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Marc PAGE

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Tout ce qui a été publié par Marc PAGE

  1. Cela fait beaucoup de dépendance à des circuits, à des batteries...j'imagine que tu as déjà entendu cela mais je fais partie de ceux qui sont très méfiants par rapport à ces technologies merveilleuses. Je pense qu'au premier soucis quel qu'il soit, tu seras heureux d'avoir le plan B. Oui et cela laisse la place à des situations amusante. Ton personnage peut traduire ce que dit le corbeau selon ce qui l'arrange, il peut déformer volontairement ou involontairement ce qu'il essaie de dire, sans parler du long discours traduit en quelques mots ou l'inverse. Je vois. Et il y a un potentiel supplémentaire lié au choix de l'animal (un oiseau) : il peut pondre un oeuf, perdre des plumes, battre des ailes ou cacher quelque chose sous l'une d'elle, il peut ouvrir le bec (le Racoon n'a pas de bouche qui s'ouvre), etc... Il y a d'autre part pas mal d'histoires et d'expressions en France avec des corbeaux et plus généralement avec des oiseaux (les histoires avec des ratons laveurs...beaucoup moins) associés à la chance ou à la malchance (oiseau de mauvaise augure), à la paix (colombes), aux messages (pigeons voyageurs), à la livraison de bébés (cigognes), à l'arrivée du printemps (hirondelles), au pôle Nord (pingouins), à la pêche (Martin pêcheur), à César, Napoléon, à la royauté (Aigles), aux indiens (Oeil de faucon), à la mort (Vautour), à la répétition / l'imitation (perroquets), au refus de faire face à la réalité (faire l'autruche), aux femmes prétentieuses parlant à tort et à travers (perruches), au gigantisme (albatros), etc... Tu sembles préparer ton spectacle avec beaucoup de minutie et de patience. Tu sembles aussi anticiper pas mal de contraintes ou problèmes potentiels. Le résultat devrait donc être à la hauteur de tes désirs. En tout cas, c'est tout le bien que je te souhaite.
  2. Patience et persévérance. Au bout d'un moment, tout vient et on ne sait même plus pourquoi ni comment c'est venu. Je le dis souvent à celles et ceux qui pensent que la "manipulation" repose essentiellement sur la taille des mains et leur souplesse : c'est faux. Avoir de grandes mains, qui plus est agiles est un avantage mais ce n'est pas l'essentiel. L'essentiel, c'est d'habituer le cerveau à contrôler la pression des doigts (juste ce qu'il faut), à mémoriser certains enchaînements, certains placements des doigts. Ce travail d'apprentissage de notre cerveau, ce n'est que par la répétition, l'erreur et la correction après s'être vu (filmé) que qu'on y parvient. Pour appliquer la règle la plus importante dans ce genre de lévitation ou animation, c'est à dire "lorsque l'objet bouge, les mains ne bougent pas et lorsque les mains bougent, l'objet ne bouge pas" est contre-intuitive au début. Il y a un travail mental inconscient que l'on fait lorsqu'on s'entraîne à avoir le bon geste, celui qui permet de donner vie à l'objet, de rendre son mouvement indépendant du nôtre. Sans cette rupture entre nos gestes et celui de l'objet, la magie n'opère pas ou très peu. Je pense que tu l'as déjà bien compris mais je voulais juste te conforter dans l'idée que même si ça fait des mois que tu es dessus, si tu es déterminé à produire cette illusion, cela viendra, à un moment, le geste sera le bon et tu le reproduiras sans problème. Autre conseil : ne pas passer des heures à répéter un même mouvement. C'est souvent contre-productif (en tout cas pour ma part). Par contre faire 5 à 10 fois le même petit enchaînement (durant 10-15min) deux ou trois fois dans la semaine est plus efficace. Et se filmer, regarder les fois où c'était le mieux et essayer de comprendre pourquoi. On est parfois peu satisfait d'un mouvement lorsqu'on le réalise et finalement le rendu n'est pas mal du tout et inversement, des choses qu'on trouve vachement bien de notre côté mais qui, du côté du public ne sont pas si bien que cela. Le miroir est un faux ami car il ne te donne que la vision d'un spectateur dont le regard est à la même hauteur que le tien, ce qui est rarement le cas pour un numéro de scène (où les spectateurs sont souvent assis et plus bas si il y a une scène). D'autre part, l'alternance du regard entre ce que l'on fait et ce que ça donne dans le miroir ne nous permet pas d'être focalisé correctement sur l'enchaînement et donc de bien travailler le rythme, la fluidité. Se filmer permet de jouer son numéro et de se concentrer uniquement là dessus. Mais c'est sûr qu'il faut prendre le temps de brancher la caméra ou le portable, de l'installer sur un trépied ou à défaut, dans un grand verre posé sur un meuble à bonne hauteur (quand je n'ai pas le courage d'aller chercher le trépied et de l'installer) et ensuite le regarder la vidéo sur un pc (toujours mieux que sur l'écran de la caméra ou du smartphone), assis tranquillement pour en faire l'analyse dans de bonnes conditions. Pour la lévitation, attention : la lévitation d'un objet est une chose. La lévitation d'un être vivant en est une autre. La lévitation de quelque chose qui imite un être vivant encore autre chose et c'est le plus difficile à "vendre" comme illusion car il faut qu'en plus, la chose semble vivante. Bref, si ton corbeau est inerte durant sa lévitation, ce sera "vécu" d'entrée comme quelque chose de très mécanique visuellement. Donc soit tu disposes vraiment d'une technologie de pointe qui te permet de donner vie au corbeau durant sa lévitation (bec qui s'entrouvre et se ferme légèrement pour simuler la respiration, tremblements et regard inquiet pour simuler la peur du vide ou d'autres micro-mouvements donnant vie à ton personnage) soit il faut plutôt t'orienter vers une suspension impossible. Par exemple, tu prends une branche en main droite, tu places délicatement ton corbeau assis au bout de cette dernière et il tient en équilibre puis, saisissant momentanément et toujours très délicatement la branche avec ton autre main, tu poses le bout de branche que tu tiens sur le bout de ton index droit parallèle au sol et l'ensemble tient en suspension impossible. Dans ce cas, que ton corbeau reste une simple peluche inanimée est moins un problème. La ventriloquie est un domaine tout entier et difficile mais plutôt que la voix off, j'opterai juste pour des bruitage réalisés bouche fermée comme des "mmmmmhhhh", des "rrrhhhhhh", des "ohhhhh!!!", etc...et je ferai le narrateur (pour l'histoire). Ce sera plus "authentique", tu n'auras pas à te caler parfaitement sur ta bande son (ou à avoir un assistant très vigilant), cela donnera une personnalité à tes personnages (car tu y mettras plus de toi, de ta "voix") et tu découvriras sans doute quelques situations très drôles pour faire comprendre telle ou telle chose, tel ou tel sentiment, réaction. Après, loin de moi l'idée de faire changer ce que tu as prévu. Je te propose juste d'autres pistes exploitables si jamais ce que tu as prévu n'allais pas comme tu l'entendais ou si tu voulais essayer d'autres choses auxquelles tu n'aurais pas pensées. Et puis il va forcément y avoir un travail de marionnette aussi pour leur donner vie. Je ne sais pas si tu peux mettre la main dedans pour animer le bec ou si ce sont de simples peluches mais dans les deux cas, il va y avoir un travail d'animation à fournir. J'insiste là dessus mais ce sont les petits mouvements les plus importants pour donner vie à quelque chose d'inerte (bec qui s'entrouvre et très léger mouvement de haut en bas pour simuler la respiration et direction du regard). Les mouvements amples trahissent souvent la présence du manipulateur (même si il y a des exceptions).
