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Effets Magiques avec la Tête | références
Marc PAGE a répondu à un sujet de Pierre FLEURY LE GROS dans Forum Général
Pour répondre à la question initiale : A titre personnel, le premier que j'ai vu présenter l'effet de la tête qui tombe était Peter MARVEY lors d'un passage au plus grand cabaret du monde au tout début des années 2000 (avant 2003): il se plaçait debout derrière une table, passait une écharpe derrière sa tête, tirait et sa tête tombait sur la table. Il sortait alors une cigarette, l'allumait et la fumait : la fumée ressortait au niveau du col de sa veste. Il est aussi le premier que j'ai vu présenter l'effet du rétrécissement sans boîte. Aujourd'hui il présente toujours cette illusion habillé en Superman, la cape lui permettant de se déplacer sur scène sans contraintes d'angles mais au tout début il enfilait juste es ailes de dragon et sautait sur sa valise : il rétrécissait alors à vue. J'en garde un souvenir mémorable et je préfére d'ailleurs la version "dragon" à sa version actuelle en Superman, même si elle était plus contraignante au niveau des angles. Etant gamin, j'avais remonté le truc de ces deux illusions et les avait présentées à la fête de fin d'année de mon collège et au Noël de mon village en 2003. Ci-dessous, une photo de moi juste avant de faire tomber ma tête. Je n'ai malheureusement récupéré aucune photo de ces prestations avec ma tête sur la table (je sais que j'ai été pris en photo à ce moment là mais je n'ai jamais récupéré aucun cliché. Si a tout hasard, certains auraient cela, sait-on jamais...). Bref, à l'époque je m'étais creusé la tête pour me fabriquer une c******* intégrale en pliant et frappant au marteau une plaque de zinc sur moi-même après l'avoir découpée à la scie sauteuse (qui n'avait pas beaucoup appréciée à l'époque) ! Et j'avais donc honteusement plagié la présentation de Peter Marvey pour cette illusion (je n'avais pas encore d'ordinateur à l'époque, pas de forum. J'attendais avec impatience de recevoir les publicité de SFP, Climax, Mayette et Magix et je repassais en boucle chaque émission du cabaret de Sébastien). Vers 2005, Andrew Mayne publie une série de petits booklets qui vont tous avoir de gros succès commerciaux et ceci pour une raison assez simple : la plupart décrivent des grandes illusions originales réalisables à peu de frais et sans grosses difficultés. Il publie entre autre un livret décrivant un système pour présenter l'illusion de la tête qui tombe et un autre sur le rétrécissement. Mais aussi . Il publie aussi Voodoo Box (l'illusion des parapluies dans le carton que l'on voit très souvent présentée depuis), un livret appelé Bisection où après avoir levé et abaissé un drap devant soi, seul le bas du corps reste visible (une paire de jambe sans tronc ni tête ni bras). Et puis Face Lifter, autre livret décrivant une illusion avec la tête. Body Morphin également, Ghostbuster, etc... Ces illusions, je les ai vu régulièrement présentées sur scène à cette époque. Eric ANTOINE les a présentées (Bisection, Ghostbuster, etc...) à ses débuts télévisuels (juste après ses premiers passages à Incroyable Talent). Ensuite Cyril Takayama, David Blaine et Chris Angel les ont présentées. Dans la même veine, l'illusion de David Copperfield où il se coupe en deux au laser (sans boîte) et marche en tenant ses jambes devient populaire à partir du moment où Andrew Mayne en publie une version simplifiée. Ces illusions, il faut le dire, ont souvent été mal voir très mal présentées. En partie à cause du fait que la conception des gimmicks était réalisée sans soin ni rigueur. Quant à la présentation, souvent aucune recherche. Plusieurs descriptions d'Andrew Mayne ne permettent pas en effet de présenter quelque chose d'assez professionnel selon moi et je trouve dommage aujourd'hui de "casser" ces superbes illusions. Aujourd'hui Jimmy DELP présente le rétrécissement et l'homme coupé en deux de Copperfield durant son numéro de concours. Cela lui a valu quelques remarques au début mais il semble que pour la seconde, David Copperfield l'ai autorisé à la présenter. Sa présentation est en effet différente mais cela reste un effet signé Copperfield. Voilà, à ma connaissance, l'histoire de ces effets. Mais il remontent peut-être à beaucoup plus loin. Dans tout les cas, vous avez une partie de l'histoire et quelques références qui peuvent aider à compléter ce vous savez déjà éventuellement. -
Il faut vivre avec son temps : je vous propose la teucar dans le fondplat ! Vous balancer le jeu dans un plat*, vous le retourner et une seule carte reste au fond du plat ! *marche aussi avec un saladier Plus sérieusement, je viens de me poser la question sur une approche différente de la carte au plafond et j'ai pensé à cela : une carte au plafond sans lancer le jeu. Le spectateur choisit une carte, un coin est déchiré et confié au spectateur. La carte est remise dans le jeu et ce dernier est mélangé par le spectateur. Le spectateur est invité à regarder si sa carte est au dessus. Non. Si regardez-bien,...elle est au dessus. Le spectateur regarde les premières cartes du jeu. Pendant ce temps le magicien fais signe aux autres spectateurs pour qu'ils remarquent la carte au plafond. La situation est amusante et si on gère bien le spectateur, on peut jouer avec lui un petit moment avant qu'il ne réalise que sa carte est au dessus de lui, au plafond.
