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Incroyable discours d’investiture du vice-président de Bolivie M. David Choquehuanca prononcé le 8 novembre 2020 à La Paz.
Quand démocratie, liberté, sagesse et écologie riment avec spiritualité….
Un discours qui serait considéré, sous nos latitudes, comme complètement exotique voire ésotérique alors que laïcité est souvent compris (à tort) comme athéisme d’état…

 

"Avec la permission de nos Dieux, de nos frères ainés et de notre Pachamama, la terre mère, Avec la permission de nos ancêtres, de nos Achachilas, ces esprits des aïeux qui protègent la communauté, Avec la permission de notre patujú, cette plante dont la forme aux couleurs du drapeau de la Bolivie rouge, jaune et vert est un symbole national, Avec la permission de notre arc en ciel, de notre feuille de coca sacrée (…) Aujourd’hui, permettez moi de prendre quelques minutes afin de partager notre vision avec vous."

 

David Choquehuanca Céspedes, né le 7 mai 1961, est un homme d'État bolivien, vice-président de l'État depuis le 8 novembre 2020. D'origine indigène, paysan aymara issu des hauts plateaux de la province d’Omasuyos, il défend les populations indigènes et les droits de la nature à travers le concept de « buen vivir » (bien vivre).

La Bolivie est une république démocratique de forme présidentielle, Le président est élu tous les 5 ans, Le parlement est formé de deux chambres.

David Choquehuanca

Bolivie

 

 

Le jour où tu te rends compte que le monde n'existe pas, la vie devient plus simple.

Paul Binocle

Publié le
il y a une heure, Patrick FROMENT a dit :

Un discours qui serait considéré, sous nos latitudes, comme complètement exotique voire ésotérique alors que laïcité est souvent compris (à tort) comme athéisme d’état

Je trouve que ça relève davantage de la tradition que de la spiritualité : finalement, ce n'est que la version sud-américaine de l'investiture du président des États-Unis, qui jure sur la Bible...

 

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L'important, c'est que ça valide !

Publié le (modifié)
il y a 50 minutes, Alx a dit :

Je trouve que ça relève davantage de la tradition que de la spiritualité : finalement, ce n'est que la version sud-américaine de l'investiture du président des États-Unis, qui jure sur la Bible...

Je ne suis pas tout à fait d'accord... Le ton, le fond, l'humanisme me semblent aller au delà de la tradition (mais il faudrait une étude approfondie des us et coutumes des institutions boliviennes pour le déterminer).

Quant à la "spiritualité", il y a des dizaines de définitions et d'acceptations de ce terme selon qu'on se place du point de vue de la religion, de la philosophie, de la psychologie...

Notons que ce genre de "tradition", de "spiritualité" ou d'"exotisme" (peu importe comment on appelle cela) a aussi existé en France après la Révolution... Culte de l'Être Suprême

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Modifié par Patrick FROMENT

Le jour où tu te rends compte que le monde n'existe pas, la vie devient plus simple.

Paul Binocle

Publié le (modifié)
Le 15/01/2021 à 12:26, Patrick FROMENT a dit :

Quant à la "spiritualité", il y a des dizaines de définitions et d'acceptations de ce terme selon qu'on se place du point de vue de la religion, de la philosophie, de la psychologie...

... de l'humour. 🙂 

 

* * * 

 

L'abandon des croyances (TenL #96)

(Il est surtout question de théorie du complot, même si on y évoque les croyances au sens le plus large du terme.)

Citation

La Tronche en Biais. Invité : Pascal Wagner Egger.

On ne naît pas complotiste, fanatique ou radicalisé, c’est le résultat d’un parcours. Les individus tiennent pour vraies des idées, adhèrent à des discours, partagent et produisent des histoires, mais ils ne se confondent pas avec eux. Dans nos parcours, il nous arrive tous de douter, y compris ceux d’entre nous qui sont engagés dans des croyances fortes, extrêmes, voire sectaires. Quand le doute s’invite, l’abandon des croyances peut avoir lieu, mais pas à n’importe quel prix ou n’importe comment.