  3. Ces corbeaux me font toujours penser au coq dans Robin des Bois et aux corbeaux dans Dumbo. Je ne sais pas trop pourquoi. Peut-être leur expression, le fait que Marc METRAL en ait un similaire qu'il fait parler et qui me rappel le côté narrateur du coq de Robin des Bois. En tout cas ils ont une bonne bouille et se prêteront à merveille dans une ambiance médiévale. Et si je parle de ces allusions à ces Disney, c'est parce que je pense que leur univers peut éventuellement t'inspirer (les personnages de Robin des Bois sont dans un cadre médiéval et parleront aussi bien aux adultes qu'aux enfants). Quant au masque volant et au coffre qui s'ouvre avec de la fumée, j'imagine qu'il s'agit de la merveilleuse création de Igor De Kort. C'est loin d'être simple à travailler car le fonctionnement n'est pas tout-à-fait comme une zombie classique. Le travail de Tommy Wonder et Dirk Losander te seront très utiles pour donner vie à ce masque. Igor De Kort l'a bien compris et l'applique à la lettre. Très joli blason. Pour le trépied, je mettrais juste de la lasure pour en foncer un peu le bois mais pas de la peinture (mais ça, ce n'est qu'affaire de goût). Je te souhaite une bonne construction. Merci de partager tes avancées ici et si je peux t'être utile ou faire naitre quelques idées au travers de mes connaissances ou élucubrations, ce sera avec plaisir. Pour celles et ceux qui ne connaissent pas, un petit retour en enfance :
  4. J'ai vu le spectacle de Clément BLOUIN lorsqu'il était venu à Troyes il y a quelques années. J'en avais déjà dit beaucoup de bien et là je confirme, c'est un excellent showman. Ceux qui me connaissent savent que je n'ai pas l'habitude d'utiliser des anglicismes (et que je déteste même ça, surtout lorsqu'on dit "french drop" au lieu de "tourniquet" par exemple) mais là c'est tout de même le mot qui le qualifie le mieux à mon sens. Quand Eric Antoine dit que c'est le meilleur dans le genre sur le plateau d'Incroyable Talent, je nuancerai cependant en rappelant les premiers passages de David STONE (le premier avec les carottes surtout) qui reste pour moi, la plus grande leçon de gestion de spectateurs, de culot, de réplique qui fait mouche toutes les 5 secondes, d'idées originales concentrées en quelques minutes avec une maîtrise technique impeccable. Clément BLOUIN a une très bonne présence sur scène, de l'humour, du charisme. La routine qu'il présente est à l'origine de Kieron JOHNSON pour ce numéro mais Clément BLOUIN a ajouté de nombreux gags autour qui en font vraiment SON numéro. C'est sa personnalité qui est la plus marquante, au delà de ce qu'il présente (qui est en plus très bluffant). Il n'a pas repris le personnage de Kieron JOHNSON, ce qui est tentant lorsqu'on découvre le travail de ce dernier, son rythme, le fait qu'il se permette apparemment tout et n'importe quoi. Concernant Alexandra BURGIO, c'est très bon pour celles et ceux qui la découvre et ne connaissent ni Tape Face, ni le travail de Mortenn CHRISTIANSEN car pour moi, elle a un peu repris le personnage de l'un et certaines idées du second pour construire un numéro bluffant mais où elle n'apporte pas encore assez d'elle-même pour un concours quel qu'il soit. Et je dis bien pour un concours car en spectacle, c'est très bon. En concours et qui plus est, en concours télévisé, c'est pour moi un devoir de mettre un maximum de soit dans ce que l'on présente. Le public profane attribue la paternité d'un effet ou d'un numéro au premier qu'il voit présenter ce dernier et on ne changera rien à cela. Par contre les jury d'émission et de concours peuvent et doivent être choisis pour leur compétences dans certains domaines mais aussi et surtout par rapport à leur culture artistique (la plus large et fournie possible). Cela permet de récompenser uniquement les meilleurs, les plus créatifs, ceux qui s'investissent au maximum pour élever la magie à un niveau supérieur et en constituer des vitrines à travers le monde. L'émission de Penn & Teller va tout-à-fait dans ce sens : il est difficile de les bluffer car ils ont une excellente culture magique (en plus d'être d'immenses artistes, d'immenses showmen) et par conséquent le niveau des artistes candidats qui s'y produisent est très élevé. C'est vraiment la crème de la crème de la magie mondiale qui essaie de pousser le schmilblick toujours plus loin à tout point de vue (idées ingénieuses, technicité hors paire, personnage marquants, scénarios bien ficelés, gestuelle impeccable, etc...). Quant à Jonio, que j'avais découvert à The Session en 2016 également, il a présenté son numéro signature où il produit un tas de chose de sa barbe. Là on retrouve un artiste avec sa personnalité et sa magie. Je préférais lorsqu'il faisait ses apparitions en silence tout comme je préférait le numéro Balltass de Yann FRISCH en silence mais même en musique, cela reste bon. Après, c'est mieux de le voir en vrai qu'à la télévision car je pense que le fait que ce soit filmé de cette manière dessert un peu l'effet de surprise de certaines productions (on a une vision qui dépend du cadrage). La première fois que je l'ai vu dans les couloirs de The Session, il sortait des pièces puis un oeuf de sa barbe et c'est une image qui reste bien en tête. On fixe sa barbe et chaque charge est impeccable. Avec la vue d'ensemble à la télévision, ça marche aussi mais au bout d'un moment, même le profane peu comprendre et ce, malgré une technique impeccable. Bref, tout ça pour dire que Jonio a sa place dans les concours et mérite de remporter des prix mais qu'un concours télévisuel n'est pas le mieux pour son numéro signature (sauf pour se faire connaître en Europe et je pense que c'est surtout ça son objectif car je pense qu'il est déjà un artiste reconnu dans notre milieu et tourne déjà pas mal dans les congrès et évènements magiques mondiaux).
  5. Il n'est pas facile de se procurer des boulons normaux en laiton, identiques au boulon spécial mais je pense que faire l'échange contre un boulon ordinaire, pas tellement pour le laisser à l'examen mais surtout pour le laisser en souvenir, serait une bonne façon de terminer. L'idée géniale du briquet que tu as a eu permettrait en plus d'aller à la poche pour l'échange de manière justifiée. Et là je cogite pour visser le boulon normal dans une carte de visite ou truc qui laisse une nouvelle impossibilité en souvenir au spectateur. Je pense à la pochette "Security Lock" de Lubor Fiedler qui est un Tenyo assez sympa. J'ai envie de réadapter son format pour mes cartes de visites qui sont, comme vous vous en doutez, des marque pages imprimés (et sont imprimés spécialement pour présenter d'autres effets avec d'ailleurs). Comme ça, même si le spectateur ne me rappelle pas, il s'en servira au moins comme marque page et ne sera pas jeté. J'aime bien coller, planter ou attacher un petit truc issue de l'une des routines que je présente en souvenir dessus. Alors pourquoi pas un boulon...
