l’est… ) Donc , il faut relativiser : Peut-être ta collègue voulait elle dire que payer un magicien n’était pas possible dans ce contexte ? Ou que le but étant caritatif, elle espérait trouver un magicien au grand cœur qui offre sa prestation… Cela n’est pas négatif. Ce qui est plus dur à avaler, c’est dans le cas de structures qui ont de l’argent et ne soutiennent pas une cause spécifiquement humanitaire, et qui veulent des animations gratuits, sous prétexte qu’ils ne VEULENT pas payer Après, chacun peut faire le caritatif qu’il veut : Perso, si un club de foot veut une animation, je ne la ferais pas gratuitement. Chacun place son caritatif ou il veut, et le soutient au club de foot local dans le besoin passera sans doute auprès d’un magicien qui trouve que le foot, c’est bien. J’ai déjà fait bénévolement, seul ou avec d’autres magiciens, des animations pour des manifestations sur l’autisme, sur le sida, le téléthon, des orphelinats en inde, des associations qui creusent des puits en Afrique, qui aident les populations palestiniennes (même si, paradoxalement, je ne soutiens pas le gouvernement palestinien…), qui bâtisse des écoles dans des pays sous-développés…etc. Ma dernière prestation du genre était il y a 15 jours, pour la galette des rois chez les petits frères des pauvres à Rennes, une heure de magie et de magie contée pour une cinquantaine de personnes... Un des critères pour que je classe cela dans le caritatif, c’est que le but soit de soulager une peine, et que l'argent récolté s'il y en a serve vraiment à cela. A côté de cela, j’ai mes chouchous aussi, hors "caritatifs" : Je fais des animations bénévoles dans le domaine de la jonglerie, du médiévale, du jeu, car je soutiens ces activités, comme je conçois que d’autre soutiennent le foot. Mais dans ces domaines, il arrive que je fasse payer, tout dépend de qui demande, et du contexte…. J'ai refusé de faire gratuitement un festival de cirque, ou le public paye sa place, par exemple : C'est organisé par une communauté de commune qui du coup devrait inclure, à mon sens, l'ensemble des participations dans son financement. Et à l'inverse, je joue bénévolement pour des conventions de jonglerie, car c'est organisé par des associations qui triment pour financer des manifestations déficitaires, juste pour le plaisir de l'organiser pour les jongleurs. Quand on ne vis pas de la magie, il faut mettre en balance le plaisir qu’on a à soutenir un projet, et à pratiquer devant un vrai public, et le fait que l’on ne doit pas piquer la place d’une prestation payante. Si la structure a de quoi payer, et qu’on n’a pas d’affinités « émotionnelles » avec ce qu’elle fait, il faut les faire payer. Gilbus
  3. Oui, le prix à payer pour devenir illusionniste, c’est la perte de l’illusion… Paradoxale, hein ? Mais rassures toi, si tu continues à regarder des numéros ou tu ne comprends rien avec un esprit ouvert, tu pourras encore longtemps profiter de l’émotion magique. Mais préserver son innocence n’est pas toujours facile… Tout se paye. Gilbus
  4. Le fameux dé de De Kolta est effectivement exemplaire : Depuis que je suis tout petit, la perte de ce secret fait partie des légendes formatrices qui m’ont façonnées (avec la toute-puissance de Robert-Houdin, le fameux père de la magie moderne…) Il y a quelques année, quand quelqu’un a ressortit le contenu des carnets de De Kolta, et que le fameux secret nous est revenu, j’ai été vraiment très ému, comme un archéologue entrant dans la tombe d’un pharaon réputé perdu… Mais je n’ai pas été déçu par l’explication, ce qui aurait pu être le cas si la légende avait amplifié le tour improprement : Non, tout était là, le dé posé sur la table, qui grossi, et l’apparition de la partenaire qui en sort… La seule différence résidait dans le timing : j’imaginais, avant de connaitre le fonctionnement, un dé qui grossissait lentement… alors que dans la méthode réelle, le grossissement du dé doit être assez rapide, voire brutal. Après, la révélation de ce dé est-elle vraie, ou est-ce un canular finement mené, on ne peut pas être sûr sans faire un travail d’historien, et donc revenir aux documents originaux… Mais ce genre de mythe fait partie de la magie. Et façonne des légendes, parfois imméritées quand la légende est plus forte que la réalité, parfois juste exacte, et je pense que De Kolta mérite sa légende… Il y a des légendes que l’on sait en partie fausse, mais qui nous arrange aussi : Robert Houdin, qui a fait lui-même une bonne part de sa légende en écrivant son propre panégyrique, était à n’en pas douter une figure marquante de son temps. Mais sur beaucoup de point, il s’est attribué des choses qui n’étaient pas de lui, la première étant d’avoir « amené la magie au théâtre », ce qui est une aberration, les spectacles de magie ayant eu lieu dans les théâtres depuis l’invention de ces lieux. Il a dépeint le magicien avant lui comme habillé d’une robe couverte d’étoile, et pratiquant uniquement dans la rue… O, cela existait, ces robes avec des dessins d’astrologie, lors de numéros à thème, mais ce n’était pas le costume « ordinaire » du magicien. Voir, bien avant Robert Houdin, les spectacles de Pinetti, qui comportait des scènes en costumes, mais aussi des scènes en « habits de qualité » de l’époque. Dans des théâtres et les salons, comme Robert Houdin… Mais bon, c’est un autre débat. Toujours est-il que la figure emblématique de Robert Houdin, le fameux papa de la magie moderne, est bien pratique pour lancer quelques cocoricos dans une magie dominée depuis plus de 50 ans par les états unis… Avoir des légendes dans une activité liée au mystère comme la nôtre, c’est très valorisant Du coup, cela montre bien l’importance du secret : Si les inventions de De Klota ont contribué à sa légende bien après sa mort, ses inventions « perdues » l’on carrément placé sur un autel de mystère, dans le temple de la magie… Les secrets, même perdus, contribuent à la magie. Gilbus
  5. Je l'ai utilisé comme ça aussi: Le tour rate, je ne sais plus comment le finir, je consulte le bouquin (le titre est gros, pas besoin de le dire pour que les gens comprennent...), je le repose, je retente un truc, et c'est pire... Un très bon accessoire de numéro comique, en plus de contenir de vraies choses dedans... C'est multifonction, quoi... Gilbus
  6. Je crois me rappeler que je faisais partie de ceux qui t’ont conseillé « la magie pour les null », je peux donc répondre : Il m’avait semblé que tu recherchais un ouvrage pour apprendre la magie, niveau débutant. Ce livre me semble toujours contenir de bons conseils pour apprendre la magie, ces conseils étant illustrés par des tours. "… et bien sur tous ces tours présentés, je n'en ai pas retenu 15 ! Maintenant, ta remarque m’entraine à penser que tu ne cherchais pas un livre d’initiation à la magie, mais un recueil de tours. La magie pour les null n’est pas un recueil de tour : c’est un livre qui décrit de nombreux principes, dont ceux qui font qu’une chose semble magique au public. Ces principes ne sont pas des tours, mais sont utiles pour présenter les tours. Sans eux, tu ne sauras pas ce que tu fais. Comprendre pourquoi il faut faire une pause à un moment, pourquoi et comment l’attention du public peut être dirigé ou focalisée, pourquoi on doit faire plutôt ceci que cela, ce ne sont pas des tours. Mais c’est l’apprentissage de l’illusionnisme, qui n’est pas juste l’étalage de tours, mais une relation entre le magicien et son public. On peut fasciner un auditoire durant un temps très long, avec un tour qui semble basique. J’ai vu un magicien doué faire une cigarette à travers la veste du spectateur avec talent, cela à bien duré 10minutes de rire et de jeu d’acteur, avec juste ce « petit tour » ridicule. La qualité de ton spectacle ne se fera jamais au nombre de tours que tu feras. Ce livre te donnera plus d’information pour améliorer ta prestation qu’une compilation brute de 500 tours… Maintenant, il y a plein de recueils de tours. Ce ne sont pas, de mon point du vue, les meilleurs livres de formations pour apprendre à faire de la magie : Si tu penses que faire de la magie, c’est juste aligner les techniques ou les astuces pour que le tour se réalise, tu fais fausse route. Mais je voudrais revenir sur ton étude des livres : Sur 3 livres, tu as retenu une quinzaine de tours! C’est énorme ! Une quinzaine de tours, cela représente un gros répertoire, les trouver en 3 livres pour débutants est très rare. Si tu souhaitais avoir 50 tours qui te plaisent et te correspondent, dans ton niveau technique actuel, ben tu seras déçu par la majorité des livres, vidéos ou conférences, bref, par tous les supports. On ne fait JAMAIS tous les tours d’un livre. Tout simplement parce que certains tours sont « pour nous », et que d’autres ne sont pas envisageable, compte tenu de nos gout, de notre personnalité, ou de notre ambition et niveau technique. Par contre, l’avantage du livre sur le fait d’acheter les tours à l’unité : Tu les as. S’ils ne te plaisent pas tout de suite dans l’instant, tu reviendras un jour sur ce livre, et tu trouveras d’autres idées à exploiter : nous évoluons lentement, mais surement, et ce qui nous semble inapproprié un jour peut devenir notre tour vedette par la suite…. La magie pour les null pour 12€50 ? C’est dérisoire, question coût. La plupart des livres de magie sérieux se vendent entre 40 et 100€. Et certains beaucoup plus… Et il n’est pas dit que tu trouves plus de tours dans ces bouquins-là. Encore une fois, ce que l’on apprend ne se comptabilise pas en nombre de tours exploitables, mais en connaissances. Ensuite, tu n’es pas forcé d’aimer le bouquin, pour d’autres raisons, mais le nombre de tours qu’on y trouve, s’il est question d’apprendre la magie, n’est un pas critère pour moi. Bienvenu dans l'univers de l'illusionnisme Gilbus
