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Système de Pieds Rétractables | références
Gilbus a répondu à un sujet de Steve MLL (radlabo) dans Les Étagères Magiques
La saison des vide greniers bat son plein... Tu achètes deux vieilles valises à roulettes, de celles qui ont une poignée télescopique assez longue (genre mallette d'ordi à roulette ) Ce n'est pas grave si le sac est pourri, il te faut juste la poignée télescopique. C'est cette poignée que tu peux récupérer, puisqu'elle dispose à la fois d'un système télescopique, et d'un système de blocage déblocage. En prenant des poignées doubles (deux tiges télescopiques pour une poignée), deux poignées suffisent pour un sac moyen, une sur chacun des petits cotés. Il faut bien sûr du bricolage, pour fixer les mécanismes à l'intérieur du sac, mais le plus gros est fait quand même... Sinon, tu peux bêtement avoir un petit siège pliant dans la mallette, que tu déplies, et ou tu pose la mallette dessus. Voir au rayon des sièges de camping, il y en a de minuscules pliés qui ont quand même une bonne hauteur. Pour une version médiévale, un petit siège trépied (pieds en bois, assise en cuir) Gilbus -
Galaxian de Stephen TUCKER
Gilbus a répondu à un sujet de Melvin (Jean-Claude) dans Les Étagères Magiques
Et encore, on remarque que beaucoup de magicien qui font des tours de carré d'as utilisent moins de 10% de leur jeu... pouf pouf, revenons au tour... Une sorte d'out off this Gilbus, avec une procédure plus simple, et là, j'adore! Il faut juste éviter de flasher comme il le fait sur la vidéo LE moment délicat.... qui peut facilement être couvert par le texte, d'ailleurs... Mais j'aime vraiment bien, je vais essayer A noter qu'on peut réduire un peu la longueur de la distribution, en faisant couper un peu moins de la moitié du jeu au spectateur, avant qu'il distribue. Cela permet ensuite d'étaler, comme à la fin d'Out off this Gilbus, le reste des cartes, ou les dos sont mélangés. Il faut aussi travailler le texte dit pendant la distribution, pour avoir une donne rapide du spectateur, et un sentiment de temps moins long pour les autres... Pour mémoire, la procédure du out off this Gilbus est ici: Gilbus -
Blind o’ mind deck de Olivier DEQUIN
Gilbus a répondu à un sujet de Gregory KLEIN (Mister Greg) dans Les Étagères Magiques
On ne devrait pas trop en dire ici, mais il me semble que la version classique de ce tour repose sur la notion de clef. On peut avoir des clefs "fixes", que l'on positionne (ce qui est assez facile dans ce tour, les endroits ou mettre les clefs après le mélange sont simples...). Ou des clefs impromptues, que l'on va créer après le mélange. Et dans ce cas, c'est encore plus simple, puisque les cartes n'ont même pas à être déplacées (par un artifice ou un autre) mais juste besoin d'être "créées" au bon endroit (et encore une fois, ce sont des endroits très accessibles dans ce tour...si on parle bien du même fonctionnement que ce à quoi je pense.) Partant de là, je ne vois pas trop l'intérêt de vendre ce tour, qui peut être réalisé de multiples façons, avec n'importe quel jeu, blanc ou pas... Il vaudrait mieux acheter un ouvrage traitant des cartes clefs… Mais bien sûr, une personne ne sachant pas générer des cartes clefs instantanées, et n'ayant pas compris le tour, peut sans doute l'acheter: Il y a un public. Mais bon, il fut un temps ou ce tour faisait un paragraphe dans un livre de magie classique, maintenant, on cherche à vendre tout au détail : les temps changent... Le plus du tour : La carte est pensée librement. C’est le principal intérêt de ce tour. L’inconvénient majeur, comme il a été dit, c’est que la carte doit être indiquée, par un codage, au reste de l’assistance. Il faut donc arriver à séparer dans l’esprit du spectateur l’effet du comptage de cartes du fait que le magicien devine la carte. Le fait de faire mélanger les cartes au départ va dans le bon sens, mais me semble insuffisant. On pourrait peut-être, une fois la procédure de comptage terminée, prendre un instant le jeu, pour le passer à un spectateur pour qu’il le re-mélange. Si le rythme du texte nous laisse le temps de faire ce qui doit être fait, pourquoi pas, ce que retiendra le public, c’est que le jeu est mélangé avant, on indique à tout le monde la valeur avec un codage, puis on re-mélange, donc le jeu est disculpé. Mais