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Marc PAGE

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Tout ce qui a été publié par Marc PAGE

  1. En images : 1) L'accordéon ou "The Spring" : 2) La cascade ou "Cascade" pour les anglophones : 2bis) Un autre type de cascade (les cartes tombent toujours perpendiculaires au sol), popularisé par Ricky Jay entre autre : La petite fioriture appelée aussi "Cascade" pour finaliser un mélange à l'américaine anciennement appelé "mélange en queue d'aronde" en France : 3) L'effeuillage ou "Dribble" par Ekaterina (dont vous pouvez revoir son VM Live ici) : 4) Et lorsque le dribble est réalisé de manière plus ample entre les mains à tel point que les cartes passent par une position verticale (perpendiculaire au sol) durant leur chute, cela devient la fioriture appelée "Anaconda" (d'ailleurs le nom complet est "Anaconda dribble") :
  2. Dribbling : C'est courber les cartes côté bombé vers le bas, sur une courte distance d'une main à l'autre pour un choix au stop par exemple. En français c'est l'effeuillage des cartes. Certains appellent ça parfois "cascade" mais en toute rigueur, ce mot ne désigne pas cela. Springing : là ça fait référence à la fioriture appelée "Accordéon" en français qui consiste à exerce une grande pression sur le jeu pour le courber côté bombé vers le haut sur une grande distance d'une main à l'autre. Lorsqu'on effeuille les cartes ou que l'on réalise un accordéon, les cartes tombes presque parallèles au sol. La cascade est une fioriture appelée également "Cascade" en anglais. Elle consiste à faire tomber les cartes perpendiculaires au sol d'une main à l'autre sur une grande distance. Il n'y a pas forcément de pression exercée sur les cartes (certains les courbent, d'autres pas). Enfin, il y a l'Anaconda, le nom d'une fioriture assez récente apparue durant la période des frères Buck, qui consiste à réaliser une cascade à partir du principe du dribble : les cartes sont effeuillées mais les mains s'écartent beaucoup. Durant leur chute les cartes passent d'une position horizontale (parallèle ou presque par rapport au sol) à une position verticale à cause de la hauteur de chute, avant d'être récupérées à l'horizontal dans l'autre main. A noter également que, après un mélange américain, au lieu de finir d'imbriquer les cartes normalement, on peut réaliser une fioriture appelée également cascade (et en anglais ce sera "Cascade" aussi pour cette fioriture). Voilà pour ces distinctions.
  3. J'ai vu deux femmes présenter ce numéro : la première s'appelle "Beautiful Jewels" qui est une artiste avec un très beau numéro d'avaleuse de sabre avec une touche de magie. Elle a aussi un autre numéro basé sur "le poids de l'amour" où un homme ne peut plus la soulever après lui avoir donné un baiser. Voici son numéro principal : Voici le numéro lié au sujet : La seconde femme que j'ai vu présenter ce numéro est Tiffany Sauvage lors du congrès FFAP 2022 à Poitiers. Il s'agit de l'épouse de @Boris WILD. Dans les deux cas, la magicienne portait un corset qui doit lui permettre d'imposer une position des mains qui la saisissent pour essayer de la soulever mais ce n'est pas le plus important selon moi. L'histoire de "au dessus / en dessous" du bassin n'est pas pas le point essentiel. Essayer de soulever votre femme et vous verrez que saisie au niveau des hanches, un peu au dessus ou un peu en dessous, cela n'y change rien. Vous ne pourrez pas la soulever. Pour moi, le secret réside dans les bras. Elle prend appuie sur lui. Une partie de son poids s'exerce sur lui et la force à exercer pour la soulever est donc moins élevée.
  4. Oui mais ce point a déjà été abordé. Il faut passer à autre chose. Même si je suis d'accord sur le fait qu'il n'ai pas toujours été honnête, on ne peut pas limiter sa carrière à ça. Et encore une fois, au travers de nos échanges sur Dominique WEBB, c'est tout une époque (que je n'ai pas connue) qui est évoquée. A titre personnel, je dirais même que c'est justement parce que je n'ai pas connu cette époque que j'aime lire ou voir des choses sur elle. Beaucoup en parle avec passion, je trouve ça plaisant à lire ou à entendre. Ils cherchent à nous faire revivre ces moments, agréables ou non.
  5. Je suis d'accord sur l'impact plus ou moins important selon le choix des effets. Je n'ai jamais dit le contraire. Certains effets sont par nature impossibles (la lévitation, lire dans les pensées, arrêter son coeur sans mourir, etc...) comparés à d'autres comme retrouver une carte choisie (sans voyage impossible), un ACAAN, devinez un choix parmi un nombre qui peut être très élevé mais limité. Après une présentation originale et bien menée peut donner un l'un de ces effets finalement plus de force qu'un des premiers cités mal présentés. Le choix de l'effet compte mais pas seulement, c'est une évidence, et je pense que nous sommes d'accord là dessus. Je pense que tu voulais plutôt dire de "moins de soixante ans". Larry Jennings n'a (en tout cas pas à ma connaissance) jamais été très connu du grand public (profane) mais l'a t-il cherché ? Quant au public des magiciens, c'est un nom qui parlent à beaucoup quand même, au moins autant que Edward MARLO, Dai VERNON ou Alex ELMSLEY. Pour Jacques DELORD, c'est vrai qu'il est un peu oublié dans notre milieu même si la réédition de ses merveilleux livres a refait parlé de lui. Quant au public profanes, ses émissions datent d'il y a trop longtemps. Mais il se produit la même chose pour Dominique WEBB, peut de personnes de moins de 50 ans savent de qui il s'agit. Mes parents et les personnes de leurs générations citent souvent Majax, Garcimore mais on ne m'a jamais cité WEBB. Une fois mentionné, certains disent "Oui, je me souviens qu'il y avait..." mais instinctivement ce n'est pas un nom qui marque encore plus que ça. Le fait qu'on se souvienne de Uri GELLER ou de Dominique WEBB ne tient pas à mon sens uniquement ni même principalement au choix de leurs effets même si cela a joué un rôle évident. Uri GELLER affirmait (il ne laissait pas le doute) qu'il avait des pouvoirs. C'est surtout à cause de ça qu'il a fait ce qu'on appellerait aujourd'hui un buzz médiatique. Dominique WEBB laissait plus le doute de ce que j'ai lu. Il était un peu plus "soft". Il était plus sur les annonces du type "Hypnose de masses" ou "Shows à l'américaine" dont il s'est beaucoup inspiré à raison. Ensuite, détail tout de même très important : il n'y avait pas autant de chaînes qu'aujourd'hui et il n'y avait pas l'ère du numérique (portables, plateformes en lignes, etc...). Il n'y avait pas autant de magiciens médiatisés qu'aujourd'hui. On voyait souvent les mêmes. Le numéro de David Stone ou ceux de Klek ENTOS auraient fait un buzz aussi important voire plus à l'époque de WEBB, Majax et Garcimore. Du déjà vu, non, pas pour le prélèvement en direct. J'ai ajouté le reste pour écrire un numéro avec un minimum de scénario, un petit enchaînement sympa. Et j'ai volontairement choisi quelque chose qui pourrait être réalisé sans compère aujourd'hui. Un numéro qui créé l'évènement comme Geller à l'époque, non, certainement pas, je suis d'accord. Alors je t'en pond un autre en 5 min : Le magicien va dans un cimetière et fait sortir et revivre les morts. Si en plus les morts en questions sont des célébrités, buzz assuré. Les avocats de certaines familles qui attaquent, d'autres qui voudront démontrer à tout prix la supercherie, d'autres encore qui y croiront dur comme fer... Avec de bons zozies, des médecins et ou "scientifiques" complices, biens sûr. Pas besoin de s'embêter de trop, seul l'effet compte. Pavé qu'on lit quand même parce ce qu'il faut bien s'occuper. Non, plus sérieusement, l'échange est sympa, vraiment. Merci d'avoir pris le temps d'écrire tout ça car mine de rien, ça prend du temps et ça témoigne d'une certaine passion aussi. On est pas d'accord sur tout, c'est normal. Mais au travers de ça il y a plein de souvenirs qui ressortent, plein d'infos, de découvertes ou redécouvertes.
