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Gilbus

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Tout ce qui a été publié par Gilbus

  1. Comme il a été dit: l'adhérence des surfaces. La résistance de la surface visible: certains velours de tapis bas de gamme peluchent. Mais il y a aussi le fait de pouvoir rouler ou non son tapis: Si on veux équiper un dessus de meuble, ou une planche, pas besoin qu'il soit enroulable. Mais si on veut le transporter roulé, il doit supporter d'être enroulé longtemps, sans se déformer. L'épaisseur est un critère très personnel : certains aiment les tapis très épais, qui s'enfoncent de plusieurs millimètres, d'autres préfèrent des tapis fins. Enfin, le prix est un critère: En mettant chers dans un tapis, on s’attend à ce qu'il dure longtemps. Mais cela ne met pas à l'abri des accidents (ou du public): taches, enfants qui aiment tripoter ce "doudou", et le déchirent, cartes signées où le feutre dérape sur le tapis, etc. Les façons de saccager un tapis sont multiples. Perso, j'aime les tapis fins, qui se roulent, et en bon état. Partant de ces critères, j'ai opté pour le contraire de la qualité : J'achète des tapis très peu chers, sur des sites de bradeurs chinois, aliexpress ou wish, ou d'autres du genre. Ces tapis sont en général assez fins, mais ça me convient, justement. Si vous préférez les épais, ben vous en mettez deux l'un sur l'autre, vu le prix, c'est toujours pas chers. Vous allez me dire: il vont s'user vite, si c'est bas de gamme? Ben, en fait, pas tant que ça... Mais surtout, je peux me permettre d'en changer autant que je veux, vu qu'ils ne coutent presque rien... J'ai donc toujours des tapis d'avance, en bon état. quelques exemples de tarifs (port compris...): 42x32: à partir de 2,73 40x60: à partir de 4,06€ Par contre, la livraison prend entre 3 et 4 semaines environ... Gilbus
  2. On peut aussi aller voir directement chez Nick Trost, qui est à l'origine de plein de tours de petits paquets, entre autre... Gilbus
  3. Se fournir dans les vides greniers est souvent encore moins chers.... mais demande un investissement en temps, si on n'est pas fan de ce genre d'activités... Perso, j'adore les vides greniers, donc c'est cadeau... Mais c'est vrai qu'ebay ou leboncoin peuvent avoir de bonnes affaires La boite est sympa, mais elle tourne à presque 100€ avec le port... Elle n'est pas en parfait état, et pas très grande non plus (8 x 10 x 25,5 cm). Dans le style, tu as ça, moins chers et plus grand: https://www.ebay.fr/itm/ANCIENNE-COFFRET-BOITE-A-GANTS-NAPOLEON-III-MARQUETERIE-BOULLE-NACRE-GLOVE-BOX/192553741358?_trkparms=aid%3D222007%26algo%3DSIM.MBE%26ao%3D2%26asc%3D20170831090034%26meid%3D824e238e3201465d92bc8781bcbf3628%26pid%3D100005%26rk%3D6%26rkt%3D12%26sd%3D162903726775%26itm%3D192553741358&_trksid=p2047675.c100005.m1851 Encore moins chers, et pouvant contenir des jumbos, ou des formats A4: https://www.ebay.fr/itm/Grand-coffret-plat-acajou-noirci-decor-marquete-19e-Napoleon-3-box/192550959167?_trkparms=aid%3D777003%26algo%3DDISCL.MBE%26ao%3D1%26asc%3D20140620091512%26meid%3D34379037359f471fbf85643126ff73e2%26pid%3D100009%26rk%3D1%26rkt%3D10%26sd%3D192553741358%26itm%3D192550959167&_trksid=p2047675.c100009.m1982 etc. Bref, on peut trouver toutes sortes de boites assez facilement, il faut juste savoir ce qu'on veut mettre dedans, question taille, et voir la cohérence du style avec votre numéro. Gilbus
  4. soit le chat est vivant, et il se regarde... Soit le chat est mort, et du coup, il ne peux pas se regarder, ce qui fait qu'il n'y a pas d'observateur, donc le chat mort redevient soit vivant, soit mort. Cela lui laisse une seconde chance, qui va se reproduire chaque fois qu'il meure. Un chat dans une boite avec un miroir est donc immortel. Gilbus
