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Gilbus

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Tout ce qui a été publié par Gilbus

  1. je ne me sert que de jeux truqués: En effet, tous les dos sont identiques, ce qui permet de faire croire au spectateur qu'on les mélange. Mais toutes les faces sont en réalité différentes, ce qui me permet de les reconnaitre discrètement... De la même façon, mes pièces sont truquées: je montre une face, je retourne la pièce discrètement et, magie! c'est le coté pile qu'on vois maintenant! Mes cordes sont truquées aussi: elles ont deux bouts, mais si je coupe (discrètement toujours) la corde, j'arrive à montrer jusqu'a QUATRE bouts! En fait, l'art de la magie consiste à utiliser DISCRÈTEMENT tout ce matériel truqué... Gilbus
  2. honnêtement? non. Désolé.. Gilbus
  3. Ma fia ? Gilbus
  4. La vache, je fais tout ça, moi????? Bon, là, je préfère laisser la parole à un vrai magicien, faut pas déconner... Petite citation de Tamariz, dans son livre l’arc en ciel magique, page 174 de la version Française : Et c'est vrai que ne pas réciter un texte par cœur, mais le dire avec sincérité et (presque) spontanément concours largement à rendre une relation plus honnête. Si on débite son texte figé, on est dans notre propre sphère. On n'est pas avec le public, mais avec notre texte. on n'est pas présent. Pour que le texte soit plein de "fraicheur", on a plusieurs solutions: -Soit prendre la méthode du conteur (ou de Tamariz), qui ne part pas d'un texte figé dans l'écris, mais d'un texte qui s'ancre (s'encre? ) dans l'oralité. -Soit on fait des années de conservatoire d'art dramatique, pour arriver à dire naturellement un texte figé, en lui redonnant vie. J'ai parlé de présence : ça aussi, ça a un lien avec l'honnêteté... Celui qui interprète son numéro gagne à être présent, consciemment, avec le public. Pas en train de penser à la technique, ou de penser à ce qu'il va manger ce soir, ou à la fille du second rang qui à une robe trop courte... (quoique dans ce dernier cas, on se sent tout de suite plus proche du public...) être présent, à l'instant ou on parle aux gens, ou on leur montre des choses, c'est un signe majeur d'honnêteté: On est avec eux, on est la pour ça! Eux ont fait l'effort de venir nous voir, le moins que nous puissions faire est d'être là pour eux. Pour qu'ils n'aient pas en face d'eux une coquille vide qui dit et fait des choses, mais que l'on soit vraiment là. "être présent", lors d'un spectacle, est épuisant. En tout cas, c'est une des choses que je trouve le plus dur, car notre esprit vagabonde, comme tous les autres... Mais il faut rester avec notre public, tout le temps, autant que possible... Sinon, on n'est pas pleinement honnête. Bon, on peut tricher aussi, avec quelques astuces techniques: Ne pas laisser dériver son regard vers le sol ou le plafond, même quand on pense à autre chose. Régulièrement retisser les regards (Tamariz, toujours...) pour que la relation soit restaurée. Avoir une physionomie expressive, qui parfois remplace notre présence réelle par une apparence convaincante... etc. Mais toujours essayer d'être là pour le spectateur, c'est je crois une des bases de l'honnêteté en spectacle vivant... A ce qu'on m'a dit, moi, je ne suis pas vraiment artiste... Gilbus
  5. Bon, je ne sais pas si je suis un artiste, vu que je suis pas vraiment... Mais j'imagine que tu as raison. A, ne pas mélanger cependant les notions d’expérience et de travail... On peut être un bourreau de travail tout seul dans son coin, passer des heures à s'entrainer pour avoir une technique parfaite, un texte ou une gestuelle parfaite, et ne jamais se produire. C'est se produire en public qui donnera l’expérience. Le travail de préparation, en amont, cela ne crée par d’expérience, juste des conditionnements nécessaires pour ne pas avoir à penser à ce qu'on fait, et donc avoir l'esprit libre pour la relation avec le public. Le don inné + le travail + l’expérience, avec leurs divers degrés de progression, constituant la quantité de talent dont on dispose... Gilbus
  6. Cela fait partie du mystère: On ne va pas commencer ici un débat sur la réalité de l'imaginaire, déjà qu'on a eut des centaines de message sur "l'existence de la réalité" en chemin de traverse... Ça ne serait pas honnête... Gilbus
  7. Ben, non, bien sûr, il ne faut pas me faire confiance ! Si vous vous mettez à suivre les conseils ou idées de quelqu’un qui n’est même pas vraiment magicien, vous allez vous enfoncer. Suivez les préceptes des vrais maitres, Ascanio, Tamariz, Vernon et j’en passe, qui eux savent de quoi ils parlent.