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Cold Reading Déductif versus Cold Reading Intuitif
Marc PAGE a répondu à un sujet de Patrick FROMENT dans Forum Général
De la même manière qu'on peut trouver tout d'une infinie complexité, on peut trouver tout d'une extrême simplicité. C'est une question de philosophie pour le coup ! Pour moi, le temps est un mot. Un mot inventé par l'Homme pour qualifier cette chose immatérielle, ce concept qui lui permet d'organiser sa vie, de quantifier la durée d'un trajet, la durée de vie d'un être, etc... Chercher une définition unique et universelle du temps ne m'intéresse pas (mais c'est mon choix). Les recherches seront sans fin. Je maintiens qu'à l'issue (allez disons du CP plutôt), la plupart des enfants savent lire l'heure, le temps qu'il faut pour aller de chez eux à certains points à pied ou en voiture, leur date de naissance et leur âge, etc... qui montrent qu'ils ont compris ce qu'était le concept du temps (un des moyens d'organiser sa vie). Chacun peut définir ce concept comme il veut. Il n'empêche que la majorité les gens (tous âges et tous pays confondus) savent lire l'heure, dire à quelle date ils sont nés, etc... Si pour toi ce n'est pas cela avoir compris ce qu'était le temps, on rentre dans un débat philosophique et je n'ai pas envie d'y passer du temps. Comme je l'ai dit, je me pose des questions en me donnant les moyens d'y répondre. Sinon, je n'en voit pas l'intérêt. Définir à quoi correspond la seconde a un intérêt. Si cette définition changerait, mon quotidien aussi. Définir à quoi correspond le mètre a un intérêt. Si il venait à changer, mon quotidien changerait aussi. D'ailleurs il y a quelques centaines d'années, l'unité de distance en France changeait avec les rois (on mesurait en "pieds" et le pied choisi comme référence était celui du roi !). Il y a peu, nous avons redéfinis ces deux grandeurs et pas sans raisons. Chercher ce qu'est le temps est peut-être un sujet passionnant pour certains mais à priori je n'en vois pas l'intérêt. Je ne pense pas que l'on se passera un jour de nos montres, de nos horloges, etc... parce que ce sont des outils et le temps, le concept qui y est rattaché permet de nous situer par comparaison à d'autres évènements. J'ai déjà entendu parler des horloges synchronisées d'Einstein, du lien entre l'espace et le temps, etc... ce n'est pas inintéressant ! Mais à notre échelle, l'échelle humaine, cela a peu de conséquences. C'est à partir du moment où il a commencé à s'intéresser à l'infiniment grand et à l'infiniment petit que des problèmes se sont poser et qu'il a fallu les résoudre. Pour la dernière redéfinition du mètre, c'était devenu une obligation par ce qu'on atteignait une certaine précision dans la mesure de la vitesse de la lumière et que l'on ne pouvait aller plus loin (être encore plus précis) sans redéfinir le mètre (lui donner une précision plus importante). Déterminer une vitesse passant forcément par la détermination d'une distance et d'une durée. -
Lioz SHEM TOV | un mentaliste un peu particulier
Marc PAGE a répondu à un sujet de SébastienO dans Forum Général
A la fin de la première vidéo, si tous les mouchoirs étaient entrés d'un coup dans la poubelle, je pense qu'il aurait eu une standing ovation spontanée ! Pour la seconde vidéo, si à la fin, au lieu de mettre la poupée couchée, il la laissait debout dos au public. La poupée s'arrête et tel un clin d'œil final, elle se retourne brusquement. Bon, même sans ça, j'ai trouvé ses numéros supers. Mais avec une chute vraiment surprenante, je pense que ce serait le détail qui ferait de ces numéros de véritables bombes ! Après, je comprend aussi qu'il veuille tenir son personnage jusqu'au bout et qu'en produisant un effet réellement surprenant à la fin, il ne le "casse" en partie. En tout cas, même après ses prestations, il le tient bien ! A sa place, je n'aurait pas pu retenir un fou rire dans ce genre de situation. -
Alexandra DUVIVIER les a foolés ! Penn and Teller
Marc PAGE a répondu à un sujet de Dorian CAUDAL dans Forum Général
J'apprend avec surprise que nous avions quand même quelques lecteurs (même si c'est en diagonale) ! Sinon, mon passage préféré dans sa prestation a été lorsqu'elle demande à Penn de mélanger comme un fou mais pas trop parce qu'elle sait qu'il est vraiment fou. C'était spontané, drôle et au bon moment. Elle pourrait ajoute juste une petite anse (bande de tissu noir) à son sac et l'enfiler un bref instant sur l'épaule en faisant "la blonde" lorsqu'elle dit "the beautiful French bag !". Ce sont ces petites intonations et son accent français qui, je pensent ont principalement séduit l'auditoire. Le secret reste entier en plus donc au final c'était assez "simple" mais complet comme prestation télé. -
Cold Reading Déductif versus Cold Reading Intuitif
Marc PAGE a répondu à un sujet de Patrick FROMENT dans Forum Général
Justement, je ne la cherche pas cette définition ultime. Tant que par les mots, un visuel ou tout outils de ce genre, j'arrive à me faire comprendre, à distinguer les choses, ça me va (ça me suffit). Je ne cherche pas de définition ultime d'une table parce que je sens que je ne la trouverai pas et que cela ne sert à rien que je passe des heures là dessus. En revanche, j'aimerais bien savoir comment un thermomètre permet de mesurer une température compte-tenu de ce que je sais (ou crois savoir) déjà. Au lycée comme à la fac, je n'ai jamais eu un prof qui nous a parlé précisément de ça. Je n'ai jamais posé la question mais je me la pose aujourd'hui parce que je suis curieux de savoir et puis parce qu'un élève pourrait me la poser. Et je sens que c'est une question à laquelle j'arriverai à trouver une réponse un jour ou l'autre. Notre différence est là : c'est une question de ressenti. Les définitions données par le dictionnaire me satisfont dans la mesure ou elles me suffisent à comprendre dans la plupart des cas les mots que je ne comprend pas ou me permettent de faire comprendre à la plupart des gens ce qu'ils ne comprennent pas ou découvrent. En revanche, il arrive, dans des cas bien précis (ceux pour lesquels j'ai un intérêt de trouver une réponse plus poussée) que je trouve ces définitions (du dictionnaire) insatisfaisantes. Pour la question de la table, la définition du dictionnaire me satisfait. Je n'éprouve pas le besoin d'aller plus loin (pas de malaise) puisque fasse à une exception, je peux préciser ce qu'il en est par les mots (sans pied, suspendue, etc...), un visuel (photo, vidéo,...) ou autre (mathématiques, manipulation, etc...). Pour la question de la mesure de la température (par rapport à une mesure de pression), le dictionnaire ne m'est d'aucune aide. Je rentre dans un sujet trop précis. J'éprouve le besoin d'aller plus loin parce que j'y vois un intérêt (pour moi) : pouvoir répondre à un élève si cela arrivait. Après, aussi complexe soit la réponse qu'on me donnera ou que je trouverai moi-même, j'essaierai de la rendre simple, quitte à ce qu'elle soit plus longue. Mon second objectif sera de rendre l'explication compréhensible par un élève de 1ère ou de Terminale disons. Ma recherche est donc assez bien encadrée. Je me donne les moyens d'accéder à une réponse. Le problème de tes questions, c'est qu'à mon sens, tu ne te donnes pas les moyens d'accéder à une réponse qui te satisfasse. J'ai choisi de ne pas être un éternel insatisfait. Ce qui ne veut pas dire que je suis toujours satisfait. Juste que mes insatisfactions sont limitées dans le temps. -
C'est une caméra cachée originale et que je trouve plutôt bien faite. Après, du point de vue de l'illusion, je préfère aussi le fantôme d'Etienne Saglio, y a pas photo.