  6. Cette comédie musicale est un plateau d'artistes où Dominique WEBB intervenait à plusieurs reprises avec des numéros de grande illusion et dont il était l'organisateur si j'ai bien compris. Je remets la vidéo que tu avais diffusée plus au dessus pour qu'elle soit "à côté" de ta réponse pour l'illustrer mais merci d'avoir répondu. L'illusion du cheval et de son cavalier qui rétrécissent y est visible entre 3min20s et 3min55s : L'idée est originale. C'est le principe de l'apparition / disparition d'un éléphant, comme l'ont présenté Doug HENNING et bien d'autre avant lui mais utilisé pour une transformation qui plus est assez amusante. La mise en scène fait intervenir un écran pour une transformation en ombromanie. A ma connaissance, l'illusion (le principe de base) est du magicien allemand Alois KASSNER. Je me suis rendu sur le site Artefake pour avoir la date dont je ne me souvenais plus et je suis tombé sur une chose intéressante : "Toto, l’éléphant (1929). C’est le directeur du cirque Stosch-Sarrasani qui a inspiré cette illusion en 1926 à Kassner, mais la route fut longue pour mettre en place un dispositif capable de faire disparaître un animal de cette taille et d’acheter un éléphant pour voyager avec. La disparition d’un éléphant vivant sur scène est un événement dans le monde entier et Toto devient très vite une star. Kassner dépense beaucoup d’argent pour son éléphant qui lui rend bien par le succès considérable qu’il lui rapporte. Il embauche des soignants spécialisés et loue une grange à la périphérie de chaque ville pour lui servir de refuge. Chaque jour, Toto se promène dans les rues jusqu’à ce qu’il atteigne le théâtre lors des représentations, devenant ainsi la meilleure publicité pour l’illusionniste. Kassner se produit avec Toto pendant quatorze ans, jusqu’en 1943 date de sa mort. Le magicien dû lui tirer une balle dans le cœur à cause du choc que l’éléphant reçu lors des bombardements aériens qui le rendit malade. Après la mort de Toto, Kassner continue un certain temps cette illusion avec un cheval." Attention ! Je vous vois venir ! Je ne fais pas mention de cela pour dire que Dominique WEBB aurait repris l'idée. D'autres, ne disposant pas d'un éléphant sous la main, ont dû penser à remplacer ce dernier par ce qui était plus à leur portée (que ce soit du point de vue pratique, technique, artistique ou financier). C'est un bon numéro. Je le reconnais. Je n'irai pas jusqu'à dire qu'il justifie le côté légendaire. J'ai plus entendu parler de son piano volant que de ce numéro. Et pourtant j'aurai tendance à préférer ce numéro à celui du piano volant que je trouve bien désuet aujourd'hui (la technologie ayant tellement évoluée depuis, c'est normal) mais c'est une histoire de goût là. Les VMistes ici présents qui ont vu ou mieux, vécu un spectacle ou un numéro de WEBB ont-ils d'autres choses à partager ? Puisqu'on a assez parlé de ses "écarts", parlons maintenant de son oeuvre en tant que magicien (pas en tant que producteur, etc...) et si possible, des choses peu connues de lui ou qui ont été un peu oubliées. Je n'ai pas connu les années 70 et très peu les années 80 (je suis né en 1988) donc faites-moi revivre la période de la magie de Dominique WEBB. J'ai aussi eu une boîte de magie de Dominique WEBB étant gamin, achetée d'occasion sur un vide grenier. Elle m'avait attirée par son contenu. Cependant j'ai plus utilisé et trouvé mon bonheur dans une autre boîte de magie acheté aussi d'occasion sur un vide-grenier : Magie 2000 de Kassagi (un autre personnage sur lequel il aurait à dire aussi !). Et la boîte "Passe-passe" de Gérard Majax qui sentait bon la savonnette parce que le sac à l'oeuf y avait été remplacé par un gant de toilette et une savonnette. Parfois je l'ouvre et elle sent encore très bon. Fin de ma petite madeleine de Proust. Faites-nous vivre la vôtre.
