Ce brainstorm est intéressant.
C'est vrai qu'au départ, je n'y voyais (dans le thème des morts) que de la magie-sensationnaliste, voire de la trash magie, mais réfléchissant bien au truc, il n'est pas du tout absurde et illégitime de proposer de marier magie et mort.
Toute la qualité du travail, du problème à résoudre, est de proposer au public une expérience qui ne les "viole" pas.
Je me souviens d'un jour où un magicien aguerri, lancé dans son truc et son pitch, gaffa à propos d'un spectateur en le vannant. il n'avait pas senti, il était bien le seul, que la personne vannée souffrait de la disparition d'un proche. Un moment proprement insupportable où le magicien avait tout du c... de service, et rien de l'artiste escompté.
Ce qui m'avait fait réagir assez violemment dans l'idée exposée au départ par CED, c'est en fait, je crois, l'idée de montrer des photos. Bizarrement le fait de voir la photo d'un mort inconnu me touche, me trouble. car j'ai le sentiment d'avoir accès à un album ultra privé qui ne me concerne pas, et pire, me dérange.
Et puis je ne pourrai m'empêcher de m'interroger sur celui qui voudrait me montrer ce genre de clichés.
Par contre voir des photos de gens morts mais célèbres n'est pas un problème : ils font partie du domaine public. Ainsi la notion de "partage" est possible, gérable.
Le scénario imaginaire peut très bien être accepté comme une "fantaisie" de l'artiste. On n'a pas à s'inquiéter (le mot est choisi) de ce quidam mort, voire pire, de cet enfant inconnu.
La solution pourrait être, sinon, de flouter le visage. On témoigne ainsi d'une forme de prévenance pour le public.