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Alexandra DUVIVIER les a foolés ! Penn and Teller
Marc PAGE a répondu à un sujet de Dorian CAUDAL dans Forum Général
Je pense qu'ils ont vraiment été bluffé. Ils ont certainement déjà vu la routine avant le passage télé et ont proposé une solution (voir ce que dit Penn à partir de 9min54s) mais ne parvenant pas à reproduire l'effet, ils ont abandonné. Je pense que c'est le genre de routine ou il faut raisonner comme un profane, pas comme un magicien si on cherche une solution. Et si j'étais un profane, ce n'est pas le sac que j'aimerais toucher à la fin. Mais peut-être que même cet examen éventuel avait été anticipé et qu'il n'y a plus rien à voir à la fin. Bref, le mystère reste entier et en tant que magicien, c'est amusant de se faire gentiment avoir. Je savoure cet instant qui me rappelle quand j'ai commencé et me montre que je n'aurais jamais fini d'aimer ça. -
En cas de jeu invisible grippé : - éviter la chaleur - éviter l'humidité - massages deux fois par jour des cartes deux par deux - ne le sortir qu'en cas de nécessité Sinon ne rien faire. De toute façon ça ne se verra pas ! Mouais... pas de quoi se plier en deux (mais bon j'aurais tenté).
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Les Méliès - chaîne dédiée à la magie
Marc PAGE a répondu à un sujet de Thanh Long BACH dans Forum Général
Toujours aussi bien présenté le book test Thomas ! Au plaisir de se recroiser un de ces jours ! -
Cold Reading Déductif versus Cold Reading Intuitif
Marc PAGE a répondu à un sujet de Patrick FROMENT dans Forum Général
Alors tu seras toujours insatisfait (mais c'est ton choix). Pour moi, ce n'est pas parce qu'une définition est évidente et/ou simple, qu'elle n'est pas satisfaisante. Pour moi, si elle permet de se comprendre, alors elle remplie son rôle, aussi simple (ou simpliste) soit-elle. Table une palettes ? Je te répondrais : une table faite avec une palette en guise de plateau. Si je dis ça à quelqu'un il y a très peu de chance qu'il ne comprenne pas de quoi je veux parler. Nul besoin d'en dire plus ou de faire un dessin. En essayant de me mettre à ta place, je me suis dit qu'en fait, concernant la table (par exemple), tu cherchais peut-être une définition qui convienne à tout type de table (une définition la plus générale possible). Et là, je pense qu'on peut faire simple mais pas court car il faudra couvrir toutes les possibilités (et elles risquent d'être très nombreuses). Autant avoir une définition simple et courte qui convienne dans la majorité des cas et de préciser, le cas échéant ce qui est modifié lorsque l'on se retrouve face à un cas particulier. Comme dans le cas de la table sans pied. On précise par l'ajout de ces mots qu'il s'agit d'un cas particulier et qui plus est on précise quel est cette particularité par rapport au cas "général" (ou courant). Sinon, on peut aussi définir à l'aide d'un visuel comme tu l'a fait pour la table suspendue. Il pourrait s'agir d'une table suspendue avec pieds (qui ne toucheraient pas le sol) mais grâce à l'image, on peut s'épargner d'avoir à donner toutes ces précisions. Bref, je pense qu'il y a toujours moyen de définir simplement. Nous disposons d'un tas d'outils pour ça : nos mots, les photos, les vidéos, les animations, les manipulations (expériences), etc... Certaines choses sont plus longues à définir que d'autre selon le public à qui s'adresse et donc la nécessité de faire comprendre parfois certaines choses au préalable. Ici c'est le contexte de la phrase qui donne son sens au mot. Le scientifique essaie d'utiliser des mots qui dépendent le moins possible du contexte dans lequel ils sont utilisés. Ce n'est pas toujours possible mais, il essaie toujours d'avoir un vocabulaire aussi précis que ses calculs. Alors que cherches-tu comme réponse à qu'est-ce qu'une table ? Je crains que tu ne te sois posé une question trop philosophique (à laquelle personne ne peut répondre puisqu'il n'y a pas de réponse, pas une qui te satisfasse en tout cas). Es-tu persuadé qu'il doit exister une définition générale d'une table ? J'ai choisi de me dire qu'une telle définition était introuvable donc je préfère en prendre une courte et simple qui soit compréhensible dans la majorité des cas et apporter des précisions quand la situation l'exige. Et puis même si tu trouves la définition de tes rêves, celle que le premier dictionnaire venu m'a donnée conviendra toujours dans la plupart des cas. Si tu la trouve (ou l'a trouvée), je serais quand même curieux de la lire. C'est toujours intéressant mais pas assez pour que j'y passe des heures voir plus. Il y a des choses que je trouve plus intéressantes à chercher. La définition générale d'une table n'est pas un manque à combler absolument pour moi puisque je m'arrive à m'en sortir sans. En revanche il y a des questions ou problèmes