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Publié le
il y a 8 minutes, jonathanlemagicien a dit :

Pour répondre à If...,

Je parlais des effets spécifiques à mnemonica (même si je suis toujours preneur des effets communs autres que deviner la carte suivante).

Je l'ai choisi car en ayant vu la démonstration de ces effets justement comparé à d'autres chapelets, j'ai été agréablement surpris. De plus, je le préférais aux chapelets mathématiques, car indétectable (pas de pique coeur trèfle carreau comme si stebbins justement pour l'exemple)

He non ce n'est pas vrai, pour les chapelets arithmétiques, il n'y a pas forcément l'alternance Rouge / Noir et ¨PCTK. Tout cela est expliqué dans mon second livre qui va sortir en février.

Et si l'on veut cacher le PCTK, il y a des méthodes.

Je sais que les puristes vont me contredire mais j'affirme que l'on est pas obligé d'avoir la répétition des séquences dans les chapelets dits arithmétiques. J'en fais la démonstration sur 250 pages à venir.

Thierry Périchon
http://www.moonlightanimations.fr
 

Pas de pub non magique pour les membres du Cercle VM. Clique ici pour en savoir plus !
Publié le
Il y a 10 heures, jonathanlemagicien a dit :

Je l'ai choisi car en ayant vu la démonstration de ces effets justement comparé à d'autres chapelets, j'ai été agréablement surpris. 

Les effets réalisables avec un chapelet sont au 3/4 réalisables avec un autre chapelet.

Il suffit de chercher les minimes adaptations à réaliser (déplacement d'une carte, faro, distribution légèrement différentes...)

Il n'y a pas plus de tours permis par le Mnemonica, il y a juste plus de personnes qui ont cherché comment adapter ce qui était réalisable avec d'autres stacks, l'Aronson pour les routines de poker par exemple. 

 

En routines spécifiques, difficilement reproductibles (le 1/4 qui reste), le Si Stebbins est certainement ce qui se fait de mieux dans le type d'effet et la facilité de mise en oeuvre.

Ce qui a de l'importance ce n'est pas le terme, c'est le voyage.

Publié le (modifié)
Il y a 12 heures, jonathanlemagicien a dit :

Pour répondre à If...,

Je parlais des effets spécifiques à mnemonica (même si je suis toujours preneur des effets communs autres que deviner la carte suivante).

Je l'ai choisi car en ayant vu la démonstration de ces effets justement comparé à d'autres chapelets, j'ai été agréablement surpris. De plus, je le préférais aux chapelets mathématiques, car indétectable (pas de pique coeur trèfle carreau comme si stebbins justement pour l'exemple)

Ben du coup, le mieux c'est de lire le livre de Tamariz (d'ailleurs quel que soit le chapelet que tu choisisses à l'arrivée, c'est un ouvrage très riche, bien qu'un peu fouillis - à l'image de son auteur...), tu y trouvera une partie avec des tours spécifique à son chapelet, et une autre, plus importante, avec des tours réalisable avec n'importe quel jeu mémorisé. Et surtout tout plein d'idées, de principes, de considérations, d'astuces, d'un grand spécialiste de cet outil.

Comme l'a dit Isidore Buc, les 3/4 des effets sont réalisables avec n'importe quel jeu mémorisé.

D'ailleurs lui même a développé un chapelet très intéressant, Isis (que j'ai adopté - ou plutôt qui m'a adopté, les déesses c'est comme les chats, c'est elles qui te "possèdent" et pas l'inverse...), et écrit un livre, qui bien que spécifique à Isis, est riche en réflexions qui ouvrent des perspectives vertigineuses.

Tu as également Aronson et Rix comme monstres sur le sujet.

Pour un exemple de routine spécifique au Tamariz, Vincent Hédan (encore lui), met à disposition un enchainement, mnémosyme, sur son site.

Modifié par If....
Correction
Publié le
il y a 11 minutes, If.... a dit :

 ou plutôt qui m'a adopté,

Sur cette image, on voit très bien if sur les genoux de la-dite déesse et profitant de ses largesses :

IMG_2094B.JPG

 

Ce qui a de l'importance ce n'est pas le terme, c'est le voyage.

Publié le
à l’instant, If.... a dit :

;)

Arf, exactement ma coupe de cheveux en ce moment...

