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Gilbus

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Tout ce qui a été publié par Gilbus

  1. Les peluches sont très bien pour faire un numéro avec un public réduit. Parfait pour du close up avec 3 ou 4 personnes autour de la table. Si on veux simuler la configuration d'un spectacle de salon ou de petite scène (magicien debout, spectateurs assis en rangs), il y a les p0st-it. Moins glamour que les peluches, mais moins encombrant aussi Tu colles sur un mur assez vaste et libre des p0st-it à hauteur des yeux de spectateurs assis. tu peux aussi coller un second ou un troisième rang, légèrement décalé vers le haut... Le but n'est pas d'avoir un nombre réaliste de p0st-it correspondant au nombre de spectateurs réel de ta salle, mais d'avoir une zone assez large pour simuler une vaste salle: Apprendre à gérer des spectateurs assis en rangée se trouve facilité, on distribue les regards à nos p0st-it pour n'oublier aucune zone. On peut numéroter les p0st-it avec des chiffres qui suivront l'ordre de balayage que l'on veux travailler, et ainsi se rendre compte de ce que cela fait de suivre une ligne de regard dans l'ordre, dans le désordre etc. Tout le monde n'a pas a suivre ce genre d'exercice, il y a des gens naturellement doué, et avec l'expérience, la gestion du public s'améliore. Mais quand on débute dans ce type de présentation, on peut travailler spécifiquement cet aspect, cela ne gâche rien Outre les regards, cela permet aussi de travailler "l'adresse au public", c'est à dire de définir a qui on parle: A tout le monde. A un groupe de spectateur localisé. A UN spectateur précis.... On s’aperçoit qu'utiliser des adresses au public variées rend le numéro plus varié également. Gilbus ps: j'écris "p0st-it", car sinon, le forum me transforme ça en "message-it", ce qui devient surréaliste...
  2. Y a un truc était une émission intéressante: On n'y voyais pas seulement des "trucs" de magiciens, débinages regrettables, mais il y avait aussi des gens ordinaires qui venaient y présenter "leurs trucs", qui n'était pas forcément en lien avec l'illusionnisme. Deux ont marqués ma mémoire: Déchirer une serviette en papier tenue entre les mains, suivant une ligne droite, sans avoir marqué le pli à l'endroit ou l'on déchirais : la personne y arrivait, pas les autres qui essayaient, la déchirure partais sur le coté invariablement... c'est vrai que cela n’apparentais un peu à de la magie Et surtout, j'y ait appris à beurrer une biscotte sans qu'elle se casse, truc éminemment utile qui me sert encore aujourd'hui... Donc, c'était partagé entre de la magie, Majax étant l'animateur vedette, et des trucs du quotidien, présenté par des gens ordinaires, qui gagnaient des sous si les spectateurs présents ne trouvaient pas le truc A ben oui, c'était le genre d'émission ou on gagne des sous... Gilbus
  3. Très bonne remarque! le texte dit à haute voix est important, non seulement pour gérer l'intonation, mais aussi tout simplement pour voir si notre texte passe bien dans notre bouche: Dans la tête, il est toujours très bien, une fois qu'on veut le dire, des mots semblent parfois artificiels, on bute sur des consonances, on perd le fil... Les magiciens on tendance à s'entrainer plus au gestes qu'aux textes, hors celui ci est encore plus important, dés qu'on a un numéro parlé... Cela ne doit pas faire oublier la posture, le ton, les mimiques, les textes muets, les regards, le contact avec le spectateur, l'énergie, les pauses... et quelques autres bricoles.... S'entrainer à tout cela, c'est cool A, il est bon aussi de s'entrainer régulièrement en costume de scène, ou en tout cas avec la tenue qu'on utilisera durant l’interprétation : On peut avoir parfois des surprises, en changeant de tenue... J'en ai fait les frais plus d'une fois... Mais "c'est le métier qui rentre".... Gilbus
  4. Sans tomber dans les clichés, il y a pas mal d’homosexuel dans la magie, et il n'y a rien de spécial à cela. Je place ça au même niveau que la "magie féminine", c'est à dire une distinction nulle et non avenue. Que certain(e)s jouent de leur charmes, quels qu'ils soient, pour faire leurs numéros, cela me semble tout à fait logique: Nous ne sommes pas des esprits désincarnés, et le physique ainsi que la personnalité joue dans nos possibilités.... Par exemple, j'aurais beaucoup de mal à être un vrai charmeur, vu mon physique, alors je fais des parodies de charme, qui ont un résultat rigolo par le contraste entre l'intention et les moyens physiques mis en œuvres... La séduction, ou qu'on la place, est une arme intéressante pour l'interprète, non? Cela ne préjuge d'ailleurs pas de notre vie privée... d’où l'intérêt d'avoir un personnage... Gilbus
