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Magie mentale dans un pays étranger
Gilbus a répondu à un sujet de Thanh Long BACH dans Forum Général
Si tu fais une carte pensée, tu peux toujours dessiner la carte sur un bloc, c'est universel... idem avec les cartes Zener... Pour les choses écrite, c'est parfois plus compliqué... quand l'alphabet n'est pas le même à la base... Tous les tours reposant sur une utilisation subtile des mots et de leurs sens équivoques est galère, s'il y a des consignes précises à donner, c'est pas simple... Bref, pas évident, ton truc.... Là, faut que je réfléchisse à un répertoire pour un voyage au Maroc, mais heureusement, ce pays est très francophone... sauf qu'on doit intervenir dans des écoles, et la, dur dur de se faire comprendre des enfants... Heureusement, je ne suis pas vraiment mentaliste, de vrais mentalopathes vont sans doute t'aider... Gilbus -
Le tour que je fais avant, et qui sert donc de préparation, est le gilbus move, un tour en mode comédie aussi, puisqu'il marche sur un temps de gag, et un temps de climax, un peu comme les as en rois. On a donc le même personnage dans les deux cas, et d'ailleurs dans la suite aussi, car je maintient le personnage maladroit, avec quelques nuances... Mais si on veux effectivement présenter le tour comme un gag, et ensuite montrer ouvertement qu'on sais faire, ce n'est pas un problème... j'évoquais juste le tour d'avant, qui permet de laisser une carte sur la table, et donc d'avoir un vrai tsunami puisque ce sont les spectateurs qui choisissent la valeur de transformation. on peut faire plus simple: on fait choisir une carte, on dit un nom de carte, c'est pas la bonne, arf, ça commence bien... de toute façon, on n'aime pas les rois (ou les reines...), alors on la laisse sur le tapis (ou dans la main du spectateur si tu es en street...) On va essayer quelque chose de plus simple... et la, tu peux faire ton tour des as en rois avec une carte choisie, qui reste bien en évidence pour le spectateur... cela deviens plus un prologue au tour qu'un tour préliminaire, donc les as en rois reste ton tour d'entrée.... Gilbus
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ben, tout le tour repose sur ça: Effectivement, si on n'y arrive pas, par le personnage et le jeu, il vaux mieux faire un autre tour... Mais tu soulèves un point qui est un grand classique: Il faut croire à ce que l'on fait, sinon, qui y croira Mais les tours ou l'on est un "magicien minable" (mais rigolo?) ne conviennent pas à tout le monde. Moi, il me plaisent bien, je n'ai pas trop à me forcer... Gilbus
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Dans le cas des as en roi, franchement, je ne vois pas l’utilité d’attirer l’attention sur les cartes posées sur la table. Tel que je vois l’esprit de ce tour, le spectateur doit être persuadé d’avoir compris notre truc basique, et rire de nous voir si mal faire ce tour. Attirer l’attention sur les cartes à ce moment ne va-t-il pas détourner l’attention du spectateur du déroulement de cette comédie ? Poser les cartes sur la table, sans y prêter d’importance, car on va couper sur l’as suivant, rempli ce rôle : Permettre au spectateur de rester concentré sur l’action en cours, jusqu’à ce qu’il ait « compris » comment ça marche, demande à ce que ce soit l’action qui soit mise en valeur, pas les cartes déjà posées… Et au niveau honnêteté, franchement, les cartes étalées entre spectateur et magicien, cela devrait être suffisant pour le public. On peut jouer bien sûr sur le positionnement de ces cartes : Il faut les poser à la toute limite de la zone de sécurité du magicien, presque dans la zone ou le spectateur peut intervenir. Il faut avoir établis et travaillé ces zones avant, bien sûr... J’ai d’ailleurs de temps en temps des mains qui se tendent pour retourner une carte, que je stoppe d’un air gêné, mais cela reste dans le scénario du tour : On est sensé avoir posé les as, en fait, ce sont des trois, on ne doit pas laisser le spectateur regarder de trop près… Donc si on ne laisse pas les gens voir ces cartes, cela va confirmer qu’ils ont compris. Et c’est très bien pour le vrai climax ensuite. Ce qui est surtout important, dans ce tour (outre l’aspect psychologique évident…), c’est la façon de faire la révélation finale : Il faut poser le paquet de carte et le sortir de la zone de focalisation. La zone de focalisation doit être recentrée sur les 3 cartes sur la table. On peut travailler la synchronisation avec le texte. Suivant sa personnalité, on peut parler ou pas durant ce retournement. Perso, souvent, je ne parle pas, et j’ai un rythme du genre : « Je vais les transformer en trois… » Retournement, et seulement quand le troisième carte retombe sur le tapis « Dames.» (je fais le tour avec des dames, voir plus bas...) Le fait de ne pas parler durant le retournement évite un partage de l’attention du spectateur : Il n’est pas en train d’écouter, donc il regarde… Bien entendu, la focalisation doit diriger son regard vers les cartes. C’est en lien avec le regard, la respiration, la posture et les gestes, la variation d’intensité… Et avec le texte évidemment : « et bien ces as, magiquement, Je vais les transformer en trois…» La phrase est dite en regardant le public, avec le même manque de charisme, et la même intention de faire trop bien voir que c’est un bon tour que ce qui a précédé. La reprise du « trois » permet de donner une dernière confirmation aux spectateurs : la comédie continue, et ils ont vu juste… Le ton est semi interrogatif : on ne sait pas si c’est une question ou pas. Voir plus bas pourquoi… Puis, le regard quitte le public. Les mains, qui durant la partie comédie étaient à hauteur de poitrine, sont grandes ouvertes, et s’abaissent légèrement en même temps que le regard, sans s’approcher bien sûr des cartes. Le torse s'incline légèrement vers les cartes. Le magicien foireux devient votre magicien talentueux habituel. On ne surjoue plus, on va faire une vraie concentration. Le ton de la voix change, quand on répète: « en trois… » Retournement : Il faut que nos mains soient vues vides quand elles s’approchent lentement des cartes à retourner. Une main suffit, d’ailleurs… Et que le retournement soit fait calmement, de façon fluide, mais sans se presser. Le message doit clairement être : on n’a rien à cacher ! Et seulement quand la troisième reine retombe sur le tapis : « dames. » Le ton du dernier mot doit être un ton de fin, du genre qui termine une phrase qui finit par un point. Ensuite, une pause, longue, le temps que le public réalise ce qui s’est passé. Puis on se redresse, on regarde à nouveau les spectateurs, on reprend le jeu en main (tout en laissant encore les trois dames sur le tapis, pour marquer l’effet plus longtemps, et si le personnage est un magicien foireux, on redevient ce magicien la… Je fini souvent, une fois que le climax est assimilé, comme j’ai commencé : Je préviens avant de commencer que c’est un tour de débutant, alors je fini par un truc du genre : « Bon, évidemment ce n’est pas un tour très fort, mais…je débute… » Bien sûr, il est indispensable d’avoir une pause suffisante d’assimilation, avant de re-casser l’ambiance pour la ramener vers la comédie. On reprend ensuite les cartes une a une, sans se cacher, et on les repose sur le paquet en s’arrangeant pour que l’on voit les deux faces dans le mouvement. Bien sûr, si quelqu’un veut toucher les cartes avant, on ne le dissuade pas… Perso, je fais plutôt ce tour avec 3 reines. Il y a une consonance intéressante entre les mots « trois » et « rois », mais ce n’est pas essentiel à mon sens. Et souvent, je fais avant un autre