  6. Oui Gaëtan, je parlais bien de ça et en particulier de ce passage : Se payer le culot de dire qu'on utilise un cheveu ou fil alors que c'est vraiment la solution. Mieux ! (ou Pire, c'est selon) Se payer le culot de rembobiner son fil en le disant. Personne ne le croit ! Merci d'avoir une nouvelle fois raconté cela ici car je pense que ça vaut la peine d'être entendu ou lu par un maximum de magiciens. Oser. Oser est le secret pour bien incarner un personnage sur scène (au théâtre), ne pas avoir peur du ridicule, ne pas avoir peur des "a prioris" ce que vont penser les gens (même si il faut les anticiper) et ne pas avoir peur des critiques (qu'ils faut écouter, lire dont il faut tenir compte pour progresser). Je tenais à ce que ce soit toi qui la raconte plutôt que moi car j'étais sûr qu'il y aurait des petits détails et que ça transpirerait l'amitié que tu as pour Finn Jon et ça, je n'aurais pas pu l'écrire ainsi. Comme je le disais, j'ai voulu reprendre l'idée culotée de Finn Jon mais avec autre chose : avec le boulon qui se dévisse tout seul. Pas la routine de Finn Jon (qui utilise une autre méthode, géniale également) mais le boulon électronique. Je présente cette illusion en utilisant ton idée géniale de la flamme du briquet (qui au passage m'évite de porter une PK ring, moi qui ne porte pas de bague et n'aime pas trop en porter). Il y a des gens qui pensent vraiment que la flamme peut provoquer le dévissage et je suis sûr que certains essaient en rentrant chez eux ! Mais j'ai voulu aller plus loin et faire comme Finn Jon, dire ouvertement comment ça marche. Donc, quand les spectateurs me demandent comment c'est possible, je leur répond "En fait j'ai un mini moteur vibreur à l'intérieur de la vis avec la batterie dissimulée dans la tête et un interrupteur à distance que j'active avec le briquet !". Dis sur le bon ton (assez rapidement et très sérieusement), j'ai toujours eu la même réponse ou presque : "Nan mais en vrai !?". Ce à quoi je répond "En vrai, c'est ça ! Vous ne me croyez pas mais c'est ça. Enfin...ça et le magnétisme naturel que j'ai au bout des doigts !" (ce qui est encore une vérité puisque je parle de l'aimant sur le briquet mais que le spectateur n'interprète pas ainsi à cause de la construction de ma phrase et de mon intonation. Au final le spectateur fini par vous dire "C'est la matière qui fait ça ? C'est une matière spéciale ?", ce à quoi je fini par répondre "Oui, c'est du laiton. Vous essaierez chez vous". "En tout cas c'est beau. Merci". "De rien" Intérieurement, je rie.
  7. Ma compagne et moi avons vu ce spectacle à Troyes en début d'année. C'est un spectacle qui vaut la peine d'être vu. La mise en scène, le texte, le choix des effets et l'éclairage y sont particulièrement soignés. L'artiste est élégant, fait attention au poids de ses mots, à sa diction (car il est conscient qu'il "sauce" un peu parfois parvient à l'éviter au maximum grâce au travail) et les thématiques sont intéressantes. J'ai toujours apprécié également l'éthique de Viktor Vincent par rapport aux pouvoirs, au surnaturel. Il a su bien définir la frontière sur laquelle se situent les illusionnistes : il se définit comme un artiste qui présente des choses qui semblent impossibles, fruit d'un travail important et de choix raisonnés (manipulations, scénarios, psychologie, trucages ingénieux, mise en valeur de certains effets par le geste, le texte, la lumière, l'ambiance sonore, etc...).
  8. Je rejoins Loïc sur beaucoup de points. Ayant été spectateur cette fois, accompagné de ma compagne et ayant également acheté des places au gala public pour mes parents et certains amis du théâtre (tous profanes et qui certains, n'avaient jamais vu de spectacle de magie), je vais rendre compte de points de vus qui me semblent intéressants pour l'organisation de ce genre d'évènement. Tout d'abord, le gala de scène. Le choix de 3 numéros de manipulation dans un même gala n'a absolument pas posé problème car ces derniers avaient des univers et des effets bien distincts et originaux. Faire passer Francesco DELLA BONA, l'actuel champion du monde magie (toutes catégories confondues) en dernier l'a peut-être desservi un peu pour une raison simple : nous venions de voir des numéros aux univers très riches, aux effets variés, plein d'énergie et de couleur et Francesco présente un numéro en noir et blanc, très pur et posé. Je comprends que, par principe, on a choisi de clore le gala par le champion du monde actuel et il était difficile d'anticiper "l'enchaînement visuel" que cela donnerait mais je pense que son numéro aurait été encore plus apprécié si il avait été placé en deuxième, juste avec Mortenn qui nous a fait une excellente ouverture. Tous les numéros étaient originaux, visuellement impeccables, bien éclairés, bien sonorisés. Bref, pour moi comme pour ma compagne, mes parents et mes amis profanes, c'était un spectacle qui valait vraiment la peine d'être vu. Là où je peux affirmer que le choix des artistes était vraiment bon, c'est que dans mon entourage, presque tous le monde a préféré un artiste différent. Il n'y avait pas de consensus sur un ou deux artistes. Mon père a préféré Mortenn Chritianse, , ma compagne a préféré la virtuosité et la pêche de @Florian SAINVET, moi c'est l'univers plein de douceur et de poésie de Filiberto SELVI qui m'a le plus emporté, ma mère, qui n'aime pas trop la grande illusion ("les types avec les boîtes" comme elle dit, c'est moins intéressant) et qui était venu plus pour accompagner mon père qu'autre chose au départ, a passé un très bon moment et c'est Alberto GIORGI qu'elle a préféré avec en particulier le numéro du robot géant. Tommy, un ami du théâtre a préféré Mortenn également et a vraiement apprécié l'univers de Calista Sinclair. Cette dernière a été moins appréciée par mes proches car il y avait moins d'effets magiques mais ils ont tout de même apprécié la prise de risque, le fait qu'elle ait proposé quelque chose qui sorte de l'ordinaire. Un mot sur Mortenn tout de même, qui aurait pu rester dans sa zone de confort en nous présentant son numéro FISM, nous a non seulement présenter un autre numéro mais en plus a fait l'effort de le faire en Français ! Même si tous ses mots n'étaient pas parfaitement "audibles", cela suffisait pour comprendre sa magie. Coté personnage, c'est une vraie leçon : dès le gag du départ avec la lumière, le personnage est cerné. On dit souvent que les premières secondes sont les plus importantes : il en est l'exemple. Pour les magiciens, je me suis dit qu'il avait voulu faire sans doute un petit clin d'oeil à @Norbert FERRÉ présent dans la salle en commençant par un effet à répétition où l'étui revient sans cesse autour du jeu puis sa chaussette, la carte, la montre, etc... qui rappelle forcément ce que fait Norbert avec une chaussure (Pilou aussi le faisait dans son numéro). Bref, il avait vraiment bossé son numéro pour que ce soit le plus adapté au congrès et aux publics de ce jour. Côté conférence, la sienne fût ma préférée car en dehors du plaisir de retrouver cette personnalité très drôle, on a vu l'envers du décor, le côté précis, organisé et technique mine de rien (au niveau rythme, justification des gestes, etc...) derrière l'apparente désinvolture. Qui plus est, il nous a proposé une conférence avec des routines différentes de celle de son numéro de gala et de son numéro FISM. Je