  5. Ben non: ce sont des cartes, il y en a de normales, il y en a des truquées jusqu'a l'os, cela dépend des cartes, et des tours que l'on veux faire. Il y a de très bon tours à faire avec des cartes ESP normales... Il y a aussi des cartes ou chacune des séries de 5 a un dos de couleur différente, ce qui ajoute encore des possibilités, caque face étant répétée 5 fois, mais chaque carte étant unique, si on considère aussi son dos. Je crois que l'utilisation des ESP entre plus dans une présentation globale: Si le public ne comprend pas pourquoi on utilise des cartes bizarres, c'est ballot. Si on se réfère aux cartes Zener, qui étaient utilisée par Rhine dans son laboratoire, pour déterminer les facultés de transmission extrasensorielle, dans les années 1935, là, cela prend un sens. https://fr.wikipedia.org/wiki/Joseph_Banks_Rhine C'est tout l'intérêt des cartes Zener.... Si on ajoute un aspect symbolique au cartes (un trait, deux traits etc...), on peut aller plus loin. Le but, c'est bien sûr de sortir de l'optique "tiens, je te fais un petit tour de cartes", et d'entrer l'aventure parapsychologique... Gilbus
  6. Il y a une catégorie "magie féminine" dans les concours??????? c'était à quelle époque? Arf: effectivement, l'égalité est encore loin... Vous réalisez les implications de ce genre de choses? Cela peut aller de: "il faut un prix à part, si on veut que la fille ait une chance" à "il ne faut surtout pas que nos magiciens soient battus par une femme, ça serait la honte..." Bref, cela me semble le comble du machisme, un prix "féminin". Pourquoi pas un prix de "magie homosexuelle"? il y aurait du monde d'inscrit, du coup.... Gilbus
  7. D'un autre coté, vous savez comment on reconnais un magicien? C'est celui qui a plus de foulards et de maquillage que sa femme... Gilbus
  8. Pour une LD, ce n'est pas forcément indispensable... Mais mettons que tu travailles une coupe Charlier... la faire des deux mains est un gros plus. Il est évident que nous avons tous des différences d'utilisation de nos mains. Le but des exercices est justement de développer le potentiel de chaque main au maximum, pas d'une seule main. Et une fois qu'on a dextérité, précision et force dans chaque main, on peut encore travailler sur la dissociation: faire quelque chose d'une main, alors que l'autre fait tout autre chose... Ce genre de chose se retrouve dans l'entrainement des jongleurs, ou faire les choses des deux mains , ainsi que faire deux choses à la fois, est souvent indispensable. Cela peut servir pour les magiciens, et pas qu'un peu Gilbus
  9. Pas exactement. Le texte as déjà été donné ailleurs, on le trouve ici: https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000034679248&dateTexte=20180316 L'article 1 mentionne : L. 7122-1 et L. 7122-2 du code du travail. dans l'article L. 7122-1, on lis: Donc il semble que cela concerne les spectacle mêlant artistes (payés) et amateurs (bénévoles). Les spectacles entièrement constitués d'amateurs ne semblent pas concernés. Une fois ce premier tri de fait, on a l'article 2: On a donc une limitation annuelle pour les représentations mixtes mélant amateurs et bénévoles. 5 représentations d'un même spectacle pour un individuel, 8 pour une troupe, et surtout une limitation à 10 représentations annuelles par amateur. Je crois que le décret ne parle pas du tout des représentations entièrement amateurs. Donc, si j'ai bien suivi, les organisateurs auront plus de mal à mélanger artistes rémunérés et bénévoles sur la scène. heureusement pour certains, il y a dans l'article 2: Prenons le spectacle du puits du fou, par exemple, ou il y a des pros et des amateurs, ils auront sans doute besoin de ce dépassement, sinon, ils coulent... Idem pour pas mal de sons et lumières récurrents, qui se jouent plus de 10 fois durant l'été, et font appel à une majorité de bénévoles... Bref, j'ai l'impression que cela ne va pas changer énormément de choses dans la pratique amateur, et que cela peut entrainer aussi des effets négatifs pour les pros: Un spectacle mêlant pro (minoritairement) et amateurs (largement majoritaire) peut aussi choisir d'éjecter la partie pro, et de ne garder que les amateurs, pour être tranquille... Ou de réduire son nombre de représentations, pour ne pas dépasser, d’où un manque à gagner pour les pros... Hélas, je ne crois pas vraiment que cela incitera à payer tout le monde... Gilbus
  10. C'est vrai qu'on ne demande plus comment ça marche, vu qu'on se ferait jeter... On demande des sources... Quelle belle façon de couler un tour cool que de le sourcer... Gilbus