représentant un manque (correspondant à un besoin) comme quelle est la différence entre pression et température à l'échelle microscopique. Pour l'instant, je dirais que la pression est liée aux chocs des particules en mouvement (atomes, molécules ou autres) sur une surface (donc sur des particules considérées comme immobiles par rapport aux précédentes). Quant à la température, elle serait également liée aux chocs des particules en mouvement mais entre elles, localement (et on qualifie ces chocs par "agitation thermique" ou "degré d'agitation thermique"). Le problème c'est qu'en utilisant un thermomètre, les particules viennent frapper une surface (la pointe ou surface de de la sonde) et cela nous ramène à la pression. Il y a un flou chez moi dans la distinction entre ces deux grandeurs que je n'arrive pas à combler ou dont j'aimerais au moins avoir confirmation. Je pense que mon problème n'est pas insolvable et donc je cherche encore à y répondre. Voilà un exemple concret de question (ou problème) à laquelle je préfère consacrer du temps. A la base de ce problème, il y avait tout simplement la question : "comment fonctionne un thermomètre ?" mais cela m'a amené à trouver une définition de la température. Il en existe des simples mais je recherche à présent une définition plus précise, à l'échelle microscopique (car je sens que la distinction se fera certainement à ce niveau) et surtout à savoir comment ce degré d'agitation thermique peut être mesuré, comment peut-on distinguer cette mesure de celle d'une pression étant donné que des chocs sur une surface interviennent dans les deux cas. En tout cas merci pour cet échange. J'ai plaisir à réfléchir à tes remarques et interrogations et j'espère ne pas trop te saouler avec les miennes. -
Histoire de "The Magic Hands" (Manfred Thumm) par Jean-Pierre HORNECKER
Marc PAGE a répondu à un sujet de Jean-Paul BNFLS dans Forum Général
Un grand merci à Jean-Pierre Honecker pour ce travail. Je n'ai pas connu cette boutique mais tous mes amis qui l'ont connu m'en parlent à chaque fois comme de l'une des meilleurs boutiques pour illusionnistes de tous les temps, tout comme le congrès qui portait le même nom. Merci aussi pour le lien vers le site proposant encore des articles venant de cette boutique. Il n'y a pas beaucoup d'articles mais c'est toujours ça. Pour avoir acheter des routines de soie (fontaine de foulards, streamers, etc...) neufs (d'aujourd'hui) et d'occasion (des années 80), je peux affirmer que la qualité de la soie n'est pas la même. Les foulards de cette époque sont un tout petit peu plus épais (ce qui les rend bien opaques), ils renvoient beaucoup mieux la lumière et se froissent moins par rapports aux foulards vendus couramment aujourd'hui en boutique de magie. Et quand on regarde les prix des foulards et streamers sur ce site, ce n'est pas plus cher que des foulards "actuels". Merci à toi (Info Magique) d'avoir passé l'info ! Je viens de lire les 53 pages de Jean-Pierre Hornecker : ça se lit d'une traite sans problème. C'est comme écouter mes amis lorsqu'ils en parlent avec des étoiles dans les yeux. Les congrès Magic Hands tout comme le congrès Mayette Days, c'est quelque chose à reproduire de nos jours. Un peu de patience les amis, rien n'est exclu ! -
Alexandra DUVIVIER les a foolés ! Penn and Teller
Marc PAGE a répondu à un sujet de Dorian CAUDAL dans Forum Général
Merci. Désolé, je n'avais pas fait attention. Je me suis focalisé sur sa prestation. J'aurais préféré apprendre que c'était d'elle (ça n'aurait pas changé grand chose, mais j'aurais été d'autant plus content pour elle). -
Alexandra DUVIVIER les a foolés ! Penn and Teller
Marc PAGE a répondu à un sujet de Dorian CAUDAL dans Forum Général
Elle en oublie même de répondre à la question répétée de Penn : "How do you say "you fool us" in french ?!!!!" Pour ceux qui cherchent l'explication, ne vous inquiétez pas, vous allez la retrouver chez Mayette avec pour publicité "le tour qui a bluffé Penn & Teller" et ils auront raison de faire cela. L'explication je m'en fou. Par contre j'aimerai bien savoir si c'est elle qui a mis au point cette routine ou si son père l'a aidé ou mis au point pour elle. Je serais content d'apprendre que c'est elle qui l'a mise au point de A à Z. -
Le gimmick de Stone avec la méthode de Ammar. C'est la combinaison la plus propre et la plus pratique possible à ma connaissance.
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Le sèche-cheveux risque de faire gondoler les cartes. Personnellement, je ferais ce qu'Alx te suggère : frotter les cartes deux par deux l'une contre l'autre afin de les "réhabituer" à la séparation. Après, si ça ne marche pas, c'est comme un élastique qui aurait séché, il faut le changer* ! *Le jeu, pas le roughing. Tu gagneras du temps et de l'argent, surtout qu'un jeu brainwave n'est pas exorbitant aujourd'hui.