c’est surtout sur la justification du comptage qu’il faut mettre le paquet : Ce n’est pas une procédure du tour, c’est une parenthèse dans le tour, pour que tout le monde connaisse la carte, sans que rien ne soit dit. C’est cette idée-là qui peut, seule, justifier ce comptage codé. Je trouve la version carte blanche pas mal, car elle ajoute un recul par rapport au jeu, qui de toute façon ne pouvait pas fournir d’indice, il est blanc. Il est intéressant de le faire avec un jeu normal quand celui-ci peut être emprunté : cela donne une couche d’innocence au jeu aussi. Si on a utilisé un jeu normal avant pour d’autres tours, et qu’on termine par le jeu blanc, cela ajoute un climax. Mais du coup, on change de famille d’effet : La version jeu blanc peut se placer dans une famille purement mentale, si on ne fait pas croire que le jeu s’est transformé. Mais la transformation du jeu normal en jeu blanc, si c’est ce qu’on cherche à montrer, nous ramène dans une famille de « transformation », justement, qui n’est pas un domaine mental : A mon sens, on revient alors dans de la prestidigitation, et on s’éloigne du mentalisme. Difficile ensuite de présenter le fait de retrouver la carte par de la lecture corporelle, par exemple... A partir du moment ou on est en mode prestidigitation, tout est « possible » puisque l’on parle d’illusions, alors que la lecture corporelle sert surtout à apporter une touche de « possible mais incroyable » dans la réalité. Idem si on fait apparaitre une cartes imprimée (par un des moyens évoqués ci-dessus par d’autres) au milieu du jeu blanc. Toujours la différence entre merveilleux et fantastique, en fait… Un choix à assumer. Bref, il y a de multiples façons de présenter ce tour… Et il faut avoir un public suffisamment nombreux pour que cette procédure se justifie. Est-ce une meilleure méthode que de demander à un spectateur de sortir sa carte pensée d’un jeu, histoire de fixer définitivement son choix ? Je ne sais pas trop… C’est bien d’avoir plusieurs méthodes pour retrouver une carte pensée, de toute façon… Gilbus -
Comment préparer les Bouts d'une Corde | références
Gilbus a répondu à un sujet de Grégory BUSKY dans Conseil des Sages
idem. Colle à bois, colle blanche à papier, ou colle universelle transparente, suivant ce que j'ai sous la main et suivant la couleur de la corde. Je n'ai pas de préférence. On peut recouper le bout ensuite au cuter neuf, pour l'égaliser, si ce n'est pas bien régulier. Ou pas. Gilbus -
https://theseantithesefoutaises.wordpress.com/2013/09/30/du-chat-de-schrodinger-a-sheldon-cooper-pourquoi-la-physique-quantique-est-elle-devenue-mainstream/ Cet intéressant article parle entre autre de l'utilisation de notion mainstream dans l'imagerie populaire, du rapport entre le merveilleux et la science, formant une base d'émerveillement justifiée et de l'exemption de surnaturel par l'intervention d'archétypes scientifiques. Enfin, c'est ce que je crois avoir plus ou moins compris... De toutes façons, c'est quelque chose d'exploitable pour un magicien. j'imagine. Mais pour en revenir au chat, n'oublions pas qu'il n'y a pas toujours besoin d'ouvrir la boite pour savoir si le chat est mort... Si on laisse un chat dans une boite sans eau ni nouriture... Et puis l'odeur peut suffire... Gilbus
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Miroirs : idées, effets, anecdotes...
Gilbus a répondu à un sujet de Francis TABARY dans Forum Général
merci d'avoir remarqué l'étrangeté. Les miroirs sont étranges, car ils inversent, sans pourtant inverser réellement. Quand on lève la main gauche, notre reflet lève quelle main? Si on veux prendre la place du reflet, en remplaçant le miroir par une vitre et en se plaçant derrière, quelle main lever? Les miroirs qui ont des imperfections déforment notre reflet, parfois de façons grotesques : Si on fait un miroir plus parfait que les autres, nous renvoi t-il une meilleur image de nous que nous ne le sommes réellement? Les yeux sont les miroirs de l'âme. Partant de là, que penser de quelqu'un qui louche? Ou qui porte des lunettes réfléchissantes? Si on met deux miroirs face à face, mais rien entre eux, ils reflètent quoi? Comment faire pour se regarder dans un miroir triptyque avec deux yeux seulement? Effectivement, tout cela est bien étrange... Gilbus -
Miroirs : idées, effets, anecdotes...