ne vais pas faire un CR détaillé de chaque évènement, j'en aurais pour des pages et je ne suis pas certains que vous en liriez ne serait-ce que moitié donc je vais parlé de quelques autres points qui méritent d'être soulignés : - effectivement, les afters n'étaient pas très animés côté magie. Ce n'était à mon avis pas de la faute des artistes à qui, à mon avis, on a dû dire "au fait, vous pourrez faire deux trois routines au bar d'à côté" alors que la plupart avait déjà tout donné sur scène l'après-midi et/ou le soir et voulaient sans doute se poser un peu, on le comprend. D'autre part, le lieu aurait pu être vraiment bien mais entre le manque de tables et de sièges, la musique très forte et la lumière en mode boîte de nuit, pour se poser et échanger, se montrer des routines, ce n'était pas possible ou très difficilement. Le partenariat avec le 3X+ est donc à renégocier sérieusement ou sinon il faudra aller voir ailleurs pour l'année prochaine, quitte à sélectionner plusieurs bars si il le faut (il y en a plusieurs de très sympas qui seraient, j'en suis sûr ouvert à ce genre de chose et moins branchés sur la "rentabilité"). - une belle foire aux trucs avec les marchands habituels mais quelques nouveaux aussi. @Jean-Jacques SANVERT avec qui on pouvait se poser, discuter et surtout lui présenter des routines (je dirais même que c'est ce qu'il attendait). Loïc et moi lui avons présenter deux-trois routines / techniques que nous avons travaillé en suivant certaines de ses publications, certains de ses conseils et nous avons droit à des retours personnalisés fort appréciables. - Etienne Pradier, qui nous a vraiment fait rire ma compagne et moi lors du gala de close-up. Le premier numéro/présentation je me demandais où il voulait en venir et ensuite c'était line qui faisait mouche sur line qui faisait mouche, le tout accompagné de gags visuels qui paraissent bêtes comme ça mais qu'il faut trouver ! Je pense qu'on ne réalise pas le boulot qu'il y avait derrière ces véritables sketchs pour magiciens. Remarque je dis sketch pour magiciens mais même ma compagne qui n'a pas encore vu tellement de spectacles de magies a ri à chaque blague ou gag (donc ça marche aussi pour les profanes si vous me lisez Mister PRADIER !). - une belle exposition sur Jean MERLIN commenté, pour qui le souhaitait par @Gaëtan BLOOM. Une très belle idée et l'emplacement était bien choisi car plutôt qu'une petite salle où beaucoup seraient passés à côté, la grande entrée permettait à tous de forcément passer devant et de s'y arrêter au moins 5-10min durant le congrès. - l'invité d'honneur : Finn Jon. J'attendais tellement ce moment depuis des années. J'avais peur de ne jamais le rencontrer un jour. La rencontre fut brève car il était, et cela se comprend, très sollicité durant le congrès, et je n'ai pas voulu le retenir plus d'une minute. Tout ce que je peux dire, c'est qu'à 86 ans, il est pour moi à chaque instant une leçon de magie et une leçon de vie : il aime ce qu'il fait, il est heureux d'être là et ça se voit, ça se sent et il rend ce bonheur à chaque instant. Avec son humilité, son regard d'enfant et sa soif incessante d'essayer de voir si on peut faire ceci ou cela avec telle ou telle chose, il s'amuse pour le plus grand plaisir de ceux qui l'entoure et pour son plaisir à lui aussi. C'est une très grande chance d'avoir pu voir et rencontrer cet artiste, cet homme, en vrai.
  9. Il l'avait déjà dit dans plusieurs interviews dont celle de Legacy. Oui, il lui fallait absolument ces boules de Noël qu'il avait trouvées d'une légèreté incroyable. Il y aussi l'histoire du jeu hanté présenté dans la rue en sortant d'un cabaret. @Gaëtan BLOOM l'a raconté plusieurs fois et si il le souhaite, je lui laisse le plaisir de raconter cette anecdote une nouvelle fois ici car elle témoigne du fait qu'on peut se permettre certaines choses qui nous semble trop culotées. Après avoir entendu cette anecdote il y a des années, j'ai d'ailleurs volontairement fait preuve de culot avec une autre routine (sans fil) pour voir la réactions de mes spectateurs à chaque table lors d'un close-up et c'est passé exactement comme pour Finn Jon. Certaines vérités si si improbables pour nos spectateurs qu'il n'y a aucune crainte à être honnête. [vmprod p=10239]
  10. Ce que j'aime beaucoup chez Finn Jon et que l'on retrouve chez Gaëtan d'ailleurs, c'est que lorsqu'ils présentent de la magie, ils s'amusent. Ils ont un réel plaisir à faire leur show, ça se voit, ça se sent et en tant que profane, on se laisse emporter, en tant que magicien, on a envie de jouer comme eux voire avec eux. Finn Jon résume souvent sa façon de voir la magie à ça : prendre un objet, n'importe quoi et de jouer avec. C'est ainsi qu'il a découvert pas mal de choses, parfois par hasard total (involontairement) mais souvent en provoquant le hasard, en jouant volontairement avec des objets pour voir ce qui pourrait se passer (en lançant un oeuf dans une épuisette, en jouant avec ses lunettes, en jouant avec une bulle de savon, avec un bout de fil, avec une boule de Noël, etc.. A 86 ans, sur un congrès, il ne peut s'empêcher de sortir une carte et de la faire tourner devant lui et autour de lui 5min avant d'entrer voir le gala public, de mettre en suspension un stylo que vous lui confier pour une dédicace, de voir si il peut faire tenir un gobelet en carton qui lui passe sous la main, etc...Finn Jon pense magie presque en permanence, c'est sa vie, c'est ce qui lui a apporter tant de choses, lui a permis de rencontrer tellement de personnes, de voir tellement de choses. J'étais très heureux de le rencontrer même si ce fut bref (il était très sollicité et je ne voulais pas l'embêter plus), j'ai rencontré un homme humble, heureux d'être là, un éternel enfant jusque dans le regard et je pour citer Jacques Delord, un "éternel magicien". Pour revenir à sa version des billets qui s'impriment à vue sans plier ces derniers comme dans la classique (mais très bonne) version de Patrick Page, elle est très bien décrite dans "A day with Finn Jon", je le confirme. C'est une version particulièrement adaptée pour la scène. J'en profite également pour parler d'un autre sujet : je pense que, sans le savoir, Finn Jon est à l'origine d'un outil assez à la mode ces derniers temps (pour les amateurs de chapelets entre autres), je veux parler de l'outil électronique vendu parfois sous de nom de "Dragon Scale". Il faut savoir que l'idée de base sur laquelle repose cet outil, Finn Jon l'avait trouvée depuis bien longtemps et l'utilisait avec un autre support que des cartes à jouer : des allumettes. Aucune version de la "Dragon Scale" ne cite Finn Jon mais je suis persuadé que c'est à partir de son idée, de sa trouvaille, sans doute là aussi découverte par un de ses hasards "provoqués" (en jouant avec une balance électronique et des allumettes) que ces outils ont été développés. En tout cas, Finn Jon est le premier à avoir eu l'idée et comme il n'est pas du tout du genre à défendre la paternité de ses trouvailles, je souhaitais le mentionner ici afin de saluer cet apport parmi d'autres à nos outils "multifonctions". Je n'en dis volontairement pas plus sur le principe, même si il est facile à deviner à partir de ce que j'ai dit ici. Il est bien sûr dans Legacy, que je vous invite à acquérir car en dehors du fil, Finn Jon vous surprendra sur bien d'autres choses.
