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 Bonsoir 

                               Je pense que vous avez compris que c que j'ai voulu dire était pris au second degré 

                 Je ne parle pas des " MAGICIENNES" mais de celles qui sont découpées .......

                            Pourquoi pas ne pas découper un homme . juste une petite idée pour ceux qui pratiquent la grande illusion ....... Si une femme découpait un homme , je crois que ce serait un formidable succès ...

                

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Il y a 2 heures, Daniel TINET a dit :

 Bonsoir 

                               Je pense que vous avez compris que c que j'ai voulu dire était pris au second degré 

                 Je ne parle pas des " MAGICIENNES" mais de celles qui sont découpées .......

                            Pourquoi pas ne pas découper un homme . juste une petite idée pour ceux qui pratiquent la grande illusion ....... Si une femme découpait un homme , je crois que ce serait un formidable succès ...

                

La Française Sophie Edelstein, l'Hollandaise Sittah ou encore l'Américaine Melinda (Vegas) ont toutes les trois déjà présenté ce genre de grandes illusions avec des partenaires hommes. Leurs shows ont eu du succès auprès des profanes à cause de cette inversion des rôles mais elles n'ont pas marqué les esprits dans le milieu magique parce qu'en dehors de remplacer les femmes par des hommes, elles n'ont pas apporté grand chose de novateur.

Des trois, Sittah est peut-être la plus créative avec une mise en scène originale pour son numéro principal mais son prix à la FISM (pour ce numéro) a tout de même été remis en question suite à une plainte d'AYALA qui a démontré un plagia de son travail.

Quant à son attitude (sa façon de bouger, ses poses, son style vestimentaire), j'ai l'impression de voir Hans Klock version femme. Je ne dis pas que je n'ai pas plaisir à voir ses numéros mais que ce que j'ai vu d'elle, je l'ai déjà vu et revu.

Ces trois magiciennes cherchent à faire comme les hommes dans leur présentations et c'est dommage. Inverser les "rôles" ne suffit pas pour que dans le milieu magique on qualifie ces numéros d'originaux et ces artistes de créatives.

Mesdames, tout reste donc encore à faire ou à refaire en grande illusion  ! Saisissez ce créneau sans chercher à faire comme les hommes. Soyez différentes, apportez la touche féminine, votre façon de penser, imbibez vos numéros de votre personnalité, faites en sorte qu'après vous avoir vu, on puisse vous attribuer des effets "signatures", des effets que vous êtes seule à présenter (ou à présenter ainsi).

Modifié par Marc Page
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On arrive à la période de Noël - avec les publicités pour les jouets - et on voit de plus en plus de campagne qui prône les jouets "mixtes" et un combat contre les stéréotypes (Barbie rose et Action Man bleu pour faire court)...

Et je me suis fait la réflexion suivante : en lisant des biographies ou des interviews de magicien, combien d'entre eux commencent en disant "quand j'étais petit, on m'a offert une boite de magie à Noël ce fut une révélation bla bla"... Quasiment tous !

Or j'ai le sentiment qu'on ne penserait pas à acheter une boite de magie à une fille. D'ailleurs dans ma mémoire, il y a souvent un petit garçon en habit de magicien sur les boites (en tout cas celle de ma génération) et non des petites filles.

La magie au premier degré au sens "pouvoirs magiques" n'est pas dépeint de la même manière qu'on soit un garçon ou une fille. Dans les contes, dessins animés et autres histoires, j'ai l'impression qu'il y a plus souvent la méchante sorcière (terme péjoratif). Chez les mecs il y aura plutôt le valeureux magicien ou l'Enchanteur (terme mélioratif) comme Merlin, Dr Strange, le magicien d'oz, etc...

Certes, il doit y avoir des contres exemple (Mary Poppins ?) mais dans l'ensemble j'ai cette intuition qu'ils sont minoritaires. Quand on pense "sorcier" on imagine facilement le sorcier tout puissant comme Gandalf ; si on dit "sorcière" on pense plus facilement à la méchante dame qui donne une pomme à Blanche Neige...

Donc pour faire de la sociologie de comptoir, si la magie est bien souvent une passion qui se développe dés l'enfance voir l'adolescence pour la plupart d'entre nous, j'ai l'impression qu'on ne propose pas aux petites filles le même départ !! C'est aussi simple que cela ! Et ça se ressent par la suite dans la communauté magique.

