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Gilbus

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Tout ce qui a été publié par Gilbus

  1. rien que pour lire la réponse d'otto, ca vallait le coup de poser la question, non?
  2. [quote=jokemagie....Je n aime pas le therme de comédien, je préfère le naturel et la mise en scène de ce naturel plutot que " jouer a etre un personnage". dans ce cas, la question de la veste ne se pose pas non plus: si tu porte une veste dans ton "moi" de magicien, tu as une veste. si tu es style Tshirt ou poncho, tu n'en a pas en fait, vis a vis de la question, nous sommes bien du même avis, non? Si tu te force a mettre une veste alors que tu n'es pas quelqu'un "à veste", cela deviens de la comédie... et tu changes de personnage si dans la vie courante, tu met parfois des vestes, d'autre fois pas, ben il n'y a pas de problème, ne change rien Si l'on ne veut pas faire de comédie ni changer de personnage, il est encore plus important d'être fidèle à soit même, non? Pour le reste, savoir si l'on est magicien sans faire de comédie... Je respecte bien sur ceux qui ne pensent pas qu’on « joue la comédie » en faisant de la magie. Simplement, je n’ai que bien rarement vu des gens être totalement les même quand ils commencent à faire leur numéro. Ils changent de ton, de façon de parler, de rythme… Cela n’est peut-être pas très visible, mais un bon observateur peut le remarquer, et le public le sentir. Rester parfaitement soi-même, quand on se produit devant un public, demande de forts talents de comédien D’autre part, rester soit même, pour toi, c’est sans doute parfait. Mais moi, je ne suis ni intéressant, ni drôle, ni beau à regarder, au naturel. Il me faut donc devenir autre chose, pour donner mieux aux spectateurs que ce que je suis réellement. Je prends donc des personnages qui sont plus spectaculaires. Ils me ressemblent, je ne suis pas un assez bon comédien pour me transformer du tout au tout. Mais ce n’est quand même pas moi, sinon, ça serait bien pâlichon… Mais bon, on a dut déjà parler de tout ça dans d’autres messages, non ? gilbus.
  3. Une veste est-elle obligatoire ? Pourquoi le serait-elle ? Quand tu fais de la magie, tu vises bien un effet, pour le spectateur ? L’effet, c’est la réunion d’un personnage et d’une impossibilité : Le personnage (et la mise en scène qui va avec) donne le ton du numéro, et l’impossibilité donne la magie. Si ton personnage est du genre à porter une veste, la question ne se pose pas. S’il est du genre à n’en pas porter, la non plus, c’est évident. S’il peut en porter ou pas, c’est un choix lié à la conjoncture (la température, le contexte…). Pourquoi l’effet devrait il influer sur le personnage et son allure? L’effet, lui, est composé de ce que vois le spectateur, et des moyens technique que tu mets en œuvre pour y arriver (je schématise) Pour un même effet perçu par le spectateur, tu as presque toujours une palette de moyens à ta disposition. Donc, si tu as une veste, tu utilises les moyens avec une veste, ou pas. Si tu n’as pas de veste, tu n’utilises pas les moyens nécessitant une veste. Ça a l’air idiot, comme réponse, mais bon, la question n’est-elle pas triviale ? Dans un numéro de magie, le personnage, à mon sens, doit passer avant le choix des moyens techniques. Quand un acteur joue une pièce, il ne détermine pas le caractère de son personnage en fonction de la couleur du costume : C’est plutôt l’inverse. Bon, puisque tu maitrises la majorité des tours de cartes, tu dois avoir aussi pensé à travailler ton personnage et sa mise en scène, j’en suis sûr : Les techniques ne sont bien sûr que des outils, des moyens. Tu as dut avoir le temps, durant ces années, de penser au ressentit du public, et donc de voir que la façon de montrer est plus importante que ce que l’on montre. Donc, cela m’étonne que tu poses la question Gilbus.
  4. Vous ne comprenez pas les technocrate culturels? et bien on vous popose d'en parler: Invitation reçue ce jour... qui doit éclairer la vision déstructurée de notre créativité collaborative au sein d'une démarche inovante et participative... si le projet d'éric electrik avait abordé ce type de thème, l'argent serais déjà versé... RENCONTRE INTERREGIONALE Comment ensemble, mettre la culture au coeur du développement durable ? les 23 et 24 novembre 2011 - Espace Galatée, GUICHEN (35) FORUM OUVERT TERRITORIAL BRETAGNE, BASSE-NORMANDIE, PAYS-DE-LA-LOIRE Organisé en partenariat avec le Pays des Vallons de Vilaine, la commune de Guichen avec le concours du Conseil régional de Basse-Normandie "Soyez prêts à être surpris !" C’est la devise du Forum ouvert : démarche innovante qui s’organise autour d’ateliers participatifs permettant de favoriser la mobilisation de chacun dans un esprit de collaboration et de créativité.La programmation des deux jours sera organisée autour des thèmes qui vous intéressent et que vous serez invité à proposer à l’ouverture du forum. Cette rencontre s’adresse à VOUS : acteurs du spectacle vivant, élus et professionnels des collectivités territoriales, acteurs de l’éducation, du social, du sport, de l’environnement, du tourisme, des universités, de la recherche, de la coopération internationale, citoyens… Votre seule préparation est d’identifier des sujets et projets que vous aimeriez partager et discuter. Quelques pistes : Comment la culture peut-elle renouveler l’imaginaire social pour que naisse un nouveau projet de société ? Comment croiser enjeux culturels, enjeux de territoires et de société dans un monde en mutation ? Que faire, à quelle échelle ? Comment favoriser le dialogue et la coopération entre secteurs d’activités et métiers ? Comment contribuer à faire changer les postures, les normes et les outils ?A bientôt à Guichen ! Inscription obligatoire (et dans la limite des places disponibles). Le format Forum ouvert étant un processus de travail collaboratif ; il ne permet pas l’inscription différenciée sur une seule journée ou demi-journée. Tout participant s’engage à être présent sur les 2 jours. Tarifs d’inscription incluant les déjeuners et le diner : structure 80€ / individuel 50€ + d'infos / s'inscrire : http://reseauculture21.fr/forumouest Le forum ouvert interrégional Bretagne/Pays-de-la-Loire/Basse-Normandie s’inscrit dans le cadre d'une concertation nationale. Trois autres forums territoriaux se dérouleront de novembre 2011 à janvier 2012. + d’infos : www.reseauculture21.fr/forums2011 CONTACT Spectacle vivant en Bretagne : Sophie Briand s.briand@svbretagne.fr / 02 99 37 28 41 / 07 86 53 06 73
  5. Ce n’est pas du débinage, puisque ce n’est pas un numéro de magie. Le débinage a eu lieu bien avant, quand on a expliqué aux jongleurs ce qu’était la canne dansante (on la vend sous le nom de flying stick, dans les magasins de jongle…) La canne dansante pouvait être magique, si l’on incluait un mouvement ou deux dans un numéro composé d’autres choses faites avec une canne. Puis les magiciens ont voulu utiliser le truc à fond, et ont fait des numéros de cannes où ils n’y avait QUE de la canne dansante, et donc qui permettais au spectateur de comprendre qu’il y a un fil, en lui laissant le temps de réfléchir. Les numéros sont devenus de plus en plus esthétique, et de moins en moins magique. Et au final, la canne dansante n’est plus un instrument de magicien, comme on le voit. J’étais cet été à la convention nationale de jongle, et on voyait du monde s’exercer à cet agrès de jongle, qui donne de jolis mouvements. Magie ? Ben, non, pourquoi ça serait magique ? Je voulais inclure un peu de canne dansante (juste quelques passes) dans un numéro de magie que je prépare, avec un bâton du diable. J’ai laissé tomber, plein de jongleur au bâton le font maintenant. Je voulais que ce soit magique, donc un minimum mystérieux. Encore une chose que les magiciens ont perdu, à force de le surexploiter et de donner à tout vent l’explication… Dommage… Gilbus.