  7. dans le même esprit: Gilbus
  8. procède par étape: dis toujours l'effet, et la procédure VUE DU SPECTATEUR. comme ça, pas de débinage, tu dit juste ce qui se passe en apparence, peut être que cela suffira à identifier la chose... Gilbus
  9. Dans la vidéo de JL Bertrand, on peut se poser la question de la progression, en effet. Les types d’effets : 1 : « quand on demande à quelqu’un… » 6 vers 1 : une explication psychologique. 2 : tirage au hasard mais le spectateur regarde : analyse de regard. 3 : Dire toujours non : détecteur de mensonge 4 : Personne ne sait : divination. Pour moi, mais c’est très personnel, les effets ne sont pas dans un ordre croissant d’impossibilité. Je verrais mieux : Explication psychologique : du 6, on met le 1… Après tout, c’est une explication « possible » Détecteur de mensonge : le spectateur donne tous les numéros, une lecture corporelle est « possible » Analyse de regard : c’est plus fort que le détecteur, on n’a pas d’indice comparatif d’un numéro à l’autre. Divination. Là, on entre dans le surnaturel. Je mettrais donc les effets du plus « possible » au plus « surnaturel », pour avoir une progression. Après, gagne-t-on a mettre autant de type d’effets différents sur une seule expérience, j’ai un doute. Je préfère largement la méthode de VV, qui se borne à de la lecture corporelle, sans fleurter avec le surnaturel, non pas parce que je n’aime pas les miracles, mais parce qu’il y a une cohérence dans le numéro. Là, je ne suis pas tout à fait d’accord : Pour moi, la règle de base est : « Ne pas répéter l’effet plusieurs fois au même public avec une méthode identique » Ça, c’est la définition classique, genre Robert-Houdin… Perso, j’ajoute : « Ne pas répéter l’effet plusieurs fois au même public avec une méthode identique si la méthode ne souffre pas la répétition. » Répéter plusieurs fois l’effet ? On peut refaire plein de fois (mais pas trop….) le même effet, si on change des paramètres entre temps. L’exemple le plus connu est l’ambitieuse… mais on change la procédure régulièrement, pour que le spectateur ne remonte pas à la méthode… Mais d’autres effets peuvent être répétés plusieurs fois sans que la méthode ne soit remontable par le public visé. Tout dépend du tour. La répétition n’est pas une mauvaise chose, dans certains cas. Notamment les cas où l’on a une probabilité relativement grande de tomber juste par hasard. Une chance sur 6 pour un dé, et même une chance sur 52 pour des cartes… En répétant l’expérience, on prouve que ce n’est pas un hasard, mais autre chose… Je pratique un tour équivalent à ce que fait VV, mais avec des cartes : Une carte est choisie et conservée librement, je lis sa valeur sur le spectateur. Je fais donc une « lecture » de la carte choisie par cuberlandisme, une forme de lecture corporelle avec contact. Et cela tout en posant des questions allant visiblement vers une recherche dichotomique de la carte (rouge/noir, famille, points/figure, énumération des possibilités en fonction des questions précédentes.) C’est donc du cuberlandisme avoué, je ne cache pas la méthode, au contraire, même si je ne dis pas verbalement la méthode : j’oriente le spectateur à comprendre par lui-même, en fonction de ce qu’il voit. En ce sens, c’est honnête… Évidemment, si on refait plein de fois la même chose, il n’y a pas de progression, il faut donc corser la difficulté. Je procède donc comme suis : Lecture avec contact de la main, et mouvements qui impliquent une lecture « musculaire ». Deux fois, une pour montrer, l’autre pour confirmer, avec le même principe, mais des jeux relationnels légèrement différents. Lecture sans regarder (je tourne le dos, mais il pose la main sur mon épaule). Et enfin, si besoin, lecture sans contact, mais avec une lecture des yeux de la personne. La progression est importante. C’est ce que fais VV : il fait deux détecteurs à suivre, puis fait changer le nombre au troisième spectateur. Mais garde toujours la même explication, la lecture corporelle, donc on a une cohérence. La cohérence du type d’effet est importante, pour le style de présentation. C’est le fait de changer de famille d’effet pour le même tour qui rend la présentation de JL Bertrand un peu brouillon, on a l’impression que ça part dans tous les sens. Je ne doute