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Puisque j'ai commencé à en parler sur un autre sujet et que nous étions plusieurs à être d'accord, je propose que nous en parlions ici :
Les traductions horribles des descriptifs de tours sur les sites des boutiques de magie (par IA, a priori)

On pourra même y inclure les perles quand il y en a.
Comme ici :

Et pour répondre aux deux : non, ça ne coûte pas cher et il n'y a pas de copier/coller, à mon avis.
Je pense qu'ils font comme beaucoup de monde aujourd'hui, malheureusement : ils passent par DeepL (ou ChatGPT... mais ce serait bête)

Histoire d'expliquer un peu (je suis traducteur, je connais assez bien le domaine et les problèmes dont on parle), DeepL, c'est un outil de TAO (traduction assistée par ordinateur) et non de traduction automatique (la nuance est très importante). Pour résumer, c'est une immense base de données couplée à une IA qui va trouver comment telle expression, tel mot, etc. ont été traduits auparavant par de vrais gens et qui vous propose plusieurs solutions. À l'origine, c'est destiné à être employé par des pros ou au moins des gens qui connaissent la langue : on balance le texte dans le bouzin, on regarde ce que ça donne et, SURTOUT, on le corrige et le remanie (quand vous cliquez sur chaque mot dans DeepL, il vous déroule une looongue liste de propositions alternatives et ce ne sont pas toujours les premières les bonnes... parfois, il n'y a même pas de bonne solution. Mais aussi, parfois, ça peut donner une solution à laquelle on n'avait pas pensée.)

Or, ce n'est pas comme ça que l'utilisent la plupart des gens (et donc, j'imagine, les boutiques). Ils l'utilisent comme un traducteur automatique.
Et la traduction automatique (même par IA), c'est de la m...
Disons que c'est du Canada Dry de traduction : ça a la couleur d'une traduction, ça a le goût d'une traduction, mais ce n'est pas une traduction. Quand on regarde le texte vite fait en le lisant en diagonale, la syntaxe semble correcte et quand on ne connaît pas trop les langues, on pense qu'un mot ou une expression n'a qu'une traduction et que, c'est bon, ça va être compréhensible. Et on se dit "Wow ! C'est super efficace !".

Et là, c'est le drame, puisqu'on se retrouve avec des routines de coupe de cheveux, des yeux qui brûlent les micromouvements, des tours sans force pour la promenade (ou le parloir) qui vont faire friser les esprits, des emballages petits qui jouent gros, des effets avec une intrigue en forme de fossette (dimple plot, y'a eu une coquille en anglais 😁), etc. (exemples véridiques)

Après, c'est loin d'être réservé aux sites de magie (si on voulait aller plus loin, on peut redouter que, les IA s'alimentant des textes qu'elles génèrent elles-mêmes, la qualité des textes générés ne va aller qu'en s'amenuisant et, ces textes ayant une influence sur la langue que l'on parle, la langue va s'appauvrir, mais là, je vais devenir carrément barbant et catastrophiste et ce serait plutôt pour "chemins de traverse")

Modifié par Yann CPN
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  • Yann CPN changed the title to Les traductions horribles des descriptifs (avis et perles)
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Publié le
Il y a 2 heures, Yann CPN a dit :

Et pour répondre aux deux : non, ça ne coûte pas cher

 

Quand je disais que le logiciel d'IA ça devait coûter cher c'était de l'humour second degré vis à vis des prix pratiqués chez Magic Dream car je sais bien que c'est gratos via les sites que tu mentionnes.

Pour en revenir à ce sac à l'oeuf de Grum et la routine de coupe de cheveux de Magic Dream, ça me rappelle l'histoire des deux oeufs qui discutent dans le frigo. L'un dit à l'autre : "ah mais t'es tout bizarre toi, t'es marron et t'es poilu (ou là donc, pour rester dans le thème, t'as des cheveux courts)" et l'autre lui répond "t'es con toi, j'suis pas un oeuf, j'suis un Kiwi".
Donc 'la routine de coupe de cheveux' c'est peut-être une routine pour transformer un kiwi chevelu en oeuf chauve dans le sac à l'oeuf, mais ah j'connaissais pas moi....  E

Du coup les traductions IA de ces sites marchands ça peut devenir une bonne source pour des numéros comiques, des lines, etc...