  6. Arf : Si on parle des états unis, on peut aussi parler des entreprises, qui ont des exonérations en subventionnant des démarches caritatives ou artistiques ? Donc, en fait, l’état délègue aux entreprises le choix de ce qui est subventionné, non ? Moi, ça ne me plais guère plus. Les subventions de l’état (ou de la région, département, commune etc…) n’ont pas pour but de donner des sous aux copains, mais de permettre la création artistique dans de meilleures conditions. Si tu te plains des subventions, j’imagine que tu es aussi contre le statut d’intermittent ? Ou les aides à la formation ? Après tout, faire une formation à chalon, pour étudier la nouvelle magie, ça devrait être entièrement aux frais des étudiants, non ? Ben, je préfère être dans un pays où il y a des aides, même si on ne les as pas toujours, que dans un pays où il faut des sous à tout prix. Je crois que l’on sort de la magie, pour parler politique, la Certes, il faut montrer patte blanche pour avoir des subventions. Et cela demande des efforts pour s’adapter au protocole de ceux qui les donne. Et certains, qui sont bon en communication administrative, et mauvais en spectacle, en bénéficie. Mais on peut aussi parler de tout ceux qui sont bons en spectacle, et touchent des subventions ! Il ne faut pas voir que les parties qui déçoivent, comme l’aventure de notre amis Québécois. Et c’est vrai aussi que depuis quelques années (suivez mon regard pour savoir l’événement politique qui marque le tournant), les subventions culturelles sont de plus en plus réduites. Je fais partie de plusieurs associations, qui ont perdues pas mal de leurs subsides. On se débrouille en réduisant les dépenses, et en revoyant des projets à la baisse. Mais au final, ce seront des projets « culturels » en moins, car les subventions nous permettaient plus d’ambition dans nos projets. Il est toujours délicat de comparer l’activité artistique (bon, on va dire que la magie est un art, une fois pour toute, hein ?) et l’activité commerciale ou industrielle. Pour moi, une société doit prendre soin de ses artistes, car ils sont le reflet du dynamisme de sa culture. Combien d’artistes (de talent ou pas, tant qu’ils ne décollent pas, on n’en sait rien) crèvent de faim aux états unis ? Un sacré paquet, à ce qu’on m’a dit… Je ne dis pas qu’il n’y en a pas qui crève la dalle en France, mais grâce aux crédits de l’état, moins. Tu n’es pas content, quand des structures prennent des artistes en résidence, pour qu’ils puissent travailler un spectacle tranquillement ? Ben je connais pas mal de monde qui en as bénéficié, et ce ne sont pas des copains de l’attaché culturel de la communauté de commune… Donc, le copinage, certes, il existe. Mais je pense qu’une bonne part des budgets est dépensée à bon escient, par des gens honnêtes. Gilbus.
  7. Nous sommes sur le salon public, dur donc d’en discuter ici. Mais tu as raison, parlons de la partie « cachées » : Là aussi, on peut se poser des questions sur la légitimité du système de lévitation : Il y en a de toutes sortes… Que l’on utilise un système simple comme pour les boules volantes, ou double pour compenser automatiquement l’horizontalité, ce ne sont pas des « découvertes » de Losander, en ce sens que ces applications purement mécaniques sont utilisées dans bien d’autres dispositifs que ceux de la magie, et depuis longtemps. Si on oublie la magie : Un fabricant de dispositif mécanique, de nos jour, désirant incorporer un tel système dans un objet, pourra t’il déposer, selon toi, un brevet pour ce type de procédé ? Qui est utilisé un peu partout déjà dans le monde de la mécanique générale ? Ça m’étonnerait, car un brevet demande une innovation réelle, il me semble. Oui, reproduire précisément, là aussi, le dispositif de Losander, c’est du plagiat. Mais le principe mécanique, je vois mal comment on empêcherait d’autres gens de l’utiliser, dans des dispositifs de fabrications différentes, non ? A vrai dire, j’avais fait des essais de chose volantes, dans ma jeunesse (c’est pas récent…) avec des astuces pour tenir l’objet vertical (c’était un balais, pas une table…). Bien avant de voir un numéro de table volante. Mon système utilisais des éléments de mécano, c'est dire si c'est loin de Losander Et je n’avais rien inventé, juste utilisé un peu de bon sens et de la mécanique de base… Arf, si j’avais pensé à déposer des brevets sur toutes les choses que j’ai pu bricoler en utilisant du simple bon sens, personne ne pourraient plus rien faire sans me donner des sous : Dommage… Gilbus.