  11. hihihi: Si, c'est faux, j'ai menti.... il y a plein de choses différentes à faire avec un jeu de carte, et les tours on "retrouve la carte" n'en sont qu'une petite partie Mais c'est le genre de réplique qui correspond à un interprète qui n'est pas vraiment magicien, et donc se moque un peu de ceux-ci... du genre: "on va perdre la carte que vous avez choisi dans le jeu, et je vais la retrouver. Ce qui est idiot: si je veux la retrouver, j'ai qu'a pas la perdre. Mais bon... c'est un tour de magicien, alors faut faire comme ils disent..." Les spectateurs ont ici un rôle d'ambassadeur: ils sont les yeux et les mains du public. Ils sont garant que le magicien ne triche pas (on ne le dit pas clairement, mais c'est évident pour tout le monde...) Donc oui, il ne sert que de "porte carte", en ce sens qu'il pourra certifier que personne ne touche la carte, et qu'il regardera la carte le premier. Il a un rôle réduit, mais essentiel, pour montrer qu'on ne triche pas, justement! C'est d'ailleurs ce qui fait toute la saveur de ce tour Gilbus
  12. Bien sûr, j'ai omis plein de choses, mais normalement, c'est ce que voient les spectateurs Je confirme, MANKAI triche, il n'a pas de vrais pouvoir! Enfin, pas qu'il utilise durant ce tour... Et la technique employée est un mélange d'illusionnisme et de mentalisme, les mentalistes sont des sournois... Mais j'arrête de parler de ce tour, il n'est pas à moi, MANKAI en dira ce qu'il voudra... Gilbus
  13. ACAN = any card any number. Donc non, pas vraiment: C'est une carte de prédiction, pas d'histoire de nombre là dedans. D'ailleurs, en y repensant, on pourrait supprimer le jeu de cartes, en modifiant la procédure. Il y a des moyens pour ça. Il ne resterai qu'une carte de prédiction sortie seule d'une poche. Le fait de ne pas avoir d'autres cartes en vue peut être un atout psychologique. Et une idée de mise en scène: Une structure à minima serait: "Pour la suite, je vais avoir besoin de deux assistants, qui vont être les yeux et les mains de tout le public... c'est une responsabilité, mais c'est pas bien dur non plus: vous n'aurez qu'a faire ce que je vous demande..." (choix aléatoire de 2S) Les tours de carte, c'est toujours pareil, on fait choisir une carte, on la retrouve... Là, on va faire un tour de carte sans carte: enfin, si, mais juste une, la carte choisie, comme ça on gagne du temps..." vers S1: "La carte choisie, mais qu'on ne connais pas : vous pouvez la tenir, mais ne la regardez pas encore : on ne sait pas, pour l'instant, quelle carte est choisie... vers S2: "Ah oui, j'ai oublié de vous faire choisir une carte: Heuuu, vous pouvez pensez à une carte? n'importe laquelle,... Et vous pouvez même nous la dire..." le x de y. Vers S1: "vous pouvez nous dire ce qu'il y a sur la cartes? c'est exact?" On prend un feutre pendant que le spectateur confirme. Puis on montre la carte à tout le monde: "c'est exacte, le x de y." On signe ensuite la carte, et on la laisse au spectateur qui l'a choisie en souvenir : c'est cadeau! Comme elle ne sort pas d'un jeu, on n'a pas de scrupule a avoir sur un jeu incomplet... Cela oblige à changer une partie de la méthode, pour utiliser une autre technique que tu dois bien connaitre aussi, MANKAI, mais j'aime bien le coup du tour de carte sans cartes...ou presque... (le principe a été utilisé dans plein de tours, mais bon...) Gilbus
  14. Cela peut aller plus loin: Certains religieux très rigoureux (je pense à ce que j'ai lu, écris par certains musulmans, pour ne pas les nommer...) interdisent carrément les jeux de cartes! Bon, ils interdisent aussi beaucoup d'autres choses... Alors que la plupart des musulmans que je connais n'ont rien contre un tour de carte, j'en connais qui en pratique, j'en ai fait en Tunisie, et on ne m'a pas lapidé, ni les magiciens Tunisiens que j'ai rencontré Mais peut être que dans d'autres pays à la politique plus extrémiste, il faut réfléchir à deux fois? Mais n’empêche, MANKAI à raison, il faut s'adapter à son public, et cela peut concerner aussi bien les accessoires utilisés que les tenues, ou les thèmes. Ou les couleurs ! peut être que dans certaines cultures, certaines couleurs ont des sens symboliques que nous ne n'avons pas chez nous... J'ai vu hier un reportage sur la chine, ou le jaune, outre être la couleur impériale, est une couleur liée au pouvoir, au succès, mais aussi à l'érotisme. Il y a aussi les référence culturelles qui peuvent être différente, et du coup mal comprises du public : J'ai fait des spectacles, en France, devant des enfants de culture musulmane : (je sais, je ne suis pas vraiment un magicien pour enfants....mais on m'a forcé....) Bien qu'ils soient au courant des traditions de noël, ils n'étaient pas touchés comme peuvent l'être des enfants de culture chrétienne par le thème du père noël. Par contre, j'ai été surpris de voir que le thème du diable marchait super bien... Pour des adultes, je pense que c'est beaucoup moins sensible, ils ont une culture plus large que les enfants, et sont plus adaptable. Mais il y a donc des choses à savoir quand on change de culture, si on veux faire au mieux. Si on a le temps et l'opportunité, se renseigner auprès de gens du pays cible serait une bonne chose. Sinon, quelques recherches sur les interdits et les thèmes valorisants de la culture visée peuvent se faire sur le net aussi... Mais il n'y a effectivement pas QUE la langue qui peut poser problème... Gilbus