  5. Il faut que tu vois dans quelles occasions et où tu pratiques. Pour moi, un critère primordiale est le poids et la transportabilité. Le but est de n'avoir pas à faire plusieurs voyages si on peut les éviter, entre le parking et le lieu du spectacle. Parce que: Sur des fêtes, si je suis seul pour la mise en place, je n'aime pas laisser une partie du matériel sur place, pour aller chercher le reste. Et on ne trouve pas toujours une personne sur place pour garder le tas de matos à l’œil pendant qu'on retourne à la voiture... Idem pour le remballage. Ensuite, des trucs tous terrain: Car de petites roulettes vont bien si on est dans la civilisation, mais vont poser problème si on doit traverser un champs... Donc: Soit je peux tout porter, car c'est léger, et pas trop encombrant (je dispose donc de deux mains, mais on peut aussi compter un certain nombre d'accessoires en bandoulières). Soit je prend un diable pliant, où je charge tout le matériel, si j'ai des choses plus lourdes. Par exemple, dimanche dernier: Fête médiévale à Guérande pour la journée. (j'avais un autre spectacle près de rennes le samedi, donc je n'ai pas fait les deux jours à Guérande....). J'étais seul pour la mise en place et la presta dans la rue. Changement de costume dans la voiture. Tapis de close-up roulés et coincés dans le ceinture. Aumônières (sacoches de ceintures) chargées avec mon matériel courant de magie, plus le téléphone, les clefs de voiture, l'argent... A la ceinture aussi, un gobelet médiéval compatible, on ne bois pas à la bouteille plastique dans une fête médiévale... Plus une sorte de gibecière en bandoulière pour du matériel un peu plus encombrant (y compris la bouteille d'eau!). En bandoulière aussi, de l'autre coté, mon tabouret trépied pliable en cuir et bois. Ne pas oublier qu'on doit s'assoir, quand on est vieux... mais vous y viendrez tous Et la petite table pliante portée à une main: j'avais encore une main de rab, c'est la fête... Normalement, je rajoute des accessoires de jongleries, ou une marotte (je suis en bouffon), ou un bâton de marche, mais là, j'avais décidé de faire léger, d’où la main libre. Temps d'installation ou de pliage: Moins de trois minutes. Ce critère de temps d'installation ou désinstallation est parfois à prendre en compte... Cela permet, dans ce type d'animation "légère" de rue, de pouvoir être très mobile: Je peux me déplacer pour chercher de l'ombre quand le soleil tourne (la gestion de l'ombre est très importante en extérieur...), tout plier rapidement pour aller aux toilettes ou faire une pose repas, changer de zone si je suis prés d'un groupe de musique qui fait trop de bruit, ou fuir rapidement avant la fin officielle de l'animation, quand l'orage se déclenche comme dimanche en fin d’après-midi... Et cela fait un "poste fixe" suffisant pour créer l'attroupement, le plus lourd dans ce qui est visible étant naturellement l'interprète. Dans d'autres circonstances, j'opte pour la table "planche plus tréteaux" avec nappe, ou une table démontable réglable en hauteur, un ou deux coffres... du coup, je ne suis plus vraiment mobile, mais c'est dans le cas ou le poste doit être "stable" sur toute la durée de l'animation. La mise en place se fait alors avec le diable, si je ne peux mettre la voiture tout près pour décharger. Une table avec coffre intégré, en colonne, c'est tentante, j'ai des amis qui en utilisent. Mais ce n'est pas vraiment tout terrain. Et on a du mal à s'assoir, il faut être debout derrière, cela ne me convient pas du tout. Sauf à faire une extension table, comme évoqué ci dessus, pour avoir une vraie table avec l'espace pour les jambes dessous. Mais dans ce cas, il faut choisir entre magie assise, ou magie debout, ce n'est pas la même hauteur de table... Cette question de hauteur est à prendre en compte lors du choix du mobilier... Quand on fait de la magie assise, on peut toujours se lever pour faire de la magie verticale. Si on choisi un meuble haut pour officier debout, on peut difficilement s'assoir ensuite, a moins d'avoir un tabouret haut, genre tabouret de bar. Et La place pour mettre les jambes... Mais quand c'est plus haut, souvent, c'est plus lourd... Perso, pour l'instant, je privilégie le mobilier séparé des contenants de matériels, cela permet de s'adapter à beaucoup de situations. Gilbus