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Cold Reading Déductif versus Cold Reading Intuitif
Marc PAGE a répondu à un sujet de Patrick FROMENT dans Forum Général
Tu diras sans doute simplement "Allons nous asseoir à la table" et tes amis voyant la table suspendue par exemple, comprendrons que tu parles de cette table, même si elle n'a pas de pied et que c'est la première fois qu'ils en voient une ! Ils savent ce qu'est une table et à quoi ça sert. Ils savent ce qu'est un pied. En voyant cette nouvelle chose, ils identifient d'entrée cela comme étant une table sans pied ou ici, une table suspendue. Sans même que tu leur dises d'ailleurs ! Nos sens et nos connaissances vont nous permettre de faire des associations encore une fois : associations entre le mot ou l'objet inconnu et ce que l'on connaît et qui y ressemble. On identifie ou définie alors le mot ou l'objet. Définir une table comme étant un plateau comportant un ou plusieurs pieds alors qu'il existe des tables dont le plateau est supporté d'une autre manière n'est pas grave. Cela définit le cas le plus courant et pour les exceptions, on retire, on ajoute ou on modifie ce qu'il faut pour se faire comprendre. Même chose lorsque tu parlais du têtard qui devient grenouille. A partir de quel moment on considère que c'est une grenouille et que ce n'est donc plus un têtard ? Je ne sais pas mais j'imagine que des biologistes ont établi une distinction par l'observation sous certaines conditions comme par exemple la visualisation des pattes à l'œil nu. Alors, certes, cela dépendrait de la vue de chacun et de la taille du têtard mais cela établirait une frontière. D'autre critères peuvent être trouvés pour affiner cette frontière. Bref, encore une fois, si on veut définir simplement, on peut. -
Cold Reading Déductif versus Cold Reading Intuitif
Marc PAGE a répondu à un sujet de Patrick FROMENT dans Forum Général
Pour moi, tes photos montrent des tables sans pied. Une table se définit comme étant un plateau comportant un ou plusieurs pieds. Une table sans pied, c'est donc une table dont le plateau est supporté d'une autre manière. Quant à la table si petite que Homme ne pourrait s'en servir, ben... tout est dit là aussi ! Et de manière simple ! Sans besoin de photo même ! Va dans une école maternelle et raconte leur l'histoire d'une table si petite qu'on ne la voyait pas. Ils visualiserons tout de suite la chose ! Demande à un élève de CP l'heure du goûté, il te répondra. Il a compris le concept du temps. Mais lorsque tu dis ne toujours pas comprendre le concept du temps, c'est parce que tu attends une autre définition du dit concept. Et si tu ne trouves pas de réponse, tu sais comment je résonnerais : je me poserais la bonne question, c'est-à-dire celle à laquelle une réponse est possible. Pourquoi se perturber l'esprit ainsi ? Que cherches-tu ? -
Cold Reading Déductif versus Cold Reading Intuitif
Marc PAGE a répondu à un sujet de Patrick FROMENT dans Forum Général
Comme tu viens de le définir : table sans pied. Même sans les photos j'aurais compris de quoi tu parlais. Il t'auras fallu ajouter deux mots "sans pied". C'était compliqué ? -
Cold Reading Déductif versus Cold Reading Intuitif
Marc PAGE a répondu à un sujet de Patrick FROMENT dans Forum Général
Le temps existe-il ou pas ? Le temps est un mot ! Un simple mot inventé par l'Homme pour désigner ce qui lui permet de classer des évènements dans un certain ordre, d'organiser ses journées, sa vie. Pour pouvoir lui associer une quantification, il s'est inspiré de la nature, de ses observations, de ses connaissances et de leur évolution. Au fil du temps, il a redéfini à sa convenance l'unité internationale qui lui est associée. Encore une fois, tout est une question d'objectif : se comprendre, se faciliter la vie. Si nous n'arrivons pas à répondre à une question ou à définir un mot, c'est : - soit parce qu'on a mal posé la question - soit parce que la réponse nécessite des connaissances pointues auquel cas une réponse simple est toujours possible selon moi mais elle sera sans doute longue et il faudra sans doute pas mal de temps pour la formuler (il faut presque faire un cours !) - soit parce qu'on ne fait pas assez d'efforts pour chercher Je ne sais pas à quel moment dans ma vie j'ai utilisé pour la première fois le mot "temps" mais je devais être en maternelle. Comme quoi, le mot comme le concept se comprend assez vite. On comprend vite que c'est pour organiser les moments d'une journée, d'une semaine, etc... on associe vite le mot à ce que l'on perçoit (des choses qui se répètent, des choses qui ont lieu quand une pendule sonne, etc...). Pour ce qui est de la définition de la seconde, ça je ne l'ai vu qu'au lycée et même en l'ayant sous les yeux, il m'a fallu un temps de réflexion pour comprendre pourquoi on avait choisi de la définir ainsi. Bref, tout dépend du public à qui on donne la définition mais il existe des définitions compréhensibles par le plus grand nombre. Nos dictionnaires Larousse et Robert (pour ne citer qu'eux) en sont pleins. Ces définitions ne conviennent pas à tout le monde ? Oui. Mais elles conviennent à la majorité. Et si certains veulent les changer, il faut qu'ils gagnent cette majorité (ce n'est pas impossible, les définitions sont faites de mots et les mots comme les langues, ça évolue) en étant convaincants et/ou persuasifs. Dans tous les cas, gagner la majorité signifie faire en sorte que cela convienne au plus grand nombre. Bien entendu, on peut définir quelque chose destiné à une minorité et dans ce cas, l'objectif est toujours de se faire comprendre mais d'un public ciblé, dont on sait l'étendu des connaissances et du vocabulaire qui va avec. -
Cold Reading Déductif versus Cold Reading Intuitif
Marc PAGE a répondu à un sujet de Patrick FROMENT dans Forum Général