  15. j'ai eut Mankaï au téléphone, et nous avons discutés de son tour : Il y a bien en fait deux spectateurs, un qui a la carte de prédiction depuis le début dans la main, et qui en prend connaissance, sans intervention du magicien, seulement après qu'un second spectateur ait pensé librement et annoncé une valeur de carte. Le fait qu'il y ait deux spectateurs est intéressant. Mais si ce n'est pas un petit groupe ou tout le monde se connais, il serait sans doute préférable de tirer les spectateurs au sort, affin d'éviter les suspicions de collusion pour le public (Plus il y a de volontaires, plus il peut y avoir de complice...). Cependant, tout n'est pas impromptu, il y a autre chose qu'un jeu de cartes normales (pas grand chose, mais essentiel...), et il y a aussi une préparation, si le jeu est emprunté. Et un jeu non emprunté va beaucoup faciliter une des techniques. Le reset, par contre, est rapide, mais cela ne s'applique pas vraiment, c'est plus un tour de scène, à éviter en table à table... A part cela, tout se passe comme l'a indiqué Mankaï : Le spectateur qui a la carte depuis le début confirme que la prédiction et bonne, et tout le monde peut voir la carte et peut confirmer aussi. La carte pensée est totalement libre (dans les limites d'une carte à jouer). Le public peut vraiment voir la carte pensée, pour autant qu'on puisse voir une carte à jouer en scène : le tour n'est pas adaptable aux carte jumbo, à ma connaissance, ou il faudrait changer beaucoup de choses, et ce ne serait plus le même tour... En fait, Mankaï a assemblé 4 méthodes et techniques différentes, pour arriver à cela. Les techniques et méthodes ne sont pas nouvelles, mais l'une d'elle est utilisée à très bon escient, elle est utilisée plus souvent pour faire autre chose, et trouve là une application intéressante. J'aime bien qu'on utilise des technique pour faire autre chose que tout le monde, c'est malin Le tour n'est pas à la portée de tout le monde, il y a deux techniques cartomagique qui demande du travail, et d'un point de vue psychologique, je pense que c'est mieux dans une grande assemblée qu'avec un petit groupe... Mais Mankaï me contredira peut être, il a plus de retours... Mais l'effet semble tout a fait cohérent et convaincant. J'allais ajouter d'autres choses, mais ce n'est pas mon tour... En fait, le problème est de parler de ce type de tour en public. Ça serait mieux en partie secret, ou chacun pourrait dire ce qu'il ferait pour arriver à ce résultat, même si Mankaï ne souhaite pas donner sa méthode à tout le monde. Ainsi, on pourrait avoir un débat plus constructif. Là, ça fait un peu "on va deviner ton truc", cela ne me semble pas trop sain. Alors qu'en secret, cela pourrait être plus inspirant et constructif Gilbus
  16. Effectivement, s'ils veulent des animations bénévoles, demander à des pros est un peu délicat Mais il y a plein de petits festival ou animations qui reposent sur le bénévolat et l'associatif... D'un autre coté, je ne suis pas sûr qu'on puisse considérer cela comme un investissement : J'ai l'habitude de faire des animations bénévoles dans une manifestation récurrente organisées par ma communauté de commune. Il y a plein d'autres bénévoles et d'association dans le coup, ma contribution bénévole me semble donc normale dans ce contexte. Ils ont voulu m'inclure dans une autre animation, ou cette fois je savais que les artistes étaient payés... J'ai alors fait une proposition chiffrée, qui était tellement basse que je me ferais lyncher ici, si je disais le prix. Mais c'était juste pour le principe... Il n'ont pas "pu" me prendre, je n'était pas dans leur budget... A se produire bénévolement, on habitue aussi les gens, et si on veux revenir à un système payant, c'est délicat. Moi, je m'en fiche, je ne fait pas (beaucoup) d'argent avec le spectacle, mais considérer cela comme un investissement, c'est parfois illusoire Gilbus
  17. Oui, les adultes sont très francophones... mais les enfants, c'est plus délicat... Et tu as raison, les termes techniques, c'est parfois difficile... J'ai des tours à base de dessins de poules ou de fourmis (imprimé sur du A4, et plastifié...), qui feront sans doute l'affaire... Gilbus