  6. Tu as ceux qui font un superbe numéro d'anneau.... Et tu as le gamin, sur YouTube, qui va te débiner la chose en 1mn31, démonstration est explication comprise.... Et des anneaux en plastique... Après, si tu ne trouve pas ces anneaux, tu peux aussi le faire avec des anneaux de cordes.... on peut faire de trés jolies choses aussi... Même s'il manque la "solidité" du métal, La souplesse de la corde peut renforcer l'idée que ce n'est pas le truc que tout le monde connais.... Gilbus
  7. De bonnes idées de misdirection, pour pas mal de ces photos.... Gilbus
  8. En fait, l'univers entier disparait, dés qu'on ne l'observe plus.... Ce qui peut être un bon thème de tour, d'ailleurs... Mettons avec un WOW et une carte blanche, on pourrait montrer que l'image disparait, en retournant très vite le WOW face visible: le wow étant une sorte de ralentisseur de temps, on vois une face blanche... Ensuite, évidemment, l'univers s’aperçoit qu'on l’observe, et la face de la carte réapparait a vue... Gilbus.
  9. C'est la saison des vide greniers, fait le tour de ceux de ta région... Perso, en pliable, j'ai une petite table qui ressemble vaguement à ça: Achetée 5€ dans un vide grenier, la mienne avait un dessus en carreaux de faïences, que j'ai bien sûr enlevé pour des raisons de poids. Un tapis de carte posé dessus, et hop. La table est petite, mais suffisante pour la très grande majorité de ce que je fais (bon, faire plusieurs piles de cartes super jumbo (A4), c'est pas confortable...). Elle n'est pas haute, mais convient très bien à de la magie assise... Elle n'est pas très adaptée aux lapping, servantes ou ce genre de choses, car elle n'offre pas des masses de couverture sur les cotés, même avec une nappe. Mais ça me convient quand même Et surtout elle est légère, et ne prend pas de place dans un coffre de voiture. Le style est un peu "passe partout, c'est juste du bois. Après, j'aurais tendance à dire que la déco de ta table, ou la forme de ta mallette (ou de ce qui en tient lieu...) dépend te ton numéro. ben, mon prochain stage d'initiation au conte à lieu les 6/7 octobre prochain... il s'agit de conte, pas de magie contée... le descriptif: https://sites.google.com/site/apclafilois/stages/stage-de-dcouverte-du-conte Le problème, c'est que c'est pas ton coin du tout Rapproche toi de conteurs de ta région, il y a peut être des cours, ou des associations qui forment les gens. En livre, je parle de quelques livres dans cette discussion... Mais ce ne sont pas vraiment des livres d'initiation, donc cela risque de te paraitre difficiles d’accès, ou simplement incompréhensible....Désolé... une autre solution (non exclusive) est d'aller voir des spectacles de conte... Gilbus
  10. Dans le message précédent, je parlais bien sûr spécifiquement d’établir des convictions/certitudes chez le spectateur. Mais si on prend un peu de recul, tout l’illusionnisme repose sur l’exploitation de certitudes : Chaque expérience ou tour est là pour briser une certitude : La pièce est dans la main, la balle sous le gobelet, la carte à telle valeur, elle est perdue dans le jeu…. Une chose qu’on lâche va tomber. On ne peut pas revenir sur ce qui est déjà fait. Ce qui est mort reste mort. Le contenant est plus grand que le contenu. Une chose reste à sa place tant que rien ne peut la bouger. Etc. Toutes ces certitudes, de la plus triviale aux plus profondément ancrées en nous, l’illusionnisme peut en démontrer la fausseté. En fait, l’émotion magique arrive quand une de nos certitudes vole en éclat. Que le bon sens n’a plus rien à quoi se raccrocher. Que l’esprit analytique ne sait plus quoi faire. Les certitudes, c’est la matière de base de l’illusionnisme. Gilbus
