En tout cas l'évolution et les différentes théories affiliées m'apparaissent comme le cadre le plus convainquant pour comprendre les êtres vivants d'aujourd'hui et notamment les Humains. J'ai déjà parlé de la pression sélective durant des millions d'années (ici : CLIC) qui fit de nos ancêtres des mammifères avec un système nerveux très développé (bonne base pour un cerveau complexe à venir), ensuite (et désolé si je prends des raccourcis simplistes, voir faux, mais on me pardonnera de céder, une fois n'est pas coutume, à une légèreté d'approche) il est aisé de comprendre que des mains de primates destinées à saisir des branches puissent ensuite se révéler idéales pour devenir ce qu'elles sont aujourd'hui (avec cette vague tenue naturelle qui fait qu'elles semblent toujours être au repos dans la tenue idoine pour saisir une branche, regardez les vôtres !) ; un primate un peu trop gros pour risquer sa vie en sautant de branche en branche aura intérêt à adopter une vie au sol ; la bipédie aidant (voir mon message précédent), un proto-humain peut voir au loin et se risquer dans la savane ou la plaine (avant il était en forêt, avec moins de prédateurs), sa tenue verticale lui permet de voir le danger au loin et de trouver des sources d'énergie auparavant inaccessibles. En marchant, des associations entre les balancements des bras ou des gestes font que des grognements créent du langage plus complexe, dont des prémices aux notions de passé et de futur (le passé étant par exemple le lieux d'où l'on vient, que 'on signale et qu'on associe à un son et des mouvements particuliers) ; cette capacité à gérer la mémoire, à anticiper des événements futurs et à communiquer se développent à l'extrême jusqu'à la conscience d'aujourd'hui (qu'il ne faut pas considérer comme une étape ultime, mais on a beaucoup de mal à projeter plus loin sur ce qu'il pourrait advenir de nos différents états psychiques, surtout sans contraintes sélectives) et des conceptualisations extrêmes également, comme le concept des dieux, ou de Dieu.