Pas vraiment : l'idée qu'il puisse y avoir un "en dehors" de l'Univers (même densifié en « une coquille de noix ») n'a pas de sens, et l'on ne peut pas non plus suggérer que l'Univers tel qu'il se présentait alors aurait été entouré par du néant. Le néant ne peut se réduire (si je puis dire, car réduire du néant c'est assez balaise !) à une sorte de vide enveloppant. Le néant est un concept bien humain me semble-t-il, et aucune théorie actuelle à ma connaissance ne suggère que notre Univers serait sorti d'une sorte de néant, et encore moins qu'il aurait pu être entouré de néant. Il y a quelque chose plutôt que rien : ceci semble transcender toutes notions spatiales ou temporelles.
Certes mais c'est surtout l'observation de l'expansion de l'Univers qui donne cette impression d'en être le centre. C'est comme si l'on était au centre d'une sorte de déflagration originale et que toutes les galaxies observables fuyaient au loin. Néanmoins, cette impression de fuite généralisée reste valide en tout point d'observation. Le plus difficile est de comprendre que la fuite est une sorte d'illusion (encore !) due au fait que c'est l'espace lui-même qui est en expansion. Les galaxies lointaines ne fuient pas à proprement parler, elle se trouve dans un espace qui comme la rate "se dilate" (si je puis dire).
L'idée dont on a débattu avec Patrick dans ce sujet n'est pas de questionner cette notion bien établie que tout point de l'Univers en est potentiellement le centre mais que, du coup, la conscience (où le cerveau, si l'on admet que c'est bien là qu'elle se "situe" ou qu'elle trouve ses racines) est le centre de l'Univers ; c'était une pirouette amusante. Ça marche aussi avec la verrue de Mao mais cette excroissance de peau en tant que potentiel centre de l'univers cadre un peu moins avec le sujet.
En fait il est partout, donc nulle part. C'est comme trouver le centre de la surface d'une sphère ou d'une bouteille de Klein.
Pas extension mais expansion, c'est très différent. Et dans une expansion, tout point s'éloigne de tous les autres et pas que du centre.
Voilà. Mais la notion de centre reste valide quoique inhabituelle si tout peut être le centre. C'est l'idée de "centre unique" qui n'est pas valide.
Pas vraiment non plus. De quel centre parle-t-on ? Centre géométrique, centre de gravité ou (pour Patrick ) centre de l'attention ? Etc. :
https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/systeme-solaire-on-trouve-vrai-centre-systeme-solaire-81782/
Fixer le centre du Système solaire au centre du Soleil n'est qu'une convention, un choix.
De plus les limites du Système sont discutables.
J'ajoute que (par exemple) les forces gravitationnelles du Soleil ne s'arrêtent pas aux limites du Système solaire. (Bon, je précise que la notion de "force" quand il s'agit de la gravitation est un peu inexacte, il s'agit plutôt d'une interaction fondamentale à considérer comme, je cite Wiki, « une manifestation de la courbure de l'espace-temps sous l'effet de l'énergie de la matière qui s'y trouve ».)
Le problème c'est que le seul Univers qu'on "connaît" est celui que l'on nomme l'Univers observable. On ne sait pas si ce qui se situe au-delà est homogène avec le nôtre ou très différent. Quant à la notion d'infini, d'un au-delà qui s'étend indéfiniment, j'ai bien peur que cela ne dépasse nos capacités humaines. Du coup n'oublie pas que ce que tu as présenté comme un univers "condensé dans un point minuscule" ne se réfère qu'à l'Univers observable, ce qui fait très peu au regard d'un Univers infini.