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Publié le
il y a 12 minutes, Mikael1 a dit :

Merci.

Je n'ai pas parlé de jeu normal. Je pense qu'il y a une nuance entre dire un jeu normal et un jeu classique. Je ne trouve pas que l'on attire beaucoup l'attention avec le mot classique, surtout si on continue la phrase et qu'on met l'intonation sur un autre mot.  Je pense en effet qu'il est inutile de dire toutes différentes...

Je trouve ça un peu dérangeant de commencer un tour directement sans une première présentation car beaucoup de profanes pensent que l'on utilisent des cartes truquées...

je te le redis, pour aborder quelqu'un et lui faire un tour de cartes, ne présente pas ton jeu, présente-toi ou présente-leur le moment que tu vas leur faire vivre...les cartes on s'en fout tu enchaines sans en parler et tu déroules ta routine...

Comme dit Gilbus tout le monde sait ce qu'est un jeu de cartes et du moment que tu leur suggères que tu vas leur faire de la magie ils s'attendent à ce que tu leur sortes des cartes donc cela se fera naturellement dans leur tête...

ou si tu veux vraiment le présenter, fais le de manière très décalée: invente lui un nom et une personnalité, une fonction...

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Publié le (modifié)
il y a une heure, Darnau a dit :

La grande majorité des profanes ne sais même pas qu'il existe des jeux de cartes truquées... donc ne t'inquiète pas, ils ne te soupçonnerons pas d'utiliser quelque chose qu'ils ne connaissent pas...

Dans un autre sujet il avait été évoqué le cas des cartes b******** (pfiou, c'est long à taper comme ça !) et certains les avaient abandonnés car les spectateurs connaissaient le truc et ruinaient du coup l'effet en retournant une partie du paquet.

 

EDIT : 300ème message \o/

Modifié par Magic-Tony
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Tu poses une question utile. Une vraie question de débutant qui débute et qui cherche à s'améliorer.
C'est bien.

Alors pourquoi n'acceptes tu pas les propositions qui te sont faites ? J'ai l'impression qu'à chaque suggestion tu dis "oui mais" ou "ah ben si, c'est bien de faire comme je veux faire" ou encore "t'as pas bien compris".

Ben c'est simple :  arrête là. Point.
Tu n'auras probablement pas de meilleur conseil que ceux qui ont déjà été donnés.

Relis les suggestions, et arrête de penser pour ton public. Tout le monde sait que les cartes sont un GROS symbole des magiciens. Il est rare qu'on me dise que mes cartes sont truquées. Pourtant je laisse rarement mélanger (alors que je pourrais...). 

Personnellement, le coup des 4 saisons, jour/nuit, somme qui fait 365, je trouve ça niais et éculé (pourquoi tant de N ?).
En revanche je ne commence quasiment JAMAIS un set avec un tour de cartes. Et c'est parfois à la demande du public que je sors les cartes. Ou alors simplement "vous êtes joueurs de cartes ?" et hop, on sort le symbole. Et on enchaîne.

Pourquoi vouloir tout justifier ?

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Publié le
Il y a 3 heures, Magic-Tony a dit :

Pourtant quand on voit certains tours c'est un peu le cas. Il me semble même que dans La magie pour les nuls il est parfois conseillé de faire un récapitulatif de tout ce qui a été fait.

Oui  mais c'est pas parce que c'est fait parfois que c'est la meilleure démarche. Ca va vraiment dépendre du contexte et le jeu de cartes ne peut être qu'un pretexte ou un outil, pas forcément le centre d'intérêt initial.

Quant au récapitulatif, il s'agit effectivement de rappeler le cheminement de ce qui s'est passé, c'est pas la même chose que de commenter ou d'introduire son jeu de cartes.

 

Publié le
il y a 3 minutes, Mikael1 a dit :

Je trouve ça un peu dérangeant de commencer un tour directement sans une première présentation car beaucoup de profanes pensent que l'on utilisent des cartes truquées...