pas que c’est pour lui l’effet recherché, ce foisonnement, puisqu’il ajoute dans la foulée des effets avant et après le dé, qui n’ont rien à voir. Il cherche donc à donner une impression d’une multitude d’effets en très peu de temps, et il y arrive bien. Mais je ne serais pas à l’aise avec cette présentation… nous sommes tous différents… et nous n’avons pas les même contraintes : ici, JLB avait quelques minutes pour donner envie aux gens de voir son spectacle, il a choisi le bouillonnement d’énergie, ce qui est très bien… Maintenant, pour l’effet lui-même : Le magicien trouve toujours le chiffre du dé. La démarche de VV me semble plus adaptée car il fournit une voie de recherche au public. Le magicien arrive à « lire une information chez le spectateur ». Le support de départ, le dé, est donc exclus de l’effet. La démarche de JLB, elle, me semble moins bonne, car que va-t-on retenir de cette multitude de présentations : que « le magicien sais toujours quelle est la face du dé ». En effet, son changement de famille d’effet en cours de route va éliminer les explications entre elles, et il ne restera que : « le magicien sais toujours quelle est la face du dé ». Partant de là, le dé est au cœur de l’explication, et non le fait de deviner. Le spectateur est exclu du processus, il reste le magicien et le dé. Et cela conduit inévitablement vers une explication truquée. Peso, je ne connais pas ce tour, je ne suis pas toujours le nez dans les catalogues de nouveautés, vous le savez bien. Mais en voyant la présentation de JLB, je pense tout de suite à une méthode technologique. Je ne sais PAS si c’est la bonne, mais le fait que cette explication soit possible par les moyens modernes me donne UNE solution. Peut-être qu’il se sert d’autre chose, je n’ai pas fait de recherche, mais moi, j’ai MA solution, donc plus de magie… C’est ballot. Notre façon de choisir la famille d’effet concernée par le tour, et de s’y tenir, va aussi influencer la solidité du tour… La cohérence est capitale pour crédibiliser l’effet… Tiens, une fois, je me suis fait bluffer par fanch guillemain. Il avait une présentation sur la magie exotique, liée à ses multiples voyages, et avait ramené du Tibet ou d’inde, je ne sais plus, une superbe cloche ouvragée, avec un support de toute beauté. Et il avait fait un numéro avec, la cloche sonnant (ou pas) pour répondre à certaines questions. Il avait su, grâce à sa cohérence, éloigner l’aspect technologique possible de l’effet : La cloche avait l’air ancienne et authentique, l’histoire était cohérente avec le bonhomme, qui a beaucoup voyagé dans des contrées mystérieuses, et je cherchais vainement un moyen « traditionnel » pour faire le tour dans les conditions qui auraient dut être celle de la création de cette cloche… il avait réussis par sa présentation à éloigner complétement les moyens technologiques modernes de mon esprit… Ce combat que nous devons mener contre l’explication technologique dans l’esprit du spectateur, pour préserver le fantastique (ou le merveilleux ) est très délicat. Car la technologie avance, et réalise au quotidien les miracles des siècles passés, voir des décennies passées… Et c’est tant mieux : nous vivons dans un monde « fantastique », une époque charnière de l’histoire de l’humanité, ou les progrès techniques vont à une vitesse jamais vue ! Et ou la magie entre dans nos vies, faisant d’une communication permanente avec tous et partout un lieu commun, faisant parler et agir les objets qui ne sont plus inanimés dans notre vie quotidienne, faisant voir l’invisible et milles autres choses incroyables, hier encore réservées à l’explication magique. Ce défi est délicat, il est dur à gagner en luttant ouvertement (vous voyez, je n’ai rien dans mon oreille, pas d’oreillette, pas de lunettes ni de lentilles écran…) car la technologie avance sans cesse. Je crois aux méthodes psychologiques pour cela. Mais chacun a sa vision des choses Gilbus
  10. un témoignage : Au moins, cela laisse un souvenir impérissable... J'aime beaucoup le : "le fil était tellement gros qu'on aurait dit un tour de corde..." Gilbus
  11. je ne suis pas intervenu, car je n'ai pas vu l'émission. Vu ce que vous en dites, je n'ai pas trop envie... Quand aux deux vidéo de "mentalisme", que dire? Dans les deux cas, ils ont parfaitement retrouvé la cartes, c'est cool, de vrais mentalistes... A, pardon, la première vidéo était un tuto... Ce ne sont donc pas les critères de la magie qu'il faut appliquer, mais ceux des tutos. C'est plutôt une bonne vidéo, du coup. Mais l'existence de ces vidéos n'est pas surprenante, certes: On nous dit qu'il faut donner envie aux gens d'apprendre la magie... Ben voila le résultat. C'est motivant, non? Vive les débinages télé... Gilbus
