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Marc Page

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Tout ce qui a été publié par Marc Page

  1. J'y ai pensé aussi mais ça a déjà été fait plusieurs fois. Le plus célèbre dans le genre étant Enric MAGOO. ça a un peu vieillit mais c'était plein d'idées originales : Donc j'ai cherché autre chose et pour je ne sais quelle raison j'ai pensé au gag d'Otto WESSELEY où il se tire une balle dans le ventre et la ressort tout de suite par la bouche. L'idée du crâne qui perd une dent m'est alors venue. Si Darlone souhaite faire parler son crâne, il peut s'inspirer du squelette des "contes de la Crypte", à la fois drôle et vilain (donc convenant à un public familial). Pour trouver des gags, idées d'effets, phrases de pirates, regarder les Pirates des caraïbes mais aussi et surtout : "Pirates" de Roman Polanski et "l'île au trésor" de 1990 par Fraser Clarke Heston qui est pour moi la meilleure version de ce classique des films de pirate. Le genre de film que j'aimai voir et revoir étant gamin et qui ne sonnait pas creux comme beaucoup de films aujourd'hui. C'est un peu comme les westers spaghetti de Sergio Leone : les personnages sont vraiment crasseux et ça ne fait pas faux, les répliques ne font pas récitées, les décors font naturel, bref, on est dedans.
  2. Pour marier humour, originalité et joli effet : une tête de mort qui perd une dent à distance. Tu sors un mousquet invisible (mime), tu tires vers la tête et elle perd une dent. ou Tu sors un mousquet (vrai ou réplique) et tu tires dans une autre direction que celle de la tête de mort puis tu fais comme si la balle rebondissait dans la pièce, au plafond, etc... (une bande son ou un bruitage réalisé à la bouche peut mettre en évidence cette trajectoire) avant d'atteindre une dent de la tête. A la place de la dent, cela peut être un impact sur le crâne voir le crâne qui se casse en deux mais je pense qu'une dent (ou plusieurs), c'est plus amusant. Pour le procédé, plusieurs possibilités me viennent à l'esprit : détourner le gimmick du verre qui se brise pour cet effet, utiliser un fil ou encore de l'électronique si tu es à l'aise avec ce genre de bricolage, etc...
  3. L'épée en feu d'Alpha où tu "récoltes" le feu en passant ta main le long et ce dernier se transforme en pluie de paillettes argentées (voir le livre d'Alpha ou le second dvd de sa série sur la magie du feu).
  4. Le fameux message de MARLO disant que pour protéger une idée en magie (et s'en assurer la paternité), rien de tel que de la publier. Et aujourd'hui on découvre que certaines des meilleures idées attribuées à MARLO ne sont en réalité pas de lui et que non seulement elles ont été trouvées antérieurement mais également publiées antérieurement (ex : le Tilt). On sait aussi depuis longtemps qu'il ne présentait presque jamais rien en public. Ce qu'il a publié n'a cependant pas été inutile pour les générations suivantes. Publier, un moyen de protéger une idée et/ou de s'en assurer la paternité ? Oui et non. C'est un des moyens et de mon point de vue, pas le meilleur (ou du moins, pas celui à choisir "d'entrée"). Le moyen le plus sûr de protéger une idée et de s'en assurer la paternité est, à mon sens, de la présenter au public régulièrement. Avant de commercialiser son guéridon flottant et ses effets de bulles de savon, Dirk Losander s'est fait connaître et reconnaître à travers le monde avec un numéro comportant ses créations. Une fois la paternité assurée et face à la demande du milieu magique, il a fabriqué et commercialisé. Avant de commercialiser sa rose volante et sa main vivante, Kevin James s'est fait connaître et reconnaître à travers le monde avec ces deux illusions. Ensuite (après des années à les présenter sur les plus grandes scènes du monde, après avoir été contacté par Copperfield pour que ce dernier présente la rose volante dans son show), il a décidé de commercialiser. Avant de commercialiser son approche du lapping, Yann Frisch s'est fait connaître et reconnaître avec son numéro au sein d'émissions, de concours, de congrès. Suite à une forte demande, il a décider de commercialiser son approche du lapping. Avant de publier ses routines, Gaëtan Bloom les a présentées en public pendant des années et comme il aime autant chercher de nouvelles choses que les présenter, même si il a ses petits "bébés" comme il les appelle souvent (ses créations préférées), il se renouvelle régulièrement et publier lui permet de faire en sorte que ce qu'il a trouvé ne tombe pas dans l'oubli ou soit porté plus loin. Commercialiser ne lui ferra pas perdre son côté "unique", sa "patte" puisqu'il est sans cesse en train de chercher (et il est sans cesse en train de chercher parce que c'est un plaisir pour lui). Avant de publier "Wave", Mathieu BICH a dû sortir de sa grande réserve pour le présenter au monde entier. Cela fait très longtemps qu'il avait trouvé cette idée et qu'il la présentait mais c'est après l'avoir présenté sur le plateau de Fool Us (qui lui en a assuré une fois pour toute la paternité dans le milieu magique en lui offrant une vitrine mondiale) et