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Olivier SSK (If....)

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Tout ce qui a été publié par Olivier SSK (If....)

  1. Une carte des stations de métro de Paris (pardon Prisa), comme le titre l'indique, en anagrammes... http://www.laboiteverte.fr/le-plan-des-stations-du-metro-de-paris-en-anagrammes/plan-metro-anagramme/ La RATP n'en est pas responsable. Ouf! Il y en a de très jolies.
  2. Bonsoir, Argh, je découvre aussi ce sujet un peu tard.... pas disponible le mercredi 18.... Je suis en plein en train de plonger des deux pieds dans le chapelet mémorisé (je m'intéresse depuis un moment au C-PAP - que je continue de trouver très intéressant - mais après recherches, réflexions et conseils judicieux, je me suis tourné vers un autre chapelet pour la mémorisation - Isis, pour ne pas le nommer). Tout ça pour dire que ce genre de rencontre (ouverte en plus ) , m'intéresse grandement.... Et, sans connaître encore cette partie spécifique de son travail, j'admire bien évidemment ce géant qu'est Tamariz. (J'ai d'ailleurs passé une annonce pour le Mnémonica en français, au cas où, avant de l'acheter neuf....) Peut-être pour une prochaine fois.... En tous cas, bonne soirée à vous, ce 18 mars. Un 18 mars à Paris, c'est une belle date....
  3. Bonsoir, ...pas grand chose à ajouter au titre.... Ayant récemment passé le pas de la mémorisation d'un chapelet grâce à d'avisés conseils , c'est tout naturellement que je cherche cet incontournable sur le sujet... Au cas où, on ne sait jamais, quelqu'un veuille s'en séparer.... Merci de me faire vos proposition en MP.
  4. Autre citation : "....mais il y a des artistes, non de Dieu ! Dans la rue on ne verra bientôt plus que des artistes et l'on aura toutes les peines du monde à y découvrir un homme. ..." Arthur Cravan. Extrait du numéro 4 de sa revue Maintenant de mars-avril 1914, consacré à l'exposition des indépendants. Ayant disparu en 1917, pendant la première guerre mondial, il n'eut pas le loisir de participer au mouvement DADA, dont il est une sorte de précurseur. En tous cas dans l'esprit. Tout est effectivement toujours question de définition, comme ça a été dit plus haut sur ce fil. Qu'est-ce que l'art (Art?) etc. L'art est au coin de la rue ?.... Celui du bus assurément. En ce qui me concerne, la magie qui me touche, est une magie qui me permet de croiser, de rencontrer, par l'expression de leur discipline, des hommes (ou des femmes) bien plus que des artistes. Et ceci est valable pour n'importe quelle discipline (qu'elle soit ou non à l'occasion qualifiée d'artistique). L'Art, isolé, séparé de la vie, qui a besoin d'être qualifié d'Art, me semble bien triste. Tout dépend de ce que la définition du mot signifie pour celui qui pose la question. Pourquoi la magie? ... (comme la question à évoluée au fil de ce fil...) Toujours en ce qui me concerne, je dirais : pour l'émotion, l'émerveillement, le merveilleux, le vivant (qui est merveilleux), comme tentative de partager ce genre de choses. Si c'est ce qu'on veut dire par "art", alors oui, pourquoi pas. Pour terminer, je ne resiste pas à partager deux autres extraits de la fin de l'article de Cravan : "...La peinture c'est marcher, courir, boire, manger, dormir et faire ses besoins. Vous aurez beau dire que je suis dégueulasse, c'est tout ça...." Et, en réponse à "...C'est outrager l'Art que de dire que pour être un artiste il faut commencer par boire et manger. Je ne suis pas une réaliste et l'art est heureusement en dehors de toutes ses contingences (et ta sœur?). ..." qu'il attribue à Marie Laurencin : "...l'Art, avec un grand A, est au contraire, chère Mademoiselle, littéralement parlant, une fleur (ô, ma gosse !) qui ne s'épanouit qu'au milieu des contingences, et il n'est point douteux qu'un étron soit aussi nécessaire à la formation d'un chef-d’œuvre que le loquet de votre porte, ou, pour frapper votre imagination d'une manière saisissante, ne soit pas aussi nécessaire, dis-je, que la rose délicieusement alangourée qui expire adorablement en parfum ses pétales languissamment rosés sur le paros virginalement apâli de votre délicatement tendre et artiste cheminée (poil aux nénés !). ..."