  12. Très très intéressante question que tu évoques, Chakkan ! Comment notre magie est-elle ressentie. Et quel contrôle avons-nous dessus… Consultons ensemble un extrait du DEUDLMDG, je vous mets pas tout, mais juste le moins barbant (ce qui est éloquent sur l’intérêt du reste…) Le ressentit du spectateur. Les magiciens produisent des effets les plus forts possibles, en général, car ils veulent avoir un fort impact sur les émotions de leur public… Mais quel impact ? Passer tant de temps à travailler la puissance de notre effet, pour en faire un miracle, et ne pas se préoccuper de l’endroit où le miracle va se créer (la magie ne nait pas dans les mains du magicien, mais dans l’esprit du spectateur…), et de la façon dont cela va se faire, n’est-ce pas un peu ballot ? Voyons donc comment est ressentie la fameuse « émotion magique », quand on arrive à la faire passer. ... -Déjà, il y a souvent un blanc : l’esprit s’arrête sous le coup de la surprise. C’est le premier effet sur le spectateur, qui peut parfois être très court objectivement, et long subjectivement. … -Mais immédiatement, l'intellect repart, et résume rapidement les solutions envisageable : C’est l’étape dangereuse pour nous, il pourrait trouver un indice, ou pire, une autre solution plus évidente que celle que nous avons utilisé. … (renvois vers des paragraphes sans intérêts sur les effets à surprise et les effets à suspens, et sur la construction de solutions chez le spectateur...) -Puis, s’il n’y a aucune solution, comme on l’espère, il peut y avoir plusieurs réactions secondaires : -Une stupéfaction prolongée. Bonne chose, une émotion qui s’ancre dans le temps sera plus mémorable. Mais peu spectaculaire pour l’entourage. ... -Une explosion visible. Le sujet s’agite, voire gesticule, ou fait des bruits bizarres, avec un discours de l’ordre qu’un QI de 12 : ne vous inquiétez pas, ça passe rapidement, et le spectateur retrouvera vite sa santé mentale. … -Une prise à témoin du reste de l’assistance : Cette réaction arrive presque toujours ! Le sujet jette un œil autour de lui, pour voir si les autres partagent sa stupéfaction. Si les autres ont une réaction visible aussi, le spectateur se laissera alors aller à plus d’expressivité, ayant la bénédiction du groupe : on a une expression de l’émotion qui s'auto-alimente alors. A noter que cette phase est très intéressante pour le magicien : durant ce temps où tout le monde s’entre regarde avec les yeux écarquillés, on peut charger un éléphant dans la manche, et certains ne s’en privent pas. Mais le timing est très précis, et délicat à mettre en place, car cela doit se travailler avec un public… on a un créneau variant d’une demi seconde à 2 secondes environ. ... -Et enfin et finalement, l’expression elle-même : Très souvent, c’est un rire : non pas qu’il y ait de l’humour de premier degrés dans ce qu’on vient de faire. Le rire est dans ce cas une catharsis, destiné à se rassurer, après avoir été mis en panique. Comprendre l’univers est une chose indispensable à l’homme, depuis bien avant que l’espèce n’envisage sérieusement de descendre des arbres. Nous ne sommes pas bien forts, dans la nature, et étions souvent confronté à des dangers d’ordre physiques, dans les premier temps de l’espèce. Nous avons donc développés une technique de survie : on essaie de comprendre ce qui se passe. Quand le magicien nous prouve qu’on ne comprend rien, on a donc une atteinte à notre sens de la survie, c’est génétique ! Le rire vient de ce que l’on comprend, en fait, qu’il n’y a aucun danger physique. Mais notre protection, notre intellect, est ébranlé quand même… ... De la même façon, certain vont s’enfuir, ou du moins se détourner : réaction de refus de voir ses protections s’ébranler, et donc retour à une stratégie plus primitive de sauvegarde par la fuite. ... Certains vont s’énerver, ou du moins dire qu’ils s’énervent. En fait, il ne s’énerve pas vraiment au niveau physique, vous avez peu de risque de prendre un coup de poing pour avoir retrouvé la bonne carte, mais une sensation d’énervement intellectuel est aussi un type de réponse à la perte de la stratégie cognitive de survie : On se mobilise pour le combat. Cette réaction est à prendre en compte pour que les spectateurs ne restent pas dans le mode « il m’énerve », dans le sens qu’on évite en général que le numéro ne tourne au défi, qui va entrainer un perdant et un gagnant : Dans tous les cas, quelqu’un perd, il vaut mieux éviter… Mais on peut énerver « un peu » les gens. Il faut juste leur permettre de lâcher du lest ensuite. Pour cela, les techniques sont multiples : Faire évoluer le ressentit de VOTRE personnage, pour