Gilbus a répondu à un sujet de Francis TABARY dans Forum Général
je suis sûr que malin comme tu es, tu dois avoir trouvé un troisième axe de symétrie dans la profondeur... Devoir à rendre : Quand on se regarde dans un miroir: Notre coté gauche est à gauche. notre coté droit est à droite. Par contre, le haut reste en haut, le bas reste en bas... Pourquoi, comment, et commentez les implications philosophiques de ce phénomène sur notre sens du haut et du bas.... Gilbus -
Il semble y avoir beaucoup de private joke de magiciens belges (la grande amitié klingsor/shelman...), et j'imagine que les "apparitions" au dessus d'un récipient en tissus ouvert devaient être considérées comme des gags? Du coup, ça coupe avant que le numéro ne commence vraiment d'un point de vue magique, donc difficile de parler de cette vidéo.... Désolé. Gilbus
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Miroirs : idées, effets, anecdotes...
Gilbus a répondu à un sujet de Francis TABARY dans Forum Général
Gilbus -
Les Signes de l'Existence du Diable
Gilbus a répondu à un sujet de Patrick FROMENT dans Chemins de Traverse
Qui connais le Diable? Je ne m'étais jamais posé la question, jusqu’à il y a peu. J'ai fait pour Halloween dernier un petit spectacle de contes pour des enfants, et j'ai mis des choses horribles dedans, vu que je n'aime pas les enfants, et que ce jour là, on a le droit de leur faire peur, et de les faire pleurer.... Le spectacle a bien marché, mais ce qui a le mieux pris, c'était les histoires de Diable, sur des enfants de culture magrébine. Je me suis alors renseigné, et le Diable est en fait très présent dans la culture islamique, plus encore que dans la culture chrétienne telle qu'elle est vécue par la majorité de nos jours. Faites une petite recherche sur "islam diable", et vous serez comblés. je retient cette petite vidéo, qui nous prouve l'existence du Diable, puisqu'il a pu être filmé... Après, il n'y a pas que le Diable, on trouve aussi pas mal de Djinns à l’œuvre, dans les possessions démoniaques. La preuve, cet interview d'un Djinn, et sa conversion en direct ! C'est assurément un Djinn tonique... Gilbus -
Conférence d’Antoine SALEMBRIER à Liège le 280518
Gilbus a répondu à un sujet de Thomas dans Forum Général
Dommage que j'habite si loin.... comme beaucoup... Si tu tournes en Bretagne, Antoine, n'oublie pas de l'annoncer... Gilbus -
il faut alors aller dans leur sens: A oui, regardez bien! Je ne retrouve plus le billet de 50 euro que j'avais dans la poche, il est peut être dedans... (ou "je ne retrouve plus mon téléphone", ou "je ne sais plus ou j'ai mis le chewing-gum que j'avais en bouche...") Le but est bien sûr de les chambrer gentiment (comme on l'a fait pour toi ) sur l'inutilité de chercher un truc... Et surtout de passer rapidement à autre chose... Car si les spectateurs sont, à ce stade, en train de chercher un truc, alors que tu n'as même pas commencé ton tour, c'est que tu va ramer pour les emmener sur autre chose.... Tu peux donc t'interroger sur ton entrée en matière, qui n'a pas sut intéresser suffisamment les spectateurs pour les faire décoller de leurs à priori de trucages... Mais bon, tu n'est pas forcément en cause, il y a des spectateurs qui, a force de voir des émissions de débinage, considèrent la magie comme une devinette... à toi de leur faire changer d'avis... Une fois, un spectateur a voulu vérifier mon jeu... OK, je lui file, il commence à tout examiner, les trier par familles, examiner les dos... Et je sort un autre jeu de la poche, et continue pour les autres: Du coup, il a l'air idiot, et il rate la suite du spectacle... Non mais... Gilbus