  5. Heureusement que shrek voulait des réponses très vite....
  6. Je ne sais pas si quelqu'un en a déjà parlé dans un autre sujet, ça date de 2006.... Un recueil d'articles de Terry Jones, l'ancien Monty Python, sur le "Terrorisme" : Ma guerre contre la guerre au terrorisme. En Français chez Flammarion. "...Depuis le 11 Septembre, l'Axe du Bien est en guerre, au risque de la plus absurde inhumanité. C'est sur le terrain du langage que Terry Jones contre-attaque, dans la grande tradition satirique britannique : «Il y a une chose, écrit-il, qui m'inquiète particulièrement dans la "guerre au terrorisme" du président Bush : c'est la grammaire. Comment livre-t-on une guerre contre un substantif abstrait ? Comment le "terrorisme" pourra-t-il capituler ? Les linguistes savent qu'il est très compliqué d'obliger un substantif abstrait à se rendre.» Orwell écrivait dans 1984 qu'en matière de mots, «moins le choix est étendu, moindre est la tentation de réfléchir». ..." Comme les articles ont été publiés dans des journaux différents, il y a quelques fois des répétitions, mais c'est vraiment intéressant ; avec l'humour caractéristique des Monty Pythons et une grande profondeur de vue. Je mets ça ici, puisque le terrorisme à pour principale fonction de restreindre les libertés, quelles qu'elles soient.
  7. Tu veux dire qu'on retombe sur le cull ? Pourtant si cette seconde chute est, de fait, postérieur à la première, elle devrait pouvoir être évitée.... ou en tous cas être amortie, surtout avec deux ll...
  8. Oups JolY, évidemment. Pardon Maurice.
  9. Hugh, Peu de temps en ce moment, juste un petit message pour signaler l'existence en ligne du livre de Maurice Joli, Dialogues aux Enfers en Machiavel Et Montesquieu. http://fr.wikisource.org/wiki/Dialogue_aux_enfers_entre_Machiavel_et_Montesquieu/Texte_entier Il existe bien évidemment en livre, avec un épilogue qui n'est malheureusement pas dans le pdf du lien ci dessus. Écrit en 1864, sous Napoléon III - ce qui ne devait pas être confortable et constitue en soi une performance... - il traite des méthodes de pouvoir moderne mises en places lors du second Empire. A mon avis une Œuvre majeure, au même titre que l’Œuvre d'Orwell, sur ce genre de sujet. Pas inintéressant dans le contexte actuel.
  10. Eh ! vu que dans un jeu de carte il y a déjà 52 cartes comme les 52 semaines, 4 couleurs comme les saisons, etc., ce nombre à 68 chiffres, c'est peut-être une information sur le nombre de quelque chose dans l'univers... (Peut-être pas des atomes, hein, parce que seulement un milliard de fois notre système solaire ça parait un peu chiche... mais, je sais pas moi, un truc un peu plus gros....) Peut-être que tout est dans un jeu de carte en fait.... Peut-être que le jeu de carte, c'est Dieu.... Et d'ailleurs, y en a qu'utilisent des chapelets... Ce serait pas une preuve ça ? Bon ok je vais faire ma piqûre.... Non ! pas la piqûre ! pas la piqû....