  8. on parle d'index jumbo, pas de cartes jumbo: ce sont les cartes format poker standard, mais avec les index imprimés en gros, c'est tout. plus lisible de loin. mais comme dit plus haut, pas forcément trés belles...mais c'est une question de gout A noter qu'à l'origine, la encore, les index jumbo n'étaient pas pour les magiciens, mais pour les personnes à la vue basse, tout simplement... Gilbus
  9. C'est marrant, mais j'ai l'impression que tout le monde détourne les yeux du post de Cristian Girard, qui est juste au-dessus... Copier c'est pas bien! Mais si les premières tables volantes sont recensées au 19ieme, j'imagine que même si elles avaient été protégées par le même droit d'auteur que maintenant, leurs inventeurs n'ont plus guère de droit, vu qu'ils sont morts depuis bien longtemps. Partant de là, Losander n'as pas le monopole des guéridons volants. On ne doit pas copier ses modèles, certainement. Mais si je prends le guéridon qui est à côté de moi en ce moment, hérité de ma famille, en bois massif, et que j'en fais une copie en balsa, je ne vois pas qui pourrait me le reprocher, ni de quel droit. Ce qui est gênant, c’est qu’on reproduise « à l’identique » un modèle de Losander. Ou que l’on reproduise à l’identique un numéro utilisant cette lévitation. Mais le fait de faire voler une table, désolé, je ne suis pas près de vous croire sur parole, si vous dites que l’on n’a pas le droit sans passer à la caisse. Il est quand même incroyable que sous prétexte que certains ont réalisé et vendent un matériel (de qualité, mais ce n’est pas le problème), ils veuillent verrouiller l’utilisation de principes connus depuis des lustres et qui ne leur appartiennent pas. On retrouve ainsi des gens qui croient avoir inventés l’aimant, le miroir ou le FI à longueur de catalogue. Et tous les magiciens biens pensants, qui ont acheté le matériel de dire : Que nenni, point d’aimant hors de ce tour officiel, et de miroir tu n’utiliseras point, à moins de payer ton éco… On a le même cas, pour ces tables : Relisez le post de Christian, que diable ! Et contredisez-le, si vous avez des arguments. Une discussion consiste à entendre les arguments de l’autre, et à en tenir compte. Ici, j’ai surtout l’impression qu’on parle entre gens du même avis, et que toute contradiction est soit tournée en ridicule, si le contradicteur est inconnu, soit pudiquement ignorée, si le contradicteur est connu et a du répondant. Alors ? Les tables spirites du 19ieme ? Elles sont d’avant Losander, ou ce sont des copies illégales de façon prémonitoire? Gilbus
  10. Ben, c'est aussi un argument POUR prendre des carte poker: Elles sont plus grosses, donc mieux visible de loin. La visibilité devrait être la première chose à considérer, quand on présente un numéro visuel, non? Si on veut aller au bout du concept, on devrait prendre aussi des index jumbo... Certains le font. Mais je trouve ça vraiment trop bizarre, du coup... Gilbus
  11. Nos cartes bicycle ne sont pas des cartes de magiciens, mais de joueurs de pokers, à la base. Les magiciens américains ont utilisés ce qu'ils avaient comme cartes "ordinaires" En fait, on peut se demander si le fait de ne pas utiliser des cartes européenne format bridge, les plus répandues en France, n'est pas une grosse erreur de la part des magiciens: La première chose que vois le spectateur, c'est un jeu qu'il ne connaît pas. Il est donc suspicieux. Alors que si on avait un jeu Ricard, il ne se poserait même pas la question sur sa normalité. Le fait de dire: elles sont de meilleure qualité, glissent mieux, s'abime moins vite... n'est-ce pas faire passer nos propre contrainte avant la réussite du numéro dans l’esprit du spectateur ? Bon, heureusement, avec la mode du poker, les cartes bicycle et assimilée sont de plus en plus connue du public. Mais pas de tout le monde : Mercredi soir, au crazy druids (oui, les crazy fonctionnent toujours à rennes ! viendez !) moi et un magicien avions sortis tous les deux un bicycle bleu. La réaction d’un spectateur : « tiens, vous vous fournissez tous les deux au même magasin de magie, marrant, non ? » L’air de dire : vous ne me la ferez pas avec vos jeux truqués… Nous avons bien sur remis les choses au clair, en expliquant les cartes de poker, la glisse, la qualité… Mais cela reflète bien ce qui se passe dans la tête d’un Français moyen voyant un jeu de carte américain… Les mêmes cartes sont en vente dans les magasins de jeu, et pas de magie. Donc, ça finira par s’arranger… J’espère. Gilbus.
  12. Je pense que la réponse est dans ce que dit Spiouf : Les milieux administratifs culturels ne vivent pas dans le même monde que le reste de l’univers. Ils ont leur langue, leur priorités, leurs manières. Un même projet, suivant qu’il est présenté dans leur langue ou non, les enthousiasmera, ou les feront ricaner de mépris. Les associations françaises, dés quelles veulent s’aventurer dans les demandes de subventions, ont ce genre de problème : Il faut être compris du technocrate culturel, et lui présenter une chose avec des mots qui le fasse saliver. Lui parler magie, cela semble trop passéiste. Si tu lui parle de démarche consistant à revisiter le réel, et provoquer une prise de conscience, la, tu l’intéresse. Si en plus tu arrives à caser dans l’argumentaire les mots : coopératif, solidaire, et la promotion de l’accessibilité culturelle, la, c’est presque gagné. Au final, tu auras toujours le même type avec ses cordes sur la scène, mais ça ne sera plus de la magie, mais de la culture. Pauvre de nous… Gilbus
  13. Nous n’avons pas les mêmes spectateurs, on dirait… A part quelques groupies, et d’autres magiciens, la plupart des spectateurs voient de la magie « en vrai » très rarement, souvent pour la première fois. Donc, dire qu’ils sont « habitués » semble inadéquat. Ils savent qu’il y a un truc : c’est un fait culturel. Mais heureusement, cette connaissance intellectuelle est normalement surpassée par l’impact émotionnel de voir sous ses yeux se réaliser la chose. Car si on n’inspire pas cette émotion, autant arrêter de faire de l’illusion, et se mettre au penspinning ou à la jonglerie, qui est bien plus impressionnant… Le jour ou un tour ne peut plus faire ressentir l’émotion magique, il faut l’abandonner, ou en modifier la procédure, ou se remettre soit même en question. Ce n’est pas parce que les gens savent qu’il y a un truc que l’on ne doit pas leur montrer des choses tellement impossibles qu’ils finissent par se demander si c’est vrai ou pas. Si tu leur dit : Non, ce n’est pas vrai, oui, il y a un truc, oui, je vous ai pris pour des buses : Tu sors pour moi de ton rôle d’illusionniste. L’illusionniste est un être de mystère. Si lui-même cherche à détruire le mystère qu’il a si laborieusement créé, il ne reste rien. Rien qu’un être arrogant qui se moque de son public en lui posant des devinettes sans leur donner la solution. Certain magicien ont d’ailleurs suivi ce raisonnement, et donnent la solution à la suite du tour : C’est tendance, et on va au bout de la logique qui dit qu’on ne doit pas tromper les gens, cool, non ? Ben non. Un magicien garde ses secrets, et les pièces qui disparaissent et réapparaissent, quand je ne sais pas comment, me font toujours sentir la magie, la vraie… Non, nous n’utilisons pas la VRAIE magie. Mais nous l’imitons, c’est le rôle de l’illusionniste. Et l’imitation doit être aussi parfaite que possible, pas seulement du point de vue technique manipulatoire, mais aussi par le personnage, et impact sur les spectateurs. Ce qui compte, ce n’est pas que la passe soit parfaitement réussie dans les mains du magicien. C’est qu’elle ait un impact dévastateur dans l’esprit du spectateur. Le mentalisme, en ce sens, me semble un moyen d’avoir un fort impact émotionnel. Car justement, le spectateur ne sait plus trop s’il y a triche ou pas. Dire qu’il y a triche, cela transforme le mentaliste en « simple » illusionniste, donc en tricheur. Et détruit tout intérêt à la chose. Ensuite, parler des escrocs, c’est un peu facile. Il y a des escrocs dans toutes les professions : Des hommes politiques, des syndicalistes, des promoteurs immobiliers, des financiers… Faut-il pour cela dire qu’il faut interdire la politique, le syndicalisme et la construction de bâtiments ? Dire qu’un magicien ou un mentaliste, qui ne dit pas qu’il est un tricheur, encourage les escrocs, c’est comme de dire qu’un homme politique qui ne dit pas que la réalité des négociations est moins simple que ce qu’on dit au grand public encourage les magouilles. Chaque métier a ses contraintes, qui ne sont pas étalées au grand jour, pour pouvoir continuer à travailler : Si les hommes politiques déballaient tous leurs marchandages, souvent triviaux et pourtant indispensable, qu’ils sont obligés de faire, ils ne seraient plus crédibles. Si les mentalistes balances tout de go qu’ils sont des tricheurs, ils ne sont plus crédibles non plus. L’illusionnisme ou le mentalisme ne sont pas des outils d’escrocs. Mais des escrocs peuvent s’en servir, tout comme ils peuvent se servir de faux papiers, d’outils de locpiccking ou d’arme. Raison de plus pour ne pas laisser trainer les secrets de magiciens. Mais surement pas une bonne raison pour condamner tout le monde à renoncer à la magie apparente, et à ne faire que des jongleries de cartes. Gilbus.