Avec cette jeunesse qui a grandit avec Harry Potter, je pense que cela change doucement mais surement. Les sorciers et sorcières sont au même niveau. Hermione est bien plus douée qu'Harry finalement...

Dans un précédent poste, j'ai publié une vidéo de la magicienne espagnole Sara Rodriguez, mais il y a d'autres jeunes magiciennes ou cardist qui sortent du lot (Claudia Seow, Alix, Anna DeGuzman par exemple).

Je suis confiant pour le futur !

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Il y a 9 heures, Loic J. a dit :

On arrive à la période de Noël - avec les publicités pour les jouets - et on voit de plus en plus de campagne qui prône les jouets "mixtes" et un combat contre les stéréotypes (Barbie rose et Action Man bleu pour faire court)...

Et je me suis fait la réflexion suivante : en lisant des biographies ou des interviews de magicien, combien d'entre eux commencent en disant "quand j'étais petit, on m'a offert une boite de magie à Noël ce fut une révélation bla bla"... Quasiment tous !

Or j'ai le sentiment qu'on ne penserait pas à acheter une boite de magie à une fille. D'ailleurs dans ma mémoire, il y a souvent un petit garçon en habit de magicien sur les boites (en tout cas celle de ma génération) et non des petites filles.

Pour les boîtes de magie, c'est vrai. Les filles sont peu à l'affiche.

Citation

La magie au premier degré au sens "pouvoirs magiques" n'est pas dépeint de la même manière qu'on soit un garçon ou une fille. Dans les contes, dessins animés et autres histoires, j'ai l'impression qu'il y a plus souvent la méchante sorcière (terme péjoratif). Chez les mecs il y aura plutôt le valeureux magicien ou l'Enchanteur (terme mélioratif) comme Merlin, Dr Strange, le magicien d'oz, etc...

Là je serais beaucoup plus nuancé. Oui, le rôle du magicien dans les romans, les films, les séries, les contes, etc... est souvent attribué à un homme. Tu parles des méchantes sorcières mais tu oublies toutes les gentilles fées (magiciennes tel que Clochette, la Marraine de cendrillon, les 3 bonnes fées de la Belle au bois dormant : Flora, Pâquerette et Pimprenelle, etc...), les elfes, Marry Poppins, Mimie Mathy, Eglantine (l'Aprrenti sorcière), les séries Samantha et Phénomène Raven, que l'on regardaient étant gamins dans KD2A, etc...

Pour les films : Un amour de sorcière avec Vanessa Paradis et Jean Reno (avec des idées de Gaëtan Bloom et d'Alpha pour les effets spéciaux), Nanny McPhee (dans le même esprit que Mary Poppins), Hermione dans Harry Potter, etc...

Citation

Certes, il doit y avoir des contres exemple (Mary Poppins ?) mais dans l'ensemble j'ai cette intuition qu'ils sont minoritaires. Quand on pense "sorcier" on imagine facilement le sorcier tout puissant comme Gandalf ; si on dit "sorcière" on pense plus facilement à la méchante dame qui donne une pomme à Blanche Neige...

Donc pour faire de la sociologie de comptoir, si la magie est bien souvent une passion qui se développe dés l'enfance voir l'adolescence pour la plupart d'entre nous, j'ai l'impression qu'on ne propose pas aux petites filles le même départ !! C'est aussi simple que cela ! Et ça se ressent par la suite dans la communauté magique.

Je pense que ce n'est pas tellement une question "d'image". Je m'explique : si on affichait plus de femmes sur les boîtes de magie, si on leur attribuait plus de rôles principaux, etc... et bien je pense que l'on serait surpris de constater que cela ne changerait pas grand chose (on aurait un peu plus de femmes qui se lanceraient dans la magie mais pas de manière aussi significative que ça).

Pourquoi ?

Parce que nous sommes différents ! Nous sommes différents physiquement (même si nous avons des points communs) et nous n'avons pas la même façon de penser, pas les mêmes intérêts, les mêmes aptitudes au départ.

Alors bien sûr, il y a des exceptions et on peut toujours apprendre à développer des intérêts et/ou des aptitudes que nous n'avions pas au départ. Ainsi, certaines femmes peuvent s'avérer être de véritables forces de la nature dès la naissance ou développer cette puissance par le travail et la passion pour occuper un poste, avoir un métier où les hommes sont prépondérants tout simplement parce que, dès le départ ils avaient certains avantages, certaines aptitudes pour ce genre de tâches.

