Aller au contenu

Recommended Posts

Publié le

Salut à tous
& merci pour tous vos retours d'expérience :)

J'ai testé Marty tout le week-end (iPhone 7+) et je dois dire que c'est vraiment bluffant !

  • Je l'ai testé sur mes spectateurs crash-tests habituels (amis et famille) et malgré une présentation que moi même je n'aimais pas, j'ai eu des réactions très impliquées, ça leur a plu !  Bien plus qu'a moi quelque part...

En fait je suis un brin déçu... (mais pas par l'application)

Alors donc, pas déçu par l'application qui, sur iPhone en tout cas, va au delà de mes attentes les plus folles ! C'est techniquement extraordinaire ! Le moment le plus savoureux c'est quand je déverrouille le téléphone, Wahou ! Quelle idée sacrément bien pensée !!

Comme le disait l'arbre au bucheron : "Je suis scié !" :D

Non, le problème vient de moi... Je n'arrive pas à comprendre le fil temporel/le déroulé du tour. Je m'explique :

  • Comment justifier qu'il ne regarde pas sa carte ?
  • Comment justifier qu'il en pioche/pense une autre après ?
  • ET SURTOUT : Comment faire le lien entre la première photo prise et le choix de la carte après ?
  • Il n'y a pas de routine de fournie ? A part la démonstration plus technique qu'autre chose du tuto ?

L'outil est puissant, très puissant ! Et sur iPhone en tout cas, vraiment propre et fiable. Mais je ne trouve pas de scénario crédible pour mettre en œuvre Marty :(

Si une âme charitable voulait bien me mettre sur les rails... J'ai l'impression d'avoir un outil hyper puissant entre les mains et de n'en exploiter que 10% du potentiel.

Pas de pub non magique pour les membres du Cercle VM. Clique ici pour en savoir plus !
Publié le

@Natas il faut que tu prenne le temps de te construire ta propre routine avant de continuer à le présenter car si là ton publique à été conquit, par la suite ils le seront encore bien plus avec une routine qui tien la route. 

Moi je joue sur le thème de l'influence. Je prend la personne en photo et je lui dis qu'on y reviendra plus tard. Je laisse le tel sur la table et j'enchaine quelque tour de carte donc sur le thème de l'influence pour installer un climax qui va les préparer au final. 

J'essai de faire monter le niveau de l'impossibilité.

1. je lui fait choisir une carte. Je pense que tout le monde a compris la technique utilisé ici.  

2. Il choisi une carte de lui même dans le paquet étalé sur le tapis. 

3. Le final. Il pense à une carte. 

Toute la magie est dans le boniment qui accompagne et qui a chaque étape met de plus en plus le doute dans la tête du spectateur pour finir par l'achever.  

  • J'aime 1
  • Merci 1
Publié le (modifié)

Salut Aurel :)

Merci pour ta réponse !

Ta présentation me parait totalement justifiée et justifiable ! :D très bonne idée de jouer sur "l'influence". Voire, le hasard, la détermination ou mieux encore : la prédestination.

C'est un axe qui colle très bien au processus de Marty !

Merci également pour ton conseil, je réfléchie déjà au thème que je souhaite aborder ainsi qu'aux effets que je veux mettre en avant avec Marty. Mais pfiou pas facile ! Autant avec des book-tests je suis très inspiré, autant avec Marty j'ai dû mal à justifier le processus à mes yeux.

  • Scénario officiel de Marty et le voyage dans le temps :

Ce que je voudrais comprendre c'est le scénario "officiel" présenté par Secret Studio.

Si je résume, on nous vend une histoire dans laquelle on revient du futur et on a vu à l'avance (puisqu'on vient du futur) quelle carte le spectateur allait tenir.

Et c'est précisément ce scénario que je ne comprends pas quand je me retrouve face à l'application.

  • Le spectateur tient sa carte et on l'immortalise
  • Ensuite le spectateur doit piocher une carte
  • Et c'est la carte qu'il a pioché qui se retrouve en photo
  1. Pourquoi diable piocherait-il pile poil la carte qu'il tenait avant ?
  2. En quoi j'ai fait un voyage dans le temps en montrant une photo que j'ai prise quelques minutes avant ?