  14. Au contraire! Ce sont souvent les spectacles les plus intéressants! Le problème, c'est qu'il ne suffit pas de faire une chose (danse, jonglerie, conte, musique, mime, théâtre, ventriloquie etc.) puis une autre (illusionnisme) pour que le résultat soit bon. Il faut déjà être bon dans les deux disciplines, et SURTOUT construire un spectacle qui harmonise les deux. C'est très délicat Mais si on prend par exemple Xavier Mortimer avec son "ombre orchestre", ou les spectacle du scarabée jaune, il y a de bons exemples de ce que peut être un spectacle mêlant plusieurs disciplines. Ce sont de très bons spectacles. Dans le trailler évoqué ci dessus, on a l'impression qu'il s'agit de numéros de danse entre chaque illusion, ou de numéros d'illusion entre chaque danse...En plus, l'alignement de boites sur la scnène évoque une magie "pousse boite" qui ne plais pas à tout le monde. Mais ce n'est peut être pas le cas? C'est dur d'en parler sans avoir vu, néanmoins, le trailler n'évoque pas une fusion des disciplines... Je n'y connais rien en danse, en plus. Pour le conte, par exemple (enfin, un exemple plus simple a évoquer pour moi): Le plus dur est de faire en sorte que le conte et l'effet magique ne se parasitent pas l'un l'autre, mais s'enrichisse l'un l'autre. Il ne suffit pas de plaquer une histoire sur un tour. Ni un tour sur une histoire. Les deux doivent échanger leurs énergies, leurs informations, être complémentaires pour donner un numéro fini ou tout est motivé. Bref, il y a du boulot Mais quand ca prend, c'est chouette Le livre "théâtre et magie, la voie de l'imaginaire" de Claude De Piante parle bien mieux que je ne saurais le faire du travail à faire pour gérer les spectacles interdisciplinaires...
  15. cool, deux de plus! décidément, ma liste n'est pas complète le plus drôle, c'est que j'ai déjà présenté une guillotine ou une évasion... l'âge, sans doute...
  16. Voila la liste de famille d'effet qui me sert de référence: on retrouve les mêmes que chez un peu tout le monde, j'imagine. l'animation d'objet, je ne l'ai rajouté que récemment (en avril 2011), je l'avais bêtement oublié. alors queffectivement, c'est une chose assez porteuse, et employée pour de nombreux tours Cette liste n'est pas une liste de phénomènes physiques contre nature, mais une liste d'effets vis à vis des spectateurs: Par exemple, un enclavement, cela pourrait s'assimiler a une pénétration, car un anneau traverse l'autre, pour se retrouver dedans. mais c'est à mon sens différent pour le spectateur d'une main traversant la paroi d'un aquarium pour attraper un poisson, et ressortant en laissant la vitre intacte. -Apparition -Multiplication (différent d'apparition, car ce que retiens le spectateur, c'est qu'il y a plus de choses, pas quelles apparaissent. Le rêve de l'avare (chasse aux pièces) est composé d'apparitions successives. Couper une balle mousse avec le doigt pour en faire deux est une multiplication.) -Disparition -Restauration (d’un objet cassé) -Déplacement (un objet va d’un endroit à un autre) -Transposition (échange entre deux éléments, ce qui reviens à deux déplacement, mais n’est pas perçu comme tel par le spectateur) -Pénétration (le fait de passer à travers: quand on passe à travers une vitre sans la briser, par exemple.) -Désenclavement (ou l'enclavement, effet inverse : interviens quand deux objets s'imbriquent l'un dans l'autre: typiquement les anneaux chinois.) -La coexistence spatiale (Elle apparait quand deux objets occupent le même volume: Par exemple, faire entrer 10 boulles de bowling dans un sac plastique gros comme une boulle, c'est de la coexistence. Mary Poppins qui sort un bric-à-brac volumineux de son petit sac, est aussi dans cette famille. On pourrait aussi appeler cet effet 'poche dimensionnelle', puisque les objets sont peut être dans une autre dimension. Je tiens pour ma part à différencier cela d'une apparition: L'apparition crée un objet de toute pièce. La coexistence spatiale permet simplement d'en ranger plus dans le même endroit, mais ils existent avant qu'on les voit ou après qu'ils ont disparus... ) -Changement de matière de couleur, de motif, de forme, de taille, de gout, d’odeur, de bruit, de poids, de température (Je ne sais pas s’il faut gérer toutes les sous catégories, ou une seule…) -Déplacement dans le temps (je ne sais pas s’il faut détailler le sens du déplacement…ou le fait de figer le temps) -Lévitation -Télékinésie (objet qui se déplace visiblement tout seul. L’effet est différent de la lévitation, car l’objet ne vole pas, mais reste soumis à l’apesanteur) -Animation (l'objet deviens actif, et agit de son propre chef: ce n'est pas le magiciens qui le fait bouger, contrairement à la télékinésie) -Équilibre impossible (également perçu d’une manière différente de la lévitation, car c’est un peu moins « impossible »…) -Divination (connaitre une chose du présent ou du passé) -Prémonition (connaitre une chose du futur) -Télépathie (connaitre une chose sue ou pensée par un autre) La télépathie peut en fait se décomposer, dans le cas de l’illusionnisme, en deux choses : La lecture de pensée, qui correspond bien à la définition ci-dessus. La transmission de pensée, c'est-à-dire envoyer une information à un autre par la pensée. Dans le cas ou c’est réalisé entre un magicien et son assistant, par exemple, il y a peu de différence, on change juste de personne qui viens lire dans l’esprit de l’autre, et l’effet est sensiblement le même pour le spectateur. Mais l’effet est très nettement différent dans le cas ou le magicien envoie une information dans l’esprit d’un spectateur : on a alors un vrai cas de transmission. J’ai par exemple un effet ou je viens lire dans l’esprit d’un spectateur le nom de la carte qu’il a pris, puis je transfert le nom de cette carte, toujours mentalement, vers un autre spectateur : On a alors les deux versions assemblées dans une même expérience… -Contrôle mental d’une autre personne -Coïncidences improbables -lien entre deux choses ou personnes (comme la poupée vaudou et celui qu’elle représente)