face à l'engouement pour cette routine qu'il a décidé de la commercialiser. Je pense donc qu'un meilleur moyen que la commercialisation pour protéger une idée et s'en assurer la paternité est déjà de se faire connaître et reconnaître avec. Après, si on constate qu'il y a une demande, on commercialise. C'est dans cet ordre que les choses devraient se faire en principe. Cela évite la commercialisation d'idées impossibles ou du moins très difficilement réalisables en public, cela renforce la crédibilité de l'artiste créateur (sa routine est rodée et il se fait engager et/ou remporte des prix grâce à elle), son image professionnelle d'une manière générale et cela assure la paternité de l'effet. Quant aux idées similaires voir identiques trouvées par plusieurs personnes plus ou moins en même temps, il en est toujours ainsi et dans tous les domaines. Il n'y a pas à se sentir lésé. Si quelqu'un trouve la même idée que vous et que êtes énervé à cause de cela, demandez-vous pourquoi ? Bien souvent, c'est parce que vous n'avez pas profité / utilisé votre idée en public. Bien souvent, c'est parce que vous avez tout de suite eu envie de la publier avant que quelqu'un d'autre ne l'ai également et puis... - soit ce fut un flop commercial : on a tout de suite senti que l'idée était belle mais non rodée en public donc pleine de contraintes ou de choses oubliées et qui plus est, vous ne vous êtes pas fait connaître avec elle ou une autre donc difficile de bénéficier d'une certaine popularité - soit vous l'avez laissée tombé parce que cette idée était tellement bonne que vous ne la présentiez même pas en public (la fausse bonne idée) Si vous utilisiez votre idée régulièrement en public (spectacles, concours, etc...) et qu'elle est aussi bonne que vous le prétendez, alors vous vous ferez un nom avec dans le milieu magique et (mais c'est plus dur et plus long), auprès du grand public (profanes). Bien sûr ! C'est pour cela que j'ai précisé qu'en aucun cas, je ne disais que publier, commercialiser était une mauvaise chose. C'est publier trop tôt ou trop tard qui est une mauvaise chose. Le bon moment pour publier / commercialiser une idée est pour moi lorsqu'on s'est fait connaître et reconnaître avec cette idée. Les raisons qui doivent animer ce désir de commercialiser doivent être plus que mercantiles et/ou histoire de dire "j'ai eu l'idée le premier". Les bonnes raisons de publier, dans l'ordre : - je présente / j'utilise cette idée depuis assez longtemps en public pour que mon nom y soit associé - je constate une demande pour mon idée - je ne veux pas garder cette idée pour moi seul indéfiniment, elle peut apporter une petite pierre à l'édifice créatif en magie et j'estime avoir assez profité de mon idée Et bien, à ta place (ou à celle d'Hannibal), je me dirais que j'ai surtout eu tort de ne pas avoir utilisé mon idée en public (ou de ne pas l'avoir utilisé plus souvent), de ne pas m'être fait plus connaître avec. J'ai trouvé quelques idées (textes, routine avec un billet de train, routine de balles en mousse, routine de chaînette brisée reconstituée, équilibre impossible avec des accessoires auxquels on avait pas encore pensé, etc...) et je les présente presque à toutes les rencontres avec d'autres magicien que je fait. Tous les membres du forum qui m'ont croisé un jour ou l'autre m'ont vu présenter au moins une de mes routines. Certes, je prend le risque qu'on remonte mes idées et qu'on me copie mais qu'importe. Aujourd'hui, dès que je vais à un évènement magique organisé sur Nancy, Metz, Reims, Troyes, Saint-Dizier, etc..., il y en a toujours un pour dire "ah, c'est le celui qui faisait sa routine avec le billet de train, avec sa grenouille, avec ses jeux de mots, etc...". J'ai commencé, localement (dans ma région) à me faire identifier au travers de mes routines, de ma façon de parler, de présenter les choses. Je n'en suis pas à une échelle nationale et je n'ai pas cette ambition (je suis déjà heureux de constater que j'ai marqué les esprits grâce à une certaine originalité mais je suis aussi conscient que je n'ai encore rien réalisé ou trouvé de révolutionnaire ou du moins, d'assez révolutionnaire pour me faire un nom à plus grande échelle). Tout cela pour dire que l'on peut voir grand dès le début mais il ne faut pas mettre la charrue avant les bœufs comme on dit et prendre son temps si nécessaire. Certains sont capables d'avoir du succès rapidement à grande échelle. Ils ont souvent plus que de bonnes idées : ils savent avant tout se vendre, ils sont bons en communication ou sont très bien entourés pour cela. Ce n'est pas le cas de tout le monde. Je suis mauvais en communication et ne suis entouré de personne pour cela, je n'en fait presque pas (pas de site internet, pas de flyers, des cartes de visite que j'oublie une fois sur deux; tout repose presque uniquement sur le bouche à oreille). C'est un de mes défauts (mes autres défauts étant d'être assez étourdi, têtu et de pas savoir m'arrêter parfois lorsque je commence à parler ou à faire de la magie (même si de ce côté je me soigne : mes amis proches sur ce forum peuvent en témoigner ).