tour ou j’ai travaillé avec une dame (Le spectateur choisi une dame, en fait, ce n’est pas le magicien qui choisit… ). Cette dame est « oubliée » face visible sur le tapis. Du coup, quand j’arrive à « les transformer en trois…», sur un ton semis interrogatif, il arrive assez souvent que quelqu’un dans l’assistance, lance « tiens, si tu les transforme en trois dames, ça sera fort, niark niark niark… ». Les termes ne sont pas toujours ceux-là, je synthétise l’esprit et l’intention… mais c’est le point culminant du tour, quand cela arrive : Cela veut dire que notre comédie est parfaitement passée… Du coup, je suis comme un coq en pâte, puisque c’est le spectateur qui choisit en quoi transformer les cartes… Mon personnage qui est toujours le magicien pas trop doué semble hésiter, embêté, puis il cède : Texte muet : « Mince, je voulais faire des trois…O, et pis pourquoi pas, ça ou autre chose… » (je rappelle pour ceux qui ne sont pas coutumier du terme qu’un « texte muet » ne se dit pas : il se pense, et on laisse nos pensées modeler notre expression et notre posture, voire nos gestes…) Si une autre carte est lancée, ou si personne n’en propose, mon personnage peut choisir de transformer les as en dames, pour faire plaisir aux dames, bien sûr… Ou « tiens, vous aviez choisi une dame avant… on va plutôt faire un carré de… » Retournement « dames. » Pouf pouf. Tout cela pour dire que oui, souvent, un miracle qui arrive « dans ses mains » va être plus fort pour le spectateur. Mais que l’on doit aussi laisser le spectateur concentré sur l’étape en cours, sinon on diminue cette étape… et c’est une étape qui est forcément essentielle, sinon on l’aurait supprimée Le choix ne se résume pas à « C’est dans les mains » ou « c’est sur la table », il y a bien d’autre facteurs à prendre en compte. Tiens, je viens de voir que je n’ai pas mis les respirations, dans ce qui est dit plus haut… Et bien je vous laisse les mettre, c’est un bon exercice… Gilbus
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La Carte Pensée est Déjà Dans La Main
Gilbus a répondu à un sujet de Mankai EZZEDINE dans Forum Général
C'est un peu plus compliqué que cela Hihihi, on semble tourner un peu en rond : Je retiens de cela une discussion de différentes méthodes de choix et de révélations… Alors voila un petit bout d’article du DEUDLMDG, cela peut donner des pistes de réflexion, et vous pourrez compléter ce qui manque Je ne parlerai pas des façons de faire, j’ai coupé la plupart des descriptions de méthodes, on est en public… Voyons cela point par point. Du choix du spectateur Voyons comme s’articule un tour simple reposant sur un choix de spectateur. 1 : -Chose pensée -Le magicien donne le nom de la chose pensée -Le spectateur confirme. C’est bien sûr l’approche la plus magique. C’est aussi, paradoxalement, la moins intéressante au niveau spectacle. Pas de suspens, dans le déroulement : pour créer un suspens, il va falloir faire la révélation par petites touches, ne pas donner tout de suite l’information complète, pour que la révélation fabrique elle-même le suspens. Mais il n’y a pas de confirmation matérielle, seul le spectateur qui a pensé à la chose sait que c’est vrai, les autres peuvent penser qu’il y a collusion. C’est aussi un terrain risqué, car le spectateur lui-même peut changer d’idée, juste pour nous contrarier. On peut arriver à un résultat qui ressemble à cela par un pré show, ou par des techniques d’effet barnum par exemple. 2 : -Chose pensée -Le spectateur matérialise la chose, en prenant un objet (ex : la carte choisie mentalement avant), en écrivant son nom, en dessinant la chose. -Le magicien donne le nom de la chose pensée -Le spectateur confirme et on peut produire la concrétisation pour preuve, pour les autres spectateurs. Déjà plus intéressant… Au moins, on est protégé d’un brusque changement dans le choix du spectateur. Le moyen évident pour avoir l’information consiste à consulter la preuve que le spectateur a concrétisée : Il faut donc qu’apparemment, le magicien ne puisse pas avoir accès à cette preuve directement. La plupart des moyens utilisés sont donc indirects. Mais pas toujours… 3 : -Chose pensée -Le spectateur matérialise la chose, en prenant un objet (la carte choisie mentalement avant), en écrivant son nom, en dessinant la chose. -Le magicien fait alors une lecture de pensée, et défini une preuve, qui reste cachée pour l’instant. -on regarde ce qu’a le spectateur, ce qu’a le magicien, cela correspond. Au niveau spectacle, les possibilités sont intéressantes, car nous avons deux objets matériels, qui apparemment ne peuvent être modifiés. On a donc un gros outil pour amener du suspens. L’ordre de révélation est à définir : Faut-il montrer en premier la preuve du spectateur, ou celle du magicien. J’écarte d’office le fait de montrer les deux en même, sauf si le type d’effet est une synchronicité : dans ce cas, montrer en simultané va dans le sens de l’effet. Sinon, c’est perdre une chance de faire monter le suspens encore plus en procédant en deux temps. Monter le choix du spectateur en premier n’est valable que si les conditions pour échanger le choix du magicien sont vues comme impossible. Sinon, je préfère que le magicien montre son choix en premier, puis on voit celui du spectateur : cela donne une impression de « risque » accru pour le magicien, qui ne peux plus faire marche arrière une fois sa preuve révélée. 4 : -La chose n’est pas pensée librement, mais choisie dans une sélection proposée par le magicien, qui peut être plus ou moins étendue. C’est le cas typique du « pensez à une carte », mais n’oublions pas que cela peut être étendu à d’autres listes d’objets. Là, on a deux orientations : Soit on est sur de la pensée uniquement, comme à l’étape 1, soit on concrétise comme en 2 et 3. C’est peut-être un peu moins fort pratiquement que le choix libre, mais psychologiquement, je trouve que cela renforce l’effet : on est dans une liste connue du reste du public, qui va ressentir une mise en confiance du fait de cette restriction. La liste permet au spectateur de prendre en compte une donnée chiffrée : c’est une liste finie. Une liste infinie est d’office plus vague. La liste apporte donc de la précision à l’effet. C’est très paradoxal de prétendre qu’une prédiction complétement libre peut être moins forte qu’une prédiction dans une liste, je m’en rends compte. Ba, c’est une impression… 5 : -La chose n’est pas choisie mentalement, mais directement physiquement parmi une sélection : Cela revient à enlever la première étape mentale des cas 2 ou 3. On peut revenir pour le public à un statut mental, en faisant oublier ce choix, et en demandant au spectateur de se concentrer sur sa carte, de préciser sa pensée, de visualiser… on va donc transformer un choix physique en choix mental, au bluff. 6 : -Non seulement la chose n’est pas choisie mentalement, mais en plus le choix est en aveugle : Le spectateur ne sait pas ce qu’il a « choisi » au moment où il le choisi. On peut redonner une impression de choix libre, en donnant une caractéristique secondaire à choisir, pour sélectionner la chose, comme sa position par exemple. Typiquement, c’est le fameux « Dite moi stop pendant que j’effeuille les cartes : vous pouvez m’arrêter au début, au milieu, à la fin, c’est votre choix… » On peut rester dans un effet de lecture de pensée, si le spectateur prend connaissance de son « choix ». 7 : -Comme le 6, mais le spectateur ne prend pas connaissance de son choix avant la révélation finale. Mais du coup, on n’est plus dans un effet de lecture de pensée du spectateur, mais dans une divination, coïncidence ou une prédiction. Il doit y avoir d’autres cas de figures, mais ceux-ci-dessus suffiront pour la réflexion : On voit que chaque modification dans la façon de choisir par le spectateur, et la façon de trouver ce choix par le magicien, peut amener à des techniques et méthodes différentes. Gardez à l’esprit qu’il y a de multiples façons de faire, mais que l’ordonnancement de votre tour va définir une plage de méthode, et en éliminer d’autres. Le but est d’aller vers un effet le plus magique possible, sans que puisse s’installer le doute du spectateur sur une méthode possible. Le plus fort n’est donc pas toujours le meilleur… Sauf si... Gilbus -