  18. Si tu fais une carte pensée, tu peux toujours dessiner la carte sur un bloc, c'est universel... idem avec les cartes Zener... Pour les choses écrite, c'est parfois plus compliqué... quand l'alphabet n'est pas le même à la base... Tous les tours reposant sur une utilisation subtile des mots et de leurs sens équivoques est galère, s'il y a des consignes précises à donner, c'est pas simple... Bref, pas évident, ton truc.... Là, faut que je réfléchisse à un répertoire pour un voyage au Maroc, mais heureusement, ce pays est très francophone... sauf qu'on doit intervenir dans des écoles, et la, dur dur de se faire comprendre des enfants... Heureusement, je ne suis pas vraiment mentaliste, de vrais mentalopathes vont sans doute t'aider... Gilbus
  19. Le tour que je fais avant, et qui sert donc de préparation, est le gilbus move, un tour en mode comédie aussi, puisqu'il marche sur un temps de gag, et un temps de climax, un peu comme les as en rois. On a donc le même personnage dans les deux cas, et d'ailleurs dans la suite aussi, car je maintient le personnage maladroit, avec quelques nuances... Mais si on veux effectivement présenter le tour comme un gag, et ensuite montrer ouvertement qu'on sais faire, ce n'est pas un problème... j'évoquais juste le tour d'avant, qui permet de laisser une carte sur la table, et donc d'avoir un vrai tsunami puisque ce sont les spectateurs qui choisissent la valeur de transformation. on peut faire plus simple: on fait choisir une carte, on dit un nom de carte, c'est pas la bonne, arf, ça commence bien... de toute façon, on n'aime pas les rois (ou les reines...), alors on la laisse sur le tapis (ou dans la main du spectateur si tu es en street...) On va essayer quelque chose de plus simple... et la, tu peux faire ton tour des as en rois avec une carte choisie, qui reste bien en évidence pour le spectateur... cela deviens plus un prologue au tour qu'un tour préliminaire, donc les as en rois reste ton tour d'entrée.... Gilbus
  20. ben, tout le tour repose sur ça: Effectivement, si on n'y arrive pas, par le personnage et le jeu, il vaux mieux faire un autre tour... Mais tu soulèves un point qui est un grand classique: Il faut croire à ce que l'on fait, sinon, qui y croira Mais les tours ou l'on est un "magicien minable" (mais rigolo?) ne conviennent pas à tout le monde. Moi, il me plaisent bien, je n'ai pas trop à me forcer... Gilbus
  21. Dans le cas des as en roi, franchement, je ne vois pas l’utilité d’attirer l’attention sur les cartes posées sur la table. Tel que je vois l’esprit de ce tour, le spectateur doit être persuadé d’avoir compris notre truc basique, et rire de nous voir si mal faire ce tour. Attirer l’attention sur les cartes à ce moment ne va-t-il pas détourner l’attention du spectateur du déroulement de cette comédie ? Poser les cartes sur la table, sans y prêter d’importance, car on va couper sur l’as suivant, rempli ce rôle : Permettre au spectateur de rester concentré sur l’action en cours, jusqu’à ce qu’il ait « compris » comment ça marche, demande à ce que ce soit l’action qui soit mise en valeur, pas les cartes déjà posées… Et au niveau honnêteté, franchement, les cartes étalées entre spectateur et magicien, cela devrait être suffisant pour le public. On peut jouer bien sûr sur le positionnement de ces cartes : Il faut les poser à la toute limite de la zone de sécurité du magicien, presque dans la zone ou le spectateur peut intervenir. Il faut avoir établis et travaillé ces zones avant, bien sûr... J’ai d’ailleurs de temps en temps des mains qui se tendent pour retourner une carte, que je stoppe d’un air gêné, mais cela reste dans le scénario du tour : On est sensé avoir posé les as, en fait, ce sont des trois, on ne doit pas laisser le spectateur regarder de trop près… Donc si on ne laisse pas les gens voir ces cartes, cela va confirmer qu’ils ont compris. Et c’est très bien pour le vrai climax ensuite. Ce qui est surtout important, dans ce tour (outre l’aspect psychologique évident…), c’est la façon de faire la révélation finale : Il faut poser le paquet de carte et le sortir de la zone de focalisation. La zone de focalisation doit être recentrée sur les 3 cartes sur la table. On peut travailler la synchronisation avec le texte. Suivant sa personnalité, on peut parler ou pas durant ce retournement. Perso, souvent, je ne parle pas, et j’ai un rythme du genre : « Je vais les transformer en trois… » Retournement, et seulement quand le troisième carte retombe sur le tapis « Dames.» (je fais le tour avec des dames, voir plus bas...) Le fait de ne