Je suis également persuadé qu'ils savent au fond d'eux-mêmes qu'il n'y a pas réponse convaincante possible à ce genre de question. Que si réponse il y a, elle sera sans doute fondée (car issue d'un raisonnement) mais forcément rocambolesque (et avec un vocabulaire qui le sera tout autant). En revanche, c'est ce qu'ils tirent du questionnement (en dehors de la réponse donc) qu'il m'intéresse de lire ici et si possible en termes compréhensibles par le petit scientifique que je suis. Je suis prêt à faire des efforts (prendre le temps de chercher dans des dictionnaires, regarder une petite vidéo) mais cela doit aller dans les deux sens. On doit pouvoir expliciter nos façons de penser. C'est un exercice qui ne peut être que bénéfique pour chacun. Le but de définir est de mieux se comprendre entre nous, humains. Si avec cette définition, j'arrive à faire comprendre à un maximum de personne ce qu'est le temps, alors j'ai réussi mon pari. Sinon, je trouverait autre chose ! Pour définir, il faut bien souvent se baser sur ce que les gens connaissent bien. Tout le monde a une montre ou une horloge chez soit. Je choisi donc de me baser dessus pour définir le temps. Lorsque l'on définie un mot, tout ce que l'on fait c'est associer des choses que l'on suppose connues (si possible avec un visuel) au mot. On ne définit jamais une chose "en soi" mais on définit le mot attribué (associé) à cette chose. Pour le définir, nous allons donc faire toutes les associations possibles avec ce mot dans le but de se faire comprendre. N'oublions pas qu'au départ, ce sont nous, les Hommes qui avons inventés les mots pour communiquer, décrire, etc... Nous n'avons pas inventé la pierre mais nous avons décidé d'appeler (arbitrairement pour les premiers mots) cette chose solide et dure avec laquelle on peut broyer des choses une pierre. Aujourd'hui je dirai que c'est un minéral solide et dur mais à l'époque des premiers Hommes, on devait se montrer une pierre en disant "pierre !". On montrait alors qu'on associait ce mot à ce que l'on désignait. Nous avons toujours défini par associations un mot avec tout ce qui est connu qui peut lui être associé. Je suis d'accord avec la conclusion que tu tires de la phrase de Boileau : si on comprend quelque chose, alors on doit être capable de l'expliquer facilement à d'autres. C'est d'ailleurs un moyen de voir si un élève a bien compris quelque chose : il doit savoir l'expliquer à son voisin (l'intérêt du travail en groupe !). Maintenant : peut-on tout comprendre ? A titre individuel, non ou alors ce serait très prétenieux. Nous ne sommes pas tous égaux. Mais je pense que l'Homme (notez bien la majuscule) peut tout comprendre. Et lorsque je dis que tout est explicable, je veux dire que tout a une explication qui n'attend que d'être trouvée mais qui peut rester introuvable extrêmement longtemps. Je pense que l'Homme ne pourra jamais répondre à toutes ses questions (je les crois infinies même si le nombre de mots que nous avons inventés est bel et bien fini car l'Homme invente, imagine et rêve sans cesse, il combine les données accumulées dans sa vie et même celles de ces ancêtre par l'apprentissage et grâce à sa mémoire) mais la réponse à chacune de ces questions est plus ou moins accessible, à condition que ces dernières soient bien posées. -
Cold Reading Déductif versus Cold Reading Intuitif
Marc PAGE a répondu à un sujet de Patrick FROMENT dans Forum Général
Les scientifiques s'intéressent tout autant au "comment" qu'au "pourquoi". C'est pour cela qu'en mécanique par exemple, nous avons l'étude cinématique ("Comment est le mouvement ?" On va parler de trajectoire, de durée de parcours, de vitesse, etc...on va décrire le mouvement) et l'étude dynamique ("Pourquoi ce mouvement ? Quelles en sont les causes ?" Et là, on va parler de forces, de travaux, d'énergie. On va expliquer la mise en mouvement, la conservation de la trajectoire, etc... et pouvoir ainsi prédire certaines choses comme la portée d'un tir, la durée d'un mouvement, etc...). Le problème de certaines questions des philosophes, c'est qu'elles seront forcément sans réponse puisqu'elle ne le permettent pas dès le départ (elles sont mal posées). Le problème, c'est que les philosophes pensent parfois qu'il est possible de répondre à une question, quelle qu'elle soit sans faire appel à un moment où à un autre à un ou plusieurs de nos sens. C'est impossible : on ne peut considérer la réalité sans faire appel à nos sens, on ne peut trouver aucune réponse à aucune question sans faire appel à nos sens à un moment ou à un autre. Sinon, trouvez-moi un exemple. Vous allez chercher longtemps ! Demandez à une personne si elle préfère le rouge ou le bleu. Sa préférence dépendra de sa vue et de ce qu'elle associera (par rapport à son passé, sa culture, son éducation, etc...) à cette couleur. Posez la même question à un non-voyant de naissance. Il ne sait pas distinguer les couleurs avec ses yeux mais il a entendu leurs noms. Il peut donc répondre et sa réponse dépendra de la "beauté sonore" du nom de cette couleur et également de qu'il lui associera en termes d'émotions (par rapport à son passé, sa culture, etc...). Si en plus d'être non-voyant, la personne est sourde et muette. C'est sans doute par le toucher que sera codé le nom des couleurs. Etc... Maintenant imaginons un être privé de la totalité de ses sens dès la naissance, ce qui est déjà presque impossible. Mais imaginons : le type est sourd-muet, aveugle, il n'a plus aucun sens du goût ni de l'odorat et ses nerfs ne transmettent aucune informations au cerveau (pas de toucher, aucune transmission de la douleur, aucune distinction de surfaces possibles, etc...). Il ne peut rien faire d'autre que respirer. Pour tout le reste il a besoin qu'on le fasse à sa place (manger, boire, uriner, se déplacer, etc...) A quoi peut-il réfléchir ? A quelle question peut-il répondre ? Aucune. Il ne peut même pas savoir ce qu'est une question. Si par contre, la privation totale de ses sens a eu lieu après sa naissance, alors son cerveau a reçu des données autres que la nécessité d'entretenir la respiration. Les sens sont notre source primaire de données. Nos souvenirs, nos connaissances, nos pratiques, même notre imagination et nos sentiments se basent sur l'exploitation de ces données. Sans les sens, il n'y a rien de tout cela (pas même des sentiments !). Si en revanche on est privé de nos sens à un moment donné dans notre vie, il reste de nombreuses données stockées (matériellement) dans nos cellules de mémoire donc nous avons toujours des sentiments. Alors se demander ce que c'est qu'une table "en soi" sans faire appel à ses sens ou à quelque chose qui découle des sens (imagination, connaissances, etc...), c'est sans issue et cela n'a pour moi aucun intérêt (mais heureusement, tout le monde n'est pas comme moi !). Il y a cependant des personnes qui peuvent passer des heures à se poser ce genre de question et à tenter d'y répondre, à écrire des livres entiers autour d'une question comme celle-ci. Et là je me dis : si une personne peut passer autant de temps là dessus, c'est qu'elle y voit un intérêt mais lequel ? C'est ça que je trouve intéressant chez les philosophes et au fond, je me dis qu'ils doivent se poser la même question pour nous : "pourquoi les scientifiques peuvent passer des heures à travailler et dépenser des millions pour