  7. Ta réponse est liée au fait que tu n'avais pas lu l'article du CNRS auquel je faisais allusion. Je suis aussi étonné que toi du résultat de cette étude mais le CNRS est réputé pour faire des études sérieuses et fiables. L'article en question ne donne pas, en revanche, certains détails à commencer par le type d'étude (statistique certainement mais ce n'est pas stipulé clairement) et le nombre de patients considéré. Ce serait intéressant de les avoir. Là, c'est toi le mauvais joueur. Voici ta citation tronquée de mes propos : [...]à mon sens, il n'y pas vraiment de mérite. Il n'y a pas assez de prise de risque artistique. C'est un peu du vol artistique. Il faut certes oser le faire mais c'est un peu trop facile. Ce que j'entends par là c'est que, sans vouloir être prétentieux, des numéros comme ça, je pourrais t'en pondre un tous les jours.[...] Et voici ce que j'ai écrit : Dominique WEBB a dû avoir un impact sur le public qui l'a vu, c'est indéniable, et c'est l'essentiel diront certains mais à mon sens, il n'y pas vraiment de mérite. Il n'y a pas assez de prise de risque artistique. C'est un peu du vol artistique. Il faut certes oser le faire mais c'est un peu trop facile. Ce que j'entends par là c'est que, sans vouloir être prétentieux, des numéros comme ça, je pourrais t'en pondre un tous les jours. Tu fais donc partie de ceux qui disent que l'impact sur le public, c'est l'essentiel. Je ne pense pas qu'il n'y ait que cela qui compte. Nos avis divergent là dessus mais je ne suis pas mauvais joueur. Si. Je t'en pond un en moins de 10 min, là, maintenant : Je fais venir 2 spectateurs sur scène. Je demande au premier d'allumer son portable et d'avoir sa carte bancaire sous les yeux. Je lui demande de choisir une somme d'argent, disons 584€. Je lui demande de lire dans sa tête lentement, le numéro de sa carte bancaire puis le numéro au dos. Ensuite je lui demande d'aller sur le site de sa banque, de voir son compte. J'annonce que je vais mentalement essayer de deviner son numéro de carte pour effectuer un achat de 584€ à distance. Va veste se gonfle alors a vu. J'en sort un objet quelconque et demande au deuxième spectateur d'en annoncer le prix encore dessus : 584€. Je demande au premier spectateur de regarder son compte : il est effectivement débité de 584€. Je lui offre l'objet "acheté" mais avant qu'il ne descende les marches de la scène, je le retiens : pouvez-vous aussi lire le code barre au dos de l'étiquette avec le prix ? Le code barre correspond au numéro de téléphone du second spectateur. La méthode sans mérite consiste à avoir simplement deux complices. Il est possible de faire le même numéro sans complice. Cela ne change rien pour le public mais pour moi, c'est ce qui fait la différence entre un type qui a juste du culot et une certaine présence scénique et un artiste digne de ce nom. Après je n'ai rien contre ceux qui ne sont pas de cet avis. J'attache une importance au mérite, c'est tout. Si je présentais ce numéro avec 2 complices, j'aurais l'impression de "voler" mon public. Si je le présentais sans complice, je serais fier de moi. Quand au fait d'être une légende. Ce n'est pas parce qu'on parle souvent d'un artiste qu'il était particulièrement bon tout comme ce n'est pas parce qu'un film fait beaucoup plus d'entrées qu'un autre qu'il est meilleur. Cela peut être le cas mais ce n'est pas systématique. Aux yeux des profanes, @Gérard MAJAX est une légende et @Bébel est un inconnu (où alors ils pensent à l'acteur). Le côté "légende" rend essentiellement compte d'une forte popularité (bonne ou mauvaise) liée à une médiatisation importante et/ou de nombreuses interventions et publications. Est-ce que Gérard MAJAX est meilleur magicien que Bébel ? Après il ne faut pas me faire dire ce que je n'ai pas dit. Ma comparaison entre Gérard Majax et Bébel n'a pas du tout pour but de dire que l'un est meilleur que l'autre malgré leurs différences de popularité auprès des profanes. Elle a pour but de montrer que la comparaison de popularités est à distinguer d'une comparaison des oeuvres artistiques (numéros). Il y a des liens entre les deux mais l'une n'explique pas toujours l'autre. On ne peut pas dire qu'untel est une légende donc c'est qu'il était un magicien brillant. Ce n'est pas forcément le cas. Il peut y avoir un tas de raison à la popularité d'un artiste. On peut réussir avec ou sans mérite. J'ai plus d'estime pour ceux qui ont le mérite de ne pas opter pour la facilité. Mais l'estime ne rapporte pas d'argent. Après, je parle uniquement du côté artistique. Pour ce qui est du côté producteur, tourneur, etc... Dominique WEBB était brillant dans ce domaine. Il savait construire des plateaux artistiques à succès. C'était un brillant showman aussi pour moi mais pas un brillant magicien. Et je vais être un peu provocateur pour la fin : Qu'on me montre un seul numéro de Dominique WEBB particulièrement brillant, un numéro qui justifierait selon vous sa légende.
  8. Il n'y avait aucune critique ou suspicion de ma part dès ma première intervention. J'étais vraiment curieux de savoir, c'est tout. Parce que j'avais regardé sur le site de la FFM et en tapant dans Google "Trophée de la créativité magie" je n'arrivais pas à voir quels étaient les lauréats de toutes les années et les conditions d'obtention. J'ai eu mes réponses ici et vous en remercie. Concernant la multiplicité des prix, ce n'est pas une mauvaise chose mais il est vrai que lors du congrès FFM, la cérémonie de remise est du coup très longue et donc un peu ennuyante. Avec la technologie actuelle, je pense que cela va gagner en animation. C'était déjà un peu moins ennuyant en septembre dernier avec la diffusion d'extraits sur les écrans mais je pense qu'on peut encore trouver des idées pour rendre cette cérémonie plus "légère". Là ou je ne te rejoins pas c'est sur le fait que les prix du concours "principal" récompensent principalement la technique. Je pense que tout est bien pris en compte : originalité (qui découle forcément de la créativité), narration et/ou mise en scène, présence de l'artiste sur scène, etc... Après d'une année à l'autre, le jury n'a pas la même culture magique et les mêmes points d'intérêt. Je suis également intéressé par un petit résumé des critères / conditions d'obtention de chaque prix existant à la FFM et plus largement en France regroupés sur une seule "page".
  9. Là tu parles de Dominique WEBB l'organisateur de spectacles, le producteur d'émissions, on pourrait dire aussi le "tourneur". Qu'il ait permis a de nombreux artistes magiciens et autres de se faire connaître, de gagner de leur vie dans des moments plus ou moins difficiles ou simplement de mettre en lumière des artistes qu'il appréciait, cela ne fait aucun doute. Je comparais juste certaines de vos prestations. Je comparais les artistes et plus précisément les méthodes employées dans les numéros, pas les hommes. Je t'ai vu présenter tous tes numéros derrière un écran étant gamin puis en vrai lors de certains congrès en France et en Italie. Pour Dominique WEBB, je n'ai vu de lui que des numéros en vidéo, étant un peu trop jeune pour l'avoir vu en vrai (j'ai 37 ans à l'heure où j'écris ces lignes). Du point de vue purement artistique, j'estime donc que, sur la base de ce que j'ai pu voir de vous deux, tu as plus de mérite à présenter tes numéros que lui les siens. Après cela ne veut pas dire que ses numéros étaient moins bien que les tiens. Je ne doute pas que ses numéros aient eu un impact énorme sur les publics qui les ont vu. Je disais juste que les méthodes employées (l'utilisation que nous pouvons qualifier d'abusive des compères sur scène principalement), sont un peu trop faciles. Sur le plan humain, je n'ai pas connu Dominique WEBB personnellement donc je laisse ceux qui l'ont bien connu en parler. Par rapport à toi, j'ai eu quelques échanges sur ce forum et en vrai, on a pique-niquer ensemble une fois avant d'aller voir un spectacle de @Yann FRISCH et on avait remangé ensemble avec ta femme et @Didier RATCEKOU après. On s'est aussi déjà retrouvé à une table à discuter un peu lors de congrès. J'ai souvenir de quelqu'un de simple, qui aime tourner tout en dérision et qui a toujours de bonnes anecdotes. On sent que tu donnerais ta chemise pour un confrère en difficulté par ce que certains l'ont fait pour toi lorsque ça n'allait pas. Tu es une star mais une star très humaine. Concernant le numéro de table soulevée avec Jacques MARTIN, la présentation est top ! Le petit verre de rouge pour justifier de manière humoristique le phénomène, l'incantation en italien, la table qui tombe sur le pied. C'est du show !
  10. Merci pour vos réponses. Donc pour le moment, ce sont bien les membres du cercle magique de Paris uniquement qui désignent les candidats, aboutissent à une liste de quelques noms (ceux qui ont eu le plus de suffrages) puis le lauréat en titre avec quelques membres volontaires du club discutent jusqu'à désigner le nouveau lauréat. Il est vrai que lors du congrès FFM, en dehors du concours "principal" des championnats de France de magie, il y a déjà beaucoup de prix maintenant (prix Ali Bongo, prix du CIPI, prix de la vidéo magique de l'année, prix du spectacle magique de l'année, prix Magialdia je crois aussi et peut être un ou deux autres) donc je peux comprendre la réticence d'en ajouter encore un. Cependant, la suite logique serait que ce trophée soit rattaché au congrès des magiciens créateurs pour la remise et qu'effectivement, ce soit un vote d'un plus grand nombre de personnes car plus le nombre est important, plus cela donne de valeur (sur le plan "légitimité") à ce trophée. Sinon, l'idée d'inclure le lauréat précédent pour la désignation du suivant est une bonne idée. Il y a un côté "transmission" symbolique.
