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Publié le
Le 14/06/2018 à 13:11, Christian Girard a dit :

J'ai presque terminé l'ouvrage.

Heu, les murailles de Jéricho auraient été "friables" au point de s’effondrer sous l'effet de sept "trompettes" via un phénomène de résonance par sympathie (comprendre à la façon dont un verre de cristal se brise sous l'effet d'une onde sonore adéquate) ! Présentée de façon succincte l’hypothèse est audacieuse mais courte en développement. Sinon je vous parle de Goliath qui peut-être n'était pas grand (non, c'était plutôt tous les autres qui étaient petits) ?

Rien que dans cet épisode et l'approche qu'en a Majax, on voit deux choses

- il n'a pas étudié l'histoire

- il n'est pas exégète. 

Il se fait tromper directement puisque, pour reprendre les termes de Christian (Chelman) il faut lire entre les lignes. Et connaître quand même un peu l'histoire du peuple hébreu. 

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Publié le (modifié)

Merci les amis pour ces considérations fort intéressantes (et ces clins d’oeil).

Nous sommes un peu hors sujet et ces considérations auraient plus leur place dans un des sujets "métaphysiques" en Chemins de Traverse.

Juste une petite remarque cependant :

Il y a 5 heures, Arsène a dit :

j'ai quelque difficulté à envisager une persistance de la conscience après la mort, sans volonté supérieure, c.a.d. sans Dieu; mais cela n'est que mon avis perso

… Et qu’il y ait conscience avant la mort ne te semble pas un miracle digne d’une « volonté supérieure » ?

Pour moi le vrai miracle c’est qu’il y ait de la conscience là, ici et maintenant.

En lisant vos réflexions je me dis que nous sommes tellement conditionnés par le parti pris métaphysique que la conscience est le produit de l’activité cérébrale que imaginer qu’il y ait une persistance de la conscience après la mort physique nous apparait déjà comme une quasi preuve de l’existence de Dieu.

Modifié par Shiva
  • J'aime 1
Publié le
Le 17/06/2018 à 13:41, Melvin a dit :

Ceux qui croient en Dieu veulent surtout vivre après leur mort dans un paradis. La plupart se moque de Dieu, c'est leur confort poste-mortem qui les intéresse. Et pour cela ils sont près à obéir aveuglément - pendant leur vie sur Terre - à des rites écrits des centaines d'années en arrière.

 

N'importe quoi. Ce jugement de valeur montre clairement à quel point tu ne connais pas le sujet et un parti pris sujet à caution. Je te renvoie directement aux propos de Christian Chelman indiquant que lui a laissé une porte ouverte. Et c'est ce qui change la donne : s'enfermer dans des certitudes ou laisser une porte ouverte.

Publié le
à l’instant, tanhouarn a dit :

N'importe quoi. Ce jugement de valeur montre clairement à quel point tu ne connais pas le sujet et un parti pris sujet à caution. Je te renvoie directement aux propos de Christian Chelman indiquant que lui a laissé une porte ouverte. Et c'est ce qui change la donne : s'enfermer dans des certitudes ou laisser une porte ouverte.

J'ai dis ça car c'est ce qu'il ressort de ce que me disent les croyants, et encore je ne peux pas tout dire ici.

Publié le
il y a 9 minutes, Melvin a dit :

J'ai dis ça car c'est ce qu'il ressort de ce que me disent les croyants, et encore je ne peux pas tout dire ici.

Tu devrais donc essayer d'en rencontrer d'autres (et si possibles de confessions différentes) qui ont un bagages historique, exégétique, etc... , ce qui te permettra d'avoir un échange riche. Je passe mon temps avec des croyants de ma confession, mais aussi d'autres, ainsi qu'avec beaucoup d'athées et d'agnostiques. 

Nos échanges sont en général très intéressants et enrichissants.  Dans la même approche qu'un aventurier qui ira au-delà des frontières connu pour découvrir des lieux qui lui étaient inconnus, ouvrir une porte vers autre chose, c'est faire grandir la perspective de l'humain et l'amener vers un dépassement de soi, bien loin de l'anthropocentrisme actuel. Mais pour ouvrir ces portes, encore faut-il savoir qu'elles existent (et cela sans prétention de savoir ce qui se trouve au-delà). 

Publié le (modifié)
il y a 28 minutes, tanhouarn a dit :

Tu devrais donc essayer d'en rencontrer d'autres (et si possibles de confessions différentes) qui ont un bagages historique, exégétique, etc...

