Tableau d'honneur
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Non, non, tu n'as pas dit ça, pas de problème... Mais l'entend souvent, alors j'ai profité de mon message pour glisser un ou deux trucs que je voulais dire en plus... Tout d'abord, il est normal que le consommateur (que nous sommes tous à un moment ou à un autre...) aille au moins cher pour un produit identique. C'est la base de la libre (et saine) concurrence, et c'est rudement important pour avoir une économie juste et efficace... Les prix sont libres, les acheteurs sont libres d'aller acheter où ils le veulent, c'est parfait. En revanche, le marchand qui propose un prix supérieur à un autre n'est pas forcément le "méchant" (pour ne pas utiliser de termes encore moins élogieux...) Il peux y avoir de très bonnes raisons (et la raison de "vouloir faire rentrer plus d'argent" peut en être une, par exemple pour payer un salaire, un loyer, ou l'Urssaf...) Alors, plusieurs choses intéressantes dans cette remarque : D'une part, pour chaque article, on ne sait pas s'ils sont achetés chez le même fournisseur (une boutique A peut commander chez un grossiste intermédiaire, et une autre boutique B peut avoir directement commandé chez le producteur, à des conditions différentes). Même si les boutiques A et B commandent chez le même grossiste, elles n'ont pas forcément les mêmes conditions (remises différentes, conditions de paiement différentes, etc.) C'est le jeu des négociations commerciales... Même si elles ont les mêmes conditions, l'impact du prix d'achat n'est pas toujours le même : les frais de port et de douane pour cinq exemplaires commandés ou pour vingt ne sont pas très différents (ils ne sont pas quatre fois plus chers dans ce dernier cas), et donc l'impact sur le prix de revient d'un exemplaire n'est pas du tout le même. Même si tout ce qui précède est identique, les boutiques A et B ne sont pas forcément soumises aux mêmes charges. Rien que la TVA : entre une boutique assujettie et une qui ne l'est pas, l'écart de prix public entre les deux est de 20 % pour une marge et un résultat identiques ! Une boutique pour vouloir "faire un coup marketing", ou mettre en avant des "produits d'appel", avec justement une marge extrêmement réduite sur ces articles là pour faire venir plus de clients... Les boutiques A et B ne font pas la même taille, et ne n'ont pas les mêmes frais... Une "grosse" boutique avec beaucoup de clients peut se permettre de baisser sa marge (d'être plus "agressif" sur le prix), car elle en vendra plus d'exemplaires (et d'autant plus qu'elle se sera positionnée moins chère que ses concurrentes)... L'important n'est pas la marge, mais le produit (marge) × (quantité vendue). Il vaut toujours mieux vendre cent trucs avec une marge de 1 que dix trucs avec une marge de 5... Et, oui, les boutiques ne font pas nécessairement la même marge sur un article, et donc ? Encore une fois, la marge d'un produit ne veut pas dire grand chose. Ce qui compte c'est la marge globale d'une activité, et la marge c'est "l'essence qui fait avancer la machine"... Un tank aura besoin de plus d'essence qu'un Solex pour avancer, une boutique A peut avoir besoin de plus de marge qu'une boutique B pour payer son loyer... Voilà quelques paramètres (il y en a d'autres) qui expliquent les différences de prix d'un même article chez des boutiques différentes. Tous ces paramètres se cumulent, sont parfois corrélés et sont souvent carrément difficiles à déceler... La gestion financière d'une entreprise est loin d'être un exercice facile, et est surtout très mouvante au fil du temps et de l'évolution continue du contexte économique... On peut expliquer tous les trucs théoriques que l'on veut, je crois sincèrement que l'on ne peut vraiment comprendre tout cela qu'en étant réellement gérant d'une boutique de magie (et encore). Croyez bien que la plupart des boutiques de magie sont gérées par des gens sérieux, passionnés, qui se démènent et qui prennent tous les risques pour continuer à vivre de leur passion. Ce ne sont pas des voleurs ni des profiteurs. En conclusion : comparez les boutiques, achetez là où vous préférez (pour le prix notamment, mais il peut y avoir d'autres critères : le conseil, le service après-vente, les cadeaux, etc.) Mais gardez en tête que chacune de ces boutiques essaye de faire au mieux, qu'aucune n'est une "vilaine méchante"...9 points
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Non, la "marge [n']est [pas forcément] solide"... (Avec le sous-entendu négatif que l'on pourrait percevoir...) Premièrement, il est normal qu'un producteur puisse vendre au public son article moins cher que le distributeur, puisque ce dernier doit l'acheter au premier... (Est-ce très réglo qu'un producteur agisse comme cela d'ailleurs ? C'est une autre question...) Là, on ne parle plus de magie mais de gestion d'entreprise... Mais ok, parlons-en... Regardons donc ces marges. Pour être sûr d'être compris, j'ai besoin de préciser les points suivants : La plupart des gens appellent "taux de marge" ce qui est en réalité en comptabilité le "taux de marque". Le premier se calcule par rapport au prix d'achat d'un produit, le second par rapport au prix de vente. Donc, dans la suite, j'essaierai de parler de marge en valeur absolue mais, si pourcentage il y a, ce sera toujours par rapport au prix public de vente (taux de marque donc). Dans notre petit milieu de la magie, ce taux de marque est généralement de l'ordre de grandeur de 40 %, nombre que je retiendrai pour la suite. (Cette valeur n'est pas imposée de façon dictatoriale par le consortium mafieux des vilaines boutiques de magie qui ne pensent qu'à voler indûment l'argent des pauvres magiciens besogneux ; elle découle de l'équilibre obtenu après des dizaines d'années d'existence de ce marché.) Pour ne pas m'embêter avec des virgules ou des conversions, je considère qu'un dollar vaut un euro, et je ne trainerai pas les centimes. Cela ne change pas le propos. Regardons donc ton exemple : 1. Marge du distributeur Le prix public de l'article est de 119,00 TTC, soit 99,00 € HT. La marge est donc de (40/100)×99=39,00 €. 2. Marge du producteur Je considère que le producteur a déjà vendu assez d'exemplaires à ses distributeurs pour avoir amorti sa fabrication. Tant que ce n'est pas le cas, la discussion n'a pas de sens (le producteur serait alors en déficit sur l'opération, ce qui est une situation qui doit durer le moins longtemps possible pour continuer d'exister). Je ne considère pas la remise non plus, sinon il faudrait aussi considérer la remise faite par le revendeur (10 % je crois avec leur carte de fidélité). Le prix public de l'article est donc de 80,00 € TTC, soit 71,00 € HT (la TVA chinoise n'est que de 13 %). Avec mon hypothèse, c'est donc aussi directement la marge. Conclusion Marge du distributeur : 39,00 € Marge du producteur : 71,00 € Qui a une marge "solide" ? Cela dit, plusieurs remarque : Beaucoup de gens (mais vraiment beaucoup...) confondent chiffre d'affaires, marge et résultat. Du coup, les conversations sont vite stériles... La marge, c'est le carburant qui permet aux entreprises de vivre (la marge n'est pas le résultat !) L'une des grandes difficultés de la gestion d'entreprise est justement d'arriver à la calculer (et à la réaliser !) correctement pour pouvoir survivre... Donner un nombre général en disant "cette marge c'est du vol" n'a pas de sens sans un paquet d'autres informations (le CA et le résultat notamment...) Qui peut définir ce qu'est une "marge solide" ? Cela n'a pas de sens... (Ayez 400 % de marge sur des perles en plastique vendues sur le marché le samedi matin, vous n'allez pas gagner votre vie ; ayez 0,1 % de marge en vendant des porte-avions, et ça devrait aller pour vous.) Quand bien même le distributeur aurait une "marge solide", serait-ce un voleur ? Imaginons qu'il achète au producteur cinq exemplaires de l'article mais qu'il n'en vende que deux. Il aurait dépensé 5 × 59,00 € = 295,00 € et aurait fait rentrer 2 × 99,00 € = 198,00 €. Il serait donc déficitaire de 97,00 €... (En fait, son déficit serait plus gros que ça, puisque cela lui crée un stock qui a un coût, et ce déficit de trésorerie doit être financé ; à combien sont les taux bancaires pour un prêt de trésorerie déjà ?) Bref... Je ne sais pas si vous m'avez suivi jusque là, mais tout l'objet de ce message était juste d'essayer de montrer que ce n'est pas parce qu'un marchand achète un truc à 60,00 € et le revend à 100,00 € que c'est un "voleur qui s'en met plein les poches"... La vraie vie est un chouïa plus compliquée...9 points