  11. Si je devais résumer Dominique WEBB en un seul mot à partir de ce que j'ai pu lire et voir sur lui, je dirais que le mot qui le représente le mieux est : culotté. Toi aussi Otto, tu es culotté mais j'ai plus d'estime pour toi lorsque tu présentes le numéro de la cigarette ou celui du coussin péteur parce que pour se mettre nu en public ou oser venir sur le plateau d'une émission juste pour s'assoir sur un coussin péteur, il faut avoir les c******* de le faire (et comme tu vois, je n'ai même pas les c******* de l'écrire complètement ici, par réserve). Ce que Dominique WEBB a fait pour ce numéro a dû avoir un impact sur le public qui l'a vu, c'est indéniable, et c'est l'essentiel diront certains mais à mon sens, il n'y pas vraiment de mérite. Il n'y a pas assez de prise de risque artistique. C'est un peu du vol artistique. Il faut certes oser le faire mais c'est un peu trop facile. Ce que j'entends par là c'est que, sans vouloir être prétentieux, des numéros comme ça, je pourrais t'en pondre un tous les jours. Par contre je serais incapable d'oser faire ton numéro de la cigarette. En dehors de se mettre nu, il faut de l'aplomb et assez de désinvolture pour que ce soit assumé par l'artiste et accepté par le public. Concernant le numéro du battement de coeur, la version la plus spectaculaire est je pense, sans conteste, celle de David BLAINE qui extrait carrément son coeur. La version classique utilise une simple balle de caoutchouc (relisez les vieux bouquins) et la version la plus subtilement mise en scène est pour moi celle de Luc APERS qui en plus emploie une méthode simple que je ne connaissais pas avant la découvrir lors de sa conférence au congrès de Poitier 2022.
  12. Peut-on en savoir un peu plus sur les conditions d'obtention de ce trophée ? Quelles personnes choisissent à quel magicien il doit être remis ? Est-ce toujours le même jury si il en a un ? Existe-t-il un cahier des charges avec les conditions ou critères d'obtention de ce trophée ? J'ai compris que c'était le cercle magique de Paris qui organisait la remise du trophée. Pour l'instant, j'ai l'impression (et il n'y a rien de péjoratif dans mon propos) que c'est quelque chose d'assez informel, pour mettre en valeur un artiste français créatif choisi par les membres du cercle magique de Paris. Peut-on avoir un rappel des lauréats depuis la création du trophée ? 2023 : ? 2024 : Coco Denoix 2025 : ? 2026 : Yann FRISCH Juste pour donner mon avis sur les magiciens qui mériteraient ce prix : L'un des magiciens français les plus créatifs en magie de scène et qui représente la France depuis pas mal d'année de l'autre côté de l'Atlantique est pour moi Xavier MORTIMER. En quick change, Léa KYLE a été une petite révolution. Elle a eu presque dès le début une émule, chose qui montre bien qu'elle a donné naissance à une nouvelle aire dans le domaine. Eberhard RIESE disait qu'un numéro de concours susceptible d'obtenir un premier prix mondial doit évedemment être original mais qu'il doit aussi déclencher une tendance (autrement dit des émules comme Danny COLE avec les apparitions de CDs ou An Ha Lim avec l'utilisation de cartes colorées dans un numéro de manipulation, en dehors du jeu éventail bien sûr). Etienne SAGLIO et Thierry COLLET en magie nouvelle qui ont élaborés des spectacles sortant vraiment de l'ordinaire. Philippe MOLINA, que l'on ne met pas assez en avant à mon goût et qui est quelqu'un d'assez discret qui mène sa barque tranquillement avec de très bonnes idées et des projets méritant une mise en lumière plus importante. Bien sûr, il y a les grands noms de magiciens créateurs : Alain DEMOYENCOURT, Mickaël CHATELAIN, Jean-Pierre VALLARINO, Bernard BILIS, Sylvain MIROUF, Dominique DUVIVIER, BEBEL, Boris WILD et j'en oublie sans doute. Je ne parle pas de Gaëtan BLOOM qui ferait évidemment partie de cette liste mais dont le nom est déjà associé (à très juste titre) à ce trophée.
  13. Ma petite conclusion de ce débat intéressant : Dominique Webb : Artiste ou Escroc ? Les deux mon capitaine ! Méritait-il un hommage dans la revue FFAP ? C'est un personnage emblématique de la magie en France donc il avait sa place dans la revue. Avec quelques retenues toutefois sur l'autre facette du personnage, le côté très commercial étant allé jusqu'à l'arnaque. De toute évidence, il a franchi la "limite de l'honnêteté" a quelques reprises. Il ne faut cependant ni minorer, ni amplifier ses actes. Il y a des faits : il a fait des choses pas bien et il en a fait d'autres de très bien sur le plan de l'image de la magie en France et de la découvertes d'autres artistes. Le mensonge est-il indispensable pour obtenir l'effet Placebo ? Il semblerait, chose étonnante, que non d'après cet article. Par extension au sujet qui nous intéresse, je ne suis pas sûr en revanche que ne pas user de la crédulité de certaines personnes pour les aider (sincèrement ou non) à aller mieux physiquement ou psychologiquement ne nuise pas aux "affaires" de certains. A mon humble avis, comme l'a dis Bourvil "ça marcherait beaucoup moins bien forcément !". Mais pourquoi ne pas essayer, comme dans cette étude sur l'effet Placebo avec ou sans mensonge, essayer de vendre honnêtement des médaillons porte-bonheur en disant que ce dernier n'a aucun pouvoir particulier mais que si "on fait comme si" , il peut avoir un effet psychologique se traduisant ensuite potentiellement par un effet physique (autrement dit un effet Placebo). Autre chose par rapport à un point sur les tours de magie abordé dans cette étude sur l'effet Placebo : je ne pense pas qu'un spectateur puisse apprécier autant et de la même manière un tour de magie ou un numéro si il en connaît les secrets. Il l'appréciera mais pas pour les mêmes raisons tout comme nous, nous apprécions les numéros de confrères alors que nous en connaissons globalement les rouages. Si je prend un des exemples les plus représentatifs, la lévitation, il est évident qu'un numéro comme la rose volante de Kevin James a bien plus d'impact sur les spectateurs qui n'en connaissent pas le secret que sur ceux qui, comme nous, en apprécient la technique et la mise en scène poétique. La différence d'impact est sans doute moindre pour certains effets ou numéros que pour d'autres car il y a ceux pour lesquels il y a d'entrée une impossibilité dès le départ comme la lévitation et ceux pour lesquels il n'y qu'une faible probabilité comme retrouver une carte choisie dans un jeu de cartes. L'envie de "connaître le truc" fait aussi partie de ce qui anime nos spectateurs et ce n'est pas une mauvaise chose. C'est normal. Ceux qui disent qu'ils ne cherchent pas le truc mentent. Ils le cherchent évidement sur le moment et même encore un peu après mais ils ne veulent pas absolument savoir. Ils sont contents de ce qu'ils ont vu, vécu et veulent en rester là. Ils ne poseront pas la question "Comment ça marche ?". Ils se la sont posé intérieurement (c'est inévitable, l'esprit humain est ainsi) mais ce n'est pas ce qui les intéresse le plus. Lorsque nous, magiciens, voyons en vrai ou en vidéo, un tour que nous ne comprenons pas, nous avons envie de le revoir pour comprendre. Nous retrouvons notre esprit d'enfant qui cherche à comprendre. Et c'est souvent ce qui nous conduit à acheter certaines choses alors même qu'on sait que dans beaucoup de cas, on va se faire avoir. Mais on le sait. On sait qu'il y a un truc. L'important est maintenant de savoir si c'est un truc génial (un truc simple auquel on