  11. [img:right]http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/e/ec/1984_fictious_world_map.png/800px-1984_fictious_world_map.png[/img]
  12. Chouette version. J'aime bien le côté calme, la présentation très personnelle ; ça peut paraître manquer de "pêche", mais ça passe très bien, tu arrives a créer "ton" rythme. Je ne trouve pas qu'il y ait tant de longueurs que ça, on sent que le courant "passe" entre vous, ça en fait un moment charmant. Pour la "double erreur", je ne sais pas trop ; si on en juge par les réactions de tes spectatrices, la première est un moment fort.... Mon interrogation dans cette routine porte plus sur le côté "prédiction". Je trouve que ton approche "nombre monumental de possibilités", "hasard", "coïncidence", est très intéressante. Et du coup, c'est presque en contradiction avec le fait que tu fasses des prédictions (même avec des erreurs ).... Montrer une incroyable coïncidence dont tu serais aussi le "spectateur", que tu "découvrirais" en même temps que tes spectatrices, m'aurait semblé plus cohérent avec le thème que tu as choisi. (Je dis ça, mais je ne sais pas vraiment comment le mettre en œuvre, je te livre mes impressions à chaud après visionnage.... ça pourrait peut-être des informations écrites dans un carnet que tu aurais trouvé, ou quelque chose comme ça....) Beau boulot en tous cas. Merci du partage. if....
  13. Petit message après, comme LittleZombie, une 1ère lecture rapide et néanmoins attentive (est-il possible que nous ayons la même lecture ?... je te jure je ne t'ai pas volé la tienne.... ). Comme j'ai déjà eu l'occasion de le dire dans d'autres sujets, je ne suis pas un spécialiste du chapelet ; je m'y intéresse sérieusement depuis le mois d'avril, à travers, principalement, le travail de Patrick Dessi avec son C-PAP. Comme je l'ai dit à Isidore par mail, je n'ai pas le livre ISIS (mais depuis la lecture du pdf, je pense que, dès que mes finances iront un peu mieux, il rejoindra ma bibliothèque). Et malgré tout ça, peu de temps après mon message, le pdf était dans ma boîte aux lettres avec un mot sympa. Cette démarche de partage, cet état d'esprit - comme le montre le message juste au dessus - est vraiment appréciable. Merci pour ça. Et merci à celui qui t'as mis le pied à l'étrier. Et peut-être aussi à celui - ou celle - qui lui a mis le pied à l'étrier.... C'est très agréable à lire, même en format pdf. C'est quasiment un "vrai" livre. Chaque page à sa carte du chapelet, les détails sont soignés. Le contenu, d'autres l'on déjà dit, est très intéressant. Plein de perspectives s'ouvrent, au point que ça peut donner le vertige (mais un vertige pas désagréable, bien au contraire). Du travail en perspective. Des directions pour aiguiller ce travail, le "structurer" un peu. C'est clair, malgré la complexité du sujet. C'est complexe mais pas compliqué. Cette invitation au voyage (je ne parle pas seulement du prolongement de celui ci spécifiquement, mais du voyage en général) résonne avec ma propre envie de voyage, elle m'y encourage, elle conforte cette envie. Merci aussi pour ça. if....
  14. Tout d"abord, merci Jordan, pour la démarche de partage. Je trouve le pdf très clair, beau boulot. Je ne suis pas un spécialiste de ce genre de chargeur, mais je trouve ça ingénieux. Recycler des ustensiles usagés est une très bonne idée... Je vais tester à l'occasion, l'utilisation avec des billets semble plus "sécure" qu'avec des pièces... mais j'ai une idée que je vais essayer.... Merci encore. if....
