Aller au contenu
Pas de pub non magique pour les membres du Cercle VM. Clique ici pour en savoir plus !

Gilbus

Membre
  • Compteur de contenus

    4731
  • Inscription

  • Dernière visite

  • Trophée

    77

Tout ce qui a été publié par Gilbus

  1. Je suis assez d’accord avec woody : Kamel et Eric Antoine sont de grands magiciens, surtout Eric Antoine. Non, sans rire, comme beaucoup ici, je trouve qu’ils n’ont pas révolutionné la magie comme pourrait le faire un Navarro ou un Saglio. Mais ils ont trouvés leur public, et rencontrent un franc succès, on peut donc dire qu’ils ont du mérite. On peut donc chercher à savoir ce qui fait leur succès… Pour ma part, je pense que c’est leur différence. Ils ont un personnage et une personnalité apparente qui les place de façon décalée avec l’archétype du magicien. Donc, ils sortent du lot, pas spécifiquement par leur talents d’illusionniste, il y en a beaucoup à avoir un talent similaire (Et beaucoup qui sont moins dans la reprise de numéros conçus par d’autres…). Mais ils sont hors norme, chacun à leur façon. Kamel, car l’illusionnisme est à 1000 lieus de l’ambiance rageuse des banlieues, dans l’imaginaire du public, et il en joue à fond, le bougre… Eric Antoine par son personnage décalé (et construit) qui crie sur le public ou lui dit « Je ne t’aime pas beaucoup » (À ce sujet : il a totalement raison dans cette petite phrase, elle est d’une telle délicatesse et d’un tel équilibre que c’est sans doute ce que j’ai le plus aimé d’Eric Antoine… Cela fait pour ma part des années que je dis en public que « je n’aime pas les enfants, ils ont pleins de maladies, sentent mauvais et tout ça... non, je n’aime pas les enfants. Déjà que je n’aime pas les gens. Les enfants, c’est comme des gens, mais même pas finis, alors… » Et cela remporte un franc succès. Eric antoine joue un peu sur le même registre, j’aime bien. On ferme la ) Donc, les deux sont dans la transgression. Je crois que le public aime la transgression, tant qu’elle reste sur une scène. La transgression dans la vraie vie fait peur, mais sur une scène cela a un effet cathartique. Bon, le mauvais côté, c’est qu’Eric Antoine met le débinage dans les transgressions, et donc débine à tour de bras… c’est ballot. Mais ce que j’en retiendrais quand même : mettre au point un personnage hors du commun, avec une personnalité décalée, permet de séduire un large public. Certains jouent au niveau du costume (Piff the Magic dragon …) d’autres, comme ici, principalement sur une personnalité et une façon d’être hors normes… En fait, ils reprennent la formule de Garcimor, qui incarnait un magicien pitoyable et attendrissant, qu’on avait envie d’aimer, à une époque où les magiciens prenaient de grands airs pour faire apparaitre des cartes sur scène… Beaucoup de magiciens font dans le classe, le soft, le tranquille… Et ne laissent pas un souvenir inoubliable. Alors que quand Tamariz devient hystérique en découvrant une carte, tout le monde s’en souvient… Je ne dis pas que c’est une règle à suivre, et on peut faire de très bon spectacle avec un personnage feutré et non exubérant : il n’y a qu’à voir Bebel ou Wild. Mais il faut alors beaucoup, énormément de talent en magie, pour laisser un souvenir à la mesure de quelqu’un qui va marquer l’esprit par son personnage plus que par sa magie. Tiens, cela me rappelle une dernière chose (après, je vous laisse tranquilles…) : Dans les animations médiévales, on a toute sorte de talents : Certains se battent à l’épée de façon spectaculaires, d’autres font du théâtre de façon désopilante, il y en a même qui font les bateleurs et des tours avec des grelots… Tous ont du matériel, des costumes réfléchis, certifiés historiques et sourcés par des documents d’époques. Bref, tout le monde se donne beaucoup de mal… Ma fille, elle, a des rats vivants. Ils ne font rien, à part être des rats. Ils ne savent pas de tours, et ne pensent qu’à dormir et manger. Ils ne sont même pas en costume d’époque : le moyen âge a connu des rats noirs, là, ils sont gris. Ils ne font aucun effort. Mais quand ma fille sort ses rats à coté de n’importe quelle autre animation, devinez ou se forme l’attroupement. Les gens qui ont bossés leurs disciplines de bretteurs, de bateleurs, d’acteurs, peuvent aller se rhabiller : les rats ont la vedette. Tout simplement car ils sortent plus du lot que des gens en beaux costumes qui font des choses talentueuses. Ce qui montre bien que ce n’est pas toujours ce que l’on fait qui apporte le succès, mais la façon dont on le fait. Je songe d’ailleurs à devenir rat moi-même… Gilbus