( je n’en cite que trois, ceux qui savent savent pourquoi…. ) Mais pour en revenir à l’honnêteté, telle que je la conçois vis-à-vis du public, cela relève d’une philosophie plus générale : Je n’aime pas faire de la magie devant les gens. Déjà parce que je n’aime pas les gens. Ensuite parce que je préfère faire de la magie « avec » les gens. Je pars de l’optique que n’étant pas vraiment magicien, justement, je n’ai pas de notion de pouvoir ou de hiérarchie à assumer vis-à-vis du public. Mon personnage est juste un type qui va montrer des trucs rigolos, ou faire de la magie sans bien y prendre garde, pas quelqu’un qui essaie de se mettre en valeur. Et cette position de « non domination » de la relation m’est précieuse, car cela amoindri la notion de défi. Et s’il n’y a pas de défi, d’une part le spectacle est plus cool, et d’autre part il n’y a pas de gagnant, ni de perdant. Juste un moment passé ensemble, à s’amuser… Et étant au même niveau de pouvoir que le public (même si cela reste MON numéro, faut pas déconner…), l’honnêteté est de mise : Je n’ai pas d’autorité pour leur cacher des choses, au contraire, j’essaie de les aider à bien suivre… J’ai d’ailleurs dans certaines routines des moments où je dis : « vous avez bien suivi ? Non ????!!! Pas grave, je vous le refais… », et je refais effectivement ce que je viens de faire, un peu plus lentement… Car mon personnage veux vraiment que le public suive bien tout ce qu’il fait… il est honnête…. L’honnêteté est primordiale dans ce type de relation, tout se construit sur ce modèle. Après, c’est juste une option : on peut avoir un personnage de roublard qui va duper sans arrêt les gens, et ça se verra, et cela peut donner de très bons spectacles aussi… Chacun doit trouver son style, ou ses styles, et choisir la relation qu’il souhaite instaurer avec le public… Le principale, c’est qu’il y ait une relation élaborée, et pas juste faire de la magie « devant » des gens. Bon, j’arrête de discourir dans le vide, je dois me préparer un peu pour être honnête demain, ou avec deux autres timbrés, je vais faire de la magie médiévale/fantaisie au château de Compers, dans la forêt de Brocéliande… Qui est lui-même un bel exemple d’honnêteté ! Il s’agit du centre de l’imaginaire arthurien : Un centre qui base toute son action sur des trucs imaginaires, mais avec une telle détermination que ces trucs finissent pas exister, plus ou moins http://centre-arthurien-broceliande.com/ Un chouette endroit, à mettre sur vos circuits de vacances, si vous passez dans le coin… Gilbus
  8. Perso, j'aime les citations qui sont maintenant beaucoup plus visibles: avant, sur mon pc, la limite entre une citation et la réponse qu'on lui faisait était trop indistincte, la, on la vois mieux Le clair ne me dérange pas. Gilbus
  9. Rien n'est impossible, la preuve Mais il faut remettre les choses dans leur contexte: Luc Langevin est un magicien chevronné, avec beaucoup d’expérience, et qui a travaillé tout ça très longtemps. Donc oui, il arrive à mélanger tout un tas de trucs, et pourquoi pas. Mais il ne faut pas dire que faire un mélange qui tient la route est facile : au contraire, cela demande beaucoup de travail pour faire en sorte que tout le spectacle soit cohérent. Donc, mélanger les disciplines, bien sûr, on peut le faire. Moi même, j'adore ça, alors que je ne suis pas vraiment magicien... Mais c'est loin d'être la solution la plus simple, la plus facile à mettre en œuvre, et la plus évidente à équilibrer. Pour un premier spectacle, du coup, c'est plus compliqué. Évidemment, on a envie de faire des mélanges originaux, pour son premier spectacle... on a envie de s'exprimer, de s’affirmer. C'est bien normal. Mais faire des choses simples, c'est aussi une des bases: Faire des choses simples, dans un seul domaine, sans se cacher derrière d'autres compétences, c'est aussi très dur, mais très formateur: C'est curieux à dire à notre époque qui va toujours plus vite que la musique, mais apprendre à faire simple, c'est apprendre à bien faire. Et une fois qu'on fait bien les choses, on peut les compliquer... Un spectacle homogène est plus simple a mettre en œuvre, la plupart du temps. Les mélanges de disciplines, c'est très facile d'en faire mal. Faire des mélange harmonieux, c'est plus dur... Le personnage qui va faire un mélange hétéroclite de choses doit assumer toutes ces choses: Quand on vois le mal qu'on a a créer un personnage de mentaliste qui tient la route, faire un mentaliste manipulateur de cartes et joueur de balles mousses, ne me dites pas que c'est plus facile... Bref, pour ton premier spectacle, je te conseillerai moi de faire dans la facilité, et d'avoir une cohérence implicite en ne te dispersant pas trop. du coup, cela te laisse de l'énergie pour gérer d'autres aspects du spectacle plus à fond, et il y en a toujours à améliorer... Après, c'est ton spectacle, tu as tes propres contrainte ou espoirs, donc tu fait ce que tu veux. Mais ce n'est pas parce que tu sais faire un truc qu'il faut obligatoirement le mettre dans ton spectacle... Tu feras d'autres spectacles ensuite, ou tu pourra tester d'autres formes plus élaborées... Ma prof dit toujours: L'important, ce n'est pas que tout y soit, mais que tout ce qui y est soit bon. Gilbus