  15. Vers l'âge de 10 ans, avec un petit coffret grimaud de Majax contenant un jeu B..... et quelques petits paquets de cartes truqués (j'en ai toujours une partie). La magie à continué de m'intéresser mais je n'ai pas vraiment pratiqué. Par la suite j'ai eu l'occasion de pratiquer un peu ayant fait du spectacle de rue et de scène avec des disciplines de cirque telle que la jonglerie, pendant une dizaine d'années, en gros entre 20 et 30 ans. Me suis, de manière intermittente à cette époque (surtout au milieu de cette période), pas mal intéressé aux cartes. J'ai fréquenté la boutique Joker Deluxe à Saint-Ouen l’aumône à la fin des années 90. J'ai beaucoup aimé les livres de Delors, et le cours magica de Véno offerts par mon père. J'ai laissé tout ça de côté depuis 99/2000 pour diverses raisons et m'y suis remis il y a un peu plus d'un an, avec délectation. Comme on pourrait retrouver une ancienne amante, avec une complicité intacte. J'ai maintenant 41 ans. Je suis une sorte de vieux débutant. if....
  16. De rien Chakkan. Au plaisir d'échanger quand tu en aura lu un peu plus. Merci snoopy pour cette appréciation. Note au passage que le fait que je donne mon point de vue en fonction de mes connaissances (quelles qu'elles soient) est un peu une évidence. Et je me permets de penser que c'est le cas de tout le monde. En effet : le "point de vue" que l'on a, c'est ce que l'on peut voir, de là où l'on est, à un moment donné, avec ce qui nous constitue à ce même moment, avec notre subjectivité, avec nos propres capacités à voir. Peut-être veux-tu dire qu'il arrive qu'il y ait des tentatives de donner des points de vue en fonction d'autres critères que les connaissances [c'est à dire de ce qu'il est en capacité de voir de son point de vue] de celui qui le donne (le point de vue), mais je pense que du coup, ça ne peut plus s'appeler un point de vue. De rien Alain, ton travail mérite qu'on en dise du bien.
  17. Petit C.R. À propos de Kogitome 1 d'Alain Gesbert. J'ai reçu le livre il y a un mois environ, je l'ai lu attentivement, l'ai trouvé très intéressant pour de multiples raisons et il y a encore du matériau pour moult relectures. Mon avis est donc celui de quelqu'un qui est loin d'avoir assimilé et digéré l'intégralité du contenu. Car ce contenu est très dense, très riche, plein d'idées qui partent dans de nombreuses directions. J'ai beaucoup aimé la construction par « associations d'idées », les rebonds successifs ; ça donne vraiment l'impression de suivre la pensée de l'auteur, ses kogitations. Et, même s'il livre ses propres présentations – d'ailleurs plus comme illustration du processus créatif que comme « boniment » à reproduire -, l'accent est principalement mis sur l'invitation à kogiter, sur la stimulation de nos propres processus créatifs... S'il y a une construction en chapitres (1 : chapelets avec des cartes ordinaires ;2 : chapelets avec des cartes spéciales ; 3 : techniques associées au chapelet ; 4 : Bonus ; plus une Conclusion... à rebondissements...), on trouve des astuces, des techniques, des réflexions qui peuvent s'appliquer aux différents sujets un peu partout, parce que ça vient à ce moment là dans sa réflexion. Je ne suis pas un spécialiste du chapelet - je ne m'y intéresse sérieusement que depuis un peu plus de 6 mois, avec la découverte du C-pap de Patrick Dessi -, aussi ne suis-je certainement pas la personne la plus à même de juger la qualité du contenu de ce livre. Mais je peux assurer qu'il s'agit d'un travail très fouillé, très approfondi et qu'on sent la passion et l'implication personnelle de l'auteur. Je suis certain que pour des personnes plus « chevronnées », il y a de la matière, une somme d'idées d'un pratiquant du chapelet de longue date. Et, si le chapelet en est le sujet principal, il y a de nombreuses kogitations qui peuvent trouver des applications en dehors du chapelet. Il y a une bonne cinquantaine d'effets, des kogitations sur le chapelet en général, sur le C-pap et ses variantes, la description d'une variante personnelle de jeu « Multieffet » (Sans CC), de nombreuses trouvailles en tous genres, et d'autres choses encore... L'objet est agréable à tenir entre les mains, on peut regretter quelques coquilles et erreurs d’orthographes qui ont survécues aux relectures, mais rien qui gène notablement la lecture et la compréhension. Et, somme toute, pour un livre en auto-édition, qui ne dispose pas des moyens de correction d'un éditeur professionnel, c'est tout à fait correct. En Résumé, je dirais que je trouve ce livre enrichissant et magique, original et personnel, inspirant et stimulant. Merci Alain, pour ce livre très complet. if....