 

Les croyances conspirationnistes. Pascal Wagner-Egger, Sylvain Delouvée

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Citation

Du point de vue de l’enseignement de l’esprit critique, les théories du complot présentent un paradoxe intéressant : les partisans de ces théories nous enjoignent précisément d’exercer notre esprit critique et de ne pas accepter naïvement les versions officielles des événements importants qui se déroulent dans le monde (attentats terroristes, accidents de transports, décès de célébrités, catastrophes naturelles, etc.). En fait, comme nous le défendrons dans ce chapitre, les théoriciens du complot dévoient l’esprit critique : le droit au doute existe, mais il implique aussi des devoirs. Sous couvert d’esprit critique, les « complotistes » en arrivent à douter de tout sauf de leur propre croyance et se fourvoient dans les labyrinthes des biais de raisonnement.
Nous allons montrer, dans ce chapitre, en quoi les croyances conspirationnistes empruntent faussement l’apparence d’un « esprit critique », à travers un certain nombre d’études de psychologie.
Les complots, entendus comme des actions secrètes menées par un groupe d’individus, ont toujours existé : de la Conjuration de Catilina à Rome en 63 av. J.-C. (la tentative de prise du pouvoir par le sénateur Lucius Sergius Catilina) au Watergate aux États-Unis (écoutes illégales du parti démocrate par le parti républicain sous Nixon en 1972) en passant par la pseudo-découverte d’armes de destruction massive en Irak pour justifier l’invasion étatsunienne de ce pays prévue par Georges W. Bush en 2003, les exemples sont nombreux…

À paraître en avril 2021:

Psychologie des croyances aux théories des complots: Le bruit de la conspiration, de Pascal WAGNER-EGGER 

Citation

Notre monde est envahi de théories du complot. Comment les sciences permettent-elles de s'y retrouver entre vrai et faux complots, rationalité et irrationalité? De nos jours, chaque événement majeur (attentat terroriste, pandémie, mort de célébrité, etc.) donne lieu à des théories alternatives à la version officielle, les théories du complot, qui se diffusent à la vitesse instantanée d'Internet. À la lumière de nombreuses études scientifiques, ce livre explore les raisons qui font que tous, nous pouvons être attirés par ce genre de récit, et pourquoi certains y croient plus que d'autres. L'auteur analyse les conséquences de ce phénomène, puis propose des pistes pour lutter contre la prolifération des théories complotistes.

 

Modifié par Christian GIRARD
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Publié le

Je viens de finir cette BD tirée de l'essai de l'anthropologue Pascal Boyer :

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Le travail de Pascal Boyer permet de penser au delà du cadre fonctionnaliste utilisé habituellement pour expliquer religion (à savoir : la religion à été inventée pour donner un sens à la vie et à l'inexpliqué, la religion permet de conjurer les grandes peurs humaines (peur de la mort en particulier), la religion donne un cadre moral et éthique, la religion permet d'assoir le pouvoir de certains etc...).

Pascal Boyer convoque largement tout le spectre des disciplines des sciences humaines pour expliquer la religion (anthropologie, sociologie, psychologie...). Un travail plutôt remarquable !

L'adaptation en BD par Joseph Béhé est tout aussi remarquable (360 pages, 8 ans de travail).

Par contre sur les théories, elles-mêmes, mon avis est plutôt mitigé. Encore une fois le travail est remarquable et le "comment" est bien expliqué. Après tout c'est bien là l'ambition initiale d'un travail qui se veut scientifique : Et l'homme créa les dieux : Comment expliquer la religion ?

Par contre mon esprit philosophique est quelque peu frustré : Si le comment est assez bien expliqué le pourquoi est à peu près ignoré. Je ne suis pas sûr qu'on puisse prétendre à une explication des croyances et de la religion sans s'attaquer à cette épineuse question du pourquoi.