avait pas pensé ou au contraire hyper ingénieux) ou si on nous a roulé de manière moins honorable (coupure au montage, meilleure sortie seulement présentée, jeu sur les angles, musique pour cacher un bruit conséquent,etc...). C'est ce qui fera de nous toute la différence entre un petit bonheur et une déception. Nous ne pouvons pas faire partie de ces personnes qui ne veulent pas savoir. Le seul moment où on se dit ça, c'est lorsqu'on est sûr que la méthode impliquée est trop complexe ou difficile pour nous, qu'on ne s'imagine pas le faire. Sinon, par le fait même que nous soyons magiciens, nous avons cette envie de comprendre. Les spectateurs d'un spectacle d'illusionnisme viennent pour être trompés. Ils savent que si l'artiste est bon, ils le seront. Cela semble être un comble mais oui "être trompé" est un besoin et ce pour une raison assez simple : l'illusionnisme touche a une limite, celle de ce qui est réalisable dans notre monde et l'impossible. Contrairement à un film ou à un livre, les effets se produisent réellement, sur une scène ou une table, devant nos yeux. C'est pour cela que j'ai toujours défini l'illusionnisme comme étant l'art de donner une réalité à des choses impossibles, chose que ne peut pas faire le monde du cinéma ou de la littérature car on passe par des supports que sont l'écran ou le papier.
  14. Ce que j'apprécie toujours chez cet artiste en plus de son travail et de sa créativité, c'est son humilité et son honnêteté. Il évite la démagogie dans ses interventions, répond simplement et n'en fait pas des caisses lorsqu'il présente une routine.
  15. Quand deux grands magiciens s'associent pour faire un chocolat, ça ne peut être que bon : (Wolfgang MÖSER & David ROTH) Vous trouverez ces tablettes chez ALDI et...oui, je le trouve vraiment bon. A déguster avec modération devant un dvd de l'un de ses "créateurs".
  16. Autre détail : si tu confies le briquet à un spectateur et garde donc les aimants entre pouce et index, tu vas sans doute me demander comment je les remet sur le briquet pour la table suivante (en se plaçant dans la situation ou, comme moi, tu vas de table en table). Il faut que je précise que jusqu'à présent j'utilise un porte-monnaie avec des petits morceaux de papier flash dedans et un mouchoir en papier. Ce porte-monnaie est initialement dans ma poche extérieure gauche de veste avec le boulon dedans et les morceaux de papier flash (rectangulaires, à peine plus longs que le boulon et une position debout/couchée alternée, à angles droits les uns par rapport aux autres si vous préférez). Le mouchoir en papier est dans ma pochette (c'est le nom de la petite poche extérieure, de face, sur une veste). Le briquet équipé de ses aimants est dans la poche à briquet (c'est la poche intérieure gauche, en bas d'une veste qui s'appelle ainsi). 1ère table : je sors le porte-monnaie que je pose sur la table ou dans la main d'un spectateur e lui disant "résistez à l'envie de voir tout de suite ce qu'il y a dedans, je vais vous le montrer dans 30s" puis le briquet. Je fais cela pour éviter tout contact malencontreux entre le porte-monnaie et le briquet. Je demande au spectateur d'ouvrir le porte monnaie vers moi pour garder le mystère jusqu'au bout, je prend le boulon et un morceau de papier flash avec ma main gauche (j'arrive à en prendre un seul grâce au positionnement alterné des morceaux rectangulaires "allongés/debout"). Le boulon doit être dissimulé derrière le morceau de papier et le bout des doigts gauches et j'allume tout de suite le briquet (le bruit de la molette ou du piezo et la flamme attirent l'attention vers le briquet). J'enflamme et fait apparaître le boulon. Je présente la routine du boulon dont l'écrou se dévisse seul avec l'idée de Gaëtan BLOOM d'utiliser le briquet. Là : soit je remet le boulon dans le porte-monnaie et je range tout comme au départ pour la table suivante, soit un spectateur veut essayer d'allumer le briquet près du boulon. Je lui donne. Je récupère les aimants entre pouce et index comme je l'ai décrit dans mon message précédent et je prend le mouchoir en papier que j'ai dans ma pochette entre pouce et index droits (qui ont déjà les aimants) car le meilleur moyen d'avoir une position des doigts naturelle, justifiée est de tenir un objet. Lorsque le spectateur a terminé son essaie, le boulon a noirci un peu donc je lui tend le mouchoir pour qu'il me l'essuie et lui demande de me redonner le briquet. Là, vous l'aurez compris, je conserve les aimants comme avec le briquet lorsqu'il prend le mouchoir en papier et je reprend le briquet en replaçant les aimants dessus et hop, direct dans la poche à briquet. J'attends qu'il m'essuie bien le noir sur boulon (je plaisante un peu là dessus) et lui demande de mettre l'écrou à mi-chemin dessus (je l'embête un peu en lui disant "encore 2 tours et demi" ou je ne dis rien et en récupérant les spectateurs je dis "encore un tour ?"; Après leur "oui" je fais de manière exagérée un tour de plus à l'écrou sur la vis puis je leur dis "nan, vraiment, je vous montre encore un mystère rigolo...et là je sors les rondelles avec le trou que l'on fait voyager ou le clou qui se tord ou le stylo qui se tord, etc...ça dépend de mon envie du moment). Evidemment je range le boulon dans le porte-monnaie et c'est reparti...pour un tour ! Je précise aussi que lorsque je dis "pour la table suivante", en fait je parle non pas de la table que je vais aborder après mais de celle encore après car en table à table, j'ai deux enchaînements de 3 routines chacun et j'alterne une table sur deux. Un des enchaînement occupe mes poches gauches (intérieures et extérieures) et l'autre mes poches droites. Ainsi les spectateurs d'une table ne voient pas ou plus difficilement ce qui les attend. Deux tables voisines n'auront pas le même "numéro" et comme je dis souvent, le premier plaisir d'un spectateur par rapport à la magie, c'est de voir le numéro mais le second (et quelque part encore plus important) est de le raconter à des personnes qui ne l'ont pas vu le lendemain dans la famille, au boulot ou autre. Et là, entre tables, il n'est pas rare qu'ils échangent en disant "ils vous a fait le coup du...?" ou "t'as vu le tour avec ....?". Bien entendu, il n'est pas rare qu'une table me demande à voir un effet dont un voisin de la table d'à côté lui a parlé ou qu'il a entrevu de loin. Dans ce cas, selon le cas, je refais le tour en question ou un autre du même tonneau. Attention : sur certaines vestes, la poche à briquet et au même niveau que la poche extérieure gauche. Dans ce cas, l'aimant peut être trop près du boulon et l'activer malencontreusement. Dans mes vestes, la poche le fond de la poche à briquet est toujours plus bas que celui de ma poche extérieure gauche de veste et le porte-monnaie n'est pas gros mais assez rigide et épais (ce qui limite encore le risque et évite que le spectateur à qui je le confie sente le boulon ou en tout cas une chose dure au travers du cuir). Chaque détail compte pour moi. C'est au fil du temps que je trouve chacun de ces détails pour les routines que je présente mais ça, ce n'est pas un mystère, c'est évident. On s'écarte un peu des billets de Finn Jon alors pour "rattacher le wagon", je dirais que je n'ai jamais testé sa version des billets. Je trouve qu'elle n'est pas adaptée pour le table en table mais que c'est la plus nette pour la scène ou le salon (car les transformations sont à vue et douces, sans accoups et sans pliage des billets).
