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Publié le

Cher Cedmagic,

Je n'ai malheureusement pas eu le temps de m'impliquer dans ce post au combien interressant et essentiel.

Gardes cette flamme qui t'anime maintenant !

Cette flamme m'a construit et ne decevra pas ! Et bien au delà de la magie.

Tu es sur la meilleur voix et c'est le meilleur de tes choix !

Dis bonjour à Christian de ma part, si tu le vois !

Bien amicalement,

Swann

Publié le (modifié)

Je donne souvent Le Paradoxe de Quan-Tri comme référence quand il s'agit d'expliquer jusqu'où peut être développée une "simple" carte ambitieuse. La magie ne se trouve pas seulement dans l'effet, mais aussi (et surtout) dans le texte, avec une chute magnifique qui laisse dans le désarroi (de pique ?), un chef-d’œuvre quoi.

Modifié par Christian Girard
Publié le

Merci CEDmagic de l'avis sur la routine de Derren Brown et autres réponses et de cette flippante ("maman !!!") vidéo de la Mâaary.... mdr

Une autre petite question rapidement :

De façon somme toute récurrente, on trouve chez certains magiciens une envie de parvenir à faire "passer un message" dans leur magie, qu'il soit social ou politique. Ce au même titre que le font tant d'autres formes d'Art ou disciplines artistiques.

Pas easy hein avec des cartounettes, des canards à la carte, foulards et compagnie, de trouver l'idée, le moyen, la forme permettant d'y arriver.... et sans que ce soit ridicule... ou un simple "prétexte"....

Dès lors où cela pourrait sembler Mission Impossible dans la prestidigitation "classique", il va de soit que la question se pose autrement quant à la Bizarre ou story telling magic !

Là où le texte (dit et non-dit) y a donc si grande valeur et pouvoir émotionnel sur le spectateur, cette "Mission" dès lors vous semble t elle possible ? Mais également vous semble t elle d'un intérêt quelconque ?

Par ailleurs, et en d'autres termes, alors la Bizarre Magic, source d'effet de catharsis théâtrale .... ou pas ?

(Je suivrai ça de loin, bonnes fêtes de noël la compagnie !)

Publié le

De façon somme toute récurrente, on trouve chez certains magiciens une envie de parvenir à faire "passer un message" dans leur magie, qu'il soit social ou politique. Ce au même titre que le font tant d'autres formes d'Art ou disciplines artistiques.

Pas easy hein avec des cartounettes, des canards à la carte, foulards et compagnie, de trouver l'idée, le moyen, la forme permettant d'y arriver.... et sans que ce soit ridicule... ou un simple "prétexte"....

Dès lors où cela pourrait sembler Mission Impossible dans la prestidigitation "classique", il va de soit que la question se pose autrement quant à la Bizarre ou story telling magic !

Là où le texte (dit et non-dit) y a donc si grande valeur et pouvoir émotionnel sur le spectateur, cette "Mission" dès lors vous semble t elle possible ? Mais également vous semble t elle d'un intérêt quelconque ?

Par ailleurs, et en d'autres termes, alors la Bizarre Magic, source d'effet de catharsis théâtrale .... ou pas ?

Il y a message et … message.

L’artiste est avant tout un entertainer, qu’il soit bizarriste ou non. Il est là pour divertir, pour offrir un instant d’une qualité exceptionnelle à son public. Il n’a aucune prétention philosophique ou métaphysique et ne se pose ni en gourou ni en maître à penser, particulièrement pas dans ses spectacles. J’imagine mal un « spookie » ouvrir un club privé vaguement transformé en secte ou une Eglise à sa propre gloire et recueillir l’adulation de ses disciples et des zombies prêts à tout pour s’asseoir à la table de l’amphitryon.

Ceux que j’ai pu croiser sont plutôt du genre allumé et un peu fouteurs de souk…

Ceci dit, l’artiste, pourvu qu’il soit attentif et éveillé au monde qui l’entoure, est une émanation de sa société. En général, il prend le contrepied de certaines positions « officielles», particulièrement quand il se rend compte que ces mêmes positions sont un brin polluées (commerce écologique, panique « sécuritaire »…). Si c’est pour suivre le mouvement des masses (voir l’excellent film argentin « La Antena (Telepolis) de Esteban Sapir), il existe des artistes d’Etat, parmi lesquels certains sont prêts à toutes les bassesses pour une vague reconnaissance « officielle ». Et pas seulement dans l’ex-URSS…

L’artiste peut avoir une « vision » de l’état de son propre art, de ses travers, et désirer offrir des échappatoires. En prenant son art comme point de départ, il parle également de la société dans laquelle il vit. Cette vision nourrira son travail et rayonnera dans ses spectacles. En ça, il fait de la politique, il prend position. Encore doit-il le faire très finement pour ne pas tomber dans la caricature (voir Avatar de James Cameron, indigeste série de clichés formatés pour plaire à la masse).