aller sur Mars ?" Je répondrais que les scientifiques sont curieux de savoir si la vie a pu se développer ailleurs que sur Terre ou mieux, si elle s'est déjà développée ailleurs que sur Terre. Sommes nous seuls dans l'Univers ? Les scientifiques (une majorité écrasante en tout cas) sont persuadés que non. L'Univers est beaucoup trop vaste. On doit forcément pouvoir retrouver des conditions similaires aux nôtres mais cette recherche est longue et couteuse. Est-elle inutile ? Non. En allant sur Mars, nous ne pourrons pas répondre qu'à une question mais à des centaines, des milliers, voir plus ! C'est pour mieux nous connaître, savoir ce qui peut nous arriver (prévoir l'avenir) et ce qui s'est déjà passé (notre passé, celui de notre planète, de notre galaxie, etc...). Nous procédons par comparaisons, à l'aide de nos sens et de nos connaissances qui ne cessent d'augmenter. Cela a aussi pour conséquence d'améliorer notre quotidien, notre confort, etc... Mais tout n'est pas rose, loin de là ! Les sciences ont malheureusement aussi apportés leur lots de mauvaises surprises, de déceptions, de catastrophes. L'homme est aussi guidé par ses sentiments qui constituent les interprétations de données les plus complexes (facteurs très très nombreux). En bref, il y a pour moi les sens au départ. Grace aux sens, nous captons des données qui sont interprétées (comparées, combinées, etc...) par le cerveau. Tout commence à se produire alors même que nous somme encore dans le ventre de notre mère. Dès que nos capteurs sensoriels sont opérationnels, le cerveau commence à recevoir des données et à les interpréter. Nos besoins vitaux (manger, respirer, etc...) sont inscrits dans notre code génétique (parmi bien d'autres données) et tout se développe donc en priorité pour répondre à ces besoins. Ensuite les données continuent de s'accumuler, les combinaisons deviennent plus nombreuses et plus complexes. Nous développons d'autres besoins, les sentiments en sont l'expression ou la réaction, etc... Notre éducation, le milieu dans lequel on grandi, chaque chose à son importance, a une influence sur notre évolution. Le mécanisme de la pensée est complexe, aussi effrayant que magnifique, comme l'Univers. Tout se précise un peu plus chaque jour. Lentement, mais cela se précise. La recherche sera sans fin mais elle apportera des réponses au fur-et-à-mesure sur lesquelles on se basera pour avancer* (parfois en les précisant, d'autre fois en les remettant en question). Une question en entraînera d'autres mais chaque question aura sa réponse un jour et le scientifique sait que pour que cela soit possible, il doit se poser correctement la question, c'est-à-dire de manière à se donner une chance de trouver une réponse. *Cette avancée, nous en bénéficions au quotidien : technologies, véhicules, systèmes de conversion d'énergies, tout évolue constamment. Il y a du bon et du mauvais mais globalement, sur l'échelle du temps, la qualité de vie s'est améliorée. Je sais bien que certain sont plus heureux au fin fond de la forêt à vivre au jour le jour plutôt que dans une maison en Europe (par exemple) avec le chauffage central, une cuisine équipée, un frigo garni et des divertissements divers et variés mais on ne peut nier que ceux qui préfèrent la seconde situation sont largement plus nombreux. Il y a quand même eu un avant et un après Newton, un avant et un après Galilée, un avant et un après Einstein, etc... Quant aux philosophes, leur rôle est selon moi de stimuler la réflexion des autres (et des scientifiques en particulier) afin que ces derniers soient en quelque sorte rappelés à l'ordre. Du genre : "n'oublie pas que tu peux te tromper, n'oublie pas qu'il faut savoir parfois tout remettre en question". Il nourrissent ce que l'on appelé la conscience*. Ils nous invitent à faire nos choix en tenant compte du fait que nous ne sommes pas seulement guidés par nos sens mais aussi par une forme plus complexe de la pensée (mais néanmoins liée à nos sens), nos sentiments, et qu'il faut s'y fier autant que s'en méfier. Le scientifique apprend à être raisonnable. Il s'impose une démarche et souhaite trouver des limites, des résultats, des explications qui conviennent au plus grand nombre et servent à améliorer son quotidien en plus de satisfaire sa curiosité. Le philosophe apprend à être sage. Il ne s'impose aucune démarche générale (mais peut organiser son raisonnement en différentes étapes ou parties), il est libre et ne cherche aucune limite ou réponse qui puisse satisfaire tout le monde (ce qui ne signifie pas qu'il ne veut pas susciter l'intérêt du plus grand nombre). Il aime dérouter les autres afin de stimuler leur réflexion, d'orienter parfois leurs choix (par la persuasion) et met parfois en garde. Du moins, c'est ce que j'en pense aujourd'hui. -
Cold Reading Déductif versus Cold Reading Intuitif
Marc PAGE a répondu à un sujet de Patrick FROMENT dans Forum Général
Un pari, oui, si tu veux. Métaphysique.... on peut se dispenser de ce mot. C'est un pari, point. Après, pourquoi je prend ce pari plutôt qu'un autre, c'est par le biais de mon éducation que je me suis fait un avis sur chaque chose. C'est en assistant à des cours, en lisant des livres, en regardant la télé, en échangeant avec d'autres, etc... que j'ai appris, que j'ai fait des choix. J'ai donc l'intime conviction que tout est explicable mais que tout ne sera jamais expliqué car il y a trop de choses à rechercher et il y en aura toujours (mais ça aussi, c'est un pari ! Peut-être qu'un jour tout sera expliqué. Je ne le crois pas. C'est un autre pari lié à ce que j'ai vécu, ressenti, appris, etc... depuis ma naissance). Peut-être même que génétiquement, nous sommes déjà en parti plus sensibles à certaines choses qu'à d'autre. J'en fait le pari également. Je ne pense pas qu'il y existe des choses inexplicables. En revanche, il y a des choses pour lesquelles nous avons plus d'intérêts que d'autres à trouver une explication. La question : "Pourquoi y a t-il quelque chose plutôt que rien ?" Quel est l'intérêt que l'on pourrait tirer d'une réponse à cette question ? Personnellement, même avec la réponse sous les yeux, je me demande ce qu'on pourrait en faire. Une question plus intéressante serait : pourquoi y a t-il quelque chose à cet endroit et pas en un autre ? Quels sont les facteurs qui expliquent la répartition de la matière dans une zone délimitée ? Là ce sont des questions auxquelles une réponse est possible et qui ont un intérêt (dans notre quotidien). En bref, le problème est toujours le même : un problème doit être bien posé pour que l'on puisse