  11. Pour l'instant, de ce que je sais, ce sera de nouveau à Troyes pour des raisons financières (coût du palais des congrès le plus intéressant; sachant que la location du palais des congrès représente la plus grande partie du budget d'un congrès). Il me semble que Tour était candidate pour le congrès 2026 mais qu'au moment du choix de la ville du congrès en mai-juin dernier, il n'y avait pas encore d'informations (dont une estimation assez précise du coût) pour leur palais des congrès. Cette information est à confirmer. Je vous restitue ce dont je me souviens de ce que nous a présenté notre président (à Reims) qui était présent aux réunions où ces discussions ont eu lieu. Bref, je pense que toute candidature est la bienvenue, qu'il faut vous adresser directement à un membre de la cellule congrès et qu'il faut savoir qu'un point déterminant est bien évidemment le palais des congrès (la capacité de son amphithéâtre, ses équipements, ses salles pour répartir tous les évènements et bien sûr son coût et ce qu'il inclus assez précisément pour une durée précise). Troyes a été choisie également pour sa relative proximité de la capitale (et donc des aéroports) et parce que le congrès s'était déjà fait en 2021 à Troyes et qu'il s'était bien déroulé globalement.
  12. Ce que je vais dire va sembler totalement illogique mais : Des règles sont nécessaires pour imposer des limites sinon ce genre d'évènement deviendrait impossible à organiser. On ne parle pas juste d'une réunion entre passionnés. On parle d'un évènement avec un coût conséquent en temps et en argent (pour les organisateurs et pour les spectateurs congressistes) donc il y a des attentes qui doivent être satisfaites un minimum. Après, certaines règles sont difficiles à comprendre. Je ne comprends pas pourquoi @David BURLET n'a pas été pris pour le concours mais nous n'avons sans doute pas tous les éléments pour le comprendre (peut-être a t-il demandé la gratuité de son congrès en échange de sa candidature au concours étant donné qu'il est quand même connu et reconnu dans notre milieu mais ce n'est peut-être pas ça du tout). Il y a forcément une raison et je ne pense pas que ce soit une éviction délibérée de la part des organisateurs. Bref, j'estime que des règles sont nécessaires. Mais d'un autre côté, je n'ai rien contre ceux qui transgressent ces règles (avec un certain respect tout de même, sans agressivité) car même si elles sont nécessaires, elles ne sont peut-être pas toujours judicieuses et les transgresser de temps en temps doit amener à les repenser pour qu'elles soient plus adaptées aux attentes de la majorité. La preuve en est par rapport à la situation que tu as décrite : je pense qu'aujourd'hui le magicien qui se produirai dans des fêtes foraines peut sans problème se présenter au concours national de la FFM et même de la FISM. Les choses bougent, l'état d'esprit aussi. Le tout lorsqu'on veut faire bouger les lignes, c'est de le faire sans agressivité, sans faire de tort aux autres. P.S. : j'adore ta photo du panneau "La sortie se fait uniquement par l'entrée" qui semble quelque chose de totalement illogique alors qu'en fait c'est juste un mauvais choix de mots. Ils auraient dû écrire : "Toute entrée ou sortie se fait par cette porte".
  13. Les noms officiels des espèces chimiques sont internationaux. Tout comme pour les formules chimiques, c'est un langage scientifique universel donc international (pas besoin de le traduire d'un pays à l'autre) et intemporel (depuis que nous sommes convenus de les utiliser, on fait en sorte de ne rien changer, tout comme les unités de mesure). Bref, peut-on considérer que le nom d'une espèce chimique est un mot de la langue française ? Utilisé en France, certainement. Caractéristique de la langue française, non. Anticonstitutionnellement a été pendant très longtemps le plus long mot du dictionnaire. Aujourd'hui, "intergouvernementalisations", récemment entré dans le dictionnaire le dépasse et peut aussi aller chercher "hippopotomonstrosesquippedaliophobie" (la peur des mots longs) et d'autres phobies à rallonge.
  14. J'imagine aussi le scénariste de James Bond lorsqu'il s'est dit "tiens ! Et si le méchant avait 3 tétons ?!" pour le film "L'homme au pistolet d'or". James Bond (incarné par Roger Moore) se retrouve d'ailleurs à un moment avec 3 tétons lui-aussi pour qu'on le prenne pour Scaramanga (le méchant). La belle et talentueuse Roxanne a monté un numéro avec ses cheveux il y a quelques années, un peu dans l'esprit des numéros de chapeau de Tabarin : Dans le même esprit, Eric Buss a monté un numéro avec de la mousse à raser sur son visage. Pour élargir le champ créatif, on peut aussi s'intéresser aux clowns, aux mimes, aux danseurs, aux marionnettistes qui utilisent leur corps ou une partie de leur corps pour créer des numéros qui sont de vrais pépites comme Hugo et son genou : L'univers d'Elliott, avec un gros travail sur l'expression corporelle : On peut aussi s'intéresser aux fakirs, régurgitateurs, etc... comme le célèbre Steevie Starr : Hadji Ali : Luis de Matos a sorti un coffret de dvds sur le fakirisme appelé "Extreme Human Body Stunts". Pour revenir à la magie, je pense aussi à la magie avec les pieds : Jay Sankey avait relevé le défi lors d'un congrès et les magiciens ukrainiens Vlad & Elena tournent toujours avec leur numéro original. Et toujours pour revenir sur de la magie après ce petit détour par d'autres arts, Sylvester The Jester qui a trouver un tas d'idées pour déformer son visage tel un personnage cartoon (pour moi, c'était "The Mask" mais en vrai, sur scène) : Je dis "c'était". Il n'est pas décédé mais souffre d'une maladie qui l'a obligé malheureusement à ne plus pouvoir monter sur scène et c'est irréversible. Il est cependant pour moi un des magiciens les plus créatifs que j'ai ou voir avec Alain Demoyencourt, Gaëtan Bloom, Finn Jon, Tommy Wonder, ...mais je m'emporte déjà vers d'autres sphères. Magie du corps Marc, magie du corps...Reste sur le sujet ! Je pense aussi à une expérience que je n'ai jamais su correctement refaire mais que Bertrand Crimet présentait à merveille : un spectateur qui ne peut plus plier le bras du magicien alors qu'un instant avant c'était possible. Je pense à Andrew Mayne qui avait sorti pas mal de booklets puis des vidéos avec des illusions farfelues, étranges avec la langue, la tête et d'autres parties du corps : Comment ne pas penser au numéro de Jérôme MURAT, l'homme statue qui n'est autre qu'un numéro combinant mime, marionnettisme et lumière noire donc un gros travail sur le corps. Et c'est ce qui en fait un numéro magique !