Le première question étant le point crucial qui m'empêche d'y croire personnellement... Je ne comprends pas comment justifier qu'il repioche encore la même carte... Et c'est pour ça que ton explication sur l'influence me parait fort pertinente.

Modifié par Natas
  • J'aime 1
Publié le

Perso je ne comprends pas bien ce qui te gène dans le scénario "officiel"...

Le fait qu'on soit capable de voyager de 3 mn dans le futur justifie bien qu'on soit capable de connaître la carte qui sera choisie 3 mn après, et le fait qu'elle doive être choisie après la photo justifie bien que le spectateur ne doive pas regarder la carte, pour ne pas être influencé.

A part ça, pour la carte finale, plutôt que de piocher une carte, je pense qu'il est sans doute mieux de faire citer au hasard une carte par plusieurs spectateurs (l'un choisit la valeur, l'autre la couleur, etc) pour qu'ils soient bien persuadés que le choix est libre.
Par contre, l'idée d'Aurel de forcer la 1ère carte me paraît bonne. Mais dans ce cas, plus de voyage dans le futur.

  • Merci 1
Publié le (modifié)

Merci pour ta réponse Kristo :)

Ce qui me gêne (mais c'est surement parce que je ne comprends pas, ce n'est pas une attaque contre Marty), c'est que :

  • Le spectateur tient une carte
  • On le prend en photo
  • Le spectateur pioche une (autre) carte
  • C'est la même

Du point de vue du spectateur, il a tenu 2 fois la même carte dans les mains... (ou pensé la deuxième, peu importe)

Je n'arrive pas à justifier cette coïncidence.

NB : Mon millième message :x

Modifié par Natas
Publié le (modifié)

Bonjour 

il y a 30 minutes, Natas a dit :

Je n'arrive pas à justifier cette coïncidence.

Bonjour Natas,

Ce n'est pas une coïncidence mais une certitude. tu dois tenir ce role en disant que tu sais de tout façon ce qu'il choisira et ceci est INFAILLIBLE aucune erreur possible. ce qui va suivre peut être considérer comme un miracle et bien évidemment la chance n'a absolument pas sa place ici. 

Laisse le temps au gens de faire le tour ou l'idée du tour dans leur tete avant même la révélation.

Avant ta révélation, ils se diront "Non, ça ne peut s’être possible ...."  Il faut jouer sur l'effet placebo un max, et tu le verras sur leur visage. Çà démultipliera ta révélation par 1000. Car, il se souviendront de ton aplomb, de ta certitude aucun doute possible et donc ceci n'est pas le fruit d'une coïncidence mais bien d'un don ou je ne sais quoi d'autre.

Cette réaction s'obtiendra grâce à ton attitude et ambiance que tu mettras avant la révélation.

Finalement l'essentiel du tour se construit avant cette révélation, alors prends bien le temps de faire mijoter la sauce pour avoir un plat succulent.

comme quoi, les préliminaires jouent un rôle crucial ici aussi. Donc ne te précipite pas et titille avec délectation  l'esprit de tes spectateurs ;)

Modifié par maroine
  • Merci 1
Publié le
il y a 1 minute, maroine a dit :

les prémilitaires jouent un rôle crucial ici aussi

Les prés militaires, ce sont les champs de tir, non ?

L'important, c'est que ça valide !

Publié le

Salut Maroine, merci pour ton message :)

Par contre je dois être à la ramasse mais je ne comprends toujours pas. :/

Je ne parle pas de la coïncidence qui pourrait exister entre le fait de connaître la carte qu'il va piocher à l'avance et le fait qu'il pioche bien cette carte là.

Je parle du fait que le spectateur ait pioché (ou pensé) pile poil la même carte que celle qu'il tenait lors de la photo.