  5. Améliorer une routine pour soi est une chose. La commercialiser* en est une autre. *dans le sens "commercialiser un nouveau modus operandi et ou une nouveau gimmick, une nouvelle approche, etc... et non commercialiser la routine dans le sens "la présenter contre rémunération" (la présenter en spectacle). Pourquoi vouloir toujours commercialiser ? Vendez-vous, vendez vos prestations, vendez votre originalité. En publiant, en commercialisant "votre version de...", vous perdez cette originalité car vous casser le côté unique de ce que vous avez trouvé. Tout cela pour faire un peu de beurre (bien maigre souvent d'ailleurs car le marché magique Français est beaucoup plus petit que vous ne le pensez), tout en disant que vous "partagez" vos trouvailles avec la communauté magique. Non : dans la plupart des cas, vous commercialisez pour en tirer profit. Mon avis sur la question est donc le suivant : si je trouve une nouvelle approche de tel ou tel effet ou routine, je la met en œuvre pour moi (pour mes spectacles), pour sortir du lot. Je ne commercialise pas ma méthode. Je me garde le droit de la donner à qui je veux au gré de mes rencontres. Et si un jour je veux passer à autre chose ou qu'il y a tellement de choses que je présente que cela m'importe d'en publier certaines et que je sens qu'il y a demande, alors je publierai. Je trouve qu'aujourd'hui, tout va trop vite : dès qu'on a une idée, on pense tout de suite à la commercialiser au milieu magique. Le business passe avant l'amour de l'art, avant le plaisir de présenter SA propre magie (car c'est un réel plaisir de présenter quelque chose que l'on a élaborer soi-même). Je trouve cela dommage. La vraie question à se poser est donc : pourquoi je veux commercialiser ? Pourquoi ne pas garder ce que j'ai trouvé pour moi (au moins un temps) ? L'ai-je assez présenté en public pour que sa commercialisation soit plus que mercantile ? Attention : ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dis ! Je n'est pas dit que commercialiser était mauvais. Je dis juste qu'il faut réfléchir à deux fois avant de commercialiser, de le faire que lorsqu'il y a plus qu'une envie soudaine de "partager" l'idée et/ou de se faire un peu d'argent. Et comme dit plus haut, le jour où on veut finalement commercialiser, on se renseigne avant pour ne pas faire de tort à celui dont on s'est "inspiré" (et parfois même plus qu'inspiré). Patience, mesure, réflexion, honnêteté et diplomatie. On peut se passer de protections par le droit d'auteur, d'attaques en justice et de toutes ces choses si nous sommes capables de nous entendre, de faire preuve d'éthique et de courtoisie.
  6. Gaëtan BLOOM a publié une routine dans la revue Le magicien avec cette petite chenille (il l'appelait Mr Whoompie il me semble). La routine était la suivante : une carte est choisie et perdue dans un jeu. La chenille est présentée (quelques mouvements) puis elle disparaît et lorsqu'on coupe le jeu, elle est là, sur la bonne carte. C'est le même genre de routine que la pièce (ou du jeton) qui disparaît et se retrouve dans le jeu sur la carte choisie sauf qu'il y a le côté gag en plus et une impossibilité supplémentaire due à l'épaisseur de la chenille (par rapport à la pièce ou au jeton de casino). La première idée qui m'est venues lorsque j'ai acheté cette petite chenille, c'est de la transformer en papillon. Comme j'ai toujours pratiqué les papillons volants (à l'éventail) sur scène, je me suis mis à présenter une version en close-up. Ce n'est pas le genre d'illusion que je présente de table en table mais juste avant de commencer à passer de table en table. Je me balade dans la salle avec la chenille, la fait tourner un peu autour de l'éventail fermé puis la transforme en papillon grâce à un accessoire très connu des magiciens (et auquel Gaëtan a immédiatement pensé en voyant la bestiole, du genre : "voyons voir si ça peut rentrer dans un...."). J'utilise une petite bonbonnière : c'est comme un verre à pied mais en plus élégant et avec un couvercle. Et même enfermé dedans, il est possible d'animer la chenille et/ou le papillon. Aujourd'hui, je ne me ballade plus avec la chenille et mes papillons mais avec un bébé qui se cache dans son couffin et qui fait coucou de temps en temps (pour changer un peu). Si il existait un livre ou une vidéo sur la manipulation de cette chenille je serais intéressé aussi car je me suis toujours limité à la faire se balader d'une main à l'autre et s'enrouler un peu autour d'un bâton (que j'ai vite remplacé par le manche de mon éventail).
  7. Il s'était réellement blesser. Le rond verdâtre, c'était en plus et oui, je sais que c'est dû à la formation d'oxydes de cuivre (je suis professeur de physique-chimie, je sais encore faire la différence entre une blessure et une trace d'oxydes sur la peau ). Personnellement, je n'utilise pas cette passe car en dehors de l'effet de la pièce qui remonte, tout ce que j'ai pu voir avec était bourré d'angles et/ou risqué au niveau des flashs. C'est une technique géniale pour faire de la magie en vidéo ou dans une situation sans contraintes d'angles mais pour le table en table (la situation que je rencontre le plus), ça ne me convient pas.