  10. Je pense par ailleurs qu’on peut différencier l’honnêteté (thème de cette discussion) du mensonge. Tous les magiciens mentent, sinon, ils auraient de vrais pouvoirs… Mais le mensonge, c’est la vision du magicien. Certes, le magicien peut aussi faire croire au public qu’il a deviné un de ses mensonges, pour mieux le feinter ensuite… Mais l’honnêteté, c’est autre chose : A part justement quelques jeux avec le public, je trouve qu’une bonne attitude est une parfaite honnêteté vis-à-vis du public. Et pour être honnête, alors qu’on ne cesse de dire de gros mensonges, il faut y croire nous même Un système de doublepensée que ne renierai pas Orson Wells… Ainsi, on n’a pas besoin de cacher nos mensonges, mais de montrer notre honnêteté, notre sincérité. Et il est bien plus convaincant de montrer que de cacher… Cela peut paraitre une attitude philosophique, mais je trouve qu’elle a des applications immédiatement pratiques. On peut évoquer Ascanio, avec sa tenue de jeu négligemment posé sur la main totalement ouverte. On peut évoquer les gestes que l’on fait, mains vides, pour bien que le spectateur voit que nos mains sont vides, justement, sans paraitre vouloir lui montrer. On peut parler de la posture, quand le jeu de carte est posé sur la table, et qu’on recule le corps pour s’en éloigner, en levant les yeux vers le spectateur, pour lui parler, et ainsi lui faire enregistrer qu’on ne touche pas le jeu. On peut bien sûr sourire en pensant à Tamariz, quand il dit : « mélangez, mélangez ! Vous avez mélangé ? bien ? Mélangez encore… » On peut tout simplement parler de la façon de tenir un jeu de cartes, avec juste assez de force pour que les cartes ne tombent pas, afin que nos muscles soient détendus, preuve d’honnêteté… L’honnêteté consiste aussi à ne rien cacher au spectateur : Si le spectateur a l’impression qu’on lui cache un truc, ou qu’on a été trop vite pour qu’il comprenne, ou qu’on a fait quelque chose, même s’il n’a pas vu quoi, on amoindri l’effet : L’honnêteté consiste à ce que le spectateur voit tout ce qu’il aurait envie de voir s'il savait qu'il a envie de le voir. Et c’est pas toujours facile Nous devons parfois guider le spectateur pas à pas, pour qu’il voie tout, attendre qu’il ne soit plus distrait par un rire ou un regard qu’il laisse dériver… C’est dur, d’être parfaitement honnête, car on doit imposer cette honnêteté sans paraitre la forcer. Ce type d’honnêteté est bien sûr un outil d’interprétation, mais il est important, plus peut être que les discussions sur le fait de faire croire à des pouvoirs ou non… Tiens, puisqu’on en parle : J’ai passé quelques temps dans un groupe, en voyage culturel au Maroc (voir un autre message ou j’en parle), et dans le groupe des français, il y avait une dame très branchée « médecines énergétique », « soins à distance », diagnostique par des méthodes X Y Z venant en droite ligne du New Age ancestral… Au départ, comme je demandais des précisions sur le fonctionnement d’appareils révolutionnaire alliant médecine énergétique et informatique (je n’y connais rien en médecine énergétique, mais j’ai une petite idée du fonctionnement de l’électronique… ), elle m’a pris pour un matérialiste pur et dur, qui ne comprenais rien et ne savais rien. Bref, une relation d’opposition qui pouvait s’avérer pesante à force. OK… J’ai donc décidé de lui faire un changement de cap, pour mon plaisir et ma tranquillité (les voyages en groupe sont plus agréables pour moi si les membres ne se prennent pas la tête entre eux…). Le fait d’avoir étudier l’occultisme durant des années, d’avoir pratiqué des techniques dont elle avait, elle, entendu parlé, bref d’avoir un bagage dans SON domaine, m’a permis d’amorcer le virage en douceur… Elle ne trouve plus son pendule ? Pas grave, je lui sors le mien… (J’en ai toujours un sur moi, même si je ne m’en sers que rarement….) Une valise à combinaison est bloquée car le code a été changé accidentellement? Pas grave, je l’ouvre en 2 minutes, grâce à ma grande sensibilité... (vive les cours de lock picking…) Et j’ai définitivement enfoncé le clou en lui faisant une démonstration de cuberlandisme avancé. Puis une démonstration de manipulation de carte au-delà du raisonnable (je ne sais pas manipuler les cartes, mais un jeu multieffet, ça aide…) Mais pour être totalement honnête (on y revient), je lui aie bien dit que ce que je lui montrais là, ce n’était que pour le spectacle… Bon, j’avoue qu’il y avait une petite ambiguïté dans la façon de le dire : juste les manipulations, ou l’ensemble de ce que je lui avais montré ? Va savoir… Toujours est-il que c’est devenu une groupie, et qu’elle voulait que je lui enseigne mes super pouvoirs, bien plus efficaces concrètement que les techniques énergétiques qu’elle pratiquait, qui ont pour seules preuves leur propres références. Et j’ai passé un très bon séjour, on était copains. De mon point de vue, j’ai été relativement honnête, je ne suis pas responsable de ce qu’elle pense… Même si, je l’avoue, c’était de la manipulation pure. L’honnêteté ? Quand ça m’arrange… Gilbus
  11. Gilbus

    Voyage au Maroc

    Aucun problème, mais je suis en manque: Mes 5 jus d'oranges pressées quotidiens me semblent irremplaçables... J'ai tenté les oranges d’Espagne, déception, ce n'est pas le même gout. J'envoie mes gens (oui, j'ai du petit personnel...) au marché ce matin, pour tenter de trouver des oranges marocaines... l'attente est insoutenable... Gilbus
  12. Gilbus

    Voyage au Maroc