Publié le
il y a 58 minutes, Natas a dit :

Merci pour ta réponse Kristo :)

Ce qui me gêne (mais c'est surement parce que je ne comprends pas, ce n'est pas une attaque contre Marty), c'est que :

  • Le spectateur tient une carte
  • On le prend en photo
  • Le spectateur pioche une (autre) carte
  • C'est la même

Du point de vue du spectateur, il a tenu 2 fois la même carte dans les mains... (ou pensé la deuxième, peu importe)

Je n'arrive pas à justifier cette coïncidence.

NB : Mon millième message :x

Évidemment, présenté comme ça la coïncidence est plutôt suspecte.
Je préfère de loin - mais c'est une idée personnelle, bien sûr - chercher une carte dans un jeu (l'As de trèfle, au hasard... 😊) et la faire tenir par un spectateur, vue de dos pour lui. Puis le prendre en photo avec.
Ensuite, après avoir remis cette carte dans le jeu, en montrer les cartes toutes différentes, faire mélanger le jeu, l'étaler faces en bas et faire choisir une carte réellement librement par le spectateur.
Et finalement prouver que la carte photographiée était bien la même. Sans parler de saut dans l'avenir ou autres niaiseries auxquelles personne ne croit. Non, simplement laisser les spectateurs dans l'étonnement total et l'absence de toute explication logique, laissant la magie comme seule explication.
Présenté ainsi, je peux témoigner que l'impact est énorme. Surtout si ce tour est présenté avec d'autres tours, tout aussi inexplicables et à fort impact, comme Sherlock'oin d'Anthony Stan. Et 52 to 1de Wayne Fox et David Penn.

J'utilise un jeu marqué DMC (pour pouvoir prendre connaissance de la carte chosie sans en avoir l'air, de loin).
Pour avoir testé les deux présentations, je trouve que le fait de demander au spectateur l'identité de sa carte avant de la révéler affaiblit considérablement le tour. Mais révéler l'identité d'une carte tirée au hasard, de façon cachée, avec une preuve irréfutable, ça laisse pantois.
J'ai aussi l'appli Photo en arrière plan, qui me permet d'envoyer aussitôt la photo au spectateur, en souvenir et en preuve une nouvelle fois irréfutable. Il est impossible, pour les spectateurs, d'imaginer que l'on est capable de modifier la photo en une seconde, avec 52 choix possibles.

  • J'aime 1
  • Merci 1
Citation
Quand on veut on peut.

Rejoins la conversation !

Tu peux publier maintenant et t'enregistrer plus tard. Si tu as un compte, connecte-toi maintenant pour publier avec ton identité.

Invité
Répondre à ce sujet…

×   Vous avez collé du contenu avec mise en forme.   Restaurer la mise en forme

  Only 75 emoji are allowed.

×   Votre lien a été automatiquement intégré.   Afficher plutôt comme un lien

×   Votre contenu précédemment saisis, a été restauré..   Effacer le contenu

×   You cannot paste images directly. Upload or insert images from URL.