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@Gaëtan BLOOM était très proche à Tamariz. Gaëtan est en ce moment à Vienne, mais il va vous raconter plein de choses sur la personne Juan TAMARIZ. Donc patience !! Deux événements personnels avec Juan : - Pendant que Gaëtan passe au Crazy Horse, Gaëtan nous emmène un soir le grand Juan TAMARIZ à l'illégal Magic Club, vers deux heures du matin. Juan nous fait quelques démonstrations de sa magie, nous fait une mini-conference et il apprécie le coté decontrcté de l'IMC. Un moment, un client profane bien bourré et complètement ivre s'adresse à Tamariz : "Alors, épouvantail, fais moi un tour, si tu es capable !" Sans broncher, le grand Juan TAMARIZ lui fait vingt minutes de spectacle privé, le pochetron lui complimente avec ces mots : "T'es pas mal, je te paies un verre !" L'humanité et l'humour d'un géant de la magie qui a modestement bu son verre.... - Juan était co-procducteur d'une émission sur la magie à laquelle j'ai eu l'honneur d'y participer. Ça se passait ainsi : Après midi : repètitions, Soir : dîner gastronomique. Puisque l'équipe de la veille, et l'équipe du lendemain étaient également invitées, il y avait trois équipes de magiciens qui ont diné ensemble. Une orgie gastronomique et d'amitié comme je n'ai presque jamais vu. Et tout cela orchestré par le boss, Juan TAMARIZ. Après des heures de repas arrive enfin le plat principal : Côte de beuf ! Personne ne l'a pouvait plus manger - nous avons tellement appreéciés les 37 hors d'oeuvres, que le plat principal est reparti tel quel dans la cuisine. Je suppose que c'étaient des attrapes ou il s'agissait d'une farce..... Gaëtan était pendant ces quelques mois la main droite de Juan. Quand il est revenu en France et qu' il avait trouvé un contrat au Crazy Horse, il ne parlait presque plus le français, il était donc obligé de faire son numéro en espagnol .Juan TAMARIZ : un catalisateur d'événements ! À bientôt, mais d'abord je dois apprendre la levée double !9 points
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Bonjour à tous, En plus de 17 ans à produire mes créations et celles d’autres magiciens, j’ai vu passer un nombre incalculable de fois des choses sur les prix en magie. Afin de clarifier au mieux pour ceux qui ne connaîtraient pas ce business, j’ai réalisé une vidéo avec un cas concret sur ce que l’on peut gagner réellement gagner en sortant un produit. Bon visionnage9 points
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Je vous fais un 3615 raconte ta vie sur ce tour (les quinquas comme moi comprendront l'allusion) Je l'ai immédiatement précommandé parce que je trouvais l'objet vraiment sympa et que je suis une fan de paddle. Quand je l'ai reçu, l'idée du scénario s'est imposée assez naturellement : j'allais raconter une histoire de feux tricolores (étonnant, non ?). Bon...ok...Jusque-là, rien de follement original (ne me jetez pas des pierres tout de suite), mais au moins cela avait le mérite de coller très naturellement à ce que voit le spectateur. Je vais vous mettre ma routine un peu plus bas, mais avant cela, j'avais envie de vous raconter la petite galère créative par laquelle je suis passée pour arriver à ce scénario. Première tentative : les frères ingénieurs Dès le départ, je suis partie sur l'idée d'un conflit autour de la place des couleurs. Ma première histoire racontait donc l'invention du feu tricolore. J'avais imaginé deux frères ingénieurs qui ne parvenaient pas à se mettre d'accord : l'un voulait placer le rouge au milieu, l'autre absolument en haut, etc. Vous voyez le principe : les deux frères se disputaient sur la place respective des couleurs jusqu'à ce que l'un finisse par l'emporter et que l'on obtienne le feu tricolore tel qu'on le connaît aujourd'hui. Bref, je n'étais que moyennement emballée par l'histoire, mais bon...testons en public. Et là…Je me suis ramassée. Pas sur le tour lui-même. Les spectateurs trouvaient l'objet sympa, les changements très visuels et le principe du tour leur plaisait. Mais l'histoire ? Pas du tout. Ils la trouvaient confuse (et ils avaient raison, elle était mal écrite) mais surtout terriblement plate et sans grand intérêt (euphémisme). Et avec le recul, je comprends parfaitement pourquoi. En gros, cela donnait : « Lui voulait mettre le rouge ici, mais son frère n'était pas d'accord… » Je secouais la raquette. Hop ! Le rouge changeait de place. « Vous voyez ? Finalement, c'est l'autre frère qui avait raison… » Bref, le degré zéro de la narration. Ce n'était finalement pas une histoire. Je me contentais de décrire ce que les spectateurs voyaient en ajoutant par-dessus l'artifice de deux ingénieurs qui se disputaient. Et surtout, moi-même, je n'étais pas à l'aise en la racontant. Donc : poubelle. Deuxième tentative : la guerre des couleurs J'ai quand même conservé mes deux idées de départ : le feu tricolore et le conflit autour des places. Mais cette fois, j'ai viré les deux frères ingénieurs. Ils n'apportaient rien. J'ai donc personnifié directement les couleurs. Le rouge voulait dominer les autres. On l'avait placé au milieu mais, évidemment, lui estimait que sa place était en haut parce qu'il était le plus fort. L'orange, qu'on avait placé en haut, préférait finalement être au milieu… Là encore, je racontais essentiellement ce qui se passait sous les yeux des spectateurs. Je l'ai quand même testée en public. Petit progrès : cette fois, les spectateurs comprenaient mieux l'histoire. C'était moins confus. Donc j'avais gagné quelque chose. Mais de là à dire que j'avais enthousiasmé les foules… Personne n'est monté sur la table, au mieux des sourires polis avec quelques mots gentils. L'histoire restait très moyenne (là encore euphémisme mais je tiens à préserver mon égo et mon image de marque sur ce forum ). Donc : poubelle. Retour à la case écriture. Je voulais toujours conserver cette idée de feu tricolore. Je voulais toujours jouer avec cette histoire de places. J'ai essayé plusieurs scénarios, plusieurs angles…et rien, nada, des nèfles, le degré zéro de la créativité . Donc pause dans l'écriture : quand ça veut pas, ça veut pas ! Et puis, cette semaine, j'ai fait quelque chose de tout bête. J'ai arrêté de chercher une histoire. J'ai pris une feuille de papier et j'ai simplement écrit le tour. Pas le scénario. Le tour. Geste par geste. Je prends le rouge. Je le place ici. Je montre la raquette. Je secoue. Le rouge se retrouve là. Je le retire. Je prends l'orange… J'ai écrit absolument tous les mouvements et tous les emplacements successifs des couleurs. Et là (roulement de tambours...), il s'est passé quelque chose d'assez paradoxal : le fait d'avoir écrit précisément ce que je faisais m'a permis d'arrêter de raconter ce que je faisais ! La lumière s'est faite, sans mauvais jeu de mots (Patricia humoriste, je fais les mariages, les baptèmes...embauchez-moi ). Je suis repartie exactement de la même idée…mais à l'envers. Depuis le début, je cherchais à expliquer pourquoi les couleurs n'étaient pas à leur place. Et si, au contraire, le principe de départ était qu'elles tenaient absolument à y rester ? Et si les couleurs d'un feu tricolore étaient parfaitement disciplinées ? Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. Pourquoi ? Parce que chacun a un métier très précis. Et là, j'ai enfin trouvé mes trois personnages (sonnez hautbois, résonnez musettes !) . Le rouge passe ses journées à dire : « STOP ! STOP ! STOP ! » Forcément, à force, ça donne un certain caractère. Le vert, lui, c'est le gentil de l'équipe : « Allez-y… C'est bon… Vous pouvez passer… » Jamais un conflit. Et puis il y a l'orange. Le pauvre orange… Le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit à peu près : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. Mais tous les trois ont une chose en commun : ils connaissent parfaitement leur place. Et c'est à partir de là que la magie peut commencer. Parce que cette fois, quand je place volontairement le rouge au milieu et qu'il saute en haut, je ne cherche plus une justification artificielle au déplacement : il retourne à sa place. Quand je mets l'orange en haut et qu'il revient au milieu : il retourne à sa place. Les effets magiques ne viennent plus illustrer l'histoire. Ils deviennent la conséquence de l'histoire : ô joie, ô allégresse ! Et surtout, cela me permet ensuite de faire évoluer ces trois personnages et de raconter ce qui se passe lorsqu'un jour, ces trois couleurs parfaitement disciplinées décident qu'elles en ont peut-être assez qu'on leur dise où est leur place… Voilà comment je suis arrivée à la routine que je vais vous présenter. Attention : elle n'a pas encore été testée en public car je l'ai finalisée ce soir . Je ne l'ai même pas testé avec le matériel pour voir le tempo, la musicalité, la clarté, etc. Je la testerai problement la semaine prochaine puisque les Blouses Roses reprennent à l'hôpital. Il y aura certainement des choses à couper, des phrases qui fonctionneront moins bien à l'oral que sur le papier, des rythmes à modifier. Et peut-être que les spectateurs me diront tout simplement que c'est pourri ! Honnêment, je ne le souhaite pas car là, pour le coup, je l'aime bien mon histoire et j'ai envie de la raconter. Je suis beaucoup, beaucoup plus à l'aise avec elle. Les personnages me plaisent, et, pour la première fois, je n'ai plus l'impression d'avoir écrit un texte pour justifier les déplacements d'un tour de magie. J'ai l'impression d'avoir fait l'inverse : j'ai laissé les déplacements du tour me raconter l'histoire (j'espère que ce n'est pas un brin présompteux). Maintenant, reste à savoir si le public sera du même avis... Je vous mets donc la routine ci-dessous et j'attends évidemment vos retours (avec diplomatie hein !). Et dès que je l'aurai réellement testée en conditions, je viendrai vous raconter ce que cela a donné (enfin si cela vous intéresse). Troisième tentative : le feu discipliné (en espérant que ce soit la bonne !) Il paraît, qu'en général, les feux tricolores sont parfaitement disciplinés. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. GESTE : Montrer la raquette des deux côtés. Et celui-ci était probablement le plus discipliné de tous. Il faut dire que dans un feu tricolore, chacun a un métier très précis. Le rouge, par exemple… Le rouge, c'est le chef. (pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) Toute la journée, il dit : « STOP ! » STOP. STOP. STOP. Vous imaginez le métier ? Passer ces journées à dire aux gens de ne pas bouger. Forcément, ça vous donne un certain caractère. GESTE : Retirer les trois pièces et les confier au spectateur. Montrer la raquette complètement vide. Et le rouge prend son travail très au sérieux. Sa place, c'est en haut. Alors si, volontairement, je le mets au milieu… GESTE : Prendre le rouge, le montrer des deux côtés et le placer au milieu. …il n'aime pas du tout ça. Il suffit de secouer un peu…(pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) GESTE : Secouer. Le rouge saute en haut. …et immédiatement : « STOP ! Moi, c'est en haut. » GESTE : Montrer les deux côtés. On peut essayer de discuter… GESTE : Faire revenir le rouge sur sa pièce. …mais avec quelqu'un qui passe sa journée à dire STOP, la négociation est assez limitée. GESTE : Rendre la pièce rouge au spectateur. Après, il y a l'orange. Alors l'orange… Son métier est beaucoup plus compliqué. Parce que le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. GESTE : Prendre l'orange et le montrer des deux côtés. Mais lui, en revanche, sait parfaitement où est sa place. Au milieu. Alors si je le mets en haut… GESTE : Placer l'orange en haut. …ça le perturbe. GESTE : Secouer. L'orange saute au milieu. Et voilà. Il retourne au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. C'est peut-être le seul moment de la journée où l'orange sait exactement ce qu'il doit faire. GESTE : Faire revenir l'orange sur sa pièce. Vous voyez, ce feu était parfaitement discipliné. Chaque couleur connaissait son travail. Chaque couleur connaissait sa place. Et c'est là que j'ai fait une erreur. J'ai voulu voir jusqu'où allait leur sens de la discipline. GESTE : Prendre le rouge et l'orange. J'ai remis le rouge en haut… GESTE : Placer le rouge. …l'orange au milieu… GESTE : Placer l'orange. Cette fois, aucune erreur. Ils étaient exactement là où ils devaient être. Rouge en haut. Orange au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. Et je leur ai dit : « Voilà. Maintenant, vous ne bougez plus. » Pause. Je crois que le rouge a assez mal vécu qu'on lui dise « STOP ». GESTE : Secouer. Les deux couleurs disparaissent. Et là… plus de rouge. Plus d'orange. GESTE : Montrer lentement les deux pièces devenues vierges, des deux côtés. Ils avaient quitté leur poste. Enfin… c'est ce que j'ai cru. GESTE : Retirer les deux pièces vierges. Révéler le rouge et l'orange incrustés dans la raquette. Parce qu'ils étaient toujours là. Le rouge en haut. L'orange au milieu. Toujours à leur place. Sauf que cette fois… ils s'étaient incrustés. Littéralement. GESTE (pause) : Laisser voir l'image un instant. Et il restait le vert. GESTE : Prendre la pièce verte. Le vert, c'est le gentil de l'équipe. Toute la journée, il dit aux gens : « Allez-y. » « C'est bon. » « Vous pouvez passer. » Jamais un conflit. Jamais une hésitation. Il voit arriver une voiture : « Allez-y, je vous en prie. » Alors je me suis dit : « Lui, au moins, il ne va pas poser de problème. » GESTE : Insérer le vert en bas. Et tout est redevenu normal. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. GESTE : Montrer lentement les deux côtés. Chacun à sa place. Le rouge pouvait dire STOP. Le vert pouvait dire ALLEZ-Y. Et l'orange pouvait continuer à ne pas savoir exactement ce qu'il voulait dire. Tout allait bien. Enfin… pendant quelques secondes. GESTE : Regarder le feu. Petite pause. Parce qu'après toutes ces années passées ensemble… ils avaient peut-être compris quelque chose. GESTE : Secouer. Rouge et orange sautent sur la pièce verte. Le rouge a quitté le haut. L'orange a quitté le milieu. Et tous les deux sont allés rejoindre le vert. GESTE : Montrer les trois couleurs réunies. Pour la première fois… plus de chef. Plus d'indécis. Plus de gentil. Juste trois couleurs… qui avaient décidé de rester ensemble. GESTE : Retirer lentement la pièce portant les trois couleurs. Montrer la raquette complètement vierge des deux côtés. Plus personne en haut. Plus personne au milieu. Plus personne en bas. GESTE : Regarder la pièce avec les trois couleurs, puis la raquette vide. Finalement… ce n'était pas un feu tricolore qui n'était plus discipliné. C'était simplement trois collègues… qui en avaient assez qu'on leur dise où était leur place.8 points