  17. Si on mélange familles de tours, famille d'effets, techniques, effectivement, on peut toujours dire que personne n'invente totalement, puisqu'il se sert (presque) toujours d'éléments préexistants, et entre dans des cadres préexistants (qui n'ont pas été créé pour limiter au départ, mais pour cataloguer, c'est ballot.) Oui, un tour qui utilise l'équivoque n'est pas entièrement nouveau dans ses moyens: Mais sa façon d'être ressentie par le public peut être nouvelle. Oui, manivelle est une houlette: Mais on peut créer de nouvelles houlettes, par le moyen ou l'apparence: il y a création quand même, puisque l'ensemble final est nouveau. On peut dire qu'un sculpteur ne crée rien, puisque tout est déjà dans la pierre, ou qu'un peintre ne fait que reproduire l'acte de mettre de la peinture quelque part, donc nier la création, mais bon, ce n'est pas comme ca que ca devrais marcher, non? Dire que les productions actuelles ne sont pas des création, mais des adaptations, c'est un point de vue, mais...et alors? A quoi cela sert-il de considérer cela sous cet angle? C'est jouer sur les mots, mais cela enlève t'il quelque chose à l'acte créateur de ceux qui font de nouvelles choses? Quand je regarde pas mal de tours de Bloom, par exemple: Ne voyez vous pas des créations? Oui, il fait parfois des tours avec des cartes: il n'invente donc rien, puisque les tours de carte existaient avant? Arf, il faut savoir ou l'on désire voir l'acte de création, et à quelle hauteur on met la barre Même en magie "automatique", quand Gilbreath a sorti son principe, cela a représenté une création extraordinaire. Cela a ouvert un champs d'application énorme. Pourtant, certains tours utilisaient des cas particuliers du principe, dés avant Gilbreath: Cela n'enlève rien à la création d'une multitudes de tours, que cela a déclenché. Et ensuite, quand un nouveau tour sort: On peut dire qu'il n'est pas original, car il utilise un principe connu...le principe de Gilbreath. Cela n'empêche pas Maven, par exemple, d'avoir sorti des utilisations complètement originales, utilisant cela. Moi, bêtement, j'y vois de la création. On retrouve la même chose avec le palindrome, ou le temp d'avance, ou les LD, ou n'importe quelle technique. Ces outils sont les pinceaux du magicien: La création, c'est le numéro final qu'il va faire a partir du matériel physique et théorique dont il dispose. Certains utilisent des outils non standards. Bloom, dans son utilisation du FI indirect, a adapté un outil existant pour en faire autre chose. Et donner d'autres moyens de faire des tours. C'est plus qu'une adaptation, à mon avis, mais bien une création. On peut toujours créer des choses. Mais partant tous d'un même univers physique et psychologique préexistant, on n'invente jamais, on découvre. C'est donc uniquement une question de choix dans les termes. Donc, puisqu'on a le choix, je préfère dire que je crée. Ensuite, il faut différencier l'acte de création personnel et le référencement absolu de l'existant: Quelqu'un n'ayant aucune culture (tiens, moi, par exemple), quand il va inventer une nouvelle chose, fera un acte de création personnelle. C'est un acte méritoire, dont on peut être fiers, plus ou moins. Que ce que l'on invente ait déjà existé avant, bien que cela nous soit inconnu, n'enlève rien à la valeur de l'acte créateur. Une blague courant chez les cartomanes: "Je viens d'inventer une technique complètement nouvelle, je me demande bien dans quel bouquin Marlo l'a décrite..." Il est agréable de créer, et c'est un bon exercice. Dire que tout préexiste ne sert a rien. Dire qu'il suffit de chercher des sources, quand on veux faire un effet, puisque tout existe déjà, c'est simplifier beaucoup le processus de création: On ne doit pas réinventer la roue a chaque fois, mais il faut se laisser une indépendances vis a vis de ce qui existe: Vive l'inculture qui ne bride pas. Vive l'ignorance qui évite de cloner. Je provoque un peu, la, mais chez certaines personnes, on dirais que la culture ne permet que de dire : Cela a déjà été fait. Alors que la culture devrait permettre de dire: allons encore plus loin. Et donc de créer. D'ou la célèbre phrase de Copernic: "Nous voyons plus loin, car nous sommes monté sur les épaules des cuisiniers qui nous ont précédés...." Ou un truc comme ca.
  18. Je sais: moi aussi, j'essayais l'humour, mais bon, pas doué, pas doué... Cela semblait un peu couru d'avance, vu les réactions contrastées, quand on parle de "pouvoir" à des magiciens Pour redevenir un peu sérieux, je dirais que les mentalistes, à ce que j'ai cru comprendre, se divisent en deux camps (qui ne s'excluent pas mutuellement, naturellement...) : Ceux qui font du "classique", utilisant les accessoires et principes de l'illusionnisme, et éventuellement un peu de Cold-Reading pour renforcer certains effets, parfois. Et ceux qui font du mentalisme "pur" en ce sens qu'ils font effectivement des choses uniquement mentales liées à des particularités de l'esprit humain, comme tu t'attaches à le faire semble-t-il, Patrick A noter qu'il y a la dedans aussi pas mal de choses de l'illusionnisme, qui a travaillé les constructions mentales depuis des lustres : on peut même dire que certaines choses font partie des bases de l'illusionnisme... Mais il y a des choses spécifiques, naturellement. A noter que Corinda, le grand gourou du mentalisme, n'est donc pas un pur, ainsi que la plupart des mentalistes de spectacles: un jeu al koran, un book test ou un Swami gimmick ne sont pas des choses purement "mentale"... Mais ce ne sont la que des controverses internes, qui ont peut être un intérêt ici mais: Qu'en pense le public? C'est du coté public, que tout devrait se jouer, donc demandez à un spectateur si il a vu de la magie mentale ou du mentalisme classique, ou du mentalisme pur, il sera bien en peine de répondre: Il a vu un bon spectacle ou un mauvais, des trucs ébouriffant ou pas, mais des distinctions que font les magiciens eux même, le public ne les vois pas. Ou ne devrais pas les voir, si les interprètes sont bons. Partant de la, est il vraiment utile pour les magicien et mentaliste de faire eux même des distinctions telles que celles que je donne plus haut? (Je pose vraiment la question et je ne veux pas troller, je ne suis pas sur d'avoir une réponse ) L'ambigüité sur la réalité des phénomènes, elle, se retrouve dans toute action magique menée normalement, sauf interprète qui passe avec un panneau: "attention, je triche" en début de spectacle. Ou si la chose est résolument orientée manipulation, et que ca se vois, par exemple. Certaines choses du répertoire classique, si on les présente comme tel, ne sont plus vraiment "magiques"... un numéro de productions de cartes sur scène, par exemple, devra faire trés trés fort pour arriver a créer de la magie... Et encore: certains croiront que l'on fait de l'illusionnisme juste pour cacher le fait qu'on utilise de vrais pouvoirs... Je trainais sur un forum d'ésotérisme, une fois, et un gros débat était engagé pour savoir si Coperfeild, pour faire son numéro de vol, utilisait son pouvoir mental seul, ou se servais d'un égrégore. Sans rire. Les gens ne vivent pas tous dans le même monde. Donc, l'ambigüité, c'est obligatoire, elle sera la, même si on ne cherche pas à la créer, pour certaines personnes. Davantage en mentalisme qu'en illusionnisme classique? Ben, ca dépend de ce qu'on appelle classique: La magie mentale peut à n'importe quel moment se faire passer pour du mentalisme aux yeux du public, c'est une question de mise en scène et de choix de l'interprète. Je le sais, je l'ai déjà fait, alors que je n'ai pas un once de mentalisme dans les veines. Et on peut très bien présenter un numéro de mentalisme, et arriver au même bon spectacle divertissant que pour l'illusionnisme. Donc, l'ambigüité ne me dérange pas, voila, c'était ce que je voulais dire. Désolé pour les digressions
  19. J'adore quand quelqu'un pourri son propre post Le mentalisme est-il une dicipline trop sérieuse pour le laisser aux mentalistes?