  18. Salut, Répondu aussi, le plus spontanément possible. Intéressé évidemment par tes "résultats". Au passage, la tomate n'est pas un légume, mais un fruit.
  19. J'avais absolument adoré La Stratégie Ender, La Voix des morts et Xénocide, que j'avais lus dans les années 90. Un saut sur Wikipédia m'indique qu'il y a eu ensuite d'autres romans dans ledit cycle... Cycle d'Ender : http://fr.wikipedia.org/wiki/Cycle_d'Ender Par ailleurs, j'avais également lu du même Orson Scott Card le premier tome du cycle des Chroniques d'Alvin le Faiseur, Le Septième Fils (je me souviens que le mentaliste-comédien Gwen Aduh était très fan de ce cycle) mais pas la suite. J'ai relu le cycle d'Ender il n'y a pas longtemps, et j'y ai retrouvé le même plaisir que dans les années 90, quand le 4ème était sorti. J'avais lu deux tome, je crois, au début des années 2000, du cycle de l'ombre, qui est parallèle au cycle d'Ender, où l'on suit Bean, un des enfants qui est dans l'école de guerre, dans la stratégie Ender. J'en garde un excellent souvenir. Je vais tacher de me les procurer. Et je viens de découvrir, grâce à toi Christian, que les Chroniques d'Alvin le Faiseur avaient plus de 4 tomes.... (j'avais adoré aussi, peut être un peu moins le 4ème, mais les trois premiers m'avaient emballés...) De la lecture en perspective....
  20. La collection complète des albums de Blake et Mortimer, tous dédicacés par Hergé. Des rapports sur l'estimation du nombre de morts par "bombardements conventionnels" sur une demi douzaine de ville du japon avant avril 1945. Quelques milliers de cartouches de Lucky strike paquets souples. 50 baguettes d'achillée et un exemplaire du YI-KING dédicacé par Hergé. Un pendentif finement ciselé en forme de poisson dégageant une intense lueur. Un exemplaire du Maître du haut château de Pilip K. Dick (dédicace illisible). Un très vieux crâne dont la mâchoire renferme des dents toutes exactement semblables.
  21. Il y a aussi "Triomphe dans le dos" et "Ballet Stunner" de Guastaferro (Il cite Paul Harris et David Williamson comme source pour ce dernier), dans "un degré de plus. Je n'ai pas trouvé de vidéo de bonne qualité a poster. Au passage, s'il y en a qui ont le livre, je l'avais déjà dit sur le sujet du forum consacré au livre, je rencontre une petite "difficulté" en travaillant "Ballet Stunner". Je profite de l'occasion pour redemander si quelqu'un veut bien échanger en mp sur le sujet. Là je vais être absent et sans (in-?)opportunité d'être devant un ordinateur pendant une semaine, mais à mon retour ce serait avec plaisir ! Merci. If....