Je ne m'en occupe pas (de façon visible): même s'ils pensent qu'on a un jeu truqué (et que c'est vrai!), la suite devrait leur démontrer qu'un jeu truqué ne peux rien expliquer dans ce qui suis...

Sinon, c'est qu'on utilise un trucage trop évident, et trop directement...

Il arrive, ensuite, naturellement, qu'on me pose des question genre "c'est quoi ces cartes"?

là, j’explique que ce sont des cartes format poker, elles sont plus grosses que les formats bridge, plus petites elles. et des cartes plus grosses, ça permet de mieux voir (honnêteté...), dés qu'il y a un peu de monde : C'est plus pratique, les cartes format poker. Et la, tu viens d'apprendre un truc aux gens, en général, qui ne savent pas qu'il y a plusieurs tailles... et cette réponse est sincère et exacte. Elle montre que tu n'a rien à cacher, elle motive tes cartes "exotiques" pour ceux n'ayant touché que des cartes françaises, elle te raccroche à un univers ou il est déconseillé de tricher (le Poker), et ou en tout cas les cartes sont "normales".

Tu peux donner la marque, dire que tu aime cette marque parce que les cartes sont plastifiée en surface, et donc s'use moins etc.

Bien entendu, c'est dans le cas ou tu n'as pas de "rythme" à tenir, dans cette partie de ta prestation...

Mais perso, je ne commence pas par ça, j’attends une question, si elle vient, pour me lancer dans ce type de discours...

Gilbus

 

Quand le magicien montre la lune avec son doigt, le public regarde le doigt...

Publié le
il y a 5 minutes, Darnau a dit :

La grande majorité des profanes ne sais même pas qu'il existe des jeux de cartes truquées... donc ne t'inquiète pas, ils ne te soupçonnerons pas d'utiliser quelque chose qu'ils ne connaissent pas...

J'ai dit cela car il m'ait souvent arrivé de faire des tours " sans présentation du jeu " en leur demandant de mélanger le jeu et un des spectateurs dit à l'autre : "regarde qu'il y ait pas des trucs bizarres sur les cartes". 

Publié le
il y a 8 minutes, Mikael1 a dit :

J'ai dit cela car il m'ait souvent arrivé de faire des tours " sans présentation du jeu " en leur demandant de mélanger le jeu et un des spectateurs dit à l'autre : "regarde qu'il y ait pas des trucs bizarres sur les cartes". 

Souvent ? Ou une fois ?

A ce genre d'invective, surtout entre spectateurs, on peut se lâcher.
Voici 2 idées qui me viennent :
- "Voilà un avis éclairé, votre copain est un malin, vous devriez l'écouter... ceci dit je vous mets dans la confidence : quand un magicien donne un jeu à mélanger, ou son matériel à examiner, c'est qu'il n'y a rien à voir."
ou encore
- "Je vous rassure : le jeu est normal. C'est le bonhomme qui est totalement truqué ! Mais là, vous ne pouvez pas examiner de plus près..."

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Publié le (modifié)
il y a 13 minutes, Mikael1 a dit :

J'ai dit cela car il m'ait souvent arrivé de faire des tours " sans présentation du jeu " en leur demandant de mélanger le jeu et un des spectateurs dit à l'autre : "regarde qu'il y ait pas des trucs bizarres sur les cartes".

il faut alors aller dans leur sens:

A oui, regardez bien!

Je ne retrouve plus le billet de 50 euro que j'avais dans la poche, il est peut être dedans...

(ou "je ne retrouve plus mon téléphone", ou "je ne sais plus ou j'ai mis le chewing-gum que j'avais en bouche...")

Le but est bien sûr de les chambrer gentiment (comme on l'a fait pour toi ;) )  sur l'inutilité de chercher un truc...

Et surtout de passer rapidement à autre chose...

Car si les spectateurs sont, à ce stade, en train de chercher un truc, alors que tu n'as même pas commencé ton tour, c'est que tu va ramer pour les emmener sur autre chose....