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Je ne m'en occupe pas (de façon visible): même s'ils pensent qu'on a un jeu truqué (et que c'est vrai!), la suite devrait leur démontrer qu'un jeu truqué ne peux rien expliquer dans ce qui suis... Sinon, c'est qu'on utilise un trucage trop évident, et trop directement... Il arrive, ensuite, naturellement, qu'on me pose des question genre "c'est quoi ces cartes"? là, j’explique que ce sont des cartes format poker, elles sont plus grosses que les formats bridge, plus petites elles. et des cartes plus grosses, ça permet de mieux voir (honnêteté...), dés qu'il y a un peu de monde : C'est plus pratique, les cartes format poker. Et la, tu viens d'apprendre un truc aux gens, en général, qui ne savent pas qu'il y a plusieurs tailles... et cette réponse est sincère et exacte. Elle montre que tu n'a rien à cacher, elle motive tes cartes "exotiques" pour ceux n'ayant touché que des cartes françaises, elle te raccroche à un univers ou il est déconseillé de tricher (le Poker), et ou en tout cas les cartes sont "normales". Tu peux donner la marque, dire que tu aime cette marque parce que les cartes sont plastifiée en surface, et donc s'use moins etc. Bien entendu, c'est dans le cas ou tu n'as pas de "rythme" à tenir, dans cette partie de ta prestation... Mais perso, je ne commence pas par ça, j’attends une question, si elle vient, pour me lancer dans ce type de discours... Gilbus
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l'idée est bonne, mais je simplifierai: "Tenez, mélangez les cartes" Tu n'as pas besoin de dire que c'est "un jeu de carte" : tu as un jeu de carte dans la main, même ceux qui ne jouent jamais aux cartes savent ce que c'est. Tu n'as pas besoin, et c'est même préjudiciable, et dire: "vous pouvez l'observer". A bon, on peut l'observer? il y a donc quelque chose a voir? C'est déjà entrer dans une démarche: "je vous met au défi de trouver le truc...", ce que j'imagine tu ne cherches pas... Si tu as un montage, tu doit te comporter comme s'il n'y en avait pas: Mélange tes cartes machinalement tout en parlant, fait en tomber sur la table, remet les n'importe ou, fait en sorte que l'important, ce ne soit pas les cartes, mais ce qu'on va faire avec, lecture de pensée, contrôle de l'esprit, invocation de farfadets, bref, n'importe quoi, mais un truc que tu sais rendre intéressant. Tu ne va pas faire un tour de carte, mais tu va faire un miracle! (avec des cartes, ok....mais on s'en fiche) Tiens, regarde les vidéo de lennard green, si tu veux voir un bucheron qui ne sais pas tenir un jeu faire des miracles... Un TRÈS grand maitre du décalage entre le personnage (maladroit) et son habileté réelle (colossale...) Il n'avais pas gagné une FISM, car les jurys pensaient qu'il s'était aidé d'un jeu truqué... la fois d'après, il a utilisé le jeu d'un des jurés, et a remporté la FISM haut la main. Cela peut te donner des pistes... Gilbus
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En fait, on te chambre un peu car c’est une présentation « classique » de débutant que de parler de « jeu normal », ou de s’étendre sur les cartes « toutes différentes ». La mode ces temps-ci est de ne pas attirer l’attention du spectateur de façon apparente, sur la normalité ou pas d’une chose, mais de faire construire la « normalité » de cette chose directement par le spectateur, dans son esprit. Le travail du magicien consistant à guider subrepticement l’esprit du spectateur vers la conviction que « le jeu est normal », sans jamais lui dire ouvertement. Les méthodes sont multiple, allant du fait de faire toucher ou mélanger le jeu par le spectateur, a des manipulations purement psychologiques, le magicien étant complétement indifférent aux cartes, les tripotant sans aucun attention, en faisant parfois tomber, et les remettant n’importe où, mélangeant machinalement tout en parlant, bref, en faisant en sorte que le spectateur se persuade que le magicien n’en a rien à fiche, de ces cartes. Donc, elles doivent-être peu intéressantes, et encore moins truquées… C’est donc, je suppose, dans cet esprit que certaines remarques ont été dites, mais on oublie parfois deux choses : D’une part, tout le monde débute un jour, et on ne peut pas être au courant des manies d’une communauté d’un coup… D’autre part, parler du jeu de carte, et de ses combinaisons astronomiques, de ses avantages en tant que générateur de hasard, de sa facilité de lecture etc., bref, raconter des fariboles authentiques sur le jeu de carte peux donner un bon texte. Et finalement un bon tour Mais c’est vrai, quand même… «52 cartes toutes différentes » ? Vraiment ? Gilbus