espérer trouver un jour une solution. Pour ce qui est du langage de la nature. Déjà, la nature ne parle pas. A la limite on pourrait dire qu'on la fait parler mais cela reste encore une métaphore. Nous décryptons les phénomènes naturelles à l'aide des mathématiques. Les mathématiques sont un outil que l'Homme a mis au point pour modéliser des phénomènes (entre autres) et en particulier ceux sur lesquels il devenait difficile de travailler de manière empirique. Ce n'est pas le langage de la nature, c'est un des langages de l'Homme. Définir le temps (celui que l'on mesure en secondes, minutes, heures, etc...), qui plus est de manière simple, peu sembler difficile à priori. Mais j'ai presque déjà trouvé la solution en écrivant cette phrase. Le temps, c'est le mot que l'on a donné à la chose que l'on mesure en secondes, minutes, jours, siècles, etc... à l'aide d'une pendule, d'un chronomètre ou de tout autre outil de mesure similaire. Après il est intéressant de voir comment l'Homme a choisi de définir l'année, le jour, la seconde au fil du temps (l'histoire de la définition de la seconde par exemple). Au départ, c'est un choix souvent assez arbitraire (comme pour la définition du mètre) ou se basant sur ce que l'Homme perçoit et puis ça évolue pour répondre à certaines contraintes, à certains besoins, à certains progrès. On peut utiliser le mot temps pour parler du climat, pour désigner un instant, etc... mais là on en revient à ce que nous disions avant : pour un mot donné, il existe un sens pour lequel il est plus souvent utilisé que les autres et d'autre part, il existe toujours un moyen de préciser le sens donné au mot. Si je parle du temps qu'il fera demain, inutile de préciser que je parle du climat. Si je parle du temps qu'il faut pour aller à Toulouse, inutile de préciser que je parle d'une durée. De même, si je parle de moment cinétique, mon collègue de physique se doutera que je ne lui parle pas d'un instant. La distinction entre instant, durée, moment et temps est intéressante à faire avec les élèves. Celle entre instant et durée est même indispensable. Je pourrait rajouter le mot "date" aussi. La meilleurs méthode que j'ai trouvée pour leur montrer la différence en moins de 2min et sur laquelle je n'ai jamais eu à revenir est la suivante : Je trace une ligne fléchée vers la droite représentant le temps. Je fais une croix sur cette ligne en disant qu'elle représente un instant (dans le temps) que j'appelle t1. J'en fais une deuxième un peu plus loin à droite de la première (toujours sur la ligne) : voici l'instant que j'appelle t2 puis une troisième que j'appelle t3. Maintenant imaginons une voiture qui part à l'instant t1. Je déclenche mon chronomètre (bien remis à zéro) après son départ, disons que c'est à l'instant t2 et je l'arrête quand la voiture franchi une ligne d'arrivée correspondant à l'instant t3. Je peux dire que t2 =0s. Je peux appeler cet instant une date car je viens de lui attribuer une valeur. Imaginons une date t3 =20s. Une durée correspond à la différence de temps entre deux dates. Entre t2 et t3, il s'est écoulé 20s donc la voiture a roulé durant 20s entre l'instant ou j'ai déclenché le chrono et celui ou je l'ai arrêté. Son mouvement a duré 20s. Le temps est donc un mot qui désigne tout ce qui peut se mesurer en seconde, en heure, en jours, etc... Un instant ou une date désignent des points sur l'échelle du temps. Si des valeurs sont données, on parlera plutôt de date. SI cela n'est pas précisé, on parlera plutôt d'instant. Mais confondre les deux n'est pas bien grave. Une durée désigne le temps qui s'est écoulé entre deux dates ou la différence entre deux dates. Enfin, le moment est parfois un mot utilisé comme synonyme du mot instant (ex : au moment où...) ou d'une durée (ex : on a passé un bon moment). En physique, on préfèrera utiliser instant, date et durée afin de bien distinguer ce dont on parle. Qui plus est, le mot moment sera utilisé en mécanique pas jamais tout seul et pour désigner des choses bien précises. Tout cela pour dire que pour moi, il est bel et bien toujours possible de définir de manière simple et clair quelque chose. Mais ça peut être long parfois ! -
Cold Reading Déductif versus Cold Reading Intuitif
Marc PAGE a répondu à un sujet de Patrick FROMENT dans Forum Général
Cela n'empêche que chaque sens du mot "table" peut être donné en termes simples à comprendre pour la plupart d'entre nous. Mais cela peut être long ! C'est pour cela que l'école existe, que les langues s'apprennent et qu'ils faut du temps, des outils, des personnes. La complexité (tout comme le hasard d'ailleurs) découlent du fait que les possibilités, les facteurs à considérer sont trop nombreux. C'est la raison pour laquelle le scientifique cherche à isoler au maximum un problème, une matière, etc... L'isolation totale est inaccessible mais on peut limiter le nombre de facteurs, négliger certaines choses (après comparaisons), etc... Cette simplification du problème ne se fait cependant pas n'importe comment. Tout est une question de dosage : en simplifiant, on perd en précision mais on se simplifie les choses (les calculs, les recherches, etc...). Ceci n'empêche pas par la suite de faire des recherches plus pointues (avec moins de simplifications donc plus complexes) mais au moins, nous avons déjà un aperçu "convenable" de la réponse. Nous savons si cela va répondre à nos attentes ou pas. On retrouve la même difficulté pour définir un mot : le nombre de sens qu'on peut lui attribuer. Il faut chercher à en réduire le nombre en réduisant tout simplement certaines de leurs utilisations ou en ajoutant un terme qui précise ce dont on parle. Ainsi, lorsque l'on parle d'une table, il s'agit du meuble. Si on utilise le mot pour désigner la listes des différents chapitres d'un livre on va parler de table des matières ou de sommaire. Même chose pour les tables de multiplication. Bien entendu, le contexte (de la phrase, de la conversation) donne déjà des indices sur le sens à attribuer au mot mais sans même avoir ce contexte, nous comprenons facilement et rapidement énormément de mots. Alors se demander ce qu'est une table "en soi". C'est une question à laquelle il est difficile (et même impossible) de répondre non pas parce que le problème est complexe mais parce que la question est juste mal posée (elle n'est pas clair, pas précise, on peut l'interpréter de milles façons différentes). -
Cold Reading Déductif versus Cold Reading Intuitif
Marc PAGE a répondu à un sujet de Patrick FROMENT dans Forum Général
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