qu’il soit à son tour dans l’embarrât. Faire une complicité avec le public, pour que votre personnage et le public ressentent la même émotion. Ou minimiser ce qui vient d’être fait, en sortant une chose encore plus forte. Cette dernière solution est parfois employée à certains moment de numéros ou les effets arrivent en cascade croissante, c’est ce que j’appelle l’effet d’avalanche, ou un chose en entraine une autre, de plus en plus forte, pour finir par ensevelir la réaction des spectateurs, qui repartent depuis le début dans le ressentit de l’émotion magique, et vers une expression différente de la confrontation. On retrouve souvent cette notion d’avalanche dans la présentation des carrés magiques, ou le nombre prédit est sortis de la somme d’une ligne, de toutes les lignes, des colonnes, des carrés de coins, du centre, des cases de coins etc… Le rythme s’accélère au fur et à mesure que l’on sort nos nombre du carré, comme autant de lapin d’un chapeau, et à la fin, les gens ne calculent même plus avec nous, ils sont submergés par l’accumulation. ou encore, on peut détourner ce qui aurait pu passer pour un défi intellectuel vers une notion de poésie et de merveilleux: on va ainsi éloigner l'effet du réel, apparemment. En fait, c'est faux, l'effet a bien eut lieu dans la réalité, mais on va amortir le choc. ... Une réaction qui peut être plus dangereuse que « l’énervement », c’est la colère : on a été plus malin que le spectateur, qui ne nous aime pas, et doit donc faire tout ce qu’il peut pour nous rendre la pareille. On a fait passer notre spectateur pour un idiot, on l’a ridiculisé, on a dévalorisé son intelligence (outils de survie !) Bref, c’est pas cool pour le spectateur. On est là dans l’aboutissement d’un processus de défi, qu’il sera ensuite difficile d’inverser. Pour cela, le mieux est de ne pas arriver à ce point. Si cela vous arrive, tout n’est peut-être pas de votre faute : Le magicien précédent qu’a rencontré notre spectateur l’a peut être laissé avec une notion de défi irrésolu, ou le spectateur a eu une journée éprouvante et a besoin de se défouler sur quelque chose, et c’est vous. Où c’est peut-être vraiment vous. Quoi qu’il en soit, cela montre bien qu’il est utile d’installer une relation personnelle entre vous et le public, et plus encore entre vous et un spectateur qui va intervenir, pour désamorcer ce genre de choses. On peut être sympa. Ou rigolo. Ou on peut être complice… Bref, n’importe quelle attitude qui nous rapproche du public. Cela n’implique pas d’être ami, mais il faut qu’on parte sur des bases neuves, en se différenciant des expériences précédentes du spectateur. … Cette approche au sens littéral du public va permettre d’avoir ensuite un ressentit de l’effet magique différent, et non conflictuel. Mais c’est à chacun de trouver son approche et son personnage, et sa façon de présenter son personnage, pour briser ce genre de barrières. … Voilà, je vous propose maintenant de remplacer les points de suspension qui émaillent ce bout de texte par vos propres réflexions, puis de remplacer mes réflexions entières par les vôtres... Gilbus
  13. ba, il y a plein de choses qui énervent: Mais le plus attendrissant, c'est le "ça m'énerve" de Garcimore... Quoi qu'il ne s'énervait pas toujours, lui: Gilbus
  14. Oups, je n'avais pas vu la question... Ben ca n'a pas donné grand chose du coté de la potière, ses dés ne sont pas assez réguliers pour être crédible... j'en ai acheté en bois avec aimant incorporé, c'est plutôt propre, je vais essayer ça... Mais je ne désespère pas d'en fabriquer moi même, seulement j'ai plein d'autres choses à préparer avant. Gilbus
  15. Ça existe, évidemment… Il y a même des chaines entières dédiées au « démasquage » des trucs de ces « escrocs de magiciens ». Ils ne prennent même pas la peine de chercher de vrais escrocs, les magiciens sont des coupables désignés… C’est bien sûr un prétexte pour faire des vues. Mais cela reste très marginal, la plupart des chaines de débinages on pour prétexte…heuuu…ben, le débinage. Oups, pardon, la pédagogie… Pour faire des vues. Gilbus
  16. Revendiquons le mauvais esprit ou le subtil, le droit de titiller, de révolter et d’émouvoir ! Nous faisons des miracles ! Nous sommes les maitres du destin, les détenteurs du pouvoir ultime, alors on a bien le droit de faire dans le sordide et dans le graveleux, tout cela est enrobé d’un manteau d’étoiles scintillantes qui tombe (ou s’attire vers le bas ?) en recouvrant le rire de notre âme d’un voile de mystère. Mentons, inventons, créons, seule notre imagination nous limite, puisque nous sommes les magiciens. Enfin, surtout vous, parce que moi… Gilbus