La Carte Pensée est Déjà Dans La Main
Gilbus a répondu à un sujet de Mankai EZZEDINE dans Forum Général
je pense que dans ce cas, il faut distinguer une carte "pensée" d'une carte "choisie" c'est la façon de choisir initialement la carte qui compte. Mais le choix, à l'origine, est mental... il y a donc lecture dans l'esprit. Contrairement à une carte choisie, ou l'on va deviner quelle carte est choisie dans un jeu: Le jeu reviens au centre de l'effet, alors que dans la carte pensée, c'est l'esprit... D'ailleurs, on va parfois semer la confusion dans les esprits, en parlant d'une carte pensée, alors que c'est une carte choisie, pour augmenter l'effet. Ensuite, on peut soit ne rien faire, soit demander au spectateur de trouver sa carte dans un jeu, ou d'écrire le nom, ou la dessiner... cette matérialisation de la pensée permet surtout d'éviter que le spectateur malicieux ne change d'avis quand on présente sa carte pensée, et donc nous mette dans l’embarras. A part cette raison très triviale, il n'y a naturellement pas d'autre motif pour lui faire concrétiser sa pensée, puisqu’il s’agit de lecture de pensée, donc évidemment sans aucun matériel... Mais sans rire, je trouve intéressant quand le spectateur a, par exemple, pris sa carte pensée, à postériori, dans un jeu, et la révèle après la prédiction du magicien : le fait de montrer un élément concret pour confirmer la justesse de la prédiction ajoute un aspect d’honnêteté: C'est le magicien qui montre son jeu en premier, une fois que c'est fait, il ne peut plus changer, donc la confirmation par le jeu du spectateur me semble légèrement plus forte. Si c'est le spectateur qui abat son jeu en premier, on peut toujours soupçonner le magicien d'échanger la prédiction contre la carte qui viens d'être donnée. D'ailleurs, il y a plein de techniques pour le faire, et il faut parfois rendre la révélation si impossible à échanger qu'on complique les choses... en mettant la révélation dans une boite, par exemple Mais la version proposée par MANKAI semble sympa aussi. J'avais bien sûr pensé aux même artifices que toi, marc, mais avec la version ou c'est un autre spectateur qui tiens et révèle la prédiction, ca semble trés chouette... A voir ce que cela donne en pratique MANKAI, tu va avoir assez de tours pour faire un livre, bientôt Gilbus -
Effectivement, désolé pour l'imprécision du vocabulaire: un "set", cela peut prendre plusieurs sens pour moi, et vous avez raison, c'est plus souvent évoqué pour un enchainements de tours à délivrer à un public. J'aurais tendance dans ce cas à parler de routine si tout s'enchaine, ou de numéro si plusieurs étapes sont visibles. (là encore, nous n'avons pas forcément tous les même définitions ) Mais set convient très bien, et effectivement, je parlais en fait de la liste des tours qu'on va pratiquer très souvent, occasionnellement, et exceptionnellement. L'entrainement peut aussi d'ailleurs porter sur des "set" entier, puisque les enchainements et les transitions sont bien sûr à travailler aussi. Ceci dit, n'étant pas vraiment magicien, je ne m'entraine jamais, pour être surpris moi aussi quand le tour fonctionne... il faut bien cultiver son innocence... Gilbus
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Pour la gestion du répertoire (liste de tours, descriptions, explications, script, texte…), je préfère des fichiers Word (avec ou sans tableau) tout simplement parce qu’un tour ou un script ou un texte n’est jamais figé. Le mode informatique non formaté, avec des fichiers standards, permettent de faire évoluer le contenu et le contenant. Le contenu, car on peut conserver plusieurs version d’un tour, ou faire évoluer des choses très simplement, et c’est normal, on évolue, nos tours évoluent… Le contenant car ces fichiers étant du traitement de texte standard, on peut les passer facilement d’une technologie à une autre, et d’une version de logiciel à une autre. J’ai des fichiers commencés en texte brut, qui sont passés par 3 ou 4 version de traitement de texte, qui sont maintenant sur le cloud, sur un drive google, sur tablette… Utiliser un logiciel dédié présente beaucoup d’avantage, mais moins de suivi et de souplesse dans le temps. Voilà pour le stockage, mais la question portait sur l’entrainement : Tu fais un tableau avec en vertical ta liste de tours, et en horizontal les dates de presta et d’entrainement. Dans les cases du tableau, tu as un symbole quand tu fait le tour en presta, OU en entrainement. Ainsi tu as : -Le programme de chaque prestation, d’un coup d’œil (le vrai programme sera sur une autre feuille, bien sûr, avec les différentes fiches techniques du spectacle, les check liste etc…). Mais parfois, on fait des tours de façon non structurée et préméditée, et dans ce cas, on n’a pas de programme séparé. C’est utile si tu retournes sur un événement que tu as déjà animé, et que tu ne veux pas refaire les mêmes choses : Avec ma mémoire de bulot, va savoir ce que j’ai fait comme tours il y a un an, sans ça… -Le nombre d’entrainement que tu as fait les X dernier mois (tu archives et fait évoluer ton tableau tous les X mois, en remplissant une colonne de cumul des X mois précédents). Ainsi, tu peut, lors d’un entrainement « libre », te pencher vers les tours que tu n’as pas fait depuis un moment, plutôt que de t’entrainer toujours sur les même tours favoris… Un tour ou tu ne t’es pas entrainé depuis un an, et qui ne te donne pas envie d’y revenir spécialement, c’est : Soit un tour qu’il faut faire évoluer, il ne doit plus te convenir. Soit un tour qu’il faut déclasser : le passer de ton set favoris à ton set de réserve, ou même ton set d’archive. Le set favori, ce sont les tours que tu es toujours prêt à faire. Il évolue. Peu nombreux, en général entre 10 et 20 tours. Le set de réserve comprend les tours que tu peux reprendre en main avec peu de travail, juste pour te rappeler comment ça marche, les subtilités, les textes. Là, on peut avoir du monde, mettons une trentaine de tours. Le set d’archive, c’est le foutoir ou tu mets tes tours dont tu ne te sers pas, mais qui peuvent servir un jour si tu as un thème demandant d’utiliser ce tour, ou une variante. Le nombre de tours ici n’est pas limité… En général, je ne perds pas trop de temps à m’entrainer là-dessus. L’entrainement reprendra quand je voudrais mettre ce tour au programme d’un spectacle… Pour l’entrainement lui-même, la règle dépend de toi : Si tu fais des performances tout le temps avec ton set favoris, tu n’as presque pas besoin de t’entrainer, tu le garde actif tout le temps. Si tu fais des pauses, il faut reprendre une séance d’entrainement avant la prestation. Si tu veux prendre un tour de réserve, ou pire d’archive, il faut plusieurs entrainements avant la prestation. Pour bosser un nouveau tour, la question ne se pose pas, il faut le travailler jusqu’à ce qu’il soit bon. Le nombre d’entrainement dépend du tour et de toi : Il y a des gens qui font un truc 2 ou 3 fois, et l’on tout de suite en main, d’autres qui ont besoin de jours, semaine, mois pour assimiler le même tour… Idem pour la reprise d’un tour déjà connus, qui varie suivant les gens et le tour… Le risque est toujours d’avoir une confiance indue en sa capacité à faire le tour : On l’a fait plein de fois, on n’a pas peur de le faire… seulement voilà, en pratique, on ne l’a pas fait depuis plusieurs semaines, et ce qu’on croit connaitre ne sera pas bon au final… Ensuite, ça dépend du temps que tu as à passer sur l’entrainement… Je ne sais plus qui disait (ceci n’est pas une citation, vu que je ne sais plus les termes exactes…c’est une évocation ) : -Quand je passe un jour sans m’entrainer, je le sens. -Quand je passe 3 jours sans m’entrainer, je le vois. -Quand je passe une semaine sans m’entrainer, le public le sent. -Quand je passe 2 semaines sans m’entrainer, le public le voit. Les temps dépendent de chacun, mais l’idéal est que le public ne le « sente » pas… ni nous, au mieux Gilbus