  20. Puisqu'il semble y avoir certains problèmes de définitions, voila celles que l'on peut trouver dans le dictionnaire encyclopédique universel de la magie de Gilbus (ouvrage trés underground): Magie mentale: magie qui tend à faire croire au public que le magicien a des pouvoirs. Mentalisme: magie qui tend à faire croire au magicien que le public a des pouvoirs. Mentalopathie: même chose que le mentalisme, mais peut se soigner.
  21. En 2003, j'avais commencé à développer une réflexion relative à cette métaphore fascinante ici : Les nains et les géants Si tu ne l'avais pas lu à l'époque, Gilbus, ça devrait t'intéresser... ... hihihi: effectivement, je ne l'avais pas lu, merci pour le lien j'ai lu cette phrase pour la premiere fois dans un livre traitant d'histoire médiévale, et non de magie. Dans les jours noirs, elle ne m'avais pas sauté aux yeux, vu que l'expression m'était familière et je ne savais même pas qu'on l'avais attribué à newton à un moment En tout cas, la phrase parle bien, donc on la retiens, comme quoi il y a des images qui restent... à méditer quand on écrira nos prochains texte... Pour la re-citer dans son exactitude, je ne suis pas allé chercher trés loin cette fois: http://fr.wikipedia.org/wiki/Des_nains_sur_des_%C3%A9paules_de_g%C3%A9ants
  22. Oui, quand je parle d'innovation, c'est relatif Avant Marlo, on a dit: "Nous sommes des nains assis sur des épaules de géants. Si nous voyons plus de choses et plus lointaines qu’eux, ce n’est pas à cause de la perspicacité de notre vue, ni de notre grandeur, c’est parce que nous sommes élevés par eux." Ca date du moyen âge, comme quoi Marlo n'a pas non plus inventé le concept Ceci dit, gardons espoir qu'il y ai encore quelques petites choses à découvrir: C'était déjà une opinion répandue qu'il n'y avais plus rien a trouver, quand Gilbreath à sorti son principe... Qui peut affirmer que tout est dit?
  23. On peut parler de deux choses quand on réfléchi sur "le tour": -Effectivement, la "présentation" est une piste: Cela rentre dans la création du personnage, qui me semble la première chose à décider: Le texte, lui, découlera du personnage, puisque c'est le personnage qui le dit. De même que l'énergie, le style ou les contacts public etc. Et le personnage lui même va s'inscrire dans un contexte plus large, le spectacle: On peut, tout comme un acteur, avoir des personnages différents, pour différents styles de spectacles, même si par paresse ou incompétence, les magiciens répugnent parfois à jongler avec des personnages différents (j'ai un mal fou à sortir du personnage de Gilbus, le gros rigolo maladroit, pour enfin devenir Gilbus, l'être terrifiant...c'est ballot.) En ce sens, rodolphe.candela à bien raison, il faut travailler -Mais on peut penser aussi à d'autres choses, quand on parle du "tour" Une structure classique consiste à "présenter un tour": Le personnage est alors peu ou proue un magicien, je crois. On se retrouve donc avec une structure de spectacle ou les tours vont s'enchainer: le typique numéro de music-hall, ou le magicien prend un machin, fait un tour avec, se fait applaudir, puis fait un autre tour, avec un nouveau machin ou le même etc. Mais si l'on modifie les terme en disant que l'on présente des "effets" et non des tours? Cela ne semble pas changer grand chose, mais nous libère de la notion de tour. On peut alors parsemer d'effets magique un spectacle qui n'a plus la structure music-hall, mais est libre d'avoir n'importe quelle structure: Conte, pièce de théâtre, histoire drôle... seule votre imagination vous limite. Pourquoi penser en ces termes? Car comme le signalent certains, c'est dommage de faire du clonage de tours. En abandonnant la notion de tours, on se démarque automatiquement de nos sources, qui sont fournis à 99% sous forme de tour, justement: On garde la procédure, plus ou moins, les gimmicks, les effets, mais le tour que l'on a acheté est automatiquement remplacé par autre chose : Notre spectacle. La notion de spectacle me semble plus intéressante que celle de tour, car beaucoup plus large: Non pas que la structure classique des spectacles de magiciens de music-hall soit moins bonne qu'une autre: C'est une structure parmi d'autres, c'est tout. Maintenant, il y a l'attente du public: Un public venant voir un magicien s'attend souvent à une succession de tours, au format classique. On pourrait avoir peur qu'il soit dérouté. Et bien je crois au contraire qu'il est agréablement surpris, quand il tombe sur quelque chose de mis en scène, et qui sort un peu du cliché. "Magicien tout est écris", par exemple, exploite une succession de tours, mais qui ne sont pas au centre du spectacle: le centre du spectacle, ce sont des magiciens qui délirent grave, et font rire le public des clichés que l'on retrouve justement dans les spectacles plus classique. "l'ombre orchestre", si il y a des effets qui se suivent, Xavier Mortimer les enveloppe dans une ambiance et des performances qui gomment la notion de "tours", à mon sens, pour la remplacer par celle "d'univers poétique". Et c'est formidable. Les spectacles du scarabée jaune sont des pièces de théâtres parsemées d'effets magique, ou l'équilibre délicat réalisé fait que théâtre et magie ne se dégradent pas, mais se renforcent mutuellement. Et ainsi de suite pour bon nombre de spectacle de gens de talents... Cela n'enlève rien (heureusement) à la qualité des tours lorsqu'ils sont présentés sous la forme classique. Mais il est bon, parfois, de garder à l'esprit que l'on se limite nous même sans forcément de raison ni même s'en rendre compte... Le format "un tour après l'autre" est pratique pour l'interprète: On a une structure qui est bien définie, le public la suit sans problème, et on est en terrain sur. C'est rassurant. Mais si on veux innover, explorons de temps en temps l'inconnu, car celui qui ne fait que marcher dans les pas des autres ne laissera pas de traces Changer le format du spectacle est l'une des options, pour laisser des traces Pas la seule, heureusement
  24. Quand on demande aux fabricants de tuto youtube de ne pas débiner la magie, car après tout, s'ils aiment cela, ils ne devraient pas l'abimer, ils répondent invariablement: "A, mais je ne donne que les petits trucs: je n'explique pas comment on coupe une femme en deux, ou comment faire disparaitre une voiture." Outre que le magicien masqué s'est déjà chargé de ces débinages de GI, cela révèle quand même une méconnaissance de ce que font les magiciens de close up, qui pour une bonne part du public ne font que des "petits trucs". Bien sur, cela viens la plupart du temps du fait qu'il n'ont jamais vu "en vrai" un spectacle de close up, car comme il a été dit plus haut, la magie "sous le nez" est une magie souvent plus impressionnante que la magie "de loin". La question a se poser, en tendant la phrase à l'origine de ce post, me semble donc: Cette personne a t'elle jamais assisté à un bon spectacle de close up? Si oui, comment alors appelle t'elle ce qu'elle a vu, si ce n'est de la magie?