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@Hugues PROTAT nous a partagé ce texte Un personnage hors norme : Juan Tamariz, le magicien qui a transformé la cartomagie en un phénomène populaire. Sa fille Ana TAMARIZ a confirmé le décès de l'illusionniste à Madrid. Champion du monde de cartomagie, l'artiste a marqué plusieurs générations avec ses apparitions à la télévision et son travail en tant que maître des magiciens. Juan TAMARIZ, l'une des figures les plus reconnues de la magie espagnole et référence internationale de la cartomagie, est mort ce mardi à 83 ans à l'hôpital clinique San Carlos de Madrid, selon les informations d'El País. Sa fille, Ana TAMARIZ, a confirmé le décès via les réseaux sociaux. « Avec une immense tristesse, aujourd'hui je fais mes adieux à mon père Juan TAMARIZ, une personne incroyable, très aimée et admirée de tous », a-t-elle écrit, selon ce que rapporte RTVE. Avec son chapeau haut-de-forme, sa chevelure ébouriffée, son violon imaginaire et l'incontournable « ¡Chan, tatachán! », Tamariz a transformé l'illusionnisme en un spectacle populaire pour des millions de spectateurs. Mais derrière ce personnage apparemment improvisé se cachait aussi l'un des plus grands érudits de la magie contemporaine. D'une boîte de magie au championnat mondial de cartomagie Juan Manuel TAMARIZ-MARTEL NEGRÓN est né à Madrid en 1942. Son intérêt pour l'illusionnisme a commencé lorsqu'il n'avait que quatre ans, après avoir assisté à la prestation d'un magicien. Peu après, il a demandé une boîte de jeux de magie et a commencé à pratiquer avec sa famille et ses amis. À douze ans, il a découvert les livres de l'illusionniste Wenceslao CIURÓ, qui lui ont permis de plonger dans la technique et dans les mécanismes psychologiques qui interviennent dans un spectacle. Comme il l'a expliqué dans une interview publiée par la mairie de Madrid, ces lectures ont été décisives pour comprendre que la magie ne consistait pas uniquement à exécuter un tour. Sa précocité lui a ouvert les portes de la Société Espagnole d'Illusionnisme avant d'atteindre l'âge minimum requis : il a été admis à 18 ans, deux ans avant la limite établie, après avoir convaincu les responsables de l'institution de ses capacités. TAMARIZ a étudié les sciences physiques et s'est également intéressé au cinéma, deux domaines qui ont influencé sa manière de concevoir la construction d'un spectacle. Cependant, il a fini par se consacrer entièrement à l'illusionnisme. En 1972, il a obtenu le Grand Prix du Congrès National de Magie. Un an plus tard, il a reçu la reconnaissance qui a définitivement propulsé sa carrière internationale : le Prix mondial de cartomagie, obtenu lors du Congrès mondial de magie de la FISM qui s'est tenu à Paris. Le profil publié par le gouvernement espagnol souligne qu'à partir de ce moment, il a présenté ses spectacles dans des villes comme Chicago, Tokyo, Paris, Londres, Bogota, Le Caire, New York et Santiago du Chili. Le magicien qui est entré dans tous les foyers Bien que son prestige professionnel ait grandi lors des congrès internationaux, c'est la télévision qui a transformé Juan TAMARIZ en un personnage familial pour plusieurs générations d'Espagnols. Les archives de la RTVE conservent le programme pilote de Tiempo de magia, produit en 1975, dans lequel il partageait l'écran avec Julio CARABIAS. Cette participation anticipait une relation avec le petit écran qui allait se prolonger pendant des décennies. Son passage par Un, dos, tres... responda otra vez a démultiplié sa popularité. Ensuite, d'autres émissions comme Por arte de magia, Magia Potagia, Chantatachán et le programme pour enfants El recreo sont arrivées. Face à l'image traditionnelle du magicien solennel, Tamariz a construit un personnage proche, débordant d'énergie et apparemment chaotique. Ses blagues, sa conversation constante avec le public et sa manière de célébrer chaque numéro sont devenues une partie indissociable du spectacle. Cependant, cette mise en scène cachait une préparation minutieuse et une connaissance approfondie de la gestion de l'attention (misdirection). La capacité de diriger le regard, d'anticiper les soupçons du spectateur et de maintenir la surprise expliquait une grande partie de l'admiration qu'il suscitait parmi ses pairs. Livres, enseignement et une école dirigée par sa fille La contribution de Tamariz à la magie allait bien au-delà de ses apparitions télévisées. Tout au long de sa carrière, il a publié des livres majeurs consacrés à la technique, à la théorie et à la présentation de l'illusionnisme. Parmi ses œuvres figurent La Vía Mágica, Los Cinco Puntos Mágicos, Sonata et Sinfonía en Mnemónica Mayor, des références incontournables de la littérature magique. Ses travaux ont abordé des questions telles que la relation entre le magicien et le public, la construction narrative des tours et l'utilisation de la mémoire et de la psychologie en cartomagie. Cette combinaison de réflexion théorique et de sens du spectacle a contribué à consolider son prestige à l'international. Une partie de son héritage se perpétue à travers la Grande École de Magie Ana Tamariz, dirigée par sa fille. Tamariz a lui-même conçu les programmes pédagogiques du centre, pensés pour transmettre sa vision de l'illusionnisme aux nouvelles générations. L'école a compté parmi ses intervenants et élèves des magiciens comme Jorge BLASS, Anthony BLAKE, Miguel GÓMEZ et Rafael BENATAR. Son programme combine l'apprentissage des tours et des techniques avec des cours d'histoire de la magie, de théorie et de psychologie du spectacle. Médaille d'Or des Beaux-Arts et reconnaissance de Madrid La reconnaissance de la carrière de Juan TAMARIZ est également venue des institutions. En 2011, il a reçu la Médaille d'or du mérite des beaux-arts, accordée par décret royal. Auparavant, en 2009, il avait obtenu le Prix honorifique de théorie et philosophie du Congrès mondial de magie (FISM) de Pékin, une distinction récompensant son travail de chercheur et de rénovateur de l'art magique. En 2019, sa ville natale lui a également décerné la Médaille d'or de Madrid. La mairie de la capitale a alors souligné sa contribution à la diffusion internationale de la magie et sa capacité à combiner créativité, humour et rigueur.8 points
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Oooh !! Il est fun ce pliage ! N'empêche, 10 ans plus tard (yeah, 10 ans bordel...), c'est... le truc qui a le moins "marché" parmi mes sorties... Et pourtant je l'utilise toujours (j'ai toujours 2/3 "flyers" pliés dans mon portefeuille) ! C'était clairement un "échec commercial" comme on dit... MAIS ca reste un truc dont je suis ultra fier, et ca m'a permis d'entrer en contact avec Robert Neale7 points
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@Ludovic MIGNON a partagé quelques anecdotes qui ont pris place lors de son dernier passage à Paris en décembre 2024 organisé par @Georges PROUST et @Yves CARBONNIER. Il partage aussi quelques instants dans lesquels @Père Alex joue de l'orgue de barbarie devant le maître, Consuelo sa femme, @Gaëtan BLOOM et @Bébel.7 points
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Ben il y a quand même un problème; t'achète pas un objet de cette nature avec tout le story-telling qu'il y a autour (Eddy TAYTELBAUM et cie) pour te retrouver à bidouiller le truc avec du scotch (ouais, ou avec de la feutrine, pour les complétistes de l'argumentaire).7 points
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J'ai présenté mon avis complet en apéro magique. Voici mon CR en résumé : Sur la forme et la réception Sur la forme, le livre est vraiment de très belle qualité : un bel ouvrage de 240 pages avec une mise en pages classique. Je l'ai commandé directement chez l'auteur, via la compagnie Scarabée Jaune, et je l'ai reçu emballé à l'ancienne dans du papier de soie, avec un brin de lavande et un petit mot. C'est une délicate attention qui fait directement écho à une partie du livre, donc vraiment top ! Et de plus, il est à 65 euros, ce qui est bien moins cher que partout ailleurs. Ce qui m'a tout de suite parlé L'auteur, Claude Piante, est hypnotiseur, hypnothérapeute, comédien et metteur en scène qui dirige une compagnie de spectacle vivant. Comme cela nous fait beaucoup de points communs, je partais forcément avec un a priori très positif ! Et sans surprise, je retrouve dans l'ouvrage des références à l'hypnose et aux suggestions que j'adore et que je pratique au quotidien. À l'origine, ce livre vient des conférences que donnait Jean Merlin avec Claude Piante sur la méthodologie de la narration magique : comment construire une routine, son personnage, son texte. Je ne peux être qu'en totale phase avec le postulat de départ : la narration est un amplificateur de l'impact de la magie ! Un contenu d'une grande richesse Alors certes, l'auteur se réfère souvent aux personnages et aux textes de Jean Merlin, mais pas seulement : il y a de nombreux autres exemples comme Gaëtan Bloom, Derren Brown, Jacques