  8. Version comique : avec une mitrailleuse et tu ressors les 150 douilles une par une de ta bouche. Version arc et flèche : en reprenant le principe des cannes à apparition / disparition ? Version paintball : tu t'en prends plein la poire mais la couleur correspond à celle choisie ! Au passage, Lionel MARTIN (Lord MARTIN) présentait un Bullet Catch avec un pistolet paintball à l'hôtel des Pirates de Nigloland il y a quelques années.
  9. Personnellement, sans parler de tendinite, les deux médecins magiciens que je connais au club m'ont tous deux dit que la "muscle pass" n'était pas très bonne pour les muscles de la main. D'autre part, j'ai un ami accroc à cette passe qui est allé jusqu'à saigner. Il s'était tellement entraîner qu'il avait en permanence un rond verdâtre au creux de la main. Je ne sais plus où j'avais vu ou entendu un magicien connu et adepte de cette passe également, dire qu'il fallait s'entraîner jusqu'à développer un petit peu de corne à la base du pouce afin d'envoyer la pièce plus facilement (et puis loin). Il existe même des concours de "saut en hauteur" avec une sorte de mini poteau de rugby en Asie. Bref, tout ça pour dire que oui, la "muscle pass" peut faire mal et aller jusqu'à blesser au sens propre.
  10. La Duvivier Coin Box est très bien mais attention, la pièce gimmick peut se décoller (elle n'est pas soudée mais juste collée) et il ne peut s'agir d'une copie (je l'ai achetée chez Mayette). D'une manière générale, les produits Tango fonctionnent correctement, je n'ai jamais eu à m'en plaindre mais d'un autre côté j'en utilise très peu. J'ai quelques pièces de Lunates et de Xavier Belmont. J'en ai vu d'autres de MKS, etc... ils sont tous capables de réaliser de pures merveilles tout comme des choses franchement discutables au regard du prix demandé (toujours exorbitant). Personnellement, j'estime après en avoir déjà acheté et utilisé que cela ne vaut pas le coup d'acheter une pièce spéciale 150€ pour une routine, aussi belle soit-elle mais chacun fait comme il l'entend. Il y a tellement de routines aussi fortes réalisables avec moins de moyens que cela... surtout que ce genre de pièce reste souvent fragile au moindre accident (chute accidentelle), qu'on hésite toujours à la laisser à l'examen même si le secret est très fiable et que le temps (l'oxydation) aura raison d'elle avec le temps. Pour un professionnel qui tourne très régulièrement avec ce genre de gimmick et/ou qui fait des shows télé, ça peut valoir le coup mais pour celui ou celle qui va présenter la routine une centaine de fois dans l'année, ça vaut moins le coup (à mon sens).
  11. Même sur le fait qu'on t'ait cité les French Twins et Fred Razon, j'ai de gros doutes. Je me demande si Woody n'en remet pas une couche pour poursuivre le débat car cela me semble très très peu probable que des profanes ressortent les noms des magiciens comme ça, à moins qu'ils ne viennent de les voir la veille à la télé ou en spectacle sur scène. Cela étant dit, admettons que ce soit vrai. Cela signifie uniquement qu'ils ont été marqué par les numéros qu'ils ont vu et comparent avec ce qu'ils voient en live. Comme je l'ai toujours dit, c'est une histoire de culture magique : les profanes ne peuvent évaluer la qualité d'un illusionniste et de ce qu'il présente qu'en comparant par rapport à ce qu'ils connaissent. Les profanes ne peuvent évaluer le niveau technique de l'artiste, sa créativité, son originalité qu'à partir : - de ce qu'ils perçoivent : à partir de ce qu'ils voient, entendent, ressentent... - de ce qu'ils ont déjà vu (à la télé ou de leurs yeux), entendu parler ou lus Ainsi, un illusionniste dont la LD sera médiocre (du genre "qui passe" mais peu naturelle) mais qui saura faire un accordéon sera un très bon manipulateur aux yeux des profanes alors que celui dont les techniques sont si fluides et naturelles qu'elles sont invisibles (et au service de la magie) mais qui ne fera aucune fioriture (qui ne montrera pas ouvertement son habilité), ne sera pas perçu comme un bon manipulateur voir comme quelqu'un qui ne manipule pas du tout. Ainsi, il suffit qu'un illusionniste soit présenté comme l'inventeur de ce qu'il présente ou annonce lui-même une routine comme étant sa création pour qu'un public profane le croit. Ils n'iront pas vérifier. De même, il suffit de présenter une grande illusion peu courante à la télévision pour que le public pense que c'est une nouveauté et/ou une création de celui qui la présente. En bref, le genre de réaction de profanes que Woody expose dépend aussi de l'instant : un soir ils trouveront un tour démodé et le lendemain, après une émission où ils auront vu un illusionniste présenter le même tour de manière "dingue", le trouveront tout à coup moderne. Par définition, être moderne, c'est être à la mode. Donc ça change tout le temps (même