  17. Sur la seule partie aimantable, la partie en acier en haut du briquet. J'utilise deux aimants qui sont des disques de 1mm d'épaisseur et environ 5mm de diamètre (en ferro-néodyme donc puissants). Ils se voient si on sait ce que l'ont recherche mais personne de m'en a jamais fait la remarque. Qui plus est, il est très facile de les voler entre le pouce et l'index et tendant le briquet à un spectateur qui voudrait essayer (et ça ça arrive souvent). Il y a juste à exercer une pression pour retenir les aimants et une fois le briquet saisi par le spectateur, tu te retrouves avec les deux petits aimants entre pouce et index (totalement dissimulés sous tous les angles. Bien entendu, lorsque les aimants sont sur le briquet, ils sont vers moi. Et il ne faut bien sûr pas mettre le briquet et le boulon dans la même poche du pantalon ou de la veste.
  18. En tout cas, j'avais trouvé que les deux premiers étaient très riches en références et clins d'oeil à des numéros et artistes ayant bel et bien existés (Jean-Eugène ROBERT-HOUDIN, Doug Henning, Lance Burton, etc...). Le trait était forcé à chaque fois pour rendre les illusions plus incroyables mais cela restait plausible.
  19. Pour moi, des petits gris, ce sont des escargots (de cimetière souvent). Pas très glamour... Le problème est aussi sur le mot "pantoufle" car souvent, l'image que nous avons des "pantoufles de verre" de Cendrillon est celle popularisée par Disney, à savoir des chaussures avec des talons donc plutôt des escarpins que des pantoufles qui normalement, n'en n'ont pas. Par conséquent je pense que c'est aussi ce mot, "pantoufle", qui renforce l'ambiguïté entre les deux types de chaussures possibles. Et encore, peut-on dire que des pantoufles sont ne serait-ce que des chaussures et non des chaussons ? Le côté fragile du verre ajoute évidement une image de légèrement et de délicatesse pour celle qui porte des chaussures dans un tel matériau. J'ai vu un opéra de "Cendrillon" en retransmission directe dans un théâtre sur Troyes : les décors étaient magnifiques, les performances vocales incroyables mais le prince était une femme et les pantoufles de verre remplacées par des tennis. Bon ben... ça tue un peu le mythe. A chaque fois que le macrogroupe Disney actuel essaie de donner dans le féminisme ou le wokisme, ça fait quand même de beaux flops. Il y a peut-être une raison : ça fait moins rêver ? Mais là on entre sur un terrain politique très glissant alors, restons sur les premières versions écrites et visuelles qui ont fait rêver des générations sans leur poser de problèmes existentiels. En tout cas, je n'ai pas lu les pages précédentes mais je me demande comment un sujet qui a pour titre "entrepôt secret" en est arrivé aux pantoufles de verre de Cendrillon. Du coup je vais essayer de trouver l'endroit où tout à "basculer" dans cette histoire...
  20. Cela fait beaucoup de dépendance à des circuits, à des batteries...j'imagine que tu as déjà entendu cela mais je fais partie de ceux qui sont très méfiants par rapport à ces technologies merveilleuses. Je pense qu'au premier soucis quel qu'il soit, tu seras heureux d'avoir le plan B. Oui et cela laisse la place à des situations amusante. Ton personnage peut traduire ce que dit le corbeau selon ce qui l'arrange, il peut déformer volontairement ou involontairement ce qu'il essaie de dire, sans parler du long discours traduit en quelques mots ou l'inverse. Je vois. Et il y a un potentiel supplémentaire lié au choix de l'animal (un oiseau) : il peut pondre un oeuf, perdre des plumes, battre des ailes ou cacher quelque chose sous l'une d'elle, il peut ouvrir le bec (le Racoon n'a pas de bouche qui s'ouvre), etc... Il y a d'autre part pas mal d'histoires et d'expressions en France avec des corbeaux et plus généralement avec des oiseaux (les histoires avec des ratons laveurs...beaucoup moins) associés à la chance ou à la malchance (oiseau de mauvaise augure), à la paix (colombes), aux messages (pigeons voyageurs), à la livraison de bébés (cigognes), à l'arrivée du printemps (hirondelles), au pôle Nord (pingouins), à la pêche (Martin pêcheur), à César, Napoléon, à la royauté (Aigles), aux indiens (Oeil de faucon), à la mort (Vautour), à la répétition / l'imitation (perroquets), au refus de faire face à la réalité (faire l'autruche), aux femmes prétentieuses parlant à tort et à travers (perruches), au gigantisme (albatros), etc... Tu sembles préparer ton spectacle avec beaucoup de minutie et de patience. Tu sembles aussi anticiper pas mal de contraintes ou problèmes potentiels. Le résultat devrait donc être à la hauteur de tes désirs. En tout cas, c'est tout le bien que je te souhaite.
