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Il y a 1 heure, _Jeff_ a dit :

Ma petite contribution après 3-4 présentations du tour et une semaine de pratique:

1ère présentation à mon fils de 11 ans passionné de magie. Il a adoré le côté mélange de cartes dans tous les sens mais ensuite n'a rien trouvé de 'magique' après la sortie du sac. Le problème pour lui n'est pas vraiment le sac car effectivement il y'a plein de tours où il y'a un foulard ou un autre objet pour dissimuler quelque-chose ou faire croire que... mais donc pour lui le problème c'est l'association sac et manipulation à savoir qu'effectivement les personnes autour voient clairement que le magicien fait pas mal de manipulations dans le sac tellement celui-ci bouge et donc du coup ça fait pas trop ou même pas du tout magique.

2ème présentation à ma femme: elle a également adoré de voir un tour avec un tel mélange de cartes. Il faut reconnaître que c'est plutot rare. D'ailleurs à ma connaissance à part le UnMemorized deck y'en a pas forcément beaucoup d'autres. Elle a également été complètement bluffée quand le jeu est ressorti rangé avec 5 cartes retournées. Le sac n'a pas posé de problèmes.

3ème et 4ème présentation en situation scène dans un café avec une dizaine de personnes à chaque fois. Les gens ont été bluffé et ont adoré le tour.

 

Donc mon ressenti après tout ça, c'est que la version CIB est plus scénique que closeup. C'est à dire beaucoup plus présentable avec une table où le magicien est seul et les spectateurs à une dizaine de mètres. Ainsi ça masque davantage que le sac bouge dans tous les sens et qu'on y effectue plein d'actions à l'intérieur. Ma solution trouvée vite fait by myself: rajouter deux baguettes chinoises en positions verticales en disant que pour le tour je vais m'aider de deux baguettes chinoises magiques récupérées quand j'ai visité la Chine profonde, permet d'ouvrir le sac en hauteur et donc il n'y a plus les mouvements du sac et on peut manipuler plus aisément. Pour convaincre l'audience que même si le sac est un peu ouvert, on ne voit rien, on peut rajouter  un bandeau sur les yeux..

Un autre petit commentaire qui vient encore de mon expérience de magicien débutant (mais qui s'accroche !) c'est que bon ce n'est pas si facile que ça...J'ai un peu de mal avec le principe et pour être sur que le jeu est comme il faut il me faut 5 bonnes minutes....et encore quand je le sors je stresse à mort. Mais encore une fois c'est l'avis d'un novice.

Est-ce bien raisonnable de présenter un tour que l'on ne maîtrise pas complètement à un public autre que des testeurs ? Effectivement 5 minutes c'est beaucoup trop et ce n'est pas présentable et effectivement pendant 5 minutes les spectateurs ont le temps de réaliser qu'il se passe beaucoup de choses dans le sac (déjà avec 30 ou 40 secondes on a ce sentiment).

Conseil: entraînes toi sans le sac et quand tu arrives à des temps corrects reprends le sac. 3 phases d'entrainement, au début tu regardes le jeu, ensuite sans regarder le jeu et ensuite dans le sac. Mais 5 minutes ce n'est pas possible et c'est le seul moyen de disqualifier un tour.

Par contre, en close-up c'est tout à fait faisable si on maîtrise le matériel.

Modifié par Alx
Réponse dans la citation
  • Merci 1

Thierry Périchon
http://www.moonlightanimations.fr
 

Publié le (modifié)

Perso, je ferais le contraire; j'accentuerais le truc en faisant durer la manip 25 minutes. Mais bon, vaut mieux avoir un bonne présentation et savoir gérer son public (mon beau-frère, apiculteur occasionnel à Roubaix et prestidigitateur avant-gardiste, a presque perdu son public un jour, comme ça. Les deux tiers de la salle se sont barrés, pfiut ! Du coup, depuis, y fait attention : du texte, de la mise en scène et des sorties de secours cadenassées xD).