    Merci pour le tuyau, mais je suis déjà rentré Pour la prochaine fois peut-être Gilbus
  13. Gilbus

    Voyage au Maroc

    Une autre chose qui me revient: Les conteurs, avant de se mettre à raconter, ont un laïus présentant leur filiation: ils donne le nom de leurs ancêtres qui, de père en fils (ou en fille), leur ont transmis leur savoir. Arbre réellement généalogique, dans le cas d'une transmission héréditaire. Mais heureusement, la bas comme ici, on a aussi des filiations par l'enseignement, pas que par le sang. Cela met en relief le fait qu'ils ont une légitimité à être devant le public. Je me suis posé la question sur ma propre ascendance...ascendance non par le sang, je ne suis pas d'une lignée d'artistes, mais par l'enseignement. En conte, je peux dire que je viens d'Elisabeth Troestler, ma professeur, qui elle même a suivi l'enseignement d’Alain le Goff, son professeur... mais je bloque ensuite. c'est très court... En magie, c'est bien pire! J'ai eut tellement d'influence, sans avoir jamais aucun enseignement direct suivi, que je ne suis le fils de rien. Avons nous réellement des racines? Gilbus
  14. Gilbus

    Voyage au Maroc

    j'ai oublié de préciser: Quand je suis venu seul sur la place Jemaa el-Fnaa, pas de conteur, de jour comme de nuit. Je ne sais pas si ceux qui y sont passé en ont vus... Nous avons eut le plaisir d'entendre deux conteurs (assez âgés, pour ne pas dire vieux....il y avait Mohamed Bariz, une figure locale, je n'ai pas noté le nom de l'autre...) et une conteuse (la fille d'un des hommes) sur cette place, uniquement car nos amis marocains avaient organisé un spectacle "privé" sur la place, en payant les artistes à l'avance pour qu'ils viennent. Et on nous a confirmé le manque de vocations dans le domaine dans tout le pays. Quelques liens sur le sujet: les préoccupations datent déjà de quelques années : http://www.middleeasteye.net/fr/reportages/la-tradition-du-conte-marocain-trouve-un-nouveau-public-au-caf-clock-de-marrakech https://www.academia.edu/4424804/Etude_de_la_transmission_et_du_profil_sociologique_des_acteurs_de_la_Place_Jemaâ_El_Fna_de_Marrakech Je sais que le conte n'est pas le sujet (principal) de ce forum, mais il me semble que la magie est encore plus confidentielle au Maroc: c'est dire... Je crois (mais mon expérience est vraiment très légère, et ne s'appuie donc pas sur grand chose....) que les attractions parlées traditionnelle (et j'inclus la magie dedans, d'après le bavard que j'ai pu voir...) n'ont pas pris le tournant international. J'ai vu des artistes de rues, en Europe, faire des spectacles essentiellement visuels, ou alors avec une compréhension/traduction multilingue quand ça causais. Du coup, ces spectacles réalisés en arabe pour un public local, ne s'adresse pas spécifiquement à des touristes étrangers (je dirais même qu'un touriste non motivé qui ne parle pas la langue va très rapidement lâcher l'affaire....) Et en faisant une auto-critique, je vois que la plupart des choses que moi je présente en rue, ne passe pas pour des non francophones. Je le savais déjà, mais se trouver du coté public laissé pour compte, cela change l'éclairage... Observer ce que font les autres peut toujours nous éclairer sur nos propres actions... Gilbus
  15. Gilbus

    Voyage au Maroc

    C’était très sympa : Déjà, on mange super bien, et ça, ça compte… Ensuite, les marocains sont accueillants et sympa à un point qu’on n’arrive pas à imaginer… On a eu tous les temps : un jour, en montagne, on se lève avec du soleil, on part sous la pluie, puis la grêle, puis la neige (on s’est fait doubler par un chasse neige sur la route…), puis de la pluie à nouveau… Et d’autres jours, grand soleils. Maintenant, la partie culturelle : Nous avons fait des spectacles dans des écoles, des collèges, des lycées, publics ou privés (il y a de grosses différences), dans plusieurs villes différentes. Le niveau de français était relativement variable, entre la classe ou quand je demande « ceux qui comprenne ce que je dis, merci de lever la main », il y a 3 élèves qui lèvent la main, jusqu’à des classes ou ils parlaient pour la plupart un français très riche, et en tout cas comprenaient tous les nuances du français. Ça, on s’en rend vite compte : si quand on fait une vanne, le public rigole franchement, c’est que ça passe Disons qu’à part dans une classe, ou le niveau de français était très faibles, je n’ai eu besoin de « traducteur » que pour quelques mots. C’était ma principale crainte, mais tout s’est donc bien passé. Mieux que bien la plupart du temps : Dans un lycée, on a passé plus de temps en remerciement des élèves et des profs, en photos et selfies, qu’en temps de spectacle. L’impression d’être une vedette, ça change ! Parfois, l’accueil était royal, avec petit déjeuner offert en arrivant dans l’école (pas un café sur le pouce : nappes en dentelle brodées, et des plats qui s’accumulent à ne plus voir la nappe de la table pourtant imposante…), toute l’administration de l’école aux petits soins, des locaux impeccables etc… Bref, un accueil vraiment génial, et un très bon public. Il faut dire que pour