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Tu t'es renseigné chez les magiciens du bout du monde, le cercle FFAP du Finistère? Tu as tous les clubs FFAP ici: http://www.magie-ffap.com/page/75-associations-adherentes Gilbus
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Rencontre magique Chez MANKAÏ le 06 mars 2018
Gilbus a répondu à un sujet de Mankai EZZEDINE dans Forum Général
Intéressante version, avec le prisonnier de guerre, le thème est bien trouvé... Attention cependant au texte: tu as une expression récurrente, "bien évidemment", qui ne me semble pas mise en valeur, j'imagine donc que ce n'est pas voulu, mais un tic de langage... essaie de t'en défaire, cela n'en sera que mieux. Et puis tu parles beaucoup de "cartes", alors que ton histoire porte sur des prisonniers qui s'évadent... à partir du moment ou tu commences l'histoire, je te conseillerai d’arrêter de parler de cartes : Tu dis l'histoire du prisonnier, avec la ligne rouge à une pas dépasser (contraintes strictes de détention...), avec la discipline de fer (le boulon), et à la moindre incartade, un tour de vis supplémentaire, etc... Bref, raconte réellement l'histoire, assume là complétement, et fait nous oublier les cartes, qui ne servent que d'illustration de la détention, puis de l'évasion... Par exemple, à la fin, ce ne sont pas d'autres cartes qui sont toujours dans le ruban, mais les autres prisonniers, qui ont dut attendre la libération de 45... La pastille que l'on met au départ: tu trouve des pastilles en forme de cœur, et tu dit qu'il part au combat, avec le souvenir de l'amour de sa femme (ta grand mère, du coup...) Et ainsi de suite... Ton histoire n'est pas un prétexte à nous montrer un tour de cartes, c'est une histoire forte, sert-en... Gilbus -
Magiciens Amateurs vs Professionnels
Gilbus a répondu à un sujet de Francis TABARY dans Forum Général
Je ne dirais pas exactement cela : Je dirais que la maitrise est importante. C’est la maitrise de la technique employée qui va la rendre efficace et magique. Par contre, quand on dit « technique », on entend souvent des techniques compliquées. Hors il y en a de fort simples, qui ne demandent pas d’efforts surhumains pour être maitrisées. Je crois que ce que disent ceux mettant en avant la présentation, c’est surtout que l’on n’est pas obligé d’utiliser des techniques difficilement abordables pour faire un bon numéro. On peut utiliser des techniques simples, du moment qu’elles sont maitrisées, et faire un effet relativement proche d’une technique compliquée à l’envie, dans beaucoup de cas. Il y a bien sûr des cas précis qui demande une maitrise d’une technique précise, et qu’on va avoir du mal à contourner : Penons, les boules Excelsior : ben, la, il faut maitriser les passes pour ces boules, pour s’en servir, pas trop le choix si on veut faire un numéro classique de boules Excelsior… Mais en cartes : Bien souvent, on peut faire de bons tours sans réelle techniques compliquées. Les techniques avancées permettent d’aller plus loin, mais le spectateur voit-il clairement la différence ? Déjà, la majorité des techniques étant cachées : que l’on fasse tel ou tel contrôle, facile ou difficile, du moment qu’il est adapté et maitrisé, le spectateur ne verra rien. Ensuite, on a une panoplie de tours ou la technique s’approche du zéro absolu. Et qui peuvent être aussi très forts… Certes, j’envie ceux qui ont le temps et les capacités de développer certaines techniques que je ne maitriserai jamais. Mais cela ne me donne aucun complexe… Simplement, personne ne sais tout faire, et du moment que ce que l’on fait arrive à convaincre le public… C’est intéressant… Tu aurais accepté 400€ hors charges ? Je sais que pas mal de gens tourne autour de 500€ plus les charges... Quel est selon vous le prix d’une heure de spectacle, charge comprises ? En précisant si vous êtes pro ou amateur, et si c’est de la scène ou close-up, par exemple, si pour vous cela fait une différence… (Amortissement des GI, du coup frais de transports et temps de mise en place accrus, etc...) Mais bon, cela me semble toujours un peu curieux qu’on vende un spectacle « au poids » : Dans ce cas, un mentaliste qui vient avec un carnet et un crayon devrait être soldé, et Bebel qui se déplace avec un jeu de carte devrait être dispo pour une bouchée de pain Gilbus -
Festival de Magie à Dijon les 3 et 40318
Gilbus a répondu à un sujet de Nicolas (Catusse) dans Forum Général
C’est en fait le festival « vive la magie », qui a pris naissance sur nos terres bretonnes, et qui vu le succès, tourne maintenant un peu partout. Je vous le recommande ! J’avoue ne pas avoir pu voir le spectacle de cette année, mais ce sont toujours de très bons numéros, très pros et très bien rodés, bref, de la qualité, du genre de ce qui passe au plus grand cabaret… Avoir à nouveau des spectacles de magie de scène, avec plein d’artistes, qui tournent en France, c’est très bon signe : La magie est vivante ! Gilbus -
Du nouveau...? Arrondisseur d’angles : Sun-Star Kadomaru Pro Corner Cutter , moins de 9€ sur amazone port compris, vient du japon, donc 3 semaines environ d’attente. Gilbus
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Je ne connaissais pas l’effet, je suis donc allé voir sur le net, la vidéo officielle de pub. Ben, ce n’est pas un très bon exemple… On a une inscription qui apparait sur du papier quand on le mouille. Sans rien connaitre, on peut se dire que le papier a été préparé, et s’ouvre alors l’éventail des produits et méthodes pour préparer un tel papier. Et là, on peut effectivement avoir du mal à trouver quelle est la méthode employée : Il y en a tellement… Si on fait une descente dans les placards de la cuisine et de la salle de bain, on doit déjà en trouver plusieurs. Un passage dans un magasin de loisirs créatif, et on aura d’autres idées à tester… On peut aussi se pencher sur un traitement « mécanique du papier »… Ou, pour les plus documentés, fouiller les vieux livres en quête d’effets équivalents… Sans doute qu’une bonne part de nos essais ne marcherons pas, mais un certain nombre si. Lequel est la « bonne » méthode ? On s’en fiche : quand on a une explication aussi évidente que pour Watermark, même si ce n’est pas celle qui est vraiment employé, cela ne sert pas à grand-chose de chercher. Ce n’est pas magique, puisqu’on a plein d’idées, on ne sait juste pas laquelle marche le mieux… Et à partir du moment où on a une ou plusieurs explications, on est dans le cadre de la devinette, pas de la magie. Il faut différencier la vision du magicien qui cherche à refaire le tour, et celle du spectateur. Là, la différence entre l'opinion du magicien et du spectateur sur ce tour me semble assez proche... Quand un spectateur à plein d'idées