Delord... On y trouve toute une méthodologie pour construire un personnage, le scénario d'une routine, mais aussi comment l'interpréter selon les différents points de vue (narrateur, acteur...). C'est très riche, avec des fiches résumées bien pratiques. On y trouve aussi de nombreuses routines classiques (comme les anneaux chinois ou les cordes) qui, au-delà des explications techniques, sont présentées avec plusieurs textes et ambiances pour bien illustrer ce que peut changer une narration. On y trouve des idées de scripts, d'objets, d'ambiances, de synopsis... On y apprend comment construire un storytelling, bâtir un personnage et également comment l'interpréter. S'il y a bien sûr des éléments communs avec le travail du metteur en scène ou du comédien, ici c'est vraiment présenté pour l'artiste magicien, avec toutes ses différences et ses subtilités. C'est un guide certes concret avec des exemples, des tableaux, quelques exercices de réflexion, mais aussi très philosophique dans le sens où il invite à la réflexion. Comparaison avec d'autres ouvrages et nuances C'est en ce sens qu'il est différent d'autres ouvrages de référence que sont pour moi Spectacle en Couleurs de Jonathan Renoux et Écrire pour la Magie de Benoît Grenier, qui vont à l'essentiel sur l'écriture, sont plus concrets, mais englobent moins toutes les facettes de la narration. Ici, il y a la création de la routine, du personnage, du texte, jusqu'à la façon de l'interpréter. Celui qui cherche des tours en trouvera beaucoup avec en exemple des textes qui invitent à la création mais là des pas le but du livre, les tours ne servant que d'exemple aux propos. Si je devais émettre quelques critiques sur la forme : Le personnage de "Tricker Bonnimenteur" de Jean Merlin est souvent utilisé dans les exemples, ce qui peut être un peu restrictif, même si d'autres magiciens et d'autres options sont évoqués et proposés. La présence de nombreuses citations peut aussi rebuter celui qui cherche du "clé en main". Ce serait pourtant dommage, car elles poussent à la réflexion pour comprendre, et c'est une partie à mon sens importante pour prendre sa part du pouvoir de la narration. Cela demande un effort et une réflexion pour être accessible. En résumé En résumé, je trouve ce livre passionnant et très complet. On y évoque tout, jusqu'à la voix du magicien ou le rôle que la narration peut jouer dans les effets : chaque mouvement, chaque misdirection est pensé dans cette narration. C'est à mes yeux un ouvrage de référence pour passer d'un simple montreur d'effets à un artiste magicien. Il invite à la remise en cause et à la réflexion sur sa propre magie. Il s'inscrira, je pense, rapidement comme un incontournable sur le sujet. Du pouvoir de la narration naît la vraie magie, l'émotion ressentie. Je suis tellement en phase avec ça, sachant que l'on ne parle pas ici de raconter une histoire pour raconter une histoire, de magie bizarre ou contée, mais du pouvoir de l'écriture et de la capacité à l'incarner sur scène.7 points
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Un très grand nom de la magie est parti. Son personnage haut en couleur, très expressif voire parfois démesuré contrastait avec l'homme, très réfléchi, calme et discret. Il a, je pense, donné tout ce qu'il a pu : son énergie lors de ses prestations, ses théories, ses idées, son oeuvre au travers de ses ouvrages, vidéos et conférences et son amitié. Imaginatif et travailleur, il a, en dehors du personnage artistique que nous connaissons, été un organisateur de beaucoup d'évènements. Il a été un rassembleur, un fédérateur discret. Il n'a rien fait de tout cela pour la gloire ou l'argent mais juste parce qu'il en avait envie, parce que sa passion était hors normes et qu'il voulait intensément la transmettre. Il a réussi. Mes amis "d'un certain âge" ont vu, lu et vécu à l'époque de Larry Jennings, Dai VERNON, Arturo De Ascanio, Edward MARLO, Brother John HAMMAN, Fred KAPS, Tony SLYDINI, Albert GOSHMAN, Doug HENNING et j'en oublie beaucoup. Leurs témoignages et ce que j'ai moi-même vu et/ou lu ont alimentés ma passion et mes connaissances de cette époque et de leur héritage (technique, théorique). Ma génération (30-40ans) a fait ses premiers pas en magie avec Bernard BILIS, @Dominique DUVIVIER, David STONE, Juan TAMARIZ, Jean-Pierre VALLARINO, @Gaëtan BLOOM, Sylvain MIROUF, pour ne citer que les plus "proches" géographiquement car nous avons pour la plupart appris au travers de leurs publications et suivi leurs parcours. Je n'étais pas d'accord avec Jean MERLIN sur un point : lorsqu'il disait que les magiciens de son époque n'avaient pas de "successeurs" aujourd'hui à part Tony SLYDINI avec Yann FRISH. La passion et les idées de Juan TAMARIZ n'ont pas disparues. Elles ont été transmises à de nombreux magiciens, Dani DAORTIZ en tête. Il n'a pas le même personnage, a développé ses propres théories mais on peut y voir un "successeur" de Juan TAMARIZ. Il est très bien parti pour devenir un aussi grand homme que lui en tout cas. Ce que je veux dire, c'est que pour chaque domaine de la magie, nous avons perdu des grands noms mais leurs oeuvres et leur passion sont toujours là, sur des pages, sur des vidéos, au travers de témoignages qui se transmettent. C'est dans l'ordre des choses. Je pense que si Juan TAMARIZ organisait tant d'évènements chez lui et ailleurs, ce n'était d'ailleurs pas seulement pour transmettre ses idées et partager de bons moments avec d'autres passionnés mais aussi pour dénicher, inviter et voir devant lui et surtout de son vivant ceux qui reprendraient le flambeau, qui représenteraient la magie de demain. Je pense qu'il est parti avec le sentiment d'avoir réussi, en tout cas je l'espère. Que l'homme et l'artiste reposent en paix, nous ne sommes pas prêt de l'oublier. J'aurais pu participer à ce post en y ajoutant beaucoup de choses mais j'ai préféré rester sur l'essentiel. Comme pour un numéro, le plus dur n'est pas d'ajouter ou de modifier mais de couper. D'autre part, même si c'est dans l'ordre des choses, la page est plus dure à tourner que je ne le pensais. Et pourtant je n'ai pas été un de ses proches.6 points
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La dernière note de Sonata s’est envolée. Juan nous laisse sur Le Chemin magique; à nous désormais de le parcourir, en gardant les yeux levés vers L’Arc-en-ciel. Certains magiciens disparaissent. Les enchanteurs, eux, restent.6 points
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Je pense que Woody n'a donné qu'un début de solution. Après avoir passé les angles à la disqueuse, il suffit de chauffer au chalumeau les pièces en bois pour les décoller, attention de ne pas les cramer ce serait dommage pour un objet de cette qualité si fiable, puis de passer au pinceau un puissant saturateur sur le bois pour le figer, recoller proprement, puis terminer à la feutrine. Bref, vous êtes pénibles à toujours vouloir du clef en main, c'est pas un peu de bricolage qui vous effraie, non? La dernière fois j'ai acheté une voiture neuve. J'ai dû la désosser et mettre de la feutrine partout pour qu'elle puisse rouler, c'était un conseil de mon concessionnaire.5 points
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De plus en plus fort. Ceci dit, mon beau-frère, ébéniste pompidolien dans la Creuse, propose de scotcher les éléments mobiles tout en humidifiant le paddle à la térébenthine à l'aide d'un tissu doux (genre feutrine), le contrepoids n'intervenant qu'en toute fin de processus, c'est à dire après avoir passé l'ensemble à la disqueuse.5 points