  11. J’allais ajouter « pouf pouf, revenons au sujet… » Et puis je relis un peu le sujet, et je m’aperçois qu’extraordinairement, on est en plein dedans Le but du jeu : persuader le spectateur que notre jeu de carte est ordinaire. Donc, forger une certitude pour le spectateur. Alors qu’il arrive peut être avec SA certitude : les magiciens utilisent des jeux truqués. Vaste programme Nous avons évoqués, il me semble les différentes misdirections : Persuasion : « Mon jeu est composé de 52 cartes etc. » il faut se méfier de ce genre d’évidence, car elle attire l’attention sur le jeu. On peut focaliser l’attention sur une caractéristique du jeu, pour en faire oublier une autre. Dérision : « Oui, j’ai un jeu truqué : tous les dos sont identiques, pour faire croire qu’on mélange, mais en fait, toutes les faces sont différentes, ce qui me permet de les retrouver… » On va noyer la suspicion sous l’amusement, et tourner en ridicule l’idée que le jeu puisse être « spécial ». Il vaut mieux éviter de tourner en ridicule le spectateur qui lui a émis l'idée: Cela doit rester bon enfant. Sauf si c'est un pénible, et là, on peut le mettre plus bas que terre, et l'enfoncer encore...non mais, c'est qui l'artiste?! Psychologiques : On évoque un sujet n’ayant rien à voir avec les cartes. On se sert de cartes, mais c’est évidemment juste une commodité, l’intéressant, c’est ce qui vient après, ou avant… Le jeu de carte n’a aucun intérêt en lui-même. Visuel : On mélange négligemment le jeu en parlant, on le jette sur la table sans y porter attention, on laisse voir des cartes « par inadvertances » etc. L’intérêt d’une telle méthode est que l’inconscient du spectateur va construire lui-même la certitude que le jeu est « normal », car il voit un jeu normal, et d’autre part le magicien se fiche qu’on voit le jeu. Tactile : Le jeu est donné au spectateur pour en faire quelque chose (souvent pour le mélanger, ou suivre les instructions données par le magicien). Le fait de toucher l’objet va désamorcer la suspicion. Au magicien de maintenir le spectateur occupé pour qu’il n’ait pas envie de fouiller le jeu à fond. Caractéristique interne à l’objet : Si on sort un jeu mini, jumbo, super jumbo, avec des cartes circulaires ou d’un format exotique, on focalise l’attention sur cette caractéristique. D’autres caractéristiques moins voyantes sont alors occultées. Procédural : On peut faire une série de jeux, tours ou d’expériences ne prêtant pas à confusion, avant d’utiliser la caractéristique spécifique du jeu. On a ainsi une accoutumance au jeu, pour le spectateur, qui va lui-même assimiler le jeu a un jeu normal, puisqu’on fait des choses normales avec. Etc. On le voit, le but est de forger pour le spectateur la certitude que le jeu est ordinaire, la meilleure façon étant qu’il pense se forger cette opinion lui-même, et une encore meilleure étant qu’il ignore qu’il est en train de se forger cette opinion. L’illusionnisme joue sur deux tableaux, en permanence : Le doute, et la certitude. Qu’est ce qui est vrai, qu’est ce qui est faux ? Vérité ou illusion ? La certitude doit porter en général sur la réalité de l’effet, le doute sur l’ensemble de la prestation. Mais il y a des occasions ou l’on peut laisser également le doute sur l’effet, pour donner un caractère onirique à la séance : on a rêvé, ou c’est vraiment arrivé ? Les certitudes sont au cœur de l’illusion Les doutes aussi… Gilbus
  12. Je me réfère personnellement à la maxime: "il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis". Ça a toujours été mon opinion, et ça le sera toujours... Gilbus
  13. Cela ne devrait pas être bien dur de trouver les questions de départ : Pourquoi on a besoin de détecter le mensonge ? Le mensonge de qui ? Qui est celui qui doit détecter le mensonge ? Quel est l’enjeu pour celui qui ment ? En gros, quelle histoire veux-tu raconter ? Pourquoi ça sera une chose intéressante? Une fois que tu sauras les "pourquoi", le choix des "comment" sera bien plus simple… Gilbus