Il faut admettre que nous sommes différents et c'est ce qui fait que nous soyons attirés, curieux, surpris, etc... par l'autre sexe. C'est cette recherche (comprendre l'autre) qui anime notre vie.

Je pense qu'il ne faut pas forcer les choses, imposer à tout prix la parité partout par l'imagine, le texte, les discours, etc...

En revanche, je pense qu'il faut que chacun ait la liberté de choisir. Si une femme veut faire tel ou tel métier, pratiquer tel ou tel sport, tel ou tel art. Aucune porte ne doit lui être fermée.

Le problème est là aujourd'hui : on cherche à imposer la parité partout et du coup on ne forme pas des groupes en terme de compétences et d'attraits. Si demain, je deviens producteur et que je dois construire un plateau pour une émission artistique (peu de chance que ça arrive, c'est juste pour illustrer mes propos), je ne sélectionnerait pas telle ou telle artiste parce qu'il est un homme ou une femme mais parce qu'il ou elle a mis au point un numéro que je trouve magnifique.

Et si je devais constituer un plateau d'exception avec uniquement du close-up par exemple, je saurais d'avance que le plateau serait essentiellement masculin car des numéros exceptionnels en close-up présentés par des femmes, je n'en connais pas beaucoup. J'entend par là des numéros de close-up présentés par des femmes ayant à la fois une personnalité marquée, une magie originale, un excellent niveau technique, de l'humour, bref, l'artiste exceptionnelle. Je vais penser à Ekaterina, à Elisabeth Amato, à Fay Presto. Puis, si j'abaisse mes exigences sur certains points : Alexandra Duvivier, Caroline Marx.

Je ne veux pas être méchant mais réaliste. J'aime beaucoup ces deux dernières. En tant que personnes, je dirais même que ce sont des femmes et que j'estime beaucoup. Mais soyons francs, elles sont un cran en dessous techniquement des femmes citées juste avant et un cran en dessous au niveau personnalité / originalité par rapport à des hommes comme Gaëtan Bloom, Juan Tamariz, Eric Antoine, Dominique Duvivier, Peter Marvey, etc... même si elles ont toutes les deux un charme fou. Caroline Marx en use d'ailleurs abondamment, elle a raison et au fond, elle doit savoir que lorsqu'on l'engage c'est pour une bonne partie pour cela. Cependant, plus le temps passe et plus ces deux femmes commencent à avoir leur magie. Je pense donc que petit à petit elles vont devenir aussi exceptionnelles que certains hommes. Patience, patience !

Petite parenthèse si ces deux artistes me lisent : je ne souhaite blesser personne. Je sais que ma franchise peut parfois toucher mais la principale chose que je constate, c'est qu'il a quand même de plus en plus de femmes en magie, que certaines commencent à monter sur tous les plans et que j'en suis très heureux (en tant que spectateur tout comme en tant que magicien). J'attend de voir des femmes qui nous surprendrons comme jamais en magie. Je suis confiant. Elles arrivent.

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Une petite réflexion, ce qui est drôle c'est que dans les ouvrages ou les routines dans les explications on trouve quasi systématiquement à titre d'exemple "la spectatrice" beaucoup moins souvent le spectateur. Souvent aussi sur les teasers ont voit des spectatrices jolies et avec des décolletés... A croire qu'il y a LE magicien et LA spectatrice. Ce qui serait intéressant c'est de comprendre pourquoi il y a plus d'hommes que de femmes qui font de la magie?

www.dedales-hypnose.fr

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Le 28/11/2018 à 22:10, Daniel TINET a dit :

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                                    MiSOGYNIE ?                                                       

Il ne faut pas tout confondre ce.n'est pas parce qu'un magicien a une assistante qu'il ai les femmes ou les meprise.

Il ne faut pas.céder aux délires et amalgames médias - lobbys sur notre société.

Dans.le monde anglo-saxon c'est différents et c'est de.là que proviennent ces.délires idéologiques.

De plus il faudrait aussi faire le décompte des femmes magiciennes et on pourra voir.que ce ne fut  pas négligeable.