  2. Cela devait être de l'humour: On trouve plein de trucs sur Robert-Houdin dans YouTube: https://www.youtube.com/results?search_query=robert+houdin Ou alors, il n'est vraiment pas doué en recherche sur le net D’un autre côté, cette remarque est d’une grande profondeur : C’est vrai, Robert-Houdin est un grand magicien du passé, mais est-il intéressant, indispensable, voir utile pour un magicien moderne ? En dehors de l’amour de l’histoire de l’illusionnisme, la pratique de tous les jours n’a elle pas des maitres plus efficaces, plus accessible, et pour tout dire meilleurs que ce Robert-Houdin qui pratiquait pour un public d’avant la télévision ? Le monde change, le public change, et si ce sont toujours les mêmes mécanismes qui font marcher les humains, la façon de jouer sur ces mécanisme de façon efficace change aussi, en fonction de la culture du lieu et du temps : J’ai commencé l’étude de l’illusionnisme par Robert-Houdin, et bien je ne suis pas certain qu’il en reste tant que cela maintenant, tant de grands magiciens ayant parlés du sujet avec des termes plus actuels et plus efficaces aussi… Nous sommes des nains juchés sur les épaules des géants, certes. Mais les maitres d’aujourd’hui sont eux même montés sur les épaules de leurs maitres, pour aller plus haut que lui. Vouloir prendre en modèle un maitre très ancien, c’est se priver de tout ce que les maitres qui l’ont suivi ont fait de son travail… On peut bien sûr trouver des choses superbes en revenant à la source. Mais en pratique, je trouve un Tamariz ou un Burger bien plus intéressant pour pratiquer une magie moderne… Hein ? Vous ne les avez jamais croisés sur Snapchat ? C’est bien dommage… Gilbus
  3. Vous avez raison sur la vitesse et le rythme… C’est l’éternel problème du virtuel qui prime sur le réel : Le temps ne doit pas s’y écouler à la même vitesse Par contre, en dehors de ces conditions de tournage vidéo, prend garde à ce que le rythme effréné du virtuel ne reste pas quand tu travailles pour le réel. Chacun a son style et sa vitesse, mais reproduire le rythme de YouTube en prestation live, c’est un peu secouer les gens dans tous les sens : ça fait des sensations, mais on n’a pas le temps d’en profiter. Une remarque que j’ai eu de magiciens venant voir un spectacle de conte : « C’est dingue, il prend son temps… et avec trois mot, il te fait une image… » On peut voir cela comme un principe de différenciation : Il n’y a pas besoin de beaucoup parler, de plein de mots, pour dire plein de choses. Et au milieu de plein d’agitations, proposer un moment où l’on prend son temps, c’est aussi très attractif. Mais ce n’est pas applicable à un tour comme ça en passant, bien sûr : Les gens sont sur un rythme soutenu dans leurs vies et leurs pensées, si on veut ne pas paraitre interminable et lourd, il faut avoir des paliers de décompression, donc aussi prendre le temps de ralentir… Sur la durée d’un spectacle ou d’un grand numéro (10mn), on peut le faire, sinon c’est plus dur de ralentir, c’est vrai… D’un autre coté, en spectacle, on peut être posé dès le début, si on est intéressant, et qu’on donne envie d’écouter la suite… Voilà, c’était les remarques à deux balles du matin ;) Sinon, pour cette vidéo, la principale chose qui me surprend, c’est que tu dis tout le temps ce que tu fais. Tu gagnerais sans doute à avoir un texte moins descriptif, ou en tout cas avec une valeur ajoutée texte/geste : Si tu dis exactement ce que tu es en train de faire, c’est de la magie pour aveugle, ce que sont rarement tes spectateurs. Même pour ancrer une information importante, le texte n’a pas besoin d’être redondant avec le geste, au contraire : Si tu as le geste + une autre information complémentaire dans le texte, qui va dans le même sens que le geste, l’information importante sera encore mieux perçue et mémorisée. C’est très peu de choses à changer, en plus : A la place de dire : « Je mets le jeu dans l’étui » tout