eux, nous avions la touche d’exotisme qui fait la différence J’ai aussi fait des tours en dehors des spectacles scolaires, à des groupes d’adultes, avec de bons résultats : La magie leur plait ! A Beni Mellal, un centre culturel voulait organiser une scène ouverte (nos amis marocains en avait vu en venant en France l’an dernier, et avaient vanté le concept). Ils avaient lancé la pub, mais m'ont demandé d'animer la soirée, ils n'avaient personne ayant l'habitude de le faire. J’ai donc expliqué le concept en détail, et animé la scène ouverte, qui du coup a commencé presque à l’heure, et avec des numéros qui n’ont presque pas débordés du temps impartit. Et on n’a eu qu’une demi-heure de dépassement, ce qui pour le pays est exceptionnel… En plus de l’animation de la soirée, j’ai fait quelques bricoles magiques en intermèdes, pendant les changements des groupes les plus importants, pour occuper le public… Et bien la scène ouverte a très bien marché, beaucoup d’artistes amateurs, avec un vrai désir de passer en public, et une vraie passion, même si on sentait souvent une méconnaissance de la scène, justement… Pas de magie chez eux, par contre, mais plein de type de musiques et chants très variés, depuis le traditionnel Gnawa jusqu’à la chanteuse de variété, des groupes, des solos… et des conteurs marocains ou bretons, puisque c'était le thème principal du voyage... Ils vont sans doute refaire des scènes ouvertes, du coup… Questions artistes marocains : J’ai vu des conteurs de rue, qui sont un peu une espèce en voie de disparition la bas : Très intéressant, mais en arabe, et du coup, je n’ai rien compris… C’était intéressant car le fait de ne pas comprendre permet d’étudier plus en détail leur façon de gérer le cercle du public, les déplacements, les relances d’attentions etc. Mais j’aurais bien aimé comprendre quand même Pour la place Jemaa el-Fnaa de Marrakech, un peu déçu, j’avais dut placer trop d’attente face aux descriptions des guides touristiques : pourtant, j’y suis allé plein de fois, a différentes heures… Des montreurs de serpents apathiques (les serpents, pas les types….), un preneur de photos avec des rapaces, un preneur de photo avec des singes… Des groupes de musiques assourdissants. Des rangées de tatoueuses au henné. Quelques chiromanciens… Une troupe d’acrobates. Des jeux genre pèche à la ligne ou on gagne des bouteilles de soda qu’on pèche, ou des jeux d’argent basés sur l’habileté… Bref, pas mal de choses, au final, mais pas de spectacle très structuré ni construit. A fez, j’ai quand même vu un magicien de rue : Mais je suis arrivé vers la fin du numéro, dommage… Des tours très classiques, mais je n’ai pas été capable d’apprécier, vu qu’il faisait tout en arabe, et que c’était un numéro très très très bavard… Mais vraiment bavard ! Perso, je sais qu’on trouve mes prestations très bavardes, mais là, c’était hors de comparaison : Plus de 10 minutes montre en main (ne comprenant rien à ce qu’il disait, j’avais le temps de regarder l’heure…), entre deux effets, avec le gars qui n’arrêtait pas de parler à toute vitesse…En arabe, bien sûr… Un public exclusivement marocain, je devais être le seul touriste… Impossible de déterminer si le gars était bon ou pas, du coup. Mais la majorité du public est resté jusqu’au bout. J’ai cependant noté une technique intéressante : Il commence plusieurs tours à la fois, et laisse des spectateurs en gardien de l’amorce du tour. (Et du matériel lié) Ainsi, quand un effet se termine, il évite la perte de public, qui voit bien qu’il y a d’autres effets en cours, et veux savoir comment ça se termine… malin. Je ne sais pas ce que ça peut donner sur un public européen… Les tours : Corde raide (le modèle de base chinois), le sac genre dream bag pour en sortir des boites de fleurs (même provenance), la corde à travers le cou, sac à l’œuf, quelques cartes, un tour avec un téléphone ou je n’ai pas compris l’effet, ne parlant pas la langue… Rien de bien spécifique. Pas de contact possible à la fin, il ne parlait pas vraiment le français. Dommage. Dans ce qu'on peut acheter là bas : Je n'ai rien vu de magique. Mais il y a de beaux objets...dont certains paraissent anciens...ou exotiques Beaucoup d’importations chinoises, mais aussi beaucoup d’artisans locaux. Et si on veut faire faire du matériel sur mesure (chose que je n’avais pas prévue, je suis bête !), on vient avec ses plans, et on trouve forcément des artisans qui sont prêt à les réaliser, si on reste quelques jours… Je suis allé à un vernissage de peinture, il y en avait de chouettes… dont une que je trouvais magnifique, mais hélas déjà vendue. L’artiste était là, il a accepté de prendre ma commande d’une toile similaire sur le sujet et le traitement…. Je m’attendais à ce qu’il me l’envoie plus tard… il a bossé toute une nuit pour que je puisse partir avec ma toile sèche, une journée et demi après ! Je suis aussi revenu avec deux Bendir et deux espèces tambourins tendus de peau des deux cotés, plus les incontournables Karkabou, sortes de castagnettes en ferraille... Voilà donc mon ressentit du voyage : Vraiment chouette, l’accueil marocains, de tous les marocains, donne vraiment envie d’y retourner… Gilbus