En attendant, très bon podcast sur france culture avec Pascal Boyer et Joseph Béhé :

Les mystères de la religion : de l'essai à la bande dessinée

 

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Le jour où tu te rends compte que le monde n'existe pas, la vie devient plus simple.

Paul Binocle

Publié le
Il y a 3 heures, Patrick FROMENT a dit :

Par contre mon esprit philosophique est quelque peu frustré : Si le comment est assez bien expliqué le pourquoi est à peu près ignoré. Je ne suis pas sûr qu'on puisse prétendre à une explication des croyances et de la religion sans s'attaquer à cette épineuse question du pourquoi.

Le pourquoi présuppose une intentionnalité. C'est pourquoi la science ne traite que du comment. 

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Publié le
il y a 29 minutes, Christian GIRARD a dit :

Le pourquoi présuppose une intentionnalité. C'est pourquoi la science ne traite que du comment. 

Tout dépend de ce qu'on entend par "pourquoi". Et paradoxalement, le sens de ce pourquoi dépend de la réponse.

Par exemple, Newton a démontré pourquoi les pommes tombent vers le sol, sans que son explication ait recours à la moindre intentionnalité : la pomme subit l'attraction terrestre sans que cela ait quoi que ce soit à voir avec l'intention de la pomme, de la Terre ou d'une entité supérieure.

Je crois que l'incommunicabilité vient de ce que les philosophes et les scientifiques utilisent le même terme pour désigner deux concepts différents. Le philosophe cherche le sens des choses quand le scientifique cherche à en décortiquer le fonctionnement.

Pourquoi l'homme existe-t-il ?

Le biologiste considère qu'il est le résultat d'une longue série de mutations et de sélections, et cette explication le satisfait (il a compris la cause). Le philosophe ne remet pas en cause ce processus, mais considère que  c'est le "comment" : pour lui, il faut qu'il y ait une raison profonde, un sens à cette apparition. C'est cette intention qu'il veut comprendre et qui lui échappe (et au bout de quelques siècles, on peut comprendre que ça devienne frustrant)

Malheureusement, se poser la question en ces termes suppose l'existence d'une volonté supérieure, dont rien ne dit qu'elle nous soit accessible (ou même qu'elle existe 😅).