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Bonjour Olivier, Merci d'avoir relevé cette différence de prix car la différence de prix avec nos différents confrères à la première lecture nous a quand même étonné, ce prix a été mal calculé par notre équipe et ne correspondait pas à nos prix habituels (comme vous êtes client régulier vous avez du vous en rendre compte sur l'ensemble des autres articles). Nous essayons de conserver les mêmes marges en général sur les produits, notre prix habituel pour cet article se situe aux alentours des 89 euros, ce prix a été modifié. En ce qui concerne la différence de prix suivants les boutiques, les charges sont aussi très souvent différentes suivant les boutiques. Vous aurez moins de charges si vous avez un travail à côté et si vous faites votre boutique de chez vous que si vous avez deux salariés et que vous avez un loyer à payer. Les volumes sont également très différents et à prendre en compte. Mais comme le dit @Frantz RÉJASSE, il y a quand même beaucoup de variables dans l'équation.5 points
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Michel Dejeneffe nous a quitté. C'était pour moi le ventriloque le plus sensible, le plus original. Sa marionnette était plus connu que lui. Son art frôlait la magie, Sa poupée Tatayet était plus vivante que n'importe qui, que n'importe quelle autre marionnette. Pour arriver à une telle maitrise il fallait avoir un âme surdimensionné. Dejeneffe lui même était assez timide et Tatayet encore plus. Il y avait des gens qui ont pleuré d'émotion pendant leur dialogues. Dépuis que je les ai vu je suis un peu moins brute. Dejeneffe me manque. Il n'avait plus travaillé ces dernières années, car il était malade. Dommage ! Quel ventriloque peut faire interviewer par sa marionnette Chirac et d'autre personnages connus sans tomber dans la gaudriole ou dans la niaiserie, ni dans la vulgarité ? Le seul et unique Michel Dejeneffe Un être exceptionnel nous a quitté. Condoléances à Mary Liversain et à Caroline5 points
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Alors comme j'ai déjà eu des questions : Très facile à faire. Pas d'angles. Mais Reset aléatoire pouvant aller jusqu'à 99 ans.5 points
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Hello à tous ! Le forum est une véritable mine d'or qui regorge de pépites accumulées depuis des années : des milliers de réflexions, de critiques de matériel et de conseils techniques. Mais encore faut-il savoir où et comment chercher ! Pour vous aider à exploiter 100 % du potentiel du forum et vous faire gagner un temps précieux, je vous ai préparé une petite vidéo tutoriel rapide. Regarder la vidéo ici : Ce que vous allez y découvrir : Comment maîtriser la recherche pour retrouver instantanément un sujet, une petite annonce ou un mot-clé précis. L'astuce pour afficher tous les messages non lus en un seul clic (indispensable pour ne rien rater des derniers échanges !). Comment "Marquer tout le site comme lu" pour faire le ménage dans vos notifications et repartir sur de bonnes bases. Prenez 4 minutes pour y jeter un œil, ça va changer votre façon de naviguer au quotidien ! Dites-moi en commentaire si vous connaissiez déjà ces astuces ou si vous en utilisez d'autres au quotidien !4 points
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Bonjour Olivier, Pour vous répondre précisément : ma déception vient du fait que cette méthode me paraît irréaliste et infaisable en pratique. Même en théorie, l'approche ne me convainc pas du tout, et sur le terrain, la mise en œuvre se heurte à des contraintes bien réelles qui la rendent inapplicable au quotidien. C'est pour cela que je la trouve totalement infaisable.4 points
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Le problème vient du fait que le bois utilisé réagit trop aux variations d’humidité. Cela peut même arriver aux meilleurs : j’ai dans ma collection plusieurs objets d’Alan Warner qui ont mal réagi à ces problèmes d’humidité. L’une des solutions consiste à humidifier légèrement la palette, puis à placer un contrepoids dessus.4 points
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Triste... Un article intéressant : https://www.jahmm-prod.fr/post/juan-tamariz4 points
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Quand ce matin, j'ai fait remarquer à ma femme qu'elle était en train d'étaler de la moutarde sur sa tartine, elle m'a dit qu'elle voulait, enfin si je le permettais, dijonnais en paix.4 points
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Je remonte aujourd’hui le fil de ce sujet… Et je le fais avec une émotion toute particulière. Cela fait déjà dix ans que Gilles Raynaud nous a quittés. J’avais appris sa disparition en 2021, un peu en arrière-plan, sans vraiment pouvoir prendre la parole à ce moment-là. Et depuis, cette information est restée quelque part dans un coin de ma tête, sans que je puisse réellement lui rendre l’hommage que je souhaitais. Aujourd’hui, en remontant le fil de ce sujet, je ressens le besoin d’écrire quelques mots. Gilles n’a pas été pour moi simplement le directeur d’Arteco. J’ai commencé chez lui comme stagiaire, et cette expérience professionnelle s’est rapidement transformée en une relation beaucoup plus personnelle. Au fil du temps, nous étions devenus proches. J’ai partagé avec lui des moments, des discussions, des souvenirs et une vraie relation humaine qui a compté dans mon parcours. C’est probablement pour cela que cette nouvelle m’a autant marqué, même des années après. Il y a des personnes que l’on rencontre à un moment précis de sa vie et qui, sans forcément le savoir, laissent une empreinte durable. Gilles fait partie de ces personnes pour moi. Alors oui, je remonte ce sujet dix ans après sa disparition. Peut-être parce qu’il n’est jamais trop tard pour dire merci. Merci Gilles pour ce que tu m’as apporté, pour ta confiance, pour les moments partagés et pour la personne que tu as été dans mon parcours. Je regrette simplement de ne pas avoir pu te dire au revoir. Aujourd’hui, je peux au moins laisser ces quelques mots ici. Repose en paix, Gilles. Tu n’es pas oublié.3 points
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J'ai une version personnelle d'un sous-bock apparaissant dans un billet de banque. Problèmes : Ca fait moins rêver C'est techniquement plus compliqué, pas mal d'angles Ca coûte cher car à chaque fois tu ruines un billet Ma seule référence c'est effectivement Alexandra dans un DVD de l'école de la Magie.3 points
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@Gérard MAJAX l'a fait en caméra cachée, dans une de ses émissions, à laquelle je participais, d'ailleurs...3 points
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1988. @Guy LORE et @Alain DEVALS. Le billet et le sous boc de bière. Page 54 du livre Magie avec les billets de banque. Éd. Paris Magic.3 points
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Le ready-made, ou comment devenir artiste La première chose est de définir l'artiste : dans l’art contemporain, l’artiste est celui qui dit qu'il est un artiste. Donc si vous n'êtes pas artiste… Dites que vous êtes artiste, et c'est bon. Néanmoins, c'est bien d'avoir une œuvre d'art pour prouver que vous êtes artiste. Je vous propose donc de devenir un spécialiste du ready-made. C'est une forme d'art extrêmement élaborée qui repose sur une technique complexe : déjà, prenez un objet. N'importe quel objet dans votre quotidien, autour de vous, un objet. Voilà, c'est tout : c'est votre œuvre. Car puisque vous êtes artiste, si vous décidez que cet objet est une œuvre, c'est donc une œuvre. Maintenant, il y a toujours des esprits chagrins qui vont contester le statut d’œuvre de votre création. Pour cela, il faut soigner la présentation comme en magie : il faut soigner l'emballage. L’écrin donne sa valeur au bijou, l’exposition son authenticité à l’art. Mettons pour l'exemple que votre œuvre soit un petit ventilateur portable. Ce n'est pas cher et on peut en trouver sur AliExpress pour quelques euros maximum. Il faut vous procurer un socle d'exposition, que vous pouvez construire vous-même, commander à un menuisier ou acheter sur AliExpress de toute façon. C'est un parallélépipède de couleur neutre et unie sur lequel vous allez pouvoir poser votre œuvre. Si c'est une œuvre passive, vous pouvez également ajouter un globe en plexiglas ou en verre pour la protéger, ou une cage cubique en plexiglas de façon à ce qu'on puisse la voir sans pouvoir la toucher. Mais dans le cas de notre ventilateur, il ne faut pas qu'il y ait d'obstacle entre le