Ha ouais. .....Quand même 😂

Publié le (modifié)
Le 08/01/2017 à 12:41, jonathanlemagicien a dit :

...

2.J'aimerai apprendre un chapelet (précisément Mnemonica de Juan Tamariz), quelqu'un sait où je pourrait trouver gratuitement quelques extraits sur le web parce que j'ai beau chercher je trouve pas grand chose...

 

 

Le problème vient peut être du fait que tu cherches dans le gratuit.

Hors, le travail de Tamariz dans son (ses!) livre(s) est un réel travail, qui mérite salaire.

Donc, je ne saurais trop te conseiller d’économiser un peu, et de t'offrir ou te faire offrir le livre:

Un chapelet est un outil qui demande énormément de temps et de travail pour le maitriser.

Pour rentabiliser ces efforts, tu va donc surement utiliser pas mal ce chapelet.

Comme tu va passer des jours, des mois, des années avant d'épuiser ce qu'il y a dans le Mnémonica, il faut donc étaler cet investissement à la mesure de ton utilisation, et des services qu'il te rendra: et du coup, cela relativise beaucoup le prix de l'ouvrage.

Internet nous habitue un peu trop au "tout tout de suite" et au "tout gratuit", ça n'est pas forcément une bonne habitude:

Les choses gratuites ont moins de valeur au yeux de celui qui les obtient.

hors un ouvrage comme le Mnémonica, ou d'autres, devrait conserver toute sa valeur de merveille pour celui qui l'étudie.

C'est précieux.

Gommer le symbole de la difficulté à l'obtenir, par l'argent ou autre, c'est partir d'un mauvais pied.

De nos jours ou une nouveauté chasse l'autre, il faut être conscient qu'un chapelet est un projet de fond, qui demandera beaucoup d'efforts, et apportera des satisfactions en conséquences.

Autrement dit, c'est un mariage, pas un coup d'un soir.

Un cadeau de mariage comme le Mnémonica vaut le coup ;)

 

A, et le chapelet de patrick dessy, le C-PAP, est super aussi.

Certes, il y a la fameuse alternance R/N dans la version de base, mais ça peut s'arranger dans d'autres versions.

Et dans les DVD de patrick, il explique très bien comment gérer cette alternance, sans soucis. (Ces DVD qui regorgent d'idées et de techniques, c'est un vrai plaisir de les travailler!)

Partant d'un Si Stebbins, tu aura plus de facilités à entrer dans le C-PAP que dans le mnémonica, je pense...

Tout l'intérêt de ces chapelets périodiques ou périodo-apériodiques est que l'on peut commencer à s'en servir pour des effets simples comme celui que tu indique avant même de maitriser complétement l'aspect mémorisé du chapelet...

 

Enfin, tous les chapelets ne sont pas adaptés à tout le monde:

Certains sont du très haut de gamme, comme ISIS, mais demandent aussi un esprit haut de gamme aux commandes, et une mémoire au delà du simple fait d'avoir "juste" 52 cartes à mémoriser.

D'autres sont plus orientés routines de triches, d'autres plus axés sur des épellations ou d'autres propriétés (celui de mimosa, avec sa fonction miroir, est plein de bonnes surprises...) etc.

Le choix se fait donc, en dehors de l'adaptation à ton répertoire et à ta personnalité, comme il a été dit plus haut, sur trois niveaux:

-Les tours utilisant un jeu mémorisé, quel qu’il soit.

-Les tours utilisant les propriétés intrinsèques du chapelet choisi, qui différent beaucoup d'un chapelet à l'autre.

-Les plus, comme par exemple les formules liées aux chapelets périodiques.

 

Et enfin, il y a les gens qui n'ont pas de mémoire, pour qui le chapelet ne va pas correspondre en tant que jeu mémorisé, et qui se contenteront des propriétés combinatoires du jeu, et la, les Si Stebbins et autres C-PAP peuvent permettre d'utiliser quand même certains aspect du chapelet comme un jeu "presque" mémorisé...

Bref, le choix du chapelet est un acte important, puisqu'il y a peu relativement de gens qui vont en apprendre plusieurs...

 

Donc, si tu te décides pour le Mnemonica, ben le moins que tu puisses faire, c'est te procurer le bouquin...

