Aller au contenu

Recommended Posts

Pas de pub non magique pour les membres du Cercle VM. Clique ici pour en savoir plus !
  • Réponses 93
  • Créé
  • Dernière réponse

Membres les + Actifs

Publié le

Bonjour.

Hier soir C Barma s'est enfin dévoilée.

La justification de la note de 12 pour le sketch du vélo taxi a Paris.

A CETTE HEURE IL Y A DES CHOSES PLUS ATTIRANTES SUR LES CHAINES CONCURRENTES.Je ne veux pas voir ce genre de numéro.

J'en suis déçu,imaginer ce numéro fait lors d'un premier passage.

Alors la moyenne de 60 peut elle etre réellement révélatrice de la qualitée humoristique.

J'ai ouvert un autre post ,pour ne pas pourrir celui-ci.

J'attends vos avis sur l'humour des magiciens.

Tynou

Publié le

Concernant le sujet dont il est question ici, et pour ne pas être complètement hors-sujet : heureusement que l'on parle de "divertissement" et que ce genre de pratique n'a pas lieu en médecine, car si les dentistes se mettent à faire des opérations chirurgicales juste pour "se diversifier"... Il va y avoir des morts...

(Le reste est effectivement hors sujet et a déjà été maintes fois débattu)

Donc seuls les dentistes, et sans doute, par extension, les autres professions médicales ont l'obligation de respecter leur clients patients?

Je vais essayer d'utiliser des mots simples pour ne pas me répéter: Un magicien serait scandalisé si un humoriste montait sur une scène pour présenter des tours qu'il va foirer parce qu'il n'est pas au point. De ce fait, il devrait réfléchir à 2 fois avant de monter sur une scène pour présenter un sketch qui n'est pas au point.

A coté de chez moi il y a un boulanger, et pas très loin un épicier qui vend du pain, des boites de conserves, des tampons, de l'eau de javel, etc... A votre avis, qui vend le meilleur pain ?

Allez, je me jette à l'eau ! Le boulanger?? Qu'est-ce que j'ai gagné?

Donc, si je comprends bien, les magiciens à la magie et les humoristes à l'humour? On est d'accord!

Sauf peut-être dans le cas d'un magicien qui aurait été contraint pas ses parents, qui détestent la magie, d'embrasser une carrière d'humoriste.

Publié le

Rhhhhooo juste au passage...comme ça...le reste je m'en fous...Si j'ai quelque chose à dire à Julien c'est au téléphone ou quand on se voit, pas sur un forum...

Donc la magie aux magiciens et l'humour aux humoristes ?

(J'avoue que je réponds parce que je me sens un peu concerné par cette distinction).

En gros vous établissez ça comme une règle ?

Alors juste quelques exemples : Eric Antoine, un comédien qui a ajouté la magie à son arsenal et aujourd'hui présente juste le Festival de Montreux spécial Eric Antoine and Friends.

Mince la Magie aux Magiciens sinon ça marche pas on a dit.

Olivier De Benoist : un magicien qui s'est mis à l'humour et aujourd'hui remplit des salles les plus prisées en France et tourne dans tous les festivals d'humours Francophones.

On a dit l'humour aux humoristes, vous écoutez pas ou quoi ?

Jean Merlin : je l'ai vu bosser à la main au Panier, pendant son passage... bah pas un tour de magie, et une salle pliée en deux et il a fait plusieurs fois le tour du monde grâce à son humour et vendu un paquet de bouquins à un paquet de magiciens, juste parce qu'ils aimaient son humour (cf Mad Magic).

Vous en voulez d'autre ?

Alors vous allez me dire "Oui, mais eux ce sont les exceptions qui confirment la règle."

A la Fac on m'a toujours dit que si une règle avait des exceptions, c'est qu'elle n'était pas bonne. (ou non valide pour les initiés).

Donc à l'avenir arrêtez d'être aussi catégoriques...

Publié le (modifié)

Je pense humblement que la base artistique,

qu'on soit magicien, comédien ou humoriste, ça reste

le personnage, son identité, son potentiel.