en mettant le jeu dans l’étui, tu pourrais par exemple dire : « On va mettre le jeu en sécurité » Cela revient au même, mais tu donnes une notion en plus, qui n’apparait pas clairement dans « je mets le jeu dans l’étui ». Ou alors : « Vous avez mélangé le jeu, on va s’assurer que personne ne peut changer l’ordre des cartes » Qui a un sens encore plus précis. Etc. Concernant ta propre démystification qui revient de façon récurrente, je ne dirais rien, c’est un choix artistique, donc c’est toi qui assume de remettre en cause ta magie. Ou pas Cependant, je crois voir un petit problème dans ton book test : Quel effet veux-tu faire ? Si c’est un effet de lecture de pensée, comme annoncé dans le premier effet, trouver la page, tu vas ensuite enchainer avec un effet moins « surnaturel », donc moins fort, avec une simple « mémorisation » du livre. Le premier effet, réalisé par « lecture corporelle », est stupéfiant pour le public. Le second beaucoup moins, après tout, une très bonne mémoire existe chez pas mal de gens, ou en tout cas le fait est avéré. Alors que lire un numéro rien qu’en regardant la personne et en faisant des propositions, ça frise le surnaturel. Tout en restant "possible?" Tu as donc un second effet moins fort que le premier, c’est ballot. Ensuite, ta « lecture corporelle » : elle n’est pas vraiment assumée. Tu lis la personne en la regardant, en lançant des affirmations etc. Mais tu ne places pas cela sur le plan physique franchement, et par moment, tu vas outrepasser la connaissance raisonnable liées à ces informations, en lançant une réponse qui tranche avec le fil déductif affiché, que tu justifies par « ton petit bluff, car tu es magiciens et qu’on ne peut pas te tromper… » C’est aussi un choix artistique, mais je voudrais attirer ton attention sur un point : Tu ne vas pas au bout des choses. Si tu veux faire un effet de lecture corporelle, va jusqu’au bout : Fait par exemple du cuberlandisme, en lui prenant la main, et en l’agitant pendant que tu poses les questions. (Perso, j’ai changé ma façon de faire : je fais poser la main du spectateur sur la mienne, que je tends paume ouverte vers le bas : prendre la main de quelqu’un est intrusif, être paume contre paume crée une intimité, et je ne veux pas avoir de réaction de refus du spectateur : qu’il pose sa paume sur le dos de ma main me semble un bon compromis : il a l’impression de diriger le contact, et n’a pas d’intimité à avoir. Mais on a quand même un contact peau contre peau, qui implique la personne. Le cuberlandisme se pratique souvent en faisant prendre le poignet du mentaliste par la main du spectateur. Mais si c’est efficace quand on fait une recherche d’un objet dans une pièce, par exemple, et donc avec des déplacements du couple, le spectateur étant à la traine du mentaliste, je ne trouve pas cela très beau au niveau visuel. Si je n’ai pas à me déplacer, qu’on est face à face : en faisant poser sa main sur la mienne, je déplace ensuite la main de haut en bas, de gauche à droite, en posant les questions, en lui demandant d’appuyer un peu plus si je sens qu’il risque de m’abandonner, ou moins fort si c’est lui qui essaye d’imposer le mouvement… De plus, dans le cas où on fait plusieurs lectures, cette première « lecture corporelle », avec contact physique, ancre l’idée que le procédé est la lecture du corps, justement. Et on peut alors faire une progression : Lire sans toucher, comme tu le fait, simplement en observant, Et même, dans un troisième temps lire sans regarder, simplement en demandant au spectateur placé derrière soi de poser une main sur mon épaule. Donc, là aussi, on peut faire une progression dans l’effet, tout en gardant le même effet, la lecture corporelle. Dans tous les cas, il faut qu’il y ait un contact physique ou visuel, bien sûr, puisqu’on ne démontre pas de télépathie, mais bien une lecture corporelle. Pourquoi pas la télépathie ? C’est un choix, bien sûr. Mais avec l’utilisation d’un pouvoir incroyable comme la télépathie, les gens ne vont pas le croire, justement. Cela sera sans doute un bon numéro, mais une fois sortis de l’ambiance, ils se diront qu’ils n’ont pas vu le truc, c’est fort… Alors que la lecture corporelle, c’est possible, les gens y croient. Mais c’est