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C'est la fameuse règle de Robert-Houdin et consort: je crois que de nos jours, on peut pondérer cette règle dans certains cas: Notamment tous les tours basés sur le suspens. Dans ces tours, on annonce en général une chose impossible, ce qui permet justement au public de suivre attentivement sa réalisation. Ensuite, soit on réalise cette chose impossible. Soit on semble ne pas y arriver, mais en fait si. Soit on réalise en fait autre chose, encore plus impossible. Dans ce type de tours, annoncer à l'avance ce qu'on va faire est au contraire une stimulation de l'intérêt. Par exemple, dans "out off this gilbus" (décris quelque part sur le forum, il me semble...), j'annonce clairement que je vais faire un "out off this word" avec les cartes faces en l'air. Les gens, qui viennent de voir un out off this world faces cachées, sont intéressés : Enfin, là, on va voir comment ça marche. Ou alors: mais comment il pourrait tricher si on voit tout... Cela permet de maintenir un part de concentration du public pour un tour qui sinon paraitrait bien long.... ben, j'ai de la parenthèse de l'oubli une définition beaucoup plus large: c'est tout ce qui va faire oublier une chose, en utilisant un décalage dans le temps. La parenthèse de l'oubli peut, certes, être créée par un récapitulatif, mais aussi par une question, une remarque, une gestion de spectateur, un problème quelconque... bref, par tout ce qui permet d'insérer une diversion temporelle. A lire aussi ce que dit Tamariz sur les émotions d'effacement de mémoire, dans son livre "l'arc en ciel magique". La parenthèse de l'oubli est une manipulation de la mémoire à court terme. Elle consiste à occuper l'esprit du spectateur pour lui faire oublier une chose qui est de toute façon "négligeable", et ne lui laisser qu'une "impression" sur ce qui s'est passé avant. On peut lier les parenthèse de l'oubli à des parenthèses spatiales ou contextuels, le récapitulatif étant dans ce cas, effectivement, une parenthèse de l'oubli doublé d'une parenthèse contextuelle. Personnellement, j'utilise plus les récapitulatifs pré climax pour renforcer celui-ci. Tamariz s'en sert aussi pour construire de faux souvenirs, mais bon, il est fort, lui Gilbus
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je ne me sert que de jeux truqués: En effet, tous les dos sont identiques, ce qui permet de faire croire au spectateur qu'on les mélange. Mais toutes les faces sont en réalité différentes, ce qui me permet de les reconnaitre discrètement... De la même façon, mes pièces sont truquées: je montre une face, je retourne la pièce discrètement et, magie! c'est le coté pile qu'on vois maintenant! Mes cordes sont truquées aussi: elles ont deux bouts, mais si je coupe (discrètement toujours) la corde, j'arrive à montrer jusqu'a QUATRE bouts! En fait, l'art de la magie consiste à utiliser DISCRÈTEMENT tout ce matériel truqué... Gilbus
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honnêtement? non. Désolé.. Gilbus
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Ma fia ? Gilbus
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La vache, je fais tout ça, moi????? Bon, là, je préfère laisser la parole à un vrai magicien, faut pas déconner... Petite citation de Tamariz, dans son livre l’arc en ciel magique, page 174 de la version Française : Et c'est vrai que ne pas réciter un texte par cœur, mais le dire avec sincérité et (presque) spontanément concours largement à rendre une relation plus honnête. Si on débite son texte figé, on est dans notre propre sphère. On n'est pas avec le public, mais avec notre texte. on n'est pas présent. Pour que le texte soit plein de "fraicheur", on a plusieurs solutions: -Soit prendre la méthode du conteur (ou de Tamariz), qui ne part pas d'un texte figé dans l'écris, mais d'un texte qui s'ancre (s'encre? ) dans l'oralité. -Soit on fait des années de conservatoire d'art dramatique, pour arriver à dire naturellement un texte figé, en lui redonnant vie. J'ai parlé de présence : ça aussi, ça a un lien avec l'honnêteté... Celui qui interprète son numéro gagne à être présent, consciemment, avec le public. Pas en train de penser à la technique, ou de penser à ce qu'il