pas parler durant le retournement évite un partage de l’attention du spectateur : Il n’est pas en train d’écouter, donc il regarde… Bien entendu, la focalisation doit diriger son regard vers les cartes. C’est en lien avec le regard, la respiration, la posture et les gestes, la variation d’intensité… Et avec le texte évidemment : « et bien ces as, magiquement, Je vais les transformer en trois…» La phrase est dite en regardant le public, avec le même manque de charisme, et la même intention de faire trop bien voir que c’est un bon tour que ce qui a précédé. La reprise du « trois » permet de donner une dernière confirmation aux spectateurs : la comédie continue, et ils ont vu juste… Le ton est semi interrogatif : on ne sait pas si c’est une question ou pas. Voir plus bas pourquoi… Puis, le regard quitte le public. Les mains, qui durant la partie comédie étaient à hauteur de poitrine, sont grandes ouvertes, et s’abaissent légèrement en même temps que le regard, sans s’approcher bien sûr des cartes. Le torse s'incline légèrement vers les cartes. Le magicien foireux devient votre magicien talentueux habituel. On ne surjoue plus, on va faire une vraie concentration. Le ton de la voix change, quand on répète: « en trois… » Retournement : Il faut que nos mains soient vues vides quand elles s’approchent lentement des cartes à retourner. Une main suffit, d’ailleurs… Et que le retournement soit fait calmement, de façon fluide, mais sans se presser. Le message doit clairement être : on n’a rien à cacher ! Et seulement quand la troisième reine retombe sur le tapis : « dames. » Le ton du dernier mot doit être un ton de fin, du genre qui termine une phrase qui finit par un point. Ensuite, une pause, longue, le temps que le public réalise ce qui s’est passé. Puis on se redresse, on regarde à nouveau les spectateurs, on reprend le jeu en main (tout en laissant encore les trois dames sur le tapis, pour marquer l’effet plus longtemps, et si le personnage est un magicien foireux, on redevient ce magicien la… Je fini souvent, une fois que le climax est assimilé, comme j’ai commencé : Je préviens avant de commencer que c’est un tour de débutant, alors je fini par un truc du genre : « Bon, évidemment ce n’est pas un tour très fort, mais…je débute… » Bien sûr, il est indispensable d’avoir une pause suffisante d’assimilation, avant de re-casser l’ambiance pour la ramener vers la comédie. On reprend ensuite les cartes une a une, sans se cacher, et on les repose sur le paquet en s’arrangeant pour que l’on voit les deux faces dans le mouvement. Bien sûr, si quelqu’un veut toucher les cartes avant, on ne le dissuade pas… Perso, je fais plutôt ce tour avec 3 reines. Il y a une consonance intéressante entre les mots « trois » et « rois », mais ce n’est pas essentiel à mon sens. Et souvent, je fais avant un autre tour ou j’ai travaillé avec une dame (Le spectateur choisi une dame, en fait, ce n’est pas le magicien qui choisit… ). Cette dame est « oubliée » face visible sur le tapis. Du coup, quand j’arrive à « les transformer en trois…», sur un ton semis interrogatif, il arrive assez souvent que quelqu’un dans l’assistance, lance « tiens, si tu les transforme en trois dames, ça sera fort, niark niark niark… ». Les termes ne sont pas toujours ceux-là, je synthétise l’esprit et l’intention… mais c’est le point culminant du tour, quand cela arrive : Cela veut dire que notre comédie est parfaitement passée… Du coup, je suis comme un coq en pâte, puisque c’est le spectateur qui choisit en quoi transformer les cartes… Mon personnage qui est toujours le magicien pas trop doué semble hésiter, embêté, puis il cède : Texte muet : « Mince, je voulais faire des trois…O, et pis pourquoi pas, ça ou autre chose… » (je rappelle pour ceux qui ne sont pas coutumier du terme qu’un « texte muet » ne se dit pas : il se pense, et on laisse nos pensées modeler notre expression et notre posture, voire nos gestes…) Si une autre carte est lancée, ou si personne n’en propose, mon personnage peut choisir de transformer les as en dames, pour faire plaisir aux dames, bien sûr… Ou « tiens, vous aviez choisi une dame avant… on va plutôt faire un carré de… » Retournement « dames. » Pouf pouf. Tout cela pour dire que oui, souvent, un miracle qui arrive « dans ses mains » va être plus fort pour le spectateur. Mais que l’on doit aussi laisser le spectateur concentré sur l’étape en cours, sinon on diminue cette étape… et c’est une étape qui est forcément essentielle, sinon on l’aurait supprimée Le choix ne se résume pas à « C’est dans les mains » ou « c’est sur la table », il y a bien d’autre facteurs à prendre en compte. Tiens, je viens de voir que je n’ai pas mis les respirations, dans ce qui est dit plus haut… Et bien je vous laisse les mettre, c’est un bon exercice… Gilbus