extraordinaire. Ils peuvent partir avec ensuite l’idée qu’ils ont participé à un truc vrai, et pourtant tellement fort… Cela valorise l’expérience, et elle reste intacte dans les mémoires, crois-moi… (bon en fait, les spectateurs vont même enjoliver l’expérience, dans leur mémoire, mais cela restera catalogué dans les expériences réelles vécues, ce qui rend l’incroyable plus fort ) Maintenant, j’ai peut être mal compris ton dessein, et peut être voulais tu faire de la télépathie ? Dans ce cas, pourquoi lancer des affirmations ? Tu télépathes, avec les difficultés qu’on s’attend à ce genre de choses, bien sûr, mais en guidant le spectateur sur les choses à penser : Premier chiffre, second chiffre, troisième… nombre entier… Donner des valeurs hameçon, c’est que tu attends un feedback, donc ce n’est pas de la vraie télépathie, c’est de la lecture corporelle… C’est une autre chose qu’il faut prendre en compte : Quel est l’effet ? Ou plutôt, quelle famille d’effet on veut présenter ? Voir les nombreuses discussions qui traient des familles d’effets, comme ici par exemple : Suivant la famille, la présentation est en général différente, car toute ta procédure doit orienter le spectateur vers CETTE famille d’effet. On peut bien sûr ne rien décider du tout, faire un effet avec des informations contradictoires, et semez le trouble dans l’esprit du spectateur, qui se demande ce qu’il vient de voir. Mais c’est à mon sens moins intéressant que de persuader le spectateur qu’il a vu quelque chose de précis, et que c’est impossible… Donc, choisi ton effet, et si tu veux faire de la lecture corporelle, fait comme proposé ci-dessus, ou agite tes mains suivant un rythme désorientant devant son visage, pendant que tu poses tes questions, ou tout autre pratique guidant le spectateur vers l’idée que c’est de la lecture corporelle. Sans le dire à aucun moment, bien sûr : c’est une évidence que le spectateur doit construire tout seul dans son esprit, pour qu’elle soit inattaquable ensuite. Ce genre de pratique va persuader ton public que tu es dans la vraie lecture corporelle. Et ils vont être fascinés, car ils PEUVENT y croire !!! Ils sont témoins d’une performance exceptionnelle ! Si tu ne fais pas les choses à fond, et qu’ensuite tu les désamorce par un « ou pas », tu casses toi-même cette valorisation de ce que tu fais, dans l’esprit du spectateur, et tu reviens à une possibilité beaucoup plus triviale : il nous a fait un tour de magie à la con, et on n’a pas vu le truc. A toi de voir ce qui te plais le plus C’est d’ailleurs une autre remarque sur cette vidéo : Elle est sensée se baser sur le mentalisme, mais à chaque instant, tu dis : « je suis magicien ». Non, un mentaliste ne dira jamais ça. Enfin, pas ceux que je connais Dans l’idéal, il ne dira rien, ne se qualifiera pas en dehors de ce qui est écris sur l’affiche du spectacle : Il dira plutôt des choses comme : « nous allons essayer de vivre ensemble des choses qui sortent de l’ordinaire. » Et au public ensuite, de se dire : « ce type est un vrai mentaliste ! » Dire : « je suis magicien», ou « je suis mentaliste», je trouve cela un peu m’as-tu-vu… D’ailleurs, moi, je ne suis pas vraiment magicien… Gilbus
  4. Gilbus

    Routine - Chance

    Une coïncidence, et non une prédiction, peut être de la chance: Tu as deux séries identique d'objets sur 2 tables, avec chacun une boite en plus. Avec un ou des paravents devant pour que l'un ne vois pas ce que fait l'autre. Soit tu fais le tour avec un copain, qui manip en même temps que tu donnes les instructions aux deux. Soit tu fais effectivement la manip avant, pour "montrer" Puis tu coaches le spectateur en direct live, pour qu'il fasse tout comme il faut comme dans free will. On enlève ensuite le ou les paravents: un objet est dans la boite, l'autre sur la table, le dernier dans la main du manipulateur (ou dans la poche du magicien, si c'est lui qui a fait les manips sur la première table...). L'astuce de "free will" peut facilement être remplacée par une astuce de paravent... Mais on est en public, on va pas tout expliquer. Cependant, c'est vrai qu'il faut se donner un peu de mal pour en faire une vraie coïncidence -Dans un autre ordre d'idée, tu as les dés géants dans une boite transparente, qui vont