  • Messages

    • Disons… poussière d’étoiles à 40 % :   
    • Je vous fais un 3615 raconte ta vie sur ce tour (les quinquas comme moi comprendront l'allusion😉) Je l'ai immédiatement précommandé parce que je trouvais l'objet vraiment sympa et que je suis une fan de paddle. Quand je l'ai reçu, l'idée du scénario s'est imposée assez naturellement : j'allais raconter une histoire de feux tricolores (étonnant, non ?). Bon...ok...Jusque-là, rien de follement original (ne me jetez pas des pierres tout de suite), mais au moins cela avait le mérite de coller très naturellement à ce que voit le spectateur. Je vais vous mettre ma routine un peu plus bas, mais avant cela, j'avais envie de vous raconter la petite galère créative par laquelle je suis passée pour arriver à ce scénario.🤪 Première tentative : les frères ingénieurs Dès le départ, je suis partie sur l'idée d'un conflit autour de la place des couleurs. Ma première histoire racontait donc l'invention du feu tricolore. J'avais imaginé deux frères ingénieurs qui ne parvenaient pas à se mettre d'accord : l'un voulait placer le rouge au milieu, l'autre absolument en haut, etc. Vous voyez le principe : les deux frères se disputaient sur la place respective des couleurs jusqu'à ce que l'un finisse par l'emporter et que l'on obtienne le feu tricolore tel qu'on le connaît aujourd'hui. Bref, je n'étais que moyennement emballée par l'histoire, mais bon...testons en public.  Et là…Je me suis ramassée.😵‍💫 Pas sur le tour lui-même. Les spectateurs trouvaient l'objet sympa, les changements très visuels et le principe du tour leur plaisait. Mais l'histoire ? Pas du tout. Ils la trouvaient confuse (et ils avaient raison, elle était mal écrite) mais surtout terriblement plate et sans grand intérêt (euphémisme). Et avec le recul, je comprends parfaitement pourquoi. En gros, cela donnait : « Lui voulait mettre le rouge ici, mais son frère n'était pas d'accord… » Je secouais la raquette. Hop ! Le rouge changeait de place. « Vous voyez ? Finalement, c'est l'autre frère qui avait raison… » Bref, le degré zéro de la narration. Ce n'était finalement pas une histoire. Je me contentais de décrire ce que les spectateurs voyaient en ajoutant par-dessus l'artifice de deux ingénieurs qui se disputaient. Et surtout, moi-même, je n'étais pas à l'aise en la racontant. Donc : poubelle. Deuxième tentative : la guerre des couleurs J'ai quand même conservé mes deux idées de départ : le feu tricolore et le conflit autour des places. Mais cette fois, j'ai viré les deux frères ingénieurs. Ils n'apportaient rien. J'ai donc personnifié directement les couleurs. Le rouge voulait dominer les autres. On l'avait placé au milieu mais, évidemment, lui estimait que sa place était en haut parce qu'il était le plus fort. L'orange, qu'on avait placé en haut, préférait finalement être au milieu… Là encore, je racontais essentiellement ce qui se passait sous les yeux des spectateurs. Je l'ai quand même testée en public. Petit progrès : cette fois, les spectateurs comprenaient mieux l'histoire. C'était moins confus. Donc j'avais gagné quelque chose. Mais de là à dire que j'avais enthousiasmé les foules…😐 Personne n'est monté sur la table, au mieux des sourires polis avec quelques mots gentils. L'histoire restait très moyenne (là encore euphémisme mais je tiens à préserver mon égo et mon image de marque sur ce forum🙂 ). Donc : poubelle. Retour à la case écriture. Je voulais toujours conserver cette idée de feu tricolore. Je voulais toujours jouer avec cette histoire de places. J'ai essayé plusieurs scénarios, plusieurs angles…et rien, nada, des nèfles, le degré zéro de la créativité 😧. Donc pause dans l'écriture : quand ça veut pas, ça veut pas ! Et puis, cette semaine, j'ai fait quelque chose de tout bête. J'ai arrêté de chercher une histoire. J'ai pris une feuille de papier et j'ai simplement écrit le tour. Pas le scénario. Le tour. Geste par geste. Je prends le rouge. Je le place ici. Je montre la raquette. Je secoue. Le rouge se retrouve là. Je le retire. Je prends l'orange… J'ai écrit absolument tous les mouvements et tous les emplacements successifs des couleurs. Et là (roulement de tambours...), il s'est passé quelque chose d'assez paradoxal : le fait d'avoir écrit précisément ce que je faisais m'a permis d'arrêter de raconter ce que je faisais 😮 ! La lumière s'est faite, sans mauvais jeu de mots (Patricia humoriste, je fais les mariages, les baptèmes...embauchez-moi 🤩). Je suis repartie exactement de la même idée…mais à l'envers. Depuis le début, je cherchais à expliquer pourquoi les couleurs n'étaient pas à leur place. Et si, au contraire, le principe de départ était qu'elles tenaient absolument à y rester ? Et si les couleurs d'un feu tricolore étaient parfaitement disciplinées ? Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. Pourquoi ? Parce que chacun a un métier très précis. Et là, j'ai enfin trouvé mes trois personnages (sonnez hautbois, résonnez musettes !) 😍. Le rouge passe ses journées à dire : « STOP ! STOP ! STOP ! » Forcément, à force, ça donne un certain caractère. Le vert, lui, c'est le gentil de l'équipe : « Allez-y… C'est bon… Vous pouvez passer… » Jamais un conflit. Et puis il y a l'orange. Le pauvre orange… Le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit à peu près : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. Mais tous les trois ont une chose en commun : ils connaissent parfaitement leur place. Et c'est à partir de là que la magie peut commencer. Parce que cette fois, quand je place volontairement le rouge au milieu et qu'il saute en haut, je ne cherche plus une justification artificielle au déplacement : il retourne à sa place. Quand je mets l'orange en haut et qu'il revient au milieu : il retourne à sa place. Les effets magiques ne viennent plus illustrer l'histoire. Ils deviennent la conséquence de l'histoire : ô joie, ô allégresse ! Et surtout, cela me permet ensuite de faire évoluer ces trois personnages et de raconter ce qui se passe lorsqu'un jour, ces trois couleurs parfaitement disciplinées décident qu'elles en ont peut-être assez qu'on leur dise où est leur place… Voilà comment je suis arrivée à la routine que je vais vous présenter. Attention :  elle n'a pas encore été testée en public car je l'ai finalisée ce soir . Je ne l'ai même pas testé avec le matériel pour voir le tempo, la musicalité, la clarté, etc. Je la testerai problement la semaine prochaine puisque les Blouses Roses reprennent à l'hôpital. Il y aura certainement des choses à couper, des phrases qui fonctionneront moins bien à l'oral que sur le papier, des rythmes à modifier. Et peut-être que les spectateurs me diront tout simplement que c'est pourri ! 😟 Honnêment, je ne le souhaite pas car là, pour le coup, je l'aime bien mon histoire et j'ai envie de la raconter. Je suis beaucoup, beaucoup plus à l'aise avec elle. Les personnages me plaisent, et, pour la première fois, je n'ai plus l'impression d'avoir écrit un texte pour justifier les déplacements d'un tour de magie. J'ai l'impression d'avoir fait l'inverse : j'ai laissé les déplacements du tour me raconter l'histoire (j'espère que ce n'est pas un brin présompteux). Maintenant, reste à savoir si le public sera du même avis... Je vous mets donc la routine ci-dessous et j'attends évidemment vos retours (avec diplomatie hein !). Et dès que je l'aurai réellement testée en conditions, je viendrai vous raconter ce que cela a donné (enfin si cela vous intéresse). Troisième tentative : le feu discipliné (en espérant que ce soit la bonne !)   Il paraît, qu'en général, les feux tricolores sont parfaitement disciplinés. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. GESTE : Montrer la raquette des deux côtés. Et celui-ci était probablement le plus discipliné de tous. Il faut dire que dans un feu tricolore, chacun a un métier très précis. Le rouge, par exemple… Le rouge, c'est le chef. (pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) Toute la journée, il dit : « STOP ! » STOP. STOP. STOP. Vous imaginez le métier ? Passer ces journées à dire aux gens de ne pas bouger. Forcément, ça vous donne un certain caractère. GESTE : Retirer les trois pièces et les confier au spectateur. Montrer la raquette complètement vide. Et le rouge prend son travail très au sérieux. Sa place, c'est en haut. Alors si, volontairement, je le mets au milieu… GESTE : Prendre le rouge, le montrer des deux côtés et le placer au