La magie, l'humour sont des "accessoires" techniques qui

demandent, c'est clair, du temps, du travail, de la maîtrise.

Il faut que ça soit bien fait pour satisfaire son public,

tout le monde est d'accord là dessus.

La question : Julien a-t-il le ou un potentiel ? Bah oui.

Son sketch est-il réussi ? Les pros de l'humour pensent que non.

Je connais un peu Julien, j'ai souri ; sans le connaître je pense

que je n'aurais pas accroché (comme avec bien d'autres humoristes).

Conclusion : revoir les trucs, travailler ce qui n'a pas fonctionné,

revenir, s'accrocher etc... Julien l'a bien compris il me semble.

Et se faire plaisir : la petite phrase malheureuse (challenge) est

à mon avis maladroite mais très honnêtement je ne vois pas en

quoi la prestation de Julien puisse porter atteinte aux humoristes.

C'est plus à lui que ça porte atteinte dans l'absolu (la preuve

sur ce post).

Tout comme un magicien rate son tour à la TV : ce ne sont

pas les magiciens qui sont victimes, mais bien ce magicien.

Je pense quand même que les gens savent faire la part des

choses, un minimum en tout cas : ce n'est pas parce que je

vois un mauvais magicien dans une émission que je vais

généraliser. Si ça se répète, oui, mais heureusement qu'il

y a des bons quand même ! :)

La comparaison avec les pros : boulanger, dentiste ; là Julien

ne vend pas sa prestation, il vient de sa propre initiative se

frotter à un jury.

Si un boulanger se présente à un concours de pain et qu'il

fait du mauvais pain, il est éliminé. La comparaison s'arrête

là à mon avis.

Non ?

C'est en forgeant qu'on devient forgeron...

Edit : +1 avec Marty :)

Modifié par Splitch
Publié le (modifié)

je pense que les magiciens qui font de l'humour, désarme plus facilement l'esprit critique du spectateur.

c'est à mon avis aussi pour cela qu'ils remplissent plus facilement les salles.

Il faut du courage pour le spectateur "Français" de ce décider d'aller voir un spectacle "uniquement" de magie.....

c'est choisir de ce faire "bai....r" volontairement.

Alors que les Américains sont plus "grand enfant" et sont prêt à abandonner leur esprit critique pour la magie.

d'où plus de spectacle de magie "dit traditionnel" au US

Le Français est le roi de la critique....(voir VM)

Alors si les magiciens humoriste ramènent les spectateurs dans les salles, tant mieux pour tous....

Modifié par claudemage
Publié le (modifié)
Rhhhhooo juste au passage...comme ça...le reste je m'en fous...Si j'ai quelque chose à dire à Julien c'est au téléphone ou quand on se voit, pas sur un forum...

Donc la magie aux magiciens et l'humour aux humoristes ?

(J'avoue que je réponds parce que je me sens un peu concerné par cette distinction).

En gros vous établissez ça comme une règle ?

Alors juste quelques exemples : Eric Antoine, un comédien qui a ajouté la magie à son arsenal et aujourd'hui présente juste le Festival de Montreux spécial Eric Antoine and Friends.

Mince la Magie aux Magiciens sinon ça marche pas on a dit.

Olivier De Benoist : un magicien qui s'est mis à l'humour et aujourd'hui remplit des salles les plus prisées en France et tourne dans tous les festivals d'humours Francophones.

On a dit l'humour aux humoristes, vous écoutez pas ou quoi ?

Jean Merlin : je l'ai vu bosser à la main au Panier, pendant son passage... bah pas un tour de magie, et une salle pliée en deux et il a fait plusieurs fois le tour du monde grâce à son humour et vendu un paquet de bouquins à un paquet de magiciens, juste parce qu'ils aimaient son humour (cf Mad Magic).

Vous en voulez d'autre ?

Alors vous allez me dire "Oui, mais eux ce sont les exceptions qui confirment la règle."