Gilbus

Modifié par Gilbus

Quand le magicien montre la lune avec son doigt, le public regarde le doigt...

Publié le

C'est certain que Mnemonica de Tamariz est un "must" si on veut exploiter un chapelet mémorisé comme il faut. Il y a cependant quelques notes gratuites qui permettent de démarrer l'apprentissage de façon à avoir un aperçu rapide de quelques possibilités, par exemple dans l'excellent "Memories are made of this" de Aronson, que l'on trouve sur le site web de l'auteur.

Publié le
il y a une heure, Gilbus a dit :

Certains sont du très haut de gamme, comme ISIS, mais demandent aussi un esprit haut de gamme aux commandes, et une mémoire au delà du simple fait d'avoir "juste" 52 cartes à mémoriser.

Je m'insurge!!! ;)

L'utilisation du chapelet dépend de l'utilisation que tu veux avoir de ton chapelet ( © La Palisse).

Soit tu veux de l'automatique par l'utilisation des principes mathématiques qui régissent la construction du chapelet, que ce soit dans les routines qui utilisent ces principes ou dans le comblement du défaut d'apprentissage.

Soit tu veux de l'automatique par l'utilisation des routines contenues spécifiquement dans l'ordre  des cartes.

Soit tu veux exploiter les principes du chapelets et cela nécessite la mise en place d'un, de deux ou de trois apprentissages.

Isis n'est pas plus un chapelet haut de gamme qu'un autre, il te permet juste d'avoir le choix dans ces trois utilisations en fonction de ce que tu veux investir comme apprentissage.

Aucun apprentissage : le Stay-Stack d'Isis permet de déduire la carte précédent ou suivant une carte donnée et quelques routines autres, liées à l'arrangement spécifique (donne de quinte flush à la commande...).   

Apprentissage réduit : Isis inclut des routines automatiques qui ne nécessitent qu'un apprentissage des actions à réaliser au cours de la routine et parfois des actions à réaliser pour modifier l'ordre et mettre en place ces routines (épellations, routines de donne de poker à la demande, ...).

Apprentissage optimal : Tout comme les autres chapelets dont l'ordre, les rangs, les groupes ont été appris, Isis permet de réaliser ce pour quoi le chapelet a réellement été conçu: avoir des temps d'avances et des informations spécifiques pour créer de véritables miracles.  

Bref, il n'y a pas de chapelet haut de gamme, il y a des utilisations haut de gamme. ;)

Ce qui a de l'importance ce n'est pas le terme, c'est le voyage.

Publié le (modifié)
il y a une heure, JMB a dit :

C'est certain que Mnemonica de Tamariz est un "must" si on veut exploiter un chapelet mémorisé comme il faut. Il y a cependant quelques notes gratuites qui permettent de démarrer l'apprentissage de façon à avoir un aperçu rapide de quelques possibilités, par exemple dans l'excellent "Memories are made of this" de Aronson, que l'on trouve sur le site web de l'auteur.

Une traduction française existe ici:

http://www.artefake.com/MEMORIES-ARE-MADE-OF-THIS.html

(Le lecteur attentif aura sans doute remarqué qu'à chaque fois qu'on parle de chapelet il arrive un moment où ce traité est cité... ce n'est pas un hasard ;) )