Modifié par Woody
  • Haha 2
Publié le (modifié)
Il y a 15 heures, Moonlight (Thierry) a dit :

effectivement pendant 5 minutes les spectateurs ont le temps de réaliser qu'il se passe beaucoup de choses dans le sac (déjà avec 30 ou 40 secondes on a ce sentiment). [...]

5 minutes ce n'est pas possible et c'est le seul moyen de disqualifier un tour.

Effectivement, par conséquent quelle serait la durée limite pour ne pas avoir ce sentiment disqualifiant? Et à l'inverse, quelle serait la durée pour susciter un sentiment... d'impossible ? 

Modifié par TanMai (Aurélien)
Publié le
Il y a 6 heures, TanMai (Aurélien) a dit :

Effectivement, par conséquent quelle serait la durée limite pour ne pas avoir ce sentiment disqualifiant? Et quelle serait la durée pour susciter un sentiment... d'impossible ? 

Je ne sais pas si il y a une réponse directe (l'idéal serait instantanément.. Quoique...). Tout va dépendre du texte, de la présentation... Mais clairement 5 minutes c'est trop et même avec un bonne présentation, le public va se poser des questions et s'ennuyer. Je pense que c'est à chacun de voir, mais au dessus de 30-45 secondes cela ne me paraît pas très jouable (mais ce n'est que mon sentiment).

Thierry Périchon
http://www.moonlightanimations.fr
 

Publié le (modifié)
il y a 42 minutes, Moonlight (Thierry) a dit :

Je ne sais pas si il y a une réponse directe (l'idéal serait instantanément.. Quoique...).

Je suis tout à fait d'accord. Malheureusement, l'instantané n'est pas possible avec cette méthode (ce jeu + ce sac). C'est donc qu'il y a bien comme un petit hic avec cette méthode pour atteindre le sentiment d'impossible.

il y a 42 minutes, Moonlight (Thierry) a dit :

Tout va dépendre du texte, de la présentation...

Je dirais même plus: il suffit d'être bon. Même si c'est vrai, avec ce genre d'arguments on a tout dit et on n'a rien dit. Plutôt que d'essayer de compenser dès le départ une grosse faiblesse liée à la solution technique, ne serait-il pas plus judicieux de choisir une autre technique laissant plus de liberté pour la présentation ? Sinon, c'est se tirer une sévère balle dans le pied dès la conception. Pas l'approche la plus judicieuse il me semble...

Pourtant la prestation d'Alexandra DUVIVIER n'est pas à jeter, évidemment. Elle a un personnage, une présentation, mais n'est pas Alexandra DUVIVIER qui veut. Sous couvert d'utiliser une solution technique plus simple, présenter ce tour avec cette méthode se révèle être en réalité être un choix beaucoup plus difficile. Sauf si on renonce au sentiment d'impossible mais ce choix est très délicat, et il faut en avoir conscience.

Modifié par TanMai (Aurélien)
  • J'aime 2
Publié le
Le 26/10/2018 à 12:40, darlone (Michel) a dit :

Chacun à son approche personnelle qui dépend sans doute de ses propres expériences, de ses gouts. Moi le côté sac examinable je le prend comme un défis supplémentaire :"les cartes sont mélangées dans tous le sens et le magicien parvient sans rien voir à sortir les bonnes cartes" et non pas comme : "cela sert à cacher une manipulation". Ce qui me vient à l'esprit instantanément c'est comment fait-il pour retrouver les cartes sans rien voir, comment peut-il manipuler le jeu à l'aveugle, et puis je peux examiner le sac il est normal. Et pour le coup comme "spectateur" cela a tendance à me plaire car cela m'apparait plus difficile, écarte l'hypothèse d'un jeu marqué...etc un peu comme certains tours avec un bandeau sur les yeux finalement. Mais ce qui est intéressant à retenir je trouve c'est que nous pouvons avoir des perceptions différentes d'un même effet.

Parfaitement d'accord !  C'est un peu comme pour le verre à moitié rempli que l'on peut voir à moitié plein ou à moitié vide. Voir dans le sac un moyen de cacher les choses revient à voir le verre à moitié vide : vision négative des choses.  Voir le sac comme un défi supplémentaire parce que le magicien s'empêche de voir quoi que ce soit revient à voir le verre à moitié plein : vision positive.  