sortir le même nombre, quand on les secouent... (sur une base de bloom, je crois...) -Si tu fais le tour avec un autre, deux forçages pateo sur des objets. -Deux calepins qui circulent dans le public, ou ils écrivent des chiffres: le total de chaque calepin sera le même. -Deux spectateurs pris dans le public qui ont le même prénom. (juste une mise en bouche quand tu fais venir les spectateurs) -un choix libre du spectateur parmi des chiffres, qui va finir par donner la date et l'heure, ou le code postal du lieu -un journal étalé sur le sol, ou on va choisir un mot au hasard (bloom avec si je me souvient bien, a un système rigolo avec une gros ressort en plastique, qu'on laisse pendre sur les feuilles, sans regarder. ce mot étant aussi donné par autre chose (l'ouverture d'un dictionnaire à la bonne page, par exemple...) etc. En gros, partout ou on peut faire un forçage, ou plusieurs, on a des coïncidences... donc intervention de la chance. Sinon, avec des cartes, j'ai plein de trucs qui sont des "statistiques extrèmes" donc une intervention e la chance ou du hasard. Avec des jumbo, même... tiens, rien que le tour de base de l'effet de Gilbreath, permet d'avoir une chance incroyable: que des paires rouge noires, par exemple... Ou un système de "paresseux amélioré", qui permet d'avoir une personne qui coupe sur la carte qui va conduire à la carte qui va conduire à la carte etc...pour finir, au bout de 5 ou 6 étapes, par arriver à la carte du spectateur: si tu calcul la chance que cela arrive sur un jeu mélangé par le public, tu as une belle illustration de chance "hautement improbable..." Je ne sais plus si je l'avais mis en partie secrète, celui la... En fait, pour que la chance intervienne, il y a plusieurs critères: Déjà, il faut une probabilité qui semble délicate à atteindre avec certitude. la présentation peut gonfler subjectivement la probabilité, bien sur... Mais les chiffres peuvent êtres astronomiques, comme dans le cas du paresseux cité plus haut (on arrive souvent a des nombre en 10 puissance 20 et plus...) Ensuite, pour que cela soit de la chance, il ne faut pas de décision humaine en toute connaissance de cause: -soit pas de décision du tout, quand on lance des dés. -soit une décision alors qu'on ne connais pas le but ou les conséquence, quand on écris des chiffres sur un carnet. la chance se caractérise surtout par l'ignorance. C'est pour cela que je pense (sincèrement!) que la chance, c'est juste le mot qu'on donne quand on ne sait pas ce qui se passe. L'univers est prédestiné, inéluctablement, par la loi de cause à effet, et c'est comme cela que la volonté cosmique est à la fois en devenir, et déjà accomplie... Bon, tu n'es pas obligé de virer dans le mystique, mais ça aide Gilbus
  5. Gilbus

    Routine - Chance

    Tu peux faire une adaptation de "free will", avec des objets bien visibles en scène, et présenter cela comme de la chance... Gilbus
  6. Tu as déjà un récapitulatifs des dimensions de pas mal de pièces courantes sur le site de VAX: http://www.xavierbelmont.com/ Mais on parle ici de pièce normales... Gilbus
  7. Bon, dans les chemins de traverse, le sujet sur la réalité de l'existence a fait 52 pages... Je propose de ne pas les refaire ici Nous en sortirions marqués... Gilbus
  8. ce que je veux dire, c'est que mes aniv ne se déroulent pas dans des lieux aussi chic, avec tout le monde en costume de soirée a boire du champagne Gilbus
  9. Ça a l'air superbe, en effet: de toute façon, je suis fan des effets de pièces, n'y connaissant rien, je trouve toujours ça magique Et on se doute qu'il doit y avoir "un peu de travail" de fou à faire Cependant... Franchement... "Sprout." Quand même... Gilbus
  10. Ben, il y a un peu moins chers pour que les gens ne jettent pas la carte de visite... Les cartes de Tabary que j'ai eut, par exemple, sont des objets impossibles: Rien que pour ça, les gens vont les garder... Et si cela demande sans doute un peu de temps pour les fabriquer, ça ne coute pas très chers... Cela n'enlève rien au tour dont on parle, bien sûr: C'est juste pour consoler ceux qui ne pourront pas se le payer Gilbus