  16. Il me semble qu'on peut ajouter des éléments discriminants : Tu ne nous a pas dit la forme de ton spectacle... C'est de la scène, du salon, du close up? tu feras du table à table, ou un numéro pour toute la salle? Avec ou sans scène? Tu as quel nombre de spectateurs, approximativement? De quel age? Tu as un éclairage maitrisé? (bien éclairé, on peut faire passer des accessoirs plus réduit, même s'il ne faut pas abuser...) Tout cela va déterminer le choix des tours: Magie sur table ou magie verticale, tours adultes/ado ou tours enfants, accessoires grand modèle, ou petits objets... On ne fait pas toujours les mêmes tours avec des cartes jumbo qu'avec un jeu normal. On peut faire des cartes format poker en (petite) scène, si la valeur des cartes n'est pas déterminantes (apparition, disparition, changement de nombres ou de couleurs....), ou confirmées par un spectateur... il faut bien sûr que tu pioche dans ce que tu sais faire, mais tu dois aussi réfléchir à la façon dont les spectateurs vont te voir: ex: Des tours de pièces, pour une salle de 100 personne, cela limite le choix: Il faudra des tours avec des pièces très visibles, les changements de valeur seront difficilement perçu, il faudra de la magie très verticale, genre 3 fly etc. Si tu utilises des balles mousse sur table: tout le monde doit voir la table, ce qui ne sera pas le cas si tu as plus de 3 rangs de spectateurs et pas de scène... Bref, pense à ce que peux voir (et doit voir!) le spectateur. Les mélanges entre discipline, ensuite, c'est secondaire: Il faut déjà penser aux spectateurs... et à ce qu'ils vont penser de toi... Le mentalisme a ceci de pratique que l'on peut presque tout faire en grand, avec un paper bord ou un gros carnet... Gilbus
  17. aaaa, c'était de l'humour!!!! A ben forcément, si on nous dit pas, on peut pas deviner Elle est donc dans une erreur assez commune: Elle joue trop bien son rôle. Et comme il existe pléthore de vidéos de gens ennuyeux sur le net, qui montrent des vidéos sans aucun intérêt, forcément, si elle reste dans le rôle....on y crois. J'ai bien regardé jusqu'au bout, au cas ou il y ait une montée dramatique, qui finisse dans un bain de sang de hamster, mais non. Un conseil, donc: Créer une progression du personnage et de la situation, pour que le début gnangnan soit la base d'une scène tournant au grandiose ou au burlesque, mais à quelques chose qui dépasse justement le cadre de l'inintéressant. Certes, il y a une école d’interprétation qui cultive ce genre de chose, mais avec toujours un décalage, à un moment... je pense aux Deschiens, par exemple, qui jouent des gens ordinaires, mais avec la folie des gens ordinaires, ce qui devient drôle ou terrifiant... La, c'est juste trop bien imité... Gilbus
  18. Il me semble avoir fait une fois ou deux un lapin qui sort d'un chapeau... Mais bon, j'ai triché, c'était des lapins en peluche. Une fois, après avoir sortis le lapin (en peluche,..), je regarde médusé mon assistant: -il est ou le lapin? Le vrai? -Qu'est ce que vous croyez qu'on a mangé ce midi? Si vous me donnez pas de sous pour les repas... -KIKI!!!!! etc. Ensuite, j'ai viré mon assistant, qui m'a lancé des défis etc... bref, cela lançais une comédie avec une justification évidente. Le lapin permet pas mal de jeux sur différents registres, et le dépoussiérage ne consiste-t-il pas aussi a reprendre un cliché, et à le mettre au gout du jour? A partir du moment ou tout le monde pense "lapin/chapeau", mais ou personne ne l'a vu en spectacle, faire ce numéro est justement une nouveauté! Vive les dépoussiérages à base de lapins, canards à la carte etc... Tout dépend de ton age: je porte régulièrement des chapeaux mous, et on peut y mettre sans soucis un (petit) lapin Bon, dans le cadre d'une scène se passant au début du siècle dernier, le chapeau haut de forme s'impose évidemment, mais on n'a pas toujours un numéro ciblé sur cette époque. Mais quand l'occasion s'est présenté, j'ai fait le coup avec un chapeau clac à mécanisme, présenté aplatis, déplié, d’où je sortais des choses... Un lapin n'y eut pas été déplacé... Sinon, ma fille élève des rats, je dois me pencher sur le thème du rat depuis longtemps, mais je n'ai pas le temps... alors, le rat, successeur du lapin? Gilbus
  19. Oups, désolé, j’avais raté une réponse ! Mais peut être as-tu eut justement le temps de davantage travailler le tour, et que tu as du nouveau ? Perso, je ne fais pas de burlesque pour ce tour (j’en fais dans d’autres…), car j’ai peur de brouiller l’effet. Cet effet est tellement pur que sortir des prédictions d’un peu partout va lancer de fausses explications possibles : et s’il avait plein de prédictions, qu’il sorte fonction de ce qui l’arrange ? C’est pourquoi je fais simple pour renforcer la clarté : -les 3 prédictions sont en vue et présentées comme telles depuis le début. -la prédiction surprise n’est pas présentée, mais est visiblement en vue depuis le début On a souvent ce problème, quand on travaille un tour : Comment le rendre plus attrayant… On ajoute donc du jeu avec le