  22. C'est un peu plus compliqué que cela Hihihi, on semble tourner un peu en rond : Je retiens de cela une discussion de différentes méthodes de choix et de révélations… Alors voila un petit bout d’article du DEUDLMDG, cela peut donner des pistes de réflexion, et vous pourrez compléter ce qui manque Je ne parlerai pas des façons de faire, j’ai coupé la plupart des descriptions de méthodes, on est en public… Voyons cela point par point. Du choix du spectateur Voyons comme s’articule un tour simple reposant sur un choix de spectateur. 1 : -Chose pensée -Le magicien donne le nom de la chose pensée -Le spectateur confirme. C’est bien sûr l’approche la plus magique. C’est aussi, paradoxalement, la moins intéressante au niveau spectacle. Pas de suspens, dans le déroulement : pour créer un suspens, il va falloir faire la révélation par petites touches, ne pas donner tout de suite l’information complète, pour que la révélation fabrique elle-même le suspens. Mais il n’y a pas de confirmation matérielle, seul le spectateur qui a pensé à la chose sait que c’est vrai, les autres peuvent penser qu’il y a collusion. C’est aussi un terrain risqué, car le spectateur lui-même peut changer d’idée, juste pour nous contrarier. On peut arriver à un résultat qui ressemble à cela par un pré show, ou par des techniques d’effet barnum par exemple. 2 : -Chose pensée -Le spectateur matérialise la chose, en prenant un objet (ex : la carte choisie mentalement avant), en écrivant son nom, en dessinant la chose. -Le magicien donne le nom de la chose pensée -Le spectateur confirme et on peut produire la concrétisation pour preuve, pour les autres spectateurs. Déjà plus intéressant… Au moins, on est protégé d’un brusque changement dans le choix du spectateur. Le moyen évident pour avoir l’information consiste à consulter la preuve que le spectateur a concrétisée : Il faut donc qu’apparemment, le magicien ne puisse pas avoir accès à cette preuve directement. La plupart des moyens utilisés sont donc indirects. Mais pas toujours… 3 : -Chose pensée -Le spectateur matérialise la chose, en prenant un objet (la carte choisie mentalement avant), en écrivant son nom, en dessinant la chose. -Le magicien fait alors une lecture de pensée, et défini une preuve, qui reste cachée pour l’instant. -on regarde ce qu’a le spectateur, ce qu’a le magicien, cela correspond. Au niveau spectacle, les possibilités sont intéressantes, car nous avons deux objets matériels, qui apparemment ne peuvent être modifiés. On a donc un gros outil pour amener du suspens. L’ordre de révélation est à définir : Faut-il montrer en premier la preuve du spectateur, ou celle du magicien. J’écarte d’office le fait de montrer les deux en même, sauf si le type d’effet est une synchronicité : dans ce cas, montrer en simultané va dans le sens de l’effet. Sinon, c’est perdre une chance de faire monter le suspens encore plus en procédant en deux temps. Monter le choix du spectateur en premier n’est valable que si les conditions pour échanger le choix du magicien sont vues comme impossible. Sinon, je préfère que le magicien montre son choix en premier, puis on voit celui du spectateur : cela donne une impression de « risque » accru pour le magicien, qui ne peux plus faire marche arrière une fois sa preuve révélée. 4 : -La chose n’est pas pensée librement, mais choisie dans une sélection proposée par le magicien, qui peut être plus ou moins étendue. C’est le cas typique du « pensez à une carte », mais n’oublions pas que cela peut être étendu à d’autres listes d’objets. Là, on a deux orientations : Soit on est sur de la pensée uniquement, comme à l’étape 1, soit on concrétise comme en 2 et 3. C’est peut-être un peu moins fort pratiquement que le choix libre, mais psychologiquement, je trouve que cela renforce l’effet : on est dans une liste connue du reste du public, qui va ressentir une mise en confiance du fait de cette restriction. La liste permet au spectateur de prendre en compte une donnée chiffrée : c’est une liste finie. Une liste infinie est d’office plus vague. La liste apporte donc de la précision à l’effet. C’est très paradoxal de prétendre qu’une prédiction complétement libre peut être moins forte qu’une prédiction dans une liste, je m’en rends compte. Ba, c’est une impression… 5 : -La chose n’est pas choisie mentalement, mais directement physiquement parmi une sélection : Cela revient à enlever la première étape mentale des cas 2 ou 3. On peut revenir pour le public à un statut mental, en faisant oublier ce choix, et en demandant au spectateur de se concentrer sur sa carte, de préciser sa pensée, de visualiser… on va donc transformer un choix physique en choix mental, au bluff. 