public et l'œuvre elle-même, car l'œuvre va souffler. Cela va créer une interactivité entre l'œuvre et le public : c'est le top au niveau du ready-made. Maintenant, il faut passer à l'argumentaire, c'est le plus important en art contemporain. Vous allez coller sur le côté du socle une petite étiquette portant le titre de l’œuvre. Le titre peut être en rapport avec l'œuvre, une fonction ou une couleur de celle-ci, ou pas d'ailleurs : le titre peut être complètement quelconque, l'important c'est que ce soit conceptuel. Pour notre ventilateur, je propose « La Vie ». La vie, c'est le souffle, la vie, c'est l'air, la vie, c'est la relation entre quelque chose et autre chose, donc entre votre œuvre et le public qui va recevoir le flux d'air du ventilateur. Bien sûr, il ne faut pas expliciter tout ça au public sur l'étiquette. L'étiquette doit laisser l'imaginaire du public s'emparer du titre et essayer de chercher un lien quelconque avec l'œuvre. C’est mieux si le lien est difficile à trouver : ça veut dire que l'œuvre est intelligente et que, bien sûr, celui qui trouvera un lien, quel qu’il soit, sera encore plus intelligent. Cela va flatter le public. Mais comme on sait que le public n'est pas très malin malgré tout, c'est bien d'avoir un vendeur ou un guide dans l'exposition qui va détailler justement la fonction de l'œuvre, son lien avec l'univers réel, subjectif, psychologique, cosmique et plus si affinités — avec tout ce qu’il voudra, d'ailleurs, puisque votre œuvre est universelle : forcément, c'est contemporain. Donc le guide pourra expliquer le souffle de la vie. Il pourra expliquer bien sûr que le ventilateur fonctionne sur batterie : il y a la vie qui s’écoule et qui va s’épuiser pour finir par s’éteindre, puisque le ventilateur va s’arrêter quand il n'y aura plus de charge. Voilà, c’est une extraordinaire métaphore de la vie qui, en économisant son souffle, peut durer plus longtemps, mais qui, en se donnant à fond, pourra brûler la chandelle par les deux bouts. Même si on peut dire que c’est un peu archaïque comme définition, ce n’est pas grave : du moment que c’est dit avec conviction, c’est l'essentiel. N’oublions pas le bouton de réglage de puissance, qui incarne à la fois le libre arbitre et les limitations intrinsèques de l’être. Il va également détailler l’aspect esthétique de l’œuvre : dans mon cas, j’ai un ventilateur qui est moitié blanc, moitié noir, et c’est l’opposition entre le yin et le yang, la mort et la vie, le jour et la nuit... Bref, il y a opposition, et quelle que soit l'opposition, c'est fort ! Et plus élaboré encore : il y en a qui ont cherché le lien avec l'univers concret visible, la matière et l'énergie noire que nous décrivent nos physiciens, ce qui permet d'avoir un petit accent scientifique et quantique qui n'est pas mauvais pour l'art contemporain. Soyons conceptuels, mais branchés. Si le vendeur/guide n’est pas dans vos moyens, vous pouvez réaliser une fiche consultable collée pas loin du socle. Vous constituez comme ça une exposition d'une vingtaine ou d'une trentaine d'œuvres. Pas trop, parce qu'il faut montrer que c'est difficile à faire quand même. Si vous avez commandé vos socles par lot, cela peut vous prendre presque une demi-heure si l’impression des étiquettes est lente. Il faut maintenant monter l'exposition, et pour ça, disposer vos socles à différents endroits d'une pièce. Pour l'éclairage, vous pouvez varier : faire un coin de la pièce qui est quasiment dans l'obscurité si les objets restent plus ou moins visibles, et d'autres où les objets sont plein feux. La variété ne nuit pas. Après, vous pouvez aussi opter pour une homogénéité de votre exposition avec tous les objets placés au même rang. Le choix n'a pas tellement d'importance, puisque de toute façon il sera évident pour tout le monde que vous avez soigneusement réfléchi à toutes les implications de chaque détail de l'exposition, et que même ce qui paraît incongru est en fait complètement voulu. C'est tout l'intérêt de l'art contemporain : quand on fait quelque chose de nul, eh bien le public ne peut pas imaginer que l'on a tout simplement raté. Non, on a forcément fait exprès de faire quelque chose de nul, et du coup ça devient génial ! Voilà, vous êtes artistes. Demandez à un ami milliardaire, ministre de la Culture ou investisseur de fonds de pension de vous acheter les trois quarts de l’exposition très cher. Multipliez le prix de ce qui reste par 1 000 : ainsi vous aurez votre cote, et votre investisseur pourra revendre avec une plus-value intéressante. Bienvenue dans le monde parfait de l’art contemporain ! Dans les prochaines formations, nous parlerons de l’art pictural, de l’utilisation des éclaboussures de peinture, du crayonnage compulsif, des oppositions entre ces méthodes organiques et celles utilisant une règle pour faire des rayures (spoiler alert : n’importe quelle méthode est bonne pour l’art contemporain…). Nous aborderons la sculpture : le modelage et l’empilement aléatoire de boules de glaise marron, avec une masterclass sur l’évidence scatologique du résultat. Ce qui nous amènera dans l’univers de la transgression, étape incontournable de l’art contemporain, avant de basculer dans l’étape ultime : l’évacuation du sens, de l’intention, puis de l’œuvre elle-même.3 points
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Prompt pour Elevenlabs Objet : Prompt pour un jingle parlé avec voix de présentateur professionnel Crée un jingle audio professionnel de type radio / télévision, avec une priorité absolue donnée à l’interprétation de la voix parlée et aux intonations naturelles. Je ne veux surtout pas d’une voix qui récite le texte de manière uniforme, mécanique ou artificielle. La voix doit donner l’impression d’un véritable présentateur ou d’une véritable présentatrice professionnelle, enthousiaste, charismatique et parfaitement à l’aise au micro. VOIX PARLÉE Voix française naturelle, chaleureuse, souriante et énergique. Style animateur / présentateur de grand show, et non voix publicitaire agressive. L'interprétation doit être vivante, avec de véritables variations de hauteur, de rythme et d'intensité. Utiliser des montées d'intonation pour créer l'attente et des descentes franches pour donner de l'impact aux annonces. Accentuer naturellement les mots importants. Faire de courtes pauses dramatiques avant les informations ou noms importants. Certaines phrases peuvent légèrement accélérer pour créer de l'énergie, puis ralentir juste avant une annonce importante. La voix doit sembler s'adresser directement à un public, et non lire un texte. On doit entendre le sourire, l'enthousiasme et le plaisir de présenter. Garder une diction très claire mais jamais exagérée. Éviter absolument : ton monocorde, débit constant, accentuation identique sur chaque phrase, voix robotique, surjeu théâtral, ton de bande-annonce de cinéma. Imagine un présentateur qui se trouve réellement devant un public et qui doit faire monter l'excitation avant l'arrivée d'un artiste sur scène. MUSIQUE ET JINGLE La musique doit soutenir la voix sans jamais la concurrencer. Créer une ambiance de grand spectacle / magie / show, élégante, dynamique et légèrement mystérieuse. Le jingle doit avoir une vraie progression : accroche → montée d'énergie → attente → annonce principale → final puissant. Prévoir des changements musicaux et de petites ponctuations sonores qui accompagnent les moments importants du texte. La musique doit laisser suffisamment d'espace à la voix parlée. INTERPRÉTATION DU TEXTE Ne traite surtout pas toutes les phrases de la même manière. Analyse le sens de chaque phrase et adapte l'intonation : information = naturelle et assurée ; question = légère montée d'intonation ; suspense = ralentissement + baisse de volume + petite pause ; révélation = reprise d'énergie ; nom de l'artiste = forte mise en valeur ; phrase finale = ample, enthousiaste et mémorable. Le résultat doit donner l'impression qu'un directeur artistique a dirigé individuellement l'interprétation de chaque phrase. Voici maintenant le texte exact à interpréter : [COLLER ICI LE TEXTE DU JINGLE]3 points