public, des gags, des motivations, une version contée etc. Cette partie présentation doit bien sûr laisser de la place à l’effet, mais prend de toute façon une partie de l’attention des spectateurs. Mais il y a des tours dont l’effet est si impossible, et qui ne donne lieu à aucune conjecture d’hypothétique explication éventuelle, même en cherchant… Et dans certains cas, comme ici, je préfère laisser faire la magie. On parle tout le temps, moi le premier, de présentation, d’histoires, ou même de magie contée… Mais cela ne doit pas nous faire oublier que la magie a sa propre force, son propre pouvoir sur les spectateurs. Il faut faire confiance à la magie de nos tours. Il n’y a pas tant de tours que cela, dans ce que je pratique, qu’une présentation très jouée n’améliore pas : et c’est normal, c’est le but. Mais ce n’est pas une obligation, et ce tour est, pour moi, tellement équilibré dans sa construction émotionnelle, que j’ai choisi de ne rien y ajouter… au contraire, la présentation est très basique, pour dégager un maximum de clarté : Car toute couche de présentation qu’on rajoute va, plus ou moins, obscurcir le tour : cela peut être un très léger voile, ou un tissu épais de gags, en passant par le fait d’insister sur des points liés au tour, naturellement : toute présentation forte n’en est pas moins au service du tour. Mais il faut prendre conscience qu’un habillage cache. Attention, je n’ai pas dit qu’il fallait débiter le tour de façon monocorde et sans âme : Au contraire, comme il n’y a rien d’autre que le tour, l’explication de ce que l’on va faire, et les consignes à donner, on peut rendre tout cela vivant avec un travail sur la voix et la communication avec les spectateurs : Le contenu est « le tour, rien que le tour », mais cela n’empêche pas de faire du jeu d’acteur pour marquer les points essentiels du tour. Par exemple, on reproche souvent à ce tour la longueur des comptages : C’est vrai que ce n’est pas flash, loin s’en faut. Mais c’est une superbe occasion d’avoir une montée en tension, suivi d’un effet très fort, d’un relâchement de tension, puis d’une reprise en main du public, et cela 3 fois de suite, et c’est le jeu de l’interprète qui va le permettre : On a largement de quoi s’amuser dans ce tour Bref, ce que je voulais dire, et j’ai l’impression que je me répète un peu… : Ce tour est fort magiquement. Laisse de la place à cette magie, et essaie… Gilbus
  20. A, on reconnais bien là le travail minutieux et précis d'un grand magicien! D'ailleurs, Francis, il y a quelques temps, m'avait envoyer l'ensemble de ses productions (livres, DVDs, tours...), pour avoir mon avis. Je lui ai généreusement rectifié quelques coquilles, mais bon, je n'allais pas lui faire de la peine en lui expliquant que ses histoires manquaient de piment et de rebondissement. Je lui ai juste montré une ou deux figures de cordes, et ensuite, il a fait tout un numéro avec, il y a des gens qui se contentent de peu de choses pour être heureux, en fait... il m'en a toujours été reconnaissant, s'il était encore vivant, il vous le confirmerai lui même... Gilbus
  21. Quelques options, parfois opposées, comme quoi il n’y a pas qu’une vérité : Dire qu’on n’est pas vraiment magicien. Du coup, ceux qui ne te connaissent pas croient que tu fais ton modeste, et croient donc le contraire. Dire que tu es un grand magicien toi-même, suivant le principe qu’il faut toujours dire du bien de soi, ça fini par se répéter, et après on ne sait plus d’où ça vient… c’est un principe perso. Quand on fait une citation de quelqu’un de célèbre, toujours dire que c’est un principe perso… Toujours laisser la possibilité à ceux qui ne pensent pas comme toi de penser que tu penses comme eux : ainsi, ils peuvent croire qu’il n’y a pas qu’une vérité, mais que la leur est la meilleure… c’est un de mes principes perso… Sinon, on peut appliquer la bonification circulaire rotative: Quand je suis avec des jongleurs, je dis que je suis surtout magicien. Quand je suis avec des magiciens, je dis que je suis surtout conteur. Quand je suis avec des conteurs, je dis que mon truc, c'est surtout de jongler... Tout le monde crois que tu est bon dans autre chose, et retient au final que tu es bon. C'est un de mes principes perso... Gilbus
  22. hihihi: j'aurais dit conjecture si j'avais parlé sérieusement... La conjoncture est ce qui résulte d'une rencontre de circonstance, et pour moi, les termes "toucher sans les mains" et "attribut physique" étaient une rencontre amusante... outre de faire un jeu de mot sur conjecture...mais bon. Cela, en fait, me rappelle la blague du petit garçon et de la petite fille qui jouent dans le noir : "j'ai mis mon doigt dans ton nombril... mais surprise, c'est pas mon doigt!" "et c'est pas mon nombril..." Le touché des anges, quoi... arf, une blague qu'on doit expliquer n'est pas toujours aussi bonne... Désolé. Gilbus