si il y a des cycles). Et je vais encore me répéter (ça doit faire la 3ème ou 4ème fois que j'écris ce qui va suivre) : Il ne faut pas confondre modernité et originalité. - l'originalité ne repose pas sur une période dans le temps (ce n'est pas intemporel, mais presque) : être original, c'est être le seul à présenter quelque chose ou du moins, de cette façon. A la notion d'originalité est rattaché le côté UNIQUE. Et dans "originalité", il y a "origine", la source : être le premier à... faire ce ci, cela, de cette manière. - la modernité est figée dans le temps : un jour ce ne sera plus à la mode. Et c'est tout le contraire de l'originalité puisque être moderne revient à adopter ce qui est à la mode en terme de type de magie (le mentalisme et l'hypnose en ce moment), d'effets (Book test, Accaan, double vue,....), de matériel (tablette, écrans, Rubik's cube,...), de techniques et gimmicks (pads, préshow, com**** inst******). Etre moderne revient donc à faire comme la majorité. D'autre part : - l'originalité nécessite d'être créatif alors que pour être moderne, la créativité n'est pas une nécessité - ce n'est pas parce que c'est moderne que c'est mieux alors que l'originalité est le reflet d'idées nouvelles et fait progresser l'art Pour illustrer mon propos, voici un numéro démodé mais très original : Et voici un numéro moderne mais qui n'est pas original : Greg Frewin, Dani Lary, Hans Klock, Mike Mickael, Gilles Arthur, Bertran Lotth, Enzo Wayne, Jad et je pourais facilement doubler, tripler, quadrupler la liste de ceux qui présentent la même illusion et cela, quasiment de la même manière. Mais c'est à la mode en grande illusions ces derniers temps. Pendant environ 5 ans (2010-2015), c'était le carton volant : Magix Unlimited, Hans Klock, ... je pourrais presque reciter les mêmes. Ensuite il y a eu la lévitation sur tréteaux. Une nouvelle version est arrivée sur le marché et après un passage de Laurent Beretta à la télé vision, tous l'ont adopté : Bertran Lotth au Futuroscope, Dani Larry au Cabaret de Sébastien, Julius Frack bien sûr, etc... En mentalisme, combien de fois a t-on vu (et voit-on encore) la "Color Prediction" ? Que l'on remplace les feutres par des bombes de peintures ou autre n'en fait pas un numéro vraiment original. Plus un numéro est unique (=un seul artiste le présente), plus il est original. Plus un numéro est moderne, plus il y a d'artistes qui le présentent et donc moins il est original. Un numéro peut être moderne et original mais il ne restera pas original longtemps si il est facilement reproductible. Quant à son caractère moderne, il est aussi voué à disparaître. Déduction : pour avoir un numéro original qui perdure dans le temps, il ne faut pas qu'il soit trop moderne (ancré dans une période, dans une mode), difficilement remontable et difficilement reproductible.
  12. Moi je pense que Woody nous en raconte une bien bonne ! Cette situation me semble trop irréaliste pour être vraie. Parce que si c'est vrai, cela veut dire que ses proches sont assez intéressés par la magie pour avoir regardé Diversion, avoir mémorisé le nom des jumeaux (French Twins), connaître le nom de Dai Vernon et un peu ce qu'il présentait, ... c'est une situation qui n'est pas impossible mais franchement peu probable lorsque l'on sait que 90% des gens ne savent que citer un ou deux nom de magicien en France (Copperfield, Majax, Garcimore pour les plus âgés; Copperfield, Dynamo, Messmer pour les plus jeunes). Il est vrai que les routines choisies, aussi bien exécutée qu'elles furent, comportent presque toutes un effet répété (As protés, carte ambitieuse, enclavement/désenclavement de bague, toutes ses routines comportent des répétitions d'un même effet). Donc si la présentation ne faisait pas rire toutes les dix secondes, c'est vite "chiant" devant un public constitué de proches qui nous ont déjà vu pratiquer et qui plus est bien arrosé. Je pense qu'une apparition de bouteille pleine au coton flash suivi d'un effet de verre à travers la table avec des lines qui fassent rire (ne pas hésiter à miser sur l'humour érotique dans ce genre de situation, sans tomber dans la grivoiserie bien lourde non plus) et d'une torsion de cuillère auraient mieux convenu. En tout cas, c'est ce que j'aurai semblé improviser dans pareille situation. Matériel nécessaire : un splash, un flasher, une serviette de papier éventuellement et beaucoup de culot ! Si cette situation est vraie, ce n'est pas parce que les routines étaient mauvaises techniquement mais parce qu'ils se sont fait ch*** pendant 10min. Et dans ce genre de situation, il ne faut surtout pas se prendre au sérieux. Suite à la demande, je pense qu'il fallait répondre par un gag genre le voyage des doigts d'une main à l'autre avant de les prendre par surprise avec un effet flash. Et enchaîner, vite et bien.