 

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Il y a 2 heures, darlone (Michel) a dit :

Une petite réflexion, ce qui est drôle c'est que dans les ouvrages ou les routines dans les explications on trouve quasi systématiquement à titre d'exemple "la spectatrice" beaucoup moins souvent le spectateur. Souvent aussi sur les teasers ont voit des spectatrices jolies et avec des décolletés... A croire qu'il y a LE magicien et LA spectatrice. Ce qui serait intéressant c'est de comprendre pourquoi il y a plus d'hommes que de femmes qui font de la magie?

L'explication en est fort simple : ceux qui écrivent ces livres sont des hommes et en tant qu'hommes, nous avons majoritairement une préférence pour les femmes. Préfères-tu faire choisir une carte à un homme ou à une femme ? Ne répond pas "peu importe". A la base, oui, peu importe mais dans les faits, notre instinct nous guide vers ce choix.

Il en est de même dans le cas inverse : dans les conférences, livres et dvds de magiciennes (il y en a encore assez peu mais il y en a), elles parlent de spectateurs plus que de spectatrices. Aucune misogynie là dedans. Cela est juste dans leur nature.

Pourquoi mettre de jolies spectatrices dans un dvd ? La réponse est aussi simple qu'évidente : parce que les auteurs (ou producteurs) sont des hommes et qu'ils sont attirés par les femmes d'une part. Parce que c'est un atout supplémentaire pour les ventes (clients essentiellement masculins) d'autre part. C'est tout. Il ne faut pas chercher plus loin. Est-ce que cela signifie que l'on achète ces dvds uniquement pour ça ? Pas du tout. Mais c'est un plus auquel nous sommes, pour beaucoup, sensibles.

Quand Ekaterina D. a sorti son dvd de fioritures, même si ce n'est pas le domaine auquel je m'intéresse le plus, j'étais curieux de voir ce que ça faisait d'apprendre des choses par une femme, qui en plus est très jolie. C'est un plus qui nous nous rend curieux en tant qu'homme, un plus qui nous séduit. Présenter une routine, c'est en partie un numéro de séduction, ne l'oublions pas. C'est notre instinct qui nous guide. On ne peut rien à cela. Et c'est la même chose pour les femmes vis à vis de nous. Encore une fois, nous sommes différents. Ne cherchons pas à nous ressembler totalement. C'est justement cette différence qui nous rend curieux les uns des autres, qui nous fait aller les uns vers les autres.

Je ne veux pas non plus faire de stigmatisation par rapport à l'hétérosexualité. Je m'en moque qu'untel ou untel soit gai ou lesbienne. Mais cette orientation sexuelle a forcément une influence sur l'artiste qu'il ou elle est et nous n'avons pas à lui en vouloir d'être lui-même ou elle-même. Les choses sont ainsi. Acceptons-les. N'en faisons pas tout un plat, dans un sens comme dans l'autre.

Le problème est là aujourd'hui plus qu'hier : entre ceux qui récusent la moindre critique à leur égard en criant au stéréotype, au racisme, à la misogynie ou je ne sais quoi d'autre au lieu de prendre la critique pour ce qu'elle est (UNE critique) et d'en tirer les conséquences si elle est argumentée (se remettre en question, se poser des questions sur ce qu'on vient de faire, pourquoi on nous a fait cette remarque, etc...) et ceux qui, à l'inverse, prônent beaucoup trop la mise en avant de tous les excès sous le couvert de "soyons tolérants", en voulant imposer la parité absolument partout, quitte à abaisser le niveau général, quitte a devoir engager des incompétents.

Il y a un juste équilibre à trouver. Je le dis encore une fois : pour moi, chacun doit être libre d'être celui ou celle qu'il ou elle veut mais dans le respect de la loi et des mœurs des autres. C'est à dire que ce qui est de l'ordre du privé doit rester privé et n'a pas à s'afficher en public. Quoi qu'il en soit, le privé à une influence sur la personne que nous sommes en public mais il ne faut pas qu'il y ait de volonté à afficher notre vie privée en public. C'est cette limite que certains ont du mal à trouver ou ne veulent pas trouver.

Quand Otto s'est présenté à Incroyable Talent, il a fait son numéro et en introduction, il ne nous a pas raconté sa vie. Il n'a pas cherché à faire pleurer dans les chaumières en parlant de tout ce qui a pu lui tomber dessus. Il s'est présenté en tant qu'artiste : magicien, 30 ans de Crazy, son style décalé, à contre courant transparaissant naturellement dans sa façon de se tenir, sa façon de parler, la routine gag qu'il a choisi de faire (balles de ping pong à la bouche), etc... Durant cette présentation en coulisse, celui ou celle qui ne connaissait pas Otto a pu cerner l'artiste en quelques secondes.