Modifié par TanMai
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    • Pour ceux qui hésitaient encore ou qui veulent avoir un aperçu de l'ambiance et du programme, @Julien LOSA vous a tourné une petite vidéo aux petits oignons. 🍿 Il y détaille de vive voix ce qu'il vous a préparé pour le samedi 26 septembre : les routines, les réflexions, et surtout l'esprit 100 % terrain de cette rencontre chez moi. 👇 Installez-vous confortablement et lancez la vidéo ci-dessous ! Alors, quel effet du programme vous donne le plus envie de venir décortiquer tout ça avec nous ? ⚠️ Pour rappel, le nombre de places chez moi à Paris est très limité pour garder ce format intimiste et pouvoir échanger facilement. Ne tardez pas trop à réserver la vôtre ! 👉 Réserver ma place pour la conférence
    • Disons… poussière d’étoiles à 40 % :   
    • Je vous fais un 3615 raconte ta vie sur ce tour (les quinquas comme moi comprendront l'allusion😉) Je l'ai immédiatement précommandé parce que je trouvais l'objet vraiment sympa et que je suis une fan de paddle. Quand je l'ai reçu, l'idée du scénario s'est imposée assez naturellement : j'allais raconter une histoire de feux tricolores (étonnant, non ?). Bon...ok...Jusque-là, rien de follement original (ne me jetez pas des pierres tout de suite), mais au moins cela avait le mérite de coller très naturellement à ce que voit le spectateur. Je vais vous mettre ma routine un peu plus bas, mais avant cela, j'avais envie de vous raconter la petite galère créative par laquelle je suis passée pour arriver à ce scénario.🤪 Première tentative : les frères ingénieurs Dès le départ, je suis partie sur l'idée d'un conflit autour de la place des couleurs. Ma première histoire racontait donc l'invention du feu tricolore. J'avais imaginé deux frères ingénieurs qui ne parvenaient pas à se mettre d'accord : l'un voulait placer le rouge au milieu, l'autre absolument en haut, etc. Vous voyez le principe : les deux frères se disputaient sur la place respective des couleurs jusqu'à ce que l'un finisse par l'emporter et que l'on obtienne le feu tricolore tel qu'on le connaît aujourd'hui. Bref, je n'étais que moyennement emballée par l'histoire, mais bon...testons en public.  Et là…Je me suis ramassée.😵‍💫 Pas sur le tour lui-même. Les spectateurs trouvaient l'objet sympa, les changements très visuels et le principe du tour leur plaisait. Mais l'histoire ? Pas du tout. Ils la trouvaient confuse (et ils avaient raison, elle était mal écrite) mais surtout terriblement plate et sans grand intérêt (euphémisme). Et avec le recul, je comprends parfaitement pourquoi. En gros, cela donnait : « Lui voulait mettre le rouge ici, mais son frère n'était pas d'accord… » Je secouais la raquette. Hop ! Le rouge changeait de place. « Vous voyez ? Finalement, c'est l'autre frère qui avait raison… » Bref, le degré zéro de la narration. Ce n'était finalement pas une histoire. Je me contentais de décrire ce que les spectateurs voyaient en ajoutant par-dessus l'artifice de deux ingénieurs qui se disputaient. Et surtout, moi-même, je n'étais pas à l'aise en la racontant. Donc : poubelle. Deuxième tentative : la guerre des couleurs J'ai quand même conservé mes deux idées de départ : le feu tricolore et le conflit autour des places. Mais cette fois, j'ai viré les deux frères ingénieurs. Ils n'apportaient rien. J'ai donc personnifié directement les couleurs. Le rouge voulait dominer les autres. On l'avait placé au milieu mais, évidemment, lui estimait que sa place était en haut parce qu'il était le plus fort. L'orange, qu'on avait placé en haut, préférait finalement être au milieu… Là encore, je racontais essentiellement ce qui se passait sous les yeux des spectateurs. Je l'ai quand même testée en public. Petit progrès : cette fois, les spectateurs comprenaient mieux l'histoire. C'était moins confus. Donc j'avais gagné quelque chose. Mais de là à dire que j'avais enthousiasmé les foules…😐 Personne n'est monté sur la table, au mieux des sourires polis avec quelques mots gentils. L'histoire restait très moyenne (là encore euphémisme mais je tiens à préserver mon égo et mon image de marque sur ce forum🙂 ). Donc : poubelle. Retour à la case écriture. Je voulais toujours conserver cette idée de feu tricolore. Je voulais toujours jouer avec cette histoire de places. J'ai essayé plusieurs scénarios, plusieurs angles…et rien, nada, des