à la base, on est mal barré... Par contre, si dans l’explication du tour, on te donne les éléments pour rendre ce tour magique, et éviter qu’une explication générique évidente n’apparaisse chez le spectateur, là, oui, c’est intéressant… Si on te donne les conseils pour dé-corréler le choix de l’apparition de la prédiction. Si on t’explique comment produire ce bout de papier de façon innocente (le faire sur une nappe de restaurant, un mouchoir en papier emprunté, une feuille empruntée dans un bloc note etc.) Si on t’explique comment impliquer le spectateur dans la prédiction (informations personnelles, ou thème génériques émotionnellement forts, passage sur le mode lecture de pensées, etc.) Si on t’explique différentes variante de présentation, comme poser le papier sur le front d’un spectateur pour faire apparaitre le message, ou d’autres choses du genre augmentant l’impact de l’effet… Etc. Oui, cela peut être un bon tour à acheter, s’il y a tout ça… Il y a tout ça ? (je ne sais pas, j’ai juste vu la pub à l’instant…la question est donc posée sans malice…) Le truc en lui-même, ce n’est vraiment pas ce qui me semble le plus important dans ce tour… C'est la réflexion qui vient ensuite. Du coup, soit on te fournis une réflexion déjà avancée, soit c'est toi qui doit tomber amoureux de ce tour, et développer ta propre réflexion... Les deux ont leur avantages... Gilbus
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Tu veux dire faire une Battle en public, en condition réelles? Ou, comme Mr_Cinema, faire un spectacle sur le thème de la Battle? Les deux ne sont pas identiques, en spectacle, on va faire "semblant" d'avoir un chalenge (tout est dans le jeu d'acteur...), alors que le scenario est prévu, les tours rodés et que c'est juste une apparence de Battle : Dans l'intérêt du spectacle, on gagnera à tricher, et à ce que tout soit prévus à l'avance, pour avoir une progression dans les effets ou les enjeux. Bref, avoir un scénario. Cela n’empêche pas d'avoir une séquence vraiment aléatoire, si tout le reste n'en dépend pas, comme l'a fait Mr_Cinema et son collègue. Mais on peut aussi être dans une vraie Battle, avec moins ou pas de choses prévues, un peu comme pour les matchs de théâtre d'impro. Bon, dans notre cas, il est parfois difficile de faire la différence : Si on fait tirer au sort des mots, des thèmes, des objets... ben, qui peut savoir si le sort est vraiment aléatoire, avec des magiciens Gilbus
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Ce n’est pas vraiment une Battle, mais plus un bœuf magique : Un jeu de carte est emprunté, mélangé par l’un des magiciens, puis le paquet passe d’une personne à l’autre. L’idée est de faire une production d’une famille de carte, une par une, dans l’ordre croissant. On prend le jeu, on mélange si ça nous tente, on produit la carte suivante (dans l’ordre, bien sûr…), on mélange si ça nous tente, et on passe au voisin. L’idée est d’avoir toujours une production différente des précédentes, naturellement… Ce n’est pas un Battle en ce sens que c’est plus coopératif que compétitif : Soit le premier s’arrange pour trier la famille à produire, et les autres doivent respecter ce tri, soit chaque personne, outre produire sa carte, doit « arranger » le suivant en lui préparant la carte à produire à un endroit cool. (J’avais produit la carte sous mon tapis… pouvoir évaluer à l’avance la carte que l’on doit produire, ça aide quand on n’est pas bon en manip…) Sinon, on peut faire un thème : Les cannibales, les ambitieuses etc… et chacun essaie de montrer une version différente. C’est un classique… Ou rebondir sur le thème du précédent, pour faire un autre tour : cela travaille l'improvisation du texte... Ensuite, si on élargit à autre chose que les cartes, et que les participants sont prévenus (il faut avoir un minimum de matos…), on fait des enchainements de production/transformation/disparition etc. en prenant toujours comme départ l’objet produit par le précédent. Dans l’esprit, on a aussi la compét de détournement : On a un tas d’objets ou de tours de magie pour débutants, chacun pioche dedans, on a un moment pour préparer, et on doit produire un tour utilisant ce matériel, mais qui ne soit pas le tour évident qui va avec l’objet. Une version similaire, en utilisant des objets sans vocation magique au départ… Je me souviens qu'une fois, dans un truc de ce genre, j’avais fait un tour avec un pistolet à eau et un rouleau de sopalin. On avait eut un peu de temps pour préparer, le choix des objets se faisant le matin, les tours devant être fait l'aprem... En coupant un rouleau de sopalin en deux grâce au jet d’eau du pistolet, chaque moitié de « cheminée » formait ainsi un objet ou l’on pouvait introduire une muscade par le haut ou par le bas, suivant les mouvements… et la muscade passait d'une cheminée à l'autre, naturellement...une sorte de jeu de gobelets à double entrée la muscade était une des feuilles de sopalin prélevée sur le rouleau avant qu’il soit découpé, déchirée, mouillée, et roulée en boule. Après quelques transposition d’une cheminée à l’autre, je dépliais la muscade, qui était toujours humide, mais faisait une feuille reconstituée… Je me souviens qu’un autre avait proposé une utilisation d’une bouteille d’eau et d’une capote qui donnait un effet bœuf Bref, on peut s’amuser avec pas grand-chose… Gilbus
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je décris ma version sans aucun gimmick ici: https://virtualmagie.com/forum/sujet/28811-réflexion-quel-tour-faites-vous-après-une-soirée-arrosée-hic/?do=findComment&comment=358179 Gilbus
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Viktor VINCENT dans Mentalistes, dans la tête des stars sur TF1 le 020218
Gilbus a répondu à un sujet de Thomas dans Forum Général
A mince, moi qui croyais que c'était une prédiction mentalopathique en direct... Déception... Gilbus -
Communication intuitive et télépathie avec les animaux
Gilbus a répondu à un sujet de Christian GIRARD dans Chemins de Traverse
Tout comme en illusionnisme on distingue des familles d’effets, je pense qu’il faut séparer les choses pour la « communication intuitive » (je mets des guillemets, je ne sais pas si la marque est déposée…) D’ailleurs, Christian à fort bien libellé le sujet : « Communication intuitive et télépathie avec les animaux » Je pense qu’on pourrait faire une distinction entre la communication, que l’on peut qualifier d’intuitive, d’empathique, ou de relationnelle, avec un animal présent, ou dont le comportement est décrit, et de la télépathie. Dans le premier cas, rien de surnaturel, c’est de la connaissance, de l’observation, et de l’intuition, bref, tout un tas de mécanisme qui permettent de ressentir l’état d’esprit ou la santé de l’animal (ou de l’humain) en face. Étudier avec des profs ce type de chose est sans doute très utile et intéressant pour ceux qui en ont besoin, ou qui fréquentent des animaux. Dans ce domaine, par exemple, des comportementalistes animaliers ont permis, il me semble, des choses intéressantes dans l’apprivoisement de chevaux, juste en établissant une communication avec l’animal, par une compréhension des modes de pensées et de comportements des chevaux, et du cheval visé en particulier. Les connaissances de la physiologie de l’animal concerné doivent assurément être un plus, et avoir une idée du fonctionnement « normal » de l’animal permet de repérer les variations, et de cerner l’état de l’animal. Par exemple, quand je manque de sucre, je suis grognons, ma femme m’apporte du chocolat sans que nous ayons communiqués, et le problème s’arrange. Elle connaît bien sa bête… Bref, la communication