Sa vie privée, il l'a longuement gardée pour lui et la garde toujours en partie pour lui. Il a écrit un livre. Chacun est libre de l'acheter ou pas, de le lire ou pas, de l'apprécier ou pas. Mais nous avons le choix. Il ne nous impose pas sa vie privée lorsqu'il se présente. Il ne nous impose pas sa vie privée lorsqu'il présente ses numéros. Sa vie privée a une influence sur l'artiste qu'il est, c'est certain, mais il ne nous impose rien. C'est ce que j'apprécie chez lui. C'est pour cela qu'il aura toujours mon estime (aussi peu de valeur qu'elle puisse avoir).

Si je prend un autre exemple : la chanteuse transgenre. Elle chante bien. Mais je m'en fou qu'elle soit une fille ou un garçon. Ce que je veux voir, ce que je veux comparer par rapport aux autres, c'est le talent, c'est le charisme, c'est l'artiste. Mais elle va plus loin, elle nous impose sa vie privée : "regardez, écoutez, je suis transgenre et il faut m'aimer car j'en souffre". Je ne suis pas insensible à son passé malheureux quand je l'écoute et la vois, je ne suis pas insensible à son histoire, à son ambiguïté, à ses difficultés mais je pense qu'elle n'a pas à l'imposer publiquement. Car faire cela sur un plateau, dans une émission, ce n'est pas juste dire ou montrer les choses, c'est imposer les choses.

En bref, elle devrait écrire un livre ou réaliser une vidéo sur le sujet, livre ou vidéo que chacun serait libre d'acheter ou non, de lire ou de visionner ou non, d'aimer ou de ne pas aimer.

Pour cette émission, elle aurait dû simplement se présenter comme une jeune fille (ou un jeune homme puisqu'elle se sent mieux ainsi, peu importe, personne ne serait aller vérifier et on s'en fou; elle se serait présentée comme elle aurait voulu, personne ne lui en aurait fait le repproche), passionnée par la musique et proposant aujourd'hui une chanson de son cru (écriture, composition). Le contenu de la chanson nous en aurait assez dit sur sa personnalité sans nous imposer de longs discours moraux avant et/ou après sa prestation.

Notre vie privée, notre façon de penser, notre personnalité transparaît au travers de ce que l'on présente et c'est, si on se laisse aller (si on ne cherche pas trop à imiter, à reproduire ce que font les autres) ce qui fait de nous des artistes différents, originaux.

Mais il y a une limite : cette vie privée, cette façon de penser, cette personnalité doit transparaître au travers de nos numéros (donc c'est indirect, souvent presque malgré nous, inconsciemment) et non être des volontés trop affichées (trop directes).

Vous voyez mieux la nuance à partir des exemples concrets que je viens de donner ?

Pour en revenir à Caroline Marx par exemple : plus ça vient et plus sa personnalité commence à transparaître au travers de ses numéros (et plus elle devient unique, originale). Même pour Alexandra DUVIVIER avec son passage chez Penn & Teller : je me suis encore dit, ça, c'est une routine élaborée par le papa, je reconnais sa patte mais j'ai été étonné par sa présence sur scène, sa répartie, sa simplicité (elle n'en a pas fait des caisses au niveau des lines : juste deux ou trois bien casées au bon moment) et il y avait la touche féminine (de part son physique, sa robe, sa voix mais aussi dans son texte : en présentant le simple sac de toile comme un sac à main chic et branché). Après avoir vu ce numéro, je me suis donc dit : "pour la routine en elle-même, je sens bien que ce n'est pas d'elle mais c'est la première fois que je la vois aussi libérée, à l'aise, elle-même".

J'écris ces lignes sans réserve parce que je sais d'autant plus que si elle me lit ou si Dominique DUVIVIER me lit, il ne cherchera pas à défendre sa fille en disant : "ce n'est pas vrai, ma fille a entièrement sa propre magie" (je pense qu'il est conscient que sa fille va dans cette voie et monte rapidement mais n'y est pas encore parvenue en tout points) mais transmettra cette critique, cet avis, ce retour, à sa fille. Il est de ceux qui disent et pensent que ce sont les critiques "négatives" qui nous font progresser, pas les positives qui ne font que nous flatter (mais qui sont nécessaires aussi pour se sentir bien). Le tout est, lorsque l'on critique, d'être précis, constructif; argumenter, donner des exemples pour comparer, comprendre, visualiser ce que qui, selon nous ne va pas ou est à améliorer, à exploiter. Sans oublier que ce n'est qu'UN avis (donc à prendre comme tel, non comme un avis général qui lui découle de la synthèse de nombreux avis).