Plus sérieusement t'es jeune et tu te mets à la magie et tu veux acheter des tours et tu lis des trucs de ouf comme ça, ou t'es parent et tu lis les descriptifs pour faire un cadeau à ton ado, y'a de quoi se dire que c'est vraiment vraiment pas sérieux et que la magie c'est un truc de branquignols. 

  • J'aime 1
Publié le

Par exemple, si on prend les descriptions de "Big Blind" de Craig Petty, selon les marchands, "Craig Petty is back with another jackpot, Walkaround Miracle!" devient :
- Craig Petty est de retour avec un autre jackpot, un miracle de la promenade !
- Craig Petty est de retour avec un autre jackpot , un miracle de la vie !

Mais il y en a quand même chez qui ça donne une phrase qui a du sens (merci à eux) :
-"Craig Petty revient avec un miracle interactif et percutant, parfait pour le close-up et la magie de salon !"
- "Craig Petty frappe encore avec Big Blind, un miracle de mentalisme ultra-direct ! "

Enfin, bref, je dois reconnaître que le "miracle de la promenade" m'a laissé un instant dubitatif.

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Publié le

Pour Atomic deck, la traduction a été corrigée. 🥳
 

Mais "Les cartes ne sont jamais coupées, passées ou de quelque manière que ce soit." a été corrigé en "Les cartes ne sont jamais « cutées », passées ou autre.", je ne sais pas si c'est mieux. 🤨
(le sens, c'est simplement : "Aucune coupe, aucun SDC ou autre, à aucun moment", si ça peut aider certains)

Publié le
Le 24/02/2025 à 03:24, Yann CPN a dit :

Puisque j'ai commencé à en parler sur un autre sujet et que nous étions plusieurs à être d'accord, je propose que nous en parlions ici :
Les traductions horribles des descriptifs de tours sur les sites des boutiques de magie (par IA, a priori)

On pourra même y inclure les perles quand il y en a.
Comme ici :

Et pour répondre aux deux : non, ça ne coûte pas cher et il n'y a pas de copier/coller, à mon avis.
Je pense qu'ils font comme beaucoup de monde aujourd'hui, malheureusement : ils passent par DeepL (ou ChatGPT... mais ce serait bête)

Histoire d'expliquer un peu (je suis traducteur, je connais assez bien le domaine et les problèmes dont on parle), DeepL, c'est un outil de TAO (traduction assistée par ordinateur) et non de traduction automatique (la nuance est très importante). Pour résumer, c'est une immense base de données couplée à une IA qui va trouver comment telle expression, tel mot, etc. ont été traduits auparavant par de vrais gens et qui vous propose plusieurs solutions. À l'origine, c'est destiné à être employé par des pros ou au moins des gens qui connaissent la langue : on balance le texte dans le bouzin, on regarde ce que ça donne et, SURTOUT, on le corrige et le remanie (quand vous cliquez sur chaque mot dans DeepL, il vous déroule une looongue liste de propositions alternatives et ce ne sont pas toujours les premières les bonnes... parfois, il n'y a même pas de bonne solution. Mais aussi, parfois, ça peut donner une solution à laquelle on n'avait pas pensée.)

Or, ce n'est pas comme ça que l'utilisent la plupart des gens (et donc, j'imagine, les boutiques). Ils l'utilisent comme un traducteur automatique.
Et la traduction automatique (même par IA), c'est de la m...
Disons que c'est du Canada Dry de traduction : ça a la couleur d'une traduction, ça a le goût d'une traduction, mais ce n'est pas une traduction. Quand on regarde le texte vite fait en le lisant en diagonale, la syntaxe semble correcte et quand on ne connaît pas trop les langues, on pense qu'un mot ou une expression n'a qu'une traduction et que, c'est bon, ça va être compréhensible. Et on se dit "Wow ! C'est super efficace !".