  21. Patience et persévérance. Au bout d'un moment, tout vient et on ne sait même plus pourquoi ni comment c'est venu. Je le dis souvent à celles et ceux qui pensent que la "manipulation" repose essentiellement sur la taille des mains et leur souplesse : c'est faux. Avoir de grandes mains, qui plus est agiles est un avantage mais ce n'est pas l'essentiel. L'essentiel, c'est d'habituer le cerveau à contrôler la pression des doigts (juste ce qu'il faut), à mémoriser certains enchaînements, certains placements des doigts. Ce travail d'apprentissage de notre cerveau, ce n'est que par la répétition, l'erreur et la correction après s'être vu (filmé) que qu'on y parvient. Pour appliquer la règle la plus importante dans ce genre de lévitation ou animation, c'est à dire "lorsque l'objet bouge, les mains ne bougent pas et lorsque les mains bougent, l'objet ne bouge pas" est contre-intuitive au début. Il y a un travail mental inconscient que l'on fait lorsqu'on s'entraîne à avoir le bon geste, celui qui permet de donner vie à l'objet, de rendre son mouvement indépendant du nôtre. Sans cette rupture entre nos gestes et celui de l'objet, la magie n'opère pas ou très peu. Je pense que tu l'as déjà bien compris mais je voulais juste te conforter dans l'idée que même si ça fait des mois que tu es dessus, si tu es déterminé à produire cette illusion, cela viendra, à un moment, le geste sera le bon et tu le reproduiras sans problème. Autre conseil : ne pas passer des heures à répéter un même mouvement. C'est souvent contre-productif (en tout cas pour ma part). Par contre faire 5 à 10 fois le même petit enchaînement (durant 10-15min) deux ou trois fois dans la semaine est plus efficace. Et se filmer, regarder les fois où c'était le mieux et essayer de comprendre pourquoi. On est parfois peu satisfait d'un mouvement lorsqu'on le réalise et finalement le rendu n'est pas mal du tout et inversement, des choses qu'on trouve vachement bien de notre côté mais qui, du côté du public ne sont pas si bien que cela. Le miroir est un faux ami car il ne te donne que la vision d'un spectateur dont le regard est à la même hauteur que le tien, ce qui est rarement le cas pour un numéro de scène (où les spectateurs sont souvent assis et plus bas si il y a une scène). D'autre part, l'alternance du regard entre ce que l'on fait et ce que ça donne dans le miroir ne nous permet pas d'être focalisé correctement sur l'enchaînement et donc de bien travailler le rythme, la fluidité. Se filmer permet de jouer son numéro et de se concentrer uniquement là dessus. Mais c'est sûr qu'il faut prendre le temps de brancher la caméra ou le portable, de l'installer sur un trépied ou à défaut, dans un grand verre posé sur un meuble à bonne hauteur (quand je n'ai pas le courage d'aller chercher le trépied et de l'installer) et ensuite le regarder la vidéo sur un pc (toujours mieux que sur l'écran de la caméra ou du smartphone), assis tranquillement pour en faire l'analyse dans de bonnes conditions. Pour la lévitation, attention : la lévitation d'un objet est une chose. La lévitation d'un être vivant en est une autre. La lévitation de quelque chose qui imite un être vivant encore autre chose et c'est le plus difficile à "vendre" comme illusion car il faut qu'en plus, la chose semble vivante. Bref, si ton corbeau est inerte durant sa lévitation, ce sera "vécu" d'entrée comme quelque chose de très mécanique visuellement. Donc soit tu disposes vraiment d'une technologie de pointe qui te permet de donner vie au corbeau durant sa lévitation (bec qui s'entrouvre et se ferme légèrement pour simuler la respiration, tremblements et regard inquiet pour simuler la peur du vide ou d'autres micro-mouvements donnant vie à ton personnage) soit il faut plutôt t'orienter vers une suspension impossible. Par exemple, tu prends une branche en main droite, tu places délicatement ton corbeau assis au bout de cette dernière et il tient en équilibre puis, saisissant momentanément et toujours très délicatement la branche avec ton autre main, tu poses le bout de branche que tu tiens sur le bout de ton index droit parallèle au sol et l'ensemble tient en suspension impossible. Dans ce cas, que ton corbeau reste une simple peluche inanimée est moins un problème. La ventriloquie est un domaine tout entier et difficile mais plutôt que la voix off, j'opterai juste pour des bruitage réalisés bouche fermée comme des "mmmmmhhhh", des "rrrhhhhhh", des "ohhhhh!!!", etc...et je ferai le narrateur (pour l'histoire). Ce sera plus "authentique", tu n'auras pas à te caler parfaitement sur ta bande son (ou à avoir un assistant très vigilant), cela donnera une personnalité à tes personnages (car tu y mettras plus de toi, de ta "voix") et tu découvriras sans doute quelques situations très drôles pour faire comprendre telle ou telle chose, tel ou tel sentiment, réaction. Après, loin de moi l'idée de faire changer ce que tu as prévu. Je te propose juste d'autres pistes exploitables si jamais ce que tu as prévu n'allais pas comme tu l'entendais ou si tu voulais essayer d'autres choses auxquelles tu n'aurais pas pensées. Et puis il va forcément y avoir un travail de marionnette aussi pour leur donner vie. Je ne sais pas si tu peux mettre la main dedans pour animer le bec ou si ce sont de simples peluches mais dans les deux cas, il va y avoir un travail d'animation à fournir. J'insiste là dessus mais ce sont les petits mouvements les plus importants pour donner vie à quelque chose d'inerte (bec qui s'entrouvre et très léger mouvement de haut en bas pour simuler la respiration et direction du regard). Les mouvements amples trahissent souvent la présence du manipulateur (même si il y a des exceptions).
  22. Ces corbeaux me font toujours penser au coq dans Robin des Bois et aux corbeaux dans Dumbo. Je ne sais pas trop pourquoi. Peut-être leur expression, le fait que Marc METRAL en ait un similaire qu'il fait parler et qui me rappel le côté narrateur du coq de Robin des Bois. En tout cas ils ont une bonne bouille et se prêteront à merveille dans une ambiance médiévale. Et si je parle de ces allusions à ces Disney, c'est parce que je pense que leur univers peut éventuellement t'inspirer (les personnages de Robin des Bois sont dans un cadre médiéval et parleront aussi bien aux adultes qu'aux enfants). Quant au masque volant et au coffre qui s'ouvre avec de la fumée, j'imagine qu'il s'agit de la merveilleuse création de Igor De Kort. C'est loin d'être simple à travailler car le fonctionnement n'est pas tout-à-fait comme une zombie classique. Le travail de Tommy Wonder et Dirk Losander te seront très utiles pour donner vie à ce masque. Igor De Kort l'a bien compris et l'applique à la lettre. Très joli blason. Pour le trépied, je mettrais juste de la lasure pour en foncer un peu le bois mais pas de la peinture (mais ça, ce n'est qu'affaire de goût). Je te souhaite une bonne construction. Merci de partager tes avancées ici et si je peux t'être utile ou faire naitre quelques idées au travers de mes connaissances ou élucubrations, ce sera avec plaisir. Pour celles et ceux qui ne connaissent pas, un petit retour en enfance :