A vrai dire, j'espère bien qu'Otto, Alexandra et/ou Dominique Duvivier me liront et répondrons à ce sujet. Je peux me tromper mais je pense sincèrement dire les choses telles qu'elles le sont.

Quand un de mes élèves (en physique-chimie) se trompe en classe ou à l'écrit, il progresse. Si je ne lui dit pas qu'il se trompe ou pire, si je ne le laisse pas se tromper, il ne progressera jamais ou alors très très lentement.

Alors, je me trompe ?

 

 

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Dans un précédent poste, j'ai publié une vidéo de la magicienne espagnole Sara Rodriguez, mais il y a d'autres jeunes magiciennes ou cardist qui sortent du lot (Claudia Seow, Alix, Anna DeGuzman par exemple). 

J'allais oublier : merci pour ces quelques noms. Je vais de suite enrichir ma culture magique et m'offrir une pause magie au passage.

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Je suis confiant pour le futur !

Sur ce point, moi aussi. Préparons-nous à être surpris. Ou plutôt....non ! Laissons nous-surprendre.

Nous saurons les acclamer tout comme nous avons acclamé les Yann FRISH, David STONE, etc...

Elles arrivent. J'en suis persuadé.

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A une époque , pas si lointaine, certains clubs refusaient les femmes. Je l'ai vécu il y a exactement 27 ans.  Cette époque me semble révolue fort heureusement. Les magiciens misogynes ? Pas plus mais pas moins que d'autres. 

Après 10 ans de magie, ce qui est agaçant c'est d'être toujours ramenée à sa condition de femme (en magie comme dans d'autres domaines) avec des réflexions du type :

- pourquoi tu ne fais pas des anneaux, c'est gracieux, c'est bien pour une femme...

- ce geste là n'est pas élégant, c'est dommage pour une femme...

- tu veux faire un peu d'humour en dessous de la ceinture dans un tour de magie avec geste à l'appui, les réactions des magiciens sont sans équivoque : le rejet

- le physique/le charme/etc. surgit toujours à un moment, il n'y a qu'à lire vos commentaires ci-dessus. Sans oublier ceux qui vous conseillent de mettre vos atouts/attributs en valeur*. Je ne me vois pas dire à un magicien qui a de magnifiques abdos de les mettre en valeur mais bon... 

Cela ne fait pas de vous des misogynes, juste des hommes et parfois la répétition et l'effet de groupe sont fatigants mais nous vous aimons quand même 😉

Pourquoi pas de femmes en magie ? Pour une multitude de raisons (trop nombreuses pour êtres toutes citées ici) :

- peu de magiciennes sur le devant de la scène pour inspirer/inciter la jeune génération féminine à se lancer. Cet art manque de modèles féminins tout simplement

- les boîtes de magie offertes plus facilement aux garçons qu'aux filles

- l'image encore très présente de l'assistante potiche (qui ira en s'atténuant)

- parce que la magie pour atteindre un certain niveau demande beaucoup de travail et que malgré bien des avancées au niveau professionnel les égalité au niveau des tâches domestiques et de l'éducation des enfants ne sont pas encore au RDV. Résultat, les femmes consacrent en moyenne 45 minutes de moins par jour à leur loisir que les hommes (que ce soit de la lecture, du sport, de la musique, de la magie...

- enfin je citerai Alexandrine qui disait ceci en 2003 sur ce forum : "je ne crois pas que la magie soit un milieu de macho. Simplement, cet art, entouré du sceau du secret depuis la nuit des temps, a toujours été pratiqué par des hommes. Les rares initiés restaient masculins avant tout…Car (petit rappel historique !) il serait bon de ne pas oublier que la femme a (difficilement) gagné le droit d’exister, socialement et professionnellement, il y a peine une soixantaine d’années !"