Et là, c'est le drame, puisqu'on se retrouve avec des routines de coupe de cheveux, des yeux qui brûlent les micromouvements, des tours sans force pour la promenade (ou le parloir) qui vont faire friser les esprits, des emballages petits qui jouent gros, des effets avec une intrigue en forme de fossette (dimple plot, y'a eu une coquille en anglais 😁), etc. (exemples véridiques)

Après, c'est loin d'être réservé aux sites de magie (si on voulait aller plus loin, on peut redouter que, les IA s'alimentant des textes qu'elles génèrent elles-mêmes, la qualité des textes générés ne va aller qu'en s'amenuisant et, ces textes ayant une influence sur la langue que l'on parle, la langue va s'appauvrir, mais là, je vais devenir carrément barbant et catastrophiste et ce serait plutôt pour "chemins de traverse")

Il ne faut pas se plaindre, il y a des routines que l'on achète, 3h d'explication, sans aucun sous titrage, sans possibilité de le télécharger pour faire appel à un transcripteur vocal (Amberscript, payant, par exemple), c'est de l'abus.

Il devrait pour le moins avoir un sous titrage anglais obligatoire pour chaque vidéo explicative, mais un sous titrage sérieux relu par l'auteur.

Il deviendrait alors possible de comprendre sans problème à partit d'un texte en véritable anglais.

Je comprends l'anglais, je le lis sans difficulté, mais avec l'age, il y a des accents qui ne passent plus, l'ouïe baisse et quand en plus il y a des explications par trop rapides et des accents new-yorkais, japonnais ou texan, cela devient galère.

Et si c'est un sous titrage Reverso, cela devient vite incompréhensible comme tu l'indiques (DeepL est meilleur mais limité en texte pour sa version gratuite). Donc, rien de mieux qu'un sous titrage du vendeur d'origine vendu avec la routine.

Pas testé l'IA, mais sur ce que je lis, ce n'est pas encore vraiment au point sur ce point là.

Bon, il faudrait inciter les fabricants à se bouger pour vendre leur matos à une clientèle autre qu'anglophone et les vendeurs  à relire les traductions ou les sous-titrages qu'ils font eux même.

 

Rahzül 500 ans plus tard

 

  • 10 months plus tard...
Publié le

À propos d'un effet d'un créateur français sur des sites français :

Citation

Pigmento est une nouvelle approche du mentalisme moderne : un système conçu pour offrir une expérience gratuite, directe et ultra-accessible, sans compromis sur l’impact .

Citation

2 / Est-ce vraiment entièrement gratuit ? Le mot et la couleur ne sont pas imposés ?

Exactement. Tout est 100 % gratuit.

Donc, on l'aura compris : ils ont traduit (enfin, une machine a traduit pour eux et ils n'ont pas relu) "free" par "gratuit" au lieu de "libre".

C'est un tour français (je me répète). Je crois que, pour les anglophones, même la vidéo explicative est en français, sous-titrée en anglais. Comment se fait-il que l'argumentaire de vente n'ait pas été rédigé en français au départ ?

  • J'aime 2
Publié le

Ce n'est pas que dans le monde de la magie. Certaines sociétés pensent qu'elles peuvent passer par l'IA pour remplacer du personnel. Bon courage !!!

Si l'IA peut aider, faciliter des recherches, faire le gros du travail, on voit bien que les informations trouvées doivent être vérifiées, les textes rectifiés.

Pour les boutiques, je comprends, s'ils doivent ajouter chaque jour des nouveautés dont l'espérance de vie ne dépasse pas un mois, une traduction dans les règles de l'art serait un budget bien trop conséquent.

En fait ce qui me choque le plus, ce ne sont pas les descriptions mais les livres qui sont traduits par IA. Oh oui cela existe, j'en ai trouvé un bel exemple, une traduction faite par une machine car qui irait traduire un nom de famille ? Quand on voit le prix du livre original et le prix de la version française traduite par IA, là il y a de quoi être révolté.

Publié le (modifié)

Petit disclaimer : je suis un "hater" de l'IA ( @Nestor DEEpourra confirmer) et .. pourtant je l'utilise... Je m'explique...