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Lundi soir, je présentai un tour de Tamariz durant le VM Live. Je n'imaginais pas qu'il était en train de nous quitter. Tamariz nous a appris que la magie pouvait être exubérante et joyeuse. Son contact avec le public était exceptionnelle. Sonata trône en vedette dans ma bibliothèque. Disparu, Tamariz ? Non, puisqu'il sera toujours présent sur nos étagères, dans nos gestes et dans nos coeurs.3 points
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Il y a des personnes qui jalonnent notre Vie et ceux qui resteront des Jalons. Juan Tamariz fait parti de mon Cheminement. On connait la Sonate, certaine sont plus tristes que d'autres. Merci l'Artiste !3 points
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En plus de ça, je prendrais ce chiffre avec de vraies pincettes. Comme dans n'importe quelle passion, quand on débute, on ne se salarie pas immédiatement… et la majorité ne le fera jamais. Sans compter que le statut d'artiste repose beaucoup sur les droits d'auteur ou la vente directe, et non sur un salariat classique. Bref, si on englobe tout le monde — du simple amateur au pro accompli —, le revenu moyen s'effondre probablement à quelques dizaines d'euros. C'est exactement comme dans la magie. Pour être plus juste, l'arbre ne cache pas seulement la forêt : c'est un caillou qui masque une planète !3 points
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Mais non !! Cette nouvelle m'attriste terriblement. Son livre Le Chemin magique fut pour moi une révélation, pas une semaine sans que j'en relise un passage, y puisse une idée, ou simplement du réconfort. Son Mnemonica est et restera un chef d’œuvre de construction mais aussi de partage. Rarement un outil magique n'aura été tant discuté, travaillé, exploré, partagé. L'apport de Tamariz au monde magique est infini.3 points
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Sauf erreur de ma part, la solution serait de mettre un bout de Scotch à l'intérieur ou un bout de feutrine collante.3 points
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Voici la version corrigée et mise en page de ton retour de lecture : Reçu il y a trois jours, lu et terminé dans la foulée ! Le livre est chouette (il manquerait tout de même un petit signet en tissu en guise de marque-page). Le principe est connu, mais poussé assez loin avec pas mal d'applications (cartes, mentalisme, jeux mathématiques, preshow...), pour la plupart utilisables de manière impromptue. Deux idées me sont d'ailleurs venues à la lecture du livre — preuve sans doute que les outils proposés sont plutôt versatiles et faciles à mettre en place ! Deux remarques tout de même : Jouer le jeu de la comédie : Cela demande, à mon sens, quelques compétences de comédien pour dépasser la méthode lors de la présentation de l'effet. Car une fois la méthode exécutée, on arrive directement à l'effet (j'ai d'ailleurs retrouvé A.C.A.A.D. en regardant la vidéo). Le thème central : Il me semble que le titre du livre aurait tout aussi bien pu être « Le Principe du grand cheval en bois », tant ce dénominateur commun me semble être finalement le plus important.3 points
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Un artiste non seulement connu des magiciens mais aussi du grand public, comme @Gérard MAJAX et Garcimore. Son numéro était très touchant. Les concepts qu'il a développés ou en tout cas grandement popularisés (marionnette qui manipule elle-même une autre marionnette, marionnette qui prend conscience d'être une marionnette) ont été maintes fois reprises par d'autres ventriloques, preuve de leur impact. Il n'était pas dans la performance technique mais plus dans le travail du texte et du jeu, très posé, s'adressant aussi bien aux enfants qu'aux adultes. Une belle page de l'histoire de la ventriloquie se tourne, inévitablement, mais l'oeuvre restera, imprégnée de la passion d'un artiste humble et dont le seul but était de toucher son public par les mots et un visuel d'une grande tendresse.3 points
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@Otto WESSELY, tu as tout à fait raison : Michel "disparaissait" derrière sa marionnette et c'est du grand art ! Quant à l'émotion, effectivement, c'était aussi un grand moment. Petit rappel quand Tatayet disait : « Je sens mon cœur qui bat ! », réponse de Michel : « Mais non, c'est ma main, car tu n'as pas de cœur, tu es... ». Une conversation qui se déroulait entre différents moments d'émotions avec, au final, une petite larme . Le TOP !3 points
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Merci @Quentin METENIER. J'ai adoré votre livre. Il fait parti pour moi des livres qui m'inspirent, me questionnent sur la définition de la magie, sur le pourquoi je choisi ce média pour tenter d'émouvoir, sur ma posture de magicien et plus largement , ce livre parle d'être artiste. L'ouvrage m'interroge sur mon humilité et m'amène à sortir du catalogue de tours et à me questionner sur ma présence, ma sincérité...en gros, avec ce livre, la magie devient un art et plus simplement la démonstration supposement extraordinaire de pouvoir piqués à d'autres. Ici il est question d'incarnation, de présence, de subtilité et plus simplement de justifier un geste technique. Il n'est pas question de se "coller un personnage " mais bien de ressentir pleinement ce que l'on émane, ce qui se ressent..partir de soi pour aller vers les autres. Je range ce livre a côté des ouvrages de darwin ortiz et d'ascension pour ce que ca bouleverse en moi. Encore bravo. Et merci3 points
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- Je crois que je suis un épipurien, en fait... - Tu te trompes, tu veux dire un "épicurien". - Non, non je ne me trompe pas ; lorsque je rencontre une femme, par exemple, nous passons un petit moment ensemble, on discute, je lui laisse mon numéro, épipurien. ()3 points
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J'avais oublié de préciser dans ma présentation que les paddles trics étaient aussi une petite madeleine. J'ai gagné mon surnom à la fac grâce au "fameux tour du briquet bic". Bon, jamais de la Grande Sorcellerie, mais des petits effets, de jolis moments pour l'amateur que je suis. J'ai reçu la version marron du stop light il y a 4 jours. Un bel objet qui a déjà bien paddlé (je paddle, tu paddles....). Effectivement c'est pas usiné "au poil", certains éléments accrochent, un autre glisse franchement. Les frottements un peu répétée ont décoloré (patiné?) la "raquette". Spécialement sur les cotés qui sont donc différents. J'ai eu un peu peur que cette asymétrie puisse jouer... Ce n'est pas le cas jusqu'ici. Les objets sont plus petits que ce que j'aurais pensé. Ils sont du coups très agréables à manipuler, faire apparaitre disparaitre. Peut être un tout petit peu léger (j'ai pas un gros niveau dans la magie des petits objets/pièces/... Mais bon j'ai un gros niveau nulle part). Le final est fort. En bon blasé qui "connait le truc, toujours le même" j'avais pas fait attention, mais ça a suscité des réactions enthousiastes. Arrive dans un petit sac en tissu blanc. Élégant, peu servir la routine. Du coup j'aime bien, un joli objet qui gagne sa place sur mes étagères de collectionneur et dans ma poche de trickster du dimanche.3 points
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Nouveau livre de @Vincent HEDAN, Théâtre Mental. 5 routines dans ce livre, bien détaillées et enrichies de l'expérience de terrain. 5 thèmes différents, pour offrir au spectateur sa place dans notre proposition. Le titre du livre et un passage du livre m'ont rappelé une idée retrouvée chez @Gabriel WERLEN que Vincent développe sous son prisme. 2 effets m'ont donnés envies de retravailler : - une coïncidence entre l’Histoire et mon histoire personnelle : car je ne suis pas Vincent HEDAN - un jeu improbable que j’ai présenté des centaines de fois au début de mon spectacle Le Souhait : j'adore ce qu'y vit le public !! [vmprod p=10334]3 points
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