  • Merci 2
Publié le

Donc pour que l'effet soit magique, il faudra juste expliquer aux spectateurs comment ils doivent voir les choses... :D

  • J'aime 2
  • Haha 2

L'important, c'est que ça valide !

Publié le
il y a une heure, Moonlight (Thierry) a dit :

Je ne sais pas si il y a une réponse directe (l'idéal serait instantanément.. Quoique...). Tout va dépendre du texte, de la présentation... Mais clairement 5 minutes c'est trop et même avec un bonne présentation, le public va se poser des questions et s'ennuyer. Je pense que c'est à chacun de voir, mais au dessus de 30-45 secondes cela ne me paraît pas très jouable (mais ce n'est que mon sentiment).

Ben écoute actuellement pour moi les 5 minutes sont effectivement nécessaires pour être sur de ne pas foirer le tour. En revanche le jour où je saurai le faire en une minute comme Mr DD et bien je continuerai à mettre au moins 4 minutes et ce pour plusieurs raisons dont deux principales:

-la première c'est que tu peux jouer avec le public en disant que tu galères etc.

-la seconde c'est que si tu sors le jeu tout beau tout rangé au bout de 30 secondes et bien déjà que le tour fait débat sur son coté 'magique' et bien là clairement il n'y aura rien de magique car trop rapide. Limite les gens penseront à un échange de jeu même si le sac a été inspecté avant.

 

 

  • Embarrassé 3
Publié le
il y a 4 minutes, _Jeff_ a dit :

si tu sors le jeu tout beau tout rangé au bout de 30 secondes et bien déjà que le tour fait débat sur son coté 'magique' et bien là clairement il n'y aura rien de magique car trop rapide. Limite les gens penseront à un échange de jeu même si le sac a été inspecté avant.

Ce qui provoque le débat sur le côté magique ou non, c'est justement la durée des manipulations dans le sac, qui paraît bien trop importante pour être honnête.

Alors certes, c'est un point faible du jeu, et il faut bien faire avec. Mais de là à augmenter volontairement le temps de farfouillage dissimulé parce que sans ça ce serait trop rapide... il y a un truc qui m'échappe ! 

Un exemple pour illustrer mon propos : la routine Open Triumph de Dani DaOrtiz.

Il n'y a pas d'échange, le jeu reste visible en permanence, et la remise en ordre se fait en moins de 30 secondes (beaucoup moins, même, puisque c'est instantané). Et je t'assure que ça paraît beaucoup plus magique que quand le jeu est dissimulé pendant 4 minutes.

 

  • Embarrassé 1

L'important, c'est que ça valide !