  14. et diverges, c'est beaucoup.... Gilbus
  15. Outre les manip BA, trés bonnes, j'ai aussi bien aimé la transformation finale du jeu en story board du numéro: Une excellente façon de faire un marquage mémoriel de ce qui a été fait. Bon, l'effet lui même ne doit pas sembler très mystérieux a beaucoup de monde ici, mais s'en servir pour avoir un récapitulatif des effets précédents me semble une très bonne trouvaille... Gilbus
  16. J'aime beaucoup, évidemment, et si j'ai reconnu quelques une de ses techniques, il y a certaines choses dont je n'ai aucune idée de la méthode, donc c'est chouette! Je me demande si, pour un artiste comme lui, c'est le contrat standard de l'émission qu'il signe... Si j'avais bien suivi, le contrat de ce genre d'émission est souvent très avantageux pour le producteur, plus que pour l'artiste... Alors d'après vous? il est embauché spécialement pour mettre l'émission en valeur? Ou il signe la même chose que l'amateur qui n'a pas de carrière derrière lui? Gilbus
  17. A, la c'est moi qui proteste... Avoir des certitudes est indispensable, sinon, on est là ne sachant pas quoi faire, changeant sans cesse d'attitude etc. Nous avons tous des certitudes, sur tous les sujets ou presque. Les certitudes nous permettent de réagir dans notre vie sans refaire le monde à chaque instant. Par contre, ce qu'il ne faut jamais oublier, c'est que nos certitudes sont relatives. Si on rencontre un élément nouveau, il faut l'intégrer à la somme de ce que l'on sais déjà, et si cela ne colle pas, il faut pouvoir remettre en cause nos anciennes certitudes: on a le droit de changer d'avis, quand on vois que nos certitudes ne s'adaptent pas à l'univers. Les certitudes sont ce qui nous permet d'agir. La réflexion et l’expérience, c'est ce qui nous permet de faire évoluer nos certitudes. Quand on va à la rencontre d'un public, il a déjà des clichés érigés en certitudes, par exemple : La magie, c'est un truc de gamins, c'est de la manipulation, c'est mathématique, c'est truqué, etc ad nauseam... Et surtout, pour beaucoup: on n'aime pas trop que le magicien nous prenne pour des andouilles, nous arnaque, nous ridiculise, donc on n'aime pas la magie. On peut ébranler certaines de ces certitudes chez le spectateur, si on s'en donne la peine et les moyens. O, c'est pas facile, mais ça vaux le coup Gilbus
  18. Arf, les conseilleurs ne sont pas les payeurs, et il y a des gens bien plus calés que moi en magie pour enfant qui vont répondre... Mais peut être que ton problème vient justement d'un manque de préparation dans la présentation du tour: Tu parle d'impro, dans le message du début. Tu ne raconte pas d'histoires? Si tu as une histoire, les enfants ne vont pas se lever à chaque effet : ils vont attendre la fin de l'histoire, ils ont envie de savoir comment ça fini... (il faut bien sûr que l'histoire en elle même soit intéressante, pas juste un truc plaqué sur un tour pour faire du bruit...) Et la fin de l'histoire peut coïncider pour toi au rangement du matériel, donc tu évites le problème des mains chocolatées Tu vois, non seulement l'histoire sert à capter le public, mais aussi à l'emmener là ou tu veux. Avec l'histoire, tu peux régler la tension de chaque étape, décompresser là ou il faut, donner des impulsions là ou il faut... Bon, après, il faut apprendre a raconter des histoires... mais si on essaie pas, ça ne risque pas de venir tout seul A ben quand même, tu dis ne pas avoir de personnage, mais tu as au moins l’habit... il ne fait pas le moine, mais c'est déjà un début Fait participer l'ensemble des enfants, en appelant un accessoire qui est timide, en comptant, en disant des formules magiques... Si tous participent, à un moment ou un autre, collectivement, il y aura moins de regrets de n'être pas celui qui est sur scène. (tous n'ont pas envie de venir sur scène, d'ailleurs...) Pour le choix du personnage, cela semble très difficile de t'aider à distance: D'une part car c'est TON personnage, d'autre part car il faut justement que tu puisses l'assumer... et il faudrait donc te connaitre, pour te conseiller valablement... Rapproche toi de magiciens de ta région, peut être? Gilbus