 

*Pourquoi diable Caroline Marx croit nécessaire d'être en soutien-gorge lorsqu'elle fait Diversion ? Pas convaincue que cela donne envie aux filles (bimbos exclues) d'embrasser la carrière, bien au contraire. Cela me fait penser à Florence Foresti et le gang des strings, je cite :  «Ce sont des grandes artistes, elles ont des voix extraordinaires, ce sont des danseuses de folie, des chanteuses de folie, des grandes musiciennes parfois... Je ne comprends pas qu'on ait besoin en plus de se transformer en pornstar pour pouvoir vendre un peu plus de disques!» Et d'ajouter: «C'est triste. Ça montre quelque chose d'assez limitatif dans le corps d'une femme...»Amies magiciennes rhabillez-vous et brillez par votre talent et non pour autre chose.

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La bêtise est nettement supérieure à l'intelligence car toute l'intelligence du monde ne permettra jamais de comprendre la bêtise universelle, tandis qu'un peu de bêtise suffit amplement à ne pas comprendre quoi que ce soit d'intelligent.

Philippe Geluck

Extrait de "Et vous, chat va ?"

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Chère Patricia,

Vous synthétisez parfaitement ce que peut être la misogynie au quotidien. Je préfère généralement parler de patriarcat. Terme que je trouve plus adapté car si misogyne désigne celui qui déteste les femmes, patriarcat désigne plus généralement la détention de l’autorité par les hommes. Oui, nos sociétés occidentales sont encore malheureusement très patriarcales (même si la situation est largement pire dans d'autres contrées du monde).

Je suis pour l'égalité totale entre les femmes et les hommes. Je souscris donc à vos propos sans réserve, sauf que ...

... sauf que je me refuse de dénier le droit à Caroline Marx de jouer de son charme ! Les femmes doivent avoir le droit de s'habiller (et pour les artistes de se produire) dans la tenue de leur choix. Beaucoup de femmes dans le monde n'ont pas cette liberté. Suggérer, qu'en France, une femme soit contrainte dans ses choix vestimentaires ne peut que nous entrainer sur une pente glissante que certains extrémistes de tous poils ne tarderaient pas à exploiter.

Oui au respect des femmes, oui à une parfaite équité sociale, mais aussi liberté pour elles, dans tous les domaines, y compris celui de l'habillement.