va manger ce soir, ou à la fille du second rang qui à une robe trop courte... (quoique dans ce dernier cas, on se sent tout de suite plus proche du public...) être présent, à l'instant ou on parle aux gens, ou on leur montre des choses, c'est un signe majeur d'honnêteté: On est avec eux, on est la pour ça! Eux ont fait l'effort de venir nous voir, le moins que nous puissions faire est d'être là pour eux. Pour qu'ils n'aient pas en face d'eux une coquille vide qui dit et fait des choses, mais que l'on soit vraiment là. "être présent", lors d'un spectacle, est épuisant. En tout cas, c'est une des choses que je trouve le plus dur, car notre esprit vagabonde, comme tous les autres... Mais il faut rester avec notre public, tout le temps, autant que possible... Sinon, on n'est pas pleinement honnête. Bon, on peut tricher aussi, avec quelques astuces techniques: Ne pas laisser dériver son regard vers le sol ou le plafond, même quand on pense à autre chose. Régulièrement retisser les regards (Tamariz, toujours...) pour que la relation soit restaurée. Avoir une physionomie expressive, qui parfois remplace notre présence réelle par une apparence convaincante... etc. Mais toujours essayer d'être là pour le spectateur, c'est je crois une des bases de l'honnêteté en spectacle vivant... A ce qu'on m'a dit, moi, je ne suis pas vraiment artiste... Gilbus
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Bon, je ne sais pas si je suis un artiste, vu que je suis pas vraiment... Mais j'imagine que tu as raison. A, ne pas mélanger cependant les notions d’expérience et de travail... On peut être un bourreau de travail tout seul dans son coin, passer des heures à s'entrainer pour avoir une technique parfaite, un texte ou une gestuelle parfaite, et ne jamais se produire. C'est se produire en public qui donnera l’expérience. Le travail de préparation, en amont, cela ne crée par d’expérience, juste des conditionnements nécessaires pour ne pas avoir à penser à ce qu'on fait, et donc avoir l'esprit libre pour la relation avec le public. Le don inné + le travail + l’expérience, avec leurs divers degrés de progression, constituant la quantité de talent dont on dispose... Gilbus
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Cela fait partie du mystère: On ne va pas commencer ici un débat sur la réalité de l'imaginaire, déjà qu'on a eut des centaines de message sur "l'existence de la réalité" en chemin de traverse... Ça ne serait pas honnête... Gilbus
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Ben, non, bien sûr, il ne faut pas me faire confiance ! Si vous vous mettez à suivre les conseils ou idées de quelqu’un qui n’est même pas vraiment magicien, vous allez vous enfoncer. Suivez les préceptes des vrais maitres, Ascanio, Tamariz, Vernon et j’en passe, qui eux savent de quoi ils parlent.( je n’en cite que trois, ceux qui savent savent pourquoi…. ) Mais pour en revenir à l’honnêteté, telle que je la conçois vis-à-vis du public, cela relève d’une philosophie plus générale : Je n’aime pas faire de la magie devant les gens. Déjà parce que je n’aime pas les gens. Ensuite parce que je préfère faire de la magie « avec » les gens. Je pars de l’optique que n’étant pas vraiment magicien, justement, je n’ai pas de notion de pouvoir ou de hiérarchie à assumer vis-à-vis du public. Mon personnage est juste un type qui va montrer des trucs rigolos, ou faire de la magie sans bien y prendre garde, pas quelqu’un qui essaie de se mettre en valeur. Et cette position de « non domination » de la relation m’est précieuse, car cela amoindri la notion de défi. Et s’il n’y a pas de défi, d’une part le spectacle est plus cool, et d’autre part il n’y a pas de gagnant, ni de perdant. Juste un moment passé ensemble, à s’amuser… Et étant au même niveau de pouvoir que le public (même si cela reste MON numéro, faut pas déconner…), l’honnêteté est de mise : Je n’ai pas d’autorité pour leur cacher des choses, au contraire, j’essaie de les aider à bien suivre… J’ai d’ailleurs dans certaines routines des moments où je dis : « vous avez bien suivi ? Non ????!!! Pas grave, je vous le refais… », et je refais effectivement ce que je viens de faire, un