  19. A, j’oubliais aussi quelques techniques qui vont bloquer avec les bouts enrubannés: Si on prend deux bouts de cordes tenus face à face, la jointure entre les cordes tenue entre le pouce et l'index, on risque de voir l'adhésif qui dépasse. Avec des cordes collées, les bouts peuvent être tenus invisiblement, sans que rien ne vienne perturber l'illusion... Mais bon, je dis ça, je dis rien, je sais pas vraiment faire de corde... Gilbus
  20. Une chose me semble bloquante dans les bouts finis au ruban adhésif : Cela empêche beaucoup de choses ou l’on doit, fictivement ou réellement, couper une corde. On aurait alors des bouts « scotchés », bien visibles, et des bouts « naturels », sans préparation. J’imagine qu’on peut jouer sur ce fait, en complexifiant un peu la compréhension par le public, mais dans l’ensemble, cela limite quand même les manips. Les bouts trempés dans la colle, et façonnés avant séchage complet pour avoir la même taille que le reste de la corde, me semble beaucoup plus discret. Si on utilise des astuces comme dans les cordes de Pavel, avoir des bouts « anonymes » me semble évident… Gilbus
  21. Il y a aussi cette manie des organisateurs de mettre des tapis juste devant l’espace scénique, pour que les enfants soient « aux premières loges, après tout, la magie, c’est un truc pour les gamins… » Plusieurs aspects à cet état d’esprit : -Déjà, les enfants sur un tapis, en troupeau, vont avoir plus de possibilités pour interagir entre eux, chahuter, tourner le dos pour regarder le voisin de derrière, tirer les cheveux de celui de devant, se donner des coups de pieds volontairement ou par accident. Dans toute troupe d’enfant livrés à eux même sur un tapis, il y aura un (au moins un…) perturbateur qui ne suit pas le spectacle, et veux être le centre d’attention, quitte à faire l’andouille pour ça… Et le pauvre interprète, devant, doit être fascinant pour que les enfants restent concentrés sur son spectacle… -Ensuite, comme il a été très justement dit par Peter Din dans son excellent livre « La grande magie des tout-petits », obliger les enfants à se casser le cou pour voir le magicien au-dessus d’eux, c’est très inconfortable. La physiologie des petits n’est pas faite pour regarder en l’air pendant longtemps, elle est faite pour regarder vers le bas, au pire tout droit. Du coup, inconfort, changement de position, dispersion de l'attention, donc interprète qui rame… -Plus : Les enfants placés juste devant l’espace scénique sont ceux qui vont le moins bien voir dès qu’on passe dans une magie horizontale. Une chose posée sur une table disparait de leur vue. Si l’interprète n’en a pas tenu compte, il doit ramer pour maintenir l’attention alors qu’il fait des choses « invisibles », car hors de vue d’une partie des enfants. Ils peuvent aussi voir "sous" l'angle requis, et donc voir des choses inavouables: il faut en tenir compte dés qu'il y a des minuscules au premier rang, ils seront les premier à crier qu'ils ont vu comment ça marche. -Enfin : ce positionnement des enfants, s'il est raisonnable dans un grand public, avec un espace scénique largement éloigné du premier rang d’enfant, peut aussi amener un désintérêt des adultes, dans certains cas. J’ai déjà vu des adultes « mettre leurs enfants au spectacle », et s’en aller discuter dans le fond de la salle, parfois bruyamment, au point de troubler l’attention des enfants. Le spectacle devrait pouvoir, par certains côtés, plaire aussi aux parents et accompagnants, et cette disposition consistant à lâcher les enfants démobilise les adultes. Un