  22. Intéressant tout ça, Gilbus, comme souvent d'ailleurs, lorsque tu interviens (même si je suis loin d'avoir tout lu). Il me semble que ce que tu dis s'applique, quelque soit la discipline, aux spectacles (je mets exprès au pluriel parce que "le spectacle" sa sonne un peu pompeux à mon goût) en général. D'ailleurs il n'est pas rare d'entendre à la sortie d'une représentation, de danse par exemple, ou de cirque, ou de quoi que ce soit, que "la magie à opérée", ou que "c'était magique". C'est à dire qu'une émotion est passée, que quelque chose s'est passé entre le ou les artistes et le public. Selon les sensibilités, cela peut s’exprimer différemment : "la grâce", "c'était une sorte d'alchimie", "la mayonnaise qui prend", etc. Et toutes sortes de conditions, font que ce « résultat » est fragile. Ce qui fait que c'est "magique" quand c'est "magique", c'est que c'est sur un fil, l'alchimie peut ne pas marcher, la mayonnaise peut ne pas prendre, la grâce peut se figer. Chaque représentation d'un spectacle vivant est différente, chaque public est différent. Les représentations sont donc "inégales" (ça ne veut pas dire seulement "bonnes" ou "mauvaise"). Il s'agit, même si le spectacle est écrit et répété, d'une prise de risque à chaque fois ; et c'est ce qui, à mon avis, en fait l'intérêt. Petit retour d'expérience relativement récent (le week-end dernier), qui me semble en rapport avec "l'endroit où naît la magie". J'ai eu, entre 1990 et 2000, comme activité principale le théâtre et le spectacle de rue, à base de disciplines comme la jonglerie et les échasses. Je me suis intéressé, pendant cette période, à la "magie" et ait occasionnellement utilisé, à l'occasion de spectacles, certains effets. Moins comme « magicien » que comme élément qui venait illustrer l'histoire. Je me suis principalement intéressé aux cartes à l'époque, et puis les circonstances on fait que je les ai laissé de côté jusqu'à il y a un peu moins d'un an, ou j'ai "replongé", pour ainsi dire. Même si ce n'est plus mon activité principale, il m'arrive, à l'occasion, avec des compagnies avec lesquelles je travaillais à l'époque, d'intervenir lors d'une manifestation avec des personnages sur échasses que j'ai créé, de faire des numéros de jonglerie. Ça m'arrive quelques fois par an. Et c'était le cas samedi dernier. Comme mon intérêt pour les cartes ne passe pas inaperçu dans mon entourage depuis que je m'y suis remis, on m'avait demandé si, pour cette prestation (un repas champêtre dans un vignoble avec une thématique sur la sorcellerie), je pouvais intervenir comme "magicien". Je me suis posé beaucoup de questions. Notamment le fait de dire "magicien". C'est comme "jongleur" : je préfère être quelqu'un qui jongle (éventuellement et entre autres) qu'un "jongleur". Mais, par raccourcis, par commodité, et comme c'est une discipline que je pratique depuis longtemps, on dit : "là tu sera jongleur". Mais pour "magicien"... là, c'est une autre paire de manche... aussi parce que l'expérience me manque et que je ne voudrais pas usurper ce "titre". Mais pour avoir de l'expérience, il faut pratiquer... J'ai donc accepté, ce qui m'a permis d'éprouver un trac bien puissant et de me poser plein de questions, sur quoi faire, comment faire, l'impression de ne jamais être prêt, etc. J'ai aussi réfléchi à ce qui moi me plaît en tant que "spectateur" (évidemment tout le monde n'a pas les mêmes goûts que moi, mais on a plus de chances de faire bien quelque chose qu'on aime bien....). J'ai essayé d'aller vers les gens avec sincérité, de partager quelque chose avec eux, d'être à l'écoute de leurs réactions, de proposer et de partager ce que eux proposaient, d'être disponible à ce qui se passait. (En fait, comme j'essaye de faire avec d'autres disciplines lorsque je suis en contact direct avec le public.) Et là, je pense que j'ai été la personne la plus bluffée par ce qui s'est passé. Pour moi ça a été magique. Les gens étaient extrêmement réceptifs, avaient envie de vivre un moment « magique », participaient activement à le créer. Après être passé à plusieurs table, j'ai été alpagué par des