A la Fac on m'a toujours dit que si une règle avait des exceptions, c'est qu'elle n'était pas bonne. (ou non valide pour les initiés).

Donc à l'avenir arrêtez d'être aussi catégoriques...

Ok, vous avez raison. D'autant plus qu'en y réfléchissant, ce n'est pas dans mes habitudes de ranger les gens dans des cases. Parfois le débat nous emmène sur des terrains qu'on n'aurait pas voulu explorer.

Modifié par nilrem
  • 3 weeks plus tard...
Publié le

Hello,

Un reportage très intéressant était consacré au Comte de Bouderbala dans le 66 mn de M6 dimanche dernier. Ce reportage était intéressant car en raccord total avec le sujet qui nous occupe, notamment en ce qui concerne la façon d'écrire un texte comique.

L'esprit créatif de l'artiste est tout d'abord stimulé par une lecture quotidienne de la presse (2 heures par jour en moyenne) puis lorsque les répliques lui viennent en tête, il les note sur un cahier pour les retranscrire ensuite et les affiner sur son PC. Les textes du Comte de Bouderbala sont alors calibrés à la seconde près. L'artiste a commenté l'un de ses sketchs, en insistant surtout sur le rythme. Voici ce que j'en ai retenu; sur l'exemple choisi, il ne se passe rien pendant les 40 premières secondes, temps au cours duquel il installe ou explique le contexte puis le premier rire intervient au bout de 40 secondes et enfin, chrono sur la vidéo à l'appui, ses répliques s'enchaînent de façon à déclencher un rire toutes les 5 secondes, toutes les 10 secondes max sur la période du sketch.

My2Cents

:cool:

Woody

Rejoins la conversation !

Tu peux publier maintenant et t'enregistrer plus tard. Si tu as un compte, connecte-toi maintenant pour publier avec ton identité.

Invité
Répondre à ce sujet…

×   Vous avez collé du contenu avec mise en forme.   Restaurer la mise en forme

  Only 75 emoji are allowed.

×   Votre lien a été automatiquement intégré.   Afficher plutôt comme un lien

×   Votre contenu précédemment saisis, a été restauré..   Effacer le contenu

×   You cannot paste images directly. Upload or insert images from URL.