  23. Sur le site de marchand de truc, on voit une réaction de banachek: "Ça semble vraiment incroyable !" Je ne sais pas trop quoi en penser, mais l'effet à l'air chouette... Sur le magic café, MadisonH fait un CR trés positif, avec une petite phrase intrigantes : "This is largely due to the fact that the performer can't have much say over how the routine looks, and requires a certain physical attribute." ce que je traduit par: "et nécessite un certain attribut physique." On se perd en conjoncture pour ce qui est de cet attribut qui permet de mieux toucher sans les mains... Gilbus
  24. ???? Ben, cela permet juste de savoir à tout moment la composition des faces.... Rien que ça... Il me semble qu'on a fait tout un plat pour des dés qui pouvaient transmettre juste leur valeur supérieure, il y a peu. La, on arrive à connaitre des choses drôlement plus compliquées, par un moyen très simple d'utilisation... Tu n'es pas obligé de t'isoler pour dupliquer sur un autre cube: Tu as juste à planquer ton téléphone, ce qui est faisable de bien des façons... Tu prend un bloc, des crayons de couleurs, et tu dessines devant tout le monde une face, ou tout le cube. Celui ci ayant été caché, bien sur...Même celui qui l'a mélangé peut ne pas connaitre la composition de la face, s'il l'a fait en aveugle. Ou tu annonces à haute voix, sans rien reproduire, les couleurs d'une face, et le nombre de chaque... etc. Bref, tu fais de la divination. C'est déjà pas mal... Je ne sais pas si le logiciel le permet, mais s'il y a un guide pour reproduire une position a partir d'un cube en ordre, pour aller jusqu'a la position du cube mélangé, on peut aussi, sans rien connaitre des algorithme de résolutions, avoir l'effet suivant: le spectateur mélange un cube en aveugle pour tout le onde: mettons que le cube est sous un foulard vraiment opaque. on lui demande de la poser sur la table, sous le foulard, mais sans le lâcher. puis on prend un cube en ordre, et devant les spectateurs, on fait la série de mouvement guidé par un écran qu'on est le seul à voir... à la fin, les deux correspondent... Non, il y a plein d'applications! Et ce qui est cool, on n'a pas besoin de savoir résoudre un cube L'extase pour un paresseux Gilbus
  25. Je crois qu'il n'y a pas de retournement "classique". Il y a presque autant de LD que de magicien. Il y a des années, atelier avec Bebel dans une manifestation organisée par le CMP (le temps des magiciens....) : Une douzaine de personne. Bebel demande à chacun de faire une LD: Presque tout le monde avait une méthode différente... Bebel a ensuite montré la sienne, encore différente... La meilleure LD de chacun, c'est probablement celle qui se rapprochera le plus du mouvement qu'on fait pour retourner une carte : c'est quand même le but. Et il y a plein de façon de le faire, qui sont toutes très bien, et donc autant de LD. Pour le problème que tu as, sur le fait de reposer la carte: Essaie plusieurs version, pour trouver celle qui te correspond le plus. Entraine toi à reposer un seule carte. Regarde quel est ton mouvement naturel. Pourquoi chercher autre chose pour une LD? Tu peux refermer comme on referme un livre, ou reposer la carte en la tenant par le coin, ou en la tenant par les petits cotés entre pouce et majeur...etc. Une fois que tu as choisi: Entraine toi au ralentit, longtemps. Puis accélère petit à petit : Pour un mouvement qu'on a la chance de pouvoir faire lentement (qui n'a pas d'équilibre dynamique instable), la lenteur dans le travail te permet de voir ce que tu veux faire, de t'y tenir, puis de le faire sans y penser. Cela ne servirai à rien de t'entrainer à mal faire le mouvement. Donc passe le au ralentit, exactement comme tu veux qu'il soit. Je ne peux pas te dire l'idéal pour toi, cela dépend de ce que tu veux faire, de la forme et la taille de tes doigts, de ta façon de tenir les cartes...on est tous différents... Ensuite, quand le mouvement est réellement choisi (et après avoir vérifié le rendu coté spectateur, par miroir et vidéo...), tu peux te lancer dans l'apprentissage intensif, avec retour régulier au ralentit pour vérifier que tu ne dévies pas. Ensuite, c'est long, il faut du temps et de multiples retournements, pour que le mouvement soit fait en automatique. Il faut en faire des centaines, des milliers... Mais tu pourra alors le faire sans y penser. Un conseil générique qui ne mangent pas de pain (ils n'est pas de moi....): Gère la pression que tu exerces d'une manière générale sur les cartes. L'idée est de les serrer juste assez pour qu'elles ne tombent pas, mais pas plus. Cela donne un "toucher de carte" plus léger. Tu peux aussi te poser la question sur le type de LD que tu souhaite apprendre en premier: Avec ou sans break? Celles avec break sont souvent plus simple pour commencer, mais il faut prendre le break, cela donne au final plus de travail pour que cette prise de break soit invisible. Quand je me suis posé la question, comme je suis un gros paresseux, j'ai choisi de faire d'abord une version sans break (que j'ai trouvé seul, en regardant la façon que j'avais de ne retourner qu'une carte...), on gagne un mouvement... On ne peux pas faire de description complète ici, on est en public... Mais bon, je ne suis pas une référence en LD, je ne suis pas vraiment magicien... Gilbus
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