  13. Congrès de Heathrow l'année dernière : Joshua Jay présente un des cadeaux qui nous avait été remis (à chaque congressiste) : une affiche de Johnny Thompson en ajoutant quelque chose comme "Johnny, tu sais que tu es parti pour près de 500 dédicaces après cette interview ?" Plusieurs heures après l'interview, Jonnhy Thompson était encore assis à une table en train de signer des affiches. Je crois que je suis un des rares à avoir son affiche vierge. Il était venu pour une interview (truculente au passage) et la sortie de ses livres mais nous avait gratifié de quelques routines dont un sac à l'œuf parfaitement maîtrisé, rempli de lines que je ne comprenais pas toutes mais qui faisaient mouche à chaque fois sur les anglophones et une routine de cartes pensées incompréhensible. Je crois qu'après Fool Us, la sortie de ses bouquins, ses dernières interventions dans les congrès, ses interviews, etc... il a transmis tout ce qu'il pouvait avant de partir (car il le sentait et s'y préparait depuis à moment à mon avis), à commencer par sa bonne humeur. Il ne se prenait pas au sérieux, était très accessible et avait une culture incroyable. Salut l'artiste ! Une de ses imitation de Dai Vernon au milieu d'un "délire" avec Dani DaOrtiz. "I dont' know how !".... "I don' know why !"
  14. Pour le coup ce sera à Turin et non à Saint-Vincent mais oui, nous pourrons nous retrouver à une table et/ou à un bar.
  15. Pour les dates, c'est toujours du 16 au 19 mai et pour le lieu, c'est à Turin mais où précisément ? Cela devient inquiétant. D'autant plus que nous sommes toujours sans réponse de l'équipe organisatrice.
  16. J'avais découvert cet artiste lors du congrès BMF le 15 octobre 2017. J'avais beaucoup apprécié son numéro lors des championnats de Belgique, d'autant plus qu'il fut l'un des rares candidats Flamand à avoir présenté son numéro dans les deux langues. J'ai vu son spectacle récemment à Reims et je l'ai apprécié tout autant. Son numéro primé ne figure pas dedans mais un numéro très similaire y est. Il s'agit d'un spectacle de mentalisme dans la lignée du mouvement "magie nouvelle", mélange de théâtre, de musique, d'expériences de physique, de poésie et de mentalisme. Le début peut sembler un peu long à démarrer mais l'ensemble sort des sentiers battus et plaît beaucoup aux profanes. Il a développé quelques concepts avec beaucoup d'intelligence. Je ne peux que vous inciter à découvrir ce spectacle et cet artiste.
  17. Même chose. Aucune réponse de l'équipe organisatrice, pas plus que de l'italienne chez qui nous avions réservé un appartement à Saint-Vincent.
  18. C'est propre. Simple mais efficace. Bien trouvé Mankaï ! Pour que ce soit encore mieux, je trouve qu'il faudrait : - que le moment où la veste est transpercée soit plus brutal (planter le couteau dedans), comme pour le stylo dans le billet : en gros, voir la main tenant e couteau prendre son élan et le planter d'un coup dans la veste sans avoir à saisir celle-ci. J'ai une petite idée pour avoir la bonne saisie rapidement mais je ne suis pas certain que cela fonctionne. A tester. - la veste doit être suspendue à un porte manteau (cadre à roulettes ou pied avec tube plié en potence) afin de justifier le fait de mettre un cintre.
  19. Avec mes parents, nous avons aménagé tout le grenier de chez mon grand-père pour y entreposer mon matériel. Il se compose de 3 pièces : une grande pièce où on trouve une bibliothèque et plusieurs petits meubles contenant tous du matériel pour la magie de scène. Une autre pièce comportant une seconde bibliothèque et d'autres petits meubles comportant tous du matériel de close-up. Pas de gros meubles. Les murs et le plafond sont blancs et le plancher clair. Tout cela pour apporter un maximum de luminosité et d'aération. Ensuite, je ne voulais pas que cela ressemble à des pièces spécial magie mais à deux salons un peu chic. Presque tous les meubles sont des meubles que nous avions déjà et avons remis en état ou des meubles achetés en vide-grenier. Les meubles type semainier, chiffonnier, etc... comportent beaucoup de tiroirs. Tout est trié. Ainsi j'ai par exemple un ou plusieurs tiroirs avec : - des gags, farces et attrapes - des routines et gimmick liés à la magie du feu - des gimmicks et routines liés aux briquets et stylos (tout ce qui est "padle") - des routines de petits paquets - des cartes spéciales - des pièces et portes-monnaies etc... J'ai aussi quelques tiroirs dont le contenu correspond à un auteur : ainsi j'ai par exemple un tiroir ne comportant que des routines de Dominique Duvivier, un autre que des routines de Tommy Wonder. Et puis il y a mes tiroirs "bricolages" classés par thème : temps, féérie, alchimie, humour & jeux de mots, etc... Sans parler des tiroirs d'outils : tiroir avec tout ce qui adhésifs, colles, gommettes; un autre avec tout ce qui est tracé et découpe (règle, compas, cutters de précision, etc...). Pour répéter, j'utilise un grand tapis épais afin de préserver le plancher en chêne (pour les pièces et balles qui tombent entre autre). Au départ, je voulais installer des gradateurs pour les lampes de pièce afin de voir ce qui serait le mieux pour certains de mes numéros mais au final, j'installe carrément mes projecteurs sur pied à treuil sur d'autres tapis et me filme dans les conditions d'éclairage les plus proches possibles de celles que j'aurai. Bon, ce n'est jamais possible car la plus grande des deux pièce reste très petite par rapport à une salle de spectacle. Pas d'étiquettes sur mes tiroirs sauf pour un meuble qui en comporte beaucoup. Je sais où est quoi à peu près par cœur. J'ai plusieurs séries de valises. Pour un spectacle de scène j'essaie de me limiter toujours à deux valises : une pour la première moitié du spectacle et une pour la seconde. Ah ! Encore quelques détails : - tous les objets de décoration de mon grenier imaginaire (c'est comme ça que je l'appelle) font l'objet d'une routine ou d'un numéro (ou interviennent dedans) - aucune routine ne rentre dans mon grenier imaginaire tant que je ne l'ai pas présentée en public au moins une fois (hors clubs et famille) - aucun livre n'a le droit à sa place dans une de mes bibliothèque tant qu'il n'a pas été lu (sauf les Dhôtel que je n'ai pas terminé, je n'en n'ai lu que les trois premiers tomes et les certaines revues).
  20. Je termine mon petit compte-rendu comme promis avec le Clos-Lucé : Disséminés dans le parc, vous trouverez différentes inventions de Léonard De Vinci reproduits grandeur nature et fonctionnels : balançoires, roues et système type "vis sans fin" pour prélever de l'eau, système pour soulever de lourdes charges avec peu de force, ponts novateurs pour l'époque, char de combat, mitrailleuse, idée d'hélice pour s'élever dans les airs, etc... A l'intérieur des bâtiments, d'autres inventions tout aussi incroyables et les appartements de l'ingénieur du roi : Je confirme avoir vu la Pepper Ghost Illusion dans une des salles :et c'est très bien fait : Parmi les inventions incroyables : le roulement à billes, la clé à molette, le détecteur d'humidité, un anémomètre ultra simple, des systèmes de défense ingénieux pour les châteaux, la bouée de sauvetage, le vélo, la voiture, un lion mécanique, le parachute, etc... Je ne peux que vous inciter à venir visiter ces lieux enchanteurs et passionnants. En espérant que mon petit compte-rendu vous aura donner envie de sortir sur Blois ou ailleurs, de rencontrer d'autres passionnés de magie ailleurs que un forum (mais parfois grâce au forum). A bientôt, Marc Page
  21. Pour moi, il n'y a pas de règle à suivre concernant le fait qu'il faille ou non présenter deux fois (ou plus) le même tour. Dans certains cas, ce sera un avantage, dans d'autres un inconvénient et pour d'autres encore, cela n'apportera ni n'enlèvera rien à l'illusion présentée. Concernant la recherche d'une nouvelle présentation, d'une nouvelle méthode, d'un nouveau gimmick pour présenter tel ou tel effet, même si la modification apportée ne change rien à la perception que le public en avait déjà avec les autres versions, c'est toujours intéressant. Chercher est toujours intéressant, même si on finit par réinventer l'eau tiède (ou la roue). Au moins on cherche et on trouve par soi-même, on stimule notre imagination, on met en relations plusieurs connaissances et cela peut apporter parfois bien plus que ce que l'on cherchait au départ. Alors même si la routine de couteau à travers la veste de Mankaï fait appel à un procédé déjà existant, qu'importe. Il l'aura trouvé tout seul et c'est stimulant. Personnellement, je ne sais pas si l'idée d'utiliser un cintre est de Mankaï. Je n'ai en tout cas jamais vu ou lu de version utilisant un cintre et rien que cette idée pour éviter d'avoir à faire tenir la veste par deux spectateurs est intéressante. Une des difficultés de cette routine est (et en particulier lorsque vous la présenter avec des enfants ou des adolescents) de gérer les deux spectateurs qui tiennent la veste pour qu'ils ne regardent pas derrière. Lorsque je présentait cette illusion (ça remonte déjà à plus de 15 ans, j'étais encore lycéen), j'utilisait la méthode classique décrite dans le cours Magica (du moins, il me semble que c'était dans ce livre) et même si je n'ai jamais eu de soucis, je n'était pas rassuré à un certain moment de la routine. Bref, sans parler de la méthode proprement dite développée par Mankaï, rien que l'idée du cintre apporte un plus : ne plus avoir besoin de faire tenir la veste par un voir deux spectateurs.