artiste de rue, en commençant son spectacle, avait l’habitude de dire : « Merci d’éteindre vos portable, ETde garder vos enfants : hé oui, même pendant le spectacle, ce sont toujours VOS enfants, vous en êtes TOUJOURS responsables… » Et on a tous vu, durant des spectacles, un enfant faire son intéressant au milieu des autres, perturbant le spectacle, sans que les parents ne s’en inquiètent : il est tellement mignon… (des baffes qui se perdent, et pas que pour le gosse…) Perso, je préfère largement, quand le public n’est pas trop nombreux, avoir les enfants assis sur des chaises à leur taille (les médiathèques ont souvent de petites chaises pour enfants), ou normales, ou sur les genoux des parents : On résout l’aspect confort, une partie du chahut, et l’implication des parents… Dans le cas de groupes (scolaire ou adulte surveillant un troupeau d’enfants), la présence de la figure d’autorité me semble une aide précieuse, en cas de dérapage. Mais peut-être est-ce parce que je manque de confiance et de métier en ce qui concerne les enfants ? J’aime pas les enfants. Déjà que je n’aime pas les gens. Les enfants, c’est des gens même pas finis, alors… Enfin, on a abordé la construction du spectacle, du personnage. Je crois que pour les enfants, particulièrement, il faut construire ces deux aspects. Un adulte prendra plaisir, à la rigueur, à rencontrer une personne qui fait de la magie, et voir ses tours. Un enfant, lui, il veut voir un magicien ! Et que le magicien lui raconte et lui montre de la magie : le dire et le faire sont mêlés, dans l’imaginaire de l’enfant, et l’histoire a donc un intérêt bien plus grand pour eux. II y a aussi l’impact de la magie qui est différent sur les petits : ils ne vont pas passer beaucoup de temps à se demander comment ça marche, mais peuvent te demander « pourquoi tu fais ça ? » Si tu n’as pas de réponse, il est temps d’en chercher une Gilbus
  22. Ben, non, pas trop d’accord. La création vient d’un esprit curieux qui cherche une solution à un problème. Pas besoin d’être une encyclopédie sur patte pour créer. Parfois, je dirais même : au contraire ! Il y a un moment ou comme il a été dit plus haut, on croit que tout a déjà été inventé. Les savants du 19iéme, par exemple, étaient super fiers d’eux même : « on a tout découvert, il ne restera que des compilations à faire, pour les générations futures… » Les faits ont montrés que non, tout n’était pas découvert… A chaque fois que quelqu’un dit : « On a fait le tour, on n’ira jamais plus loin », on est à peu près sûr que le sujet n’a été qu’effleuré… Alors, certes, il existe déjà beaucoup de choses connues. On pense avoir fait le tour de certaines choses… Et en magie, dieu sait que je râle contre les vendeurs qui fourguent une Xième version d’un vieux tour, à tel point qu’on a l’impression que les vieux livres sont revendus page par page… Mais régulièrement, il y a des nouveautés réelles, tant dans les techniques, que dans le matériel, que dans les effets, ou dans les modes de présentations… Heureusement, sinon, impossible de monter un « nouveau » spectacle ! Mais pas besoin de tout connaitre pour créer : Il faut juste oublier ce que l’on sait, et se lancer. Il est fort probable qu’on aura réinventé l’eau chaude dans beaucoup de cas. Mais parfois, on peut aussi avoir une chose vraiment originale, car les idées flottent dans l’univers, à la recherche de cerveaux ou se poser… Il y a des cerveaux qui ont plus d’ouverture pour que les idées entrent… Mais le cerveau plein et fermé, lui, ne donnera pas plus d’idée que le cerveau vide et fermé. Ensuite, une bonne culture magique permettra effectivement de mettre l’idée en ordre de marche un peu plus facilement La culture ne gène pas, si on la prend justement pour ce qu’elle est : des idées déjà trouvées, représentant une toute petite part des possibles. Si on pense que TOUT est déjà dit, ben autant chercher ses idées dans les catalogues d’idées toutes faites… mais c’est dommage… Dans les étapes de l’apprentissage magique, on a: Les phases de boulimie : on veut tout acheter, tout connaitre. Les phases de réflexions : on se pose des questions. Les phases de créations : on a un problème à résoudre, l’idée sera le cadeau de ce problème. Les phases de consolidation : on améliore ce que l’on a déjà. Mais je ne crois pas que ces « phases » soient exclusives : Elles peuvent avoir lieu plus ou moins ensembles, et il n’y a pas deux parcours identiques. Gilbus