6 : -Non seulement la chose n’est pas choisie mentalement, mais en plus le choix est en aveugle : Le spectateur ne sait pas ce qu’il a « choisi » au moment où il le choisi. On peut redonner une impression de choix libre, en donnant une caractéristique secondaire à choisir, pour sélectionner la chose, comme sa position par exemple. Typiquement, c’est le fameux « Dite moi stop pendant que j’effeuille les cartes : vous pouvez m’arrêter au début, au milieu, à la fin, c’est votre choix… » On peut rester dans un effet de lecture de pensée, si le spectateur prend connaissance de son « choix ». 7 : -Comme le 6, mais le spectateur ne prend pas connaissance de son choix avant la révélation finale. Mais du coup, on n’est plus dans un effet de lecture de pensée du spectateur, mais dans une divination, coïncidence ou une prédiction. Il doit y avoir d’autres cas de figures, mais ceux-ci-dessus suffiront pour la réflexion : On voit que chaque modification dans la façon de choisir par le spectateur, et la façon de trouver ce choix par le magicien, peut amener à des techniques et méthodes différentes. Gardez à l’esprit qu’il y a de multiples façons de faire, mais que l’ordonnancement de votre tour va définir une plage de méthode, et en éliminer d’autres. Le but est d’aller vers un effet le plus magique possible, sans que puisse s’installer le doute du spectateur sur une méthode possible. Le plus fort n’est donc pas toujours le meilleur… Sauf si... Gilbus
  23. je pense que dans ce cas, il faut distinguer une carte "pensée" d'une carte "choisie" c'est la façon de choisir initialement la carte qui compte. Mais le choix, à l'origine, est mental... il y a donc lecture dans l'esprit. Contrairement à une carte choisie, ou l'on va deviner quelle carte est choisie dans un jeu: Le jeu reviens au centre de l'effet, alors que dans la carte pensée, c'est l'esprit... D'ailleurs, on va parfois semer la confusion dans les esprits, en parlant d'une carte pensée, alors que c'est une carte choisie, pour augmenter l'effet. Ensuite, on peut soit ne rien faire, soit demander au spectateur de trouver sa carte dans un jeu, ou d'écrire le nom, ou la dessiner... cette matérialisation de la pensée permet surtout d'éviter que le spectateur malicieux ne change d'avis quand on présente sa carte pensée, et donc nous mette dans l’embarras. A part cette raison très triviale, il n'y a naturellement pas d'autre motif pour lui faire concrétiser sa pensée, puisqu’il s’agit de lecture de pensée, donc évidemment sans aucun matériel... Mais sans rire, je trouve intéressant quand le spectateur a, par exemple, pris sa carte pensée, à postériori, dans un jeu, et la révèle après la prédiction du magicien : le fait de montrer un élément concret pour confirmer la justesse de la prédiction ajoute un aspect d’honnêteté: C'est le magicien qui montre son jeu en premier, une fois que c'est fait, il ne peut plus changer, donc la confirmation par le jeu du spectateur me semble légèrement plus forte. Si c'est le spectateur qui abat son jeu en premier, on peut toujours soupçonner le magicien d'échanger la prédiction contre la carte qui viens d'être donnée. D'ailleurs, il y a plein de techniques pour le faire, et il faut parfois rendre la révélation si impossible à échanger qu'on complique les choses... en mettant la révélation dans une boite, par exemple Mais la version proposée par MANKAI semble sympa aussi. J'avais bien sûr pensé aux même artifices que toi, marc, mais avec la version ou c'est un autre spectateur qui tiens et révèle la prédiction, ca semble trés chouette... A voir ce que cela donne en pratique MANKAI, tu va avoir assez de tours pour faire un livre, bientôt Gilbus
  24. Effectivement, désolé pour l'imprécision du vocabulaire: un "set", cela peut prendre plusieurs sens pour moi, et vous avez raison, c'est plus souvent évoqué pour un enchainements de tours à délivrer à un public. J'aurais tendance dans ce cas à parler de routine si tout s'enchaine, ou de numéro si plusieurs étapes sont visibles. (là encore, nous n'avons pas forcément tous les même définitions ) Mais set convient très bien, et effectivement, je parlais en fait de la liste des tours qu'on va pratiquer très souvent, occasionnellement, et exceptionnellement. L'entrainement peut aussi d'ailleurs porter sur des "set" entier, puisque les enchainements et les transitions sont bien sûr à travailler aussi. Ceci dit, n'étant pas vraiment magicien, je ne m'entraine jamais, pour être surpris moi aussi quand le tour fonctionne... il faut bien cultiver son innocence... Gilbus
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