  • Messages

    • Pour ceux qui hésitaient encore ou qui veulent avoir un aperçu de l'ambiance et du programme, @Julien LOSA vous a tourné une petite vidéo aux petits oignons. 🍿 Il y détaille de vive voix ce qu'il vous a préparé pour le samedi 26 septembre : les routines, les réflexions, et surtout l'esprit 100 % terrain de cette rencontre chez moi. 👇 Installez-vous confortablement et lancez la vidéo ci-dessous ! Alors, quel effet du programme vous donne le plus envie de venir décortiquer tout ça avec nous ? ⚠️ Pour rappel, le nombre de places chez moi à Paris est très limité pour garder ce format intimiste et pouvoir échanger facilement. Ne tardez pas trop à réserver la vôtre ! 👉 Réserver ma place pour la conférence
    • Disons… poussière d’étoiles à 40 % :   
    • Je vous fais un 3615 raconte ta vie sur ce tour (les quinquas comme moi comprendront l'allusion😉) Je l'ai immédiatement précommandé parce que je trouvais l'objet vraiment sympa et que je suis une fan de paddle. Quand je l'ai reçu, l'idée du scénario s'est imposée assez naturellement : j'allais raconter une histoire de feux tricolores (étonnant, non ?). Bon...ok...Jusque-là, rien de follement original (ne me jetez pas des pierres tout de suite), mais au moins cela avait le mérite de coller très naturellement à ce que voit le spectateur. Je vais vous mettre ma routine un peu plus bas, mais avant cela, j'avais envie de vous raconter la petite galère créative par laquelle je suis passée pour arriver à ce scénario.🤪 Première tentative : les frères ingénieurs Dès le départ, je suis partie sur l'idée d'un conflit autour de la place des couleurs. Ma première histoire racontait donc l'invention du feu tricolore. J'avais imaginé deux frères ingénieurs qui ne parvenaient pas à se mettre d'accord : l'un voulait placer le rouge au milieu, l'autre absolument en haut, etc. Vous voyez le principe : les deux frères se disputaient sur la place respective des couleurs jusqu'à ce que l'un finisse par l'emporter et que l'on obtienne le feu tricolore tel qu'on le connaît aujourd'hui. Bref, je n'étais que moyennement emballée par l'histoire, mais bon...testons en public.  Et là…Je me suis ramassée.😵‍💫 Pas sur le tour lui-même. Les spectateurs trouvaient l'objet sympa, les changements très visuels et le principe du tour leur plaisait. Mais l'histoire ? Pas du tout. Ils la trouvaient confuse (et ils avaient raison, elle était mal écrite) mais surtout terriblement plate et sans grand intérêt (euphémisme). Et avec le recul, je comprends parfaitement pourquoi. En gros, cela donnait : « Lui voulait mettre le rouge ici, mais son frère n'était pas d'accord… » Je secouais la raquette. Hop ! Le rouge changeait de place. « Vous voyez ? Finalement, c'est l'autre frère qui avait raison… » Bref, le degré zéro de la narration. Ce n'était finalement pas une histoire. Je me contentais de décrire ce que les spectateurs voyaient en ajoutant par-dessus l'artifice de deux ingénieurs qui se disputaient. Et surtout, moi-même, je n'étais pas à l'aise en la racontant. Donc : poubelle. Deuxième tentative : la guerre des couleurs J'ai quand même conservé mes deux idées de départ : le feu tricolore et le conflit autour des places. Mais cette fois, j'ai viré les deux frères ingénieurs. Ils n'apportaient rien. J'ai donc personnifié directement les couleurs. Le rouge voulait dominer les autres. On l'avait placé au milieu mais, évidemment, lui estimait que sa place était en haut parce qu'il était le plus fort. L'orange, qu'on avait placé en haut, préférait finalement être au milieu… Là encore, je racontais essentiellement ce qui se passait sous les yeux des spectateurs. Je l'ai quand même testée en public. Petit progrès : cette fois, les spectateurs comprenaient mieux l'histoire. C'était moins confus. Donc j'avais gagné quelque chose. Mais de là à dire que j'avais enthousiasmé les foules…😐 Personne n'est monté sur la table, au mieux des sourires polis avec quelques mots gentils. L'histoire restait très moyenne (là encore euphémisme mais je tiens à préserver mon égo et mon image de marque sur ce forum🙂 ). Donc : poubelle. Retour à la case écriture. Je voulais toujours conserver cette idée de feu tricolore. Je voulais toujours jouer avec cette histoire de places. J'ai essayé plusieurs scénarios, plusieurs angles…et rien, nada, des nèfles, le degré zéro de la créativité 😧. Donc pause dans l'écriture : quand ça veut pas, ça veut pas ! Et puis, cette