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Avec son chapeau haut-de-forme, sa chevelure ébouriffée, son violon imaginaire et l'incontournable « ¡Chan, tatachán! », Tamariz a transformé l'illusionnisme en un spectacle populaire pour des millions de spectateurs. Mais derrière ce personnage apparemment improvisé se cachait aussi l'un des plus grands érudits de la magie contemporaine. D'une boîte de magie au championnat mondial de cartomagie Juan Manuel TAMARIZ-MARTEL NEGRÓN est né à Madrid en 1942. Son intérêt pour l'illusionnisme a commencé lorsqu'il n'avait que quatre ans, après avoir assisté à la prestation d'un magicien. Peu après, il a demandé une boîte de jeux de magie et a commencé à pratiquer avec sa famille et ses amis. À douze ans, il a découvert les livres de l'illusionniste Wenceslao CIURÓ, qui lui ont permis de plonger dans la technique et dans les mécanismes psychologiques qui interviennent dans un spectacle. Comme il l'a expliqué dans une interview publiée par la mairie de Madrid, ces lectures ont été décisives pour comprendre que la magie ne consistait pas uniquement à exécuter un tour. Sa précocité lui a ouvert les portes de la Société Espagnole d'Illusionnisme avant d'atteindre l'âge minimum requis : il a été admis à 18 ans, deux ans avant la limite établie, après avoir convaincu les responsables de l'institution de ses capacités. TAMARIZ a étudié les sciences physiques et s'est également intéressé au cinéma, deux domaines qui ont influencé sa manière de concevoir la construction d'un spectacle. Cependant, il a fini par se consacrer entièrement à l'illusionnisme. En 1972, il a obtenu le Grand Prix du Congrès National de Magie. Un an plus tard, il a reçu la reconnaissance qui a définitivement propulsé sa carrière internationale : le Prix mondial de cartomagie, obtenu lors du Congrès mondial de magie de la FISM qui s'est tenu à Paris. Le profil publié par le gouvernement espagnol souligne qu'à partir de ce moment, il a présenté ses spectacles dans des villes comme Chicago, Tokyo, Paris, Londres, Bogota, Le Caire, New York et Santiago du Chili. Le magicien qui est entré dans tous les foyers Bien que son prestige professionnel ait grandi lors des congrès internationaux, c'est la télévision qui a transformé Juan TAMARIZ en un personnage familial pour plusieurs générations d'Espagnols. Les archives de la RTVE conservent le programme pilote de Tiempo de magia, produit en 1975, dans lequel il partageait l'écran avec Julio CARABIAS. Cette participation anticipait une relation avec le petit écran qui allait se prolonger pendant des décennies. Son passage par Un, dos, tres... responda otra vez a démultiplié sa popularité. Ensuite, d'autres émissions comme Por arte de magia, Magia Potagia, Chantatachán et le programme pour enfants El recreo sont arrivées. Face à l'image traditionnelle du magicien solennel, Tamariz a construit un personnage proche, débordant d'énergie et apparemment chaotique. Ses blagues, sa conversation constante avec le public et sa manière de célébrer chaque numéro sont devenues une partie indissociable du spectacle. Cependant, cette mise en scène cachait une préparation minutieuse et une connaissance approfondie de la gestion de l'attention (misdirection). La capacité de diriger le regard, d'anticiper les soupçons du spectateur et de maintenir la surprise expliquait une grande partie de l'admiration qu'il suscitait parmi ses pairs. Livres, enseignement et une école dirigée par sa fille La contribution de Tamariz à la magie allait bien au-delà de ses apparitions télévisées. Tout au long de sa carrière, il a publié des livres majeurs consacrés à la technique, à la théorie et à la présentation de l'illusionnisme. Parmi ses œuvres figurent La Vía Mágica, Los Cinco Puntos Mágicos, Sonata et Sinfonía en Mnemónica Mayor, des références incontournables de la littérature magique. Ses travaux ont abordé des questions telles que la relation entre le magicien et le public, la construction narrative des tours et l'utilisation de la mémoire et de la psychologie en cartomagie. Cette combinaison de réflexion théorique et de sens du spectacle a contribué à consolider son prestige à l'international. Une partie de son héritage se perpétue à travers la Grande École de Magie Ana Tamariz, dirigée par sa fille. Tamariz a lui-même conçu les programmes pédagogiques du centre, pensés pour transmettre sa vision de l'illusionnisme aux nouvelles générations. L'école a compté parmi ses intervenants et élèves des magiciens comme Jorge BLASS, Anthony BLAKE, Miguel GÓMEZ et Rafael BENATAR. Son programme combine l'apprentissage des tours et des techniques avec des cours d'histoire de la magie, de théorie et de psychologie du spectacle. Médaille d'Or des Beaux-Arts et reconnaissance de Madrid La reconnaissance de la carrière de Juan TAMARIZ est également venue des institutions. En 2011, il a reçu la Médaille d'or du mérite des beaux-arts, accordée par décret royal. Auparavant, en 2009, il avait obtenu le Prix honorifique de théorie et philosophie du Congrès mondial de magie (FISM) de Pékin, une distinction récompensant son travail de chercheur et de rénovateur de l'art magique. En 2019, sa ville natale lui a également décerné la Médaille d'or de Madrid. La mairie de la capitale a alors souligné sa contribution à la diffusion internationale de la magie et sa capacité à combiner créativité, humour et rigueur.
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