Ben justement j'en connais de toutes les confessions par contre leur bagage "théologique" laisse à désirer ou bien est pris au 1° degré. Ce sont des gens qui stressent à ne pas avoir leur paradis au bout de la vie. C'est de la religion très terre à terre, mais bon c'est aussi ça les croyants. Mais bon apparemment il y a des classes dans les croyants : les croyants de "bas étages" et les croyants plus intellos qui relèvent le niveau de la croyance et qui seraient plus cotoyables pour certains.

Modifié par Melvin
Publié le
il y a 47 minutes, tanhouarn a dit :

pour reprendre les termes de Christian (Chelman) il faut lire entre les lignes

 

il y a 36 minutes, tanhouarn a dit :

Je te renvoie directement aux propos de Christian Chelman

Deux fois de suite, ce n'est plus un lapsus ! xD

Je pense que tu fais allusion à Christian Girard, qui porte certes le même prénom (de circonstance :D), mais dont l'univers est moins... bizarre ;)

  • Haha 1

L'important, c'est que ça valide !

Publié le
il y a 1 minute, Melvin a dit :

Ce sont des gens qui stressent à ne pas avoir leur paradis au bout de la vie. C'est de la religion très terre à terre

S'il n'est question que de gagner une place au paradis, ce serait plutôt une religion terre-à-ciel, non ? ;)

  • J'aime 1
  • Haha 1

L'important, c'est que ça valide !

Publié le
il y a 6 minutes, Alx a dit :

Deux fois de suite, ce n'est plus un lapsus ! xD

Je pense que tu fais allusion à Christian Girard, qui porte certes le même prénom (de circonstance :D), mais dont l'univers est moins... bizarre ;)

Non non, Tanhouarn fait bien références à des propos de Christian Chelman😀

  • Embarrassé 1
Publié le

Oups ! Au temps pour moi ! 

J'ai pourtant vu cette intervention il y a deux semaines (et 12 pages), mais je l'avais oubliée, un Christian éclipsant l'autre.

Mes excuses aux deux Christian et à tanhouarn !

Mea maxima culpa ! (je reste dans le thème avec ce confiteor causé par ma déconfiture :D)

L'important, c'est que ça valide !