Tu peux donc t'interroger sur ton entrée en matière, qui n'a pas sut intéresser suffisamment les spectateurs pour les faire décoller de leurs à priori de trucages...

Mais bon, tu n'est pas forcément en cause, il y a des spectateurs qui, a force de voir des émissions de débinage, considèrent la magie comme une devinette... à toi de leur faire changer d'avis...

Une fois, un spectateur a voulu vérifier mon jeu... OK, je lui file, il commence à tout examiner, les trier par familles, examiner les dos...

Et je sort un autre jeu de la poche, et continue pour les autres:

Du coup, il a l'air idiot, et il rate la suite du spectacle... ;)
Non mais...

Gilbus

Modifié par Gilbus
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Quand le magicien montre la lune avec son doigt, le public regarde le doigt...

Publié le
il y a 13 minutes, Chakkan a dit :

Tu poses une question utile. Une vraie question de débutant qui débute et qui cherche à s'améliorer.
C'est bien.

Alors pourquoi n'acceptes tu pas les propositions qui te sont faites ? J'ai l'impression qu'à chaque suggestion tu dis "oui mais" ou "ah ben si, c'est bien de faire comme je veux faire" ou encore "t'as pas bien compris".

Ben c'est simple :  arrête là. Point.
Tu n'auras probablement pas de meilleur conseil que ceux qui ont déjà été donnés.

Relis les suggestions, et arrête de penser pour ton public. Tout le monde sait que les cartes sont un GROS symbole des magiciens. Il est rare qu'on me dise que mes cartes sont truquées. Pourtant je laisse rarement mélanger (alors que je pourrais...). 

Personnellement, le coup des 4 saisons, jour/nuit, somme qui fait 365, je trouve ça niais et éculé (pourquoi tant de N ?).
En revanche je ne commence quasiment JAMAIS un set avec un tour de cartes. Et c'est parfois à la demande du public que je sors les cartes. Ou alors simplement "vous êtes joueurs de cartes ?" et hop, on sort le symbole. Et on enchaîne.

Pourquoi vouloir tout justifier ?

Je ne rejette pas toutes les propositions qui me sont faites, je cherche à comprendre, à réfléchir et ne pas tout "gober". J'avais déjà à l'idée des symboliques mais ce n'est pas quelque chose qui m'intéresse. J'ai donc reformulé ma question afin d'obtenir des réponses plus en rapport avec ma réflexion. Ces conseils me suffisent. 

 