  11. C'est bien pour cela que nous ne faisons qu'exprimer ici des croyances, basées sur notre expérience et notre personnalité. On peut dire comme cela à été fait que tel jeu est moins visible de loin, plus difficile à lire, plus risqué qu'un autre... Ce ne seront toujours que des croyances, ou au mieux des "vérité" statistiques. Cela va dépendre du contexte, de l'opérateur, de l'éclairage, du public... Il y a un "vrai" de chaque situation, mais dés qu'on généralise, on fait entrer le subjectif dans notre avis. Et pire, tout n'a pas forcément une base de réalité: il y a des choses purement subjectives ou liées au contexte : Le bien et le mal, par exemple... leurs définitions changent dés qu'on change de point de vue... Au mieux, un forum peut sans doute donner des arguments pour ou contre, pour telle ou telle raison, dans telles et telles circonstances... Par exemple: RV nous donne le cas de la magie debout, avec des enfants, dans un lieu moyennement éclairé... oui, ça ne facilite pas les choses. Surtout si on est collé aux spectateurs, qu'on veux leur montrer le jeu par dessus, et qu'on doit donc le baisser beaucoup, et qu'on tient à rester debout. et dans le cas ou le seul instant possible de lecture soit ce cas de figure... Effectivement, en prenant en compte toutes ces contraintes, la lecture est difficile et risquée, puisque le public voit le jeu de plus près que le magicien... On doit changer de marquage... Ou changer les conditions. Faire de la magie verticale, avec un pas de recul, par exemple, ou s'assoir et trouver un endroit ou poser (une autre chaise, par exemple), ou mettre un genoux à terre si les enfants sont vraiment petits, ou opérer juste sous le lampadaire, s'il y a manque de lumière... etc. Bon, OK, j'ai déjà été gêné aussi par de l'Ultimate, dans des conditions de mauvais éclairage: il faut juste le savoir, plutôt que de le découvrir au moment de faire l'effet Et adapter les conditions au répertoire, ou l'inverse... Tout comme on va réfléchir aux conditions quand on va faire du FI... Mais tout cela reste très subjectif: Quelqu'un avec une meilleure vue ne sera sans doute pas gêné... Gilbus
  12. Très belle vidéo de promo... A noter qu'il a gardé l'idée du costume "de l'artiste": Dans une soirée ou tout le monde est cravaté, le seul à arriver le col ouvert... L'artiste doit se démarquer pour être vu... Bon, j'imagine que toutes ses presta ne sont pas dans ce style Là, c'est tellement classe qu'on peut se poser la question pour l'engager pour un simple anniversaire... Gilbus
  13. Une bougie aide beaucoup à poser une ambiance Le feu fait appel à un ressentit ancestral: c'était parmi les premières forces domestiquées par l'homme, et qui plus est, on voit peu de flammes de nos jours, par rapport à il y a 150 ans. Le feu est donc un élément rare, familier et en même temps fascinant. Mais cela ne convient pas en toute circonstances, la preuve ici... Idem si on est en extérieur: même si on a un endroit ou poser, il faut se méfier du vent... J'aime bien les tours avec des bougies Gilbus
  14. tu as raison, Woody, c'est pour cela que je parlais de tour "personnel" et pas forcément de tour "original" : On a toujours plus de lien émotionnels avec nos propres tours... Et puis si le jury interroge ensuite sur l'origine du tour, dire qu'il est de soi me semble un plus dans ce contexte. Pour le fil hindou, pourquoi pas: Si on te pose des questions dessus, tu peux dire que tu es parti d'un classique, que tu as étudié, et que tu as remis dans un contexte qui t'est propre (ce qui sera la vérité, en plus): Cela montre que tu n'essaies pas de réinventer la roue à chaque problème, mais que tu sais adapter les outils aux problèmes... et paf, encore un bon point Bon, on rigole, en fait, j'imagine que cette lecture simpliste n'est pas exactement celle que fera le jury... Le tout, c'est que tu ne rate pas ton tour si tu en fait un, et surtout que tu ailles au delà de la simple présentation du truc: Ton histoire d'aide humanitaire semble très chouette Bon, par contre, faut casser le fil à la main, tu va pas sortir la bougie à la burger pour couper le fil Gilbus