  23. Cela me fait penser à une petite histoire (sans magie....) que je travaille en ce moment.... Les enfants perdus Version Gilbus C’est des enfants qui sortent jouer dans la rue. Et ils jouent longtemps, à se courir après, à se cacher, à explorer… Ils jouent longtemps, et loin. Si bien que quand c’est l’heure de rentrer, ils ne reconnaissent pas la rue. Ils ne reconnaissent pas le quartier…ils sont perdus. Ils commencent à pleurer : « Mais qu’est-ce qu’on va faire, qu’est-ce qu’on va devenir ?... » Puis, ils voient… (Le regard s’éclaire, l’espoir revient) « Une boucherie ! » Les enfants sont soulagés, ils courent dans la boucherie, qui heureusement est encore ouverte ! « Boucher, boucher, on est perdus ! Tu vas pouvoir nous manger ! » (Pause d’assimilation) Mais le boucher… O, bien sûr, il est grand, il est fort, il a de gros bras poilus, qui manient un couperet, des gros sourcils noir qui font peur, mais… « Non, laissez-moi, les enfants. Je ne veux plus manger d’enfant. J’en ai trop mangé, j’en ai marre… Des enfants perdus, j’en ai plein mon étalage, rien que de les voir, j’ai envie de vomir… Je veux devenir végétarien… » « Mais si tu veux pas nous manger, qu’est-ce qu’on va devenir ? Nous sommes des enfants perdus, tu doit nous manger ! Ou au moins nous tuer, nous découper, et nous mettre au saloir ! » « A, non, j’en ai assez, des cris, du sang qui gicle, des os qui craquent… Tout ce que je veux, moi, c’est des carottes bien tendres…avec, peut être, un petit navet… pppffff(soupir) » Les enfants voient bien que le boucher n’a pas la grande forme… Il est carrément dépressif. Alors les enfants se remettent à pleurer… Mais il y en a un qui a une idée ! « Le chocolat ! Oui, ils l’ont dit à la télé, le chocolat, c’est bon pour la dépression ! ca soigne, ça redonne le moral ! » Aussitôt, tous les enfants fouillent leurs poches, et ils y trouvent du chocolat. Ils le donnent au boucher… (Geste du boucher qui en prend un peu, puis un autre morceau, puis encore un autre, et qui commence à avoir plus la pèche…) « ooo, ça va mieux, oui, bien mieux…merci les enfants… ! » (Ton terrifiant ! geste de tendre les mains pour attraper le public…) Le conteur s’adressant au public : « Alors vous voyez, les enfants, si jamais vous sortez jouer dans la rue, avec vos copains, surtout! surtout! n’oubliez pas de mettre plein de chocolat dans vos poches ! » Gilbus
  24. En fait, on va encore chercher un gimmick là ou une manip fait mieux l'affaire: Si en contant, tu postillonnes abondamment, tu verra que les spectateurs vont d'eux même se tenir à une distance de sécurité, sans que tu ais à intervenir. L'art du conteur étant justement de doser le pourcentage de postillon pour dégager l'espace requis, mais pas plus. Si un imprudent isolé s'approche néanmoins, il y a les vieilles formules comme "mon Père est PomPier à Perpignan", qui permettent d'envoyer une rafale de glaviots sur l’importun. Évidemment, pour ceux ne choisissant pas la magie contée, et préférant un numéro muet, c'est plus difficile... c'est pourquoi il faut toujours protéger l'endroit ou l'on met ses accessoires: En fait, la plupart des clotures sont à plus de 10 000 Volts. Tu peux ensuite jouer sur le nombre de joules, pour avoir des séquelles plus ou moins visibles sur les enfants. Gilbus
  25. Vérifie la charge max... Gilbus
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