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    • Pour ceux qui hésitaient encore ou qui veulent avoir un aperçu de l'ambiance et du programme, @Julien LOSA vous a tourné une petite vidéo aux petits oignons. 🍿 Il y détaille de vive voix ce qu'il vous a préparé pour le samedi 26 septembre : les routines, les réflexions, et surtout l'esprit 100 % terrain de cette rencontre chez moi. 👇 Installez-vous confortablement et lancez la vidéo ci-dessous ! Alors, quel effet du programme vous donne le plus envie de venir décortiquer tout ça avec nous ? ⚠️ Pour rappel, le nombre de places chez moi à Paris est très limité pour garder ce format intimiste et pouvoir échanger facilement. Ne tardez pas trop à réserver la vôtre ! 👉 Réserver ma place pour la conférence
    • Disons… poussière d’étoiles à 40 % :   
    • Je vous fais un 3615 raconte ta vie sur ce tour (les quinquas comme moi comprendront l'allusion😉) Je l'ai immédiatement précommandé parce que je trouvais l'objet vraiment sympa et que je suis une fan de paddle. Quand je l'ai reçu, l'idée du scénario s'est imposée assez naturellement : j'allais raconter une histoire de feux tricolores (étonnant, non ?). Bon...ok...Jusque-là, rien de follement original (ne me jetez pas des pierres tout de suite), mais au moins cela avait le mérite de coller très naturellement à ce que voit le spectateur. Je vais vous mettre ma routine un peu plus bas, mais avant cela, j'avais envie de vous raconter la petite galère créative par laquelle je suis passée pour arriver à ce scénario.🤪 Première tentative : les frères ingénieurs Dès le départ, je suis partie sur l'idée d'un conflit autour de la place des couleurs. Ma première histoire racontait donc l'invention du feu tricolore. J'avais imaginé deux frères ingénieurs qui ne parvenaient pas à se mettre d'accord : l'un voulait placer le rouge au milieu, l'autre absolument en haut, etc. Vous voyez le principe : les deux frères se disputaient sur la place respective des couleurs jusqu'à ce que l'un finisse par l'emporter et que l'on obtienne le feu tricolore tel qu'on le connaît aujourd'hui. Bref, je n'étais que moyennement emballée par l'histoire, mais bon...testons en public.  Et là…Je me suis ramassée.😵‍💫 Pas sur le tour lui-même. Les spectateurs trouvaient l'objet sympa, les changements très visuels et le principe du tour leur plaisait. Mais l'histoire ? Pas du tout. Ils la trouvaient confuse (et ils avaient raison, elle était mal écrite) mais surtout terriblement plate et sans grand intérêt (euphémisme). Et avec le recul, je comprends parfaitement pourquoi. En gros, cela donnait : « Lui voulait mettre le rouge ici, mais son frère n'était pas d'accord… » Je secouais la raquette. Hop ! Le rouge changeait de place. « Vous voyez ? Finalement, c'est l'autre frère qui avait raison… » Bref, le degré zéro de la narration. Ce n'était finalement pas une histoire. Je me contentais de décrire ce que les spectateurs voyaient en ajoutant par-dessus l'artifice de deux ingénieurs qui se disputaient. Et surtout, moi-même, je n'étais pas à l'aise en la racontant. Donc : poubelle. Deuxième tentative : la guerre des couleurs J'ai quand même conservé mes deux idées de départ : le feu tricolore et le conflit autour des places. Mais cette fois, j'ai viré les deux frères ingénieurs. Ils n'apportaient rien. J'ai donc personnifié directement les couleurs. Le rouge voulait dominer les autres. On l'avait placé au milieu mais, évidemment, lui estimait que sa place était en haut parce qu'il était le plus fort. L'orange, qu'on avait placé en haut, préférait finalement être au milieu… Là encore, je racontais essentiellement ce qui se passait sous les yeux des spectateurs. Je l'ai quand même testée en public. Petit progrès : cette fois, les spectateurs comprenaient mieux l'histoire. C'était moins confus. Donc j'avais gagné quelque chose. Mais de là à dire que j'avais enthousiasmé les foules…😐 Personne n'est monté sur la table, au mieux des sourires polis avec quelques mots gentils. L'histoire restait très moyenne (là encore euphémisme mais je tiens à préserver mon égo et mon image de marque sur ce forum🙂 ). Donc : poubelle. Retour à la case écriture. Je voulais toujours conserver cette idée de feu tricolore. Je voulais toujours jouer avec cette histoire de places. J'ai essayé plusieurs scénarios, plusieurs angles…et rien, nada, des nèfles, le