milieu. …il n'aime pas du tout ça. Il suffit de secouer un peu…(pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) GESTE :  Secouer. Le rouge saute en haut. …et immédiatement : « STOP ! Moi, c'est en haut. » GESTE : Montrer les deux côtés. On peut essayer de discuter… GESTE : Faire revenir le rouge sur sa pièce. …mais avec quelqu'un qui passe sa journée à dire STOP, la négociation est assez limitée. GESTE : Rendre la pièce rouge au spectateur. Après, il y a l'orange. Alors l'orange… Son métier est beaucoup plus compliqué. Parce que le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. GESTE : Prendre l'orange et le montrer des deux côtés. Mais lui, en revanche, sait parfaitement où est sa place. Au milieu. Alors si je le mets en haut… GESTE : Placer l'orange en haut. …ça le perturbe. GESTE : Secouer. L'orange saute au milieu. Et voilà. Il retourne au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. C'est peut-être le seul moment de la journée où l'orange sait exactement ce qu'il doit faire. GESTE : Faire revenir l'orange sur sa pièce. Vous voyez, ce feu était parfaitement discipliné. Chaque couleur connaissait son travail. Chaque couleur connaissait sa place. Et c'est là que j'ai fait une erreur. J'ai voulu voir jusqu'où allait leur sens de la discipline. GESTE : Prendre le rouge et l'orange. J'ai remis le rouge en haut… GESTE : Placer le rouge. …l'orange au milieu… GESTE : Placer l'orange. Cette fois, aucune erreur. Ils étaient exactement là où ils devaient être. Rouge en haut. Orange au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. Et je leur ai dit : « Voilà. Maintenant, vous ne bougez plus. » Pause. Je crois que le rouge a assez mal vécu qu'on lui dise « STOP ». GESTE : Secouer. Les deux couleurs disparaissent. Et là… plus de rouge. Plus d'orange. GESTE : Montrer lentement les deux pièces devenues vierges, des deux côtés. Ils avaient quitté leur poste. Enfin… c'est ce que j'ai cru. GESTE : Retirer les deux pièces vierges. Révéler le rouge et l'orange incrustés dans la raquette. Parce qu'ils étaient toujours là. Le rouge en haut. L'orange au milieu. Toujours à leur place. Sauf que cette fois… ils s'étaient incrustés. Littéralement. GESTE (pause) : Laisser voir l'image un instant. Et il restait le vert. GESTE : Prendre la pièce verte. Le vert, c'est le gentil de l'équipe. Toute la journée, il dit aux gens : « Allez-y. » « C'est bon. » « Vous pouvez passer. » Jamais un conflit. Jamais une hésitation. Il voit arriver une voiture : « Allez-y, je vous en prie. » Alors je me suis dit : « Lui, au moins, il ne va pas poser de problème. » GESTE : Insérer le vert en bas. Et tout est redevenu normal. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. GESTE : Montrer lentement les deux côtés. Chacun à sa place. Le rouge pouvait dire STOP. Le vert pouvait dire ALLEZ-Y. Et l'orange pouvait continuer à ne pas savoir exactement ce qu'il voulait dire. Tout allait bien. Enfin… pendant quelques secondes. GESTE : Regarder le feu. Petite pause. Parce qu'après toutes ces années passées ensemble… ils avaient peut-être compris quelque chose. GESTE : Secouer. Rouge et orange sautent sur la pièce verte. Le rouge a quitté le haut. L'orange a quitté le milieu. Et tous les deux sont allés rejoindre le vert. GESTE : Montrer les trois couleurs réunies. Pour la première fois… plus de chef. Plus d'indécis. Plus de gentil. Juste trois couleurs… qui avaient décidé de rester ensemble. GESTE : Retirer lentement la pièce portant les trois couleurs. Montrer la raquette complètement vierge des deux côtés. Plus personne en haut. Plus personne au milieu. Plus personne en bas. GESTE : Regarder la pièce avec les trois couleurs, puis la raquette vide. Finalement… ce n'était pas un feu tricolore qui n'était plus discipliné. C'était simplement trois collègues… qui en avaient assez qu'on leur dise où était leur place.    
    • Revenons sur l’explication :  https://vm.tiktok.com/ZN8NE37wo/
  • Statistiques des membres

    • Total des membres
      8519
    • Maximum en ligne
      9330

    Membre le plus récent
    Augustin JAUFFRET
    Inscription
  • Statistiques des forums

    • Total des sujets
      85.3k
    • Total des messages
      684.2k

×
×
  • Créer...