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    • Je n'ai vu aucun autre artiste que lui faire un numéro complet (avec supports variés) de régurgitation. Par contre, j'ai vu, en vrai et en vidéo, quelques régurgitateurs d'eau. Côté magiciens, j'ai déjà vu Kieron JOHNSON avaler une petite pièce de monnaie et la faire ressortir par son nez (je pense sans trucage). David Blaine a aussi présenté quelques régurgitations. Pour Steve Starr, je l'ai découvert au travers de ses deux passages au cabaret de Patrick Sebastien au début des années 2000 et j'ai vu son show complet (20min environ) lors du congrès FFAP de 2007 à Angers. En dehors de la performance (sans réel* trucage selon moi), c'est un personnage très drôle. *la boule de billard est en fait une boule de caoutchouc mais ça n'enlève en rien le fait que ce soit un objet assez gros pour représenter un véritable défi. Dans le même genre, je l'ai vu avaler une ampoule de taille similaire à cette boule. Il empruntait aussi une bague et l'enfilait sur un cadenas après en avoir avalé la clé. Les objets étaient réels, réellement avalés et régurgités mais bien sûr, il n'avait pas besoin d'insérer la clé dans le cadenas pour l'ouvrir. Il utilisait quelques techniques de magicien. Ce qui m'a toujours le plus bluffé est le gaz avalé car, par définition, un gaz occupe tout le volume qu'on lui donne et dans un espace ouvert, j'ai beaucoup de mal à comprendre comment il peut enfermer ce gaz, même si ce dernier est sans doute bien choisi (plus dense que l'air pour rester le plus bas possible et ne ressortir que lorsqu'il souhaite l'expulser). Après il y avait le poisson rouge qu'il ne présente plus car j'imagine qu'aujourd'hui certaine associations lui tomberaient dessus à juste titre mais qui était très marquant : il avalait une boîte pellicule photo puis son couvercle puis un poisson rouge (vivant bien sûr) et ressortait la boîte fermée avec le poisson dedans. Il pouvait aussi juste avaler le poisson et le ressortir tête ou queue en avant selon le choix des spectateurs. Pour le sucre qui ressort sec, c'est aussi très très fort. En plus il prenait la peine de faire goûter la poudre dans son verre et même après l'avoir régurgité (certains osaient vérifier) et c'était bien du sucre ! Bref, c'est une star unique.
    • Consulte ce qu'a publié Max Maven ou Christian Chelman sur l'équivoque (même si il ne s'agit que d'une seule routine à 3-4-5 objets). Cela ne se décrit pas en quelques lignes. Le choix des mots est important bien sûr. Pour ne pas que les spectateurs sentent que peu importe leurs réponses, tu fais à ta guise, il faut être très clair dès le départ : c'est un jeu d'élimination basé sur des choix, les siens et non le choix d'un livre. Ensuite il est important voire indispensable de permettre aux spectateurs de revenir sur leur choix à des moments précis. Ils doivent se sentir libres dans leur choix et sentir que ces derniers sont vraiment pris en compte.
    • Tout n'est pas bon dans les anciens bouquins. Aujourd'hui, je ne dirais même pas qu'il il y a plus de bonnes choses dans les anciens livres que dans les plus récents. A toutes les époques, il y a eu de bonnes et de mauvaises choses. Je dirais que sur la forme, les livres récents sont globalement plus pédagogiques car souvent plus détaillés et mieux illustrés que les livres anciens (avant 1970 on va dire). Ceci est bien sûr lié à l'évolution des techniques d'impression, la demande qui a augmenté et permis des tirages un peu plus importants pour abaisser certains coûts (demande qui a augmenté à cause du fait que nous ayons la chance de pouvoir consacrer plus de temps et d'argent pour notre passion que nos aïeux globalement ; je parle pour ma génération en tout cas, celle des 35-45ans). Sur le nombre, c'est là que nous avons la plus grande différence évidemment. Les publications sont bien plus nombreuses aujourd'hui qu'il y a 50 ans par exemple. L'avantage est un choix très varié de contenus. L'inconvénient c'est que l'on va retrouver plus facilement des contenus très semblables dans pas mal d'ouvrages. Par rapport au contenu : oui, il y a des pépites dans les livres anciens mais il y en a aussi dans les livres récents. On retrouve même d'anciennes pépites tombées dans l'oubli dans les livres récents avec parfois des ajouts de l'auteur que l'on percevra comme des améliorations ou pas (selon nos goûts, notre culture magique). Certains disent "rien de nouveau sous le Soleil" et il