Le problème, à mon sens ce n'est pas l'IA, c'est l'utilisation (donc.. l'utilisateur...) et le fait que les 3/4 du temps il se repose sur "l'IA fait tout"...

Le livre de Basil Horwitz que j'ai publié j'ai payé un traducteur pro (et je le re-paierai pour la suite)... Le livre sur Anderson, j'avais du temps libre, j'ai donc utilisé l'outil IA pour traduire et j'ai relu et corrigé/humanisé/rendu plus naturel (yeah, le problème est là : beaucoup de gens qui utilisent l'IA ne vérifient pas/ne corrigent pas) et je fais pareil avec des articles de ma revue Singularium...

Après, je parle dans le cas d'un livre technique de magie. Si on parle poésie, roman, etc, là il y a un style littéraire et si c'était ce genre de livre que je publie, je passerai clairement par un traducteur pro... 

Clairement, comme il a été dit, pour une pub traduite pour un produit qui effectivement aura une durée de vie d'un mois (et encore, maaaaximum), yep, on peut comprendre que ca fait cher le traducteur pro...... MAIS effectivement, une relecture prend quelques minutes et permettrait d'éviter des trucs... Rigolos. 😅

Modifié par Julien LOSA
  • J'aime 4

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    • Le ready-made Ou comment devenir artiste. La première chose est de définir l'artiste : Dans l’art contemporain, l’artiste est celui qui dit qu'il est un artiste. Donc si vous n'êtes pas artiste… dites que vous êtes artiste et c'est bon. Néanmoins c'est bien d'avoir une œuvre d'art, pour prouver que vous êtes artiste.  Je vous propose donc de devenir un spécialiste du ready-made. C'est une forme d'art extrêmement élaborée qui repose sur une technique complexe : Déjà prenez un objet. N'importe quel objet dans votre quotidien, autour de vous, un objet. Voilà c'est tout : C'est votre œuvre.  Car puisque vous êtes artiste, si vous décidez que cet objet est une œuvre c'est donc une œuvre.  Maintenant il y a toujours des esprits chagrins qui vont contester le statut d’œuvre de votre création.  Pour cela il faut soigner la présentation comme en magie : il faut soigner l'emballage.  L’écrin donne sa valeur au bijou, l’exposition son authenticité à l’art. Mettons pour l'exemple que votre œuvre soit un petit ventilateur portable. C'est pas cher et on peut en trouver sur Aliexpress pour quelques euros maximum.  Il faut vous procurer un socle d'exposition, que vous pouvez construire vous-même, commander à un menuisier, ou acheter sur Aliexpress de toute façon.  C'est un parallélépipède de couleur neutre et unie sur lequel vous allez pouvoir poser votre œuvre. Si c'est une œuvre passive vous pouvez également ajouter un globe en plexiglas ou en verre pour protéger l'œuvre, ou une cage cubique en plexiglas de façon à ce qu'on puisse voir l'œuvre sans pouvoir la toucher.  Mais dans le cas de notre ventilateur il ne faut pas qu'il y ait d'obstacle entre le public et l'œuvre elle-même car l'œuvre va souffler. Cela va créer une interactivité entre l'œuvre et le public, c'est le top au niveau du ready-made.  Maintenant il faut passer à l'argumentaire, c'est le plus important en art contemporain  Vous allez coller sur le côté du socle une petite étiquette portant le titre de l’œuvre.  Le titre peut-être en rapport avec l'œuvre, ou une fonction de l'œuvre, ou une couleur de l'œuvre, ou ou pas, d'ailleurs : le titre peut être complètement quelconque, l'important c'est que ce soit conceptuel.  Pour notre ventilateur je propose « la vie ».  la vie c'est le souffle, la vie c'est l'air, la vie c'est la relation entre quelque chose et autre chose donc entre votre œuvre et le public qui va recevoir le flux d'air du ventilateur  Bien sûr il ne faut pas expliquer tout ça au public sur l'étiquette.  