  15. Sauf si on prenait en photo de boules couleur crème derrière une grille produisant le même effet trompeur. Dans ce cas, on pourrait le dire.
  16. Il y a les vidéos de Greg Irwin, spécialisé dans le "fitness" pour doigts. Ce n'est pas vraiment de la magie mais disons que c'est à la magie avec les doigts, ce que les fioritures sont à l'illusionnisme. Dans les livres de physique amusante de Tom TIT, il y a pas d'expériences qui semblent magiques basées des capacités ou des propriétés méconnues du corps humain. Récemment : - Mario LOPEZ a sorti un gimmick permettant de présenter une illusion suprenante : - Hanson CHIEN a sorti un dvd d'une routine avec ou sans bague où il déplace certains de ses doigts : Techniquement (et côté "angles") c'est plus chaud mais comme ça, il y en a pour tous les goûts : des classiques faciles à faire, une routine avec gimmick, une routine plus avancée avec gestion des angles et des exercices de doigts esthétiques (Greg Irwin). Côté Tenyo, il y a la guillotine à doigts, les ciseaux qui passent au travers du doigt (noms à retrouver si quelqu'un voit de quoi je parle) et Bio Shock :
  17. I Lu Si O N (bon, il manque un "L"). Dommage, dans le tableau périodique, il n'y a pas de "E" seul, ce qui aurait ouvert bon nombre de portes. Fr Ac (queue de pie) Co Li Br I Co Ru P Ti O N (6 éléments utilisés) Sinon, je viens d'essayer de demander à ChatGPT de trouver des mots en français formés par au moins 6 symboles du tableau périodique il comme aperçu, il m'a sorti ça : Titanesque → Ti‑Ta‑Ne‑S‑Qu‑E (6 symboles) Tarentelle → Ta‑Re‑N‑Te‑Ll‑E (6 symboles) Aubergiste → Au‑Be‑Rg‑I‑St‑E (6 symboles) Balistique (Bal‑I‑S‑Ti‑Qu‑E – 6 symboles) Hyperbolique (Hy‑Pe‑Rb‑O‑Li‑Qu‑E – 7 symboles) Cyclones (Cy‑Cl‑O‑Ne‑S – 5 symboles) Hélicoptère (He‑Li‑Co‑Pt‑Er‑E – 6 symboles) Sauf qu'il considère un "E" seul pour plusieurs mots alors que le "E" n'est jamais seul dans le tableau périodique. Mais je pense que ChatGPT est tout de même un outil intéressant pour ce genre de recherche.
  18. Les idées les plus simples sont parfois les meilleurs. Voici une idée où le révélateur ne fait pas intervenir de réaction chimique, ni de changement de température mais est juste de l'eau et un peu de physique. En plus, vous pourrez écrire et dessinez ce que vous voulez, dans la couleur que vous voulez avec des choses que vous avez sans doute déjà chez vous. Voici à quoi je pense : Alors je sais, vous êtes déçu et vous vous dites qu'on ne bluffera personne avec ça. Détrompez-vous, je pense que le principe est on ne peut plus intéressant car simple à mettre en oeuvre. Il suffit de réfléchir un peu sur : la dissimulation de la deuxième couche de papier. Si vos doubles feuilles (ou feuilles pliées en deux) sont collées sur les bords, vous aurez une feuille de papier un peut plus épaisse mais qui pourra être flashée sur les deux faces (je dis "flashée" car évidemment il ne faut pas attirer trop l'attention là dessus, c'est un morceau de papier. Point). On peut aussi imaginer une impression sur un morceau de papier plus petit que celui présenté (format carte à jouer par exemple) ou sur un morceau de transparent, morceau qui peut être emp**** et ajouter au bon moment. L'avantage d'utiliser le même papier que celui présenté serait qu'à la fin, une fois mouiller, il est difficile voire impossible de se rendre compte qu'il y avait deux épaisseurs. Pulvériser de l'eau (avec un ancien pulvérisateur de produit à vitre) ou un petit pulvérisateur de parfum pour le close-up pourrait être une alternative pour la révélation. Bien entendu, en essayant de vous retrouver la vidéo ci-dessus, j'ai aussi pensé à ça : Magix Unlimited vendait a une époque une version miniature format carte à jouer du gag du bébé blanc qui devient noir basé sur ce principe avec un petit porte carte qui permettait de faire le gag de manière très propre. Voilà ! Ce ne sont pas des encres sympathiques mais il me semblait que ces deux principes avaient toute leur place dans ce sujet.