animale, c’est cool… Le second volet prête plus à controverse et débat, je pense : Il est question de contact « à distance », sans voir ni connaitre l’animal, sans avoir moyen d’obtenir des informations concrètes directes ou indirectes. Le cas de retrouver des animaux perdus, par exemple. Nous entrons dans le domaine de la perception extra sensorielle, de la vraie télépathie, donc. On a alors deux types de public : Ceux qui ont envient d’y croire, et c’est leur droit. Ceux qui ont envie de preuves, et c’est leur droit aussi, si on désire les convaincre. Le problème des premiers étant qu’il ne faut pas qu’ils se fassent embobiner par des charlatans (si, si, cela existe dans tous les domaines…je me fais bien passer pour un magicien, moi…). Le problème, pour les seconds, c’est que cela ne sert à rien de leur donner de la théorie ou des choses floues… Ils veulent des noms, des lieux, des dates, des témoins qui ne sont pas partie prenantes, et soyons fou, de l’expérimentation dans des conditions probantes. Et des conditions probantes, dans le cas d’illusionnistes, cela peut aller assez loin, car ils sont habitués aux versions simulées des phénomènes paranormaux, et sont donc bien placés pour dire les meilleures conditions selon eux pour éviter les biais de procédure. L’idéal étant que cela soit couplé à une vision scientifique, pour définir l’objectif et les critères minimums pour établir le phénomène. Personnellement, cela ne me dérange pas du tout qu’une personne disant avoir des capacités paranormales refuse de se prêter à tout ce cirque. Mais si elle veut convaincre des gens qui ne sont pas prêts à croire, il faut en passer par là. Si elle se fiche de convaincre ceux qui n’ont pas la foi, baste, chacun reste chez soi… Ce qui est plus gênant, ce sont les expériences biaisées (quand on voit ce que font certains para-psychologue, on se dit qu’ils ne réfléchissent pas des masses aux protocoles d’expérimentations…), les allégations non sourcées, et donc non vérifiables, les problèmes de collusions possibles entre témoins et défenseurs d’une thèse (les lobbies politiques sont une plaie, mais existent dans d’autres domaines…). Sur ce dernier point, des témoignages de bonne fois peuvent aussi dériver vers le non vérifiable, par des protocoles approximatifs : l’anecdote prend le pas sur le concret… Prouver des choses sérieusement, c’est pas simple… Cela s’appelle de la science…ou un truc qui s’en rapproche Dans le cas qui nous occupe, cependant, il me semble que nous pourrions mettre en place une expérimentation, beaucoup parmi nous ont des animaux, ou connaissent des gens qui en ont, et si ceux qui pratiquent cette télépathie animale sont d’accord, cela serait intéressant. Il faudrait mettre en place un protocole relativement inattaquable : Déjà, ne prendre en compte que des « anciens » du forum, pour éviter les soupçons de complicités de nouveaux arrivants venus juste pour cela. Que chacun s’engage à respecter le protocole, ne pas tendre de pièges, ne pas falsifier les résultats… la, il y a une part de confiance, puisque nous ne faisons pas l’expérience en « laboratoire », mais à distance. Choisir des tests quantifiables objectivement. Établir rationnellement quels sont les chances de passer ces tests sans avoir de télépathie, pour pouvoir mesurer l’incidence de la télépathie sur le résultat. Choisir les animaux cibles qui ne soient pas ceux des membres du forum, pour des raisons évidentes de non implication émotionnelle, à moins que cette implication ne soit un élément du lien télépathique ? Et aussi, soyons clair, pour qu’on ne puisse pas soupçonner que l’animal ait été épié par un complice venu sur place, sachant qu’il est relativement facile de trouver l’adresse de bon nombre d’entre nous… Le fait que l’on élimine les possibilités de « tricherie » devrait satisfaire tout le monde, ceux qui doutent comme ceux qui ont envie de convaincre. Et surtout mettre tout cela au point en accord avec les personnes qui vont pratiquer la télépathie, puisqu’ils savent à priori mieux que nous ce qui est faisable ou pas. Mais les témoignages donnés me semblent si cool que cela ne devrait pas poser de problème : localiser un animal d’après photo, établir un diagnostic sans voir l’animal etc… Etc. justement : je ne peux pas penser à tout, il faut une mise en place collégiale du protocole. Ainsi, entre gens de bonne foi, nous verrons ce qui se passe. Et cela peut être extrêmement motivant pour continuer d’autres expérimentations ensuite ! Ensuite, une question a été posée, dans l’autre discussion, qui m’interpelle : Si on peut communiquer avec les animaux, à distance et sans lien sensuel, pourquoi ne pas le faire avec des humains ? L’expérimentation sur l’animal humain ne me semble pas contraire à l’éthique dans ce contexte Et la lecture des résultats serait encore plus simple… Ceci dit, il y a surement une raison pour ne pas parler d’humains dans la « communication intuitive », laissons les télépathes nous la dire. Une autre question, qui je crois n’a pas été abordée : Seuls les animaux domestiques peuvent bénéficier de cette Communication Intuitive ? Et toutes les espèces d’animaux ? La réponse à ces questions, outre satisfaire ma curiosité, pourra permettre de limiter le périmètre d’une expérience si on arrive à en mettre une en place. Bref, le sujet, je crois, est totalement futile s’il n’est composé que de débats sur des théories ou des références à des témoignages dans des conditions non vérifiables. Pourquoi ne pas expérimenter ? Gilbus -
Philosophie et Magie : Un défi à notre Intelligence
Gilbus a répondu à un sujet de Thomas dans Les Étagères Magiques
C’est amusant, j’aurais entamé le parcours sur l’autre versant : La certitude… On n’est pas forcément étonné d’être, mais on cherche à savoir pourquoi on est. Une recherche de certitude. Bon, après, je suis assurément moins bon en philosophie que Platon, s’il parle de l’étonnement, il doit avoir de bonnes raisons Mais puisque je suis branché facteur de survie, aujourd’hui, on peut voir l’étonnement comme un facteur de survie à postériori. Et le besoin de certitudes comme un facteur de survie préventif. La magie, elle, va ébranler nos certitudes. Ce qui crée certes un étonnement, mais pas que. Une certitude étant un facteur de survie établis, le briser est plus fort que provoquer un simple étonnement sur un sujet ou la certitude est faible. Quant à la spiritualité… la, je ne vois pas trop : je place plus la spiritualité dans le domaine de la jubilation cosmique que dans l’étonnement Tu devrais développer un peu, pour voir Gilbus -
Philosophie et Magie : Un défi à notre Intelligence
Gilbus a répondu à un sujet de Thomas dans Les Étagères Magiques