  23. J'ai vu le spectacle de Clément BLOUIN lorsqu'il était venu à Troyes il y a quelques années. J'en avais déjà dit beaucoup de bien et là je confirme, c'est un excellent showman. Ceux qui me connaissent savent que je n'ai pas l'habitude d'utiliser des anglicismes (et que je déteste même ça, surtout lorsqu'on dit "french drop" au lieu de "tourniquet" par exemple) mais là c'est tout de même le mot qui le qualifie le mieux à mon sens. Quand Eric Antoine dit que c'est le meilleur dans le genre sur le plateau d'Incroyable Talent, je nuancerai cependant en rappelant les premiers passages de David STONE (le premier avec les carottes surtout) qui reste pour moi, la plus grande leçon de gestion de spectateurs, de culot, de réplique qui fait mouche toutes les 5 secondes, d'idées originales concentrées en quelques minutes avec une maîtrise technique impeccable. Clément BLOUIN a une très bonne présence sur scène, de l'humour, du charisme. La routine qu'il présente est à l'origine de Kieron JOHNSON pour ce numéro mais Clément BLOUIN a ajouté de nombreux gags autour qui en font vraiment SON numéro. C'est sa personnalité qui est la plus marquante, au delà de ce qu'il présente (qui est en plus très bluffant). Il n'a pas repris le personnage de Kieron JOHNSON, ce qui est tentant lorsqu'on découvre le travail de ce dernier, son rythme, le fait qu'il se permette apparemment tout et n'importe quoi. Concernant Alexandra BURGIO, c'est très bon pour celles et ceux qui la découvre et ne connaissent ni Tape Face, ni le travail de Mortenn CHRISTIANSEN car pour moi, elle a un peu repris le personnage de l'un et certaines idées du second pour construire un numéro bluffant mais où elle n'apporte pas encore assez d'elle-même pour un concours quel qu'il soit. Et je dis bien pour un concours car en spectacle, c'est très bon. En concours et qui plus est, en concours télévisé, c'est pour moi un devoir de mettre un maximum de soit dans ce que l'on présente. Le public profane attribue la paternité d'un effet ou d'un numéro au premier qu'il voit présenter ce dernier et on ne changera rien à cela. Par contre les jury d'émission et de concours peuvent et doivent être choisis pour leur compétences dans certains domaines mais aussi et surtout par rapport à leur culture artistique (la plus large et fournie possible). Cela permet de récompenser uniquement les meilleurs, les plus créatifs, ceux qui s'investissent au maximum pour élever la magie à un niveau supérieur et en constituer des vitrines à travers le monde. L'émission de Penn & Teller va tout-à-fait dans ce sens : il est difficile de les bluffer car ils ont une excellente culture magique (en plus d'être d'immenses artistes, d'immenses showmen) et par conséquent le niveau des artistes candidats qui s'y produisent est très élevé. C'est vraiment la crème de la crème de la magie mondiale qui essaie de pousser le schmilblick toujours plus loin à tout point de vue (idées ingénieuses, technicité hors paire, personnage marquants, scénarios bien ficelés, gestuelle impeccable, etc...). Quant à Jonio, que j'avais découvert à The Session en 2016 également, il a présenté son numéro signature où il produit un tas de chose de sa barbe. Là on retrouve un artiste avec sa personnalité et sa magie. Je préférais lorsqu'il faisait ses apparitions en silence tout comme je préférait le numéro Balltass de Yann FRISCH en silence mais même en musique, cela reste bon. Après, c'est mieux de le voir en vrai qu'à la télévision car je pense que le fait que ce soit filmé de cette manière dessert un peu l'effet de surprise de certaines productions (on a une vision qui dépend du cadrage). La première fois que je l'ai vu dans les couloirs de The Session, il sortait des pièces puis un oeuf de sa barbe et c'est une image qui reste bien en tête. On fixe sa barbe et chaque charge est impeccable. Avec la vue d'ensemble à la télévision, ça marche aussi mais au bout d'un moment, même le profane peu comprendre et ce, malgré une technique impeccable. Bref, tout ça pour dire que Jonio a sa place dans les concours et mérite de remporter des prix mais qu'un concours télévisuel n'est pas le mieux pour son numéro signature (sauf pour se faire connaître en Europe et je pense que c'est surtout ça son objectif car je pense qu'il est déjà un artiste reconnu dans notre milieu et tourne déjà pas mal dans les congrès et évènements magiques mondiaux).
  24. Il n'est pas facile de se procurer des boulons normaux en laiton, identiques au boulon spécial mais je pense que faire l'échange contre un boulon ordinaire, pas tellement pour le laisser à l'examen mais surtout pour le laisser en souvenir, serait une bonne façon de terminer. L'idée géniale du briquet que tu as a eu permettrait en plus d'aller à la poche pour l'échange de manière justifiée. Et là je cogite pour visser le boulon normal dans une carte de visite ou truc qui laisse une nouvelle impossibilité en souvenir au spectateur. Je pense à la pochette "Security Lock" de Lubor Fiedler qui est un Tenyo assez sympa. J'ai envie de réadapter son format pour mes cartes de visites qui sont, comme vous vous en doutez, des marque pages imprimés (et sont imprimés spécialement pour présenter d'autres effets avec d'ailleurs). Comme ça, même si le spectateur ne me rappelle pas, il s'en servira au moins comme marque page et ne sera pas jeté. J'aime bien coller, planter ou attacher un petit truc issue de l'une des routines que je présente en souvenir dessus. Alors pourquoi pas un boulon...
  25. Oui Gaëtan, je parlais bien de ça et en particulier de ce passage : Se payer le culot de dire qu'on utilise un cheveu ou fil alors que c'est vraiment la solution. Mieux ! (ou Pire, c'est selon) Se payer le culot de rembobiner son fil en le disant. Personne ne le croit ! Merci d'avoir une nouvelle fois raconté cela ici car je pense que ça vaut la peine d'être entendu ou lu par un maximum de magiciens. Oser. Oser est le secret pour bien incarner un personnage sur scène (au théâtre), ne pas avoir peur du ridicule, ne pas avoir peur des "a prioris" ce que vont penser les gens (même si il faut les anticiper) et ne pas avoir peur des critiques (qu'ils faut écouter, lire dont il faut tenir compte pour progresser). Je tenais à ce que ce soit toi qui la raconte plutôt que moi car j'étais sûr qu'il y aurait des petits détails et que ça transpirerait l'amitié que tu as pour Finn Jon et ça, je n'aurais pas pu l'écrire ainsi. Comme je le disais, j'ai voulu reprendre l'idée culotée de Finn Jon mais avec autre chose : avec le boulon qui se dévisse tout seul. Pas la routine de Finn Jon (qui utilise une autre méthode, géniale également) mais le boulon électronique. Je présente cette illusion en utilisant ton idée géniale de la flamme du briquet (qui au passage m'évite de porter une PK ring, moi qui ne porte pas de bague et n'aime pas trop en porter). Il y a des gens qui pensent vraiment que la flamme peut provoquer le dévissage et je suis sûr que certains essaient en rentrant chez eux ! Mais j'ai voulu aller plus loin et faire comme Finn Jon, dire ouvertement comment ça marche. Donc, quand les spectateurs me demandent comment c'est possible, je leur répond "En fait j'ai un mini moteur vibreur à l'intérieur de la vis avec la batterie dissimulée dans la tête et un interrupteur à distance que j'active avec le briquet !". Dis sur le bon ton (assez rapidement et très sérieusement), j'ai toujours eu la même réponse ou presque : "Nan mais en vrai !?". Ce à quoi je répond "En vrai, c'est ça ! Vous ne me croyez pas mais c'est ça. Enfin...ça et le magnétisme naturel que j'ai au bout des doigts !" (ce qui est encore une vérité puisque je parle de l'aimant sur le briquet mais que le spectateur n'interprète pas ainsi à cause de la construction de ma phrase et de mon intonation. Au final le spectateur fini par vous dire "C'est la matière qui fait ça ? C'est une matière spéciale ?", ce à quoi je fini par répondre "Oui, c'est du laiton. Vous essaierez chez vous". "En tout cas c'est beau. Merci". "De rien" Intérieurement, je rie.
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