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    • Le ready-made Ou comment devenir artiste. La première chose est de définir l'artiste : Dans l’art contemporain, l’artiste est celui qui dit qu'il est un artiste. Donc si vous n'êtes pas artiste… dites que vous êtes artiste et c'est bon. Néanmoins c'est bien d'avoir une œuvre d'art, pour prouver que vous êtes artiste.  Je vous propose donc de devenir un spécialiste du ready-made. C'est une forme d'art extrêmement élaborée qui repose sur une technique complexe : Déjà prenez un objet. N'importe quel objet dans votre quotidien, autour de vous, un objet. Voilà c'est tout : C'est votre œuvre.  Car puisque vous êtes artiste, si vous décidez que cet objet est une œuvre c'est donc une œuvre.  Maintenant il y a toujours des esprits chagrins qui vont contester le statut d’œuvre de votre création.  Pour cela il faut soigner la présentation comme en magie : il faut soigner l'emballage.  L’écrin donne sa valeur au bijou, l’exposition son authenticité à l’art. Mettons pour l'exemple que votre œuvre soit un petit ventilateur portable. C'est pas cher et on peut en trouver sur Aliexpress pour quelques euros maximum.  Il faut vous procurer un socle d'exposition, que vous pouvez construire vous-même, commander à un menuisier, ou acheter sur Aliexpress de toute façon.  C'est un parallélépipède de couleur neutre et unie sur lequel vous allez pouvoir poser votre œuvre. Si c'est une œuvre passive vous pouvez également ajouter un globe en plexiglas ou en verre pour protéger l'œuvre, ou une cage cubique en plexiglas de façon à ce qu'on puisse voir l'œuvre sans pouvoir la toucher.  Mais dans le cas de notre ventilateur il ne faut pas qu'il y ait d'obstacle entre le public et l'œuvre elle-même car l'œuvre va souffler. Cela va créer une interactivité entre l'œuvre et le public, c'est le top au niveau du ready-made.  Maintenant il faut passer à l'argumentaire, c'est le plus important en art contemporain  Vous allez coller sur le côté du socle une petite étiquette portant le titre de l’œuvre.  Le titre peut-être en rapport avec l'œuvre, ou une fonction de l'œuvre, ou une couleur de l'œuvre, ou ou pas, d'ailleurs : le titre peut être complètement quelconque, l'important c'est que ce soit conceptuel.  Pour notre ventilateur je propose « la vie ».  la vie c'est le souffle, la vie c'est l'air, la vie c'est la relation entre quelque chose et autre chose donc entre votre œuvre et le public qui va recevoir le flux d'air du ventilateur  Bien sûr il ne faut pas expliquer tout ça au public sur l'étiquette.  L'étiquette doit laisser l'imaginaire du public s'emparer du titre et essayer de chercher un lien quelconque avec l'œuvre, et c’est mieux si le lien est difficile à trouver, ça veut dire que l'œuvre est intelligente et que bien sûr celui qui trouvera un lien, quel qu’il soit, sera encore plus intelligent : cela va flatter le public. Mais comme ont sait que le public n'est pas très malin malgré tout, c'est bien d'avoir un vendeur ou un guide dans l'exposition qui va détailler justement la fonction de l'œuvre, son lien avec l'univers réel, subjectif, psychologique, cosmique et plus si affinités, avec tout ce qu’il voudra, d'ailleurs, puisque votre œuvre est universelle : forcément c'est contemporain. Donc le guide pourra expliquer le souffle de la vie, il pourra expliquer bien sûr que le ventilateur fonctionne sur batterie, il y a la vie qui s’écoule et qui va s’épuiser pour finir par s’éteindre puisque le ventilateur va s’arrêter quand il y aura plus de charge, voilà c’est une extraordinaire métaphore de la vie qui en économisant son souffle peut durer plus longtemps mais en se donnant à fond bien sûr, pourra brûler la chandelle par les deux bouts, même si on peut dire que c’est un peu archaïque comme définition, mais c’est pas grave du moment que c’est dit avec conviction, c’est important. N’oublions pas le bouton de réglage de puissance, qui incarne à la fois le libre arbitre et les limitations intrinsèques de l’être.  Il va également détailler l’aspect esthétique de l’œuvre : dans mon cas j’ai un ventilateur qui est moitié blanc moitié noir et c’est l’opposition entre le yin et le yang, la mort la vie, le jour et la nuit, bref il y a opposition quelle que soit l'opposition, c'est fort.  Et plus élaboré, il y en a qui ont cherché le lien avec l'univers concret visible et la matière et l'énergie noire que nous décrivent nos physiciens, ce qui permet d'avoir un petit accent scientifique et quantique qui n'est pas mauvais pour l'art contemporain, soyons conceptuel, mais branché. Si le vendeur/guide n’est pas dans vos moyens, vous pouvez réaliser une fiche consultable collée pas loin du socle. Vous constituez comme ça une exposition d'une vingtaine ou une trentaine d'œuvres. Pas trop, parce qu'il faut montrer que c'est difficile à faire quand même. Si vous avez commandé vos socles par lot, cela peut vous prendre presque une demi heure, si l’impression des étiquettes est lente. Il faut maintenant monter l'exposition et pour ça disposer vos socles à différents endroits d'une pièce. Pour l'éclairage vous pouvez varier , faire un coin de la pièce qui est quasiment dans l'obscurité si les objets restent plus ou moins visibles, et d'autres ou les objets sont plein feux. la variété ne nuis pas. Après, vous pouvez aussi opter pour une