L'étiquette doit laisser l'imaginaire du public s'emparer du titre et essayer de chercher un lien quelconque avec l'œuvre, et c’est mieux si le lien est difficile à trouver, ça veut dire que l'œuvre est intelligente et que bien sûr celui qui trouvera un lien, quel qu’il soit, sera encore plus intelligent : cela va flatter le public. Mais comme ont sait que le public n'est pas très malin malgré tout, c'est bien d'avoir un vendeur ou un guide dans l'exposition qui va détailler justement la fonction de l'œuvre, son lien avec l'univers réel, subjectif, psychologique, cosmique et plus si affinités, avec tout ce qu’il voudra, d'ailleurs, puisque votre œuvre est universelle : forcément c'est contemporain. Donc le guide pourra expliquer le souffle de la vie, il pourra expliquer bien sûr que le ventilateur fonctionne sur batterie, il y a la vie qui s’écoule et qui va s’épuiser pour finir par s’éteindre puisque le ventilateur va s’arrêter quand il y aura plus de charge, voilà c’est une extraordinaire métaphore de la vie qui en économisant son souffle peut durer plus longtemps mais en se donnant à fond bien sûr, pourra brûler la chandelle par les deux bouts, même si on peut dire que c’est un peu archaïque comme définition, mais c’est pas grave du moment que c’est dit avec conviction, c’est important. N’oublions pas le bouton de réglage de puissance, qui incarne à la fois le libre arbitre et les limitations intrinsèques de l’être.  Il va également détailler l’aspect esthétique de l’œuvre : dans mon cas j’ai un ventilateur qui est moitié blanc moitié noir et c’est l’opposition entre le yin et le yang, la mort la vie, le jour et la nuit, bref il y a opposition quelle que soit l'opposition, c'est fort.  Et plus élaboré, il y en a qui ont cherché le lien avec l'univers concret visible et la matière et l'énergie noire que nous décrivent nos physiciens, ce qui permet d'avoir un petit accent scientifique et quantique qui n'est pas mauvais pour l'art contemporain, soyons conceptuel, mais branché. Si le vendeur/guide n’est pas dans vos moyens, vous pouvez réaliser une fiche consultable collée pas loin du socle. Vous constituez comme ça une exposition d'une vingtaine ou une trentaine d'œuvres. Pas trop, parce qu'il faut montrer que c'est difficile à faire quand même. Si vous avez commandé vos socles par lot, cela peut vous prendre presque une demi heure, si l’impression des étiquettes est lente. Il faut maintenant monter l'exposition et pour ça disposer vos socles à différents endroits d'une pièce. Pour l'éclairage vous pouvez varier , faire un coin de la pièce qui est quasiment dans l'obscurité si les objets restent plus ou moins visibles, et d'autres ou les objets sont plein feux. la variété ne nuis pas. Après, vous pouvez aussi opter pour une homogénéité de votre exposition avec tous les objets qui sont placés au même rang. Le choix n'a pas tellement d'importance, puisque de toute façon il sera évident pour tout le monde que vous avez soigneusement réfléchi à toutes les implications de chaque détail de l'exposition, et que même ce qui paraît incongru est en fait complètement voulu. C'est tout l'intérêt de l'art contemporain : quand on fait quelque chose de nul, eh bien le public ne peut pas imaginer que l'on a tout simplement raté, non, on a forcement fait exprès de faire quelque chose de nul, et du coup ça devient génial. Voilà, vous êtes artistes. Demandez à un ami milliardaire/ministre de la culture/investisseur de fond de pension de vous acheter les trois quart de l’exposition, très chers. Multipliez le prix de ce qui reste par 1000, ainsi vous aurez votre cote, et votre investisseur pourra revendre avec une plus value intéressante. Bienvenu dans le monde parfait de l’art contemporain.  Dans les prochaines formations, nous parlerons de l’art pictural, de l’utilisation des éclaboussures de peinture, du crayonnage compulsif, des oppositions entre ces méthodes organiques et celles utilisant une règle pour faire des rayures. (spoiler alerte, n’importe quelle méthode est bonne pour l’art contemporain)… Nous aborderons la sculpture : le modelage et l’empilement aléatoire de boulles de glaises marron, et une master classe sur l’évidence scatologique du résultat. Ce qui nous amènera dans l’univers de la transgression, étape incontournable de l’art contemporain, avant de basculer dans l’étape ultime, l’évacuation du sens, de l’intention, puis de l’œuvre elle-même . Gilbus