peu plus lentement… Car mon personnage veux vraiment que le public suive bien tout ce qu’il fait… il est honnête…. L’honnêteté est primordiale dans ce type de relation, tout se construit sur ce modèle. Après, c’est juste une option : on peut avoir un personnage de roublard qui va duper sans arrêt les gens, et ça se verra, et cela peut donner de très bons spectacles aussi… Chacun doit trouver son style, ou ses styles, et choisir la relation qu’il souhaite instaurer avec le public… Le principale, c’est qu’il y ait une relation élaborée, et pas juste faire de la magie « devant » des gens. Bon, j’arrête de discourir dans le vide, je dois me préparer un peu pour être honnête demain, ou avec deux autres timbrés, je vais faire de la magie médiévale/fantaisie au château de Compers, dans la forêt de Brocéliande… Qui est lui-même un bel exemple d’honnêteté ! Il s’agit du centre de l’imaginaire arthurien : Un centre qui base toute son action sur des trucs imaginaires, mais avec une telle détermination que ces trucs finissent pas exister, plus ou moins http://centre-arthurien-broceliande.com/ Un chouette endroit, à mettre sur vos circuits de vacances, si vous passez dans le coin… Gilbus
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Perso, j'aime les citations qui sont maintenant beaucoup plus visibles: avant, sur mon pc, la limite entre une citation et la réponse qu'on lui faisait était trop indistincte, la, on la vois mieux Le clair ne me dérange pas. Gilbus
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Mentalisme | par où commencer pour créer un spectacle ?
Gilbus a répondu à un sujet de Florian CALDRAY dans Conseil des Sages
Rien n'est impossible, la preuve Mais il faut remettre les choses dans leur contexte: Luc Langevin est un magicien chevronné, avec beaucoup d’expérience, et qui a travaillé tout ça très longtemps. Donc oui, il arrive à mélanger tout un tas de trucs, et pourquoi pas. Mais il ne faut pas dire que faire un mélange qui tient la route est facile : au contraire, cela demande beaucoup de travail pour faire en sorte que tout le spectacle soit cohérent. Donc, mélanger les disciplines, bien sûr, on peut le faire. Moi même, j'adore ça, alors que je ne suis pas vraiment magicien... Mais c'est loin d'être la solution la plus simple, la plus facile à mettre en œuvre, et la plus évidente à équilibrer. Pour un premier spectacle, du coup, c'est plus compliqué. Évidemment, on a envie de faire des mélanges originaux, pour son premier spectacle... on a envie de s'exprimer, de s’affirmer. C'est bien normal. Mais faire des choses simples, c'est aussi une des bases: Faire des choses simples, dans un seul domaine, sans se cacher derrière d'autres compétences, c'est aussi très dur, mais très formateur: C'est curieux à dire à notre époque qui va toujours plus vite que la musique, mais apprendre à faire simple, c'est apprendre à bien faire. Et une fois qu'on fait bien les choses, on peut les compliquer... Un spectacle homogène est plus simple a mettre en œuvre, la plupart du temps. Les mélanges de disciplines, c'est très facile d'en faire mal. Faire des mélange harmonieux, c'est plus dur... Le personnage qui va faire un mélange hétéroclite de choses doit assumer toutes ces choses: Quand on vois le mal qu'on a a créer un personnage de mentaliste qui tient la route, faire un mentaliste manipulateur de cartes et joueur de balles mousses, ne me dites pas que c'est plus facile... Bref, pour ton premier spectacle, je te conseillerai moi de faire dans la facilité, et d'avoir une cohérence implicite en ne te dispersant pas trop. du coup, cela te laisse de l'énergie pour gérer d'autres aspects du spectacle plus à fond, et il y en a toujours à améliorer... Après, c'est ton spectacle, tu as tes propres contrainte ou espoirs, donc tu fait ce que tu veux. Mais ce n'est pas parce que tu sais faire un truc qu'il faut obligatoirement le mettre dans ton spectacle... Tu feras d'autres spectacles ensuite, ou tu pourra tester d'autres formes plus élaborées... Ma prof dit toujours: L'important, ce n'est pas que tout y soit, mais que tout ce qui y est soit bon. Gilbus
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