homogénéité de votre exposition avec tous les objets qui sont placés au même rang. Le choix n'a pas tellement d'importance, puisque de toute façon il sera évident pour tout le monde que vous avez soigneusement réfléchi à toutes les implications de chaque détail de l'exposition, et que même ce qui paraît incongru est en fait complètement voulu. C'est tout l'intérêt de l'art contemporain : quand on fait quelque chose de nul, eh bien le public ne peut pas imaginer que l'on a tout simplement raté, non, on a forcement fait exprès de faire quelque chose de nul, et du coup ça devient génial. Voilà, vous êtes artistes. Demandez à un ami milliardaire/ministre de la culture/investisseur de fond de pension de vous acheter les trois quart de l’exposition, très chers. Multipliez le prix de ce qui reste par 1000, ainsi vous aurez votre cote, et votre investisseur pourra revendre avec une plus value intéressante. Bienvenu dans le monde parfait de l’art contemporain.  Dans les prochaines formations, nous parlerons de l’art pictural, de l’utilisation des éclaboussures de peinture, du crayonnage compulsif, des oppositions entre ces méthodes organiques et celles utilisant une règle pour faire des rayures. (spoiler alerte, n’importe quelle méthode est bonne pour l’art contemporain)… Nous aborderons la sculpture : le modelage et l’empilement aléatoire de boulles de glaises marron, et une master classe sur l’évidence scatologique du résultat. Ce qui nous amènera dans l’univers de la transgression, étape incontournable de l’art contemporain, avant de basculer dans l’étape ultime, l’évacuation du sens, de l’intention, puis de l’œuvre elle-même . Gilbus
    • Un très grand nom de la magie est parti. Son personnage haut en couleur, très expressif voire parfois démesuré contrastait avec l'homme, très réfléchi, calme et discret. Il a, je pense, donné tout ce qu'il a pu : son énergie lors de ses prestations, ses théories, ses idées, son oeuvre au travers de ses ouvrages, vidéos et conférences et son amitié. Imaginatif et travailleur, il a, en dehors du personnage artistique que nous connaissons, été un organisateur de beaucoup d'évènements. Il a été un rassembleur, un fédérateur discret. Il n'a rien fait de tout cela pour la gloire ou l'argent mais juste parce qu'il en avait envie, parce que sa passion était hors normes et qu'il voulait intensément la transmettre. Il a réussi. Mes amis "d'un certain âge" ont vu, lu et vécu à l'époque de Larry Jennings, Dai VERNON, Arturo De Ascanio, Edward MARLO, Brother John HAMMAN, Fred KAPS, Tony SLYDINI, Albert GOSHMAN, Doug HENNING et j'en oublie beaucoup. Leurs témoignages et ce que j'ai moi-même vu et/ou lu ont alimentés ma passion et mes connaissances de cette époque et de leur héritage (technique, théorique). Ma génération (30-40ans) a fait ses premiers pas en magie avec Bernard BILIS, @Dominique DUVIVIER, David STONE, Juan TAMARIZ, Jean-Pierre VALLARINO, @Gaëtan BLOOM, Sylvain MIROUF, pour ne citer que les plus "proches" géographiquement car nous avons pour la plupart appris au travers de leurs publications et suivi leurs parcours. Je n'étais pas d'accord avec Jean MERLIN sur un point : lorsqu'il disait que les magiciens de son époque n'avaient pas de "successeurs" aujourd'hui à part Tony SLYDINI avec Yann FRISH. La passion et les idées de Juan TAMARIZ n'ont pas disparues. Elles ont été transmises à de nombreux magiciens, Dani DAORTIZ en tête. Il n'a pas le même personnage, a développé ses propres théories mais on peut y voir un "successeur" de Juan TAMARIZ. Il est très bien parti pour devenir un aussi grand homme que lui en tout cas. Ce que je veux dire, c'est que pour chaque domaine de la magie, nous avons perdu des grands noms mais leurs oeuvres et leur passion sont toujours là, sur des pages, sur des vidéos, au travers de témoignages qui se transmettent. C'est dans l'ordre des choses. Je pense que si Juan TAMARIZ organisait tant d'évènements chez lui et ailleurs, ce n'était d'ailleurs pas seulement pour transmettre ses idées et partager de bons moments avec d'autres passionnés mais aussi pour dénicher, inviter et voir devant lui et surtout de son vivant ceux qui reprendraient le flambeau, qui représenteraient la magie de demain. Je pense qu'il est parti avec le sentiment d'avoir réussi, en tout cas je l'espère. Que l'homme et l'artiste reposent en paix, nous ne sommes pas prêt de l'oublier. J'aurais pu participer à ce post en y ajoutant beaucoup de choses mais j'ai préféré rester sur l'essentiel. Comme pour un numéro, le plus dur n'est pas d'ajouter ou de modifier mais de couper. D'autre part, même si c'est dans l'ordre des choses, la page est plus dure à tourner que je ne le pensais. Et pourtant je n'ai pas été un de ses proches.
    • Merci beaucoup, c'est extrêmement intéressant du point de vue des magiciens : En effet, le type à un immense talent pour croire ce qu'il dit, et faire passer sa conviction au public. Il joue avec passion, mais sans sur-jouer, ce qui rendrait la prestation ridicule, à l'image de l'oeuvre décrite ici. C'est drôlement bien fait, et permet d'élever un gribouillage au rang d'oeuvre structurée, c'est beau. Donc, un grand exemple pour nous tous, dans nos spectacles : Si vous dites des bêtises avec suffisamment de conviction, ça marche!!!!! 🤣🤣🤣 Gilbus
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