  19. J'avais bien compris que c'était une plaisanterie mais elle n'est pas évidente pour la majorité des gens, même en y réfléchissant deux secondes car pour se rendre compte que ce n'est pas si extraordinaire que l'image qu'on se fait de cette comparaison à priori, il faut savoir à quoi correspond ce qu'on appelle atome, molécule (savoir faire la différence), étoile et système solaire. Sans lire la phrase avec attention voire pire, sans la lire mais juste en l'écoutant, nous avons deux images qui nous viennent à l'esprit : quelque chose de l'infiniment petit comparé à quelque chose associé à l'infiniment grand. Notre cerveau résonne à priori en taille et en images plutôt qu'en nombres d'entités considérées. Pour le cheval blanc d'Henri IV, la plaisanterie transparait beaucoup plus rapidement et je pense que si on la lit, on a même pas une seconde d'hésitation. Entre les deux, je pense à ce classique : "Qu'est-ce qui est le plus lourd : un kilo de plumes ou un kilo de plomb ?" Là aussi, notre cerveau ne considère pas à priori le nombre d'entités (de plumes) ou les volumes. Puisque l'on parle de masse et que notre cerveau nous renvoie en premier lieu des images. On pense juste à la légèreté des plumes et à la lourdeur du plomb, sans considérer le "kilo". Et encore une fois, si on le lit au lieu de l'entendre, la plaisanterie fonctionne moins bien car la lecture donne plus d'importance aux mots. Cela signifie qu'en magie, il serait intéressant de dissimuler certaines informations dans un message audio (prédiction ?) auquel le spectateur ne ferait pas attention car focaliser sur l'image que lui renvoie le reste d message. A la fin de la routine, on lui fait écouter de nouveau le message et tout était dit, dès le départ mais il n'y avait pas fait attention. Cela étant dit, d'un côté la lecture nous permet d'accorder plus d'attention aux mots et donc à certains détails mais d'un autre côté, nous sommes capable de faire abstraction de certains détails lorsque nous lisons. Je pense à ce genre de détails (et de petite expérience surprenante) : Ou plus incroyable, ceci : Et maintenant je pense à la routine "The 100th Monkey", aux illusions sonores plus ou moins nettes de ce type : Mais tous ces sujets ont déjà été abordés sur ce forum et même si quelques rappels ne font pas de mal, je m'éloigne un peu trop du tableau périodique. Une autre idée qui me vient est une routine ou on placerait un objet dans la main du spectateur sans lui montrer de quoi il s'agit ni aux autres spectateurs. On demande alors au spectateur et à un autre qui n'a pas l'objet de deviner, non pas ce qu'est l'objet mais en quel matière il est. On prend le tableau périodique et à l'aide des groupes possibles basés sur : 1) Les familles chimiques : les métaux, les gaz nobles, les alcalins, etc... bien en évidences (tableau avec les familles chimiques en couleurs différentes) 2) Les numéros atomiques presque toujours indiqués pour chaque élément. 3) Le fait que certains soient conducteurs de l'électricité ou non 4) Le fait que certains soient dangereux au contact de la peau ou non 5) Le fait que certains soient solides, liquides ou gazeux à température ambiante Etc... On construit un jeu d'éliminations (éq*******s) pour le spectateur qui ne tient pas l'objet. On demande au spectateur qui tient l'objet (et qui a donc potentiellement quelques infos supplémentaires par rapport à la taille, la forme, la masse, la texture en surface, etc...) si cela pourrait correspondre au choix final avant de lui faire ouvrir la main. Le spectateur qui n'avait pas l'objet avait vu juste. Au pire, si ce n'est pas tout à fait le bon élément, on révèle que l'objet s'ouvre et en contient un autre du bon élément ou qu'il n'avait que l'apparence d'un autre.
  20. Cela fonctionne à température plus basse mais l'exposition doit être plus longue. Au dessus d'un café chaud par exemple, ça marche mais ce n'est pas instantané comme lorsqu'on passe la flamme d'un briquet. Et à la base, ces stylos s'effacent par frixion (en "gommant" mais on ne peut pas vraiment parler de gommage) et la aussi, je doute qu'on monte à 70°C. Il s'agit peut-être de la température d'ébullition de l'encre de ces stylos, cela ne me surprendrait pas que que ce soit inférieur à celle de l'eau. A propos : l'eau boue à 100°C mais elle s'évapore à toute température au dessus de 0°C. Si vous jetez de l'eau sur le sol de votre cuisine, le lendemain, votre sol sera sec. Et pourtant, vous ne serez pas monté à 100°C. Evidemment, plus il fait chaud et plus votre pièce est ventilé, plus l'eau s'évaporera rapidement. Après cette parenthèse, il ne faut cependant pas en tirer la conclusion que l'encre des stylos frixion s'évapore. Cela ne peut pas être ce qui se produit puisque le message peut revenir à froid. Je pense qu'on est plus proche d'une réaction chimique avec une molécule pouvant exister sous deux formes (une colorée et une incolore) selon la température (qui serait considéré comme un réactif).
  21. A mon avis ça doit plutôt être "Il y a plus d'atomes d'hydrogène dans une GOUTTE d'eau que d'étoiles dans notre GALAXIE" car dans une MOLECULE d'eau, il n'y a que DEUX atomes d'hydrogène et encore, si on veut être rigoureux, on doit parler d'éléments et non d'atomes. D'autre part, dans notre système solaire, il n'y a qu'une seule étoile, le Soleil. Bref, la phrase est vraie mais c'est une plaisanterie car au final cela revient à dire que 2 est plus grand que 1. Cependant, puisqu'on est dans ce genre de comparaison, je peux en donner une concrète : Un de mes cours / activité commence par une introduction de ce type. Je demande à mes élèves le sens de l'expression "Comme une goutte d'eau dans la mer". Dans un petit exercice, ils déterminent le nombre de gouttes d'eau qu'il y a dans la mer Caspienne (environ 1,6 milliards de milliards). Ensuite je leur fais déterminer le nombre de molécules d'eau dans une goutte d'eau : 1,7 milliards de milliards. On peut donc considérer qu'il y a plus de molécules d'eau dans une simple goutte que de goutte dans toute une mer. Alors si on considère les atomes d'hydrogène de chaque molécule d'eau, on peut dire que cela fait environ 2 x 1 700 000 000 000 000 000 d'atomes ! Dans notre galaxie (la voie lactée), il n'y a environ que 300 milliards d'étoiles ! On doit pouvoir donc dire qu'il y a plus d'atomes d'hydrogènes dans une goutte d'eau que d'étoiles dans des milliards de galaxies réunies ! Petite parenthèse : un élément n'est pas un atome mais un ensemble d'atomes (et d'ions) ayant pour point commun principal un même nombre de protons. Le carbone 12 et le carbone 14 représente le même élément mais sont des atomes différents : ils ont le même nombre de protons (6) mais des nombre de neutrons différents (6 pour l'un et 8 pour l'autre soit respectivement 12 et 14 nucléons). Le carbone 14 et l'azote 14 sont des atomes différents mais aussi des éléments différents car ils n'ont pas le même nombre de protons. Pour revenir à la magie, une idée qui me vient à l'esprit : dans l'esprit de la routine avec le puzzle représentant le tableau "La Joconde" et le morceau choisi par un spectateur qui s'avère être le seul manquant, on peut faire choisir un élément du tableau périodique, résumer l'histoire de tableau périodique de MENDELEIEV pour mettre en avant l'idée géniale à l'époque des cases vides (éléments non découverts). On retourne alors un tableau périodique présent depuis le début bien en vue : il comporte une case vide et c'est l'élément choisi. On peut aussi imaginer plusieurs éléments choisis et plusieurs cases vides. Le tableau périodique peut dans ce cas correspondre à une réalité historique à une année précise. Pour peu que le tableau périodique soit dans une pochette ou un coffre gardé par un spectateur et que cette pochette ou ce coffre soit verrouillé par un cadenas dont le code est l'année du tableau périodique avec ces éléments encore non découverts...année elle aussi choisie par un spectateur. Et bien je viens d'écrire à l'instant ma pensée et un numéro que je vais tester en public en décembre prochain.