enfants qui m'ont emmené sur un parquet en extérieur, au centre de la fête, sur lequel on s'est installé en rond. Des parents, et des adultes seuls nous on rejoint. On s'est retrouvé une bonne trentaine, en cercle, comme une sorte de confrérie, certains enfants on voulu utiliser les cartes, "faire un tour". le jeu a changé de mains. Des adultes ont joués aussi, j'ai saisi l'occasion de "faire" un tour de Guastaferro ("Triomphe dans le dos") où quasiment tout se passe dans les mains des spectateurs. Çà a été une expérience qu'on a fait à plusieurs, le jeu changeant de main à plusieurs reprises, passant aussi dans les miennes, mais au même titre que dans celle des autres participants, j'étais un spectateur comme les autres... Et ce qui m'a frappé, c'est que au delà de "faire un tour", ce qu'ils voulaient, c'était raconter une histoire, ou en entendre, ou participer collectivement à une histoire. Rêver. Voyager. Être surpris. Être émerveillé. Après l'intervention, des gens sont venus me remercier, je trouvais que c'était surtout eux qu'il fallait remercier. Donc oui, vraiment, la magie naît dans l'esprit du spectateur. Pas uniquement, bien sûr, mais elle y naît, sans aucun doute. Maintenant, j'ai bien conscience que les conditions étaient favorables, et que la mayonnaise ne prends pas toujours aussi bien. Comme tu dis, Gilbus : " ... Car on n’est pas tout le temps en situation de faire naitre la magie. Les circonstances, le public, notre humeur aussi font que ce n’est pas facile. ..." La fameuse "prise de risque", du spectacle vivant. Le jeux en vaut la chandelle. Je suis très heureux d'avoir pu expérimenter ça. Et toutes les pistes de travail que tu évoques me semblent judicieuses pour participer à quelques chose de ce genre. Ça fait vraiment écho à ce que j'ai vécu ce week-end, alors je voulais te le dire. Et désolé d'avoir fait si long. Merci. If....
  23. Bonjour, Je travaille en ce moment le tour "Ballet stunner", et je rencontre un petit problème sur l'identité d'une carte, juste après la fioriture "around the world". Je ne veux pas trop rentrer dans les détails ici, j'en parlerai bien en mp avec quelqu'un qui a bossé cette routine.... Merci d'avance. If....
  24. Oui tout à fait. C'est notamment une des raisons qui me fait avoir des réticences quand on parle de "conscience" (ou des fois d'"intelligence") dont le siège serait le cerveau.... Au delà du fait qu'on peut régulièrement observer des gens qui pensent avec leurs pieds, la séparation entre "l’intellect" et le reste du corps me semble complètement étonnée et artificielle. (Je ne parle pas là de "l'intelligence artificielle" que tu évoques ci dessous....) ... Parfaitement. La question qui s’ensuit est de savoir s’il existe un seuil critique au-delà duquel une pensée émergente et autonome pourrait apparaître, une intelligence artificielle dont nous serions, involontairement, les créateurs, dotée d’une « conscience » à savoir d’une capacité à s’observer elle-même. CG Dans le "Cycle d'Ender", Orson Scott Card met en scène un personnage qui est né et vit dans les réseaux informatiques (de mémoire "il" apparaît dans le deuxième tome) et qui à une "conscience de soi". (Livres très intéressants qui abordent de nombreux sujets et très inventifs en ce qui concerne différentes formes de vies.) A noter au passage qu'en allemand, "Selbstbewusstsein" signifie à la fois "conscience de soi" et "confiance en soi". Les deux ne sont pas séparés comme en français. Ça n'a plus grand chose à voir avec le sujet, mais je trouve que ça peut donner matière à réflexion et ça me rappelle une rencontre émouvante avec une jeune allemande il y a bien longtemps déjà. Sinon, évidemment, il y a Philip K. Dick, qui a exploré en long en large et en travers la relativité de la "réalité", de "l'existence", qui a invité des androïdes qui "pensent" (mais "pensent"-ils vraiment?) - notamment dans la célèbre adaptation des son roman Les androïdes rêvent ils de moutons électriques? (Do Androids Dream of Electric Sheep?) connue au cinéma sous le titre de Blade Runner.
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