est vrai que certains auteurs n'apportent pas grand chose à des routines, concepts ou autres déjà existants mais d'un autre côté, il ne faut pas dire "Rien de nouveau sous le Soleil" dès que quelque chose d'ancien est de nouveau publié car l'auteur permet au moins de faire connaître des choses à certaines personnes (après si il ne cite pas sa source, c'est un autre débat). Il vaut mieux raisonner en mode "On arrête toujours de penser trop tôt", quitte à se tromper et ne pas faire mieux voire moins bien que l'original. En tout cas c'est mon point de vue. Dans les livres et vidéos récentes, ce qui est intéressant est de voir la combinaison de certaines techniques, de certains gimmicks, concepts, de certains thèmes, etc...parfois connus depuis des lustres. Vincent HEDAN est par exemple un maître dans le genre. Il a une très bonne culture de ce qui existe déjà et a une vue d'ensemble dans son domaine (le mentalisme) qui lui permet de faire des combinaisons que d'autres n'avaient pas penser parce qu'ils n'avaient pas cette culture, cette vue d'ensemble. Jean MERLIN disait que la créativité en magie était comme la cuisine : on invente pas forcément les ingrédients, on essaie de marier des choses, de modifier la recette à notre convenance. On trouve souvent les meilleurs combinaisons dans les ouvrages et vidéos pour débutants. Prenons l'exemple de l'ABC de la magie des cartes de Philippe MOLINA. Ce dvd a été réalisé à la lueur de ce qui a déjà été publié dans le même genre. Pour chaque grand classique de la magie des cartes, Philippe a essayé de combiner ce qui se faisait de mieux selon lui, pas seulement techniquement mais aussi et surtout au niveau des accroches (contextes), des lines ou subtilités qui permettent de justifier telle ou telle chose. Ces détails ne sont pas tous de lui. Ce sont pour la plupart des choses qu'il a relevées en voyant d'autres magiciens, en lisant et qu'il a dans un premier temps utilisés pour lui mais il est l'auteur de ces combinaisons. Il a cette vue d'ensemble lié à une bonne culture magique qui lui permet de proposer une vidéo de grande qualité. Je pourrai citer Jean-Pierre Vallarino pour l'usage des cartes spéciales avec son coffret qui pour moi est un must en terme de pédagogie, de sélection de routines avec/sans cartes spéciales, avec ou sans techniques de manipulations. Cela permet vraiment de tester ce qu'on peut faire avec des cartes spéciales d'une part et ce qu'on peut faire avec des techniques d'autres part et enfin le potentiel de certaines combinaison des deux. On voit que l'emploi des deux n'est pas forcément nécessaire pour avoir un meilleur impact, que l'on peut obtenir des choses très fortes avec ou sans gimmick, avec ou sans technique, tout dépend de l'usage que l'on en fait, la raison pour laquelle on fait tel ou tel choix, telle ou telle combinaison. Pour revenir aux livres, un autre très bon exemple est John GASTAFERRO. Ses livres reprennent des classiques avec le fameux "degré de plus", qui consiste dans chaque cas (routine) en l'apport d'un ou deux détails qui modifie de manière notable l'impact selon lui (après, chacun est seul juge à la lecture et au test en publique de l'amélioration ou non qu'apporte ces apports; j'ai personnellement trouvé qu'il apportait globalement un vrai plus à chaque routine même celles que je n'ai pas aimées). Là aussi c'est une histoire de combinaisons liée à une bonne culture et pas seulement en magie. Et pour faire le lien livres/vidéos, quel meilleur exemple que les Tarbell revisités par Dan HARLAN ? Ce n'est pas tellement le changement de support livre/vidéo qui est important mais le fait que Dan HARLAN apporte son grain de sel à des routines qui lui ont plu dans ces livres ou qu'il s'impose des défis. Son but était de montrer une façon de lire les Tarbell, sa façon de les lire avec sa culture magique et son imagination. Il a donc tout-à-fait sa place dans ce post qui traite de "Comment lire un livre de magie ?" même si son oeuvre est une série de vidéos. Pour résumer cette deuxième intervention de ma part, je dirais qu'il ne faut pas s'enfermer dans "il y a des meilleurs choses dans les vieux bouquins", "Rien de nouveau sous le Soleil". Il y a de bonnes choses de tout temps. C'est juste qu'aujourd'hui elles sont noyées dans un grand nombre de publications. Ce qui compte est de chercher à pousser le schmilblick plus loin, quitte à faire moins bien parfois (chacun juge de cela à la lecture). Pour ouvrir