Bob

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    • il te faut MECANO Brillant Métaux LOUIS XIII Laine d'acier Louis XIII Avel Numéro 0000  tu devrais avoir un tres bon resultat si vraiment ta pièce a de la valeur, et que tu veux etre tranquille, trouve un bijoutier "a l'ancienne" ( un VRAI artisan bijoutier) ils ont les produits professionnel ...
    • @Hugues PROTAT nous a partagé ce texte  Un personnage hors norme : Juan Tamariz, le magicien qui a transformé la cartomagie en un phénomène populaire. Sa fille Ana TAMARIZ a confirmé le décès de l'illusionniste à Madrid. Champion du monde de cartomagie, l'artiste a marqué plusieurs générations avec ses apparitions à la télévision et son travail en tant que maître des magiciens. Juan TAMARIZ, l'une des figures les plus reconnues de la magie espagnole et référence internationale de la cartomagie, est mort ce mardi à 83 ans à l'hôpital clinique San Carlos de Madrid, selon les informations d'El País. Sa fille, Ana TAMARIZ, a confirmé le décès via les réseaux sociaux. « Avec une immense tristesse, aujourd'hui je fais mes adieux à mon père Juan TAMARIZ, une personne incroyable, très aimée et admirée de tous », a-t-elle écrit, selon ce que rapporte RTVE. Avec son chapeau haut-de-forme, sa chevelure ébouriffée, son violon imaginaire et l'incontournable « ¡Chan, tatachán! », Tamariz a transformé l'illusionnisme en un spectacle populaire pour des millions de spectateurs. Mais derrière ce personnage apparemment improvisé se cachait aussi l'un des plus grands érudits de la magie contemporaine. D'une boîte de magie au championnat mondial de cartomagie Juan Manuel TAMARIZ-MARTEL NEGRÓN est né à Madrid en 1942. Son intérêt pour l'illusionnisme a commencé lorsqu'il n'avait que quatre ans, après avoir assisté à la prestation d'un magicien. Peu après, il a demandé une boîte de jeux de magie et a commencé à pratiquer avec sa famille et ses amis. À douze ans, il a découvert les livres de l'illusionniste Wenceslao CIURÓ, qui lui ont permis de plonger dans la technique et dans les mécanismes psychologiques qui interviennent dans un spectacle. Comme il l'a expliqué dans une interview publiée par la mairie de Madrid, ces lectures ont été décisives pour comprendre que la magie ne consistait pas uniquement à exécuter un tour. Sa précocité lui a ouvert les portes de la Société Espagnole d'Illusionnisme avant d'atteindre l'âge minimum requis : il a été admis à 18 ans, deux ans avant la limite établie, après avoir convaincu les responsables de l'institution de ses capacités. TAMARIZ a étudié les sciences physiques et s'est également intéressé au cinéma, deux domaines qui ont influencé sa manière de concevoir la construction d'un spectacle. Cependant, il a fini par se consacrer entièrement à l'illusionnisme. En 1972, il a obtenu le Grand Prix du Congrès National de Magie. Un an plus tard, il a reçu la reconnaissance qui a définitivement propulsé sa carrière internationale : le Prix mondial de cartomagie, obtenu lors du Congrès mondial de magie de la FISM qui s'est tenu à Paris. Le profil publié par le gouvernement espagnol souligne qu'à partir de ce moment, il a présenté ses spectacles dans des villes comme Chicago, Tokyo, Paris, Londres, Bogota, Le Caire, New York et Santiago du Chili. Le magicien qui est entré dans tous les foyers Bien que son prestige professionnel ait grandi lors des congrès internationaux, c'est la télévision qui a transformé Juan TAMARIZ en un personnage familial pour plusieurs générations d'Espagnols. Les archives de la RTVE conservent le programme pilote de Tiempo de magia, produit en 1975, dans lequel il partageait l'écran avec Julio CARABIAS. Cette participation anticipait une relation avec le petit écran qui allait se prolonger pendant des décennies. Son passage par Un, dos, tres... responda otra vez a démultiplié sa popularité. Ensuite, d'autres émissions comme Por arte de magia, Magia Potagia, Chantatachán et le programme pour enfants El recreo sont arrivées. Face à l'image traditionnelle du magicien solennel, Tamariz a construit un personnage proche, débordant d'énergie et apparemment chaotique. Ses blagues, sa conversation constante avec le public et sa manière de célébrer chaque numéro sont devenues une partie indissociable du spectacle. Cependant, cette mise en scène cachait une préparation minutieuse et une connaissance approfondie de la gestion de l'attention (misdirection). La capacité de diriger le regard, d'anticiper les soupçons du spectateur et de maintenir la surprise expliquait une grande partie de l'admiration qu'il suscitait parmi ses pairs. Livres, enseignement et une école dirigée par sa fille La contribution de Tamariz à la magie allait bien au-delà de ses apparitions télévisées. Tout au long de sa carrière, il a publié des livres majeurs consacrés à la technique, à la théorie et à la présentation de l'illusionnisme. Parmi ses œuvres figurent La Vía Mágica, Los Cinco Puntos Mágicos, Sonata et Sinfonía en Mnemónica Mayor, des références incontournables de la littérature magique. Ses travaux ont abordé des questions telles que la relation entre le magicien et le public, la construction narrative des tours et l'utilisation de la mémoire et de la psychologie en cartomagie. Cette combinaison de réflexion théorique et de sens du spectacle a contribué à consolider son prestige à l'international. Une partie de son héritage se perpétue à travers la Grande École de Magie Ana Tamariz, dirigée par sa fille. Tamariz a lui-même conçu les programmes pédagogiques du centre, pensés pour transmettre sa vision de l'illusionnisme aux nouvelles générations. L'école a compté parmi ses intervenants et élèves des magiciens comme Jorge BLASS, Anthony BLAKE, Miguel GÓMEZ et Rafael BENATAR. Son programme combine l'apprentissage des tours et des techniques avec des cours d'histoire de la magie, de théorie et de psychologie du spectacle. Médaille d'Or des Beaux-Arts et reconnaissance de Madrid La reconnaissance de la carrière de Juan TAMARIZ est également venue des institutions. En 2011, il a reçu la Médaille d'or du mérite des beaux-arts, accordée par décret royal. Auparavant, en 2009, il avait obtenu le Prix honorifique de théorie et philosophie du Congrès mondial de magie (FISM) de Pékin, une distinction récompensant son travail de chercheur et de rénovateur de l'art magique. En 2019, sa ville natale lui a également décerné la Médaille d'or de Madrid. La mairie de la capitale a alors souligné sa contribution à la diffusion internationale de la magie et sa capacité à combiner créativité, humour et rigueur.
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