  15. Bon, ils doivent donc chercher des gens avec un fort potentiel intellectuel, mais doublé de compétences en communication… Dans ce contexte, parler de « circonstance anxiogène », décliner parce que « tu n’es pas dans de bonnes conditions », tout cela me semble jouer contre toi. Savoir gérer le stress de l’entretient, dont ils ont conscience, fait aussi partie de l’évaluation : Tu dois donc paraitre raisonnablement à l’aise… Et ne pas décliner l’offre, si c’est eux qui en parlent : comme tu le dit, c’est une perche tendue… Mais si ton argumentaire, c’est de dire par exemple que la magie, c’est quelque chose qui développe le sens du contact avec le public, et son écoute, car tu dois gérer les réactions en temps réel des spectateurs, ben il faut que tu aies un bon contact avec ton public, ici les jurés… Donc, dire « la magie à tel ou tel avantage » c’est bien, sauf si tu décline car tu n’as pas les avantages dont tu te vante… Montre, prouve, laisse apparaitre les avantages en questions : cela sera plus crédible que de seulement « parler » de la magie et de ses supposés effets sur la personnalité du pratiquant. Ensuite, comme il l’a été dit plus haut, fait un tour que tu maitrise bien, si possible un tour personnel, et qui peut facilement avoir une présentation liée à l’événement. Et travaille cette présentation, n’improvise pas ! Le risque, dans ce type d’entretien, c’est effectivement de passer pour un geek de la magie, qui veut tout ramener à sa passion : Non, tu dois avoir plusieurs centres d’intérêts, et rester ouverts à de nouveaux : la capacité à entrer dans un domaine pointu comme l’illusionnisme est intéressante seulement si cela ne mobilise pas toute ta curiosité pour d’autres choses. Le pour, à mon sens, c’est que c’est un domaine à la fois technique et psychologique. Mais l’intérêt réel, ce n’est surement pas de pouvoir leur faire un spectacle de fin d’année ! Ce type de « proposition » me semble puérile, ou en tout cas prématuré (même si cela ne t’empêchera pas de leur faire le spectacle…) L’intérêt, c’est que tu peux appliquer les principes de l’illusionnisme à la fois de façon active, pour mettre en valeur telle ou telle opinion, et de façon passive, en décryptant les manipulations et « tours de passe-passe » que tu pourrais rencontrer durant ta carrière. cela développe les capacités d'expression en public, le sens du contact, la précision, le sens de l'observation, la compréhension de processus complexe, le contrôle du corps, la capacité à faire plusieurs choses à la fois, le sens de la formule, l'imagination, l'empathie et le contact humain en général. bon, j'écris ça un peu en vrac, et ce n'est pas limitatif... L’illusionnisme est un outil de développement de certaines capacités. Pas une option pour faire un tour à la fin du banquet… C’est en tout cas comme ça que je le présenterai, mais heureusement, si je ne suis pas vraiment magicien, je ne suis plus du tout étudiant…ouf ! Gilbus
  16. Les 1800 ne sont effectivement pas faite pour être lue de loin. Mais en main ou devant soi sur la table, ça se lis bien. Le problème est dans la forme de certains marques de cartes, qu'on peut confondre si on n'est pas habitué: C'est donc un jeu qui demande un peu de travail, mais moins qu'un marquage par points codés. Ah, il faut connaitre aussi 4 mots d'anglais A un moment, il faut savoir si on veux un marquage discret (il l'est) ou hyper lisible (il l'est moins que l'ultimate) Cela doit aussi dépendre de l'utilisateur: certains ont plus de mal dans un environnement brouillé que d'autres... Alors oui, c'est un peu dur à lire... mais une arnaque, c'est aller un peu loin Gilbus
  17. Gilbus

    CIA & Uri Geller

    il y a eut un film aussi très rigolo.... Gilbus
  18. Alors jette un œil au C-PAP : ça ne remplace pas un chapelet mémorisé, mais ouvre la porte à beaucoup d'application type chapelet... Gilbus
  19. Ceci dit, ce matériaux à l'air très intéressant... Cela permettrait de s’affranchir de contraintes d'éclairages en black art... Si ça ne coute pas une fortune, bien sûr ceci dit, il y a déjà du monde sur l'affaire: http://www.francetvinfo.fr/culture/l-artiste-contemporain-anish-kapoor-aurait-obtenu-l-exclusivite-du-materiau-le-plus-noir-du-monde_1339935.html Un artiste qui veut l'exclusivité sur un matériaux... arf. bon, il y a aussi ceux qui se moquent: black is black.... Bon, pour l'instant, sauf à faire une approche spécifique par une institutions, ils ne vendent que des échantillons non exploitable, et seulement aux universités, aux musées, ou a des sociétés spécifique: Faut montrer patte blanche, ce qui est un comble pour du travail au noir... https://www.surreynanosystems.com/vantablack/vantablack-sample-request Gilbus