degré zéro de la créativité 😧. Donc pause dans l'écriture : quand ça veut pas, ça veut pas ! Et puis, cette semaine, j'ai fait quelque chose de tout bête. J'ai arrêté de chercher une histoire. J'ai pris une feuille de papier et j'ai simplement écrit le tour. Pas le scénario. Le tour. Geste par geste. Je prends le rouge. Je le place ici. Je montre la raquette. Je secoue. Le rouge se retrouve là. Je le retire. Je prends l'orange… J'ai écrit absolument tous les mouvements et tous les emplacements successifs des couleurs. Et là (roulement de tambours...), il s'est passé quelque chose d'assez paradoxal : le fait d'avoir écrit précisément ce que je faisais m'a permis d'arrêter de raconter ce que je faisais 😮 ! La lumière s'est faite, sans mauvais jeu de mots (Patricia humoriste, je fais les mariages, les baptèmes...embauchez-moi 🤩). Je suis repartie exactement de la même idée…mais à l'envers. Depuis le début, je cherchais à expliquer pourquoi les couleurs n'étaient pas à leur place. Et si, au contraire, le principe de départ était qu'elles tenaient absolument à y rester ? Et si les couleurs d'un feu tricolore étaient parfaitement disciplinées ? Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. Pourquoi ? Parce que chacun a un métier très précis. Et là, j'ai enfin trouvé mes trois personnages (sonnez hautbois, résonnez musettes !) 😍. Le rouge passe ses journées à dire : « STOP ! STOP ! STOP ! » Forcément, à force, ça donne un certain caractère. Le vert, lui, c'est le gentil de l'équipe : « Allez-y… C'est bon… Vous pouvez passer… » Jamais un conflit. Et puis il y a l'orange. Le pauvre orange… Le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit à peu près : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. Mais tous les trois ont une chose en commun : ils connaissent parfaitement leur place. Et c'est à partir de là que la magie peut commencer. Parce que cette fois, quand je place volontairement le rouge au milieu et qu'il saute en haut, je ne cherche plus une justification artificielle au déplacement : il retourne à sa place. Quand je mets l'orange en haut et qu'il revient au milieu : il retourne à sa place. Les effets magiques ne viennent plus illustrer l'histoire. Ils deviennent la conséquence de l'histoire : ô joie, ô allégresse ! Et surtout, cela me permet ensuite de faire évoluer ces trois personnages et de raconter ce qui se passe lorsqu'un jour, ces trois couleurs parfaitement disciplinées décident qu'elles en ont peut-être assez qu'on leur dise où est leur place… Voilà comment je suis arrivée à la routine que je vais vous présenter. Attention :  elle n'a pas encore été testée en public car je l'ai finalisée ce soir . Je ne l'ai même pas testé avec le matériel pour voir le tempo, la musicalité, la clarté, etc. Je la testerai problement la semaine prochaine puisque les Blouses Roses reprennent à l'hôpital. Il y aura certainement des choses à couper, des phrases qui fonctionneront moins bien à l'oral que sur le papier, des rythmes à modifier. Et peut-être que les spectateurs me diront tout simplement que c'est pourri ! 😟 Honnêment, je ne le souhaite pas car là, pour le coup, je l'aime bien mon histoire et j'ai envie de la raconter. Je suis beaucoup, beaucoup plus à l'aise avec elle. Les personnages me plaisent, et, pour la première fois, je n'ai plus l'impression d'avoir écrit un texte pour justifier les déplacements d'un tour de magie. J'ai l'impression d'avoir fait l'inverse : j'ai laissé les déplacements du tour me raconter l'histoire (j'espère que ce n'est pas un brin présompteux). Maintenant, reste à savoir si le public sera du même avis... Je vous mets donc la routine ci-dessous et j'attends évidemment vos retours (avec diplomatie hein !). Et dès que je l'aurai réellement testée en conditions, je viendrai vous raconter ce que cela a donné (enfin si cela vous intéresse). Troisième tentative : le feu discipliné (en espérant que ce soit la bonne !)   Il paraît, qu'en général, les feux tricolores sont parfaitement disciplinés. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. GESTE : Montrer la raquette des deux côtés. Et celui-ci était probablement le plus discipliné de tous. Il faut dire que dans un feu tricolore, chacun a un métier très précis. Le rouge, par exemple… Le rouge, c'est le chef. (pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) Toute la journée, il dit : « STOP ! » STOP. STOP. STOP. Vous imaginez le métier ? Passer ces journées à dire aux gens de ne pas bouger. Forcément, ça vous donne un certain caractère. GESTE : Retirer les trois pièces et les confier au spectateur. Montrer la raquette complètement vide. Et le rouge prend son travail très au sérieux. Sa place, c'est en haut. Alors si, volontairement, je le mets au milieu… GESTE : Prendre le rouge, le montrer des deux côtés et le placer au milieu. …il n'aime pas du tout ça. Il suffit de secouer un peu…(pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) GESTE :  Secouer. Le rouge saute en haut. …et immédiatement : « STOP ! Moi, c'est en haut. » GESTE : Montrer les deux côtés. On peut essayer de discuter… GESTE : Faire revenir le rouge sur sa pièce. …mais avec quelqu'un qui passe sa journée à dire STOP, la négociation est assez limitée. GESTE : Rendre la pièce rouge au spectateur. Après, il y a l'orange. Alors l'orange… Son métier est beaucoup plus compliqué. Parce que le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. GESTE : Prendre l'orange et le montrer des deux côtés. Mais lui, en revanche, sait parfaitement où est sa place. Au milieu. Alors si je le mets en haut… GESTE : Placer l'orange en haut. …ça le perturbe. GESTE : Secouer. L'orange saute au milieu. Et voilà. Il retourne au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. C'est peut-être le seul moment de la journée où l'orange sait exactement ce qu'il doit faire. GESTE : Faire revenir l'orange sur sa pièce. Vous voyez, ce feu était parfaitement discipliné. Chaque couleur connaissait son travail. Chaque couleur connaissait sa place. Et c'est là que j'ai fait une erreur. J'ai voulu voir jusqu'où allait leur sens de la discipline. GESTE : Prendre le rouge et l'orange. J'ai remis le rouge en haut… GESTE : Placer le rouge. …l'orange au milieu… GESTE : Placer l'orange. Cette fois, aucune erreur. Ils étaient exactement là où ils devaient être. Rouge en haut. Orange au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. Et je leur ai dit : « Voilà. Maintenant, vous ne bougez plus. » Pause. Je crois que le rouge a assez mal vécu qu'on lui dise « STOP ». GESTE : Secouer. Les deux couleurs disparaissent. Et là… plus de rouge. Plus d'orange. GESTE : Montrer lentement les deux pièces devenues vierges, des deux côtés. Ils avaient quitté leur poste. Enfin… c'est ce que j'ai cru. GESTE : Retirer les deux pièces vierges. Révéler le rouge et l'orange incrustés dans la raquette. Parce qu'ils étaient toujours là. Le rouge en haut. L'orange au milieu. Toujours à leur place. Sauf que cette fois… ils s'étaient incrustés. Littéralement. GESTE (pause) : Laisser voir l'image un instant. Et il restait le vert. GESTE : Prendre la pièce verte. Le vert, c'est le gentil de l'équipe. Toute la journée, il dit aux gens : « Allez-y. » « C'est bon. » « Vous pouvez passer. » Jamais un conflit. Jamais une hésitation. Il voit arriver une voiture : « Allez-y, je vous en prie. » Alors je me suis dit : « Lui, au moins, il ne va pas poser de problème. » GESTE : Insérer le vert en bas. Et tout est redevenu normal. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. GESTE : Montrer lentement les deux côtés. Chacun à sa place. Le rouge pouvait dire STOP. Le vert pouvait dire ALLEZ-Y. Et l'orange pouvait continuer à ne pas savoir exactement ce qu'il voulait dire. Tout allait bien. Enfin… pendant quelques secondes. GESTE : Regarder le feu. Petite pause. Parce qu'après toutes ces années passées ensemble… ils avaient peut-être compris quelque chose. GESTE : Secouer. Rouge et orange sautent sur la pièce verte. Le rouge a quitté le haut. L'orange a quitté le milieu. Et tous les deux sont allés rejoindre le vert. GESTE : Montrer les trois couleurs réunies. Pour la première fois… plus de chef. Plus d'indécis. Plus de gentil. Juste trois couleurs… qui avaient décidé de rester ensemble. GESTE : Retirer lentement la pièce portant les trois couleurs. Montrer la raquette complètement vierge des deux côtés. Plus personne en haut. Plus personne au milieu. Plus personne en bas. GESTE : Regarder la pièce avec les trois couleurs, puis la raquette vide. Finalement… ce n'était pas un feu tricolore qui n'était plus discipliné. C'était simplement trois collègues… qui en avaient assez qu'on leur dise où était leur place.    
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