    • Un très grand nom de la magie est parti. Son personnage haut en couleur, très expressif voire parfois démesuré contrastait avec l'homme, très réfléchi, calme et discret. Il a, je pense, donné tout ce qu'il a pu : son énergie lors de ses prestations, ses théories, ses idées, son oeuvre au travers de ses ouvrages, vidéos et conférences et son amitié. Imaginatif et travailleur, il a, en dehors du personnage artistique que nous connaissons, été un organisateur de beaucoup d'évènements. Il a été un rassembleur, un fédérateur discret. Il n'a rien fait de tout cela pour la gloire ou l'argent mais juste parce qu'il en avait envie, parce que sa passion était hors normes et qu'il voulait intensément la transmettre. Il a réussi. Mes amis "d'un certain âge" ont vu, lu et vécu à l'époque de Larry Jennings, Dai VERNON, Arturo De Ascanio, Edward MARLO, Brother John HAMMAN, Fred KAPS, Tony SLYDINI, Albert GOSHMAN, Doug HENNING et j'en oublie beaucoup. Leurs témoignages et ce que j'ai moi-même vu et/ou lu ont alimentés ma passion et mes connaissances de cette époque et de leur héritage (technique, théorique). Ma génération (30-40ans) a fait ses premiers pas en magie avec Bernard BILIS, @Dominique DUVIVIER, David STONE, Juan TAMARIZ, Jean-Pierre VALLARINO, @Gaëtan BLOOM, Sylvain MIROUF, pour ne citer que les plus "proches" géographiquement car nous avons pour la plupart appris au travers de leurs publications et suivi leurs parcours. Je n'étais pas d'accord avec Jean MERLIN sur un point : lorsqu'il disait que les magiciens de son époque n'avaient pas de "successeurs" aujourd'hui à part Tony SLYDINI avec Yann FRISH. La passion et les idées de Juan TAMARIZ n'ont pas disparues. Elles ont été transmises à de nombreux magiciens, Dani DAORTIZ en tête. Il n'a pas le même personnage, a développé ses propres théories mais on peut y voir un "successeur" de Juan TAMARIZ. Il est très bien parti pour devenir un aussi grand homme que lui en tout cas. Ce que je veux dire, c'est que pour chaque domaine de la magie, nous avons perdu des grands noms mais leurs oeuvres et leur passion sont toujours là, sur des pages, sur des vidéos, au travers de témoignages qui se transmettent. C'est dans l'ordre des choses. Je pense que si Juan TAMARIZ organisait tant d'évènements chez lui et ailleurs, ce n'était d'ailleurs pas seulement pour transmettre ses idées et partager de bons moments avec d'autres passionnés mais aussi pour dénicher, inviter et voir devant lui et surtout de son vivant ceux qui reprendraient le flambeau, qui représenteraient la magie de demain. Je pense qu'il est parti avec le sentiment d'avoir réussi, en tout cas je l'espère. Que l'homme et l'artiste reposent en paix, nous ne sommes pas prêt de l'oublier. J'aurais pu participer à ce post en y ajoutant beaucoup de choses mais j'ai préféré rester sur l'essentiel. Comme pour un numéro, le plus dur n'est pas d'ajouter ou de modifier mais de couper. D'autre part, même si c'est dans l'ordre des choses, la page est plus dure à tourner que je ne le pensais. Et pourtant je n'ai pas été un de ses proches.
    • Merci beaucoup, c'est extrêmement intéressant du point de vue des magiciens : En effet, le type à un immense talent pour croire ce qu'il dit, et faire passer sa conviction au public. Il joue avec passion, mais sans sur-jouer, ce qui rendrait la prestation ridicule, à l'image de l'oeuvre décrite ici. C'est drôlement bien fait, et permet d'élever un gribouillage au rang d'oeuvre structurée, c'est beau. Donc, un grand exemple pour nous tous, dans nos spectacles : Si vous dites des bêtises avec suffisamment de conviction, ça marche!!!!! 🤣🤣🤣 Gilbus
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