le sujet, on peut se poser la question de "quand faut-il publier ?" Pour éviter un trop grand nombre de redites, de "Rien de nouveau sous le Soleil" qui traduisent souvent des déceptions à la lecture de certains ouvrages, il faut avoir de la retenue avant de publier. Le raisonnement "On arrête toujours de penser trop tôt" est à appliquer à soi, dans la façon de lire, d'imaginer une routine en la lisant. C'est une invitation à être créatif, cela ne veut pas dire "trouver de nouvelles idées pour les publier" mais avant tout pour les présenter, pour leur donner une réalité, pour rendre votre magie originale ou simplement développer votre magie. On pourrait dire que "arrêter de penser trop tôt" revient à mettre un peu de soi dans ce que l'on lit, comme Dan HARLAN l'a fait en lisant les Tarbell et montrant sa façon d'interpréter les choses. Lui a publié montrer cela mais ce n'est pas une finalité forcée. Sinon, une autre question intéressante liée à ce post serait : comment choisissez-vous ou avez-vous choisi les ouvrages que vous avez achetés/lus ? Qu'est-ce qui fait que vous vous êtes dit "je vais trouver mon bonheur dans celui-là ? Est-ce qu'avec "l'expérience des achats", vous avez des points de repère qui font que vous arrivez à mieux choisir (à avoir moins de déceptions) ? Pour ma part, les avis de "grands noms de la magie"  m'importent. Le descriptif est souvent vaseux donc j'essaie toujours de voir, lorsque c'est possible, le sommaire. Ensuite, si je ne connais pas l'auteur, je vais voir un peu ce qu'il présente en ligne. Si ce sont de beaux trailers sans rien de concret avec des "The best..." et des annonces commerciales, je fuis. Quand l'emballage est magnifique et qu'on en voit peu le contenu, c'est qu'il y a un loup. Je me moque de l'emballage même si c'est agréable lorsque c'est bien présenté, ce n'est pas l'essentiel. Il en est de mêmes pour le matériel que j'achète, les conférencier ou spectacles que je vais voir. Pour les conférences, celui qui ne détaille pas un peu le contenu et pour qui on a que des "il va vous apprendre à améliorer votre magie", "à améliorer l'impact de vos routines", etc...je n'y vais pas. Après, comme je l'ai dit plus haut, je n'achète presque plus de livres (je suis satisfait de ce que j'ai déjà et il y en a pour plusieurs vies si je veux exploiter le contenu de tout) ni de trop de matériel en boutique de magie. J'achète encore des notes de conférence ou un gimmick deux trois fois dans l'année, parfois pour avoir une trace d'un seule chose qui m'a plu. Il m'est arrivé de prendre des notes mais quand une chose me plaît, j'aime bien récompenser son auteur. Après une conférence, je sais aussi que mon argent ira directement et intégralement à lui. Je vais voir plus de spectacles (et pas que de magie). Ce sont souvent de bien meilleures leçons mais comme les vidéos, attention au mimétisme. J'y vais non pas pour avoir de nouvelles idées car j'aime les trouver seul (il y a le plaisir de les trouver seul) mais avant tout pour me divertir, sortir avec ma compagne, ma famille, mes amis. Une fois rentré seulement, je me remémore ce que j'ai vu/vécu et ce qui m'a marqué. Je constate ce qui a marqué le plus ceux qui m'ont accompagné (surtout si ils sont profanes) sans forcément poser de questions. Si ça les a marqué ils en discutent et/ou il me posent des questions parce qu'ils savent que je fais de la magie. Leurs questions sont souvent du type "Comment il a fait ceci ou cela ?" mais au travers de ces questions, ils me disent ce qui les a le plus marqué, ce qui les intrigue le plus. Après il y a souvent des commentaires du type "ça c'était beau" ou "ça j'ai moins aimé", "il ou elle est comme ci ou comme ça".  Je sais que ça peut m'influencer dans certains choix. Le spectacle et ces retours a nourri mes souvenirs, mon imaginaire sans que je m'en rende compte et des choses en ressortiront en temps voulu. Je ne cherche pas à reprendre quelque chose que j'ai vu ou entendu directement. Cela n'est pas parce que cela nous plaît que cela nous conviendra d'une part et qu'on a le droit de le reprendre d'autre part. Je laisse donc ma mémoire influencer mon imagination plus tard. Mon cerveau ne gardera que l'essentiel avec le temps. Bon après, je ne vais pas vous cacher le fait que j'ai une très bonne mémoire visuelle et que bien souvent je me souviens presque intégralement d'un spectacle lorsque ce dernier m'a marqué.  
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