semaine, j'ai fait quelque chose de tout bête. J'ai arrêté de chercher une histoire. J'ai pris une feuille de papier et j'ai simplement écrit le tour. Pas le scénario. Le tour. Geste par geste. Je prends le rouge. Je le place ici. Je montre la raquette. Je secoue. Le rouge se retrouve là. Je le retire. Je prends l'orange… J'ai écrit absolument tous les mouvements et tous les emplacements successifs des couleurs. Et là (roulement de tambours...), il s'est passé quelque chose d'assez paradoxal : le fait d'avoir écrit précisément ce que je faisais m'a permis d'arrêter de raconter ce que je faisais 😮 ! La lumière s'est faite, sans mauvais jeu de mots (Patricia humoriste, je fais les mariages, les baptèmes...embauchez-moi 🤩). Je suis repartie exactement de la même idée…mais à l'envers. Depuis le début, je cherchais à expliquer pourquoi les couleurs n'étaient pas à leur place. Et si, au contraire, le principe de départ était qu'elles tenaient absolument à y rester ? Et si les couleurs d'un feu tricolore étaient parfaitement disciplinées ? Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. Pourquoi ? Parce que chacun a un métier très précis. Et là, j'ai enfin trouvé mes trois personnages (sonnez hautbois, résonnez musettes !) 😍. Le rouge passe ses journées à dire : « STOP ! STOP ! STOP ! » Forcément, à force, ça donne un certain caractère. Le vert, lui, c'est le gentil de l'équipe : « Allez-y… C'est bon… Vous pouvez passer… » Jamais un conflit. Et puis il y a l'orange. Le pauvre orange… Le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit à peu près : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. Mais tous les trois ont une chose en commun : ils connaissent parfaitement leur place. Et c'est à partir de là que la magie peut commencer. Parce que cette fois, quand je place volontairement le rouge au milieu et qu'il saute en haut, je ne cherche plus une justification artificielle au déplacement : il retourne à sa place. Quand je mets l'orange en haut et qu'il revient au milieu : il retourne à sa place. Les effets magiques ne viennent plus illustrer l'histoire. Ils deviennent la conséquence de l'histoire : ô joie, ô allégresse ! Et surtout, cela me permet ensuite de faire évoluer ces trois personnages et de raconter ce qui se passe lorsqu'un jour, ces trois couleurs parfaitement disciplinées décident qu'elles en ont peut-être assez qu'on leur dise où est leur place… Voilà comment je suis arrivée à la routine que je vais vous présenter. Attention :  elle n'a pas encore été testée en public car je l'ai finalisée ce soir . Je ne l'ai même pas testé avec le matériel pour voir le tempo, la musicalité, la clarté, etc. Je la testerai problement la semaine prochaine puisque les Blouses Roses reprennent à l'hôpital. Il y aura certainement des choses à couper, des phrases qui fonctionneront moins bien à l'oral que sur le papier, des rythmes à modifier. Et peut-être que les spectateurs me diront tout simplement que c'est pourri ! 😟 Honnêment, je ne le souhaite pas car là, pour le coup, je l'aime bien mon histoire et j'ai envie de la raconter. Je suis beaucoup, beaucoup plus à l'aise avec elle. Les personnages me plaisent, et, pour la première fois, je n'ai plus l'impression d'avoir écrit un texte pour justifier les déplacements d'un tour de magie. J'ai l'impression d'avoir fait l'inverse : j'ai laissé les déplacements du tour me raconter l'histoire (j'espère que ce n'est pas un brin présompteux). Maintenant, reste à savoir si le public sera du même avis... Je vous mets donc la routine ci-dessous et j'attends évidemment vos retours (avec diplomatie hein !). Et dès que je l'aurai réellement testée en conditions, je viendrai vous raconter ce que cela a donné (enfin si cela vous intéresse). Troisième tentative : le feu discipliné (en espérant que ce soit la bonne !)   Il paraît, qu'en général, les feux tricolores sont parfaitement disciplinés. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. GESTE : Montrer la raquette des deux côtés. Et celui-ci était probablement le plus discipliné de tous. Il faut dire que dans un feu tricolore, chacun a un métier très précis. Le rouge, par exemple… Le rouge, c'est le chef. (pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) Toute la journée, il dit : « STOP ! » STOP. STOP. STOP. Vous imaginez le métier ? Passer ces journées à dire aux gens de ne pas bouger. Forcément, ça vous donne un certain caractère. GESTE : Retirer les trois pièces et les confier au spectateur. Montrer la raquette complètement vide. Et le rouge prend son travail très au sérieux. Sa place, c'est en haut. Alors si, volontairement, je le mets au milieu… GESTE : Prendre le rouge, le montrer des deux côtés et le placer au milieu. …il n'aime pas du tout ça. Il suffit de secouer un peu…(pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) GESTE :  Secouer. Le rouge saute en haut. …et immédiatement : « STOP ! Moi, c'est en haut. » GESTE : Montrer les deux côtés. On peut essayer de discuter… GESTE : Faire revenir le rouge sur sa pièce. …mais avec quelqu'un qui passe sa journée à dire STOP, la négociation est assez limitée. GESTE : Rendre la pièce rouge au spectateur. Après, il y a l'orange. Alors l'orange… Son métier est beaucoup plus compliqué. Parce que le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. GESTE : Prendre l'orange et le montrer des deux côtés. Mais lui, en revanche, sait parfaitement où est sa place. Au milieu. Alors si je le mets en haut… GESTE : Placer l'orange en haut. …ça le perturbe. GESTE : Secouer. L'orange saute au milieu. Et voilà. Il retourne au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. C'est peut-être le seul moment de la journée où l'orange sait exactement ce qu'il doit faire. GESTE : Faire revenir l'orange sur sa pièce. Vous voyez, ce feu était parfaitement discipliné. Chaque couleur connaissait son travail. Chaque couleur connaissait sa place. Et c'est là que j'ai fait une erreur. J'ai voulu voir jusqu'où allait leur sens de la discipline. GESTE : Prendre le rouge et l'orange. J'ai remis le rouge en haut… GESTE : Placer le rouge. …l'orange au milieu… GESTE : Placer l'orange. Cette fois, aucune erreur. Ils étaient exactement là où ils devaient être. Rouge en haut. Orange au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. Et je leur ai dit : « Voilà. Maintenant, vous ne bougez plus. » Pause. Je crois que le rouge a assez mal vécu qu'on lui dise « STOP ». GESTE : Secouer. Les deux couleurs disparaissent. Et là… plus de rouge. Plus d'orange. GESTE : Montrer lentement les deux pièces devenues vierges, des deux côtés. Ils avaient quitté leur poste. Enfin… c'est ce que j'ai cru. GESTE : Retirer les deux pièces vierges. Révéler le rouge et l'orange incrustés dans la raquette. Parce qu'ils étaient toujours là. Le rouge en haut. L'orange au milieu. Toujours à leur place. Sauf que cette fois… ils s'étaient incrustés. Littéralement. GESTE (pause) : Laisser voir l'image un instant. Et il restait le vert. GESTE : Prendre la pièce verte. Le vert, c'est le gentil de l'équipe. Toute la journée, il dit aux gens : « Allez-y. » « C'est bon. » « Vous pouvez passer. » Jamais un conflit. Jamais une hésitation. Il voit arriver une voiture : « Allez-y, je vous en prie. » Alors je me suis dit : « Lui, au moins, il ne va pas poser de problème. » GESTE : Insérer le vert en bas. Et tout est redevenu normal. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. GESTE : Montrer lentement les deux côtés. Chacun à sa place. Le rouge pouvait dire STOP. Le vert pouvait dire ALLEZ-Y. Et l'orange pouvait continuer à ne pas savoir exactement ce qu'il voulait dire. Tout allait bien. Enfin… pendant quelques secondes. GESTE : Regarder le feu. Petite pause. Parce qu'après toutes ces années passées ensemble… ils avaient peut-être compris quelque chose. GESTE : Secouer. Rouge et orange sautent sur la pièce verte. Le rouge a quitté le haut. L'orange a quitté le milieu. Et tous les deux sont allés rejoindre le vert. GESTE : Montrer les trois couleurs réunies. Pour la première fois… plus de chef. Plus d'indécis. Plus de gentil. Juste trois couleurs… qui avaient décidé de rester ensemble. GESTE : Retirer lentement la pièce portant les trois couleurs. Montrer la raquette complètement vierge des deux côtés. Plus personne en haut. Plus personne au milieu. Plus personne en bas. GESTE : Regarder la pièce avec les trois couleurs, puis la raquette vide. Finalement… ce n'était pas un feu tricolore qui n'était plus discipliné. C'était simplement trois collègues… qui en avaient assez qu'on leur dise où était leur place.    
  • Statistiques des membres

    • Total des membres
      8519
    • Maximum en ligne
      9330

    Membre le plus récent
    Augustin JAUFFRET
    Inscription
  • Statistiques des forums

    • Total des sujets
      85.3k
    • Total des messages
      684.2k

×
×
  • Créer...