Oui, pour avoir des résultats chiffrés, on doit passer la main à la science… Mais établir une philosophie de notre nature animale me semble assez « philosophique » quand même. Pour rappel, une définition de la philosophie : « Une discipline se présentant comme un questionnement, une interprétation et une réflexion sur le monde et l'existence humaine. » La nature animale de l’homme, et ses conséquences contemporaines sur l’illusionnisme me semble intéressante à voir, même d’une manière non chiffrée. Questionnons, interprétons et réfléchissons donc un tout petit peu sur le sujet. Déjà, si on fait un survol général, on a les coutumes culturelles humaines, et les héritages liés à notre nature animale. Les coutumes culturelles sont mises en place dans une civilisation donnée, pour des raisons historiques de survie, qui parfois n’ont plus aucune utilité de nos jours, ou sont même oubliées : Chez nous, le fait de se serrer la main droite était un acte destiné à montrer qu’on ne tenait pas d’arme (ce qui fait qu’à certaines époques, les gauchers étaient mal vus…) Le fait de trinquer en choquant deux verres : à l’origine, dans ce geste, un peu de boisson devait passer d’un verre à l’autre en trinquant, ce qui montrait que la boisson offerte n’était pas empoisonnée, puisqu’on la mêlait à la nôtre. La règle de galanterie disant que l’homme doit précéder la femme en entrant dans un bar ou un restaurant date d’une époque où il pouvait y avoir facilement du grabuge dans ces établissements, et donc l’homme doit prendre le risque d’entrer en premier, pour protéger la femme. Ces règles sont inscrites dans notre culture et nos coutumes (quoique la galanterie ait tendance à se renouveler….), et en creusant, on voit qu’il y en a plein, que l’on applique encore de nos jours d’une façon symbolique, en ayant oublié que c’est un symbole… Pourquoi les gens se souhaitent le bonjour, y compris sur le net, quand ils s’expriment, par exemple ? Je vous laisse chercher… On peut tenter d’expliquer tout cela. Et si on gratte un peu les explications culturelles, on peut remonter bien souvent jusqu’à des règles de survie bien plus anciennes… La galanterie, par exemple, et tout ce qui fait que l’on doit protéger la femme, date de bien avant l’amour courtois du moyen âge, d'un temps ou nous posions nos pattes sur le sol en descendant de notre arbre : Un groupe a besoin de femme pour se reproduire. Un seul homme peut permettre au groupe de se reproduire. C'est pas top niveau diversité génétique, mais justement, cela concentre les facteurs de survie... Les hommes sont donc moins essentiels à la survie de l’espèce : ils sont donc plus facilement sacrifiables... Ce qui fait qu’un groupe avec des mâles pleins de testostérone prêts à en découdre va mieux survivre dans des conditions conflictuelles qu’un groupe qui expose ses femelles au danger. Sélection naturelle… Et des milliers d’années et d’évolution après, on commence à parler de libération de la femmes… Seulement des milliers d’années après... Il y a eu une sélection naturelle « culturelle », qui a imposé des règles sociales de galanterie. Et si l’on gratte encore un peu, on peut retrouver, sous la motivation sociale la motivation de survie personnelle ou de survie du groupe, et en grattant encore, de survie de l'espèce... Elle guide notre vie entière, et ceux qui n’y sont pas soumis sont considérés comme des fous, ou en tout cas des individus dangereux pour la plupart. Mais trêve de généralité, voyons quelques exemples utilisables en illusionnisme… Vous connaissez tous le fait qu’un mouvement vers l’avant (vers le public), et montant, est plus remarqué, attire plus l’attention, qu’un mouvement vers l’arrière ou le bas ? Je pense, c’est une des premières leçons que l’on reçoit pour gérer notre posture ou notre interaction avec les spectateurs. Vue du côté du public, justement, d’où vient cette tendance à être captivé par ce qui se monte et se rapproche ? Replaçons nous il y a bien longtemps : Nous sommes descendus de notre arbre préféré, celui qui a des trucs à manger dedans. Et on cherche des trucs à manger autour, on en a vu tomber. Mais sur le sol, nous sommes des proies faciles : nous ne savons pas encore très bien marcher vite, et il y a de grosses bêtes pleines de dents qui se baladent dans la savane… L’une d’elle s’éloigne, pas de problème. Une autre s’approche : elle vient vers nous, et plus elle se rapproche, plus elle semble d’ailleurs grossir, devenir haute… Si nous ne faisons pas de différence entre celui qui part et celui qui vient, nous sommes éliminés : -Soit on s’enfuie à tous les coups, et on n’a pas de nourriture, et on meure. -Soit on s’enfuie trop tard, et on meure. Les survivant sont ceux ayant priorisés le mouvement de trucs qui approchent, et semblent devenir plus grands, donc montent. Cette sélection naturelle fait qu’une population entière, des milliers d’années plus tard, est toujours plus sollicité par un mouvement qui approche ou qui monte, que par un mouvement qui s’éloigne et descend. Ce n’est aucunement une action consciente, que l’on fait par réflexion : c’est câblé dans nos gènes et nos organes, et notre cerveau applique mécaniquement la méthode sans qu’on ait à le savoir. Et les illusionnistes se servent de cela pour faire leur tromperie, merci l’évolution… Un autre exemple : Vous savez tous qu’en illusionnisme, le contrôle de notre respiration est important. On gagne à faire certaines choses en inspirant, d’autres en expirant. Et le public va interpréter inconsciemment notre respiration : On inspire, on se prépare pour l’action, attention, il va se passer quelque chose ! L’inspiration est signe de préparation à l’attaque ! Avant de porter le coup, on inspire pour y mettre tout son cœur, parfois avec un cri en plus, histoire de déstabiliser l’ennemi. On ne crie pas les poumons vides, on ne frappe pas les poumons vides… Les muscles doivent être bien oxygénés, pour que le combat soit victorieux. Devinez depuis quand cette stratégie est en place… un paquet de millénaire, et ceux qui n’ont pas d’air dans les poumons avant l’attaque meurent, et alimentent la sélection naturelle… Notre public, tout ce temps après, est donc toujours soumis à cette observation inconsciente et animale de la respiration de l’autre : Le type inspire, il va se passer quelque chose. (On attire l’attention) La respiration est bloquée : on s’observe avant le combat ! (on intensifie l’attention, c'est imminent) Il expire lentement, ok, il se détend, il ne va rien se passer, on peut se détendre aussi… (On libère l’attention du spectateur, qui après la concentration précédente, se dépêche de faire le tour de tout ce qui n’a pas été observé pendant qu’il était concentré, au cas où il y ait un autre danger. Le spectateur est donc distrait à ce moment…) Le public ne se rend absolument pas compte d'avoir été manipulé par son propre système de survie câblé... Et les illusionnistes ne se privent pas d’utiliser la respiration comme moyen de contrôle de l’attention du public. Un autre exemple, détaillé par Yann Frisch dans sa conférence, et que j’ai évoqué plus haut : L’effet vient d’avoir lieu. Les yeux des spectateurs sont remplis d’étonnement, leur visage exprime la perplexité, ou l’amusement, ou l’émerveillement… Aussitôt, le public cherche le regard et l’expression des autres spectateurs du groupe. Car le groupe est un facteur de survie : En étant attentif à ce que fait le groupe, on a plus de chance de recevoir une alerte qui nous aurait échappée, car le machin plein de dents arrive discrètement derrière nous. Ceux qui font attention à l’attitude du groupe ont le temps de remonter dans l’arbre, et survivent. Le groupe à d’autres buts : Si on se bat en groupe, on peut vaincre et manger un truc qui nous aurait mangés, ou se serait enfui, si on avait fait la baston tout seul. Le groupe est important pour survivre. Avoir l’approbation du groupe est important pour survivre. Voilà pourquoi, des milliers d’années après, on reçoit toujours une dose de dopamine en récompense à chaque clic que quelqu’un fait sur le bouton « j’aime » de notre tuto de débinage. On à l’approbation du groupe, on est bien… Et voilà pourquoi la réaction du public à un spectacle est souvent emportée dans ces quelques secondes après l’effet, quand chacun jette un œil sur le reste du groupe, pour avoir l’approbation de celui-ci : Être le seul à applaudir, c’est ne pas être en phase avec le groupe, c’est un facteur de mort… Mais si on voit que les autres ont aimés aussi, on peut y aller ! Et comme le souligne Yann, ces quelques secondes de réaction à l’effet, ou les gens se lancent un coup d’œil, permettent à l’illusionniste de faire ce qu’il veut tant que ça dure : l’attention des spectateurs est totalement détournée de lui, elle est en quête d’approbation du groupe… Exercice : Définissez pour vous-même en quoi une action en transition d’Ascanio (ou en clair, comment le grand mouvement cache le petit, pour prendre un cas particulier) peut avoir une origine de survie ancestrale. Établissez comment le fonctionnement des ACA (Action de Continuité Apparente du même Ascanio) peut être lié à notre survie dans un milieu boisé. Déterminez en quoi la règle disant qu’on gagne à entrer sur scène côté cour (décrite par exemple par Gary Kurtz dans « leading with your head ») n’est pas une règle de survie ancestrale… et du coup n’a pas une valeur universelle. Mais fonctionne dans certaines conditions. Et bien sûr, je serais friand de voir votre propres versions des principes magique sous l’angle des actions programmées génétiquement pour la survie Je ne développe pas la partie traitant de l’intelligence comme facteur de survie, elle me semble assez évidente… Gilbus -