  25. et étonnamment, la magie se porte à merveilles aux states (et en angleterre...) et n'est pas principalement cantonnée dans les mariages et animations de foire (ou théâtre miteux...) comme elle l'est par chez nous... La magie se portait aussi à merveille là bas du temps des magiciens de GI, qui ne dévoilaient rien. Mais c’est une analyse intéressante : Plus on débine plus ca marche ? Tu donnes toi-même la réponse : Ce qu’ils font est BON ! Mais ce qu’ils font sans débiner est bon aussi… et suffirait à rendre leurs spectacles formidables. Ils ont fait le choix de personnages iconoclastes qui cassent les codes. Ils auraient eut du succès aussi avec d’autres personnages, car ils ont du talent. Le talent explique, il n’excuse pas. On assiste maintenant à un discours disant : Il faut débiner, ca nous donnera du succès ? Arf : je suis bien d’accord avec toi, ce qu’il faut c’est avant tout du talent… Et en donnant les trucs au public, cela donnera de la personnalité à ceux qui en manquent ? J’ai du mal à suivre le raisonnement… La magie n’est pas QUE le truc, ok. Mais si tu enlève les trucs de la magie, il reste quoi ? un « one man show », qui peut être bon si l’artiste a du talent. Et qui ne fera jamais douter les gens de ce qu’ils voient. Il me semblait, innocemment sans doute, que pour que cela reste un spectacle de magie, il fallait du mystère. P&T ont fait de la routine de gobelet un spectacle de jonglerie, et un bon. Il est normal qu’il plaise. Mais le mystère, ben… out. Rien n’empêche d’avoir du talent, de bien présenter les choses, et de garder le secret. Je dirais même l’inverse : Révéler les trucs, c’est faire penser à ses spectateurs que c’est juste le truc qui est important : Une preuve ? Va sur youtube, et regarde les tutos. 99% d’entre eux sont fait sans aucun talents, ni notion de ce que peut être le travail, ou même l’application. La seule chose qui est importante la bas, c’est le truc, non pour le faire bien, mais pour montrer qu’on peut l’expliquer, donc qu’on est magicien. D’où nous viens la mode des tutos ? A, mince, des états unis, ou la magie marche si bien. Vous approuvez donc les tutos youtube ? Je ne pose pas la question a draco, qui est fort bien placé dans les classements, la bas , mais a ceux qui n’ont pas encore fait de débinage, et se disent que c’est pas si mal, après tout… La vie n’est pas en noir ou blanc, il y a aussi du gris et de la couleur. Quand on n’aime pas quelque chose, c’est extrême ? Je revendique ma position d’extrémiste ! Marre des mous qui ne disent pas ce qu’ils pensent. C’est un peu le principe des discussions sur les forums : On donne des arguments, quand on n’est pas d’accord. On ne peut pas faire taire l’autre en lui faisant les gros yeux, ou en jouant du charisme, donc les arguments semble un bon moyen de parler ici… Voyons tes arguments… Il y a des spectacles ou l’on ne cherche plus le truc, tellement on est emporté dans le délire de l’artiste. L’ombre orchestre, de Xavier Mortimer, par exemple, est un spectacle ou le talent déborde… Et on se laisse emporter par la magie, en oubliant les trucs. Mais pour cela, Xavier ne nous montre pas de truc, il nous montre un spectacle. Et avec une foutue dose de talent. Arf, curieusement, je ne fais pas la même analyse que toi du tout de ce que dit Tamariz. Bien entendu, que l’on sait que le public est au courant, qu’il y a des trucs. Je n’ai pas entendu Tamariz prendre position pour le débinage : Tout son « chemin magique » consiste à couper l’herbe sous le pied du spectateur qui cherche le truc. Une fois qu’il est perdu, la, on peut lui montrer de la magie. Ben, vu le nombre de magicien uniquement axès sur le truc, il faut bien que quelqu’un parle du spectacle, et de l’artiste, de temps en tant. Quand Tamariz fait les 5 points magiques, il ne parle pas des masses des trucs : Cela ne dit pas qu’il dit de débiner. On peut parler de bien des choses, utiles à un magicien. Les techniques du spectacle sont nombreuses, complexes, et multidisciplinaires. Ne pas parler de mystère dans un livre pour magicien ? Ben, la notion de mystère devrait être acquise au moment ou on arrive aux ouvrages de Tamariz, cela fait partie du B-A BA, non ? A ben non, apparemment. Garcimore a débiné ? Je ne suis pas un spécialiste, ca fait longtemps, mais je ne crois pas. Copperfield ? ! Il fera un procès, si je dis qu’il a débiné. Et la, il aura raison, je pense… Sur les trois que tu cites, 1 seul a fait carrière grâce (entre autre !) au débinage, ce qui montre qu’on pouvait déjà se faire payer pour ca, il y a 40 ans. Super : Donc, le magicien masqué, qui reprend le même principe de débinage, sauf qu’il ne s’adresse pas aux enfants, mais aux adultes, a raison ? Ou alors, on a le droit pour les enfants, mais faut éviter le débinage adulte ? Arf, c’est compliqué, la vie… Beaucoup s’en souviennent comme du type qui des boites de magies, aussi… conséquence du nom qu’il s’est fait à l’époque avec ses émissions. Emissions ou il ne faisait pas QUE débiner, soit dit en passant : Majax est quand même avant tout un magicien… Il n’y a pas de rapport entre un livre d’initiation, surtout aussi bien fait que ceux de Delors, et un débinage télévisuel ou internet. Il y a toujours eut des livre d’initiations. Ils sont indispensables. Ceux de Delors sont bons, c’est tout. Car justement, il n’y parle pas que de trucs. Les supports d’initiations ne sont pas pour moi du débinage : Ils demandent une démarche pour se les procurer, puis se les approprier, alors que le débinage est fournis a des gens qui ne feront jamais de magie passionnément, mais juste éventuellement un tour de fin de banquet, pour faire leur intéressant. Quand à pif gadget… Il y a une mode prétendant que l’on a besoin d’attirer les enfants en leur donnant des trucs. Cela a donné envie à bon nombre d’entre nous de commencer, c’est sur. Mais plus ou moins, que de voir un bon spectacle de magie ? A mon sens, ceux qui ont eut le déclic, pour une bonne part, l’auraient eut de toute façon, en voyant un magicien, et auraient alors cherché un ouvrage d’initiation. Pif gadget ? Ben, c’est un argument commercial, qui fait vendre, le truc de magie. Tout comme le débinage fait vendre P&T (en partie, car il ont aussi du talent) et le magicien masqué (en totalité, car il n’y a rien d’autre que des trucs et des filles en shorts courts, dans ses vidéos…) Tu pense qu’en faisant un show de débinage, on pourais monter les prix ? Super ! Go go go, les gars, il y a un filon Encore une fois (arf, je redis toujours la même chose, ca va finir par se voir), P&T ont du talent, et sont de très bon pro. Les shows de Siegfried et Roy, ou Coperfeild, ou de plein d’autres magiciens ont fait salle comble à vegas avant P&T. Les entrées