  17. Damned, nous sommes vraiment sur un forum d’illusionnistes ? Ou sur un forum de zététique ? On parle de la lune, de l’attraction lunaire, et l’attraction tout court… Alors, ça s’attire ou ça tombe l’un vers l’autre ? Deux personne qui tombent amoureuses sont effectivement attirée l’une vers l’autre : c’est de l’Einstein, ou du Newton ? Cela doit être pour cela que la lune plaît aux amoureux : Ils tournent l’un autour de l’autre, essaient d’attirer l’attention de l’autre en lui faisant de l’œil, et l’attraction oriente tout leur être… A, l’amour… Et je ne vous parle pas des sauts quantiques qui sont pudiquement réservés aux lunes noires… Je crois que la chanson a trouvé l’explication et la bonne théorie, qui explique enfin tout : Le soleil a rendez-vous avec la lune Mais la lune n'est pas là et le soleil l'attend Ici-bas souvent chacun pour sa chacune Chacun doit en faire autant La lune est là, la lune est là La lune est là, mais le soleil ne la voit pas Pour la trouver il faut la nuit Il faut la nuit mais le soleil ne le sait pas et toujours luit Excellente argumentation pour un numéro de black art, non? Et pour en revenir aux naissances et à la lune : Si le soleil qui embrase un cœur amoureux peut donner de beaux rejetons, jamais l’approche de l’amour en passant par une sombre lune ne donnera d’enfants… Enfin, merci de rappeler la citation d’Einstein "Si j'en suis arrivé au point où j'en suis aujourd'hui, c'est parce que j'ai été juché sur des épaules de géants". Cela montre que celui-ci avait de la culture, puisqu’il cite une phrase et une idée du 12ième siècle… (https://fr.wikipedia.org/wiki/Des_nains_sur_des_%C3%A9paules_de_g%C3%A9ants ) Et la, on peut s’étonner : Pourquoi un géant ne se jucherait-il pas sur les épaules d’un nain ? Après tout, c'est relatif non ? Mais le bon sens donne immédiatement la réponse : Un géant sur un nain, ça serait ridicule… Gilbus
  18. le débinage, c'est mal. Conter, ça s'apprend. Travaille plus. Voila, je crois que j'ai résumé l'ensemble de mes messages des 5 dernières années... Ta méthode, elle déchire. j'ai bon? Gilbus
  19. Tiens, cela m'est arrivé une fois... Avec un petit truc en plus : je commence souvent mon ambitieuses sur une carte forcée, dont j'ai un duplicata (je ne suis pas le genre de magicien qui fait signer...) j'ai donc fait mélanger le jeu au spectateur qui voulait le faire, je lui ai demandé de vérifier que sa carte n'était pas sur le dessus, suite au mélange, mais qu'elle était bien "quelque part dans le jeu" (le but étant qu'il voit sa carte au milieu du jeu...), puis j'ai procédé comme tu le proposes. Mais bon, c'est uniquement parce que je n'ai pas une bonne technique, et que j'ai un duplicata... Sans duplicata, on peut transformer la carte choisie en clef, et la remonter sur le jeu dans le mouvement de reprendre celui-ci... Bref, le principe de jouer le jeu du spectateur qui espère nous coincer est parfois applicable. D'autres fois non. Gilbus
  20. Et encourager l’apprentissage au rabais, par les tutos, les débinages divers, le trucocentrisme, ne peut que conforter cette vision étriquée de l'illusionnisme. On a le même problème dans d'autres disciplines... En conte, puisque c'est un sujet que je connais un peu, n'importe qui peut conter. Ben oui, on sait parler, on peut conter. Il suffit d'avoir une histoire, et de la dire, vous voyez, c'est simple... On vois ainsi fleurir des conteurs du jour au lendemain, qui affirment donner des spectacles de conte, alors qu'il n'ont pas travaillé la technique du conte, n'ont pas d'expérience pouvant justifier d'une culture autodidacte, et n'ont pas de réflexion sur le conte en général. Certains ne savent même pas ce qu'est un spectacle de conte, faute d'en avoir vu, et sont heureux de lire ou réciter un livre à leur pauvre public. C'est ballot. A partir du moment ou on se focalise sur une toute petite partie facile (ou qui semble l'être) d'une discipline (le truc en magie, puisqu'on en parle), on occulte le vrai travail, et on laisse penser que c'est facilement à la portée de tous. Tiens, le "petit tour" que donne coperfield si aimablement... il est facile, hein? Combien d'entre vous l'on essayé, avant que je le demande? Combien d'entre vous l'on réussi du premier coup? Combien d'entre vous l'on assez travaillé pour qu'il soit présentable? Ces trois questions ne sont pas innocente: Le public verra la facilité. le public n'essayera pas. le public ne fera pas le tour parfaitement. Car le public est content de savoir, il ne fera pas. Ceux qui essayerons le feront pour rigoler. Les rares qui essayeront de le faire bien seront vite découragés... mais mettrons cela sur "l'habitude" de coperfield à faire ce genre de choses. Pas sur le travail... Car même un "petit tour" comme celui la demande du travail. Paradoxalement, en jonglerie, on se donne énormément de mal pour que les passe s'enchainent avec facilité, sans efforts apparents: le travail consiste à faire "facilement" des choses incroyables. Alors qu'en magie, le public part du principe que c'est un petit truc tout bête, qu'il ne demande qu'a connaitre : on doit lui mettre le nez dans l'impossible, lui tasser le miracle dans la tronche, pour qu'il se rende compte qu'il y a un truc fort qui se passe. Tout cela, grâce aux gens qui font des tutos "apprenez la magie facile". pppssss.... Bon, je vais travailler ma LD, ca va me calmer... Gilbus