nèfles, le degré zéro de la créativité 😧. Donc pause dans l'écriture : quand ça veut pas, ça veut pas ! Et puis, cette semaine, j'ai fait quelque chose de tout bête. J'ai arrêté de chercher une histoire. J'ai pris une feuille de papier et j'ai simplement écrit le tour. Pas le scénario. Le tour. Geste par geste. Je prends le rouge. Je le place ici. Je montre la raquette. Je secoue. Le rouge se retrouve là. Je le retire. Je prends l'orange… J'ai écrit absolument tous les mouvements et tous les emplacements successifs des couleurs. Et là (roulement de tambours...), il s'est passé quelque chose d'assez paradoxal : le fait d'avoir écrit précisément ce que je faisais m'a permis d'arrêter de raconter ce que je faisais 😮 ! La lumière s'est faite, sans mauvais jeu de mots (Patricia humoriste, je fais les mariages, les baptèmes...embauchez-moi 🤩). Je suis repartie exactement de la même idée…mais à l'envers. Depuis le début, je cherchais à expliquer pourquoi les couleurs n'étaient pas à leur place. Et si, au contraire, le principe de départ était qu'elles tenaient absolument à y rester ? Et si les couleurs d'un feu tricolore étaient parfaitement disciplinées ? Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. Pourquoi ? Parce que chacun a un métier très précis. Et là, j'ai enfin trouvé mes trois personnages (sonnez hautbois, résonnez musettes !) 😍. Le rouge passe ses journées à dire : « STOP ! STOP ! STOP ! » Forcément, à force, ça donne un certain caractère. Le vert, lui, c'est le gentil de l'équipe : « Allez-y… C'est bon… Vous pouvez passer… » Jamais un conflit. Et puis il y a l'orange. Le pauvre orange… Le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit à peu près : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. Mais tous les trois ont une chose en commun : ils connaissent parfaitement leur place. Et c'est à partir de là que la magie peut commencer. Parce que cette fois, quand je place volontairement le rouge au milieu et qu'il saute en haut, je ne cherche plus une justification artificielle au déplacement : il retourne à sa place. Quand je mets l'orange en haut et qu'il revient au milieu : il retourne à sa place. Les effets magiques ne viennent plus illustrer l'histoire. Ils deviennent la conséquence de l'histoire : ô joie, ô allégresse ! Et surtout, cela me permet ensuite de faire évoluer ces trois personnages et de raconter ce qui se passe lorsqu'un jour, ces trois couleurs parfaitement disciplinées décident qu'elles en ont peut-être assez qu'on leur dise où est leur place… Voilà comment je suis arrivée à la routine que je vais vous présenter. Attention :  elle n'a pas encore été testée en public car je l'ai finalisée ce soir . Je ne l'ai même pas testé avec le matériel pour voir le tempo, la musicalité, la clarté, etc. Je la testerai problement la semaine prochaine puisque les Blouses Roses reprennent à l'hôpital. Il y aura certainement des choses à couper, des phrases qui fonctionneront moins bien à l'oral que sur le papier, des rythmes à modifier. Et peut-être que les spectateurs me diront tout simplement que c'est pourri ! 😟 Honnêment, je ne le souhaite pas car là, pour le coup, je l'aime bien mon histoire et j'ai envie de la raconter. Je suis beaucoup, beaucoup plus à l'aise avec elle. Les personnages me plaisent, et, pour la première fois, je n'ai plus l'impression d'avoir écrit un texte pour justifier les déplacements d'un tour de magie. J'ai l'impression d'avoir fait l'inverse : j'ai laissé les déplacements du tour me raconter l'histoire (j'espère que ce n'est pas un brin présompteux). Maintenant, reste à savoir si le public sera du même avis... Je vous mets donc la routine ci-dessous et j'attends évidemment vos retours (avec diplomatie hein !). Et dès que je l'aurai réellement testée en conditions, je viendrai vous raconter ce que cela a donné (enfin si cela vous intéresse). Troisième tentative : le feu discipliné (en espérant que ce soit la bonne !)   Il paraît, qu'en général, les feux tricolores sont parfaitement disciplinés. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. GESTE : Montrer la raquette des deux côtés. Et celui-ci était probablement le plus discipliné de tous. Il faut dire que dans un feu tricolore, chacun a un métier très précis. Le rouge, par exemple… Le rouge, c'est le chef. (pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) Toute la journée, il dit : « STOP ! » STOP. STOP. STOP. Vous imaginez le métier ? Passer ces journées à dire aux gens de ne pas bouger. Forcément, ça vous donne un certain caractère. GESTE : Retirer les trois pièces et les confier au spectateur. Montrer la raquette complètement vide. Et le rouge prend son travail très au sérieux. Sa place, c'est en haut. Alors si, volontairement, je le mets au milieu… GESTE : Prendre le rouge, le montrer des deux côtés et le placer au milieu. …il n'aime pas du tout ça. Il suffit de secouer un peu…(pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) GESTE :  Secouer. Le rouge saute en haut. …et immédiatement : « STOP ! Moi, c'est en haut. » GESTE : Montrer les deux côtés. On peut essayer de discuter… GESTE : Faire revenir le rouge sur sa pièce. …mais avec quelqu'un qui passe sa journée à dire STOP, la négociation est assez limitée. GESTE : Rendre la pièce rouge au spectateur. Après, il y a l'orange. Alors l'orange… Son métier est beaucoup plus compliqué. Parce que le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. GESTE : Prendre l'orange et le montrer des deux côtés. Mais lui, en revanche, sait parfaitement où est sa place. Au milieu. Alors si je le mets en haut… GESTE : Placer l'orange en haut. …ça le perturbe. GESTE : Secouer. L'orange saute au milieu. Et voilà. Il retourne au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. C'est peut-être le seul moment de la journée où l'orange sait exactement ce qu'il doit faire. GESTE : Faire revenir l'orange sur sa pièce. Vous voyez, ce feu était parfaitement discipliné. Chaque couleur connaissait son travail. Chaque couleur connaissait sa place. Et c'est là que j'ai fait une erreur. J'ai voulu voir jusqu'où allait leur sens de la discipline. GESTE : Prendre le rouge et l'orange. J'ai remis le rouge en haut… GESTE : Placer le rouge. …l'orange au milieu… GESTE : Placer l'orange. Cette fois, aucune erreur. Ils étaient exactement là où ils devaient être. Rouge en haut. Orange au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. Et je leur ai dit : « Voilà. Maintenant, vous ne bougez plus. » Pause. Je crois que le rouge a assez mal vécu qu'on lui dise « STOP ». GESTE : Secouer. Les deux couleurs disparaissent. Et là… plus de rouge. Plus d'orange. GESTE : Montrer lentement les deux pièces devenues vierges, des deux côtés. Ils avaient quitté leur poste. Enfin… c'est ce que j'ai cru. GESTE : Retirer les deux pièces vierges. Révéler le rouge et l'orange incrustés dans la raquette. Parce qu'ils étaient toujours là. Le rouge en haut. L'orange au milieu. Toujours à leur place. Sauf que cette fois… ils s'étaient incrustés. Littéralement. GESTE (pause) : Laisser voir l'image un instant. Et il restait le vert. GESTE : Prendre la pièce verte. Le vert, c'est le gentil de l'équipe. Toute la journée, il dit aux gens : « Allez-y. » « C'est bon. » « Vous pouvez passer. » Jamais un conflit. Jamais une hésitation. Il voit arriver une voiture : « Allez-y, je vous en prie. » Alors je me suis dit : « Lui, au moins, il ne va pas poser de problème. » GESTE : Insérer le vert en bas. Et tout est redevenu normal. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. GESTE : Montrer lentement les deux côtés. Chacun à sa place. Le rouge pouvait dire STOP. Le vert pouvait dire ALLEZ-Y. Et l'orange pouvait continuer à ne pas savoir exactement ce qu'il voulait dire. Tout allait bien. Enfin… pendant quelques secondes. GESTE : Regarder le feu. Petite pause. Parce qu'après toutes ces années passées ensemble… ils avaient peut-être compris quelque chose. GESTE : Secouer. Rouge et orange sautent sur la pièce verte. Le rouge a quitté le haut. L'orange a quitté le milieu. Et tous les deux sont allés rejoindre le vert. GESTE : Montrer les trois couleurs réunies. Pour la première fois… plus de chef. Plus d'indécis. Plus de gentil. Juste trois couleurs… qui avaient décidé de rester ensemble. GESTE : Retirer lentement la pièce portant les trois couleurs. Montrer la raquette complètement vierge des deux côtés. Plus personne en haut. Plus personne au milieu. Plus personne en bas. GESTE : Regarder la pièce avec les trois couleurs, puis la raquette vide. Finalement… ce n'était pas un feu tricolore qui n'était plus discipliné. C'était simplement trois collègues… qui en avaient assez qu'on leur dise où était leur place.    
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