étaient moins chères ? Ils débinaient ? Ben non, ils faisaient de la magie… P&T font parfaitement passé leurs idées (auquelles je n’adhère pas du tout, d’ailleurs !!!) dans leurs show, style bullshit. Et leur exemple de débinage, encore une fois, a trouvé une foule d’imitateurs sur youtube ! super ! Mais c’est énorme, le divertissement ! Et très dur a faire. Puisque tu aimes citer les magiciens de référence, Williamson, lui, il ne fait pas dans le divertissement ? Oui, hein Il débine ? Je ne crois pas. Recentrer sur le divertissement, pour que l’illusionnisme ne soit pas chiant comme la pluie, nous sommes bien d’accord. En enlever tout le mystère, ben, la, je ne vois pas… Evidemment, que le spectateur doit passer un bon moment. Mais mettre le bluff en bonus optionnel, pas d’accord : Il me semble que c’est ce qu’on vend, dans un spectacle de magie. Sinon, on fait humoriste, jongleur ou danseur, mime, musicien, ou acteur… Tiens, c’est tout ça qu’on retrouve dans le spectacle de Xavier Mortimer…avec aussi du mystère… comme quoi l’un n’empêche pas l’autre ! Je vais paraitre monstrueux, mais oui, aussi ! Je n’aime pas qu’on explique les tours que j’ai travaillés durant des mois, et que je fiche ensuite dans le tiroir du bas, en attendant quelques années que le public oublie ou se renouvelle. Pas toi ? La magie est fragile. Il suffit de quelques secondes pour expliquer comment elle marche. Alors que se constituer un répertoire prend du temps, beaucoup de temps. Si P&T n’expliquaient que des tours qu’ils ont inventés, et que personne n’utilise, je serais moins virulent. Ils mettent en scène le débinage de tours du patrimoine magique, et parce que c’est leur mise en scène, ils ont le droit ? Oui, je considère que la magie appartient a une communauté, pas à un magicien donné. Le débinage consiste à voler le reste des magiciens, a son profit personnel. Je conçois qu’on puisse voir les choses différemment, mais il faudra m’expliquer… Je ne connaissais pas l’anecdote, merci pour l’info. Mais pourquoi ? Pourquoi as t’il donné un truc à la télé ? Tout a fait d’accord…. Sauf que c’est contradictoire avec ce que tu avance plus haut : Bon nombre de magiciens ont commencés grâce que débinage ? Et c’est effectivement à la portée de tous ? Dans ce cas, comment s’étonner qu’il y ait tant de mauvais magiciens ? On ne peut pas dire que le débinage fait du bien, car il pousse vers la magie une foule de gens, et se plaindre ensuite qu’il y a dans cette foule une majorité de gens sans talents. Voir plus haut la réponse sur la différence entre débinage et initiation. Celui qui veut être initié fait une démarche volontaire, et parfois difficile, pour l’être. Le premier tour que j’ai eut, c’est mes parents qui me l’on acheté, tout petit. Ca leur a couté des sous, ce qu’ils ne pouvaient pas se permettre tout le temps. Cela répondait à un réel désir de ma part. J’ai toujours ce tour, 50 ans après. Le débinage consiste à donner le truc, sans que celui qui le reçoit en perçoive la valeur, et le plus souvent sans qu’il ait même envie de s’en servir : C’est juste pour savoir… Vous ne voyez pas la différence ???? Ce n’est pas la pire émission de P&T, du point de vue débinage. Mais c’est une émission de plus, qui a mon avis (que je ne force personne à partager), confirme le spectateur que le jeu consiste à trouver le truc. Si toi, en tant que magicien, tu es super bon, tu peux faire oublier au public qu’il connaît le truc. Ou le transformer assez pour que le public ne reconnaisse pas le truc. Ou jouer sur la connaissance du truc par le public, que tu connais, pour leur montrer autre chose. C’est normal, tu es un très bon magicien. Comment je fais moi, qui ne suis pas un bon ? Et ceux qui comme moi, sont moins bon ? Je sais, tout le monde sur ce forum est très bon. Et n’est jamais gêné quand son public connaît le truc… Arf, nous ne vivons pas dans le même monde. Le problème, c’est que dans mon monde à moi, le débinage me gène. Je voulais monter un numéro de jonglerie magique, avec un bâton du diable. Dans une étape, j’utilisais le principe de la canne volante pour faire voler quelques secondes une des baguettes. A la convention de jonglerie ou je suis cette semaine (j’y retourne d’ici une heure !), des jongleurs gens font de jolie choses avec une baguette vendue dans la boutique de jongle. Ca ressemble à une canne volante, mais non, c’est un « lévi-stick » car il n’y a pas de mystère, juste de jolis mouvements. Je raye de mon numéro la séquence de canne volante. Je suis content que je m’en aperçoive alors que le numéro n’est pas callé, cela m’évite de travailler pour rien… Ce n’est pas toujours le cas. Heuuu… de quoi tu parle, la ? Bien sur, qu’il y a d’autre discipline qui sont bien, et julien est un clown et un mime, tant mieux s’il le fait bien. Tu utilise le mot « magique » pour dire que c’était chouette, poétique, que cela transportais dans un autre univers… Evidemment ! Le théâtre aussi, quand tu regarde une pièce, tu vois des choses qui n’existent pas. Sauf que sur un forum de magiciens, le terme magique a un sens en général plus précis : Nous parlons de l’émotion magique, qui se produit quand la réalité n’est pas conforme à se qu’on sait. L’illusionnisme est un des moyens pour arriver à cette « magie » que font aussi les mimes et les acteurs… Avec cependant un petit quelque chose en plus, qui fait qu’on ne semble pas tricher, et que ce n’est pas le spectateur qui accepte de créer l’illusion dans sa tête, mais que c’est nous qui créons l’illusion dans sa tête. La nuance me semble d’importance, car sinon, effectivement, mieux vaux faire de la musique : Les chanteurs de variétés sont mieux payés, et plus reconnus. Et aux aussi, s’ils ont du talent, t’emportent ailleurs le temps d’une chanson… On parlait d’illusionnisme, non ? Tu devrais écrire plus souvent, surtout si ca te fais du bien Ce ne sont pas les fait qui peuvent être remis en cause, mais le plus souvent l’interprétation que l’on en fait. Et un fait est toujours interprété, dans un sans ou dans l’autre… C’est pour cela qu’il est bon que chacun dise ce qu’il pense, et donne son éclairage sur un sujet. Diaboliser ceux qui ne pensent pas comme toi, c’est effectivement trop facile. Discuter, cela permet de voir qu’on est d’accord sur pas mal de choses : Que le mystère n’est pas la seul chose qui soit utile dans un spectacle de magie (même si moi, j’ajoute qu’il est indispensable) Que les spectacles doivent être divertissant, et plaire au public (même si je pense qu’il n’y a pas besoin de débiner pour cela) Que le talent est ce qui fait le bon spectacle (même si je n’en ai pas personnellement, et que je fais de petites choses quand même) bises!
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