L’artiste peut aborder des thèmes « tabous » comme la mort, la sexualité, la magie. Il a pu découvrir durant son exploration, une Terra Incognita qu’il a envie de partager avec son public. Au travers de son art il peut montrer d’autres interprétations de la soi-disant réalité, et avoir envie d’éveiller l’autre. Eveiller mais ne jamais imposer. Pour ce faire, la fiction et le roman sont des formes traditionnelles d’écriture.

L’artiste peut se poser en chantre d’une contreculture, il peut se lancer en politique et utiliser son « aura » médiatique comme arme, mais ça concerne plutôt sa personnalité que son art.

Personnellement, je pense que la magie est du domaine du poétique, et que cette position suffit amplement.

Voilà, c’est juste une opinion.

Publié le

Ca y est, je viens de finir les 10 pages... Merci infiniment pour ces réponses très intéressantes. Merci surtout à Ced pour ces messages intelligents et pertinentes!

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  • Messages

    • Duchamp a bien dit, dans ses interviews, que le coup de l'urinoire était une blague, et qu'il avait été le premier surpris quand, de la façon la plus sérieuse, on lui en avait commandé d'autres exemplaires. Ce n'était plus drôle, mais bon, il les a livré quand même, puisque des gens étaient assez bête pour lui en acheter très chers... Tu dis que depuis on est passé à autre chose? J'étais il y a 3 ans (pas 10 ou 15 ans!) au musée Guggenheim de bilbao, lieu prestigieux de l'art contemporain... Une des œuvres était présentée exactement comme je l'ai décrite : Piédestal uni, cube de plexi laissant voir l'œuvre : un emballage de préservatif. Peut être que c'était la reconstitution parfaite d'un emballage de préservatif, faite en poil de chameau peints à la main, mais ce n'était pas indiqué dans la fiche, qui parlais juste de questionnements intrinsèques sur l'aspect aléatoire de l'existence, ou d'autres bêtises du genre. Donc, pas une création, pas une chose demandant un savoir faire, une technique, une pensée... Juste un emballage de préservatif, et c'est tout. Cela reste pour moi l'essence du ready-made, reconnu par les spécialistes du secteur : Guggenheim, c'est une référence mondiale!!! Donc non, je ne caricature pas tant que ça... Mais mieux vaut en rire, non? 🤔😅 Gilbus
    • On lit dans la description :  « 24 mai 1981, Indianapolis. En pleine course automobile, alors que le pilote américain Rick Mears s'arrête à son stand, du carburant jailli d'un tuyau de ravitaillement mal fixé, éclaboussant la voiture, son pilote et certains mécaniciens. En entrant en contact avec le pot d'échappement du véhicule, le carburant s'embrase et déclenche un incendie dévastateur mais surtout... invisible ! "J'étais en feu. Personne ne savait que j'étais en feu. Parce que le méthanol brûle proprement", explique Rick Mears, plusieurs décennies après le drame. Le méthanol, c'est ce fameux carburant inflammable à l'origine de l'incendie d'Indianapolis. Lorsqu'il prend feu, il ne dégage presque aucune fumée mais se caractérise par des flammes très importantes... bien qu'invisibles à l'œil nu à la lumière du jour ! Une propriété due à sa structure moléculaire simple et à sa faible densité en atomes de carbone. Si aucun décès n'a été à déplorer ce 24 mai 1981, Rick Mears ainsi que quatre mécaniciens ont été envoyés à l'hôpital. Le pilote, gravement brûlé, a dû subir une chirurgie plastique du visage. L'incident a ainsi mis en lumière de nombreuses failles et entraîné une refonte des protocoles de sécurité des courses automobiles, notamment via l'ajout d'une soupape de sécurité sur le pistolet à carburant et sur les réservoirs. Depuis ce jour, ces citernes doivent également être fixées au sol : auparavant, elles étaient parfois soutenues à la main par l'équipe du stand qui les inclinaient même pour augmenter le débit de carburant ! »
    • Il ne peut pas tout racheter... 😁
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