  22. Comme plusieurs personnes suivant cette discussion, j'ai pensé aux Max Dif mais je ne l'ai pas cité car ces livres sont maintenant assez difficiles à trouver et onéreux. Si vous êtes sur Paris, vous pouvez en consulter un ou deux à la bibliothèque Georges Pompidou. A chaque fois que j'allais sur Paris, je me rendais dans cette bibliothèque lire 1h ou 2h un peu de Dhôtel ou de Max Dif. Ils n'ont pas les collections complètes mais c'est une façon de les avoir entre les mains sans frais et honnêtement.
  23. Un grand classique pas si souvent présenté que cela : avec une seule carte blanche, tu peux donner l'illusion d'un jeu blanc. Il faut savoir faire un éventail bien régulier à une ou deux mains et avoir un jeu Américain (2 index). Pour une petite entrée visuelle (jeu dont les faces apparaissent). Pour la transformation, j'utilise un grand classique aussi : le changement de couleur de Erdnase en décalant la carte vers l'extérieur (beaucoup ramène la carte au niveau du jeu, ce qui est moins beau et suspect). Mais on peut opter pour un autre changement de couleur comme celui de Cardini, celui de Damico, etc... Sinon, tu peux prendre n'importe quelle routine cartomagique et te demander si remplacer le jeu ordinaire par un jeu blanc n'ouvrirait pas d'autres possibilités. Je présente par exemple la routine de Joshua Jay "Card Artistry" avec un jeu blanc. Je demande au spectateur de faire un petit dessin sur une carte blanche et de signer son œuvre. A la fin, son œuvre se retrouve ainsi parmi les autres tableaux. Je combine cette routine avec une routine de fusion de mon dessin avec celui d spectateur sur une même carte (pas dos à dos comme dans une routine de fusion de deux cartes signées mais une vraie fusion des deux dessins). Ainsi il ne repart pas avec son propre dessin en souvenir mais une œuvre que lui et moi avons réalisé ensemble (et qui constitue une sorte d'objet impossible).
  24. Et si vous venez sur un congrès, n'hésitez pas à bavarder un peu avec le monsieur à moustaches au stand couvert de bouquins en tous genres. Il s'appelle Georges NAUDET et sa gentillesse n'a d'égal que sa culture magique. N'hésitez pas à faire venir ce monsieur en conférence au sein de votre amicale ou à vous rendre à une de ses conférences si il en fait une près de chez vous. Je sais que c'est toujours délicat de faire venir un conférencier sur l'histoire de la magie. Sa venue sur Reims est en bonne voie. C'est lui qui rédige la rubrique historique du chardon magique dont parle Frédéric.
  25. Comme je l'ai précisé, je ne nettoie que mes cartes spéciales pour tours de petits paquets. Je n'ai jamais eu de gêne particulière par rapport au glissage des cartes. Les cartes des 3 routines de petits paquets que j'utilise le plus (c'est-à-dire au moins une centaine de fois par an) ont pour certaines plus de 10 ans et sont toujours belles et glissantes car j'en prend grand soin. Il n'y a que ma routine de petit paquet préférée que j'ai racheté en triple. Pour les cartes ordinaires, je ne m'embête pas, je les change. Quant aux jeux complets de cartes spéciales, là aussi j'en prend grand soin (j'évite de les poser sur la table, je les conserve dans un endroit sec et plutôt froid). A ce propos, j'ai remarqué 3 choses avec le temps : - les paquets de cartes déjà ouverts stockés dans une pièce assez froide (mais au sec) durent plus longtemps - mettre les cartes sous presse, ça fonctionne. La différence avec un jeu type USPCC n'est pas énorme (mais pas négligeable non plus, ça se sent). Cette technique était très utilisée pour les jeux éventails (jeux à changement de couleur selon l'orientation des cartes et le sens dans lequel on les éventaille). Ma presse est constituée de deux plaque de bois (chêne) qui se rapproche comme un étau avec simplement deux boulons à écrous papillons (fabrication maison). - les jeux peuvent récupérer leur glisse en les travaillant longuement : en faisant des éventails, en les étalant en main et sur table, en faisant des mélanges à la française, etc... plutôt les manipulations ou fioritures qui se font dans un plan que celles où les cartes sont "tordues" (mélange américain, accordéon, endossages, etc...) Ce qui me fait dire cela, c'est que lorsque l'un de mes jeux de cartes devient trop incomplet (plus de 8 cartes) ou commence à ne plus glisser correctement, je le met dans ma réserve de cartes pour mes productions de scène. Je m'entraîne avec ces cartes pour mes numéros de scène et au bout d'un moment, elles se remettent à glisser. Je remarque particulièrement cela en réalisant des productions d'éventails en série (à l'endossage). Celles qui sont encore bien raides (presque neuves mais jeu incomplet suite à une soirée close-up), je les met à part : elles serviront aux lancés. Les plus raides (les plus neuves) serviront aux lancés avec rebond au sol ou les lancés à grande distance. Voilà comment je "recycle" mes cartes. Et à la fin de mes spectacles, je donne toutes les cartes que je produit ou lance. Je ne veux pas m'amuser à les stocker inutilement et cela fait des heureux.
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