  22. Autre chose que je n'ai pas encore essayé avec les stylos ou mieux, les feutres frixion : écrire avec un feutre permanent rouge par exemple et et repasser au frixion bleu le même message, ce qui donnerai un message écrit en noir. Après passage au dessus d'une source de chaleur, l'encre change de couleur. La lettre s'avérait être écrite en lettres de sang... Ou pour un effet de voyage dans le temps : "rajeunir" une lettre presque illisible ou qui semble trop brûlée, trop usée (passages au feutre frixion) et qui redevient lisible et plus "fraîche". Evidemment, lorsqu'on parle d'encres sympathiques, on pense tout de suite à "messages secrets" mais on peut aussi penser aux dessins, aux schémas. Pour conserver mon histoire de voyage dans le temps, je pense à un arbre dessiné qui redeviendrait arbuste ou à une pomme tombée qui reviendrait sur l'arbre. Plus précisément, je pense à un personnage au pied de l'arbre se prenant une pomme sur la tête avec une bulle de BD qui dirait "Mais bien sûr ! Elle tombe !" qui deviendrait "?" si la pomme ne lui était pas tombé sur la tête. Mais ça doit être encore le prof de physique qui parle...(remarque j'ai une excuse, la rentrée approche...). Je parlais d'un pliage simple de Sylvain MIrouf qui modifiait message de la prédiction. On peut aussi imaginer de combiner encres sympathiques et origami. Un pliage qui ne ressemble à rien d'identifiable. La feuille est dépliée : elle comporte un message ou un dessin indéfinissable et en la passant au dessus d'une flamme, le message devient lisible, le dessin identifiable et une fois pliée, ça forme quelque chose de reconnaissable car l'encre qui reste à certain endroits du pliage permettent d'identifier quelque chose. Comme révélateur à tester durant un repas, au lieu d'utiliser un briquet ou la flamme d'une bougie, montrer un message illisible, placez-le dans une enveloppe et demandez au spectateur de le glisser sous son assiette (au moment du plat chaud bien sûr...). Faites votre fo**** ou une autre routine. Avant de partir, dites-lui de regarder votre petit mot au moment du fromage. Je ne sais pas si ce sera assez chaud pour fonctionner mais ça se tente.
  23. Je vais faire mon chieur de prof de physique-chimie mais la réaction chimique que tu écris n'est pas exacte car comme la plupart des éléments (en dehors des gaz nobles et de quelques autres), il n'existe pas sous forme atomique (ou alors en labo, dans des conditions très particulières) mais que sous forme d'ion ou de molécule de dioxygène. Ensuite lorsqu'on écrit l'équation d'une réaction chimique, la position des chiffres a une importance (devant une lettre ou en bas à droite d'une lettre) car la signification est différente en fonction de cela. L'équation de réaction exacte est la suivante : Par contre, au lieu de parler de réaction chimique, tu peux simplement dire une molécule d'eau est constituée de deux éléments hydrogène et un élément oxygène liés entre eux. Dans le tableau périodique, certains éléments ont pour symbole une seule lettre et d'autres deux. Lorsqu'il y en a deux, la seconde est toujours une minuscule. La première est toujours une majuscule. Pourquoi certains symboles ont deux lettres et d'autres une seule ? Lorsqu'une lettre est déjà prise comme pour le "C" de Carbone, on ne peux pas l'utiliser de nouveau pour le Cuivre donc il a été convenu de lui donner pour symbole "Cu". C'est pour cela que si vous écrivez Co, vous parlez du cobalt. Si vous écrivez CO, vous parlez d'une molécule de monoxyde de carbone, gaz incolore, inodore et mortel. Bref, en chimie, une équation de réaction donne un maximum d'informations avec un minimum de chiffres et de lettres, n'a pas besoin d'être traduite d'un pays à l'autre et traversera le temps sans problème puisqu'il est convenu de ne pas changer les "règles" avant un moment. En tout cas, ça fait un moment qu'on ne les a pas changées. Comme chaque lettre et chiffre donne une info, la position des chiffres et le fait d'avoir une majuscule ou une minuscule donne aussi des infos. C'est un outil de communication très puissant mais l'inconvénient, c'est qu'il faut faire attention à tout ! Sinon, j'imagine que vous connaissez déjà mais voici quelques phrases bien connues pour connaître les premières lignes du tableau périodique par coeur : Si vous voulez faire un chapelet... Côté historique, oui c'est Dmitri MENDELEIV qui a éléboré ce tableau en rassemblant les données de nombre de ses confrères et prédécesseurs mais le tableau actuel n'est pas tout à fait le sien : les lignes de notre tableau actuel étaient les colonnes de celui de Mendeleiv. Mendeleiv a fait une seule colonne (liste) au départ en les classant par ordre croissant de masse molaire atomique et il a remarqué que des propriétés physiques et chimiques revenaient de manière cyclique. A chaque fois qu'il retombait sur un élément aux propriétés similaires à un précédent, il a séparé sa longue colonne, ce qui a donné un tableau avec des lignes où les éléments avaient des propriétés similaires. Lorsqu'il a rencontré une incohérence dans la formation de ses lignes, il en a parfois déduit qu'il devait y avoir un élément non découvert à cet endroit. L'avantage de son classement, c'est qu'avant de découvrir les éléments manquant, on disposait ainsi d'informations sur eux : ils devaient avoir une masse molaire comprise entre telle et telle valeur, avoir telles propriétés physique et chimiques car il se trouvait dans telle ligne, et du coup, cela a faciliter les recherches. Rapidement, toutes les cases "vides" se sont remplies. Ce que l'on peut tirer de cela pour des routines basées sur le tableau périodique, c'est que les éléments peuvent être regroupés par familles chimiques (mais chaque famille ne contient pas le même nombre d'éléments). Il y a plusieurs classements possibles : selon le numéro atomique, selon l'ordre alphabétique, selon la rareté, la stabilité, etc...pour les amateurs de chapelet, il y a de quoi baser un système mnémotechnique. On peut déplacer des pions, des pièces sur un tableau périodique. Il y a des éléments dangereux, d'autres convoités (or, argent, platine, carbone diamant...) si vous voulez faire un jeu où certains pions sont éliminés si ils tombent sur telle case, ... Avec les lettres, on peut évidemment former des mots. L'idée qui me vient est de former le nom d'un(e) physicien(ne) ou chimiste avec un certains nombres d'éléments choisis par les spectateurs et au dos du tableau périodique il y a son portrait ou de faire choisir un(e) physicien(ne) et de produire les symboles du tableau périodique qui a priori n'ont aucun rapport avec mais forment son nom ou son prénom. Ou le spectateur choisi un certain nombre de cartes "symbole" et ces dernières forment son prénom. Cela fonctionne aussi pour le nom d'une entreprise...
  24. Si on est pas sympathique avec elle, la seiche jette son encre. Si on jette l'ancre pour bronzer après une baignade en mer, on sèche. (C'était juste pour faire quelques jeux de mots) Pour revenir aux encres sympathiques, concernant les stylos frixion, plutôt que de faire disparaître ou apparaître un message, ce sont les transformations que je trouve les plus intéressantes à faire avec. Sylvain Mirouf avait une jolie routine dans ses fascicules "J'aime la magie" (première édition avec les VHS) : une carte était "choisie" et la prédiction était révélée. Elle était en chinois ! Mais en pliant cette dernière d'une certaine manière, des morceaux des caractères chinois formait le nom de la carte. On peut imaginer un message en chinois qui une fois passer au dessus d'une source de chaleur se traduit en français et comme c'est un peu long, on plie et on a le résumé. Ou une révélation en deux parties révélées de manières différentes.
  25. Et petit détail, je n'ai pas choisi n'importe quel Saint. Je vous laisse trouver duquel il s'agit. On peut aussi envisager une version censurée...pour le "sein".
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