  20. Il est sympa, accessible, mais surtout son livre est de toute beauté... Outre la qualité physique de l'ouvrage, qui a été peaufiné, avec des images en filigrane sur chaque texte, la qualité du papier, de la couverture, etc., il y a le contenu, qui montre combien on peut aller loin dans le chapelet, quand on a un esprit tortueux et sournois, en plus d'être analytique... En fait, si l'envie vous prend de créer votre propre chapelet, la lecture d'ISIS est vivement conseillée pour ouvrir de nouvelles possibilités... Il y a des choses très abordables, dans ISIS. Bon, après, si on veux TOUT exploiter dans ISIS, je trouve qu'il faut quand même une bonne mémoire (en plus du chapelet lui même...) et du travail. Mais le résultat peut être prodigieux... Gilbus
  21. En main pour moi: Sur table, je n'essaie même pas... Et la méthode est très différente, à ce que j'ai cru comprendre... d'un autre coté, quitte à en travailler un... on n'a pas toujours une table à disposition Gilbus
  22. non non, ils sont cités plusieurs fois, dans la liste ci dessus Gilbus
  23. Je sais que Vincent Hedan en pratique plusieurs, y compris son chapelet perso. Pire: il a fait évoluer plusieurs fois son chapelet perso, et a donc dut gérer des modification sur un même chapelet... Mais bon, tout le monde n'est pas Vincent Hedan, dont l'intelligence, la finesse d'analyse et la culture sont plus qu'impressionnantes. Et je ne parle même pas de sa mémoire Gilbus
  24. Ce que ne dit pas clairement Isidore, par modestie, c'est que son chapelet ISIS permet de nombreuses choses, intègre plusieurs états (modifications du chapelet en dynamique, lors d'un mélange ou d'un tour) qui permettent encore d'autres choses, et qu'il a été pensé en ayant une connaissance approfondie d'un tas d'autres chapelets... Maintenant, pour gérer tout ça, tu devras acheter le bouquin sur ISIS , très bien écris d'ailleurs Le choix ne se limite pas à deux Il y a d'ailleurs des livres écris spécialement pour faire un panorama des chapelets, comme CHAOS, chez CC édition, qui vont passer en revue les traits les plus saillants et les caractéristiques de chaque chapelet, parmi les plus connus... Sinon, tu as aussi le CPAP, qui possède des propriétés intéressantes, ou le Mimosa, qui est en miroir d'origine, et possède pas mal de possibilité sur les épellations de cartes... et d'autres encore Gilbus
  25. je ne sais pas comment il fait (enfin, comme souvent, il y a des pistes ), et j'ai bien trop de lecture en retard pour me procurer l'open projet, donc c'est parfait, cela reste un mystère cependant... Ces versions sont chouettes, certes, mais vous ne voyez pas d'incohérence dans le fait de faire mélanger par le spectateur, lui demander si son mélange lui convient, puis de refaire des mélanges (parfois un peu laborieux...quand on veux absolument faire un faro, faut le faire du premier coup ) et des coupes derrières, pour réorganiser le jeu? Le but du mélange par le spectateur, c'est le coté aléatoire prouvé pour le spectateur. Si on re-tripotte le jeu derrière, on va affaiblir la chose, à moins de disposer d'une midi d'enfer. La, le détournement est à mon sens pas très bien joué. Peut-être parce-que je ne maitrise pas bien la langue... une méthode que j'utilise, c'est l'étonnement: l'idée, c'est que quand on est obligé par la procédure de faire un truc, et qu'on ne peux pas le cacher, on peut au moins l'intégrer dans la relation avec le spectateur, ce qui va lui donner l'effet d'une parenthèse, donc non liée au tour. Si on semble n'avoir rien fait de calculé à ce moment, cela peut passer. Mieux en tout cas que de faire des mélanges sans raison, après un mélange spectateur. On parle souvent de justification: Dans le cas de ces mélanges "inutiles" je trouve qu'une justification par la discussion "hors tour", ou par tout autre moyen, est un plus.. Dire qu'on va maintenant faire une prédiction, alors qu'on re-mèlange le jeu, ce n'est PAS une justification aux mélanges : juste une tentative pas très bonne de misdirection... Gilbus
×
×
  • Créer...