Philosophie et Magie : Un défi à notre Intelligence
Gilbus a répondu à un sujet de Thomas dans Les Étagères Magiques
Je n'ai pas lu l'intégralité des discussions dans les chemins de traverse: Beaucoup beaucoup trop, même pour un bavard comme moi Mais si tu mixe le sujet sur la cause animale et celui sur la réalité de l'existence, tu obtiendra sans doute quelque chose comme la transcendance génétique Ben, si tu veux, merci en fait, surtout venant de toi, c'est un grand compliment! Mais bon, cela n'a rien de "transcendant", justement: Le fait que nous sommes à la fois des animaux et des êtres spirituels me semble une évidence, l'étude des liens entre ces deux natures a bien dut être faite par des gens quelques part, en détail... Par contre, ce que j'aimerai bien avoir, car cela aurait une utilité pratique, c'est une étude sur les réactions physiques et psychologiques au moment de l'effet magique. Quel degré de contraction de quels muscles on observe? Comment et chez qui va-t-on avoir une réaction très visible, voir surdimensionnée : je repense à certain trailler de tour de carte ou un spectateur à qui ont fait le tour s'enfuie puis revient... il est rare qu'on obtienne une réaction aussi visible, mais il y a très souvent, par contre, des gestes des mains, des déplacements du buste, des modifications de la respiration, qui sont des indice d'impact physique... Quelle est le timing du temps de latence, quand l'esprit n'arrive pas à trouver une raison logique à ce qui arrive. Quelles sont précisément les réactions émotionnelles, et comment les moduler... Comment vont se répartir les regards lancés aux autres membres du groupe, pour quêter la réaction du groupe et se rassurer (ou pour assumer une attitude avec l'assentiment du groupe, ce qui est aussi une façon de se rassurer...) J'ai bien sûr quelques idées la-dessus, mais cela ne repose que sur des observations bien légères, et je n'ai pas les connaissances pour préciser valablement mes "impressions" Cela doit bien entendu rejoindre des études qui ont été faites sur les réactions à la "surprise" ou sur les contact avec une "scène inhabituelle ou conflictuelle" Y a t'il des schémas spécifiques à l'émotion magique? Mais est-on encore dans le domaine "philosophique"? Pour le coup de la destruction des habitudes par un choc ou une série de chocs (physiques, émotionnels, cognitifs etc...), afin d'ouvrir la conscience à d'autres niveaux de réalité, la plupart des maitres spirituels y ont recours, rien de bien nouveau... L'illusionnisme en tant qu'outil de transcendance n'est donc pas une surprise... Gilbus -
Philosophie et Magie : Un défi à notre Intelligence
Gilbus a répondu à un sujet de Thomas dans Les Étagères Magiques
Oula, on va dans le profond, là…. Creusons encore Dans l’image du serpent et de la corde : Celui qui est immergé dans sa réalité verra le serpent. Celui qui est immergé dans la réalité verra la corde. Celui qui est la réalité verra le serpent et la corde, et bien d’autres choses. Cela me rappelle l’histoire zen : Deux hommes viennent voir le maitre, le premier dit : "Il a déplacé la borne, et pris ma terre, c’est injuste !" Et le maitre répond : "Tu as raison." Le second homme dit : "Non, c’est lui qui a déplacé la borne, et pris ma terre, c’est injuste." Et le maitre répond : "Tu as raison." Le disciple se penche vers le maitre et lui murmure : "Maitre, ils ne peuvent pas avoir raison tous les deux." Le maitre se tourne vers lui, le regarde et lui dit : "Tu as raison." Dans le livre dont vous parliez, est ce qu’ils abordent la notion de transcendance génétique, au moment de l’instant magique ? (Sous un autre nom, sans doute, c'est juste le nom que je donne à la chose... mais "transcendance génétique", ça pète grave...) C’est une idée qui me trotte par la tête ces temps-ci, je me demandais si des gens vraiment intelligents l’avaient développée, ou réfutée : Le fait que nous avons été façonnés par l’évolution pour trouver le salut (la survie) dans notre compréhension du monde, plutôt qu’en notre force physique. Et que cela est inscrit dans notre construction génétique... Et du coup, quand notre compréhension du monde se trouve battue en brèche par le fait que nous croyons à une illusion, ou que nous pensons croire une illusion, ou qu’on est paumé pour savoir ce qui est vrai ou illusion, et bien il se produit plusieurs choses : Des réactions physiques, et d'autres psychologiques. Nos réflexes pour gérer le danger sont remis en avant, puisque notre intellect est pris en défaut (temporairement…), et que sans l'intellect, nous sommes vulnérable, et donc en danger... Car nous sommes équipés pour la survie, et avons une panoplie d’outils à notre disposition pour cela. Des solutions d’évitement : Recul devant l’endroit où a eu lieu l’effet magique, voir même réflexe de fuite physique ou psychologique. Appel à la protection du groupe: vos spectateurs se détourne de vous, pour regarder les réactions des autres. Agressivité à divers degrés. Réévaluation des risques : s’il ne semble pas y avoir de danger réel, ni physique, ni moral, ni social, l’intellect reviens au commandes, avec souvent une réaction de rire exutoire. Et enfin, parfois, rarement, mais bon de temps en temps, un sentiment de transcendance : On prend conscience que notre réalité sécurisante n’est qu’un bouclier de papier, mais que l’on n’en a pas besoin. Que l’impermanence règne au sein de la permanence, que nous sommes à la fois minuscule, sans importance, et à la fois immenses et tout puissants. Mais pour vivre cela, il faut que notre corset d’automatismes, façonné par l'évolution pour les besoins de la survie, soit bousculé par un choc, et l’illusion convaincante et impossible nous délivre ce choc. J’aime bien réconcilier la théorie de l’évolution avec le spiritualisme… Les deux ont raison… Gilbus -
Routine mentalisme avec un jeu alpha deck
Gilbus a répondu à un sujet de Hervé MRCT (AirV) dans Forum Général
Le tour anagrammarie qui est dans la partie "tours et technique" de VM (pas le forum, le site...) Gilbus -
Dans les mélanges gag: le mélange suisse: le jeu tenu en biddle main droite. la main gauche vient prendre une carte, lentement, et la met dessous. pause. On recommence... sans cesse, mais lentement, avec des pauses à chaque étapes. le texte qui accompagne doit être dit très lentement, si possible avec l'accent suisse... "Leee mélaaannge suiiiise, c'essttt un mélaaaange qui prennnnd duuu temppps...Maiiis oonn n'est paaas presssséééé..." . Gilbus
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