  21. Débinage. Il y a plein de façon de sensibiliser qui ne débinent pas... Et ce n'est pas parce que c'est Coperfield que j'aimerai ses tutos... J'ajouterai que c'est ridicule, cette mode du débinage, qui fait que même les plus grands se sentent obligés d'expliquer un tour s'ils veulent passer à la télé... On ne demande jamais (JAMAIS!) à un jongleur d'expliquer une passe lors d'une interview. On ne va pas (PAS!) demander à un virtuose du violon de nous enseigner rapido, sur le pouce, un truc pour passer une gamme au violon. Appliquer une autre vision à l'illusionnisme, c'est conforter le public qu'il n'y a rien d'artistique dans ce que l'on fait, mais que c'est juste un truc... C'est pathétique. Gilbus
  22. Certes, je suis d'accord avec toi, le combat pour enlever les tutos sur YouTube est perdu,faute d'avoir eu une réactivité il y a des années, quand le phénomène à commencé en français (le combat anglophone est perdu, lui, depuis longtemps...) Cela ne veux pas dire que TOUT est perdu: On peut encore sauver des gens, à défaut de sauver des secrets... Mais pas en jouant le jeu, et en proposant de "meilleurs tutos": Cela serait aller dans le sens d'une disparition du secret, et je ne vois pas l'intérêt pour la magie. Le seul avantage des tutos pourri, c'est paradoxalement leur nombre phénoménal. Les choses les plus intéressantes sont noyées dans une bouillie peu ragoutante, qui rend difficile de trouver les choses les plus croustillantes. Cela n'empêche pas de trouver les secrets, mais peut dégoûter certains curieux, car Trop de tuto tue le tuto,en quelque sorte... Mais tout ce que nous pouvons espérer maintenant, c'est que quelques magiciens issus des tutos YouTube prennent conscience de l'importance du secret, et nous rejoignent. C'est en ce sens que je parle de "sauver les gens" plus que les secrets. Quand à l'aspect positif de la diffusion d'informations, tu prêches un convaincu.... sauf dans le domaine de l'illusionniste. Je ne vais pas refaire le couplet sur la différence entre la magie et les autres domaines où le secret n'est pas une base de travail... Je sais, le mot secret sonne maintenant comme un gros mot à l'heure d'Internet. ben pas pour moi. Enfin, ton parallèle avec les rétentions d'informations sur le SIDA est proprement choquant. Et malvenue dans ce cas, car c'est précisément l'inverse que je défends: Donner l'information sur le SIDA est une œuvre de vie. Donner les trucs de magie est une œuvre de mort (pour le tour divulgué) C'est exactement la démarche inverse. D'autre part, cela met en parallèle des degrés de gravités sans commune mesure : bien évidemment, que le SIDA n'est pas comparable à l'explication d'un tour de carte sur le net! Mais mettre en corrélation des cas de gravité sans point de comparaisons possible est un procédé courant pour diminuer la nocivité de certaines choses: exemple: OK, mon aérosol ne sent pas bon, mais n'oublions pas les chambres à gaz! Parler de SIDA dans une discussion sur le débinage me semble tout aussi choquant. Gilbus
  23. Ben non, c'est en clair: pour que ça colle moins, on met un peu de poudre, et hop! Gilbus
  24. Effectivement, si on essaie de les recoller en ayant inversé une partie, ben ça se décentre... Si on les colle dans le bon sens, et c'est d'ailleurs expliqué dans la vidéo, on peut avoir un peut de bavure éventuelle, mais cela reste très léger. Il faut donc égaliser dans ce cas. Pour les splits qui restent indécollables, il y a eut plusieurs solutions proposées dans le fil de discussion... Je reste pour ma part sur la poudre à éventail, ça marche bien sur mes jetons. Gilbus
  25. Tu as raison, bien sûr: Youtube est un outil, et même un outil formidable, et il ne sert pas qu'au débinage, on y trouve aussi de belle performances magiques. J'ai fait un amalgame un peu rapide, désolé. C'est sans doute parce que quand je tape "tour de magie" sur YouTube, il me sort plus de tutos que de numéros de magie... Essayez, vous serez surpris... C'est ballot... Gilbus
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